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  • Pétition : « LA LANGUE DE L'EUROPE, C'EST LA TRADUCTION » !

    Auteur(s) :
    Association ALF et association COURRIEL
    Destinataire(s) :
    M. Emmanuel MACRON, président de la République
     
     
    La pétition

    « LA LANGUE DE L'EUROPE, C'EST LA TRADUCTION » !  -  pétition adressée à M. Emmanuel Macron, président de la République française


    Monsieur le Président de la République,

     

    La France doit prochainement assurer la présidence de l'Union européenne dont les traités, de moins en moins respectés sur les plans culturel et linguistique, prétendent respecter la « personnalité » de chaque pays européen. Or la langue nationale forme évidemment, pour chaque pays, un élément central de cette « personnalité » et c'est encore plus clair pour la France dont la Constitution dispose (article II-a) que « la langue de la République est le français ».

    Pourtant, au fil des années, et notamment depuis l' « élargissement européen » des années 1990, l'anglais, ou plus exactement le « globish » est devenu la langue archi-dominante et indûment privilégiée des institutions européennes. Loin d'atténuer cette tendance déplorable, les institutions européennes, Commission de Bruxelles et Parquet européen notamment, privilégient illégalement l'anglais dans leur communication, certains officiels de premier plan faisant même campagne, et peu discrètement, pour que l'anglais obtienne le statut de langue unique de travail et officielle des institutions européennes. 

    Ce serait fort dangereux pour les langues d'Europe puisqu'une telle évolution de l'UE mènerait inéluctablement, à moyen voire à court terme, à la « co-officialité » de l'anglais dans chaque pays européen. Serait en outre accentuée la tendance délétère déjà trop marquée, y compris en France, à substituer méthodiquement l'anglais à la langue nationale en tous domaines: affaires, entreprises, publicité, mais aussi éducation, université, recherche, chanson, cinéma, etc. 

    Cette marche subreptice, inavouable, à l'euro-officialisation du tout-anglais est d'autant plus scandaleuse que la Grande-Bretagne vient de quitter l'UE et que Malte et l'Irlande, seuls pays de l'UE où l'anglais est d'usage courant dans la vie quotidienne, ont déclaré auprès de l'UE que le maltais et le gaélique constituent leurs langues nationales respectives.

    L'euro-officialisation du tout-anglais serait d'autant plus grave que cette tendance à la langue unique, négatrice de la diversité culturelle consubstantielle à l’Union, n'est pas moins grave pour la culture française, européenne et mondiale, que ne l'est par ailleurs la destruction de la biodiversité à l'égard du monde naturel. En réalité, comme disait l'écrivain italien Umberto Eco, « la langue de l'Europe, c'est la traduction » alors que le tout-globish sert avant tout ceux que Michel Serres appelait les « collabos de la pub et du fric ».

    C'est pourquoi nous vous demandons instamment de ne pas attendre la prochaine présidence française de l'UE pour mettre un coup d'arrêt solennel à la dérive linguistique uniformisatrice de l'UE, notamment de la Commission européenne qui, depuis la confirmation du Brexit au début de 2020, s’emploie à marche forcée, au mépris de la charte européenne de 1958 modifiée, à installer l’anglo-américain comme « langue commune » pour créer un fait accompli : les institutions européennes doivent en finir avec le privilège accordé à l'anglais, elles doivent respecter à égalité les langues nationales européennes, favoriser la diversité linguistique et arrêter le glissement en cours vers la langue unique, facteur d'uniformisation des pensées et des politiques.

    En France même, nous vous demandons, Monsieur le Président, de confirmer fortement votre engagement écrit de candidat en 2017 pour que l'anglais cesse d'être systématiquement substitué au français dans toute une série de domaines: recherche, enseignements universitaires et scolaires, communication des grandes entreprises, dénomination des enseignes, communication de certaines collectivités territoriales et pour qu'enfin soient respectés l'article II-a de la Constitution et la loi Toubon de 1994 dont les dispositions doivent être renforcées. C'est urgent pour que notre langue, qui forme aussi le socle de la Francophonie internationale, redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être face à la domination linguistique de l'anglais: la langue du travail, des échanges, de la culture et de l'université, en un mot, le premier service public de France.  

     

    POUR SIGNER LA PETITION EN LIGNE

    CLIQUER ICI

     

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  • Coop des masques : la production commence

     

    Premier jour de travail, ce mardi 19 janvier, pour une vingtaine de salariés de la Coop des Masques, à Grâces, près de Guingamp. La coopérative, largement soutenue par les pouvoirs publics, envisage de produire entre 30 et 45 millions de masques par an.

    Tout juste arrivées de Saint-Étienne, les deux machines neuves, de 22 mètres de long chacune, ont été placées dans un coin de l’immense atelier aux murs blanc et bleu. Ce mardi 19 janvier, au matin, premier jour officiel de production à la Coop des Masques, les deux unités tournent au ralenti, à un rythme très haché. Mais le bruit des moteurs et de la soufflerie se fait bien entendre.

    Autour des lignes de production de masques chirurgicaux et FFP2, deux groupes se sont formés. Les futurs opérateurs et conducteurs de machine - 20 salariés en tout - découvrent leur nouvel outil de travail en écoutant consciencieusement les quatre techniciens dépêchés par Cera, le constructeur stéphanois. Tous sont rompus à l’exercice. « Depuis l’été dernier, nous avons procédé à une cinquantaine d’installations de machines identiques, dans les Vosges, chez Michelin à Clermont-Ferrand, au Canada, en Angleterre ou en Algérie », détaille Christophe Irle, l’un des techniciens.

    Un recrutement non discriminant

    Doyenne de l’équipe de Grâces, Véronique Avequin, 58 ans, savoure : « Ce n’est pas une usine ordinaire ici. Je ne suis pas un numéro parmi 500 ouvriers », expose la quinquagénaire, recrutée parmi 190 candidats selon la méthode de recrutement par simulation (MRS), basée sur les compétences et non discriminante.

    Lionel Le Saux / Le Télégramme - 19/01/2021 - GRACES (22) - Les premiers masques sont produits par la coop des masques a Graces. Il s'agit de masques chirurgicaux et des modeles FFP2. Des...Les premiers masques sont produits par la Coop des Masques, à Grâces. Il s’agit de masques chirurgicaux et des modèles FFP2. Des techniciens forment les salariés aux nouvelles machines de production.

    Après deux ans de chômage, cette ancienne horticultrice se désespérait de pouvoir retrouver un travail. Surtout en CDI. « Chaque jour qui passait m’en éloignait un peu plus », considère l’opératrice, dont les collègues sont pour un tiers des travailleurs handicapés. « Notre coopérative a vocation à être solidaire. Y compris pour l’emploi », expose le directeur Patrick Guilleminot, « un peu stressé » au moment de débuter cette première journée de production, aboutissement de neuf mois de travail.

    Des bénéfices entièrement réinvestis dans la Coop

    Lancé en mars dernier par le militant syndical de Solidaires Serge Le Quéau, le projet de société coopérative a ensuite été porté Guy Hascoët, consultant depuis 20 ans en matière de transition écologique. Secrétaire d’État à l’économie sociale et solidaire du gouvernement Jospin, l’ancien élu écologiste avait notamment fait voter par le parlement la loi créant les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC).

    Lionel Le Saux / Le Télégramme - 19/01/2021 - GRACES (22) - Les premiers masques sont produits par la coop des masques a Graces. Il s'agit de masques chirurgicaux et des modeles FFP2. Des...Les premiers masques sont produits par la Coop des Masques, à Grâces. Il s’agit de masques chirurgicaux et des modèles FFP2. Des techniciens forment les salariés aux nouvelles machines de production. 

    Un modèle qui a été choisi pour la Coop des Masques, une structure à but non lucratif, associant dans son actionnariat salariés, collectivités locales, entreprises, associations… Largement soutenu par les pouvoirs publics (la région Bretagne et le département des Côtes-d’Armor en tête), mais également les secteurs hospitalier et mutualiste, la coopérative ambitionne de produire entre 30 et 45 millions de masques par an, uniquement destinés aux professionnels. « Rien qu’en Bretagne, le besoin annuel est estimé à 100 millions », détaille Patrick Guilleminot.

    Lionel Le Saux / Le Télégramme - 19/01/2021 - GRACES (22) - Les premiers masques sont produits par la coop des masques a Graces. Il s'agit de masques chirurgicaux et des modeles FFP2. Des...Les premiers masques sont produits par la Coop des Masques, à Grâces. Il s’agit de masques chirurgicaux et des modèles FFP2. Des techniciens forment les salariés aux nouvelles machines de production.

    Bientôt du tissu et un trou dans le toit

    Mais l’avenir de la Coop, ce ne sont pas uniquement les masques. Car au fond de l’atelier, une immense bâche blanche a été dressée. Derrière, il y a un second entrepôt qui recevra cet été une autre machine, destinée à produire du meltbown, le matériau filtrant entrant dans la composition des masques. « Nous faisons partie des cinq sites français retenus par le gouvernement pour fabriquer ce tissu », énonce Guy Hascoët, déjà tourné vers cette future étape. Car pour accueillir la machine de 6,80 mètres de haut, il faudra en effet… ouvrir le toit. Une autre aventure en perspective.

    Julien Vaillant

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Initiative communiste a reproduit le texte d’un camarade du PRCF vivant aux États-Unis et spectateur au premier rang de l’assaut des partisans de Donald  au Capitole à Washington. Ce point de vue de l’auteur confirme que la  frappe le monde, et notamment le soi-disant “modèle démocratique” qu’est la  impérialiste états-unienne.

    Comme l’a rappelé le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) lors du résultat du mois de novembre, le salut des classes populaires ne peut venir ni du nationaliste et fascisant Trump, ni de Biden-Clinton, qui reprendra la politique de “mondialisation heureuse” et satisfera les desiderata du grand Capital et de l’ états-unien, y compris en poursuivant les offensives envers Cuba socialiste, le Venezuela bolivarien, le Nicaragua sandiniste, la Russie et la Chine – principal danger selon l’administration Biden.

    A lire :

    Comme l’avait si bien résumé Bertolt Brecht : “Le  n’est pas le contraire de la démocratie [bourgeoise], mais son évolution en temps de crise”. Les États-Unis en offrent la plus spectaculaire démonstration de ces derniers temps, qui pourraient advenir en France avec le faux “duel” et vrai duo Macron-Le Pen, face auquel la seule alternative pour reconstruire une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, réside dans l’alternative rouge-tricolore du Frexit progressiste !


    Camarades,

    Quelques milliers de prolos, de gens pas très éduqués mais très en colère se sont lancés contre le siège des institutions démo-crasseuses américaines. Trump et d’autres ont encouragé les foules à y aller, à reprendre le contrôle de leur Amérique. Quelque chose d’effrayant car j’anticipe la création d’un véritable mouvement d’extrême droite, d’un parti légitime fasciste à l’idéologie de suprématie blanche ; Hitler lui-même a été cité lors d’un discours à cette foule. Et le pauvres bougres suivent et vont probablement continuer de suivre vu les mesures d’austérité, les insécurités sociale et économique croissantes à la suite de cette crise économique et sanitaire. Trump l’a déjà indiqué : il ne va pas partir. Certes, il va quitter la Maison Blanche mais pas la scène politique, Si ces bougres avaient été noirs, ils n’auraient pas fait 100 mètres en direction du Capitole que des unités d’intervention paramilitaires de police leur seraient dégringolées sur le bout du nez. 

    Ce mouvement populiste d’extrême droite est bien propice aux capitalistes et autres néolibéraux. Ils suffit de voir qui sont ceux qui se sont précipités dans les médias pour exprimer leur outrage bien pensant : le Canada, le Royaume-Uni, l’UE, la France, l’Allemagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, l’Inde, l’Organisation des États Américains (Amérique du Sud), l’OTAN, etc. En bref, tous les pays et organisations capitalistes se sont soudain unis et se sont jetés plein d’émoi au secours de la “democracy” en danger. D’autres, des individus, se sont joints au cortège hypocritico-bien pensant: l’Associations des Banquiers américains, les PDG de American Express, Apple, Blackrock, Blackstone, Bank of America, Chevron, Ford, CitiBank, General Motors, IBM, Google, etc. Le grand monde du capital a été “secoué” par ces prolos de droite et anticommunistes. Il est bien évident qu’au-delà de l’idéologie de ces petites gens, la plèbe semble bien avoir effrayé l’Oligarchie, ces oligarchies, outrées et offensées. Oh Mon Dieu! Ces gens, quel culot, et de plus Mossieur, il sont stupides et fascistes. Quelle Horreeeeur! 

    Car les jeux sont faits, la pseudo-dialectique d’une populace fasciste contre les élites du Capital se déroule sur tous les écrans pour tous les téléspectateurs.De quel côté êtes-vous ? C’est un peu comme le conflit entre Macron et Le Pen mais sur une plus grande échelle. Les élites amoureuses de la “liberté démocratique” contre les prolos racistes, ignares et laids (avec des tatouages et une tête de bison cornu en guise de chapeau, quel manque de goût !), des prolos en quête d’une impossible dignité qu’une Amérique mythique aurait quelque part, à quelqu’époque, accordé à sa population.

    D’un point de vue de la politique domestique américaine, pour gérer la crise présente et catastrophique (une crise pré-pandémique sur laquelle se plaquent les conséquences de la pandémie), les élites ont deux choix principaux : soit inventer une autre guerre à l’étranger, ce qui n’est pas facile dans la présente situation économique et nécessiterait de “vendre” un autre conflit international à une population en totale insécurité ; les guerres (non-secrètes) ne sont pas de l’apanage démocrate, mais permettrait toujours de relancer l’économie de guerre (l’armée est le plus grand employeur fédéral dans ce pays et est une source importante de contrats civils en sous-traitance) ; soit inventer une “révolution de couleur” (tels ces événements à Washington) amenant au conflit entre le populisme de droite et l’élite capitaliste et financière. C’est tout a fait remarquable d’ingénuité politique, une pierre, deux coups : les populations non blanches et noires en particulier (majoritairement ouvrières de très bas salaires, sans spécialisation et les plus touchées par la crise économique et sanitaire) ainsi que tous les mouvements de gauche radicaux vont se retrouver face a un double conflit : un conflit racial et politique contre ces prolos blancs fascistes (aux revenus plus ou moins stables dans leurs localités souvent rurales mais pauvres dans un contexte urbain ou national), et d’un conflit contre l’oligarchie capitaliste et financière qui n’a absolument rien à faire des pauvres et des plus pauvres (Noirs) pour la bonne raison que rien ne peut être fait puisqu’il n’y a plus de travail (délocalisation, surexploitation et automation). De fait, les populations non-blanches se retrouveront acculées dans une austérité sans solution, et tout comme les mouvements de gauche se retrouveront coincés dans un étau politique : d’un côté, les prolos fascistes, nationalistes et anticommunistes et de l’autre l’oligarchie capitaliste transnationale libéral-libertaire et anti-communiste (divisée entre républicains, proto-fascistes, libertaires, petits et grands propriétaires, tous pour une taxation réduite à son minimum et démocrates, grands propriétaires, protection des actionnaires, néolibéraux et “libéraux” pseudo-progressistes).

    Je ne peux faire de prédiction quant aux futures de ces communautés populaires sauf dire qu’elles seront encore plus surveillées, fichées, réprimées, divisées et aliénées. Mais le capitalisme monopoliste financier, lui, continuera de tourner comme sur des roulettes.

    La stratégie, j’imagine, est d’occulter, de neutraliser, d’éradiquer, d’annuler absolument mais indirectement néanmoins efficacement les mouvements de gauche qui, inévitablement, se devraient d’apparaître en force au regard de la crise économique, la confusion sanitaire criminelle, les injustice socio-économiques et raciales, la répression violente des populations pauvres, etc. Macron et Le Pen vont bien s’empresser de racialiser la lutte des classes : c’est le mot d’ordre de Le Pen, et Macron, déjà, a anticipé les couleurs si je puis dire, en affirmant avec paternalisme “l’existence du privilège blanc”, se posant ainsi comme défenseur de l’égalité raciale ce contre quoi Le Pen s’élèvera, etc. Les débats de demain sont en train d’être dessinés sans grande subtilité. La droite néolibérale va s’empresser de venir à représenter la démocratie, la tolérance, le multiculturalisme, le droit individuel, etc., en bref les États-Unis et leur “modèle démocratique”. Quant à Le Pen, elle fera comme d’habitude et prêchera son racisme nationaliste, l’identité franchouillarde, l’autoritarisme et l’ordre, les yeux larmoyant aux souvenirs de la France de Vichy. A quand le retour du service de police anticommuniste ou du service de police aux questions jui… pardon, musulmanes?

    Il n’est plus question d’une dérive vers la droite : la politique de ces pays capitalistes ne sera plus qu’une politique de droite et d’extrême droite. Ces événements américains, je pense, ne sont que l’annonce à venir de la création d’un parti fasciste américain légitime en quête de pouvoir au nom du peuple, de la race, pour rendre sa grandeur à l’Amérique. L’alternative aux démocrates et républicains ne sera pas de gauche mais d’extrême droite, et ceci est une politique intentionnelle du Capital.

    Il faut redoubler d’énergie contre le fascisme, l’anticommunisme et les capitalistes. La colère populaire est présente ici aux États-Unis, mais aussi en France : c’est à nous, communistes, d’engager une propagande de classe, c’est-à-dire de coopter ces mouvements populaires. Il en va de l’urgence ou le fascisme vaincra. En état de super-crise, le capitalisme ne peut être que ce qu’il est et ne peut plus maintenir son image “sociale-démocrate” : le voile est tombé, nous savons comment et pourquoi, il en revient à tous les communistes de combattre le fascisme. Le Parti Communiste a besoin de redevenir un parti de pouvoir.

    No Pasaran !!!! Cette fois vraiment !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration de la Commission International du PRCF

    Le Parti Sadi condamne la frappe de l’armée française contre la localité de Bounti et exprime sa solidarité et son soutien aux victimes de cette tragique bavure. (IC.fr-19/01/21)

    Le PRCF apporte son soutien à la déclaration du Parti SADI reproduite ci-dessous. C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, et si vraiment l’intervention de l’armée française au a en vue la défense de ce pays contre le à l’appel des Maliens eux-mêmes, le gouvernement français a l’occasion de prouver sa bonne foi en donnant suite aux demandes formulées ci-dessous par les patriotes maliens du SADI ; la moindre des choses étant pour commencer, de s’excuser si l’armée française a mortellement frappé des populations civiles innocentes.  Rappelons que, pour notre part, nous avions d’emblée condamné l’intervention française au Mali (décidée par Hollande), que nous refusons de manière générale les interventions françaises en et le stationnement de troupes françaises hors des frontières, que ce soit en Europe (Europe de l’Est) ou en Afrique, que nous condamnons le néocolonialisme récurrent de la “”, qu’aucune intervention militaire ne peut se dérouler dans un pays, africain ou autre, sans le plein accord des peuples concernés, qu’il revient à l’ONU – comme l’a rappelé une déclaration commune SADI/PRCF – de régler la question du terrorisme au Sahel, et que, comme le disait Engels, “aucun peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre”. C’est sur de toutes autres bases, des bases de coopération égalitaire, que doit être reconstruite l’amitié franco-africaine. C’est donc à la fois pour la dignité du peuple malien et pour l’honneur du peuple français lui-même que le PRCF appuie la déclaration ci-dessous du Parti SADI.

    Commission du PRCF

    *********************************************

    Le Parti SADI condamne la frappe de l’armée française contre la localité de Bounti et exprime sa solidarité et son soutien aux victimes de cette tragique bavure.

    Le Parti SADI a invité à son siège les représentants, les parents de victimes des localités de Bounti et de Douentza pour échanger sur l’ampleur de la tragédie qui frappé le village de Bounti, au pied de la Falaise, au Nord-Ouest de Douentza, le dimanche 3 Janvier 2021 entre 14H30 et 15 Heures, suite à des frappes d’une rare violence de l’armée française ayant visé des populations qui célébraient un mariage. A l’issue de nombreuses séances d’écoute, de recoupements et de la confrontation de différentes versions, auxquels s’ajoute un faisceau de preuves irréfutables du lieu d’intervention de l’armée française, le Parti SADI déclare sans ambage que l’armée française a commis une tragique bavure qui a coûté la vie à de nombreux innocents et décimé partiellement une lignée familiale. Pour le Parti SADI, Il ne s’agissait nullement de Groupes Armés Terroristes, mais d’un rassemblement festif pour célébrer un mariage. Vouloir occulter cette réalité et conclure à la présence de Groupes Armés Terroristes pour justifier une quelconque frappe de l’armée française, est une insulte à l’intelligence collective de notre peuple profondément attristé par cette tragédie. La version que l’armée française tente de nous faire avaler ressemble à une fable. Elle n’est ni crédible, ni acceptable. Parce que dans sa version, elle soutient que les observations qui ont précédées la frappe ont établi qu’il s’agissait de Groupes Armés Terroristes. Alors des questions méritent d’être posées:- Quels sont les éléments qui l’ont conduite à identifier formellement ces Groupes terroristes ?- Des armes ont-elles été repérées? Quelle est la nature de ces armes ?- Les mouvements observés étaient-ils ceux des GAT?- Par ailleurs, l’armée française soutient n’avoir effectué qu’une seule frappe. Pourtant, ce sont deux Mirages 2000 basés à Niamey qui ont largué trois bombes. Ce qui confirme les témoignages recueillis qui parlent de deux frappes: une première qui a fait 16 morts et une seconde qui a fait 3 blessés qui succomberont au cours de leur évacuation (1 est mort avant d’atteindre le Centre de santé, le second meurt au dispensaire, le 3 ème, évacué à bord d’une ambulance vers Sevaré a été intercepté à un barrage tenu par la malice donso. Le blessé en fut extrait et exécuté).- Ces mêmes témoignages établissent qu’aucun Djihaddiste n’était présent, qu’il n’y avait ni arme, ni moto;-  Pourquoi, l’armée francaise d’habitude prompte à célébrer ses trophées contre les Groupes Armés Terroristes a -t-elle gardé le silence durant 48 heures sur les évènements de Bounti ?- Quelle crédibilité peut-on accorder à sa version lorsque c’est elle même qui envoie une mission d’enquête sur les lieux de la frappe et écarte d’emblée la thèse d’une bavure ?- Comment un nombre si élevé de Djihaddistes peut-il se rassembler en plein jour dans une zone où les armées franç aises, maliennes, le G5 Sahel concentrent leurs efforts dans leur traque et leur élimination ?- Où se trouvent les carcasses des motos repérées par la chasse française ?Le Parti SADI rappelle que ce n’est pas la première fois que l’armée française commet des bavures sur le territoire malien. Dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017, elle a bombardé un camp de groupes djihadistes dans le secteur d’Abeibara, près de la frontière algérienne où étaient détenus des soldats maliens Kidnappés par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans. L’action qui a mobilisé des chasseurs Mirage 2000, des Hélicoptères Tigre, les forces spéciales « Sabre » et des soldats de la Force , a couté la vie à 11 soldats maliens. Il a fallu une forte pression de l’opinion publique nationale pour contraindre la France à admettre la bavure.Il est fort à craindre que la tragédie de Bounti ne se répète ailleurs. Le refus d’une franche collaboration de Barkhane avec les Forces armées maliennes et celles du G5 Sahel , contrairement aux homélies hypocrites et aux convenances diplomatiques, sa volonté affichée de continuer à se comporter en terrain conquis au Mali depuis 2013 et sous la couverture juridique de l’accord de coopération militaire qui interdit toute poursuite ni même interpellation sur d’éventuelles infractions, actes criminels et dégâts, constituent un véritable passeport à la bavure et à l’impunité. L’armée française circule sans restriction sur toute l’étendue du territoire national. Elle n’a pas besoin de solliciter l’armée malienne. L’État du Mali n’a aucun droit de regard, encore moins un contrôle sur ses agissements. Dans ces conditions, comment croire aux propos tenus par le ministère malien de la Défense qui soutient avoir été associé à cette boucherie? Dans la prétendue collaboration, la France ne fait qu’intégrer au sein des unités maliennes des détachements de liaison et d’appui, dans le but évident de mieux surveiller et d’espionner les unités maliennes. Aussi, l’armée française peut-elle mettre sur écoute les dirigeants politiques, les acteurs sociaux ou toute autre personne pouvant représenter un danger quelconque. Une possibilité qui est également élargie à la MINUSMA. Cette triste réalité confirme aisément le renforcement d’une situation d’inféodation de notre armée nationale à l’armée française. Ceci n’a hélas pas été remis en question par le Gouvernement de Transition. L’attitude du Gouvernement de Transition qui manifeste clairement son soutien à l’Accord de défense avec la France n’est pas de nature à créer les conditions d’un débat profond et serein entre les maliens qui doivent, sur la base d’une saine évaluation de cette présence française sur notre territoire, décider du destin du Mali et de son armée. Du reste, le Gouvernement de Transition a raté l’occasion de se taire. Ses propos sur le déroulé des faits qui s’inscrivent dans le cadre d’une opération conjointe baptisée « Eclipse », sont en nette contradiction avec son engagement et sa promesse d’envoyer une mission d’enquête sur le terrain.

    Le Parti SADI :- Condamne le bombardement de la localité de Bounti par l’armée française ;- Exige la prise en charge des blesses et des orphelins, leur indemnisation par les autorités ;- Exige du Gouvernement de Transition, une évaluation de l’Accord de Coopération militaire entre la France et le Mali et de la présence des armées étrangères avec l’ensemble des forces politiques et sociales ;- Demande aux autorités maliennes la dénonciation de l’accord de défense inique ;- Exige que la France reconnaisse la bavure et présente solennellement ses excuses publiques aux familles des défunts, aux blessés, à tout le peuple malien.

    Bamako, le 18 janvier 2021- Le Bureau Politique

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  

    co secrétaire national du PRCF analyse les raisons et causes de la désastreuse politique de , l’UE et cie face à la . Une crise sanitaire qui s’inscrit dans la très profonde crise systémique du Capitalisme et sa dynamique de fascisation. Un bilan tragique sur tout les plans avec de très lourdes conséquences pour les travailleurs, y compris sur le plan des libertés.
    Dans cette vidéo, Georges Gastaud détaille également les solutions que peuvent apporter les communistes.

    retrouvez le dossier spécial d’Initiative Communiste en cliquant ici:  https://www.initiative-communiste.fr/theme/covid-19/

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  • Artisan, ancien conducteur de train, fonctionnaire ou ingénieur du son, ces citoyens militants habitent dans le Lot et ont créé leur propre société ferroviaire, Railcoop, une coopérative. Ils veulent rouvrir la ligne Bordeaux-Lyon, abandonnée par la SNCF en 2014. "Envoyé spécial" les a suivis dans leur aventure.

     

    C'est un rêve fou qu'ils sont persuadés de réaliser : créer leur propre compagnie ferroviaire ! Artisan, ancien conducteur de train, fonctionnaire ou ingénieur du son, ils habitent à la campagne, dans le Lot. Et ils partagent le même constat : loin des grandes villes, compliqué de se déplacer en train, pourtant pratique et plus écologique.

    Une aventure qui n'a rien d'une utopie

    Comme le marché du train s'est totalement ouvert à la concurrence en décembre 2020, ils ont créé leur propre société, Railcoop, une coopérative dans laquelle chaque Français peut prendre une part. Déjà 2 000 personnes ont participé à ce projet. Et ces citoyens militants voient grand. Ils veulent rouvrir la ligne Bordeaux-Lyon, abandonnée par la SNCF en 2014. Mais avec quel argent ? Quel matériel ? Quels voyageurs ? "Envoyé spécial" les a suivis dans leur aventure qui n'a, pour eux, rien d'une utopie.   

    Un reportage de Perrine Bonnet, Vincent Piffeteau et Benoît Sauvage diffusé dans "Envoyé spécial" le 14 janvier 2021.

     

    source: https://www.francetvinfo.fr/

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