• Aude Lancelin reçoit Emmanuel Todd, historien et démographe, pour un grand entretien passionnant sur les leçons de la crise du Covid, les nouvelles luttes de classes en France, le vote vert, le Comité pour Adama, le Front Populaire d'Onfray, entre autres sujets à ne pas manquer

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  • Ce 5 juillet dernier, nous avons convergé vers le pont Alexandre III à  devant la statue du Libertador afin de fêter l’indépendance du , non seulement l’événement (5 juillet 1811) mais l’indépendance et la souveraineté que le pays maintient avec fierté et dignité malgré un blocus qui se durcit.

    Après s’être chaleureusement entretenu avec l’ambassadeur du Venezuela à Paris , notre camarade , pour la commission internationale du Pôle, a rappelé dans une déclaration que ce n’est pas au Parlement européen fantoche de décider du sort du Venezuela à la place de la volonté populaire.

    On se souvient que cette instance avait osé reconnaître l’usurpateur Juan Guaido. Cette déclaration fut aussi l’occasion pour notre camarade de rappeler l’importance cruciale de Simón Bolívar pour l’éveil de la conscience nationale et républicaine de l’Amérique latine, alors que cette figure a très injustement été incomprise de la tradition marxiste classique, à commencer par Marx lui-même.

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  • Les salariés de HOP ! mobilisés pour sauver leurs emplois et le site morlaisienLes salariés de HOP ! mobilisés pour sauver leurs emplois et le site morlaisien

    Encore sonnés par l’annonce de la fermeture de Hop ! et la disparition de 276 emplois, les salariés attendaient de pied ferme leurs dirigeants ce mercredi, à Morlaix. Rencontre avec ces hommes et femmes qui dénoncent un immense gâchis.

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixCécile, à la direction maintenance fait partie de ceux qui ont connu la montée en puissance de Brit Air à l’époque. 

    Cécile (Plougasnou), direction maintenance, chez Hop ! depuis 15 ans. « Dans l’entreprise depuis 2005, je fais partie de ceux qui ont connu la montée en puissance de Brit Air à l’époque. On a un bel outil à Morlaix et HOP !, c’est comme une grande famille, il y a des compétences. C’est dommageable de fermer le site alors que les dirigeants prévoient la reprise de l’aérien en 2024 : ils n’essaient pas de maintenir l’activité ici mais on voit bien ce qui se dessine : un ensemble Air-France-Transavia (la filière low cost) et l’abandon du régional. On a un sentiment de gâchis, l’impression d’être sacrifiés sans qu’ils aient cherché à nous préserver. Pourtant HOP !, c’était la continuité du long courrier ».

    L’avenir ? « J’ai quitté Nantes par choix de vie pour venir bosser à Morlaix, je ne ferai pas le chemin inverse ! Pendant le confinement, on nous a dit qu’il faudra faire des efforts, on l’a fait. Le gouvernement constate que nos compétences partent à l’étranger, nous dit qu’il faut désengorger les grandes villes : pourtant on fait exactement le contraire, c’est désolant ! Il y a des menteurs parmi nos dirigeants, nos politiques, mais pour eux, on n’est que des numéros. C’est triste de traiter les gens comme ça ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixGaël, mécanicien maintenance a été embauché chez HOP ! dans la foulée de son bac pro aéronautique obtenu à Morlaix. 

    Gaël (Plouezoc’h), mécanicien maintenance, Chez Hop ! depuis 13 ans. « Je suis arrivé chez HOP ! en 2007. J’ai préparé mon bac pro aéronautique à Morlaix, au lycée Tristan-Corbière et après quelques petits boulots, j’ai passé la mention en apprentissage puis j’ai été embauché dans la foulée. Je suis à la maintenance au Check C : tant que la compagnie faisait voler des CRJ, on avait notre place… ».

    L’avenir ? « Ce matin, alors qu’ils venaient annoncer la fermeture du site, ils ont évoqué l’idée « d’étudier d’autres propositions » ! On a vite compris que non : ils ont fait un choix sans avoir étudié toutes les possibilités. Ça fait des années qu’on subit des restructurations et il n’y a jamais eu de positif depuis la fusion. Jusqu’à présent, on a toujours gardé un fond d’espoir, mais là, leur discours, c’est de nous démolir. On n’a pas tous la mobilité ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixMaryse, instructeur chez Hop ! Training : c’est son 4e poste, au fil des reclassements, depuis son entrée dans l’entreprise. 

    Maryse (Morlaix), 47 ans, instructeur Hop ! Training. Chez Hop ! depuis 18 ans. « J’ai quasiment l’âge de Brit Air : je suis arrivée à 29 ans, en 2002, aux moyens généraux, puis à la communication, pendant 5 ans. Au premier PDV (plan de départ volontaire), en 2012, j’ai été reclassée à la sécurité des vols. En 2015, au second PDV, je suis passée chez Hop ! Training, comme instructeur matières générales. Tout cela après beaucoup de formations internes, ce n’est pas facile ».

    L’avenir ? « Si on est vendus, on ne sait pas à qui, on n’a aucune garantie : on ne nous promet rien et on ne sait même pas si on sera dans le prochain PDV ? On est dirigés par des gens qui ne nous connaissent pas, qui n’ont pas l’historique de notre site ! On ne partage pas les mêmes valeurs : pour eux, on ferme Morlaix comme on ferme un bureau à clé, mais derrière il y a 276 personnes qui doivent survivre. Pour travailler où après ? ».

    portraits hop morlaixYves-Marie, contrôleur de production depuis 20 ans. 

    Yves-Marie, 45 ans (Plouégat-Moysan), Contrôleur production. Chez Hop ! depuis 20 ans.

    « On a un sentiment d’injustice. Par rapport à l’histoire du site, et par rapport à notre investissement. On a toujours été réactifs, on a toujours bien travaillé. C’est dur à encaisser. Air France se sert du Covid comme prétexte pour transférer les lignes à Transavia et se séparer de nous ». L’avenir ? « Beaucoup de questions et aucune réponse. Ça s’annonce compliqué pour moi comme pour les autres. On ne sait pas si on va devoir déménager ou se retrouver au chômage. Sachant que le bassin d’emploi de Morlaix est sinistré. En fait on ne sait rien ».

    portraits hop morlaixFrédéric à la maintenance depuis 14 ans.

    Frédéric, 43 ans, à la maintenance chez Hop depuis 14 ans.

    « C’est un grand gâchis de ne plus vouloir utiliser les compétences qui existent à Morlaix. Mais c’était à prévoir. Dans l’histoire industrielle, aucune fusion à trois entités, comme ça a été fait pour créer Hop !, n’a jamais fonctionné. Déjà que c’est difficile à deux… Je crois qu’il y a eu une volonté, qui ne date pas d’hier, de nous faire disparaître. Cette compagnie n’est pas opérationnelle. Toutes les têtes pensantes sont des cadres détachés d’Air France. Or, le court courrier et le long n’ont rien à voir… ».

    L’avenir ? « Je vais sans doute devoir changer de métier, reprendre une formation… Car l’aéronautique, dans ce contexte, ça va être difficile. Il ne faut pas se leurrer. On ne sera pas tous recasés. Il y aura des licenciements. En passant, c’est quand même dingue que ce soit des gens payés 6 000 à 7 000 € par mois qui viennent nous dire qu’il faut être mobile ! J’ai encore un infime espoir, mais ça va tellement vite. Ce sera compliqué de revenir en arrière. C’est très dur à vivre ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixMarie-Odile, tout juste retraitée de Hop !

    Marie-Odile (Santec), 62 ans, tout juste retraitée de Hop !. « Je suis une ancienne salariée de HOP !. où je travaillais comme agent de planning production du personnel navigant. J’ai pris le dernier plan de départ volontaire en 2018, quand il y a eu 23 suppressions de poste de personnel au sol dans les services support ».

    L’avenir ? « Les départs du PDV ont été effectifs en 2019, puis il y a eu le congé de reclassement. Moi, je suis chanceuse : je suis retraitée depuis le 1er juin ».

    Ils sont les visages de HOP! MorlaixCarole, gestionnaire des ressources maintenance à Paris, et Carole, responsable de la sécurité des vols à Nantes et élue CFDT, venues soutenir leurs collègues morlaisiens. 

    Carole, gestionnaire des ressources maintenance à Paris. « Je suis arrivée en 2006 à Brit Air, d’abord à la comptabilité, puis au CCO (Centre de coordination des opérations). En 2014, j’ai rejoint HOP ! à Paris en pensant pouvoir faire évoluer ma carrière, car il y avait déjà des craintes sur le site de Morlaix qui venait d’essuyer un PDV. Je suis aujourd’hui toujours sur Paris, où je gère Orly et toutes les escales du sud (Toulon, Metz) ».

    L’avenir ? « Le site HOP ! ferme Orly et les vols vers Biarritz et Pau vont basculer chez Transavia : les postes de techniciens escale, dont je gère les plannings d’intervention n’ont plus lieu d’être, le mien non plus. J’ai un sentiment de gâchis, une grande tristesse de voir un site comme celui de Morlaix fermer : on est plus que des collègues ici, ça fait pourtant six ans que je suis partie, mais j’ai toujours le sentiment d’être chez moi ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le collectif appelle les citoyens à investir dans la « Coop des masques »Le collectif appelle les citoyens à investir dans la « Coop des masques »

    Le collectif des Côtes-d’Armor, qui a soutenu la création de l’usine de masques à Grâces (22), a lancé, ce mercredi, un appel pour que les citoyens investissent dans le projet.

    Ce mercredi, des représentants du collectif citoyen (par ailleurs membres de syndicats et d’associations) ayant soutenu la création de l’usine de masques de Grâces (22) ont appelé les citoyens à investir dans la Société coopérative d’intérêt collectif. Un appel justifié par le timing serré du projet, officiellement présenté le 3 juillet et lancé à l’automne. Le but ? Confirmer sa viabilité en vue des démarches d’emprunts auprès des banques, pour l’achat des machines.

    Objectif : 5 000 parts en un mois

    « Il faut envoyer des signaux positifs et réels, que ce poids en capital citoyen connaisse un départ favorable ». Ils espèrent ainsi, d’ici un mois, atteindre la moitié des 500 000 € de capital réservés aux citoyens. Soit, à 50 € la part, 5 000 participations citoyennes.

    gerard mauduit

    « Il s’agit d’un des seuls projets concrets qui se traduit concrètement dans le « monde d’après », un pas de côté par rapport aux autres modèles économiques », plaide Pierre Étienne. « Que le projet ait été monté si rapidement, c’est déjà une réussite. Maintenant, il faut transformer l’essai », conclut Serge Le Quéau.

    À noter-Démarches par courrier à La Coop des Masques, 11, route de Kerbost, ZI de Grâces, 22200 Grâces ou sur www.lacoopdesmasques.com

    Valentin Boudet

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Paul Le Bihan, maire de Lannion, nous donne son point de vue sur le plan social de Nokia. Il est l’invité d’Hubert Coudurier sur Tébéo-TébéSud.

    Samedi, lors de la manifestation contre les fermetures d’usines Nokia à Lannion, il y avait 5 000 personnes. « On a du mal à comprendre la stratégie, des jeunes en période d’essai sont licenciés. Il faut que la voix des salariés se fasse entendre », a lancé Paul Le Bihan.

    « Le PDG de Nokia France nous dit simplement que Lannion restera un pôle important. J’ai de très forts doutes. Il y a déjà eu des fermetures du temps d’Alcatel-Lucent », a constaté le maire socialiste.

    Le président de la Région Loïg Chesnais-Girard est aussi très engagé dans le dossier. « Il a pris contact avec la Commission européenne et Bruno Le Maire. Maintenant, il faut aller plus loin. Nous sommes entièrement en phase avec lui sur ce sujet. Il en va de la survie du Trégor. L’histoire nous montre que les fusions comme celle d’Alcatel-Lucent ne sont pas toujours des réussites ».

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Les salariés de Nokia manifestent à Paris
     
     

    Tôt, ce mercredi, des salariés de Nokia Lannion ont embarqué dans un TGV, direction Paris, pour manifester contre le plan social qui menace environ 400 emplois sur le site costarmoricain. Suivez notre direct

    12:12La manifestation arrive aux Invalides.
     
    12:00Eric Bothorel, député des Côtes-d'Armor, défile avec les salariés de Nokia. Il a obtenu qu'une délégation soit reçue à Bercy cet après-midi, à 14 h.
     
    11:44
     
    Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est présent dans le cortège avec les salariés bretons.
     
    11:07
     
    Tous les salariés de Nokia de Lannion et de Paris sont réunis derrière la même banderole. Le défilé des salariés en colère démarre
     
    11:03
    (Lionel Le Saux) 
     
    11:02
    (Lionel Le Saux)
     
    10:41
    • Les manifestants passent près de la tour Montparnasse.
      Un biniou ouvre le cortège des manifestants.
      Le TGV est arrivé sur Paris. Les salariés de Nokia sortent de la gare Montparnasse.
    • 09:47

      Le train arrive dans 20 minutes à la gare Vaugirard Montparnasse. Les Bretons vont retrouver à 10h30 leurs collègues parisiens.

      09:23

      "C'est important de partager ça avec lui. C'est l'occasion pour lui de savoir", témoigne Adel. Il travaille depuis 25 ans chez Alcatel et depuis 4 ans à Lannion. C'est avec son fils de 12 ans, Khalil, qu'il a décidé d'aller manifester à Paris.
      Dans le train, Olivier profite du trajet pour finir sa pancarte.

      (Lionel Le Saux)

      08:34

      8 h 30. Le TGV spécial Nokia s'arrête en gare de Rennes pour embarquer des salariés de Nokia. En 5 minutes, le chargement est terminé. L'arrivée à Montparnasse est prévue à 10 h.

      06:29

      6 h 25. A Lannion, le TGV spécial pour Paris se remplit doucement. Les salariés de Nokia sont bien équipés. Le train est composé de 10 wagons. Au total, ce sont 450 voyageurs qui quittent Lannion. Le train est parti à 6 h 53.
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  • Nathalie Pichon travaille chez Hop !, à Morlaix, depuis 23 ans et occupe aujourd’hui le poste de secrétaire de direction, alors que son mari Mathieu est ingénieur informatique depuis cinq ans chez NokNathalie Pichon travaille chez Hop !, à Morlaix, depuis 23 ans et occupe aujourd’hui le poste de secrétaire de direction, alors que son mari Mathieu est ingénieur informatique depuis cinq ans chez Nokia, à Lannion.

    Nathalie Pichon manifestera ce mercredi à Morlaix pour défendre son emploi sur le site de Hop !. Dans le même temps, son mari Mathieu, ingénieur chez Nokia, battra le pavé à Paris contre les suppressions d’emplois présentées par le groupe récemment. Une famille qui dit naviguer à vue aujourd’hui.

    Nathalie et Mathieu Pichon habitent à Plouégat-Moysan (29). Ils ont trois enfants de 2, 4 et 7 ans. « Je travaille chez Hop ! depuis 23 ans. Chez Hop Training, anciennement Icare, le centre de formation des pilotes de Morlaix. J’y suis rentrée quand j’avais 20 ans », explique Nathalie. « Je suis secrétaire de direction rattachée aux ressources humaines. On savait qu’un projet de restructuration était dans l’air. Ce n’est pas la première fois qu’un plan social est avancé. Mais cette fois-ci, ce fut un choc sans précédent, car Hop Training continue à générer des bénéfices. On est traité comme une entreprise qui n’est pas rentable et c’est dur à avaler ». Et Nathalie de rappeler que 50 % de l’activité formation des pilotes est assurée à l’international. « Des gens qui viennent du monde entier : Russie, Afrique du Sud… Cette activité contribuait à la bonne santé financière du site ».

    « C’est très dur à vivre »

    Nathalie est en colère. « Avec Nokia, ce sont deux entreprises qui vont disparaître du paysage breton. Et avec elles, un savoir-faire et une grande expertise. Quel gâchis ! ». Une partie des 276 salariés de Hop ! Morlaix pourraient rejoindre le site nantais du groupe. « On est dans l’expectative et c’est très dur à vivre. Contrairement aux autres services, le mien a connu une forte croissance d’activité. Il a fallu gérer le travail partiel, les congés pour garde d’enfants. On n’a pas arrêté. Dans le même temps, les mauvaises nouvelles tombaient alors qu’on était en télétravail. Il n’est pas évident de faire face à cela, quand on est seul devant son ordinateur ».

    "Cette fois-ci, on ne pourra pas se soutenir mutuellement. Je le regrette vraiment"

    Ce mercredi, Nathalie ira donc manifester à Morlaix, avec ses enfants et sa famille. Sans Mathieu, qui, de son côté, mettra le cap sur Paris avec ses collègues pour tenter de sauver le site lannionnais de Nokia. Samedi, le couple avait participé, main dans la main, à la manifestation de Lannion pour sauver Nokia. « Cette fois-ci, on ne pourra pas se soutenir mutuellement. Je le regrette vraiment ».

    C’est la première fois que Nathalie participe aussi activement à un mouvement. En 2018, elle avait débrayé devant le site contre un plan social. « Mais aujourd’hui, c’est vraiment trop fort », ajoute-t-elle. « Notre famille est frappée de plein fouet 

    « Nokia veut fermer le site, c’est clair »

    À ses côtés, Mathieu, ingénieur en informatique chez Nokia depuis cinq ans, poursuit son activité en télétravail. « Depuis quatre ans, on subit un plan social tous les ans. Le nouveau prévoit de réduire les effectifs de 770 salariés à 370. Le prochain sera le dernier. Nokia veut fermer le site, c’est on ne peut plus clair. On nous avait promis qu’on allait réduire l’activité de services et développer la recherche et le développement. Cela n’a pas été suivi d’effet. Il y a une rupture de confiance. Elle est telle que j’ai entrepris de chercher du travail ailleurs. Je postule dès que je vois une offre qui correspond à mon profil. Je suis très déçu. J’ai quitté la région parisienne pour revenir au pays. Et là, tout s’écroule ».

    Didier Deniel

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Manifestation du CPGB-ML à Londres en Mai 2009

    Nous publions ce point de vue très intéressant de nos camarades du Communist Party of Great-Britain – marxist-leninist, car il nous semble aller à l’encontre de l’euro-régionalisme et du pacte girondin actuel dont l’objectif est la dissolution de notre patrie en autant de pseudo-Länder soumis à l’OTAN et la BCE.

    Contrairement à l’Irlande qui fut – et demeure pour sa partie nord – une colonie de la Grande-Bretagne, l’histoire de l’ est différente et il n’y a pas plus de raison, au prix d’une régression du concept de nation à tels ou tels fantasmes ethnicisants de séparer artificiellement l’Angleterre de l’, pas plus qu’il n’y en aurait à isoler nos compatriotes bretons du reste de leur pays.

    Rappelons aussi que  signifie sortie britannique et pas seulement sortie anglaise et que c’est parce qu’elle vise à être unie que la classe ouvrière britannique défend sa souveraineté.

    En cette époque de divisions communautaristes et identitaires de notre pays, divisions fomentées par la classe dirigeante actuelle, nous espérons également que cette analyse rappellera aux plus progressistes de nos compatriotes que le communisme, surgi avec Babeuf et la conjuration des Egaux, n’a pu naître que sur le terreau de la République une et indivisible de Robespierre.

    A. Monville commission internationale du PRCF

    Ecosse : une part de la nation britannique (par le Parti communiste de Grande-Bretagne – marxiste-léniniste)

    La résolution suivante a été adoptée à une écrasante majorité par les délégués au sixième congrès du CPGB-ML en octobre.
    Affirmant qu'”une nation est une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de composition psychologique stable et évolutive sur le plan historique, qui se manifeste dans une communauté de culture” (J.V. Staline), ce congrès est d’avis qu’au moment de l’union en 1707 de l’Angleterre et de l’Écosse, l’Écosse n’était pas une nation car elle manquait de plus d’une caractéristique essentielle à la nation.

    Ce congrès note qu’au cours du demi-siècle qui suivit le soulèvement jacobite et la bataille de Culloden en 1746, qui aboutit à la suppression des Jacobites, la destruction du système féodal fut suivie d’un développement phénoménal du capitalisme en Ecosse, au cours duquel l’Ecosse acquit toutes les caractéristiques de la nation. Cependant, précisément à cette époque, la dialectique de l’histoire était telle que le peuple écossais, tout comme le peuple anglais, a jeté son sort dans la construction d’une nation britannique commune. Le développement du capitalisme en Écosse a non seulement comblé le fossé entre les hautes terres et les basses terres d’Écosse, mais a également rendu l’économie écossaise impossible à distinguer de celle de l’Angleterre. En 1815, il n’y avait plus d’économies anglaise et écossaise distinctes, mais seulement une économie britannique commune.

    Le Congrès note en outre que le peuple écossais – de toutes les classes sociales, et pas seulement des sections bourgeoises – a joué un rôle vital dans la construction de la nation britannique, dont il fait partie intégrante depuis. La nation britannique n’est ni un racket anglais ni un projet élitiste des cercles dirigeants d’Angleterre et d’Écosse. La nation britannique est bel et bien une communauté stable et évolutive sur le plan historique, avec une langue et un territoire communs, avec une vie économique commune qui soude les différentes parties de l’Angleterre et de l’Écosse en un tout économique, et avec une composition psychologique commune.

    Ce congrès affirme que, contrairement aux mythes nationalistes écossais, l’Écosse n’était ni une nation opprimée ni soumise au colonialisme anglais. Elle n’était pas non plus une associée subalterne de l’Angleterre. Loin de là : les Écossais ont joué un rôle égal, et souvent prépondérant, dans la vie économique, culturelle et sociale de la Grande-Bretagne, ainsi que dans l’établissement de l’empire britannique qui, à une époque, régnait sur un tiers de l’humanité.

    Le Congrès affirme en outre que, contrairement aux mythes propagés par les nationalistes écossais de ” gauche “, le mouvement ouvrier écossais n’a à aucun moment été animé par des sentiments séparatistes et nationalistes. Si, de temps à autre, le mouvement militant de la classe ouvrière écossaise s’est plongé dans l’histoire écossaise et a utilisé les noms de figures du passé comme William Wallace et Robert le Bruce, ce n’est que pour invoquer des figures du passé qui ont lutté contre l’autorité établie. Les noms de ces personnages, et les chants qui leur sont associés, ont été tout autant invoqués par les ouvriers des moulins du Lancashire, alors qu’inversement la Magna Carta a été invoquée à tort dans la lutte contre la bourgeoisie non seulement par les ouvriers du Lancashire et de nombreux autres endroits en Angleterre mais également par ceux de l’Écosse. En effet, il n’était pas rare que les travailleurs écossais, lors de leurs manifestations militantes, chantent ” God Save the King “.

    Ce congrès est d’avis que, historiquement, les travailleurs d’Écosse, tout comme ceux d’Angleterre, ont fait face à l’État britannique et se sont efforcés de le réformer ou de le renverser. A aucun moment, la classe ouvrière écossaise n’a été d’avis que sa misère pourrait prendre fin par la séparation de l’Ecosse de l’Angleterre. Les travailleurs écossais se considéraient en très grande majorité comme britanniques, tout comme les travailleurs anglais. Ils étaient fermement convaincus qu’ils auraient coulé ou nagé en tant que prolétaires britanniques.

    Au vu de ce qui précède, ce congrès estime que le mouvement nationaliste écossais est une entreprise rétrograde et réactionnaire, dont le succès ne peut qu’entraîner dans son sillage une rupture catastrophique dans l’unité du prolétariat britannique historiquement constitué. Ce congrès est en outre d’avis que, nonobstant toute apparence d'”indépendance” extérieure qui pourrait résulter d’un vote favorable au référendum de 2014, la seule séparation réelle réalisée dans la pratique serait celle des collègues de travail du reste de la Grande-Bretagne. En temps de crise, le nationalisme, comme le racisme, est un outil utile pour nos dirigeants pour diviser notre mouvement et nous empêcher de combattre efficacement le système d’exploitation capitaliste.

    Ce congrès estime en outre que la volonté apparente du SNP de maintenir le financement des services d’éducation et de santé n’est rien de plus qu’un pot-de-vin à court terme pour les travailleurs écossais, visant à les persuader de placer leurs espoirs de sortie de crise sur des politiciens capitalistes, tout en les éloignant d’une lutte commune contre la privatisation avec leurs collègues anglais. En réalité, ils permettent simplement à la classe dirigeante d’attaquer les travailleurs une section à la fois, l’aidant ainsi à atteindre son objectif de sauver son système pourri en faisant payer les plus pauvres pour la crise.

    Ce congrès est donc résolu :

    1. Travailler pour un NON au référendum écossais.
    2. Tenir au moins une autre école du parti sur le thème du nationalisme écossais, dans le but d’aider les camarades à prendre confiance en eux pour défendre la cause du parti auprès des travailleurs qui ont été infectés par des sentiments nationalistes.
    3. Produire deux brochures : l’une basée sur l’article de Lalkar, qui présente les arguments scientifiques contre le nationalisme écossais, et l’autre qui utilise un langage simple pour aborder des questions et des préoccupations communes, comme (par exemple) “Etes-vous en train de me demander d’être fier d’être britannique ?”, “N’êtes-vous pas en faveur d’un renforcement des pouvoirs locaux pour le peuple écossais” et “Est-ce que l’indépendance de l’Ecosse n’affaiblira pas l’impérialisme anglais”.

    Proletarian Issue 51 (décembre 2012)

    Le débat sur le futur de l’Ecosse : un point de vue communiste. Par le Scottish Communists.

    Alan MacKinnon (ancien président du Scottish CND) et Johnnie Hunter (organisateur écossais de la Young Communist League) ont débattu en aout 2017 de ce qui était proposé avec le référendum sur l’indépendance organisé en 2014 par le gouvernement SNP.

    Le meeting était l’occasion de lancer une brochure du CPB du même titre qui peut être acheté pour 1 £ chez Unity Books.
    A gauche, il y a ceux qui pensent que la séparation est un raccourci magique vers le socialisme et qui voient dans la division de la classe ouvrière britannique sur des bases nationalistes un atout à défendre plutôt qu’un recul massif dans la lutte contre un vaste programme de coupes.
    Que signifie réellement l’ indépendance dans ce club capitaliste qu’est l’Union européenne?
    Peut-être même y a-t-il même ceux qui pensent que les Écossais sont plus progressistes que le reste de la Grande-Bretagne?

    les communistes écossais répondent de la façon suivante : “Une analyse marxiste et de classe est nécessaire et fait largement défaut dans le discours général, même à gauche. En tant que communistes, nous apportons cette analyse à tous et insistons pour que nous examinions la réalité plutôt que tout sentiment romantique ou des voeux pieux. C’est ce dont nous avons besoin pour prendre la bonne décision en tant que pays allant de l’avant.”

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  • Entretien du 6 juillet 2020 sur RT France, avec Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de Revue Politique et Parlementaire, et François Boulo, avocat et Gilet jaune. Il reviennent sur l'annonce du nouveau gouvernement de Jean Castex, nommé Premier ministre le 3 juillet, après la démission d'Edouard Philippe. Qualifiant de «plus grande surprise» la nomination au poste de garde des Sceaux de monsieur Dupond-Moretti» , Arnaud Benedetti ajoute qu'«Emmanuel Macron s'inscrit dans une ligne conservatrice». François Boulo, lui, estime qu'il commente «un non-événement», «un coup de communication». Selon lui, «on change les hommes, pas la politique».

    source: http://www.communcommune.com

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