• De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes ? par Georges Gastaud

    De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes, des syndicalistes, des progressistes et républicains, des défenseur de la ? c’est à ces questions que répond Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, syndicaliste, philosophe dans une tribune pour Initiative . A travers cette analyse fine de la situation, et alors que la campagne des législatives bat son plein sur fond de plan de licenciements dans l’industrie, de postures belliqueuses du président élu Macron, et de préparation d’une blitzkrieg par Macron en application des ordres donnés par le MEDEF et l’Union Européenne contre les travailleurs, chacun peut en responsabilité se saisir des explications et des propositions des militants communistes, et rejoindre dans l’action le PRCF. Pour lancer la contre offensive des travailleurs.

    _____________________________________________________________________

    La signification historique du quinquennat MACRON et les tâches des communistes et des progressistes de France

    De quoi Macron est-il le nom ? Quel est le devoir des communistes ? par Georges Gastaudpar Georges Gastaud (PRCF) – Le 18 mai 2017

    La triste mission historique du gouver-nement Macron : enterrer les acquis du CNR et l’Etat-nation issu de la Révolution française

    Il ne s’en cache même pas : Macron et son gouvernement de droite ont pour but même plus dissimulé de poursuivre et d’accélérer la guerre de classe menée par l’oligarchie contre les conquêtes sociales, culturelles et politiques issues de la part progressiste notre histoire nationale. En ce sens, le nouveau chef d’Etat, qui veut  cyniquement dynamiter le Code du travail, ubériser tous les rapports sociaux (guerre aux statuts et aux conventions collectives !), remplacer les retraites par répartition issues de la Résistance par la très aléatoire « retraite à points », substituer la concurrence sauvage entre établissements à l’Education nationale (donc aux diplômes et aux qualifications nationales, avec d’énormes dégâts prévisibles sur les salaires…), se situe nettement dans la continuité des Raffarin, Sarkozy et autre Hollande… pour ne pas remonter à Mitterrand-Delors et à Pompidou-Giscard (1) qui leur ont, de longue main, préparé le terrain.

    Mais l’essentiel n’est sans doute plus là : Macron, l’ « homme nouveau » porté par la finance internationale, encensé par la « grande presse » et parrainé par le tandem Merkel/Obama, est investi – à tous les sens du mot – d’une mission de classe proprement historique : Macron est en effet mandaté pour substituer à l’Etat-nation français, incurablement marqué par l’héritage jacobin, communard, laïque, dreyfusiste, communiste et résistant, les futurs « Etats-Unis d’Europe », la « reconfiguration » régionaliste du territoire national, l’ « Union transatlantique » (combien de temps le TAFTA mettra-t-il après l’élection allemande pour revenir à l’agenda ?). Il s’agit aussi pour Macron, qui affirme cyniquement que « la langue française n’a pas besoin d’être défendue », d’officialiser le tout-anglais totalitaire que le syndicat patronal Businesseurope veut imposer comme « la langue des affaires et de l’entreprise » (dixit le Baron Seillères, parlant en 2004 au nom de Businesseurope devant le Conseil européen). Tout cela  figurait déjà dans le Manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’aire et publié en décembre 2011 par Mme Laurence Parisot, soutien éminent d’En Marche. Et ce paquet fort cohérent de mesures antinationales et antisociales devrait bientôt prendre, tambour battant, la forme du « saut fédéral européen » qui était le véritable enjeu, en forme de revanche sur le 29 mai 2005, de ce second tour de la présidentielle que certains ont cru bon de travestir en « scrutin antifasciste ». Par « saut fédéral européen », on entend très concrètement :

    • Un nouveau pacte supranational hyper-contraignant qui, tout en « sanctuarisant » le noyau dur des traités actuels (austérité sans fin, gestion de l’euro par une BCE régentant les budgets nationaux, Partenariat stratégique de l’UE et de l’OTAN sur fond d’« économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ») qui parachèverait le transfert de la souveraineté des Etats-nations vers le « gouvernement de la zone euro ». Un Pacte auquel le « parlement de la zone euro » cher à l’euro-atlantiste Hamon (2) viendrait apporter une apparence de légitimité. Déjà un nouveau traité européen concocté par Merkel et Hollande attend dans les cartons des eurocrates bruxellois. Décidément, le « socialiste » Hollande et le « républicain » Edouard Philippe, et surtout, Mme Merkel, doivent bien rire du farcesque « barrage antifasciste » que toute une partie de la « gauche radicale » s’est escrimé à scénariser pour (se) dissimuler le véritable enjeu de classe du 6 mai : l’obtention du consentement populaire biaisé à la future constitution de l’Etat fédéral européen dont l’écrasante majorité des Français ne veulent pourtant toujours pas ! Il est pourtant très improbable que le Non populaire du 29 mai 2005 et les grandes luttes qu’il a permises (révoltes pour les retraites, contre le CPE, contre la Loi travail…) s’avèrent rapidement solubles dans le brillant numéro d’illusionnisme auquel se livre Macron pour euro-réinitialiser la vie politique hexagonale…
    • La construction d’une « défense européenne » encadrée par l’OTAN », portant les dépenses militaires à 2% des PIB nationaux (comme l’ont exigé à la fois Trump et Clinton) et dessaisissant la France de sa maîtrise sur l’arme nucléaire. Ce qui, dans les conditions présentes et alors que l’armée française de métier, réduite dans ses moyens de défense nationale, empêtrée dans des missions de maintien de l’ordre et dispersée dans des opérations néocoloniales caractérisées, reviendrait à priver la France – et surtout une future France 100% insoumise à l’ordre dominant – de toute capacité à défendre ses choix contre les diktats de l’Axe Washington-Berlin-Bruxelles et de leurs collabos hexagonaux.

    Briser la Nation pour rendre irréversibles la casse sociale...

    De la sorte, l’ubérisation générale de la société par Macron, avec n’en doutons pas, le soutien direct ou indirect des LR et du PS peu ou prou débarrassé des « frondeurs », sera en quelque sorte « parée » et « calée » à l’international au sein d’une nouvelle Sainte-Alliance contre-révolutionnaire et « contre-réformatrice » ; car telle est cette «construction européenne » que bénissent dans son principe Pierre Laurent et aussi hélas, les dirigeants des confédérations syndicales affiliées à la Confédération Européenne des Syndicats. Le nouvel Etat fédéral supervisé, de près par Berlin, et de loin par Washington, veillera alors à ce que les énormes régressions sociales, sociétales, culturelles, institutionnelles, pédagogiques, linguistiques même, qui s’annoncent, soient frappées au sceau de l’irréversibilité, et par là même protégées contre une éventuelle «insoumission » française par la conjuration institutionnalisée, voire «constitutionnalisée », des oligarchies euro-atlantiques coalisées par un Super-Maastricht II. Car que pourrait à l’arrivée une France carrément insoumise au MEDEF et à l’UE si dans un avenir proche, toutes les décisions véritables se prenaient officiellement à Bruxelles (et officieusement à Berlin) ? Le peuple français serait ainsi placé sous tutelle pendant que l’approfondissement de la régionalisation (en fait, de la « länderisation » à l’allemande) du pays se poursuivrait « en marche forcée », mettant fin à la « République une, laïque et indivisible » issue de l’An II… et que les négociations sur les conditions de travail, les salaires, les horaires, se mèneraient en fait à l’échelle des entreprises poussées au moins-disant social par la logique de la « concurrence libre et non faussée » ?

    Bref, si l’on accepte une minute de se mettre dans la tête des oligarques qui méprisent notre vieux pays frondeur et qui se fantasme tous peu ou prou en « traders » anglo-saxons, Macron a reçu pour mission – et le fait qu’il y parvienne ou pas dépendra contradictoirement de sa détermination et de nos résistances ! – de devenir l’homme historique, au sens hégélien du mot, qui, tout en chantant la Marseillaise (les yeux ridiculement clos et la main sur le cœur, à l’américaine !), mettra le point final à l’histoire du trop remuant pays des « Jurées-Communes » et d’Etienne Marcel, de Jeanne d’Arc et des « Jacques », de Marat et de Louise Michel, de Jaurès, de Jacques Duclos et d’Ambroise Croizat. Voire de De Gaulle et de Jean Moulin, ces graines d’« Astérix » devenues totalement insupportables dans le cadre d’une Europe en marche vers le globalisme atlantique… Un projet antinational certes, et qui devrait dresser contre lui tout patriote digne de ce nom, mais aussi un macro-projet terriblement réactionnaire AUSSI à l’échelle mondiale : en effet, l’euro-dissolution finale de ce qui reste du pays de Robespierre dans le bloc militaro-atlantique, viendrait parachever, en ce 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917, les énormes attentats contre le progressisme universel qu’ont été successivement l’implosion contre-révolutionnaire de l’URSS, la mise au pas berlino-formatée du peuple grec et la tentative impérialiste en cours, dans toute l’Amérique latine, visant à déstabiliser les pouvoirs progressistes pour isoler Cuba. Mais n’est-ce pas Lénine qui, dès 1915, qualifiait l’, ce « stade suprême du capitalisme », de société « pourrissante, parasitaire, agonisante, réactionnaire sur toute la ligne » ?

    Politique de guerre euro-atlantique et « tenaille »poli- ti-que hexagonale

    Pour assombrir encore ce lugubre tableau, il faut en outre considérer deux données majeures :

    • Sur le plan international, la Trilatérale impérialiste qui domine le monde (USA, Japon, Europe allemande) est à la fois unie pour régler leurs comptes aux BRICS, notamment à la Russie et à la Chine (fût-ce par Corée du nord, Syrie ou Ukraine interposées), et divisée depuis que l’accord inter-impérialiste souterrain entre le dollar et la zone euro (dollar faible mondialisé contre euromark fort régionalisé (3)) a été rompu de facto parl’euro-austérité (1), laquelle a provoqué l’écroulement des débouchés commerciaux sud-européens de la grande industrie allemande : chacun a vu la manière humiliante dont Trump a récemment « accueilli » Mme Merkel, mais personne n’a souligné qu’en amont de cette rencontre et depuis plusieurs années, la Banque européenne de Francfort avait de facto fortement dévalué l’euromark en faisant massivement marcher la planche à billets, le but de la BCE étant de permettre au « made in Germany » d’envahir le marché américain que protégeait jusqu’alors l’euromark fort. Et les guerres impérialistes ont toujours été le moyen pour « réguler » le capitalisme en crise, soit par des conflits inter-impérialistes ouverts, soit par des croisades communes derrière l’impérialisme le plus fort et contre les « Etats voyous » désignés comme boucs émissaires.
    • Sur le plan national, le paysage politique est en pleine décomposition/recomposition. Le FN a certes effectué un bond en avant, notamment en milieu ouvrier, il s’est tristement étendu et banalisé (10 millions de voix au second tour ralliant un fort contingent des voix «versaillaises » de Fillon !), mais en même temps, le parti des Le Pen s’est démasqué en renonçant publiquement à toute idée de rupture avec l’UE et en repoussant aux calendes grecques ses pseudo-réformes « protectrices » (dont l’emblématique retraite à 60 ans) … J.-L. M. a certes obtenu un excellent score, qui constitue un socle progressiste non négligeable pour les luttes futures, mais à l’approche du second tour présidentiel, JLM a fortement tempéré sa critique de l’UE pour finir d e siphonner les voix de Benoît Hamon (n’eût-il pas mieux valu occuper le terrain ouvrier déserté par le FN suite à l’euro-recentrage revendiqué de Marine Le Pen ?) pendant que la direction du rabattait insidieusement sur Hamon, puis appelait sans retenue à voter Macron au second tour en présentant ce vote grossièrement patronal comme un « barrage antifasciste ». Si les vrais communistes continuent de refuser de, tout à la fois, agir pour reconstruire le indépendamment du -PGE en phase terminale, appeler au tous ensemble des travailleurs sans ménager outre mesure les chefs de file des confédérations euro-alignées, porter ensemble, fortement et loyalement, la stratégie innovante des « quatre sorties » et agir à tous niveaux, principalement à l’entrée des usines, pour qu’émerge une France Franchement Insoumise (FFI) à l’UE/OTAN du capital, alors Macron aura tout loisir pour recomposer à sa main le paysage politique et pour dynamiter les acquis sociaux en regroupant tous les euro-fédralistes issus du PS, du MODEM et des LR : et c’est ce qu’il a commencé à faire en regroupant dans son gouvernement tout ce que la France compte d’adversaires (« de droite et de gauche ») des acquis du CNR et de l’indépendance nationale. Pendant ce temps, se reconstitueraient, à droite de la « REM », un rassemblement pseudo-tricolore et même pas euro-critique (autour de Le Pen, de Dupont-Aignan et/ou de Wauquier ?), et à gauche de la REM, une nébuleuse rose vif satellisant les vestiges du , du PS « hamonien » et de la part la plus néo-mitterrandienne de la « FI ». Ce qui, en l’absence de clarté politique sur les questions stratégiques du progressiste et de la marche révolutionnaire au socialisme, aurait fort peu de chances de bousculer le duopole pseudo-alternatif qui s’est dessiné au second tour de la présidentielle en « opposant » en miroir le Parti Maastrichtien Unique, ce PMU des « élites » post-nationales, au pseudo-rassemblement « patriotique » des bleus-marine chargés de fixer les couches populaires, de les diviser sur des bases racistes et de refermer sur elles la nasse maastrichtienne badigeonnée de tricolore (ainsi font déjà les dirigeants « nationalistes », fascisants et parfaitement euro-compatibles de Varsovie, de Budapest, de Kiev, etc.). Ainsi le monde du travail, cœur du peuple français, serait-il politiquement, culturellement et syndicalement paralysé puisque contraint d’osciller, sur fond d’Etat policier et de guerres impérialistes récurrentes, entre un parti raciste même pas euro-critique… et un parti antinational même pas antifasciste !

    Pour la « superposition des cartes » à partir de la contradiction capital/travail

    O

    Or, cette recomposition, certes encore bien floue, du spectre politique français, ne permettrait évidemment pas d’opérer la seule tâche stratégique qui vaille pour de vrais communistes, pour des militants ouvriers de classe, et pour des patriotes antifascistes, en un mot pour tous ceux qui gardent au cœur la République sociale, fraternelle et souveraine œuvrant pour la paix et pour la coopération internationale : dans un texte précédent déjà publié par IC, nous désignions ce problème politique en employant l’expression «superposition des cartes ». Tout montre en effet que, contrairement à ce que l’on raconte ici et là, la carte de l’opposition euro-élitisme / patriotisme populaire n’a pas été effacée, mais fortement réactivée par le 1er tour de la présidentielle (les candidatures franchement européistes sont minoritaires) : bref, la scission socio-territoriale issue du 29 mai 2005 ne s’est pas cicatrisée, bien au contraire, et cela n’a rien d’étonnant quand on voit ce que la « construction » européenne a produit depuis 2005 en termes de destruction du lien social français. Par ailleurs, la carte du clivage droite/gauche n’est pas effacée, quoi qu’en disent les observateurs superficiels ; car d’une part, le vote JLM lui a rendu une nouvelle vigueur (même si le discours de JLM est hélas très fluctuant sur ce sujet faute d’une approche de classe de l’idée de peuple) ; pour le meilleur ou pour le pire, ce clivage reste un levier très important. C’est en effet sur sa base que, consciemment ou pas, des millions de gens qui se sentent « de gauche » ont naïvement voté Macron pour « faire barrage » à Fillon au 1er tour, puis pour « faire barrage » au FN au second tour. Qu’il s’agisse là d’une illusion ou d’une manip, c’est une chose sur laquelle il faudrait d’ailleurs discuter ; mais que ce clivage hérité de la Révolution française, des combats ouvriers et républicains des 19 et 20èmes siècles (Trois Glorieuses,insurrections de 1848, Commune de Paris, dreyfusisme, combats laïques, Congrès de Tours, Front populaire, ancrage progressiste du CNR – où le PCF de Jacques Duclos était central et dont le patronat et l’ultra-droite collabos s’étaient par avance exclus –, combats anticolonialistes, grève de Mai-Juin 68…) continue de structurer en profondeur l’électorat, c’est ce qu’on ne tardera pas à voir quand l’énorme plan d’euro-ajustement structurel de la France présenté par Macron déclenchera d’explosifs affrontements de classes bousculant la REM (faut-il dire la Rupture Euro-Médéfienne ?), ce conglomérat confusionniste construit pour brouiller les cartes et faire passer en douceur (pour commencer !) son blitzkrieg anti-CNR. Car hormis l’intelligent politiste Jérôme Sainte-Marie, lequel redessine le spectre de la lutte des classes derrière le prisme déformant des cartes électorales, c’est bien l’affrontement capital/travail, surdéterminé par la confrontation entre l’oligarchie et le front antimonopoliste, qui peine à se former autour du mouvement ouvrier. C’est en définitive en prenant appui sur cette contradiction centrale, (infrastructurelle pour parler comme la tradition marxiste), celle qui oppose le travail au capital et, plus sourdement, c’est en activant l’alliance des couches populaires et moyennes contre le capital maastrichtien, que les militants d’avant-garde parviendront à dissoudre l’opposition délétère d’un pseudo-patriotisme réactionnaire (le FN et ses satellites) et d’un pseudo-« internationalisme » euro-atlantique et ultra-militariste.

    C’est pourquoi les propositions stratégiques que le PRCF ne cesse d’avancer (avec une écoute croissante en classe ouvrière, soit dit en passant) ne sont ni des « lubies » ni des « préférences » subjectives. Si l’on veut à temps, – avant que la « France des travailleurs » chantée par Jean Ferrat n’ait sombré dans les eaux glaciales de l’Empire euro-atlantique, si l’on veut briser à la fois la « macro-recomposition » fédéraliste et la fausse alternative REM/FN, si l’on veut qu’une future insurrection populaire contre les Ordonnances Macron ne finisse pas comme s’est achevée la révolte contre la Loi Travail (où, sans parler de la CFDT jaune, les confédés en lutte se sont égosillées pendant six mois contre l’inexistante « Loi El Khomri » tout en épargnant l’euro-directive qui cadrait à la fois la Loi Travail (France), le Jobs Act (Italie) et la Loi Peters (Belgique)), si l’on ne veut pas en outre que le FN achève de tisser sa toile sur la France d’en bas menacée de déclassement massif, alors, il n’y a d’autre solution progressiste (qu’on essaie de prouver le contraire ! ) que de :

    • Fédérer les républicains patriotes et antifascistes autour de l’objectif du Frexit progressiste et d’un programme de nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, de constitution d’une nouvelle République conférant aux forces populaires des moyens d’intervention sans précédent, de mise hors d’état de nuire des fascistes, de reconstruction du progrès social, de coopération internationale avec tous les continents, sans exclure les bonnes relations avec l’ALBA, la Russie, la Chine, l’Afrique, et en jouant à fond la carte d’une Francophonie internationale résistant au tout-anglais et tournant le dos à la « Françafrique ». Cela impliquera de mener ensemble une lutte idéologique de masse pour prouver que, comme nous le disons au PRCF, « c’est si on reste dans l’UE qu’on « y restera ! », et c’est au contraire si l’on en sort qu’on « s’en sortira » ! ». Les forces euro-critiques qui portaient peu ou prou cette idée (fût-ce hypocritement pour certaines) durant la campagne électorale s’étant finalement dérobées au fur et à mesure que montait la pression des eurolâtres, ce combat pour la sortie de l’UE/OTAN/Euro devra désormais être porté par des forces franchement progressistes qui ne se laisseront pas hypnotiser par les péripéties électorales : en un mot, par des forces œuvrant pour une France Franchement Insoumise (FFI) à l’UE/OTAN. Des forces ne craignant pas, sinon de lutter toutes pour le socialisme, du moins d’agir pour que le peuple français ait de nouveau le droit de construire une société socialiste s’il en décide ainsi. Car, comme nous l’avons maintes fois démontré, à la différence du Brexit tourné vers l’Oncle Sam, le Frexit sera progressiste, orienté vers le socialisme, ou bien il ne sera pas. A cet objectif émancipateur, qui peut souder le combat pour le socialisme au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les militants ouvriers conséquents ne peuvent que souscrire ; mais des citoyens non communistes qui se définissent comme « jaurésiens », « gaullistes de progrès », écolos citoyens, croyants laïques, etc. devraient eux aussi s’y rallier pour peu qu’ils préfèrent la France et la démocratie aux intérêts de classe bourgeois qui parlent trop souvent plus fort que patriotisme et justice sociale. C’est dans cet esprit qu’il faudra bien construire un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique, un « FRAPPE », et que pour cela, il faudra tendre loyalement la main aux militants de la France insoumise, sans oublier les communistes que heurte l’opportunisme extrême d’un Pierre Laurent. A tous ces insoumis de cœur et d’action d’affronter sans frilosité le débat de fond sur la phrase écrite sur les affiches de J.-L. M. : « l’Europe de Merkel, on la change ou on la quitte ! ». Pour leur part, les militants de la renaissance communiste sont en capacité de prouver que, la « construction » européenne étant génétiquement conçue pour briser les acquis sociaux, la souveraineté des peuples et leur diversité culturelle, on ne peut pas « changer l’UE de Merkel (5) » si bien qu’il faudra bien en sortir unilatéralement, comme il faudrait d’emblée sortir de l’OTAN pour échapper aux entreprises prédatrices de Washington : la souveraineté du peuple étant inaliénable, comme l’a montré Rousseau dans le Contrat social, il est contradictoire de prétendre en négocier le champ avec Berlin ; en outre, loin de nous isoler de l’UE, la sortie unilatérale de la France ferait d’un coup disparaître l’UE de Maastricht comme la Révolution de 1848 a détruit ce qui restait de la Sainte-Alliance de Metternich en ouvrant la voie à un nouveau « Printemps des peuples ». De tout cela débattons franchement : qu’avons-nous à y perdre que nos dernières illusions, et à y gagner que notre franche et commune émancipation ? Il faudra donc qu’émerge au plus tôt un appel fédérateur pour le Frexit progressiste invitant à une bataille d’idées tenue dans la durée et indépendamment des échéances électorales qui viennent périodiquement saper les efforts des adversaires progressistes de l’UE ;
    • Rassembler les syndicalistes de combat, tous ceux qui rejettent la paralysante Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de l’UE, ainsi que la CFDT jaunâtre, cette chambre d’enregistrement du MEDEF. Dans tout le pays du reste, les luttes se multiplient et les déclarations de nombreuses organisations syndicales prouvent la vigueur de l’enracinement de classe et de masse du monde du travail. Pour soutenir les luttes ouvrières et les organisations syndicales de combat, il faut s’attaquer aux cloisons artificielles élevées entre le «politique » et le « syndical » par ceux qui ne se privent pas, eux, de ménager l’UE, de courtiser le PS, rebattre vers Macron et d’ignorer les appels des insoumis à écarter DES LE PREMIER TOUR Fillon, Hamon et Le Pen (3). Car l’indépendance syndicale ne consiste pas à céder à l’anticommunisme et à l’européisme alors que Macron et la social-eurocratie s’évertuent à vassaliser les appareils confédéraux, c’est au contraire quand les militants politiques de la classe ouvrière – les communistes – et quand les militants syndicaux du monde du travail, cégétistes, militants Unité et Action de la FEN (l’ancêtre de la FSU et de l’UNSA), agissaient au coude à coude, sans confondre les modes de décision propres à chacun des deux champs d’action, que notre classe ouvrière a remporté ses plus belles victoires. Souvenons-nous que Marcel Paul, le déporté-Résistant qui nationalisa EDF et qui créa le statut des électriciens-gaziers, était à la fois ministre communiste et secrétaire de la fédération CGT de l’Energie alors que Croizat dirigeait la Fédération CGT des métallos. Les formes de cette coopération entre parti de classe et syndicat de combat doivent évidemment être réactualisées en permanence, mais seule la dynamique fédératrice du combat de classe anticapitaliste peut raviver la véritable indépendance syndicale, qui signifie à la fois indépendance rigoureuse par rapport au patronat, à l’Etat et à l’UE, et dépendance étroite des syndicats par rapport aux revendications sociales et aux luttes des travailleurs !
    • Regrouper les militants franchement communistes indépendamment de l’appareil euro-formaté et socialo-dépendant du PCF-PGE. Et d’abord il faut les unir pour l’intervention unitaire à l’entrée des entreprises, qui demeurent le lieu central de l’affrontement des classes. Pour cela, porter ensemble un programme centré à la fois sur le Frexit progressiste et sur la nécessité du socialisme pour la France.

    Pour porter cet ensemble cohérent de propositions, le PRCF, ses jeunes des JRCF, son mensuel I.C.et son site internet www.initiative-communiste.fr, sa revue théorique Etincelles, ses commissions nationales de lutte doivent se renforcer sensiblement. Un courant d’adhésion et de sympathie s’est dessiné à l’occasion de la campagne présidentielle où beaucoup ont apprécié le positionnement responsable du Pôle, à égale distance du sectarisme gauchiste et de l’opportunisme des Robert Hue passés et futurs qui achèvent de discréditer le PCF-PGE. Alors, rejoignez maintenant le combat du PRCF, car comme disait Marx, « l’histoire ne repasse pas les plats ».


    (1)       La fuite en avant euro-atlantique a été décidée par la bourgeoisie française en réponse à Mai 68 (sans doute la plus grande grève de l’histoire) où l’affrontement de classes entre le pouvoir des monopoles et la classe ouvrière rouge de France (le PCF était alors le 1er parti dans la classe ouvrière, le premier parti de France, le 1er parti de l’ « union de la gauche » qui venait de faire un bond de géant aux élections de 1967, et la CGT dominait également de très loin dans les collèges ouvriers et employés. Froidement, pour des raisons pas seulement économiques, la bourgeoisie a décidé de sacrifier De Gaulle et sa politique d’indépendance par rapport à l’Oncle Sam et au « Marché commun », de rapprochement avec l’URSS et avec la Chine, de soutien aux souverainistes québécois et de semi-soutien aux Palestiniens et aux peuples d’Indochine confrontés au successeur américain du colonialisme français. Elle a aussi fait une croix, par la même occasion, sur la grande industrie française, support matériel du vote rouge et de l’influence CGT. A l’Allemagne, où les communistes étaient interdits et où le SPD imposait sa pesante collaboration des classes, la grande industrie, particulièrement la machine-outil, mère de la production industrielle. Après une persécution en règle des militants CGT de l’usine, cet acharnement anti-ouvrier verra la fermeture finale de l’usine de Renault-Billancourt, cœur de la grève de 1968, qui était le principal centre producteur de machines-outils (et pas seulement de voitures, comme trop de gens le croient encore). De plus en plus, la bourgeoisie française allait promouvoir la « construction européenne » en position subalterne par rapport à l’Allemagne et aux USA, alors que De Gaulle n’acceptait le Marché commun qu’à la condition que la France y donne le la. Avec la chute des pays socialistes européens, la fin de l’URSS et la dissolution du Traité de Varsovie, un important saut qualitatif dans la marche vers l’euro-dissolution de la France fut l’adoption de justesse, par 51% des voix, du traité de Maastricht coparrainé par Mitterrand et Chirac. Le résultat net est la destruction systématique des bastions de la « France rouge », non seulement le charbon, l’acier (qu’étaient censés promouvoir la CECA de Monnet/Schuman !), le textile, la sidérurgie, mais aussi les «monopoles publics » constitués sous le Front populaire et à la Libération, sans oublier la petite paysannerie rouge (notamment les viticulteurs du Languedoc) ou les artisans-pêcheurs (notamment les marins rouges du Guilvinec, du Tréport, etc.) laminés par les « élargissements » européens successifs. De A à Z, la construction euro-atlantique a été une guerre de classe contre le socialisme existant, contre les partis communistes occidentaux (qui firent de leur destruction par l’ennemi une auto-destruction programmée quand ils optèrent pour l’eurocommunisme derrière les révisionnistes en chef Carrillo et Berlinguer), contre le monde du travail des pays européens, contre les peuples de l’Est rendus à leur état semi-colonial d’avant-guerre (pour ne prendre qu’un exemple, il n’y a plus aujourd’hui que… trente salles de cinéma dans toute la Roumanie «libérée » du socialisme !).

    (2)       Hamon, c’est-à-dire l’ « homme de gauche » que P. Laurent voulait marier de force à Mélenchon avant le 1er tour : pourtant, JLM voulait sortir de l’OTAN tandis que le candidat du PS réclamait encore plus de frappes américaines sur la Syrie !

    (3)      Dans un article récent d’Etincelles, j’ai montré que l’euro fort calé sur le mark avait bien moins à voir avec le « libre-échange » universel qu’avec un accord « crypto-protectionniste » permettant aux USA de maintenir leur emprise monétaire mondiale sur la base du dollar faible et inconvertible tout en permettant à l’industrie ouest-allemande (l’autre n’existe plus !) de dominer l’Europe de l’Est, la France et l’Europe du Sud en interdisant les dévaluations compétitives dans la zone euro. Or cet accord inter-impérialiste inavoué est devenu caduc de fait quand, l’euro-austérité made in Germany ayant asphyxié l’Europe du Sud et la France, la RFA s’est tournée vers le marché US pour écouler ses Mercédès. Et Donald Trump vint !

    (4)      C’est ce qui se fût produit si JLM avait atteint le second tour, résultat qui était à portée de main d’une campagne dynamique et plurielle menée sans mégoter par toutes les forces progressistes conscientes des rapports de forces.

    (5)      Il suffit pour s’en convaincre d’analyser la structure logique de la France écrite sur les affiches de JLM. Si l’on pouvait changer « l’Europe de Merkel », elle ne serait pas « l’Europe de Merkel »… Et si elle est bien « l’Europe de Merkel », elle est dictatoriale et l’on ne peut pas la changer du dedans. Il faut donc en sortir, CQFD, chers insoumis !

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Non à l'OTAN - Non à la guerre – MANIFESTATION – BRUXELLES les 24 et 25 mai 2017 (communcommune 22/05/2017)

    Tous à Bruxelles les 24 et 25 mai 2017

    Les 25 et 26 mai 2017, un sommet de l'OTAN se tiendra à Bruxelles pour l'inauguration de son nouveau siège. Ce sera la première visite en Europe de D. Trump depuis son élection.

    Un collectif international regroupant plus de 500 organisations venant de plus de 50 pays (chiffres provisoires, en augmentation continue) organisera à cette occasion :

    -Le 24 mai : une grande manifestation dans Bruxelles pour la « bienvenue » à M. Trump et pour demander la dissolution de l'OTAN.

    -Le 25 mai: un contre-sommet dans des locaux dans le centre de Bruxelles avec débats, ateliers, projection de vidéos, témoignages, ...

    Autocar depuis Paris:

    Un autocar affrété par la CGT partira de la place de la République à Paris le 24 mai à 11h environ pour la manifestation de Bruxelles, retour le soir même avant minuit (avant le dernier métro !)

    Participation aux frais : 50 euros

    Si vous êtes intéressé(e)s, dites-le nous très vite, dans la mesure des places disponibles selon la formule habituelle : contact@otan-non.org

    Nous devons exiger :

    -que la France sorte complètement de l'OTAN, qui devra être dissoute ensuite,

    -que l'OTAN cesse de nous désigner nos ennemis,

    -que la France développe des relations « courtoises », sans vouloir les humilier, avec tous les pays, au-delà des désaccords qui pourraient exister (Russie et Chine par exemple)

    -que la France participe à la Conférence des Nations Unies pour un traité d'interdiction des armes nucléaires en juin 2017 prochain,

    -une véritable sécurité des peuples du monde entier, sans recours à un bouclier anti-missiles par essence agressif, par des partenariats mutuellement profitables,

    -un arrêt de l'escalade des budgets d'armement,

    -un traité sur le commerce des armes incluant un embargo dans les régions en guerre.

    Seule une mobilisation de tous les peuples du monde nous permettra de l'obtenir.

    Pour plus de détails :
    www.stopnato2017.org
    www.otan-non.org

     

    source: communcommune.com

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Grève du 17 mai 2017 en Grèce

    Une grève générale de 24 heures s'est déroulée en Grèce le 17 Mai 2017. Des rassemblements et des manifestations du Front des forces militantes de tous les travailleurs (PAME) ont eu lieu pendant la grève dans des dizaines de villes, contre les mesures de la coalition gouvernementale de "gauche" et du parti nationaliste ANEL. Elles étaient   en discussion au parlement le même jour, Des manifestations de protestation ont été organisées par le PAME dans tout le pays le 18 mai, au moment de leur adoption par la majorité des représentants au parlement grec.

    Des milliers de travailleurs au cours de leur participation massive à la grève du 17 Mai dans tout le pays ont déclaré :

    " Nous ne voulons pas devenir les esclaves du 21ème siècle."

    A Athènes le rassemblement des grévistes du PAME s'est achevé au parlement après une longue marche.

    Il vaut de noter que les mesures ont été présentées par le gouvernement SYRIZA-ANEL après les négociations avec les unions impérialistes de l'UE et du FMI pour une deuxième évaluation du 3ème Mémorandum. Selon les résultats, il est clair que le gouvernement a négocié avec les créanciers au nom des groupes monopolistes locaux et non pas du peuple, dans le but d'accélérer le processus de sortie de la crise capitaliste en faveur du capital.

     

    Le nouveau paquet de mesures anti-populaires aggrave davantage l'assaut; il impose  déjà de nouvelles  restrictions  aux ménages populaires, tandis  que de meilleures conditions sont créées pour l'activité des groupes d'affaires (telles que les mesures pour libéraliser le marché et accélérer les privatisations).

     

    En bref, les mesures répondent à leur besoin : 

    • de nouvelles réductions des salaires et pensions, de sorte que par exemple, le résultat sera une perte pour les retraités d'une somme équivalente à deux mois de leur pension dans l'année.
    • D'une augmentation de l'impôt direct pour ceux qui ont revenu bas, avec la réduction du seuil de l'impôt. Ainsi, par exemple, un salarié employé qui gagne 615 euros dans le mois et qui, aujourd'hui, ne paye pas d'impôt direct, sera appelé à payer un impôt annuel de plus de 300 €, soit plus de la moitié d'un mois de salaire.
    • De nouvelles réductions des fonds publiques destinées aux dépenses de santé.
    • De nouvelles réductions des divers acquis (chômage, chauffage)
    • Il y a d'autres mesures pour soutenir le capital dans le nouvel accord, telle que l'augmentation des privatisations,  la libéralisation complète des licenciements massives en faveur des gros affairistes capitalistes,  une législation des nouveaux obstacles aux  appels à la  grèves, la consolidation de toutes les lois anti-ouvrières sur les accords collectifs du travail en vigueur depuis 2011, la création de nouveaux obstacles pour la signature de nouveaux accords accords collectifs  du travail, la légalisation des lock-outs" organisés par les patrons, l'abrogation du jour de repos du dimanche dont les  conséquences seront douloureuses  pour les travailleurs du  commerce de détail et les commerçants, afin d'accélérer la concentration du secteur du détail  par  des chaînes de supermarchés etc..

    Ces nouvelles mesures auront un impact cumulé dans une période où la situation des employés salariés et des employés à leur compte, s'est déjà dramatiquement détériorée à la fois en raison des politiques des précédents gouvernements du ND-PASOK et des actuels de SYRIZA-ANEL.

    En 2016, 45% de la population avait un revenu en dessous du seuil de pauvreté.

    Le SG du CC de KKE, Dimitris Koutsoumpass; a participé au rassemblement du PAME  au square Ethnikis Antisatsis à Athènes a fait la déclaration suivante aux mass-media :

    "La guerre de classe qui progresse maintenant, n'est pas un coup de fusil en l'air. La guerre de classe doit être quotidienne et continue. Les dures mesures anti-populaires, le 4ème Mémorandum avec les précédents Mémorandums doivent être jetés à la poubelle de l'histoire et les seuls qui ont l'autorité de le faire sont le peuple Grec, le mouvement populaire du travail.

    Pour cette raison le soulèvement partout, non pas un jour ou une heure, doit être étendue, la lutte ne doit pas se terminer aujourd'hui mais continuer.

    Le KKE, les forces orientées sur une base de classe, le mouvement militant PAME, l'Alliance sociale seront présents, chaque jour, partout, dans les rues, au Parlement, dans les usines, dans les villes et les villages. C'est une lutte constante qui doit être menée pour le renversement de ce système pourri et corrompu, des gouvernements, pour le retrait de l'UE, avec un plan social et économique qui aura à son  épicentre le peuple travailleur, les besoins toujours plus étendus de notre peuple."

    source: lien-pads.fr

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Une déclaration des communistes insoumis : STOP A LA CONFUSION POUR UN VOTE SANS AMBIGUÏTÉ AUX LÉGISLATIVES

    STOP A LA CONFUSION POUR UN VOTE

    SANS AMBIGUÏTÉ AUX LÉGISLATIVES

    « Alors que la confusion des valeurs s’établit au sommet de l’Etat, les communistes rassemblés dans la France insoumise sont inquiets de la multiplication d’accords aux législatives qui en rajoutent sur le brouillage politique actuel.

    Le PS, EELV et le PCF successivement dans trois départements, le Jura, les Yvelines et la Marne et de façon plus éparpillée dans des circonscriptions diverses en France ont conclu des alliances sans clarté.

    Ces alliances du type « union de la gauche » ont été condamnées par les électeurs de gauche justement, dès lors qu’ils et elles se sont rendu compte du ralliement de Hollande et de ses gouvernements aux politiques libérales menées par la droite.

    Ces alliances ne donnent pas non plus de sécurité aux électeurs sur l’attitude à venir de ces candidats puisque nombre de députés socialistes sont déjà passé dans le camp du président et d’autres sont prêts à le rejoindre sitôt élus.

    Le vote des citoyens et des citoyennes ne peut être confisqué par les politiciens qui s’entendent entre eux pour faire toujours la même politique.

    Le seul vote non récupérable est celui en faveur de toutes les candidates et de tous les candidats soutenus par la France insoumise.

    Si les 7 000 000 d’électrices et d’électeurs qui ont soutenu le programme « l’avenir en commun » confirment leur vote aux législatives et invitent celles et ceux qui se sentent floués ou abandonnés par les partis pour lesquels ils ou elles ont voté à faire de même, alors une nouvelle majorité est possible.

    La seule majorité qui respectera votre vote et ne fera aucun compromis avec le président libéral.

    Nous appelons au rassemblement le plus large autour de ce vote sans ambiguïté aux élections législatives en faveur des candidates et des candidats soutenus par La France insoumise »

    Espace politique les communistes insoumis :

    Christian Audoin, Bernard Bandelier, Francis Parny, David Pellicer, Françoise Quainquard.

    SOURCE : Facebook

    YVELINES : Les socialistes, les communistes, les radicaux de gauche et les écologistes ont passé des accords sur cinq circonscriptions, où les candidats se présenteront sous la bannière PCF-PS-EELV-PRG. Angéline Silly, conseillère municipale (PS) de Saint-Germain-en-Laye, a ainsi décidé de retirer sa candidature sur la 6e (Saint-Germain-en-Laye), au profit de Josiane Dupé-Suarez, (PCF), dont elle devient la suppléante Changement également pour la 3e (Le Chesnay) où le PC se retire pour laisser le champ libre à Nicolas Hue (PS). Sur la 2e (Vélizy), Colette Gergen (PCF) sera la suppléante de Tanguy Ruellan (EELV). La 7e (Conflans) a été réservée à Gislaine Séné (EELV) et la 5e (Houilles) à Isabelle Amaglio-Terisse (PRG).

    SOURCE: Le parisien.fr

     

    JURA : PS, PCF et EELV présentent des candidats en commun

    Les trois partis présentent des candidats uniques dans chacune des trois circonscriptions et veulent défendre une gauche socialiste et écologiste.PS, PCF et Europe écologie-Les Verts présentent des candidats en communUne partie des candidats, de leurs suppléants 

    Un candidat PS sur la circonscription à Lons, Marc-Henri Duvernet (PS), une candidate Europe écologie -les Verts sur la 2e à Saint-Claude, et un candidate PCF, Laurence Bernier (PCF), dans la 3e  à Dole. Les partis politiques de gauche ont fait un mixte de leurs composantes et ont choisi de mettre en application le vieil adage « l’union fait la force » pour aborder les législatives avec le maximum de chance de l’emporter.

    Intelligence collective

    Cette sorte de gauche plurielle ou d’alliance rose, rouge, verte, n’a pas été facile à réaliser puisque chacune des formations politiques avait déjà choisi, ou presque, son candidat. Elle fait suite à des discussions menées ces dernières semaines où chacun a dû faire des concessions et taire ses ambitions pour mettre en œuvre un forme d’ « intelligence collective ». « On a laisse de coté nos égos, estime Brigitte Monnet (EELV). C’est un message important qu’on donne aux citoyens. L’important, ce ne sont pas les personnes mais le projet que l’on porte ».  « On se doit de redonner espoir », a-t-elle ajouté, face au résultats de la présidentielle avec « un FN très très haut et et un Macron qui propose une politique libérale ». « Nous avons mis l’accent sur nos convergences et pas nos divisions » , souligne Laurence Bernier. « Ce n’est pas un accord d’appareil mais de personnes qui ont travaillé ensemble et ont su se parler », ajoute Anne Perrin. La conseillère départementale Françoise Barthoulot, investi par le PS, s’est retirée.  La deuxième circonscription  du PS était gelée.

    Sans la France insoumise

    Plus qu’une alliance électorale de circonstance, les trois partis affirment s’être retrouvés sur un plat- forme commune  mettant « les citoyens au coeur de politique de justice sociale et d’égalité ». Les candidats prône l’abrogation de la loi travail, dite loi el Khomri, la transition énergétique et la sortie du nucléaire, le renouvellement de la démocratie en allant vers une VI e République, le maintien du service public (hôpital de Saint-Claude). Ils veulent apporter des réponses « aux gens qui en ont marre du libéralisme ».
    Le Jura est l’un des rares départements avec la Somme semble-t-il,  à avoir conclu un accord départemental. Seul regret, que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n’ait pas donné suite à leur tentative de rencontre. Selon Anne Perrin, la porte reste ouverte. Mais à quatre semaine du scrutin, il est peut vraisemblable que les choses évoluent.
     

    Les candidats
    1ere circonscription (Lons) : Marc-Henri Duvernet (PS) ; Anne Perrin (EELV), suppléante.
    2eme circo.(Haut-Jura) ; Christophe Masson (EELV) ; Sébastien Mingnottet (PCF, suppléant).
    3e circonscription (Dole) ; Laurence Bernier (PCF), Grégoire Durant (PS, suppléant).

      
    Christophe Marchal
     source: voixdujura.fr
     
    source générale: communcommune.com   (22/05/2017)
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Ajoutée le 21 mai 2017

    En ce samedi 20 mai 2017, la France insoumise s'associe à tou·te·s les citoyen·ne·s qui marchent contre Bayer, Monsanto et les multinationales qui empoisonnent notre planète. Les insoumis·es participent à ces marches qui dénoncent l'emploi de pesticides dangereux pour la planète et la santé humaine et demandent la mise en œuvre d'un nouveau modèle agricole aux pratiques respectueuses.

    Jugdeep Harvinder Candidate de la 1ère circonscription du Finistère pour la France insoumise aux élections législatives :
    - Je m’engage pour le refus des OGM, le bannissement des pesticides nuisibles en commençant par une interdiction immédiate des plus dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes, etc.) ;
    - Je plaide également pour la mise en œuvre d'un nouveau modèle agricole respecteux de la planète, des paysan·ne·s et des citoyen·ne·s, basé sur la valorisation des circuits courts, le bio et la diversification.

    La France Insoumise: https://avenirencommun.fr/livret-agri...
    La France Insoumise Quimper/Briec/Fouesnant: https://www.facebook.com/Insoumis29.1/
    Lorient Insoumise: https://www.facebook.com/LorientInsou...

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Environ 2.000 personnes ont défilé, hier après-midi, dans les rues de Lorient, dans le cadre de la Journée mondiale contre les OGM. Environ 2.000 personnes ont défilé, hier après-midi, dans les rues de Lorient, dans le cadre de la Journée mondiale contre les OGM.

    2.000 personnes ont participé, hier après-midi, à la marche contre les OGM dans les rues de Lorient. Une participation en baisse, comparée aux deux premières éditions. « Qu'importe », selon les organisateurs : l'objectif était d'alerter la population et les politiques sur les risques qu'engendrent les pesticides et OGM.

    Certains l'appellent « Marche contre Monsanto ». Mais, c'est en réalité une marche contre les OGM de manière générale, et les multinationales qui les produisent, qui se tenait, hier après-midi, dans les rues de Lorient. Environ 2.000 personnes étaient présentes à ce rassemblement, organisé dans le cadre de la journée mondiale contre les OGM. « C'est moins que l'an dernier (ils étaient environ 2.500, NDLR), et qu'il y a deux ans. Dommage car nous étions les seuls en Bretagne à organiser un rassemblement de ce type. Des collectifs bretons avaient appelé à nous rejoindre », explique un membre du collectif Lorient marche contre Bayer-Monsanto, qui regroupe une trentaine d'associations et partis politiques, comme EE-LV. Pas de quoi décourager les organisateurs pour autant : « Ce n'est pas une bataille de chiffres. Nous nous sommes montrés dans les rues de Lorient, certains passants ont rejoint nos rangs... Notre principal objectif, c'est que la population prenne conscience des dangers liés aux OGM ».

    Lorient, « ville paradoxale »

    Citoyen, pacifique et familial, le cortège était composé de nombreux militants associatifs et politiques mais aussi d'anonymes de toutes générations.
     
    Au détour d'une rue, un couple de Morbihannais trentenaires, David et Nancie. « Non-militants », de leur propre aveu, ils ont amené avec eux leurs deux enfants, âgés de 5 et 9 ans. « L'avenir, c'est eux. Ça me semble normal qu'ils nous accompagnent au défilé. Et c'est important de les sensibiliser », explique Nancie. Selon leur père, David, une prise de conscience s'installe dans leur génération. « Ils sont sans cesse avertis, notamment à l'école. On sent que l'idée que les OGM ne sont bons ni pour l'homme, ni pour la nature, commence à prendre sérieusement chez eux ». Le son de cloche est sensiblement le même dans la bouche d'Yvon, la soixantaine. À la seule différence que lui est un plus vieil habitué des rassemblements anti-OGM. « Je suis faucheur volontaire », avoue-t-il. « Cela fait trois ans que je viens à cette marche à Lorient, qui est une ville paradoxale : vous avez le port, qui voit arriver 660.000 tonnes de soja OGM chaque année. Et à côté de ça, la ville a été pionnière en matière de nourriture biologique dans les cantines scolaires ». « C'est l'endroit idéal pour toucher l'opinion publique et aussi pour que nos politiques se bougent », reprend un manifestant, au coeur du cortège. La journée s'est conclue près du port de plaisance, où des stands d'information et des prises de paroles ont eu lieu.
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Landivisiau. 400 « Non à la centrale » (LT 21/05/2017)

     

    Déterminés à redire leur opposition à la centrale au gaz de Landivisiau, les manifestants ont beaucoup moins rassemblé, hier, que lors des autres mouvements

    Cinq jours après l'annonce de la Commission européenne, qui autorise, sous conditions, l'aide publique destinée à la centrale au gaz de Landivisiau (29), 400 personnes se sont réunies devant l'hôtel de ville, hier matin. Menée par les collectifs « Landi doit dire non à la centrale » et Gaspare, la mobilisation a rassemblé des militants associatifs et syndicaux, des candidats (Insoumis, EE-LV) aux élections législatives, ainsi que des particuliers et familles. La période électorale n'a finalement pas été propice aux opposants. C'est la plus faible participation à ce genre de rassemblement, depuis le lancement du projet, il y a cinq ans.

    Sit-in sur le rond-point

    « Brûler du gaz, du fuel, du charbon, des combustibles nucléaires, c'est du passé. Le présent et notre avenir (...), c'est le soleil, le vent et les marées », a réaffirmé, avant le départ du cortège, Loïc Le Pollès, pour Landi doit dire non à la centrale. « Non à la pression des lobbys, non à Direct Énergie ! » « Non à la centrale ! », ont scandé les manifestants, qui ont fait un sit-in d'une demi-heure sur le rond-point d'entrée de ville, à 11 h 30. Sur toutes les lèvres : l'annonce de Bruxelles, un jour seulement avant la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire. « On l'attend sur ce sujet, soupirent les Landivisiens Stéphanie et Mickaël, 41 et 43 ans. La centrale au gaz est partie pour se faire. Mais elle sera inutile, coûteuse et donne un bien piètre exemple de transition énergétique ».

    source: letelegramme.fr

    Landivisiau (29). Environ 400 personnes... par Letelegramme

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • L’appel de , secrétaire national du PRCF

    Bonjour

    nous allons parlé de la position du Pôle de concernant les élections législatives

    Je rappelle brièvement que lors des présidentielles le PRCF a apporté un soutien critique certes mais
    dynamique à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et que nous nous félicitons de de ses 20%, de ces presque 20% qu’a obtenu Mélenchon.

    C’est une des rares bonnes nouvelles du premier tour alors cela étant maintenant nous sommes devant une situation compliquée puisque la France Insoumise d’une part pour le PCF de l’autre semblent effectivement se concurrencer dans la plupart des endroits.

    On peut constater que des concessions ont été faites par la France Insoumise que par ailleurs le pcf ou sa direction continue d’avoir des accords dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils manquent de clarté par rapport à la question notamment des alliances avec le ps ou avec les écologistes. Et que par ailleurs peut-être quelques fois aussi on peut regretter un manque de souplesse des dirigeants nationaux de la France Insoumise.

    Car nous au PRCF nous avions demandé que inconditionnellement les candidats de la France Insoumise se retirent devant l’ensemble
    des sortants du pcf.

    Donc pour l’instant nous semblons ne pas être entendus et la situation et ce qu’elle est.

    Alors qu’allons-nous faire nous militants du pôle de renaissance face à cette situation ?

    Et bien la première des choses c’est de constater que il nous faut mener une campagne et une lutte idéologique, une lutte
    d’idées pas simplement comme beaucoup le font une lutte de places pour sa part le PRCF ne mène aucune lutte de places pour sa part faut il le dire. Pour une lutte d’idée qui aurait pour objectif effectivement de montrer d’abord le vrai visage de monsieur Macron.

    Nous regrettons à ce sujet qu’un certain nombre de groupes se réclamant du communisme aient cru bon de de poser Macron en une sorte de barrage anti-fascistes et anti-racistes ce qu’il n’est pas et qu’il a dit lui même dans toutes ses interventions avant le second tour et même d’une façon très directe en réponse à JLM. Il a toujours précisé le président actuel de la République qu’il demandait un vote d’adhésion et cela figure en toutes lettres sur sa circulaire électorale
    il faut donc pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages comme disait je crois Yvan Audouard et faire croire aux gens qu’ils émettent un vote de barrage anti-fasciste au moment même où
    on leur demande d’appuyer d’un programme qui est un programme très grave d’uberisation du le travail d’une part et plus encore peut-être de saut fédéral européen, de défense européenne dans le cadre de l’OTAN, de gouvernement de la zone euro.

    On voit aujourd’hui que à peine élu monsieur Macron est parti chercher l’adoubement de la seule personne qui compte vraiment en europe qui est madame Merkel ; il avait déjà eu l’adoubement chaleureux  de monsieur Gattaz (MEDEF)

    Ce saut fédéral européen que signifiera-t-il sinon tout simplement  que la France va disparaître se dissoudre en quelque sorte dans un empire fédéral européen. Où elle n’aura plus voix au chapitre et où les protestations du peuple français seront noyées voire réprimées
    par le futur empire euro atlantique en construction c’est donc très très grave cela étant il faut également bien entendu ne pas baisser la garde à l’égard du front national nous avons été scandalisés de voir que certains pseudo progressistes ou pseudo communistes expliquer que Macron était le danger principal face à Le Pen. Ce qui signifie que certains d’entre eux voulaient carrément que
    au risque de se déshonorer appeler directement ou indirectement à voter pour le front national qui n’est même pas national qui n’est pas simplement le parti anti-républicain ça tout le monde le dit et à juste raison, avec des aspects totalement fascisants mais qui est également effectivement un parti européen.

    Madame le Pen n’a cessé de dire à l’approche du premier tour et plus encore du second tour quel était une européenne qu’elle aimait l’Europe que personne n’aimait plus l’Europe plus qu’elle et que pour finir effectivement comme tous les barons du front national l’avouent les uns après les autres et bien que la sortie de l’euro n’était qu’une posture la sortie de l’UE n était qu une posture.

    Nous au PRCF, nous avons toujours dit
    que dans les conditions françaises le c’est-à-dire la sortie de l’UE de l’Euro et de l’OTAN ne pouvaient être que progressiste ; nous ne sommes pas à l’Angleterre.

    En France la sortie ne peut se faire que par la gauche que par la voix progressiste celle des nationalisations démocratiques celles de la démocratisation de toutes les instances de la vie nationale
    dans l’orientation, dans la perspective de construire le socialisme dans notre pays

    Voilà ça c’est le fond en gros de notre intervention, une intervention idéologique et pour cela nous allons continuer à faire ce que nous avions fait lors du premier tour c’est-à-dire que nous allons aller aussi largement que possible avec un tract national du PRCF vers les entreprises et services publics et tout d’abord vers les usines vers la classe ouvrière en l’appelant effectivement à préparer la contre-attaque face à ce qui se prépare c’est-à-dire la casse du  droit du travail pendant l’été.

    Ca c’est la chose la plus importante les retrouvailles des communistes et de la classe ouvrière dans le plus d’endroits possibles si possible avec d’autres groupes communistes s’ils veulent venir avec nous et sinon le PRCF de toute façon pratiquant l’action et l’unité d’action quand elle est possible effectivement fera son travail assumera ses responsabilités.

    De ce point de vue nous sommes persuadés que c’est la bonne voie pour aller dans le sens de la reconstruction d’un vrai .

    S’agissant maintenant le de la question de savoir entre qui choisir si l’on peut dire dans les endroits où il n’y aura des insoumis et du pcf enfin, des candidats se réclamant du pcf.

    Et bien la question qui se pose ici l’est sur la base de critères nationaux elle est posée à nos  sections à nos groupes
    départementaux ou locaux. Les critères nationaux c’est d’abord effectivement que les candidats en question acceptent de discuter avec le prcf ou bien ce qu’on contraire ils s’estiment suffisamment grands pour ne pas discuter avec des groupes  différents d’eux ça c’est une question tout à fait importante car cela mesure l’esprit démocratique des gens que nous avons en tant qu’interlocuteurs.

    Et une deuxième question bien plus importante encore car elle n’est plus de forme mais de contenu c’est la question du débat sur le FREXIT progressiste

    Jean-luc Mélenchon avait au cœur de son programme une phrase qui disait

    L’Union Européenne on la change ou on la quitte

    Et bien c’est cette phrase que nous demandons de mettre au cœur de la campagne des législatives.

    Car il n’y aura pas de véritable changement dans ce pays tant que par la gauche on ne sortira pas de ce carcan de ce mouroir plus exactement qu’est l’union européenne et qu’on ne brisera pas à le tête à tête étouffant, le tête-à-tête mortel entre d’un côté des nationalistes qui sont en fait de faux patriotes. J’ai nommé le les gens du front national, qui ne veulent même pas sortir de l’union européenne qui veulent seulement remettre la « France en ordre » autrement dit disons les choses appelons les par leurs noms :
    Matraquer le mouvement ouvrier et d’un autre coté et bien des gens qui derrière le grand patronat veulent tout simplement dissoudre la France dans l’empire européen et euro atlantique du grand capital avec à l’arrière-plan l’OTAN les états unis les guerres impérialistes qui se préparent un peu partout de la Syrie à la péninsule coréenne en passant par l’Ukraine

    La question fondamentale c’est pour nous celle là. Est ce que l’on accepte ou non de débattre de cette question ?

    Pour nous les choses sont claires.

    Et la réponse que nous apportons à cette question faut-il sortir de l’union européenne est on ne peut plus claire ou il faut en sortir le plus vite possible car ce n’est pas en restant dans l’union européenne qu’on s’en sortira c’est au contraire si l’on n’en sort pas que l’on y restera !

    c’est cela qu’il faut bien comprendre que notre industrie sera fermée jusqu’à la dernière usines que les services publics seront privatisés jusqu’au dernier que les acquis sociaux de 45 seront détruits les uns après les autres et que notre peuple plongera dans une sorte de tier mondisation pendant que les élites entre guillemets et l’aristocratie financière s’en sortira-t-elle de mieux en mieux aura sa place au soleil au détriment du peuple français

    Le choix est donc ici clair et c’est pour cela que nous fondamentalement ce que nous proposons et bien c’est d’engager la lutte pour reconstruire d’abord dans l’action dans l’unité d’action des communistes à l’entrée des entreprises à l’entrée notamment des usines sur un programme de FREXIT progressiste dans la direction l’orientation du socialisme et avec les nationalisations démocratiques en ligne de mire, la coopération entre tous les peuples

    Et donc sur cette base alors que nous sommes en 2017 le 100e anniversaire de la grande révolution prolétarienne d’octobre engager un véritable combat pour reconstruire ce qui manque le plus dans ce pays avec donc cette direction du parti communiste dirigé par Pierre Laurent rend donc avec cette direction de plus en plus

    désorientés et si j’ose dire désorientante ; qui au premier tour avait pour véritable slogan vous votez mélenchon nous non plus. En faisant la courte échelle en fait à benoit Hamon. Et quand Mélenchon a fait un bon score, a tenté au fond de le récupérer tout en on peut se prononçant dès le soir du premier tour avant toute consultation des militants pour Emmanuel Macron alors bon dans des conditions pareilles effectivement

    On voit bien ce qui manque dans ce pays c’est un parti d’avant garde un parti marxiste-léniniste un parti appuyé sur la classe ouvrière et le monde du travail un parti en un mot véritablement , un parti franchement communiste

    C’est à quoi travail le PRCF et j’appelle les militants communistes et les jeunes communistes qui entendent ce message à faire comme le fond de nombreuses personnes actuellement c’est-à-dire à rejoindre le combat du PRCF le Pôle de renaissance Communiste en France

     

    source: initiative-communiste.fr

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • BHL entarté en Serbie : de jeunes communistes dénoncent sa responsabilité dans les crimes de l’OTAN (IC.fr-13/05/2017)

    Provocateur, Bernard Henri Levy le propagandiste habituel des bombardements de l’ contre des populations civils et des interventions impérialistes des Etats Unis et de ses alliés s’est rendu à le 11 mai dernier. une ville bombardée durant 11 longue semaines par les bombardiers de l’OTAN, dont des avions français. Au moins 2500 civils serbes sont tués, 12 500 blessés, la ville ravagée par les bombardement détruit. Un bombardement dont BHL a été l’un des fervents promoteurs. Cette guerre conduite par l’OTAN avec la participation de la France l’a été en violation du droit international, sans mandat de l’ONU. Les avions de l’OTAN ont mené plus de 38 000 bombardements, mais n’ont détruit que 14 chars, 18 transports de troupes et 20 pièces d’artillerie de l’armée yougoslaves. En revanche les bombardements ont visés les infrastructures civiles (ponts, routes…) mais également l’appareil de production industriel yougoslave, et notamment des usines chimiques civiles. Causant des dégats gravissimes pour les populations civiles (lire ci après)

    Le 22 avril 1999 les avions de l’OTAN bombardent le siège de la télévision serbe, tuant seize journalistes et techniciens. Ce crime de guerre est la manière pour BHL de défendre la liberté de la presse et la démocratie. Même l’ambassade de Chine avait été frappée par des tirs de missiles américain

    C’est donc sans surprise que BHL n’a pas du tout été bien accueillis par les belgradois. Des jeunes communistes du SKOJ ont réussi à déjoué la sécurité du belliciste qui intervenait dans le cadre d’un festival de documentaire, l’entartant avant de déployer une banderole dénonçant sa participation aux crimes de l’ tout en dénonçant BHL l’  » Assassin, va-t’en de Belgrade » « Cet homme s’est employé à faire bombarder la , huit ans avant les frappes de l’Otan » contre la en 1999″.

    Alors que la sécurité s’en prenait sans ménagement aux jeunes communistes, BHL a répondu par des coups à ses contradicteurs.

    Extrait du Rapport de l’IEER sur les dommages graves causés par les bombardements de l’OTAN sur les usines chimiques civiles en Yougoslavie

    http://www.ieer.org/ensec/no-24/no24frnc/yugo.html

    Pancevo

    Pancevo est une ville industrielle d’une population de 80 000 à 90 000 habitants. Elle se trouve dans la province de Voïvodine en république de Serbie qui faisait partie de l’ancienne République fédérale de Yougoslavie. Elle est située à 20 kilomètres au nord-est de la capitale, Belgrade (1,2 million d’habitants), au confluent du Tamis et du Danube. Le complexe industriel s’étend sur environ 290 hectares au sud et au sud-est de Vojlovica, une importante zone résidentielle de Pancevo. Ce complexe accueille des installations qui sont identifiées sous le nom de l’usine d’engrais chimiques HIP Azotara, l’usine pétrochimique HIP Petrohemija, et la raffinerie de pétrole NIS. Les trois usines emploient 10 000 personnes et donc, représentent les principaux employeurs pour l’ensemble de la région de Pancevo. Plusieurs petits villages sont situés directement au sud du complexe industriel.

    L’usine pétrochimique et la raffinerie de pétrole sont reliées au Danube par un canal de 1,8 km de long qui sert au rejet des eaux usées traitées. L’usine d’engrais utilise un canal de drainage adjacent. Avant le conflit, les eaux usées provenant de l’usine pétrochimique étaient traitées par un procédé en deux étapes (séparation et traitement biologique) avant d’être rejetées dans le canal des eaux usées. Cette installation était considérée comme l’installation de traitement des eaux usées la plus moderne et la plus efficace de l’ex-Yougoslavie.

    Une station de prélèvement d’eau potable est située juste en amont du site industriel de Pancevo sur le Danube, près du confluent du Tamis avec le Danube. Ce point de prélèvement d’eau potable dessert la majorité de la population de la région située autour de Pancevo. Toutefois, une proportion relativement élevée de la population (environ 5 % en ville et 10 % dans les villages avoisinants) utilise des puits privés pour l’eau potable, les cultures et les jardins.

    La zone avoisinant le complexe industriel de Pancevo souffrait déjà d’une pollution chronique avant les bombardements de 1999. Par exemple, des prélèvements du sol et des eaux souterraines pris sur le site de l’usine pétrochimique ont révélé la présence de solvants chlorés (par exemple, le trichlorométhane, le tétrachlorométhane, le trichloroéthane, le dichloroéthylène, le trichloroéthylène, et autres) qui sont des sous-produits non désirables souvent associés à la production du PVC (polychlorure de vinyle). A la raffinerie, il existait déjà une pollution par le pétrole avant les bombardements. De plus, des éléments témoignent d’un déversement de mercure antérieur aux bombardements de l’OTAN, beaucoup plus important que celui occasionné par ceux ci, et d’une contamination par les PCB (polychlorures de biphényle) dans le canal d’évacuation. Finalement, il y a eu, quelques années avant le conflit, un important déversement de 1,2-dichloroéthane. Tous ces facteurs sont venus entraver les tentatives d’évaluation de l’impact de la contamination résultant exclusivement des bombardements.

    Les bombardements des installations de Pancevo ont duré plusieurs semaines et ont profondément perturbé la vie à Pancevo. On estime qu’environ 40 000 personnes ont quitté la ville après un premier bombardement du complexe pétrochimique en avril 1999 dont 30 000 ne sont revenues qu’en juin, après la fin des bombardements. De plus, une interdiction temporaire a été imposée sur la pêche dans le Danube près de Pancevo jusqu’à l’automne de la même année. En outre, le ministère serbe de la Protection de l’environnement humain a recommandé de ne consommer aucune denrée cultivée dans les zones autour de Pancevo, puisque des pluies abondantes avaient lessivé la suie et les autres matières émises par les incendies à Pancevo sur les zones agricoles avoisinantes.

    L’usine pétrochimique a été bombardée les 15 et 18 avril 1999. Il existe quatre problèmes écologiques majeurs directement liés aux bombardements de l’usine pétrochimique HIP Petrohemija par l’OTAN.

    Le 18 avril, une cuve de stockage de chlorure de vinyle a été touchée par une bombe de l’OTAN, enflammant les 440 tonnes de matériaux stockés à l’intérieur. Vingt tonnes supplémentaires de ce carcinogène reconnu, entreposées dans des wagons pour le transport, ont par ailleurs été incendiées. Il faut également noter qu’il y avait deux cuves de stockage de chlorure de vinyle sur le site, une vide et une pleine ; seule la pleine a été détruite.

    Lors de l’endommagement indirect par les bombardements de cuves de stockage de 1,2-dichloroéthane, 2 100 tonnes de ce produit chimique se sont déversées : une moitié dans le sol, une autre dans le canal d’évacuation.

    L’usine de chlore et de soude a été très endommagée, laissant échapper 8 tonnes de mercure métallique dans l’environnement. La majorité (7,8 tonnes) a été déversée à la surface du site alors que les 200 kilogrammes restant se sont répandus dans le canal d’évacuation. La plus grande partie du produit qui a été déversé sur le sol a été récupérée, mais ce n’est pas le cas pour le mercure qui s’est répandu dans le canal.

    L’usine de traitement des eaux usées qui était utilisée par la raffinerie et l’usine pétrochimique a été sérieusement endommagée au cours du conflit. Les dégâts ont été provoqués par un afflux soudain dans l’usine d’une quantité de matières dépassant sa capacité. En avril 2001, près de deux ans après la fin des bombardements, l’usine de traitement ne fonctionnait qu’à 20 % de sa capacité. Le réceptacle le plus important de tous ces polluants a été le canal d’évacuation qui se jette dans le Danube, le cours d’eau le plus important de cette région.

    Des trois cibles de l’OTAN, situées dans le complexe industriel de Pancevo, la raffinerie a été celle la plus bombardée. Elle l’a été à plusieurs reprises en avril 1999 et encore le 8 juin 1999. De nombreuses cuves de stockage et conduites ont été détruites par les bombardements. Environ 75 000 tonnes de pétrole brut et de produits pétroliers ont brûlé et 5 à 7 000 tonnes se sont répandues sur le sol et dans le réseau d’assainissement. Les déversements ont contaminé 10 hectares de sol à l’intérieur du complexe de la raffinerie.

    Comme l’usine pétrochimique, l’usine d’engrais HIP Azotara a été bombardée à deux reprises, les 15 et 18 avril 1999. Le personnel de l’usine a fait savoir aux inspecteurs du PNUE/GSB que la cuve de stockage, qui contenait 9 600 tonnes d’ammoniaque avant les bombardements, suscitait une grande inquiétude. Si cette cuve avait été atteinte par une bombe, elle aurait rejeté suffisamment d’ammoniaque pour entraîner la mort de nombreuses personnes dans la zone avoisinante. La fabrique HIP Azotara ne possédait pas la capacité de transférer l’ammoniaque à un autre emplacement. C’est pourquoi la production d’engrais a été augmentée au cours des premiers jours de bombardement (qui ont commencé le 4 avril 1999) dans l’espoir de réduire la quantité d’ammoniaque entreposée. Au moment de la première attaque, la quantité d’ammoniaque restant en stock était approximativement de 250 tonnes. L’ammoniaque entreposée a été rejetée intentionnellement dans le canal d’évacuation pour empêcher sa dispersion dans l’atmosphère après une explosion. Ceci a été fait après que la cuve d’ammoniaque a été touchée par les débris d’une autre explosion. Outre ce rejet d’ammoniaque, 200 à 300 tonnes d’ammonitrates, de phosphates et de chlorure de potassium se sont échappées ou ont brûlé à la suite de dommages subis par les cuves de stockage lors des bombardements (la proportion de matières répandues par rapport à celle qui a brûlé n’est pas connue). Finalement, des wagons transportant 150 tonnes de pétrole brut ont aussi été touchés et aucune tentative n’a été faite pour éteindre les feux.

    Les tableaux ci-dessous donnent des exemples du type de pollution qui a résulté, au moins partiellement, de ces rejets. Malheureusement, il est impossible à ce stade de parvenir à des conclusions définitives sur l’impact que ces rejets auront sur la santé du public et sur l’environnement. Des programmes de suivi et des évaluations sanitaires ont commencé mais, ces programmes n’en sont qu’à leurs étapes initiales et les données recueillies jusqu’à présent n’ont pas été rendu publiques.

    Kragujevac

    Kragujevac (150 000 habitants) est une ville industrielle située en Serbie centrale qui accueille le complexe industriel Zastava. Le complexe est en fait composé de dizaines de sociétés plus petites et sa production est très diversifiée, depuis l’outillage lourd jusqu’aux voitures, aux camions et aux fusils de chasse. A une certaine époque, l’usine fabriquait du matériel lourd et des armes pour l’armée mais, selon la direction de l’usine, ce n’était pas le cas au moment des bombardements. Avant les sanctions économiques (qui ont commencé fin 1991 et se sont poursuivies jusqu’en septembre 2001), c’était l’une des plus grandes installations industrielles des Balkans et de ce fait l’usine jouait un rôle énorme dans la vie des habitants de la ville.

    L’usine Zastava a été bombardée à deux reprises, une fois le 9 avril, et à nouveau le 12 avril 1999, et atteinte par 12 bombes au total.5 La centrale électrique, la chaîne d’assemblage, l’atelier de peinture, le centre informatique et l’usine de camions tous ont subi de lourds dommages ou ont été complètement détruits. De ce fait la production a été totalement interrompue. La totalité des dommages subis par le complexe a été estimée à un milliard de deutsche marks (environ 500 millions d’euros), selon des représentants officiels de l’usine. Dans l’année qui a suivi les bombardements, le gouvernement Milosevic a dépensé 80 millions d’euros pour reprendre la production à l’usine automobile. L’usine automobile emploie actuellement 4500 personnes. A son maximum, 30 000 personnes y travaillaient. Au début 2001, les prévisions de production pour l’année étaient de 28 000 automobiles et de 1 400 camions. C’est le double du nombre des véhicules produits en 2000, mais loin des 180 000 véhicules produits en 1989. La chute de la production peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment l’effondrement de la Yougoslavie et les sanctions appliquées au pays lors du régime de Milosevic.

    Les transformateurs à deux endroits de l’usine Zastava ainsi que l’atelier de peinture et la centrale électrique, ont été endommagés et de l’huile de PCB s’est répandue dans les zones avoisinantes. Dans l’atelier de peinture, une zone utilisée pour peindre les automobiles après leur assemblage, environ 1400 litres (2150 kilogrames) d’huile de pyralène, une huile de transformateur contenant un mélange de trichlorobenzènes et de PCB, s’est répandue sur le sol et dans des puits à déchets contenant 6 000 mètres cubes d’eaux usées. Le transformateur de la centrale électrique était situé à proximité d’une bouche d’évacuation des eaux de pluie. Une partie de l’huile s’est donc probablement échappée jusque dans la rivière Lepenica par le biais du réseau d’assainissement, mais il n’est pas possible d’en préciser la quantité. Outre ces deux zones directement touchées par les bombardements, il y a plusieurs fûts de sable contaminé dans la zone de stockage des déchets qui ont été prélevés de la fosse de gravier située en dessous du transformateur dans la centrale électrique après les bombardements. De nombreux fûts de déchets sans rapport avec les bombardements, qui n’ont pas été identifiés correctement et dont l’état se détériore, sont également entreposés à cet endroit.

    Dans les trois jours qui ont suivi les bombardements, l’Institut de santé publique de la ville a prélevé 21 échantillons d’eau autour de Kragujevac. Des produits chimiques toxiques ont été détectés dans les échantillons le premier et le second jour, mais aucun le troisième jour. Ces données n’ont pas été rendues publiques et nous ne savons donc pas quelles substances toxiques précises ont été analysées. Les gens de la région s’inquiètent d’une éventuelle contamination parce que les tests de dépistage d’une contamination en PCB n’ont pas été réalisés sur certains puits de la zone. Rien ne permet de conclure qu’il y a eu un apport direct de PCB par les eaux souterraines. Toutefois, les inondations qui sont intervenues en juillet 1999 ont pu répandre des polluants des cours d’eau dans les zones agricoles à basse altitude avoisinantes.

    Du fait d’une décennie de conflits, d’absence de transparence, de la récession économique et des autres problèmes de la Yougoslavie d’après-guerre, il est difficile de formuler des conclusions fiables sur les conditions environnementales à Kragujevac. Heureusement, les zones contaminées à l’intérieur de l’usine, présentant le plus grand risque pour la santé des travailleurs, ont été assainies. L’inhalation constitue l’une des principales voies d’exposition au PCB en milieu professionnel. Le nettoyage des fosses de déchets et l’enlèvement du béton contaminé limite énormément le niveau d’exposition des travailleurs.

    Etant donné le nombre d’incertitudes et le manque général d’informations sur la quantité de produits polluants rejetés dans l’environnement avoisinant l’usine Zastava, il est impossible de parvenir à une conclusion quelconque. Il est donc urgent de mettre en œuvre une mission de prélèvement et de suivi.

    Amnesty International dénonce les crimes de guerres de l’OTAN en Yougoslavie

    Dix-huit ans ont passé et personne n’a été tenu de rendre des comptes pour l’attaque par l’OTAN du siège de la télévision et de la radio publiques serbes (RTS), qui avait tué 16 civils. Seize civils avaient également été blessés lors du raid aérien du 23 avril 1999 contre le siège et les studios de la RTS, dans le centre de Belgrade. Parmi les personnes tuées se trouvaient notamment des responsables du maquillage, des prises de vue, de la rédaction et d’un programme, des techniciens et trois personnes chargées de la sécurité. On estime à 200 le nombre de membres du personnel qui travaillaient dans le bâtiment au moment du bombardement. « Le bombardement du siège de la radio et de la télévision nationales constituait un crime de guerre du fait qu’il s’agissait d’une attaque délibérée sur un bien de caractère civil », a déclaré Sian Jones, spécialiste des Balkans au sein d’Amnesty International. Des responsables de l’OTAN ont confirmé à Amnesty International au début de l’année 2000 que l’OTAN avait pris pour cible la RTS en raison de sa fonction de propagande, pour saper le moral de la population et des forces armées. « Justifier une attaque en invoquant la lutte contre la propagande revient à élargir au-delà des limites acceptables d’interprétation la définition d’une « contribution effective à l’action militaire » et d’un « avantage militaire précis ». »« Même si l’OTAN était convaincue que la RTS constituait un objectif légitime, l’attaque était néanmoins disproportionnée et s’apparente donc à un crime de guerre », a déclaré Sian Jones. Des responsables de l’OTAN ont également confirmé qu’il n’y avait pas eu d’alerte spécifique pour cette attaque alors que l’organisation savait qu’il y aurait de nombreux civils dans le bâtiment. Ce raid s’inscrivait dans le cadre de l’opération « Force alliée » menée par l’OTAN entre mars et juin 1999 contre la République fédérale de Yougoslavie. Environ 500 civils ont été tués lors de cette opération et 900 autres ont été blessés. Ce sont principalement des attaques aveugles et disproportionnées qui ont fait des victimes, ainsi que le manque de mesures appropriées pour protéger les civils. Lors de plusieurs autres attaques, y compris celles contre le pont ferroviaire de Grdelica le 12 avril 1999, contre un pont routier à Lužane le 1er mai 1999 et contre un pont à Varvarine le 30 mai 1999, les forces de l’OTAN n’ont pas suspendu leurs frappes bien qu’il était évident que des civils avaient été touchés. Dans d’autres cas, y compris les attaques contre des civils déplacés à Djakovica le 14 avril 1999 et à Koriša le 13 mai 1999, les forces de l’OTAN n’ont pas pris les précautions qui s’imposaient pour réduire les pertes parmi les civils. « Le nombre de morts parmi les civils aurait pu être considérablement réduit pendant le conflit si les forces de l’OTAN avaient pleinement respecté les lois de la guerre, a déclaré Sian Jones. Dix ans se sont écoulés et aucune enquête n’a été menée sur ces événements, ni par l’OTAN ni par ses États membres ». Amnesty International a recommandé dès 2000 que les victimes de violations imputables à l’OTAN soient indemnisées. Les victimes du bombardement de la RTS et leurs proches n’ont jamais bénéficié de réparations, y compris sous la forme d’indemnisation, bien que des tribunaux serbes aient été saisis de certaines affaires et que des requêtes aient été déposées par la suite auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a jugé ces cas irrecevables (Bankovic et autres c. Belgiqueet autres, et Markovic c. Italie). Dans de nombreux cas, les opérations de l’OTAN en Afghanistan connaissent les mêmes problèmes que ceux qui rendaient difficile le respect du droit international humanitaire et relatif aux droits humains en République fédérale de Yougoslavie. Il s’agit notamment du manque de clarté dans la structure de commandement et les processus de prise de décision sur le choix des objectifs, et des différentes interprétations, d’un contingent à l’autre, du droit international applicable. « Il apparaît clairement que l’OTAN n’a pas tiré les leçons des erreurs commises dans le cadre de l’opération « Force alliée ». En fait, l’OTAN a plutôt régressé en matière de transparence et diffuse moins d’informations sur les attaques qu’elle mène en Afghanistan qu’elle ne le faisait sur celles menées dans le cadre de l’opération « Force alliée » », a déclaré Sian Jones. « L’organisation militaire la plus puissante au monde se doit d’offrir les meilleures garanties de protection des civils prévues par le droit international humanitaire. L’OTAN doit rendre des comptes pour toutes les violations qu’elle a commises ».

    source : amnesty.org

     
     
     
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires