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  •                Intervention de Bastien LACHAUD                  

    Député de Seine-Saint-Denis-Groupe La France Insoumise -LFI

     

     

    M. le président.

    La parole est à M. Bastien Lachaud.

    M. Bastien Lachaud.

    Le plurilinguisme est une richesse. La diversité des langues parlées et des cultures qu’elles appellent est une richesse. La protection de la diversité linguistique doit faire partie des politiques publiques et l’enseignement des langues dans l’enseignement public être développé. Il faut que les élèves de nos écoles puissent accéder à des enseignements linguistiques divers, qu’ils aient donc le choix.
    Mais, de l’école primaire à l’université, la diversité linguistique est menacée par une politique du tout-anglais. Or il faut au contraire protéger la diversité de l’enseignement des langues. Une pluralité de langues vivantes doit être proposée aux élèves. De même, l’enseignement des langues anciennes, le latin et le grec ancien, devrait être encouragé au lieu d’être toujours plus réduit. Parmi ces langues proposées par l’enseignement public, les langues régionales de l’hexagone et d’outre-mer, oui, mais il en faut aussi bien d’autres. Pour cela, il faut ouvrir des places aux concours de la fonction publique pour l’enseignement des langues.
    Or la présente proposition de loi, sous couvert de la nécessaire protection de la diversité linguistique, cherche en réalité à imposer l’apprentissage des langues régionales, au détriment des autres.

    M. Fabien Di Filippo.

    Mais non !

    M. Bastien Lachaud. 

    Elle cherche à limiter la capacité des élèves à choisir l’apprentissage d’une langue (Protestations continues sur les bancs du groupe LR) , lesquels ne se décideront plus selon leurs goûts, leurs aspirations personnelles, mais devront le faire selon leur région d’origine. Elle cherche à marchandiser l’apprentissage des langues régionales et à faire financer, par l’argent public, des écoles privées, sous prétexte d’enseignement de ces langues. Cela n’est pas acceptable. (Exclamations continues sur les bancs du groupe LR.) Et ceux qui s’y opposent sont immédiatement repeints en pourfendeurs de la diversité linguistique, en thuriféraires du monolinguisme strict, en assassins des cultures régionales. Il n’en est rien.
    Nous voulons un enseignement public d’une pluralité de langues, dont le choix ne serait pas imposé mais reviendrait à l’élève et à sa famille. Ainsi, nous nous opposons à l’article qui voudrait imposer par convention régionale l’apprentissage des langues régionales aux élèves. En effet, le temps scolaire n’est pas extensible. Cela se ferait nécessairement au détriment des autres langues vivantes ou anciennes qui ne seraient plus proposées. Ces enseignements doivent évidemment exister, mais rester facultatifs en tant qu’options. Un jeune qui se passionnerait pour les mangas et souhaiterait approfondir sa connaissance de la culture japonaise devrait pouvoir choisir le japonais.
    (Exclamations continues sur les bancs du groupe LR.) On ne doit pas lui imposer une langue régionale à la place. Un jeune qui voudrait renouer avec une langue d’origine de sa famille, l’italien, le portugais, l’espagnol, l’allemand, le polonais, le chinois, l’arabe, le grec, entre autres,…

    M. Raphaël Schellenberger. 

    L’internationale socialiste a encore de beaux jours devant elle ! Trotskiste !

    M. Bastien Lachaud. 

    …devrait pouvoir la choisir comme option facultative sans qu’on lui impose une langue régionale à la place. La liberté est dans le plurilinguisme, pas dans l’imposition d’une langue spécifique, fût-elle régionale.
    Le texte proposait également – la disposition a été supprimée en commission mais le rapporteur veut y revenir –, l’extension de la loi tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence, dite loi Carle, ce qui reviendrait à imposer aux communes le financement d’écoles privées qui proposeraient un enseignement en langue régionale. À l’heure actuelle, il est possible mais dépend de la délibération de la commune. On voudrait donc le leur imposer. Je ne suis pas d’accord pour qu’on dépouille de leurs élèves les écoles publiques de nos villages ni pour qu’on force les communes à financer les écoles privées. L’argent public doit aller à l’école publique.
    Enfin, la proposition de loi prévoit d’ouvrir la possibilité d’enseigner principalement en langue régionale dans des écoles publiques où l’enseignement en langue française serait dès lors minoritaire. Je ne suis pas d’accord.

    M. Erwan Balanant.

    Vous auriez dû écouter ce que disait hier Mme Panot !

    M. Bastien Lachaud. 

    L’enseignement bilingue en langue régionale est possible à l’école publique, mais il n’est pas question d’y effacer l’apprentissage du français. L’article 2  ter précise que l’apprentissage principal d’une langue régionale se ferait « sans préjudice de l’objectif d’une bonne connaissance de la langue française », ce qui est, vous le reconnaîtrez, particulièrement flou. Le français n’est pas une « langue dominante », comme le disent les rédacteurs, c’est la langue commune de la République. Or la disposition envisagée est contraire à la Constitution,…

    Plusieurs députés du groupe LR.

    C’est faux !

    M. Bastien Lachaud.

    …ce que soulignait bien le Conseil constitutionnel en 2011 : « […] l’usage d’une langue autre que le français ne peut être imposé aux élèves des établissements de l’enseignement public ni dans la vie de l’établissement, ni dans l’enseignement des disciplines autres que celles de la langue considérée. » Il ne peut donc pas être question d’imposer l’apprentissage d’une langue régionale à l’école publique à la place des enseignements du français et en français.
    Car défendre le plurilinguisme, c’est aussi défendre la francophonie. Et défendre la francophonie, c’est promouvoir activement le plurilinguisme face à l’hégémonie de l’anglais. C’est refuser la carte d’identité française avec des inscriptions en anglais.
    (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.) C’est défendre le plurilinguisme à l’université, soit le contraire de ce que fait le Gouvernement qui veut imposer des certifications en anglais par des organismes à but lucratif pour l’obtention de diplômes, dans une approche purement utilitariste. Promouvoir la francophonie et montrer que le français est une langue internationale, que nous avons en partage avec des millions de locuteurs dans le monde, on ne peut le faire qu’en apprenant à nos enfants une pluralité de langues, y compris les langues régionales, mais pas qu’elles.

     

    Intervention de Hubert WULFRANC

    Député de Seine-Maritime-Groupe Gauche Démocrate et Républicaine-PCF

     

    Assemblée Nationale-8 avril 2012-Discussion générale sur la proposition de loi "protection patrimoniale des langues régionales"

    M. le président.

    La parole est à M. Hubert Wulfranc.

    M. Hubert Wulfranc.

    L’article 75-1 de la Constitution qui, depuis 2008, précise que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », a été une rupture et une promesse. En forçant à peine le trait, on peut affirmer que beaucoup ont vu dans cette reconnaissance une sorte de traité de paix, tant la France a longtemps eu mal à sa diversité linguistique, qu’elle considérait plus comme une menace que comme une richesse.
    Bien sûr, il y eut en 1951 la loi Deixonne relative à l’enseignement des langues et dialectes locaux, qui a autorisé l’apprentissage des langues régionales dans l’enseignement public pour faciliter l’étude du français, mais son application fut marquée par une grande prudence et il a fallu attendre 2017 pour qu’une circulaire ne l’étende officiellement aux langues régionales d’Alsace et de Mayotte. Reste que la France, pays d’Europe occidentale qui compte le plus de langues – cela a été dit –, est aussi l’un des derniers États à ne pas avoir ratifié la charte européenne des langues régionales ou minoritaires
    (M. Jean-Charles Larsonneur applaudit)  : celles-ci ne bénéficient donc toujours pas des mesures de protection mais aussi de promotion prévues par ce texte.
    Dans ce paradoxe se trouve sans doute une des raisons expliquant l’embarras qui se fait jour dès lors qu’il s’agit d’enseignement. L’examen du présent texte, proposé par notre collègue Paul Molac, en est une nouvelle illustration puisque, si les dispositions relatives à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur utilisation dans la signalétique et dans les actes d’état civil, sont à présent fixées, les articles qui restent à discuter en deuxième lecture portent exclusivement sur les aspects liés à l’école.
    Loin de nous l’idée de méconnaître les avancées réalisées dans la législation comme dans la pratique républicaine, mais notre grande richesse linguistique requiert une vraie ambition politique. Il est désormais possible d’agir dans un climat d’autant plus apaisé que, nous le savons, promouvoir les langues régionales, leur diffusion et leur enseignement ne signifie pas s’opposer à la promotion, à la diffusion et à la maîtrise du français.
    Les outre-mer, où sont parlés les deux tiers des langues régionales recensées en France, en sont particulièrement convaincus. Notre collègue Karine Lebon, qui aurait beaucoup aimé être parmi nous ce matin, souhaite montrer le chemin qui reste à parcourir. Ainsi, à La Réunion, où le créole est la langue maternelle de 80 % des habitants et structure le quotidien et les modes de pensée, les échanges et les créations culturelles, notamment le maloya, à peine 4 % des élèves seraient concernés par un dispositif prenant en considération la langue et la culture réunionnaises.
    Pourtant, les linguistes, les pédagogues et les chercheurs convergent vers une école qui prenne toujours plus en considération le milieu de l’enfant, ce que l’on appelle le « déjà là ». Un enfant, un apprenant, n’est-ce pas cette boîte magique où l’on accumule des connaissances ? Ce n’est pas seulement cela, non ! Rempli d’affects, doué d’un cerveau structuré en connexions neuronales, il se construit de va-et-vient entre ce qu’il sait déjà et ce qu’il apprend, entre son univers proche et le monde. Plus on s’appuie sur son univers proche, plus on lui ouvre le monde. Il se trouve que, dans nos outre-mer, l’univers proche est un fait hybride, plurilingue, pluriculturel, et qu’il s’agit bel et bien là d’une chance extraordinaire.
    Le vote conforme de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion constituerait, selon nous, une avancée significative pour notre pays dans son rapport à la langue et à ses langues. Un tel vote serait en quelque sorte au rendez-vous de la déclaration du président Macron le 21 juin 2018 : « Les langues régionales jouent leur rôle dans l’enracinement qui fait la force des régions. Nous allons pérenniser leur enseignement. » Ce « nous », tant décrié dans d’autres circonstances, doit prendre effet à travers l’adoption de la présente proposition de loi.
    Je conclurai en disant que c’est un jacobin qui vous parle, non pas celui que certains se plaisent tant à caricaturer, mais celui qui, dans la pure tradition révolutionnaire, conjugue à la fois unité et diversité.
    (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR, sur plusieurs bancs du groupe LR et sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)
     
     
     
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  • La fédération des travailleurs de la métallurgie et l’Union départementale de la CGT organiseront une table ronde, le 1er mai, sur la Fonderie de Bretagne. La présence des élus y est très attendue. La fédération des travailleurs de la métallurgie et l’Union départementale de la CGT organiseront une table ronde, le 1er mai, sur la Fonderie de Bretagne. La présence des élus y est très attendue. 

    Les salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (56), veulent faire entendre une autre voix sur le devenir de leur usine. Avec l’Union départementale de la CGT et la fédération des travailleurs de la métallurgie, ils organisent une table ronde le 1er mai. Les politiques locaux y sont très attendus.

    C’est un ultimatum à peine déguisé en appel du pied que lance la CGT aux élus locaux, trois semaines avant le 1er mai. Avec la fédération des travailleurs de la métallurgie, elle organisera, après le défilé de l’intersyndicale traditionnellement organisé à Hennebont, une table ronde autour de la Fonderie de Bretagne à laquelle les élus sont fortement invités à participer. « Il sera question de l’avenir de la Fonderie, des conséquences sociales, environnementales, du départ de Renault ; on y parlera de la filière automobile dans son ensemble », annonce Stéphane Le Roux, secrétaire général de l’union départementale CGT Morbihan.

    « S’ils ne viennent pas c’est qu’ils prennent le parti de Renault »

    Fabien Gâche, ancien délégué central CGT de Renault sera présent et la participation des élus est donc attendue. « On veut que le président de Lorient Agglomération, Fabrice Loher, et les élus des communes concernées, de la Région, car les collectivités ont mis de l’argent dans la Fonderie de Bretagne, soient là. Les citoyens aussi sont invités à s’exprimer car ils ont indirectement participé aux investissements », présente Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint de la fédération des travailleurs de la métallurgie. Selon la CGT de la Fonderie, il est grand temps que Fabrice Loher vienne à leur rencontre, « il n’était pas là lors de la mobilisation du 23 mars, il n’est pas venu hier (jeudi 8 avril). Il n’y avait que Fabrice Vély. S’ils ne viennent pas c’est qu’ils prennent le parti de Renault », pense Maël Le Goff, secrétaire CGT de la Fonderie de Bretagne.

    Une table ronde nationale à venir

    Lors de cette table ronde, sera présenté le projet porté par les salariés pour l’avenir de la Fonderie de Bretagne. « Un projet viable, qui répond aux enjeux actuels. Nous montrerons ce qu’est l’outil industriel, ce qu’il est en capacité de faire dans l’avenir, quel que soit le type de motorisation », assure Stéphane Flégeau. « Le message à porter ; c’est que FDB fabrique aussi des pièces pour l’électrique », complète Maël Le Goff.

    Les salariés de la Fonderie ont reçu, ce vendredi 9 avril, la confirmation de l’organisation d’une table ronde autour de l’avenir des fonderies françaises. Aucune information, pour l’instant, quant à la date choisie, pas plus sur la composition de cette discussion. Mais les fonderies se préparent à une mobilisation nationale « avant fin avril ». Ce vendredi, Jean-Michel Jacques, député du Morbihan, a adressé un nouveau courrier à Bruno Le Maire pour appuyer la demande de rendez-vous formulée par la CGT de la Fonderie de Bretagne.

    Céline Le Strat

    _______________________________________________________________________

    en complément
     
    Fonderie de Bretagne?: la lettre de Gérard Perron, ancien maire d’Hennebont, à François Goulard
     
    Hennebont (56) Gérard Perron, ancien maire d’Hennebont

    Vendredi 26 mars, François Goulard, président du Département du Morbihan, a voté contre un vœu de soutien aux salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, expliquant notamment sa décision ainsi : « On sait que l’électrique nécessite beaucoup moins de pièces de fonderie. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le constructeur réduise la commande ». Le président du Département n’a pas trop apprécié la présence, lors de la mobilisation du 23 mars, de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et d’Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, « quand je vois les histrions de LFI ou du PCF, il n’y a pas mieux pour faire fuir ces repreneurs ! ».

    « Nous nous sommes sentis offensés »

    Gérard Perron, ancien maire d’Hennebont et conseiller général, était présent le 23 mars à Caudan, avec Eugène Crépeau, 100 ans passés. Les propos de François Goulard ont heurté les deux anciens maires, « nous nous sommes sentis offensés, pour ne pas dire diffamés », écrit Gérard Perron dans une lettre adressée au président du département. « Tu aurais été plus inspiré dans ton action politique si tu étais un jour venu visiter cette usine, remise à neuf par des fonds publics, où des travailleurs, hautement responsables, ne ménagent ni leur temps, ni leur santé pour que leurs mains d’or puissent encore servir ». « Tu aurais pu finir ton mandat en laissant une autre image que celle du fidèle serviteur des nantis et des milliardaires qui n’ont qu’une seule préoccupation, celle de faire fructifier leurs placements financiers et autres fonds de pension ». Et puisque le président du Morbihan se retire de la vie politique après les élections départementales, Gérard Perron lui souhaite « une longue et heureuse retraite gagnée grâce à l’action des travailleurs ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

    A lire également: ouest-france.fr du 9/04/21-20h15: Fonderie de Bretagne. La lettre de l’ancien maire d’Hennebont à François Goulard

     

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  •                                                                                                                                            La manœuvre serait dirigée par 2 alliés au  PC     x élections : Guillermo Lasso, candidat à la présidence pour le parti CREO, et Jaime Nebot, dirigeant du Parti Social Chrétien.

    Le Conseil National Electoral serait l'axe d'un plan destiné à commettre une fraude 

    Une tentative de fraude serait en marche pour les élections de dimanche prochain en Equateur. Les principaux acteurs pour l'exécution et le financement ont déjà bien avancé. C'est ce qu'a dit une source proche de la direction du Conseil National Electoral (CNE) lors d'une rencontre dans le sud de Quito. Son objectif, en parlant, explique-t-elle, est que l'élection présidentielle soit transparente et d'empêcher uen manœuvre préparée par 2 hommes importants, alliés pour ces élections : Guillermo Lasso, candidat à la présidence pour le parti CREO, et Jaime Nebot, dirigeant du Parti Social Chrétien.

    Les acteurs

    L'architecture de cette tentative de fraude s'étage sur 4 niveaux au CNE, dit la source : la direction, les liens, les zones moyennes et les délégations provinciales.

    Le premier niveau, c'est à dire la direction, serait sous le commandement des hommes forts de la droite équatorienne qui ont désigné 3 des 5 conseillers. Lasso a placé Enrique Pita à la vice-présidence, Nebot, José Cabrera. En ce qui concerne la présidente, Diana Atamaint, « elle est arrivée là grâce à des organisations sociales et en prenant son poste de conseillère, elle a fait un pacte qui s'est scellé chez Nebot, sur l'île Mocolí, pour qu'elle soit présidente du CNE et dès lors, elle lui a répondu, » explique la source qui, pour des raisons de sécurité, demande à rester anonyme.

    Le second niveau, ce sont les liens entre les conseillers, Lasso et Nebot. Ce sont 2 hommes importants, extérieurs à la structure du CNE : César Monge, président de CREO, et Pascual del Cioppo, membre de la direction du PSC. « C'est avec eux que se réunissent les conseillers ou les assesseurs qui sont en dessous d'eux et ils leur font passer les directives, » indique-t-elle avec un organigramme qui indique chaque pièce et son rôle.

    Troisièmement, chacun des assesseurs a des conseillers qui jouent un rôle central dans cette manœuvre. C'est la cas d'Andrea Cárdenas et Christian Solis, qui travaillent pour Pita, Francisco Yépez et Valeria Grande, sous les ordres d'Atamaint, de Gabriela Zurita et de Fidel Ycaza, qui sont sous le commandement de Cabrera. L'une de leurs tâches est « d'exécuter diverses actiosn en province comem changer les directeurs, le personnel technique, suggérer des noms pour des focntionnaires, mettre des gens de Lasso aux endroits clefs pour la fraude. »

    Dans la zone moyenne, un rang au-dessous, se trouve la commission technique des processus électoraux et des technologies de l'information qui joue un rôle déterminant. Là se trouvent des gens importants comme Lucy Pomboza qui est également directrice nationale des processus électoraux, Stalin Cardona et Esteban Montero. « Tous les directeurs nationaux et provinciaux sont obligés de procéder et d'informer conformément aux orientations données par la commission, » explique la source, alertée par l'imminence d'une fraude structurée et invisible qui donnerait la victoire à Lasso.

    Les moyens

    Cet ensemble d'acteurs politiques, de direction, de liens et de zone moyenne conduiraient la préparation déjà bien avancée du plan de fraude qui doit se dérouler de 2 façons : les bureaux de vote et les centres de numérisation. Dans le premier cas, le jour du vote et dans le second cas, au moment du décompte des voix.

    La fraude dans les bureaux de vote peut se réaliser sur la base d'un fait central : la détention par le CNE d'environ 600 000 bulletins de vote non déclarés, obtenus avant le premier tour. Cette manœuvre a eu lieu quand il y a eu une erreur dans l'impression de plus de 6 000 000 de bulletins qui a obligé à acheter à nouveau du papier sécurisé, contrôlé et acheté au Canada. A ce moment-là, il y a eu un excédent qui n'a pas été contrôlé. Cela signifie qu'ils « peuvent injecter des bulletins de vote originaux sur papier sécurisé en faveur de Lasso dans différentes provinces.

    Le mécanisme serait le suivant : ceux qui sont en charge de la conception de la fraude sélectionnent les bureaux auxquels envoyer les 600 000 bulletins de vote excédentaires, des bureaux qui doivent avoir certaines caractéristiques. L'une d'entre elles est leur situation : « C'est surtout dans les campagnes à cause de l'absence de contrôle adéquat et dans les bureaux lesplus grands des zones urbaines où les organisations politiques n'ont pratiquement jamais la possibilité d'être toutes présentes avec un contrôleur dans chaque bureau. » L'autre caractéristique est que dans chacun des bureaux sélectionnés, il doit y avoir un coordinateur qui participe à la fraude.

    L'objectif, dit celui qui connaît le fonctionnement interne du CNE, est de « surcharger » les bureaux de vote avec les bulletins excédentaires et non déclarés en faveur de Lasso. Cet ajout de voix se manifesterait dans l'existence d'une plus grande quantité de voix que d'électeurs. Face à cette situation, les coordinateurs pourraient choisir ou de reconnaître le nombre total de bulletins au lieu du nombre de votants ou d'annuler l'excédent de voixpar rapport au nombre d'électeurs. Dans ce cas, les coordinateurs préparés dans le cadre de l'opération enlèveraient ces voix à Andrés Arauz, le gratifiant de moins de voix qu'il n'en a obtenues et Lasso en aurait plus avec les voix ajoutées dans le cadre de la fraude.

    La seconde façon de falsifier les résultats serait conçue pour être exécutée au cours du décompte des rpocès-verbaux. « L'ordre, au CNE, est d'abord que Lasso gagne. Deuxièmement, que si le pourcentage de voix produit une égalité technique en faveur de Lasso, le CNE publiera des résultats immédiatement et si l'égalité technique est en faveur d'Arauz, les résultats ne seront pas publiés et il y aura un nouveau décompte et là, les résultats seront changés.  

    Le mécanisme de fraude se déroulerait, dans ce cas, « dans les délégations provinciales avec des gens et des chefs placés par Lasso et Nebot au cours des dernières semaines » à la direction et dans les zones moyennes du CNE. C'est là qu’arrivent les procès-verbaux qui devront être scannés pour être comptabilisés par le système informatique à condition qu'il n'y ait pas de problèmes. Ceux-ci pourront être de 3 sortes : incohérence numérique, c'est à dire que le scanner ne reconnaît pas les données portées sur le procès-verbal ou que le procès-verbal soit illisible, qu'il y ait un problème dans la signature ou une incohérence entre le procès-verbal que possède le parti politique et celuidont dispose le CNE.

    « Nous avons découvert un système qui consiste à mal mettre la feuille pour que le scanner ne reconnaisse pas les points visuels, le procès-verbal part pour être recompté et manuellement, on enfle le nombre de voix, » affirme la source. Le changement manuel pourrait survenir de plusieurs façons : en falsifiant le même procès-verbal qui n'aurait pas de papier sécurisé ou en lui substituant un autre procès-verbal déjà pré-imprimé qui ensuite serait scanné et compté. Un procès-verbal comprend en moyenne 280 voix, 350 au plus, ce qui signifie que modifier 1 000 procès-verbaux représenterait une falsification d'environ 280 000 voix. Cette manœuvre doit également avoir des acteurs dans lapartie informatique comme Laura Molina, chargée « mettre dans un coffre les rapports concernant les procès-verbaux illisibles. » 

    « Ils peuvent modifier 1 300 000 1 500 000 voix » avec la combinaison des différents mécanismes de fraude, explique la source. Le corps électoral, en Equateur, est de 13 099 150 votants sur lesquels 10 616 263 ont voté au premier tour, le 7 février.

    Celui qui dénonce ce dispositif affirme que les pions sont déjà prêts à agir et que l'exécution de ce plan serait une fraude destinée à empêcher la victoire d'Arauz. Les menaces du pouvoir électoral contre le candidat de la Révolution citoyenne ne sont pas nouvelles. Elles ont commencé à l'heure zéro dans le cadre d'uen stratégie politique et institutionnelle destinée à empêcher la participation, la victoire et le retour du corréisme au palais présidentiel de Carondelet. Ce plan de fraude électorale serait la dernière carte pour empêcher la victoire de celui qui est en tête de la plupart des sondages.

     

    Source en espagnol :

    https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/04/08/ecuador-denuncian-posibilidad-de-fraude-electoral-por-parte-de-la-derecha-para-que-no-gane-arauz/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):

    http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/04/equateur-la-droite-prete-a-frauder-pour-qu-arauz-ne-gagne-pas.html

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  • Il reste seulement quelques jours avant les élections présidentielles au Pérou, prévues le 11 avril prochain. Un total de 18 candidats y participent et aucun d'entre eux ne dépasse 10% d'intentions de vote, il est donc certain qu'il y aura un second tour le 6 juin.

    Selon la plupart des sondages, il n'y a que six candidats ayant de sérieuses chances d’arriver aux deux premières places et de passer ensuite au dernier tour des élections. 

    A savoir l'ancien membre du Congrès Jonhy Lescano, du néolibéral Hernando de Soto, de la candidate d’extrême-droite Keiko Fujimori, de l'ancien footballeur George Forsyth, du conservateur Rafael López Aliaga et de la candidate progressiste Verónika Mendoza.

    De tous ces candidats, la candidate progressiste Verónika Mendoza est la seule à présenter un programme destiné à favoriser les secteurs les plus démunis de la population, à diminuer la dépendance du Fonds monétaire international, à garantir la souveraineté du pays et à conjuguer les efforts pour renforcer l'intégration régionale.

    C'est la deuxième fois qu'elle se présente aux élections présidentielles et comme en 2016, elle a le handicap consistant à représenter la gauche péruvienne divisée.

    En outre, les médias et les secteurs puissants de l’économie une guerre constante contre elle dans le but de diminuer sa sympathie chez les électeurs.

    Keiko Fujimori, dont le père Alberto Fujimori est en prison pour de graves violations des droits humains commises au cours de son mandat de facto, a une affaire en cours pour blanchiment d'argent et a perdu une bonne partie de ses électeurs ces dernières années.

    Le combat entre les secteurs d’extrême-droite néolibérale sera clos entre De Soto, Lezcano et López Aliaga, tous trois avec des possibilités similaires, tandis que Forsyth est actuellement hors de la campagne après avoir été testé positif au Covid-19 

    Cette pandémie, d’ailleurs, représente l'un de plus graves défis de ce pays, où le nombre de victimes atteint déjà un million 580 mille d’infectés et 53 000 décès. On considère que ces chiffres sont en dessous de la réalité parce que dans de nombreuses régions les données ne sont pas exactes.

    Le Pérou connait une grave crise institutionnelle et les gens ne font presque plus confiance aux partis politiques, ce qui, avec le nouveau coronavirus, aura sans aucun doute une incidence négative sur le taux de participation à la consultation.

    En fait l'analyste péruvien Fernando Tuesta n’a pas tort quand il a déclaré que ce serait l'élection avec la plus grande incertitude que ce pays n’ait jamais connue.

     

    https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/253237-elections-sans-favoris

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  • Léon Landini

    Bon anniversaire à Léon Landini, président du PRCF !

    Ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), auteur avec ses camarades FTP-MOI du Bataillon Carmagnole-Liberté de très nombreuses actions armées de guérilla urbaine menées contre l’Occupant nazi et ses collabos vichystes, grand Mutilé de guerre torturé par l’odieux Klaus Barbie, Médaille de la , Officier de la Légion d’honneur, décoré par l’Union soviétique pour ses hauts fait de Résistance, Léon Landini est le président toujours actif, vigilant et… plein d’humour du PRCF.

    Malgré la fatigue et les atteintes de l’âge, Léon a ainsi reçu récemment la visite de son ami Michel Mujica, l’ex-ambassadeur du Venezuela bolivarien en France,

    Léon Landini s’entretient avec Michel Mujica, ex ambassadeur du Venezuela Bolivarien en France – avril 2021

    et tourné une vidéo percutante réfutant le mensonge anticommuniste récurrent qui prétend que les communistes français n’auraient engagé la Résistance qu’après l’invasion allemande de l’URSS: or Léon est lui-même, comme toute sa famille d’antifascistes italiens réfugiés en France, la preuve vivant du contraire.

    https://www.youtube.com/watch?v=V9JS5s-MHjQ

    Bon anniversaire cher Léon au nom de tous tes camarades du PRCF et de tous les vrais patriotes et antifascistes de France, à toi, à ta famille et à ta soeur Hermine Landini-Pulvermacher, Résistante elle aussi, et ancienne secrétaire du groupe communiste à l’Assemblée nationale. Que se prolonge très longtemps encore ce “fil rouge” qui, par ton intermédiaire et par celui de ta famille à la fois patriote et internationaliste, arrime le combat du PRCF pour la renaissance communiste aux combats de la Résistance antifasciste, de l’URSS victorieuse de Hitler et de l’héroïque Mouvement ouvrier, communiste et antifasciste de l’avant-guerre!

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de 

     

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Des salariés de la Fonderie de Bretagne sont en grève, jeudi 8 avril 2021. Fabrice Vély, vice-président de Lorient agglomération et maire de Caudan, a longuement échangé avec eux.Des salariés de la Fonderie de Bretagne sont en grève, jeudi 8 avril 2021. Fabrice Vély, vice-président de Lorient agglomération et maire de Caudan, a longuement échangé avec eux. 

    Dans le cadre d’une journée nationale, les salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), ont fait grève ce jeudi 8 avril. Ils se sentent méprisés. La tension monte.

    « Je ne sais pas dans quel climat se fera la reprise du travail ce vendredi. » Maël Le Goff, délégué CGT à la Fonderie de Bretagne, à Caudan, près de Lorient (Morbihan), a relayé avec quelques salariés, le sentiment de mépris ressenti depuis quelques jours de la part de leur direction.

    À défaut de pouvoir échanger avec elle, c’est avec Fabrice Vély, vice-président à Lorient Agglomération et maire de Caudan, qu’ils ont pu confier leurs attentes et leurs colères. « Nous n’avons plus de nouvelles de la Région, mais des réponses du ministère de l’Économie… On nous mène en bateau, et vous aussi monsieur Vély. »

    Une table ronde, avec qui ?

    Fabrice Vély n’a pas davantage de réponses à apporter et rappelle la proposition de Bruno Le Maire d’organiser une table ronde sur l’avenir des Fonderies de France dans les prochains jours. « Nous n’avons pas de date précise, nous ne savons pas qui sera autour de la table… Peut-être qu’il n’y a pas de réponses parce que le gouvernement réfléchit réellement à un plan de sauvegarde pour la filière. Tant qu’il n’est pas ficelé, il ne parle pas », ose-t-il.

    « La tension monte »

    Sauf que les salariés ne digèrent pas la politique du groupe Renault « qui investit en Espagne et organise la baisse des volumes en France ». La recherche d’un repreneur renvoie aux pires années pour les salariés qui ont vécu les années italiennes. « Un repreneur, ça veut dire une politique industrielle au rabais, sans investissement et le risque de voir la moitié de l’effectif licencié. »

    Ce jeudi 8 avril, l’usine était à l’arrêt, la production doit reprendre ce vendredi matin. « La semaine prochaine, on ne sera plus que sept équipes au lieu de huit aujourd’hui. Au plus haut de la production, nous étions quinze équipes. On continue d’organiser la baisse des volumes. La tension monte dans les équipes. »

     

    Delphine LANDAY

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Pour la CGT, l’amélioration des conditions de travail des agents passe par l’embauche.Pour la CGT, l’amélioration des conditions de travail des agents passe par l’embauche.

    La CGT santé action sociale tenait un bureau d’embauche ce jeudi 8 avril 2021 devant l’hôpital du Scorff à Lorient (Morbihan). Parce que « la première urgence est le recrutement de personnels ».

    La CGT santé action sociale a tenu un bureau d’embauche ce jeudi 8 avril 2021 devant l’hôpital du Scorff, à Lorient (Morbihan).

    « La première urgence est le recrutement de personnels, appuie Ludovic Bénabès, secrétaire général de l’union départementale CGT santé action sociale. La crise sanitaire que nous traversons n’a fait qu’accentuer la pénurie d’agents. En un an, rien n’a changé ; on ne règle pas les problèmes de fond. Nous demandons un plan massif de titularisations pour les soignants. »

    Rien que pour les Ehpad du Morbihan, la CGT estime qu’« il faudrait recruter au moins 4 500 personnes supplémentaires pour répondre aux besoins ».

    Pour le syndicat, tous les services sont touchés : « Des infirmières partent en libéral », « A l’hôpital, on s’auto-remplace »

    Le bureau d’embauche a recueilli une dizaine de candidatures. Il était également possible de se manifester via une plateforme numérique.

    Les différentes candidatures seront transmises à la direction du Groupe hospitalier Bretagne Sud.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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