•  
    ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
    GROUPE DU PAYS DE CORNOUAILLE
     

    17 avril: journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens

     
    Mobilisation du 17 avril: journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens 
    Pour les mineurs palestiniens, cibles de la répression israélienne
    Pour le soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim
     
      Le 17 avril est la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens. Aujourd’hui, ils sont au nombre de près de 5.500 dans les prisons israéliennes, dont près de 500 en détention administrative (emprisonnés sans inculpation, ni jugement), 48 femmes, 205 mineurs de moins de 18 ans (dont 32 de moins de 16 ans)(source: Addameeer, association palestinienne de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains). Le sort des mineurs est particulièrement dramatique. Les autorités israéliennes ont fait des arrestations et détentions des mineurs palestiniens de Cisjordanie une pratique systématique et coercitive visant à contrôler la société palestinienne. Les enfants peuvent être emprisonnés à partir de 12 ans, arrêtés par des soldats israéliens et jugés par des tribunaux militaires. Depuis 2015, environ 6.000 mineurs palestiniens ont été détenus par Israël. Chaque année, entre 500 et 700 enfants sont jugés. De l’arrestation au procès, leur parcours est jalonné de violences, voire de tortures, au mépris du droit international, et notamment de la Convention internationale des droits de l’enfants, qui accorde une protection particulière aux mineurs.  Selon l’UNICEF, les mauvais traitements envers les enfants palestiniens arrêtés et emprisonnés sont « répandus, systématiques et institu-tionnalisés.»
     
    Nous n’oublions pas, nous ne nous habituons pas !  
     
    Nous demandons au gouvernement français d’intervenir auprès des autorités israéliennes our protéger les mineurs palestiniens lors de leur arrestation et de leur interrogatoire, pour que les mesures appliquées aux mineurs palestiniens soient alignées sur celles appliquées aux mineurs israéliens, pour que des mesures de rétorsion soient prises envers Israël s’il persiste à violer le droit international et notamment la convention internationale des droits de l’enfant et la IVe Convention de Genève.
     Nous exprimons également notre soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim illimitée depuis le 8 avril pour protester contre leurs conditions de détention. Nous demandons aussi au gouvernement français d’intervenir auprès d’israël pour faire respecter la sécurité et les droits des prisonniers, notamment ceux en grève de la faim.
     Partout en France, des rassemblements et manifestations auront lieu le 17 avril, ou à des dates voisines, pour exprimer notre nécessaire solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens et plus particulièrement avec les mineurs emprisonnés.
     
     
    A Quimper, rassemblement le mercredi 17 avril, à partir de 17 h 30, Place Terre au Duc.
     
     
     
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Ce soir, non seulement les catholiques de France, mais les Français et les Parisiens attachés à un édifice emblématique de l’histoire de France, tous les humains épris du grand art gothique, sont bouleversés, quelles que soient leurs convictions religieuses, agnostiques ou athées. 

    Bien entendu, les Français attendent une enquête diligente et sans complaisance pour comprendre les origines de cette 

    Nous saluons les pompiers de Paris qui font, comme toujours, leur devoir avec dévouement. L’imaginaire populaire français forgé notamment par le grand classique de Victor Hugo, Notre-Dame-de-Paris, n’en est que plus vivace en nos cœurs.

     

    Georges Gastaud, porte-parole national du PRCF.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • NouvBillet Rouge-Nouvelles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps. Par G. Gastaud (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).elles ténèbres ou lumières communes ? un enjeu crucial pour notre temps (à propos de deux découvertes scientifiques capitales).

    par Georges GASTAUD, 

    auteur de « Lumières communes » (Delga).

     

    Qui niera hélas que « l’horizon des évènements » politiques est sombre : à l’échelle mondiale, comme disait Hugo « Sophistes et soudards resserrent leur réseaux » ; c’est l’ère empoisonnée des Trump, des Netanyahou, des Bolsonaro, des Guaido et des autres momies réactionnaires ; c’est le retour arrogant des impérialismes allemand et japonais revanchards ; c’est la persistance interminable de la Françafrique néocoloniale ; c’est la tentative des ultra-maastrichtiens et des populistes d’extrême droite de se partager l’Europe en excluant les peuples ; au niveau national, c’est la grêle de mauvais coups contre les salariés, les chômeurs et les retraités, c’est le durcissement de l’Etat policier macroniste, c’est l’interdit de manifester et l’éborgnement de manifestants pacifiques ; c’est l’étranglement annoncé de l’Education nationale et de la fonction publique…

    Ne désespérons pas cependant : non seulement parce que le magnifique soulèvement des Gilets jaunes, malgré certains caciques syndicaux euro-formatés qui obtiennent tout de l’Etat bourgeois en termes de sinécures lors de leur admission à la retraite, montre que le peuple des Sans Culottes et des Communards n’a pas fini de narguer le Parti Maastrichtien Unique au pouvoir. Non seulement parce que le Venezuela, Cuba, la jeunesse de Palestinie sont toujours debout malgré les tentatives d’étranglement, sans parler du magnifique élan des jeunes et des femmes d’Algérie…

    Mais parce que le « front du progrès » ne se limite pas à celui du combat social, qu’ont provisoirement déséquilibré la contre-révolution en URSS et la mondialisation libéral-fascisante qui l’a suivie. Le « front des lumières » continue d’avancer malgré les innombrables tentatives visant à dévoyer la science ou à couper les crédits des recherches non immédiatement « bankables ». Rien que dans la journée du 11 avril, deux nouvelles très importantes :

    •  A l’initiative de savants français et philippins, les traces d’une nouvelle espèce humaine, contemporaine d’Homo sapiens, Homo luzonensis, a été mise en évidence dans l’île aux Philippines. Pas en avant très important pour la connaissance de l’ « hominisation » (loin d’être parachevée quand on voit l’état, proprement… préhistorique de l’espèce humaine actuelle, encore livrée à l’impérialisme barbare…).
    •  Au moyen de la coopération de savants de toutes nationalités, et grâce à la mise en réseau planétaire de nombreux équipements appropriés et télescopes, la première photographie d’un trou noir voisin de notre galaxie a pu confirmer pleinement l’hypothèse ancienne, conséquence de la Relativité générale einsteinienne, et dont l’astrophysicien français Alain Riazuelo est un pionnier mondial.

    « Rousseau dit « l’Homme avance ! » et De Maistre : « il descend ! », disait Victor Hugo, fixant les enjeux de classes du combat entre Lumières révolutionnaires et Ténèbres de la réaction. Tenons bon, camarades et amis, et continuons de transmettre « les flambeaux de la vie » et de la raison, comme y invitait jadis le poème scientifique du grand poète latin Lucrèce !

    Georges Gastaud.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Accident mortel à Brest- Le chantier Damen et son ancien directeur condamnés (LT.fr-2/04/19-16h18)

    L’accident avait eu lieu en décembre 2015, alors que ke chantier Damen travaillait sur l’Oceanic Sirius

    Le chantier de réparation navale Damen, à Brest, a été condamné, ainsi que son ancien directeur, après l’accident mortel qui a frappé un tuyauteur-soudeur de 40 ans, en décembre 2015. Le tribunal correctionnel de Brest a doublé l’amende requise par le parquet à l’encontre de la société.

    Le drame s’était produit lors du déblocage d’une aussière (câble maintenant le navire à quai) en tension. Sur ordre du dock master en charge des manœuvres ce jour-là, un employé avait utilisé un chariot élévateur pour dégager une aussière coincée sous une autre. Le retour de tension avait été fatal à un salarié occupé à une tout autre opération, à 120 m de là.

    L’audience d’il y a deux mois a permis de revenir sur les conditions de sécurité et de formation assurées par l’entreprise. Les débats se sont développés autour de la manœuvre dangereuse pour dégager l’aussière en tension (interdite mais courante dans le chantier) et le problème de la coactivité pendant les opérations potentiellement dangereuses de lamanage. Des usages et des procédures qui ont été revus depuis ce terrible drame.

    Le parquet de Brest avait requis une amende de 50 000 euros contre la société et six mois de prison avec sursis et 12 500 euros contre le directeur de l’époque. Le tribunal correctionnel de Brest a condamné la direction néerlandaise de cette société installée à Brest à 100 000 euros d’amende. L’ancien directeur écope, quant à lui, de six mois de prison avec sursis et d’une amende de 3 000 euros en son nom propre. Sur le plan civil, Damen et l’ancien directeur sont condamnés à payer solidairement les dommages et intérêts évoqués au cours de cette audience.

     


    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)

    Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)Le PRCF s’associe pleinement à ce communiqué du PC de  au sujet du démantèlement par l’Etat polonais actuel du monument dédié à Nikos , « l’homme à l’œillet rouge » qui symbolise les luttes héroïques des communistes grecs pour l’indépendance nationale, la démocratie et le socialisme.

    Au moment même où le gouvernement polonais d’extrême droite persécute les communistes, débaptise les sites dédiés à la résistance antifasciste et à la Pologne populaire, Marine le Pen et ses sbires d’Hénin Beaumont débaptisent le centre Maurice Thorez, figure du mouvement ouvrier du bassin minier du Pas-de-Calais, dirigeant historique du PCF, pionnier du Front populaire antifasciste, inspirateur du Front national de lutte pour l’indépendance et la liberté de la France puis du CNR, auteur du statut de la fonction publique, fondateur de ce qui allait devenir le SMIG, créateur du statut des mineurs en 1946.

    Plus que jamais, face à cette Europe supranationale où le négationnisme antisoviétique et anticommuniste nourrit en permanence la fascisation, l’Etat policier et la résurgence des mouvements fascistes et néonazis, communistes, prolétaires, antifascistes de tous les pays, unissons-nous ».

    Plus que jamais, face à cette Europe supranationale où le négationnisme antisoviétique et anticommuniste nourrit en permanence la fascisation, l’Etat policier et la résurgence des mouvements fascistes et néonazis, communistes, prolétaires, antifascistes de tous les pays, unissons-nous ».

    PRCF


    Pologne, le régime s’attaque à Beloyannis, l’homme à l’oeillet rouge symbole de la résistance au nazisme ! (IC.fr-15/04/19)Le Parti communiste polonais s’indigne du démantèlement du monument de Nikos Beloyannis à Wroclaw. Le monument était situé dans la cour de la 22 e école primaire du district de Stablowice.

    Nikos Beloyannis était un héros de la résistance antifasciste grecque au cours de la Seconde Guerre mondiale – combattant de l’armée partisane communiste d’ELAS et, pendant la guerre civile de 1947 à 1949, commissaire de l’armée démocrate de Grèce. En 1949, en tant que réfugié politique, il vint en Pologne. En 1950, il est retourné en Grèce pour reconstruire les structures du Parti communiste grec (KKE). Arrêté pour ses activités politiques, il a été condamné à mort par le tribunal militaire. Beloyannis a été abattu sur le 30 e de Mars 1952 en dépit des protestations massives en Grèce et dans le monde. Il est devenu une source d’inspiration pour de nombreuses œuvres d’art. En Pologne, il a été commémoré avec plusieurs toponymes des rues et des monuments de Wroclaw et de Kroscienko.

    L’enlèvement du monument de Wroclaw, de même que la destruction de nombreux autres monuments commémoratifs des héros de la résistance antifasciste et du mouvement ouvrier dans le cadre de la soi-disant loi de décommunisation, constitue un élément important de la campagne visant à détruire la mémoire historique. Le démantèlement du monument a été effectué sans accord ni même en informant la communauté grecque vivant en Pologne. Sa procédure n’était pas claire et les responsables de la décision inconnus.

    Nous demandons la restitution du monument de Nikos Beloyannis aussi vite que possible. Nous ne pouvons pas permettre à l’Institut de la mémoire nationale et à d’autres institutions de réécrire et de manipuler la mémoire historique de la société.

    Parti Communiste Polonais
    Source: https://www.initiative-communiste.fr/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Grande America. Les associations environnementales demandent des comptes (LT.fr-19/04/13-12h13)l’incendie a eu raison du cargo transportant des véhicules et des conteneurs divers, en pontée, à l’endroit où s’est déclaré le sinistre. (Marine nationale)

    Les associations de vigilance environnementales n’ont pas tardé à monter au créneau après le naufrage du cargo italien Grande America (214 m de long), à 330 km à l’ouest des côtes françaises.


    Eau et Rivières : « risque d’une pollution massive »

    "À de nombreuses reprises, des déficiences ont été constatées sur le Grande America. Il est navrant de constater que ce genre de poubelles des mers naviguent encore."

    Eau et Rivières de Bretagne rappelle que « ce navire transportait de nombreux véhicules, des déchets et des matières dangereuses. Quant aux risques de pollution, l’inquiétude est donc très grande ». « Le risque pour les milieux marin et côtier est important et nous nous inquiétons d’une pollution massive pour l’environnement ».

    « À de nombreuses reprises, des déficiences ont été constatées sur le Grande America. Il est navrant de constater que ce genre de poubelles des mers naviguent encore ».

    « Notre association sera très vigilante sur les opérations à venir. Nous nous tenons à disposition des autorités et du Cedre [Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, basé à Brest, NDLR] pour aider à coordonner la mobilisation du public en cas de pollution », ajoute Arnaud Clugery, directeur opérationnel et porte-parole d’Eau et Rivières de Bretagne.

    Vigipol : « le risque d’incendie est connu sur les porte-conteneurs »

    "Cet accident illustre malheureusement très concrètement le risque d’incendie à bord des porte-conteneurs."

    Pour la directrice de Vigipol (Syndicat mixte de protection du littoral breton), Sophie Bahé, « cet accident illustre malheureusement très concrètement le risque d’incendie à bord des porte-conteneurs que Vigipol a pointé ces derniers mois dans une analyse détaillée de Yannick Le Manac’h, membre du Pool Experts de Vigipol, et au sujet duquel Vigipol avait interpellé le Préfet maritime [Cliquer ici pour accéder au document] ».

    Vigipol suit donc l’évolution de cet accident avec la plus grande attention…

    L’affaire est suivie de près au centre de traitement de crise armé par la préfecture maritime de Brest. (Photo Marine nationale)

    Mor Glaz : « rendre publique la cargaison »

    De son côté l’association de défense de la mer et de ses usagers Mor Glaz s’étonne de la nature de la cargaison transportée et de la possibilité de certains armateurs de faire commerce de matériels inadaptés en Europe.

    "Il est probable que d’ici quelques jours, des déchets d’hydrocarbures et des déchets flottants se dispersent en mer et arrivent sur le littoral français, notamment de Bretagne sud, des Pays de la Loire et d’Aquitaine."

    L’association Mor Glaz demande aux « responsables » de cette cargaison de la rendre publique, ainsi que le volume des hydrocarbures et autres produits qui se trouvent à bord de ce navire. « Une information précise est indispensable pour juger de la dangerosité des déchets qui vont progressivement s’échapper de l’épave. Il est probable que d’ici quelques jours, des déchets d’hydrocarbures et des déchets flottants se dispersent en mer et arrivent sur le littoral français, notamment de Bretagne sud, des Pays de la Loire et d’Aquitaine, d’ores et déjà les conteneurs à la mer sont dangereux pour la navigation ».

    Enfin, conjointement, les Associations Mor Glaz et Robin des Bois constatent depuis un an « une répétition inquiétante des incendies à bord des porte-conteneurs et des rouliers ». « C’est le signe d’une perte de vigilance de la part des armateurs et des chargeurs ».

    Robin des Bois : « matières dangereuses destinées à l’Afrique »

    "Il est, selon toute logique, bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d’engins de travaux publics, de déchets « à recycler », de remorques pleines de pneus, de quelques conteneurs transportant des matières dangereuses destinées aux grands chantiers en Afrique de l’Ouest ou aux mines"

    De son côté, l’association Robin des Bois, basée à Paris, attend une information précise pour juger de la dangerosité des déchets qui vont progressivement s’échapper de l’épave.

    Concernant ce cargo victime d’un incendie qui a fini par l’envoyer par le fond, Jacky Bonnemains, précise que « ce porte-conteneurs et transporteur de voitures venait de Hambourg, se dirigeait vers Casablanca puis vers Dakar (Sénégal), Conakry (Guinée), Freetown (Sierra Leone). Il devait ensuite poursuivre sur le Brésil. Il est, selon toute logique, bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d’engins de travaux publics, de déchets « à recycler », de remorques pleines de pneus, de quelques conteneurs transportant des matières dangereuses destinées aux grands chantiers en Afrique de l’Ouest ou aux mines ».

    « Le navire, construit en 1997, a été détenu en 2010 pour 35 déficiences dans le port de Tilbury au Royaume-Uni », poursuit le porte-parole de Robin des Bois. « Depuis, d’autres déficiences sont régulièrement relevées par les inspecteurs de sécurité maritime à Hambourg et à Anvers ».


    source: https://www.letelegramme.fr/
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Brest-Loi anti-casseurs. Deux cents manifestants (LT .fr-13/04/19-19h51)

    Deux cents manifestants ont défilé, samedi après-midi, au départ de la place de Liberté contre la loi anti-casseurs, à l’appel d’une dizaine de syndicats et organisations brestoises, dont la Ligue des droits de l’homme, rejoints par les gilets jaunes. Une première.

    « Non à la répression, liberté de manifester ! ». Pour la première fois, les syndicats et les gilets jaunes se sont retrouvés, un samedi, autour des mêmes slogans, dans une convergence des luttes née de l’opposition à la loi anti-casseurs.

    « Risque d’arbitraire »

    Deux cents personnes ont défilé derrière des banderoles et des drapeaux de la CGT et de Solidaires, dont une bonne proportion de gilets jaunes. C’était le 22e acte pour les gilets jaunes, mais l’appel à manifester au départ de la place de Liberté, ce samedi après-midi, ne venait pas d’eux (*). L’appel national de la Ligue des droits de l’homme à se mobiliser contre « la loi liberticide anti-casseurs » a été rejoint par une dizaine d’organisations brestoises.

    « La loi dite anti-casseurs porte atteinte aux libertés publiques. C’est un État qui a peur pour en arriver là. Cette loi jette l’opprobre sur des gens qui veulent s’exprimer », a indiqué Olivier Cuzon, de la Ligue des droits de l’Homme, qui a lu l’allocution commune des organisations. « Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain. Nous en demandons l’abrogation ».

    Lors de la prise de parole d’Olivier Cuzon pour l’ensemble des participants, des « Vendus ! » se sont fait entendre en fond de manifestation émanant de quelques gilets jaunes. Des syndicalistes sont venus à leur rencontre pour dialoguer et la situation s’est calmée.

    Arrêt devant le commissariat

    La manifestation est passée par l’avenue Foch et la rue du Château, avant de bifurquer vers la rue Colbert. La grille du commissariat avait été fermée. Alors que les syndicats en tête de cortège passaient devant l’hôtel de police, les gilets jaunes ont choisi d’y faire une halte. Les slogans se sont tus un moment et une banderole « Gilets jaunes, Julian Assange, Alexandre Langlois (NDLR du nom du policier syndicaliste qui a mis en cause le gouvernement), tous lanceurs d’alerte » a été déployée. Après cette pause, la manifestation est repartie jusqu’en bas de la rue de Siam, où la dispersion a été décidée. Les gilets jaunes ont alors poursuivi seuls, occupant un moment le pont de Recouvrance.

    Parmi les manifestants, figurait une délégation du collectif « Non à la centrale de Landivisiau ». « Nos militants font l’objet d’une répression policière. Nous avons déjà subi trois gardes à vue et une quinzaine d’interpellations, une centaines de contrôles d’identité et des fouilles de véhicules. Cette loi va aggraver les choses », a souligné Loïc Le Polles.

    (*) L’appel à manifester était signé par l’Association France Palestine Solidarité, Attac, la Ligue des droits de l’homme, la Ligue de l’enseignement, le MRAP, la CGT, FSU, Solidaires, le PCF, la France Insoumise, l’ARC29, Brest Nouvelle citoyenneté et l’UDB.
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Dominique Brunel de la Ligue des Droits de l’Homme s’est fait porte-parole du collectif des dix-neuf organisations. 

    Environ 350 personnes ont marché ce samedi matin dans le centre-ville de Quimper pour la liberté de manifester et contre « la dérive autoritaire » du gouvernement. À cette occasion, la Ligue des Droits de l’Homme a annoncé la création d’un observatoire des pratiques policières à Quimper.

    Après Bordeaux, Toulouse et Montpellier (*), la Ligue des Droits de l’Homme a choisi Quimper pour la création d’un quatrième Observatoire des pratiques policières (OPP), a annoncé, ce samedi, Dominique Brunel, du comité quimpérois. « La loi anticasseurs est porteuse de violences. Nous allons installer le plus rapidement possible ce groupe d’observateurs ». Les militants de la LDH, qui en a déjà l’expérience depuis quelques années, ont proposé aux associations, syndicats et partis qui appelaient ce samedi matin la manifestation de participer à la structure.

    « Violence sourde du gouvernement »

    Le premier OPP avait été imaginé par la LDH et la Fondation Copernic en 2017, suite à la mort de Rémy Fraisse lors d’une manifestation contre le barrage de Sivens en 2014 puis les manifestations contre la loi Travail en 2016. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en novembre dernier, Quimper a aussi connu plusieurs samedis violents avec des blessés. Dominique Brunel a rappelé dans son intervention la blessure au visage en novembre suite à un tir de LBD de Max, un Quimpérois, puis son « matraquage » lors d’une autre manifestation en mars. « Il y a une violence sourde du gouvernement contre le peuple », dit-il fustigeant la doctrine française du maintien de l’ordre qui conduit aussi à une « police épuisée ».

    Observateurs formés et identifiés

    « L’Observatoire des pratiques policières de Quimper sera constitué de trois équipes composées de quatre personnes. Elles seront formées, répertoriées par la police et la gendarmerie, identifiées lors des manifestations. Les observateurs seront appelés à porter témoignage, à filmer si nécessaire. On a remarqué que leur présence suffisait pour faire baisser les violences ».

    « Le préfet peut changer de doctrine »

    En parallèle, la LDH quimpéroise va solliciter des rencontres avec la police, la gendarmerie, le procureur, la préfecture pour débattre du problème des violences. « Nous estimons que ces autorités dans un département peuvent prendre des mesures à leur niveau, par exemple ne pas utiliser des lanceurs de LBD. Le préfet peut changer de doctrine au niveau d’un département. On peut décider de ne pas utiliser des lanceurs de balle de défense. Il faut aussi tout un travail pour ne pas confondre les manifestants pacifiques et les casseurs qui sont le plus souvent bien identifiés. Ce qui nous inquiète, c’est la doctrine française du maintien de l’ordre qui engendre la violence », souligne Dominique Brunel.

    Ronan LARVOR

    (*) Un observateur a été blessé lors d’une manifestation à Toulouse en février.
     

    en complément

    350 manifestants

    pour défendre la manifestation

    La manifestation qui réunissait 350 personnes ce samedi matin était composée de nombreux Gilets jaunes mais aussi des militants syndicaux, politiques et associatifs habitués de la rue dans le pays de Quimper. Avec un appel signé par 19 organisations, cette mobilisation plutôt moyenne a déçu certains participants, évoquant « une résignation » de beaucoup. Les enjeux ont pourtant été explicitement exposés par Dominique Brunel qui a lu le courrier national.

    « Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple, a lu Dominique Brunel. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs. Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement. Soumettre les participants à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion. L’ONU a déjà mis en garde la France, pays de la déclaration des Droits de l’Homme, pour ses manquements à ses engagements pour les libertés fondamentales. La pénalisation du mouvement social, écologiste et syndical, le mépris au regard des contre-pouvoirs, est une façon d’empêcher tout dialogue, toute issue positive aux crises de notre époque ».

    Après un tour en ville dans le calme, la manifestation s’est dispersée vers midi, un groupe de Gilets jaunes se retrouvant sur le Frugy pour un pique-nique.

    Ronan LARVOR

    source: https://www.letelegramme.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Quimper. Un observatoire des pratiques policières bientôt créé (OF.fr-13/04/19-15h57)Dans les prochaines semaines, la Ligue des droits de l’Homme lancera son observatoire des pratiques policières à Quimper. 

    Après Montpellier, Toulouse et Bordeaux… Quimper (Finistère). La section quimpéroise de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) recherche des observateurs des pratiques policières, durant les manifestations.

    Ils existent déjà à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier. « Ils », ce sont les « observateurs » de la Ligue des droits de l’Homme (LDH). Leur mission : scruter les pratiques policières pendant les manifestations. Appareil photo ou téléphone portable en main, ils enregistrent tout. Ces prochaines semaines, la LDH va déployer ses « observateurs » à Quimper (Finistère).

    À Quimper ? « Oui, car nous avons eu pas mal de blessés suite à des débordements de quelques forces de police ces derniers mois. Et puis, il y a cette loi anti-casseurs qui est dangereuse : on craint qu’elle ne génère plus d’incidents » , détaille Dominique Brunel, de la ligue des droits de l’Homme.

    Douze observateurs

    Ce samedi 13 avril 2019, un appel à volontaires a été lancé à l’issue d’un défilé en centre-ville pour revendiquer « le droit de manifester » et contre la « loi anti-casseurs » . « On recherche douze observateurs parmi les 19 organisations associatives, syndicales et politiques qui appelaient à manifester ce samedi. Les observateurs fonctionneront par trois équipes de quatre » , détaille Dominique Brunel, de la Ligue des droits de l’Homme.

    Ces douze personnes seront, après sélection, formées par des membres de la LDH au suivi d’une manifestation. « On n’aura pas grand-chose à leur apprendre : juste à filmer lorsqu’il y a des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants » , expose Dominique Brunel. Le membre de la LDH explique que « les observateurs seront connus des policiers. Avant les manifestations, ils iront se présenter à eux, leur expliqueront leur rôle et porteront des tenues distinctes des manifestants » .

    « Nous ne voulons pas bouffer du policier »

    Si les observateurs de la LDH assistent à des « débordements des forces de l’ordre, alors ils deviendront témoins » , poursuit Dominique Brunel. Les vidéos filmées ? « Nous les mettrons en ligne. Ça obligera le procureur de la République et l’inspection générale de la police nationale à lancer des poursuites. »

    Mais la Ligue des droits de l’Homme prévient : « Avec cet observatoire, nous ne voulons pas bouffer du policier. Ce n’est pas le message que l’on souhaite envoyer. » Non, toujours selon Dominique Brunel, il est plutôt question « d’apaiser les rapports » entre manifestants et forces de l’ordre. « Dans les villes où l’observatoire est déjà en place, les policiers s’occupent vraiment des casseurs. Les bonnes personnes sont interpellées. Et il y a moins de tensions », croit-il savoir.

    La LDH est convaincue qu’il s’agit là d’une « bonne initiative » . L’association prévoit de rencontrer police, gendarmerie, préfet et procureur de la République ces prochaines semaines pour lui en faire part.

    Basile CAILLAUD

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • 350 personnes déambulent dans les rues du centre-ville de Quimper (Finistère), ce samedi 13 avril 2019, pour le droit de manifester

    350 personnes déambulent dans les rues du centre-ville de Quimper (Finistère), ce samedi 13 avril 2019. Un rassemblement regroupant plusieurs organisations politiques, associatives et syndicales, pour le « droit de manifester ».

    Dix-neuf organisations locales (associations, syndicats et politiques) ont lancé un appel à manifester, ce samedi 13 avril 2019, à Quimper (Finistère). 350 personnes y ont répondu, en déambulant dans les rues du centre-ville, à 10 h 30. Leur credo : « Tous unis pour les libertés publiques et le droit à manifester ». Elles souhaitent voir abroger la « loi anti-manifestation ».

    « Une atteinte grave aux libertés publiques »

    « La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs, relate un communiqué de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme. Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion. »

    Les manifestants suivent le circuit suivant : place Terre-au-Duc, rue René-Madec, pont Max-Jacob, place la Résistance, boulevard Dupleix, pont de la Poste, rue de Juniville, rue du Frout, place Saint-Corentin, rue Kéréon, pont Médard, et retour à la place Terre-au-Duc.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires