• Le tour de France du Frexit progressiste faisait étape à Rennes où Fadi Kassem membre du secrétariat national du PRCF était l'invité du PRCF 35 pour une conférence débat à le 11 mai. Voici la conférence qu'il a donné. 

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  • Europe : une banque portugaise accusée de voler 1.7 milliard de $ au Venezuela servant à payer les médicaments du pays.(IC.fr-19/05/19)

    La saisie de 1,7 milliard de dollars au Portugal affecte tous les Vénézuéliens, déclare Arreaza. Les banques portugaises « obéissent aux Etats-Unis… car elles ont bloqué des ressources du peuple vénézuélien », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Venezuela.

    Les difficultés économiques du Venezuela ? conséquence du blocus économique et du pillage par les USA et l’Union Européenne

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a répété mardi que le blocage illégal d’un transfert de 1.7 milliard de dollars US de la banque portugaise Novo Banco « affecte tous les Vönézuéliens » et montre clairement que le Portugal suit les ordres du gouvernement des Etats-Unis d’Armérique.

    Le ministre des Affaires étrangères du Portugal affirme que dans son pays, les banques ne reçoivent pas d’ordres du gouvernement portugais, mais il est évident qu’elles en reçoivent des Etats-Unis. Elles ont bloqué de manière criminelle les ressources du peuple vénézuélien », a répondu Arreaza mardi à son homologue portugais via Twitter.

    Lundi, le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a dit qu’au Portugal les banques ne reçoivent pas d’ordres du gouvernement et que les litiges se règlent devant les tribunaux. Le gouvernement du Venezuela a déjà demandé aux autorités portugaises de libérer les biens de l’Etat illégalement retenus à Novo Banco.

    L’action de l’Europe c’est le blocage de livraison de médicaments vitaux au Venezuela

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a également déclaré que ces biens sont destinés à l’importation de médicaments, de nourriture, de biens industriels, de semences, d’engrais, au paiement des salaires des travailleurs et d’autres fournitures dans le cours normal du pays, soulignant la dimension criminelle et l’illégalité du blocus étasunien.   
    Depuis janvier 2019 seulement, l’administration Trump a imposé des sanctions à la Petroleos de Venezuela, S.A. (PDVSA), à la Banque centrale du pays et à des individus travaillant dans l’industrie minière et aurifère du pays.  
    En janvier dernier, Novo Banco a bloqué le transfert au Venezuela d’au moins 1.2 milliard de dollars US de l’entité financière détenue à 75% par la société financière privée étasunienne Lone Star Funds, a rapporté Reuters.
    « Je ne cesserai jamais de dénoncer le gouvernement étasunien pour avoir volé plus de 30 millions de dollars au Venezuela », a tweeté le président Nicolas Maduro, qui a ajouté que son pays allait augmenter sa défense contre le blocus impérialiste du président des Etats-Unis Donald Trump, qui est « un sabotage inhumain contre toutes nos importations ».

    Le blocus économique par l’UE et les USA, c’est 40 000 morts

    Le récent rapport intitulé « Economic Sanctions as Collective Punishment: The case of Venezuela » Les sanctions économiques comme punition collective : le cas du Venezuela publié par l’économiste de l’université de Colombia Jeffrey Sachs, et par Mark Weisbrot du Centre d’études économiques et politiques, a révélé que 40 000 personnes seraient peut-être mortes dans ce pays latino-américain ces deux dernières années à cause des sanctions économiques et du blocus général. 
    « Il est difficile déterminer comment des mesures, qui ont pour effet de détruire l’économie du Venezuela (…) peuvent viser à “aider le peuple vénézuélien”, comme le prétend le Trésor américain », a averti le rapporteur spécial des Nations unies Idriss Jazairi le 6 mai, à propos de l’effet négatif des sanctions.

    DG

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pétition en ligne-Non à la loi Blanquer !

    Par Parents d'élèves des écoles de Margaux, Cantenac, Labarde

    Pétition adressée à Ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer, M. Loïc Prud'homme Député et Mme Nathalie Delattre Sénatrice de la Gironde.

    Chers parents,

    Aujourd'hui nous avons le devoir de collaborer pour l'épanouissement et la réussite de nos enfants.

    Cette pétition a pour but de d'attirer l'attention sur le fait que de nombreux parents sont mobilisés pour soutenir le corps enseignant dans ce mouvement qui refuse la mise en place de la loi Blanquer, et qui nous semble à tous être une mise en danger de nos écoles  et un risque pour l'éducation de nos enfants.


    Nous sommes contre: 

    # n°1:

    La disparition à terme de la maternelle. Terminé l’apprentissage: la nouvelle réforme propose un système de garderie. L'apprentissage des enfants de 3 à 6 ans n'existera plus.
    Aujourd’hui en fin de maternelle, les enfants doivent connaître les couleurs, les chiffres de 0 à 10, l’alphabet, écrire leur nom… demain ils devront apprendre tout cela en CP . On perd 3 ans!

    # n°2
    Une baisse du niveau d’enseignement avec un personnel moins bien formés! Recrutement d’enseignants contractuels à partir du bac+2 sans réelle formation pédagogique.
    Mise en place  de "nouveaux assistants d’éducation étudiants" qui seront amenés à donner cours à vos enfants!

    # n°3
    A terme des classes surchargées et des suppressions des classes.

    # n°4
    Même si les EPSF sont retirées de la loi, le sénat va étudier un amendement de remplacement...
    Il faudra être vigilant car à terme, le seul interlocuteur risque être le principal du collège même pour les écoles primaires. Il n'y aura peut être plus de directrice dans les écoles, plus de relation quotidienne. 

    # n°5
    Financement des écoles privées maternelles via les taxes locales cela va engendrer un cout supplémentaire pour les communes sans nécessairement de compensation pour celles-ci.
    Alors que cela fait des années que l’on demande une prise en charge par les taxes locales d’une aide aux devoirs après l’école sur le temps d’aps.

    # n°6
    La création des EPLEI (école internationales) va créer une école à deux vitesses avec des établissements d’élite dans lesquels il faudra être bilingues pour entrer. 

    Les parents des enfants qui sont concernés par la réforme! 

     

    POUR SIGNER, CLIQUER ICI

     

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  • 77% DES JEUNES REJETTENT L’UNION EUROPÉENNE -par Quentin-JRCF (18/05/19)

    Selon un sondage récent de l’Ifop, les 18-25 ans comptent s’abstenir à près de 77% aux élections Européennes. En 2014, c’était 74%, et en 2009, 71%.

    On voit bien que l’idée de l’Union européenne ne rencontre pas un franc succès auprès des jeunes. En fait, les jeunes suivent l’ensembles des français dans leur détestation de cette Union européenne : lors des premières élections au Parlement européen, en 1979, le taux de participation était de 60,71%, alors qu’en 2014 il est passé à seulement 42,43%. Il n’est d’ailleurs pas difficile d’imaginer qu’il s’agit d’une certaine classe qui vote toujours aux Européennes…

    Au final, c’est seulement 23% des jeunes qui vont aller voter, soit pour LREM, soit pour le RN, ou encore pour les escrocs d’EELV.

    Il semblerait même que les jeunes s’abstiennent plus que la majorité des français (même s’ils votent beaucoup aux Présidentielles). Nous pouvons parfaitement les comprendre. Aucun avenir radieux en perspective avec des politiques antisociales à peine maquillées. De boulots de plus en plus mal payés et sans droits. De plus en plus de politiciens dont on voit la soumission aux puissances de l’argent.

    Et justement, si les jeunes ne votent pas en masse pour les Européennes, c’est que l’UE fait en pire ce qu’ils reprochent au niveau national aux élus et autres dirigeants, en quelque sorte :

    • Le non-respect de la volonté populaire, avec l’exemple éclatant du NON au referendum de 2005 (où une majorité d’ouvriers avaient voté pour le NON) et a donné lieu au traité de Lisbonne, deux ans plus tard, reprenant presque mot pour mot les passages du TCE refusé en 2005. Ensuite, le fait que le Parlement européen n’ait pas l’initiative des lois et que seule la Commission (instance non élue) ait ce pouvoir, n’améliore pas cette image négative.
    • Les liens consanguins entre les institutions de l’UE, dont la fameuse Commission européenne, et les puissances d’argent et les lobbies, impliquant des politiques forcément favorables à ceux-ci.
    • Des mesures impopulaires sont imposées par elle, tel que les différentes lois travail et les privatisations comme celle de la SNCF et de la Poste.

    Les jeunes ne s’y trompent pas quand ils refusent de participer à cette mascarade. C’est un refus de légitimer la violation de la volonté des peuples par une instance supra-étatique, qui conduit une politique antisociale avec l’aide des différents gouvernements et qui casse ce qui forme les nations, dont la nôtre.

    Une légitimation que recherche l’actuel locataire de l’Elysée pour faire « renaître » l’Union européenne, car son projet de « Renaissance » passe bien par une tentative, non réellement de faire gagner sa liste car au fond c’est celle d’un seul pays européen et cela n’empêchera pas la politique actuelle d’être menée, peu importent les résultats, mais bien de créer un enjeu politique important pour les français autour de l’élection du Parlement européen.

    Le 26 mai, abstenons-nous et restons plutôt en famille ou entre amis plutôt que d’aller mettre un bulletin dans l’urne.

     

    Quentin-JRCF, le 18/05/2019

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • Landunvez. L’extension de « l’usine à cochons » annulée par le tribunal (LT.fr-18/05/19-18h19)Le Tribunal administratif de Rennes

    L’arrêté du 1er avril 2016 par lequel le préfet autorisait l’extension de la porcherie de la SARL Avel Vor, vient d’être annulé par le tribunal administratif de Rennes. « On attendait ça depuis longtemps, c’est une grande victoire pour notre association », s’est réjoui ce samedi Jacqueline Rolland, présidente de l’AEPI (Avenir et Environnement en pays d’Iroise) après avoir pris connaissance du verdict sur le site Internet du tribunal administratif. L’association attend maintenant avec impatience de découvrir le texte détaillé de l’arrêté du tribunal, mais aussi de savoir quelle sera l’attitude du préfet.

    26 000 animaux par an

    C’est en août 2016 que l’association Eau et Rivières, conjointement avec l’AEPI, avaient attaqué l’arrêté du préfet, en s’appuyant sur l’avis défavorable formulé par le commissaire enquêteur. Pour rappel, cet arrêté permettait de porter l’effectif de l’élevage de 675 truies à 850, avec une capacité à donner naissance à 13 000 porcs charcutiers deux fois par an, soit l’équivalent de 26 000 porcs animaux chaque année. Un collectif baptisé « Landunvez : l’usine à cochons » et regroupant plusieurs associations environnementales s’était créé en avril 2017. Une pétition en ligne avait par ailleurs recueilli 3 300 signatures en moins d’un an.

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Malgré une faible mobilisation, le message est passé.

    La greffe de la Journée mondiale contre Bayer-Monsanto n’a pas pris à Brest. Ils n’étaient guère plus de 60 ce samedi à défiler pour dénoncer les activités du géant de l’agrochimie et réclamer un autre modèle agricole.

    C’est la septième fois qu’une journée mondiale de rassemblement, de marche et d’actions non-violentes était organisée pour protester contre les industriels de l’agrochimie, en particulier la firme Bayer-Monsanto, accusée d’empoisonner la planète. À Lorient, ce samedi, cet appel a été suivi par 2 000 manifestants, tandis qu’à Brest, ils n’étaient guère plus d’une soixantaine.

    « Il faut être lucide, on n’est pas nombreux, ça va pas beaucoup leur faire peur », constatait Daniel, un brin fataliste sur les marches du square Mathon, peu de temps avant que le cortège ne se mette en mouvement. Des organisations éclatées, un rythme de manifestations effréné (rassemblement des Coquelicots, Marche pour le climat, mouvement Youth for climate) une communication de dernière minute étaient quelques-unes des explications avancées pour expliquer cette désaffection. « Il est sans doute temps de réfléchir à la convergence des luttes », préconisaient quelques voix empreintes de sagesse.

    « Arrêter cette mascarade »

    Pourtant, dans ce combat du pot de terre contre le pot de fer, il y a du grain à moudre alors que le géant de l’agrochimie traverse une mauvaise passe. Le scandale des Monsanto Papers, qui a révélé une stratégie de désinformation de la firme américaine, a écorné son image et cette dernière vient par ailleurs de subir plusieurs revers judiciaires dont une récente condamnation retentissante à verser 2 milliards d’euros à un couple américain atteint d’un cancer après avoir utilisé le Roundup, ce désherbant au glyphosate fabriqué par Monsanto.

    Éloïse, 25 ans, a tenu à prendre la parole lors du rassemblement à Brest. Celle qui vient de décrocher son brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en maraîchage bio, et qui envisage de s’installer prochainement quelque part dans le Finistère, a rappelé la nécessité impérieuse de se mobiliser « contre le système agro-industriel responsable de l’empoisonnement des terres et des êtres vivants. Nous demandons au gouvernement d’ouvrir les yeux et d’arrêter cette mascarade en interdisant tous les pesticides de synthèse en France. En parallèle, l’État doit normer l’agriculture biologique afin de laisser la nature prendre racine et préserver les êtres vivants ».

    Le cortège a descendu le bas de Siam jusqu’au château, avant de descendre au Parc à Chaînes, près du port de commerce où sont régulièrement débarqués quantité de produits agrochimiques.

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • La manifestation des gilets jaunes, 130 environ, a fait une halte devant le commissariat.

    L’acte 27 des gilets jaunes a rassemblé 130 personnes, ce samedi, à Brest, pour dénoncer « la répression du gouvernement à l’égard des manifestants ». Dans le cortège, quelques manifestants s’étaient grimés de rouge, comme du sang, et enveloppés de bandages, à l’image des dizaines de personnes blessées depuis le début du mouvement il y a six mois. Partie de la place de Strasbourg, la manifestation a fait une halte devant le commissariat. Tandis que certains criaient « La police avec nous », d’autres étaient dans l’invective nettement plus agressive, mais il n’y a eu aucun incident. Les manifestants ont ensuite poursuivi leur route vers le tribunal.

     
     

    Les gilets jaunes avaient aussi prévu d’exposer le « Mur jaune », une galerie de photos de blessés lors des manifestations, des images très sanguinolentes « forcément dures à supporter, mais nécessaires pour une prise de conscience sur l’état de notre démocratie », annonçait un membre des gilets jaunes.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Les gilets roses se sont retrouvés pour un pique-nique au jardin Kennedy.

    Pour leur cinquième mobilisation, une trentaine d’assistantes maternelles en gilets roses proposaient un pique-nique jardin Kennedy en compagnie de gilets jaunes qui les ont soutenues dès le départ. Leur mouvement vise toujours au maintien de l’organisation actuelle de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (Are) dont le calcul pourrait être revu à la baisse.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

     
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  • Le congrès de la CGT vote pour l’internationalisme et la FSM ! #52econgrèsdelaCGT (IC.fr-17/05/19)

     

    La direction de la , pro-, vit un congrès agité, alors que les orientations pour un syndicalisme de classe et de masse se voient défendues et renforcées par les délégués.

    Alors que l’actuel secrétaire général de la CES L Visentini et son adjoint Tudor, devaient prononcer un discours, les congressistes ont entonné l’Internationale. Et c’est l’indignation et les sifflets qui ont prédominé lorsqu’à plusieurs reprises le nom de Laurent Berger a été annoncé. En effet la CES a fait le choix de désigner le leader de la CFDT, l’organisation réformiste qui a de fait soutenu la totalité des contre réformes anti sociales de ces dernières années, comme président de la CES. Un véritable camouflet pour la CGT qui en demeurant à la CES va se retrouver de fait présider par un Laurent Berger qui en France ne cache pas son intention de détruire la CGT. Après les embrassades avec le maire PS de Dijon F Rebsamen en ouverture du congrès, le ministre du travail de Hollande qui en 2015 a signé les licenciements des 42 élus CGT de Goodyear et qui a fait voté la loi Rebsamen cassant nombre des droits des travailleurs et syndicalistes Martinez doit faire face aux syndicalistes CGT qui veulent une CGT combative, à l’offensive pour défendre les droits des travailleurs.

    Le débat sur la CES est enfin ouvert

    La journée de mercredi 15 mai devait largement être consacrée au débat concernant les orientations internationales de la CGT. Depuis 1995, la CGT n’est plus membre de l’une des principales organisations syndicales internationale, la Fédération Syndicales Mondiale. Cette dernière regroupe les syndicats et confédérations syndicales de  de classe. Elle regroupe plus de 100 millions de syndiqués, avec notamment les principaux syndicats de la classe ouvrières dans les pays émergeants. La CGT avait alors décidé de rejoindre la CFDT au sein de la , la filliale européenne de la CSI, l’organisation des syndicats réformistes, créée à l’époque de la guerre froide sous l’égide et les financements des Etats-Unis d’Amériques, pour faire pièce au syndicalisme de lutte et diviser le mouvement syndical internationale. La CES est au demeurant une organisation largement subventionné par la commission européenne, avec obligation de part les traités européens de promouvoir une construction européenne toujours plus resserrée.

    Le congrès de la CGT vote pour l’internationalisme et la FSM ! #52econgrèsdelaCGT (IC.fr-17/05/19) 

    Pour faire rentrer la CGT dans la CES, il avait été expliqué que ce serait une manière pour la CGT d’imposer sa ligne de défense des travailleurs au sein d’une organisation qui brille surtout par son accompagnements des directives européennes. A tel point par exemple que la CES n’a rien trouvé à redire aux atteintes aux droits de grève en Grèce, mises en oeuvre pour imposer l’application des memorandum austéritaire imposé par l’UE et la BCE avec le FMI, contre le vote par referendum du peuple grec. Et l’on pourrait multiplier les exemples. Mais le bilan 20 ans plus tard, c’est que la position de la CGT n’a pas progressé et qu’au contraire la CES est, comme cela était dénoncé par ceux qui ont combattu l’adhésion à la CES, a été le moyen d’imposer et de verrouiller une ligne réformiste. En témoigne le choix de Laurent Berger, leader de la CGT, comme président de la CES. Un choix que n’assume pas la direction de la CGT, son représentant Boris Plazzi ose, pour essayer de faire avaler l’énorme pilule, expliquer doctement aux délégués des 600 000 syndicalistes CGT que la présidence de la CES par Berger n’est qu’un titre “honorifique, symbolique”. Honorifique, certainement pas pour la CGT, mais symbolique de ce que l’est CES, assurément.

    Le 52 congrès de la CGT vote pour la FSM

    C’est un des membres du bureau de la puissante union départementale du Val de Marne (UD CGT94), Benjamin Amar qui a posé la problématique du débat. Appelant à ce que le document d’orientation de la CGT pour les trois prochaines années évoque clairement la “” plutôt que “l’opposition de classe” et récuse le “syndicalisme rassemblé”. Sous les applaudissements, il lance :

    “On est resté au milieu du gué. Notre concept, c’est la lutte des classes, pas l’opposition de lutte”

    Benjamin Amar, secrétaire générale de l’UD CGT 94

    A sa suite, plusieurs interventions ont également demandé l’ajout de “la sortie du capitalisme”, du “syndicalisme de classe et de masse” ainsi que de “la grève générale”.

    Témoin de la demande générale des syndicalistes CGT de positions claires et offensives pour les travailleurs, une intervention a demandé un amendement du texte pour y remplacer l’expression de “maîtrise publique” soluble dans les directives européennes demandant la privatisation à la travers la délégation des services publics par un bien moins flou “services publics nationalisés”. Signe d’une certaine colère contre le déficit de démocratie syndicale vécu par les délégués au long de la journée, un amendement est également demandé pour indiquer que “le congrès confédéral décide”… Pour contrer la fronde, c’est à J Eliez, de la CGT RATP, pressenti par la direction pour rejoindre le bureau confédéral qu’il revient d’étouffer les demandes. Ce dernier en appelant aux statuts, peine à convaincre.

    C’est dans ce contexte que les délégués au congrès de la CGT ont ouvert la discussion sur les affiliations ou désaffiliations internationales.

    De nombreuses interventions se sont alors succédées, de la CGT 13, de la CGT 59, et de la CGT 94 pour proposer que la CGT demande un statut d’observateur à la FSM

    C’est alors qu’un délégué CGT du 94 demande la mise au voix d’un amendement du point 510 du document d’orientation du congrès, pour y ajouter une simple référence à la FSM

    “Pour la CGT, il s’agit de rechercher constamment l’échange et l’unité avec toutes les organisations syndicales possibles, affiliées ou non à la CES, à la CSI et à la FSM”

    Amendement à la résolution 501 du document d’orientation du 

    Immédiatement, la commission représentant la direction s’y oppose, sous la présidence d’un Denis Gravouil qui entretient le flou en lançant le vote : plutôt que de demander comme il est d’usage de voter pour ou contre, l’amendement, il demande de voter pour ou contre la décision de la commission. Pour autant le vote est clair, les délégué vote pour l’adoption de l’amendement. Panique à la direction de la CGT, qui se voit désavoué par son congrés et ce devant les représentants de la CES/CSI. Le bureau du congrès demande un nouveau vote. C’est l’indignation générale. Le congrès proteste au cris de “le débat, le débat”, à la tribune, un délégué dénonce les manoeuvres “intolérable” de la direction.

    Une provocation qui conduit à ce que le second vote du congrès donne une majorité encore plus large à l’amendement en faveur de la FSM. l’amendement est adopté. Très largement. L’orientation pro CES et anti FSM de la direction confédérale de la CGT ne recueille que 34% de soutien, tandis que le vote pro FSM recueille 54.5% des suffrages et que 11.5% s’abstiennent. Rappelons que sous pression, Martinez s’était prononcé contre la FSM dans une déclaration insultante qualification la fédération syndicale mondiale de démocratique, ni de masse.

    Au regard de l’ambiance, on peut sans nul doute imaginer que le statut d’observateur de la CGT à la FSM aurait pu être adopté s’il y avait eu un vote, le congrès apparaissant vent debout face à la direction de la CGT et ses orientations. De fait, entre les amendements adoptés contre l’avis de la direction, ce vote cinglant en faveur de la CGT et la timide approbation du rapport d’activité, les orientations réformistes apparaissent en net recul au 52e congrès de la CGT.

    la dynamique est pour un syndicalisme de classe et de masse

    Dans un congrès marqué par un fort renouvellement militant, puisque pour 8 délégués sur 10 c’est la première participation à un congrès confédérale, la dynamique est clairment pour un syndicalisme de classe et de masse. C’est un très vif mécontentement qui s’exprime à l’égard de la direction confédérale, comme des orientations portées ces 20 dernières années, de syndicalisme rassemblé et de refus d’agir de façon décisive pour le tous ensemble des luttes vers la grève générale interprofessionnelle ou encore plus récemment le refus de converger avec le mouvement des gilets jaunes. Alors que les travailleurs, et le mouvement des gilets jaunes l’illustre, comprennent que la classe capitaliste mène une violente guerre des classes, permanente et utilisant l’arme d’exploitation massive de l’Union Européenne contre eux, les syndicalistes veulent une organisation de combat pour défendre et faire gagner la classe des travailleurs. L’appareil confédéral n’arrive plus à contenir la revendication du rétablissement de ce syndicalisme gagnant. Dépassé, elle ne peut désormais plus empêcher que s’expriment les demandes de tourner la page de ces 20 ans de fuite en avant réformiste vers le syndicalisme rassemblé suivant la CES et la CFDT refusant de mettre en cause l’Union Européenne du Capital comme l’a pourtant fait tout au long de son histoire la CGT. De fait, si la direction confédérale devrait se maintenir et avec elle globalement son orientation, l’unification et l’organisation des forces du syndicalisme de classe dans la CGT, qui ont montré avec le vote sur la FSM qu’elles pouvaient être majoritaire, pourraient ouvrir à courts termes de vraies perspectives.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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