• Attac fait le lien entre la non-taxation et la dégradation des services publics.Attac fait le lien entre la non-taxation et la dégradation des services publics. 

      

    « Calmes mais déterminés », ils sont venus dénoncer notamment le récent déménagement d'Apple sur l'île de Jersey, où le géant de l'informatique grand public ne paie pas d'impôts. Reportage.

    Ils ont débarqué hier à 8 h 30, à Jersey, au port de Saint Helier, du ferry qui les amenait de Saint-Malo. Une trentaine de militants d'Attac Rennes et Saint-Malo, des hommes et des femmes engagés contre toutes les injustices, sont venus sur la petite île anglo-normande faire « du tourisme fiscal », comme ils disent en souriant.

    Ce qui les a conduits ici de bon matin avec leurs calicots et leurs pancartes ? Les récentes enquêtes de la presse sur les Paradise papers qui ont rendu publiques les stratégies des entreprises et des particuliers fortunés pour échapper au fisc. Ces articles ont révélé, entre autres, qu'Apple avait quitté l'Irlande où il devait acquitter 0,005 % d'impôts sur les sociétés.

    Plaques cuivrées

    « C'était encore trop pour eux, s'indigne Jacques Harel, l'inlassable animateur du groupe Attac de Rennes. Pour mettre au chaud leurs milliards d'euros de bénéfices, ils ont lancé une sorte d'appel d'offres et c'est Jersey, où les entreprises étrangères ne payent pas du tout d'impôt, qui l'a emporté. » Du coup, hier, à l'occasion d'une « déambulation citoyenne », l'objectif symbolique de l'opération était de partir à la chasse au bureau d'Apple dans les rues de Saint Helier.

    L'engagement n'exclut pas l'humour. Coiffés de leurs couvre-chefs à la Sherlock Holmes et munis de leurs loupes, certains des militants ont scruté, en vain, les plaques cuivrées des immeubles des discrets bureaux de cabinets d'avocats d'affaires pour y trouver le nom du géant américain. D'autres, sur des airs de Joan Baez ou de Michel Polnareff, ont chanté tout le mal qu'ils pensent de ces paradis fiscaux.

    Sur les tracts distribués aux Jersiais, peu habitués à ce genre de manifestations, ils dénoncent « la main mise de la finance et des banques sur l'économie de l'île. On nous impose des politiques d'austérité, alors que l'évasion fiscale prive les pays de recettes indispensables au fonctionnement des services publics. » La plupart des habitants, plutôt branchés sur les courses de Noël que sur la remise en cause du système financier international, refusent poliment. Certains, rares, engagent le dialogue.

    « Sur Jersey, il n'existe pas d'opposition politique, et la participation aux élections ne dépasse pas 30 %, explique un militant local d'Attac, qui tient à rester anonyme. Le gouvernement ne tolère pas la contestation. L'île est un mélange de Guinée-Bissau et de Brighton. Une république bananière où les plus fortunés circulent en habits de luxe et en voitures de sport. » La venue de leurs amis de Saint-Malo et de Rennes leur fait du bien, mais la rencontre quasi-clandestine, a lieu au premier étage d'un bar discret du centre-ville. C'est dire l'ambiance...

    Équilibre sociologique

    « Le choix de taxer les particuliers et les entreprises locales à 20 %, alors que les firmes étrangères et certains millionnaires échappent au fisc, ont bouleversé l'équilibre sociologique de Jersey, décrit une autre militante locale. Les prix de l'immobilier s'envolent et les classes moyennes et les plus pauvres vivent des temps difficiles. »

    En soirée, les Bretons ont refait un tour en ville avant de reprendre le ferry pour Saint-Malo. Avec en tête, deux questions : « Jersey est-il ou non un laboratoire de l'idéologie néolibérale ? Est-ce le modèle qui attend la Grande-Bretagne après le Brexit ? »

    Philippe Gaillard.

    source:  https://www.ouest-france.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • « Peut-être y a-t-il des Querriennois et des habitants du pays de Quimperlé qui pratiquent déjà l’Espéranto. Je serais heureuse qu’ils me contactent », lance Françoise Noireau.« Peut-être y a-t-il des Querriennois et des habitants du pays de Quimperlé qui pratiquent déjà l’Espéranto. Je serais heureuse qu’ils me contactent », lance Françoise Noireau.

    Certains croient l’espéranto désuet : « Non, grâce à Internet, cette langue connaît une grande expansion », lance Françoise Noireau, une habitante de Querrien, prête à lancer un atelier.

    Cette année, l’Unesco célèbre le centenaire de la mort de Ludwig Zamenhof, le créateur de l’espéranto, qui espérait en faire une langue rapprochant les peuples, tout en préservant leur culture et leur langue propre.

    Si elle est restée marginale, elle est cependant utilisée dans plus de 120 pays dans le monde et parfois même comme langue maternelle.

    Ça a été le cas chez Françoise Noireau. En 1990, alors institutrice dans les Hautes-Alpes, elle découvre un article sur l’espéranto pour la correspondance scolaire.

    Séduite, elle achète une méthode Assimil, et s’y plonge : « Au bout de quelques mois, je téléphonais en espéranto à ma première correspondante en Pologne. J’ai trouvé ça fantastique de pouvoir parler si rapidement. »

    Quelques années après, en 97, elle en fait son projet pédagogique. « J’avais 21 élèves en CM2. Chacun correspondait avec un enfant d’un pays différent, en dehors de l’Europe. Il faisait des exposés sur ce pays. »

    « Pour ma troisième fille, ça a été sa langue maternelle »

    Du coup, elle reçoit des voyageurs dans sa classe et les héberge chez elle, une semaine, deux, voire un mois.

    « On recevait tellement de monde chez nous que l’espéranto est devenu peu à peu la langue de la maison. Pour ma troisième fille, ça a même été sa langue maternelle. On l’utilise aussi dans les festivals, en voyage, ça facilite beaucoup les contacts », poursuit Françoise.

    De fait, ses enfants ont beaucoup voyagé. L’aîné est parti aux Pays-Bas comme volontaire dans une ONG reconnue par l’Unesco et qui promeut l’espéranto. Il y a trouvé sa future épouse, une Thaïlandaise, qui a aussi appris l’espéranto. Sa deuxième fille a travaillé au Vietnam et en Afrique, la troisième part étudier au Quebec.

    « Une langue neutre qui possède une littérature »

    L’association Les Arts nouveaux compte prospecter dès janvier, pour l’ouverture d’un atelier qui sera animé par Françoise.

    « C’est une langue neutre, qui ne s’oppose ni à l’anglais ni aux langues régionales et qui, de plus, possède une vraie littérature, assure la passionnée. Et elle est toute simple. »

    Seulement 16 règles de grammaire, les mots se construisent autour d’un radical commun, par addition de suffixes ou de préfixes, ce qui soulage la mémoire.

    L’écriture est phonétique, et il n’y a pas d’exception. En conjugaison, une seule terminaison pour toutes les personnes, seul le pronom change. Ça s’apprend huit fois plus vite que l’anglais.

    Renseignements : Françoise Noireau au 02 98 09 42 72.

    source: https://www.ouest-france.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •   Ils étaient en grève illimitée depuis le 6 décembre. Ce vendredi soir, en assemblée générale, les agents de la Plateforme industrielle du courrier (PIC) de Kergaradec, à Brest, ont voté la reprise du travail.

    Après dix jours de grève, pour dénoncer la fin des équipes de nuit à la rentrée 2018, mais aussi le manque d'effectifs titulaires, ils ont pris acte d'un certain nombre d'avancées, "tant sur le plan de l’organisation du travail que sur les mesures d’accompagnement social, proposées par le directeur d’établissement", précise la CGT.

    "Pour autant, le personnel, soutenu par la CGT, maintient l’exigence d’améliorations concrètes et durables de leurs conditions de vie et de travail, à hauteur de leur investissement quotidien et la reconnaissance de leur conscience professionnelle et de leur expertise du terrain", précise Fabrice Martinet, secrétaire général du syndicat CGT-FAPT du Finistère-Nord.

    source: http://www.letelegramme.fr

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Crozon- Ty Skol. Le désarmement nucléaire en débat (LT.fr-15/12/2017)

    Près d'une centaine de personnes a assisté, mercredi soir, à Saint-Hernot, à la rencontre avec Dominique Lalanne, Prix Nobel de la Paix, sur le thème du désarmement nucléaire. Porte-parole d'Ican France et président de l'association Abolition des armes nucléaires, le conférencier a d'abord commenté un diaporama devant un public attentif. L'occasion d'un état des lieux de l'armement nucléaire dans le monde et de son évolution. Comment fonctionne une bombe nucléaire ? Quelles conséquences sur l'homme ? Sur la nature ? L'importance du symbole, pour un pays, de posséder des armes nucléaires ?.... Autant de questions qui ont ainsi figuré parmi les thèmes abordés.     

    source: http://www.letelegramme.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Dans ce 48e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la pétition pour la création d'un conseil de déontologie des journalistes et sur de nouveaux mensonges médiatiques. Puis il parle de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Il revient ensuite sur le sommet climat et en tire le bilan. Enfin, il consacre la fin de cette Revue de la semaine à la discussion en cours à l'Assemblée nationale sur la réforme de l'université. Bon visionnage ! ***SOMMAIRE*** 01:28 : Soutenez la création d'un conseil de déontologie du journalisme 08:56 : Donald Trump considère Jérusalem comme la capitale d'Israël 11:43 : Le «One Planet Summit» : un bilan peu encourageant 16:53 : Analyse détaillée de la réforme de l'université 

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Venezuela : les bolivariens remportent largement les élections municipales (IC.fr-

    La participation a atteint les 47,32%, ce qui représente 9.139.564 électrices et électeurs qui se sont présenté.e.s pour exercer leur droit de vote le 10 décembre dans 32 775 bureaux de vote .

    A l’issue de ce scrutin clef, les bolivariens, (PSUV, PCV) ont  largement remporté les élections, gagnant 308 des 335 municipalités et 23 des 24 capitales régionales. L’opposition a également perdu la région de Zulia où se jouait une élection partielle

    « C’est une victoire de l’espoir populaire, un regain d’espoir dans le pays, c’est la révolution de l’espoir, de l’amour » déclare le président de la République bolivarienne du , Nicolas Maduro, place Bolivar à Caracas.

    Certains de leurs défaites, l’opposition s’est divisée. Trois formations de l’opposition dit « démocratique » – les partis Justice d’abord, Volonté populaire et Action démocratique – avaient appelé au boycott de ces élections. Un appel au final peut suivi. En 2012 la participation était de 58,36% (11 millions de votants).

    Cette dernière, désunie, parvient à gagner la ville de San Cristóbal avec Gustavo Delgado(Copei) avec 53.78% des voix.


    Elections municipales au Venezuela : des chiffres et des faits

    Nos confrères du web journal collaboratif Le Grand Soir soulignent :

    Le nombre d’élections au Venezuela (23 en 18 ans) dont la validité est reconnue par des organismes de contrôle internationaux (dont la fondation Carter, de l’ancien président des USA) et contestée par une partie de l’opposition, par les médias des oligarques vénézuéliens et par pratiquement toute la caste politico-médiatique française et européenne, démontrent trois choses :
    1- Si l’on cherche une dictature, il faut aller ailleurs (chez les amis d’Emmanuel Macron : au Qatar, en Arabie Saoudite, etc.), au Honduras…
    2- Nos médias (Le Monde, France 2, France Inter…) et leurs complices (Léa Salamé, Laurence Debray…) qui chuintent sur « la colère d’un peuple affamé » et au bord de la révolte en ont menti.
    3- Oui, décidément, le problème de ce pays n’est pas son président, mais la récupération patriotique de l’argent du pétrole par les « chavistes ».
    L’article de notre ami Thierry Deronne (https://www.legrandsoir.info/nouveau-triomphe-chaviste-aux-elections-m…), journaliste qui vit à Caracas en témoigne.

    Communiqué de l’ambassade du Venezuela en France qui apporte des précisions chiffrées complémentaires sur les différentes élections.

    Le processus électoral
    Le 10 décembre 2017 ont eu lieu les élections municipales pour élire 335 Maires et le Gouverneur d’un état, le Zulia.
    Le registre électoral vénézuélien compte 19.740.846 électeurs, incluant ceux du District Capital. A cette occasion, ont été installés 13 348 centres de vote et 32 775 bureaux de vote. Pour les élections municipales, 1 568 candidats à la fonction de Maire se sont inscrits et 5 candidats à la fonction de Gouverneur de l’Etat de Zulia.

    Ces élections sont les troisièmes élections nationales en 5 mois. Précédemment, le 30 juillet 2017, ont été élus les 545 membres de l’Assemblée Nationale Constituante et le 15 octobre 2017 ont été élus 23 Gouverneurs.

    LES ELECTIONS EN CHIFFRES
    35 Maires.
    19 740 846 inscrits sur le registre électoral.
    14 384 centres de vote.
    72 partis inscrits.
    43,43% moyenne de participation.
    56,56% moyenne d’abstention.

    Partis Politiques
    Aux élections municipales participent 72 partis qui soutiennent le gouvernement,
    l’opposition n’ayant pas autre préférence. Parmi les partis figurent le Parti Socialiste
    Uni du Venezuela (PSUV), Patrie Pour Tous (PPT), Comité d’Organisation Politico-
    Electoral Indépendant (COPEI), Avancée Progressiste (AP), Mouvement Vers le
    Socialisme (MAS), Nouvelle Vision Pour Mon Pays (NUVIPA), Mouvement Electoral
    du Peuple (MEP), Indépendants pour le Progrès (IPP), Tendances Unifiées Pour
    Atteindre le Mouvement d’Action Révolutionnaire (TUPAMARO), Unité Populaire
    Vénézuélienne (UPPV), Pour la Démocratie Sociale (Podemos), Parti Communiste du
    Venezuela (PCV) Nouveaux Chemins Révolutionnaires (NCR), Organisation
    Rénovatrice Authentique (ORA), Alliance pour le Changement (AC), Unité Politique
    Populaire 89 (UPP89), Un Nouveau Temps Avec toi (UNTC).

    Participation et abstention
    Pendant les 17 dernières années, la participation des vénézuéliens aux élections
    municipales a été la suivante : 23,8% (2000), 30,82 (2005), 60,2 (2008) et 58,92
    (2013), avec une moyenne de 43,43% de participation. Nous pouvons distinguer deux
    étapes : pendant les premières années, la participation a été faible puis a connu une
    hausse significative à partir de 2008. Elle peut être qualifiée de moyenne – faible.
    Entre 2000 et 2017 les taux d’abstention ont été les suivants : 76,2% (2000), 69,18
    (2005), 39,8 (2008) et 41,08 (2013). La moyenne de 56,56%i peut être qualifiée de
    moyenne – forte.

    TAUX DE PARTICIPATION ET D’ABSTENTION
    Année. Taux de participation. Taux d’abstention
    2000 : 23,8%. 76,2%.
    2005 : 30,82%. 69,18%.
    2008 : 60,2%. 39,8%.
    2013 : 58,92%. 41,08%.
    Moyenne : 43,43%. 56,56%.

    Accompagnement international

    Le 3 novembre 2017, le Conseil National Electoral et le Conseil d’Experts Electoraux
    Latino-américains (CEELA) ont signé un accord de mission d’accompagnement
    international pour ce processus électoral, qui prévoit sa participation dans les trois
    étapes du processus : pré-électorale, pendant les élections et post-électorale. Cette
    Mission présentera un rapport après les élections. Il est important de souligner que
    ces experts électoraux ont participé aux élections vénézuéliennes depuis 2004 et que
    le CEELA a signé en 2010 un accord de coopération avec l’Organisation des Etats
    Américains (OEA).

    Sondages
     

    Ces élections municipales ont lieu près d’un mois après les élections régionales pour
    élire les Gouverneurs où le Grand Pôle Patriotique a obtenu 78% des votes et
    l’opposition 22%. Devant ce scénario, les analystes et les instituts de sondage de
    différentes tendances font les estimations suivantes :
    Hinterlaces affirme que 59% des vénézuéliens considèrent que ces élections
    contribuent à la paix et à la stabilité du pays, et 77% considèrent incorrecte la décision
    d’un secteur de l’opposition de ne pas y participer.
    Le président de Datanalisis, Luis Vicente León, a affirmé que l’opposition arrivera à
    cette élection divisée, avec une abstention induite dès ses propres rangs et prévoit
    une abstention plus élevée. Cependant des porte-paroles de l’opposition
    vénézuélienne ont affirmé que leur intérêt est d’aller aux élections présidentielles.
    En conclusion, cette élection serait la 23ème depuis 18 ans où les vénézuéliens
    réaffirment leur modèle démocratique, donnant la preuve de la solidité de ses
    institutions. Elle aura été précédée d’un scénario électoral pacifique pendant lequel
    aucun événement pouvant provoquer la tension n’est intervenu.
     

    RESULTATS
    ELECTIONS MUNICIPALES 2017
    ORGANISATION POLITIQUE, NOMBRE DE MAIRIES

    Révolution (GPP) 308 (92%)
    Opposition 25 (7%)
    Autres 2 (1%)

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Débat à Crozon. Un prix Nobel de la Paix à Ty-Skol (LT 13/12/2017)

    Dominique Lalanne, physicien nucléaire, ancien chercheur au CNRS, est porte-parole de l'Ican en France. Il a reçu, dimanche, le Prix Nobel de la Paix à Oslo. (Crédit : Abolition des armes nucléaires.org)

    Ty-Skol invite, ce soir, Dominique Lalanne, porte-parole du collectif Ican et président de l'association Abolition des armes nucléaires à une conférence-débat. Le collectif Ican a reçu le Nobel de la Paix 2017, dimanche, à Oslo.

    Commençons par un état des lieux. Quels pays possèdent des armes nucléaires ?
    « Neuf pays en ont : la France, les États-Unis, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni, qui sont les "anciens" et ont signé un traité de non-prolifération des armes nucléaires il y a 40 ans. Contrairement à l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël, qui ont également des armes nucléaires. Cinq autres pays dans le monde ont en dépôt des armes nucléaires pour l'Otan, sans en être propriétaires : l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Turquie ».

    Dans quels pays risque-t-on le plus de voir ces armes utilisées ?
    « Actuellement, nous avons des face-à-face extrêmement dangereux : la Corée du Nord qui menace les États-Unis, une crise larvée au Moyen-Orient, avec Israël et le Pakistan qui possèdent des armes nucléaires dans cette partie du monde... Il y a 15.000 armes nucléaires dans le monde et 2.000 sont en état d'alerte permanent. Elles sont sur des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, comme à l'Île-Longue, sur des avions bombardiers et, aux États-Unis et en Russie, en silos. Tout est potentiellement prêt à l'emploi mais sert aussi et surtout à menacer, à montrer sa force ».

    L'Ican a reçu dimanche à Oslo le Prix Nobel de la Paix, vous en êtes le porte-parole en France. Quel symbole ce prix revêt-il ?
     
    « C'est un symbole fort. Pour la première fois, le Prix Nobel de la Paix a récompensé un travail collectif, pas celui d'une seule personne. Ce qui est récompensé, c'est notre travail pour le traité d'interdiction des armes nucléaires dans le monde, mené depuis plus de dix ans par l'Ican dans près de 500 pays. Ce traité a été signé en juillet par 122 pays et sera ratifié si au moins 50 d'entre eux le signent. Les pays ne l'ayant pas signé, notamment les treize qui possèdent ces armes, sont en porte-à-faux mais rien ne les obligera à s'y soumettre. Ils n'ont pas participé aux discussions. À Oslo, il n'y avait pas d'ambassadeurs français ni américains ! ».

    Ce soir vous êtes en conférence à Crozon. La proximité de l'Île-Longue présente-t-elle un danger pour la population ?
    « À l'Île-Longue, tout est soumis au Secret Défense : s'il y a un incident, la population n'en sera pas informée. Cela dit, il ne faut pas s'affoler, les armes nucléaires n'explosent pas comme ça. Les produits annexes sont aussi dangereux mais très peu utilisés à l'Île-Longue. L'entretien de ces armes se fait près de Dijon (Côte-d'Or). Les plus gros risques, c'est tout ce qui touche à la manipulation et au transport. Au quotidien, pour les Presqu'îliens, il n'y a donc pas de danger, ni immédiat ni actuel...
    ».


    Pratique
    Conférence-débat en présence de Dominique Lalanne, à l'initiative du collectif Presqu'île de Crozon en transition et de la Ligue des droits de l'homme, aujourd'hui, à Ty-Skol, Saint-Hernot, à 20 h 15. Entrée libre.
     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • « Les armes atomiques françaises font de notre pays une cible » déclare Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix

    Déclaration du Porte-parole
    du Mouvement de la Paix

    Hier (mardi 12 décembre 2017), les sirènes de la Mairie de Roscanvel (Finistère), toute proche de la base de sous-marins nucléaires de l’Ile Longue située dans la rade de Brest ont retenti. La Mairie et l’école de Roscanvel, commune toute proche, ont été fermées, etc.

    Alors que cet exercice se prolonge, Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix et coordonnateur du Mouvement de la Paix en Bretagne, sollicité par la presse régionale a déclaré :

    « La réalité du danger des armes atomique est là. La présence de ces armes sur le territoire français transforme notre pays en cible potentielle comme le montre cet exercice de simulation en cours autour de la base nucléaire de la FOST (force océanique stratégique).

    C’est pourquoi il est incompréhensible qu’après l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires par l’ONU le 7 juillet 2017 et quelques jours après la remise du prix Nobel de la paix au réseau international ICAN, le gouvernement français s’obstine à s’opposer à la ratification de ce Traité déjà adopté par 122 Etats à l’ONU et signé par plus de 5O Etats.

    Il est incompréhensible que le 2 novembre dernier à l’ONU, la France se soit prononcée contre la tenue d’une conférence de haut niveau sur la question des armes nucléaires qui aura lieu en mai 2018 à l’ONU alors que c’est  la première conférence de haut niveau consacrée par les Nations Unies à la question des armes nucléaires.

     

    Alors que tous les sondages confirment que les français souhaitent à 75-80 % que la France participe au processus de désarmement nucléaire en cours, il est nécessaire que la population s’exprime et soutienne la pétition lancée par plus de 150 organisations qui exigent que la France ratifie le Traité d’interdiction des armes nucléaires et gèle immédiatement le programme de modernisation des armes nucléaires pour  lequel la Ministre des armées a déclaré à Brest le 21 septembre dernier que la France allait dépenser 6 milliards d’Euros par an avec comme objectif de renouveler totalement la flotte de sous- marins nucléaires de la FOST basée à Crozon (Finistère). Il faut signer la pétition lancée par 150 organisations pour que la France ratifie le Traité d’interdiction des armes nucléaires ».

    Paris le 13/12/2017

     

    Pour signer la pétition nationale en ligne

    cliquer ICI

     

    source: https://www.mvtpaix.org

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Intervention de Fiodor Rilov, avocat

    Intervention de Mickaël Wamen de la CGT Goodyear qui revient sur le succès juridique au Conseil d'État qui a annulé un des décrets d'application de la loi Travail.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires