• #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    De Rugy démissionne, emporté par les nouvelles affaires de la Macronie, Macron nomme E. à la tête du ministère de la transition écologique et solidaire, dont elle était secrétaire d’état au transport. Au passage le rang de ministère d’état est supprimé, démontrant le peu de considération accordé à ce ministère regroupement les services publics des transports, de l’équipement, de l’aménagement du territoire, du logement et de l’. Un ministère exsangue et sacrifié au nom de l’austérité, après des années de suppressions d’emplois par milliers et de baisse des budgets. , secrétaire national du PRCF, dénonce la nomination de la Thatcher française du rail. Dont il faut rappeler qu’en matière d’affaire, on ne devrait pas oublier sa rémunération indécente empochée en tant que patronne de la RATP. Sans oublier qu’il a deux jours, depuis le Château, Macron avait imposé comme chef de cabinet, c’est-à-dire n°2 du ministère de l’écologie, rien moins qu’un ex-vice-président de… PSA Peugeot. Borne est cette secrétaire d’état qui vient de mettre des dizaines de milliers de camions sur les routes en mettant à l’arrêt le train des primeurs entre Perpignan et Rungis (lire ici) Quelle meilleure démonstration que le régime Macron, c’est l’exact opposé de l’écologie. Cette nomination de Borne n’est que le symptôme de ce que le , c’est la transition écologique Bornée, pour ne pas dire interdite !

     

     

    Vote parlementaire sur le CETA, Macronie en crise,ou...le combat écologique Borné ! 

    par Georges GASTAUD

    Au-delà des agissements scandaleusement dilapidateurs reprochés à l’ex-ministre de l’Environnement, l’usure de plus en plus rapide des ministres macronistes de l’écologie, Hulot d’abord puis de Rugy, est symptômatique ; elle témoigne de l’incompatibilité croissante entre le bavardage écolo de Macron et les choix néolibéraux, libre-échangistes et oligarchiques de l’ainsi-dit « Nouveau Monde »[1].

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

     

    Comment un gouvernement qui vient de signer un accord délétère de libre-échange avec le Mercosur et qui, au cœur de l’été, s’apprête à faire voter le honteux CETA par ses députés-godillots[2] peut-il se réclamer de l’ « urgence climatique » ? Même le millionnaire Hulot voit désormais dans le libre-échangisme mondial voulu par les transnationales le principal obstacle à une transition écologique à laquelle le réchauffement climatique, la montée des pollutions et l’effondrement en cours de la biodiversité confèrent une urgence vitale. Chacun sait en effet que les accords transcontinentaux signés par l’UE avec le soutien de Merkel et de Macron ne feront qu’accélérer les délocalisations industrielles, l’affaissement des productions agricoles locales, que stimuler les transports intercontinentaux polluants, qu’aggraver la « malbouffe » et les soucis de santé publique qui l’accompagnent, qu’abonder le sous-emploi ouvrier et paysan dans notre pays tout en durcissant la surexploitation des pays du Sud et de l’Est. 

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    C’est pourquoi, à l’unisson de tous les progressistes, nous dénonçons la nomination d’ comme ministre des transports ET de l’écologie. Non seulement parce que cette  « Thatcher française » connue pour sa brutalité managériale s’est surtout fait remarquer par son acharnement à humilier les cheminots et à privatiser la , donc à accélérer le rabougrissement du réseau ferré français au profit du camionnage archi-polluant, mais parce que la promotion de cette haute fonctionnaire sans substance politique propre signifie que Macron pilotera désormais encore plus directement la politique (anti-)environnementale du gouvernement ; chacun sait pourtant (voir son récent plaidoyer pour « TOTAL ») que le chef de l’exécutif n’a rien à refuser à l’oligarchie archi-gaspilleuse et pollueuse qui a largement financé sa campagne présidentielle… 

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    Cependant, nous, militants franchement communistes et 100% anti-UE, interpellons fraternellement les progressistes qui croient encore pouvoir défendre l’écologie DANS LE CADRE de l’Union européenne et du mode de production capitaliste. Quand comprendrez-vous enfin, camarades, que, structurellement l’UE n’est pas et ne peut pas devenir un « rempart » aux super-pollueurs du néolibéralisme transcontinental (CETA, TAFTA, accord Mercosur…) ? En effet tous les traités européens stipulent que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ; on ne peut donc sortir du néolibéralisme européen et mondial qu’en SORTANT de l’UE par la gauche. Y compris en frappant d’emblée le grand capital par la nationalisation franche, sans indemnités pour les gros actionnaires, des banques et des secteurs-clés de l’économie, avec attribution de pouvoirs étendus aux travailleurs de ces entreprises. Sans cela : Frexit progressiste, nationalisations stratégiques, extension tous azimuts de la démocratie populaire, impossible d’organiser la relocalisation des productions industrielles et agricoles, de planifier la transition écologique et de multiplier des coopérations internationales raisonnées, égalitaires et écologiquement soutenables. Il faut donc envoyer promener les diktats de l’UE, de son chef d’orchestre allemand (grande donneuse de leçons d’écologie, la RFA est un énorme producteur d’énergie carbonée !) et de son superviseur étatsunien (le principal ennemi mondial des accords climatiques siège à Washington !) !

    Enfin, n’oublions jamais la dimension militaire des questions écologiques : non seulement parce que la course aux armements relancée par Obama d’abord, puis par Trump, et qui engouffre des sommes colossales aux USA, en RFA et en France, stérilise d’immenses ressources économiques qui devraient être engagées solidairement contre le réchauffement climatique, mais parce que si l’ « armée européenne » arrimée à la belliqueuse OTAN voit le jour dans le cadre d’une mondialisation des agressions étatsuniennes (contre la Russie ? Contre la Chine ? Contre l’Iran ? Contre l’ALBA ?), un conflit mondial exterminateur dégénérant en échange de tirs nucléaires signerait la fin de l’humanité bien avant que les prédations écologiques « civiles » n’aient fini de produire tous leurs effets mortifères…

    Bref, la question de savoir qui remplace le piteux De Rugy au ministère de l’écologie est archi-secondaire par rapport aux questions hautement POLITIQUES, VOIRE ANTHROPOLOGIQUES suivantes :

    • comment virer au plus tôt ce pouvoir prédateur des conquis sociaux, des services publics, du « produire en France » (STX, Alsthom, etc.), de l’environnement, de la souveraineté de notre pays, des conditions de la paix mondiale ?
    • comment sortir au plus tôt, par la gauche, de l’UE-OTAN ?
    • comment en finir avec un système capitaliste proprement exterministe qui, plus que jamais, « ne produit la richesse, comme l’écrivait Marx, qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur » ?

    Si l’on se refuse d’avance, parce qu’on ne veut pas sortir soi-même du cadre de l’euro-réformisme, à franchir les bornes de l’UE, de l’OTAN et du mode de production capitaliste, alors on pourra dire que, changement de ministre ou pas, la transition écologique est BORNEE, voire mort-née, dans notre pays !

    Georges Gastaud, porte parole du PRCF – 17 juillet 2019


    [1] Pourquoi si peu de « politologues » font-ils remarquer que, traditionnellement, l’expression « Nouveau Monde » signifie… l’Amérique ?

     

    [2] En attendant de remettre en circuit le TAFTA, boudé par Trump, et l’ « Union transatlantique » chère au MEDEF ?

    #CETA #AffaireDeRugy , la nomination de Borne, Tatcher française destructrice de la SNCF, preuves de la politique anti écologie du régime Macron (IC.fr-17/07/19).

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Vingt-et-une associations de défense de la viennent d’adresser à , Défenseur des droits, une lettre ouverte pour l’appeler à réagir officiellement à la réaction incessante des droits des francophones vivant en France par les adeptes du tout-anglais globalitaire.

    courriel - affiche – affiche

    le combat pour la langue française, un combat d’avenir pour le premier service public, celui de la langue, et pour la diversité culturelle

    Il ne s’agit pas d’un combat réactionnaire : la langue française est le premier service public de France, la « langue de la République » selon les termes de l’article II-a de la Constitution, le ciment de la Francophonie internationale ; en outre, la destruction en marche de la mondiale et européenne par les tenants du tout- constitue une grave atteinte à la démocratie et à l’égalité entre les peuples, une humiliation permanente infligée à l’ensemble des francophones attachés à leur langue et une source croissante de discriminations dans les entreprises.

    Stopper la politique de substitution linguistique de l’anglais à la langue française.

    L’ « argument » selon lequel une langue « vit d’emprunts » n’est pas seulement unilatéral (qui ne vivrait que d’emprunts finirait vite ruiné !), il est faux et daté : car désormais, nous avons affaire à une politique linguistique de SUBSTITUTION linguistique délibérée, y compris de la part de l’Etat (« Choose France », « Make the planet great again ! », « French Tech », etc.) et de certaines collectivités publiques (« In Annecy Mountains », « Only Lyon », « Navigo Pass »…) ; cette politique inavouée et inavouable consiste, non pas à emprunter des mots anglais manquant éventuellement au français, mais à remplacer des mots français connus de tous par des expressions relevant du Globish « managérial », avec toute l’idéologie que cet arrachage linguistique colporte insidieusement. Notons que cette politique, dont personne ne débat et sur laquelle pèse une véritable loi du silence médiatique, est en passe d’être officialisée par l’UE dont certains cercles influents demandent que l’anglais – en dépit du BREXIT ! – devienne la langue officielle de l’Union.

     

    Rien de plus normal donc que de suggérer à M. Toubon, qui fut, avec Mme Tasca, le principal signataire de la loi de 1994 protégeant le français, d’intervenir avec force pour faire respecter l’état de droit linguistique en rappelant aux autorités françaises elles-mêmes, trop souvent complices de l’arrachage linguistique en cours (enseignes, pub, cours universitaires, sciences, services publics, campagnes gouvernementales, titres des émissions sur le « service public » audiovisuel, tout y passe) leur devoir constitutionnel de faire exécuter et respecter la loi en défendant le droit au français de tous les habitants francophones, français ou pas, du territoire français.

     

    Lettre de 21 associations de défense du français au Défenseur des droits...

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  • Billet Rouge-

    Il y a peu d’années encore, le était une journée de tout repos pour le pouvoir : celle qui symbolisait l’union sacrée autour du défilé militaire et du chef de l’Etat incarnant la « force tranquille »… Un consensus pseudo-patriotique que facilitait, depuis des décennies déjà, la désertion militante du PCF qui, « mutation » social-démocrate aidant, avait cessé de faire vivre au présent la signification insurrectionnelle du 1789 : rassemblements de rue, prises de parole revendicatives, bals populaires, vente de cocardes rouges et tricolores, c’était encore la tradition militante dans les années 1970 ; l’histoire a également retenu le meeting inaugural du Front populaire, le 1935, marqué par l’appel de Jacques Duclos à unir l’Internationale à la Marseillaise pour battre le fascisme et les féodalités financières. Sans parler du 1945 où une immense liesse populaire célébra tout à la fois la Libération du territoire national et la promesse de « Jours heureux » portée par le programme du CNR…

    Pourtant, en 2019, le 14 juillet n’aura pas eu la signification consensuelle attendue par le pouvoir, loin s’en faut. Car Macron, le petit proconsul de l’UE, de la « Françallemagne » et de l’atlantisme débridé, a placé le défilé militaire sous le signe de l’armée européenne arrimée à l’OTAN. Avec tout ce que cela comporte de menaces pour la souveraineté française, pour l’amitié avec le peuple russe et pour l’avenir du soulèvement populaire qui germe dans notre pays… Trahissant l’esprit du 14 juillet 1789 : tout le pouvoir au(x) peuple(s) souverain(s), l’actuel chef de l’exécutif, émanation quintessenciée du CAC 40, est prêt à toutes les allégeances extérieures pour se protéger d’un peuple français jugé incurablement frondeur et, comme dit Macron, « réfractaire aux réformes » (lisez : aux CONTRE-réformes frappant sans relâche les conquis sociaux et démocratiques du peuple français !).

    Reconnaissons toutefois que Macron n’a pas tort de craindre les forces populaires et de réagir en conséquence au profit de sa classe, la bourgeoisie capitaliste, et de sa caste, l’oligarchie financière. On pense au nouveau pic d’illégalité répressive qu’a signifié cette année l’arrestation préventive, comme c’était déjà le cas dans les années trente à l’encontre des militants connus du PCF et de la CGTU, de trois chefs de file des Gilets jaunes, dont l’un – Jérôme Rodriguez – a déjà été cruellement mutilé cet hiver par la « police républicaine » de Castaner… Mais rien n’y a fait. De courageux Gilets jaunes sont passés entre les mailles du filet policier et sont parvenus à siffler « Jupiter », dont les élections européennes ont confirmé qu’il ne représente que 11% des électeurs inscrits…

    De manière nettement plus problématique, de nombreuses voitures ont flambé dans certains quartiers défavorisés où la situation est explosive depuis longtemps. Par ailleurs, une part très minoritaire des supporteurs algériens, manifestant leur joie à l’issue d’un succès sportif, a choqué l’opinion en cassant des vitrines. Cela révèle combien la situation est éruptive après des décennies de montée du FN, de xénophobie d’Etat et aussi, car tout cela ne fait qu’un, de casse de la République et de complaisance envers les communautarismes de toutes natures.

     

    Bien entendu, tout ce que la France compte de fascistes et de racistes en a profité pour exiger une répression accrue : comme si l’on avait jamais empêché une marmite surchauffée de sauter en serrant toujours plus le couvercle… tout en continuant d’attiser l’injustice, l’autoritarisme et la goinfrerie sans limites d’une « élite » politique qu’illustre la lamentable affaire où s’empêtre l’ex-ministre macroniste De Rugy, personnification de l’écologie-caviar ! Sans parler de tout ce qui dissout quotidiennement le lien social et national dans l’acide sulfurique de la « construction » euro-atlantique : casse de la protection sociale, du produire en France, des services publics, tout-anglais obsédant, démantèlement de la République une, laïque et indivisible au profit des Grandes Régions et des « métropoles », empilement de lois liberticides, etc.

    Oui, malgré le brutal verrouillage institutionnel et policier que constitue la 5ème « République » sous tutelle maastrichtienne, tout cela finira bien par péter et l’ainsi-dite « crise des gilets jaunes » n’a été qu’un avant-goût des affrontements sociaux et civils à venir si une alternative révolutionnaire fédératrice ne se dessine pas très vite dans notre pays. De plus en plus d’ailleurs, des sociologues mettent en évidence ce qu’ils appellent l’ « archipel français », et qui désigne un processus de décomposition sociale et nationale porteur de tous les face-à-face… Positifs, si une avant-garde révolutionnaire se reconstruit à temps, mais complètement imprévisible si la problématique politique continue d’être accaparée par le néolibéralisme destructeur de Macron et par la xénophobie euro-compatible du RN.

     Si bien que nous, militants franchement , syndicalistes de lutte, patriotes 100% républicains, n’avons d’autre choix que d’accélérer notre travail d’organisation et d’éducation populaires afin que, doté à nouveau d’un parti de combat, d’un syndicalisme de classe affirmé, d’une gauche populaire et patriotique impulsant un large front antifasciste et anti-UE, le peuple travailleur puisse s’unir et riposter à temps à l’oligarchie capitaliste. Laquelle, à défaut d’entendre l’immense exaspération qui monte du pays, joue de plus en plus contre le peuple français les funestes cartes complémentaires du pourrissement social, de l’abandon national… et de la galopante !

    Georges GASTAUD*, porte-parole du PRCF, le 17/07/2019

    *Auteur de « Lettre ouverte aux ‘bons Français’ qui assassinent la France », Temps des cerises, 2005.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Mort du chanteur sud-africain Johnny Clegg, « le Zoulou blanc » qui combattait l’apartheid (LM.fr-16/07/19)Le chanteur Johnny Clegg en 2012 à Monte-Carlo.

    Le musicien sud-africain Johnny Clegg, surnommé « le Zoulou blanc », est mort, mardi 16 juillet, d’un cancer, a annoncé son manageur à la chaîne de télévision publique SABC. « Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer », a déclaré Rodd Quinn. Il avait 66 ans. « Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant, a ajouté le manageur dans un communiqué. Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité. »

    Johnny Clegg a puisé dans la culture zoulou son inspiration pour concevoir une musique révolutionnaire, où les rythmes africains endiablés cohabitent avec guitare, clavier électrique et accordéon. Chanteur engagé contre l’apartheid, il avait connu le succès avec son groupe Savuka. En 1988, leur chanson Asimbonanga (nous ne l’avons pas vu) avait été dédiée à Nelson Mandela, qui était alors prisonnier et dont les photos étaient interdites.

     

    Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué dans un communiqué, mercredi, la mémoire du musicien, « un compatriote exceptionnel et une icône de la cohésion sociale et de l’antiracisme ». « Johnny Clegg vivra toujours dans nos cœurs et dans nos foyers lorsque nous écouterons sa musique, mélange émouvant de célébration des cultures et de résistance politique », a-t-il ajouté.

    Interdit pendant l’apartheid

    Pendant les pires heures du régime raciste, ses chansons ont été interdites. Pour contourner la censure, il a dû se produire – avec son groupe Juluka, formé avec le musicien zoulou Sipho Mchunu – dans les universités, les églises, les foyers de migrants et chez des particuliers. « Nous devions faire preuve de mille et une astuces pour contourner la myriade de lois qui empêchaient tout rapprochement interracial », racontait-il à l’Agence France-Presse (AFP) en 2017.

    Malgré tout, l’intraitable police de l’apartheid a interdit certains de ses concerts et le chanteur a été à plusieurs reprises arrêté, accusé de violer les lois sur la ségrégation raciale. Le gouvernement raciste blanc ne pouvait pas non plus tolérer qu’un des siens puise son inspiration dans l’histoire et la culture zoulou.

    A l’étranger pourtant, et notamment en France, Johnny Clegg a rapidement trouvé un public. « Les gens étaient très intrigués par notre musique », expliquait le chanteur et danseur, adepte de concerts très physiques. En 1982, la sortie de son album Scatterlings of Africa le propulse en tête des hit-parades au Royaume-Uni et en France.

    Cinq ans plus tard, il s’affirme comme un artiste « politique » avec le titre Asimbonanga (nous ne l’avons pas vu, en langue zoulou), tube planétaire dédié à Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid alors emprisonné à Robben Island. La seule évocation du chef du Congrès national africain (ANC) est alors strictement interdite. Le régime de Pretoria bannit le titre.

    Quelques années après la fin de l’apartheid, l’auteur et le héros de cette chanson, désormais libre, s’étaient retrouvés sur scène à Francfort (Allemagne) pour un concert aussi magique qu’inattendu. Alors que Johnny Clegg chantait Asimbonanga, le public s’était levé comme un seul homme. « J’ai aperçu du coin de l’œil quelqu’un derrière moi qui était en train de monter sur la scène, en dansant (…). C’était Mandela ! Ça a été un choc. Je ne savais même pas qu’il était là », avait raconté Johnny Clegg à l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. A la fin de la chanson, Mandela avait lancé de sa voix posée, au micro : « C’est la musique et la danse qui me mettent en paix avec le monde. »

    La fin de l’apartheid, une deuxième naissance

    Né en 1953 au Royaume-Uni d’un père britannique et d’une mère zimbabwéenne, chanteuse de jazz de cabaret, Johnny Clegg débarque à l’âge de sept ans dans une Afrique du Sud où la minorité blanche règne en maître sur la majorité noire. Initié aux cultures locales par son beau-père journaliste, Johnny Clegg assure que son refus de l’apartheid n’a rien de politique.

    « Je n’étais pas motivé politiquement mais culturellement. J’aime la musique et la danse », expliquait-il simplement. Les yeux ouverts dans un pays borgne, il se glisse dès quinze ans dans les foyers de travailleurs noirs, au mépris des interdits. Là, il découvre les danses et les mélodies zoulou et s’invite secrètement pour danser avec les troupes traditionnelles.

    Quand l’apartheid tombe définitivement en 1994, « c’est comme si nous étions tous nés une seconde fois », confiera-t-il. Quelques années plus tard, l’enthousiasme cédera la place aux doutes. « La lutte était plus simple autrefois. On vivait ici dans un tunnel, coupés du reste du monde, on se définissait contre, menant une bataille qui masquait toutes les autres. »

    « Aujourd’hui, () on est aux prises avec une série d’enjeux et de conflits liés à la pauvreté, à la construction d’une nation, au sida, à la mondialisation. »

    Après une nouvelle rémission d’un cancer du pancréas diagnostiqué en 2015, il se lance deux ans plus tard dans une tournée mondiale d’adieux dont il réussira à honorer toutes les dates, les dernières en 2018. « J’ai eu une carrière gratifiante à bien des égards (…) en réussissant à rassembler des gens grâce à des chansons, surtout à un moment où cela semblait complètement impossible », se félicitait le musicien.

    source: https://www.lemonde.fr/

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  • Quand la mission des forces de l’ordre devient la chasse à la couleur jaune... Complaire à tout prix au monarque avant qu’il ne défile sur les Champs-Élysées, en allant jusqu’à interpeller ceux qui en portent, on se dit que notre État de droit n’est plus que l’ombre de lui même.

    source: https://www.youtube.com/

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  • Depuis le mois de novembre, la mobilisation des « gilets jaunes » recule, tout en restant vivante localement et en inventant d’autres formes.

    Le mouvement des « Gilets Jaunes » faiblit mais ne rompt pas  (LC.fr-15/07/19

    Contrasté. Après huit mois de mobilisation, c’est l’état des lieux qui s’impose quant au mouvement des « Gilets jaunes ». D’un côté, une mobilisation en net recul au niveau national. De l’autre, une détermination toujours forte pour ceux qui continuent. Le week-end du 14 juillet a d’ailleurs été à l’image de cette tension : une centaine de manifestants seulement dans quelques grandes villes le samedi, mais une présence en marge du défilé national le dimanche qui a abouti à des interpellations, dont celles de trois figures du mouvement.

    « On ne s’est pas battu pendant huit mois pour arrêter là ». Les mots sont d’Élisabeth, gilet jaune de la première heure à Commercy, dans le département de la Meuse. Les difficultés, elle ne les cache pas. Depuis que leur « cabane » sur le rond-point a été déconstruite, le groupe a moins de visites. Moins de participants actifs aussi. Mais la fin du mouvement, elle ne la voit pas. Ils restent une vingtaine dans les Assemblées générales organisées trois fois par semaine, à réfléchir aux convergences possibles sur le terrain et aux liens avec les habitants.

    Des réponses à construire sur le long terme

    « Nous sommes un peu plus éparpillés, un peu moins présents mais toujours là, résume Élisabeth, qui en veut pour preuve les « assemblées des assemblées ». Après celles de Commercy et Saint-Nazaire, la dernière, fin juin, à Montceau-les-Mines a réuni environ 600 personnes. Les raisons de la colère, en effet, n’ont pas disparu avec les annonces sur le pouvoir d’achat en janvier. Et ceux qui restent mobilisés les jugent insuffisantes, voire de pur affichage.

    « Ce sont moins ces annonces que l’actualité politique, le grand débat national puis les élections européennes qui ont affaibli la mobilisation, note d’ailleurs le géographe Sylvain Manternach. Fondamentalement, les frustrations à l’origine du mouvement sont en grande partie liées à l’aménagement du territoire, notamment à l’étalement du périurbain et cela ne peut évoluer que sur le long terme ». Une colère qu’une seule maladresse ou mesure pourrait faire ressurgir, selon le chercheur.

    D’autant que certains gilets jaunes ont également donné de nouvelles dimensions à leur vie auxquelles ils ne sont pas prêts à renoncer. Le lien avec des inconnus, pour certains une nouvelle famille, tout d’abord. D’autres manières de s’engager et de participer, ensuite. Au fil des mois, les combats se sont diversifiés. À Paris, le groupe de Raymond, composé d’une vingtaine de membres, s’investit ainsi dans le référendum sur ADP. En Seine-et-Marne, dans celui de Jennifer, certains s’engagent aux côtés des manifestants blessés par les forces de l’ordre, d’autres pour les élections municipales, d’autres encore pour les conditions de travail à l’hôpital de Melun.

    Une pluralité de colères

    Elle en connaît aussi qui ont rejoint les Black Bocks. Une évolution complexe, nourrie par une pluralité de colères pour le sociologue François Dubet. « C’est comme une molécule qui éclate et renvoie chaque atome à son autonomie, illustre-t-il. Il y a d’une part la radicalisation d’une minorité, dont les leaders qui jouent leur capacité à attirer encore la lumière. D’autre part, il y a tous ceux qui ont rencontré des causes, comme la participation ou l’écologie. Et beaucoup rentrent tout simplement à la maison. »

    Parmi les prolongements du mouvement, le « Vrai débat », organisé en ligne en marge du Grand débat national, a donné naissance à huit assemblées citoyennes délibératives en juin. Elles ont permis un premier tri, avant de produire à l’automne des propositions de loi. « Manifestation et construction sont liées, analyse David Prost, engagé dans ce processus. Il s’agit toujours de porter nos revendications prioritaires, comme le RIC ou la justice fiscale et sociale. » En parallèle, un groupe « Objectif RIC » s’est d’ailleurs constitué, alors que Priscilla Ludosky, à l’origine du mouvement, a rejoint les « Gilets Citoyens ».

    « Ce n’est pas forcément terminé, conclut François Dubet, même si selon lui, il y a peu de chance que l’opinion soutienne à nouveau des manifestations comme elle l’a fait au début du mouvement. En revanche, le type de lutte incarnée par les gilets jaunes – où des revendications hétérogènes s’associent dans un même mouvement – paraît, lui, infuser dans la société : « On assiste à une désinstitutionnalisation des mouvements sociaux, que la vie syndicale et politique ne parvient pas à intégrer, une sorte de diffraction des logiques d’action. »

    Béatrice Bouniol

    source: https://www.la-croix.com/France/Politique/Le-mouvement-Gilets-Jaunes-faiblit-rompt-pas-2019-07-15-1201035569

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  • Devant le monument de Kernabat chacun après la cérémonie pouvait se recueillir et déposer des roses.

    Hier, Yoann Daniel, de l’Association nationale des anciens combattants résistants, a rappelé le caractère vital du devoir de mémoire.

    Il y avait beaucoup de monde pour ce 75e anniversaire des combats sanglants de Kernabat, des 14 et 15 juillet 1944, célébré hier. Une cinquantaine de drapeaux d’associations patriotiques étaient présents. Il était difficile de dénombrer la foule d’amis, de familles des dix-huit jeunes maquisards tombés et de membres d’associations patriotiques. De jeunes associations ont rejoint l’anniversaire, telles que Freedom

    angels, dont le président Pierre Hugues a expliqué l’importance de perpétuer le souvenir de ces hommes et femmes héroïques, dans les années de résistance à l’Allemagne nazie.

    Les faits ont été rappelés au cours de la cérémonie. Le fils de François Rannou, un des derniers survivants de ces combats, décédé l’an passé, a lui aussi évoqué la vie de ces hommes et femmes de l’ombre.

    Seize tonnes d’armes parachutées

    Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944, un parachutage a lieu à Kervir, en Scaër, dans le secteur de Coadry, au profit des Francs-tireurs et partisans (FTP) de Scaër, après l’annonce du message à la BBC : « Le vent souffle dans les blés. » Seize tonnes d’armes sont ainsi transportées de nuit, par charrettes, à cinq kilomètres environ de Kervir, dans un fossé au nord-ouest de la ferme de Kernabat.

    Très tôt en ce matin du 15 juillet, la présence allemande est signalée à Coudry, sur la route de Coray à Scaër. On évaluera à plus de 1 000 les Allemands participants à cette opération. Aussitôt après les premiers affrontements, les FTP de Scaër, au nombre de 50, alertent la centaine de Forces françaises de l’intérieur (FFI) de Rosporden, cantonnée depuis la veille à Quillien en Tourc’h.

    Le capitaine Mercier, commandant les FFI, décide de porter secours aux camarades FTP de Scaër et trois sections partent en direction de Kernabat. Quelques heures plus tard, débute le violent combat de Kernabat à Scaër et Quillien en Tourc’h. Le combat est inégal avec, d’un côté, 160 maquisards environ, dont beaucoup reçoivent le baptême du feu, et de l’autre, les Allemands, très nombreux et aguerris, puissamment armés.

    On dénombre dix-huit victimes dans les rangs des maquisards : neuf du maquis de Scaër (Pierre Cabellic, Grégoire Le Cam, François Jacob et son frère Jean, Pierre Capitaine, Corentin Guillou, René Turquet, Louis Massé et Étienne Millour) et neuf du maquis de Rosporden (Yves Baron, Hervé Delessart, Corentin Guillou, René Le Gall, Roger Kerjose, René Mao, Jean-Louis Rannou, Marcel Rannou et Pierre Salomon).

    source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/scaer-29390/scaer-75e-anniversaire-des-combats-de-kernabat-6444571

     

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  • Les « urgences » de Brest chantent sur l’air de Matmatah pour crier leur colère (OF.fr-14/07/19-17h23)Les agents des urgences du CHRU de BRest ont réécrit les paroles de la célèbre chanson de Matmatah, « Lambé An Dro » (capture d’écran)

     

    Le clip d’agents des urgences de Valence (Drôme), « Y’a d’la colère dans le cathéter », avait fait le buzz il y a quelques semaines. À leur tour, des « urgences » du CHRU de Brest (Finistère) ont fait une vidéo musicale pour dénoncer le manque de moyens. Ils ont choisi de chanter sur l’air de « Lambé An Dro », du groupe breton Matmatah. Le résultat est plutôt bluffant.

    « Si t’as plus envie d’poirauter, viens aux urgences manifester », « brancards forfait illimité, viens aux urgences tu vas pleurer », « ce qu’il nous faut, c’est embaucher, ne pas nous culpabiliser »… En blouse blanche ou en marinière, en tennis ou en sandalettes, les agents des urgences du CHRU de Brest chantent, dansent, s’amusent… tout en dénonçant leurs conditions de travail et le manque d’écoute des responsables : heures supplémentaires, arrêts non remplacés, culpabilisation, etc.

    Le clip Urg’An Dro sera-t-il le tube de l’été ? Il a ses chances… Il est chanté sur l’air inoubliable de Lambé An Dro, de Matmatah, célèbre chanson dont les urgentistes ont réécrit les paroles. Le groupe brestois a donné son accord. Il suffit d’écouter une fois le morceau pour le garder en tête.

    Les paroles sont simples, répétées deux fois, et écrites sur l’image. Le clip a été tourné dans différents endroits à Brest, mais aussi à Paris, lors d’une manifestation nationale. La chorégraphie est soignée, dynamique. Et les interprètes ont de l’énergie à revendre… ou plutôt, de la ouache (du nom de l’album de Matmatah, dont est extraite la chanson Lambé An Dro ). « L’heure de la révolte a sonné, les urgences vont se rebeller », chantent-ils en chœur. Les agents grévistes des Urgences demandent notamment plus de lits, et plus de personnels médicaux et paramédicaux.

    « Urg an dro », ça commence sur le parvis de la faculté Segalen (capture d’écran). 

    Le clip des urgentistes de Valence a près de 455 000 vues sur YouTube

    En grève depuis la mi-mai, et désireuses de varier les moyens pour faire connaître leur mouvement dans le cadre du collectif national Inter-Urgences, les urgences hospitalières de Brest ont décidé de marcher dans les pas de leurs homologues de Valence, dans la Drôme.

     
    Au printemps, ces derniers ont fait le buzz avec leur chanson Y’a d’la colère dans le cathéter, vue près de 455 000 fois sur YouTube et inspirée du titre À nos souvenirs du groupe Trois cafés gourmands.
     
    Laurence GUILMO.
     
     
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  • Défilé du 14 juillet: une insulte aux "sans-culottes"

    Dans son quatrième numéro de Faits d'Hier, Serge Garde nous parle du 14 juillet, date de fête nationale, mais que s'est-il passé ce jour là, pourquoi cette date, était-ce le meilleur choix ?

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