• Les TP finaux de l’euro- de NOTRE s’accélèrent sous l’impulsion de Macron, le proconsul de l’UE du capital. C’est pourquoi, «l'Hermine Rouge» publie la « vraie Info », le bulletin des cheminots, cheminots qui prolongent le combat patriotique de la Résistance en défendant le service public cassé par Maastricht.

    Plus que jamais, ciblons la Troïka maléfique du pouvoir macronien, de l’oligarchie financière (c’est la prétendue « dette » qui strangule la SNCF et absorbe sans fin les « gains de productivité » et de la maudite « construction européenne ». Assez de mots d’ordre creux sur le « service public européen » et le « socle social européen » : qui ne peut pas le moins, – sauver le service NATIONAL des chemins de fer, de la poste, de l’électricité, etc. – ne peut pas le plus, instaurer un service continental de Gibraltar à Bucarest. Si l’on veut vraiment rendre aux Français un train de qualité desservant tout le territoire, arrivant et partant à l’heure avec des conditions tarifaires soutenables, il faut revenir sur l’erreur d’aiguillage mortelle qu’a été l’arrimage des directions syndicales au mot d’ordre faux, contradictoire et paralysant de l’ «  sociale ».

    Le 8 février dernier, les cheminots CGT de concert avec les électriciens et gaziers organisaient une journée d’action. Gageons que cette mobilisation va s’amplifier et pour riposter dans le tous ensemble et en même temps accélérer la necessaire convergence de lutte dont la résistance à la dictature de l’ du Capital devrait être un puissant catalyseur.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Sur la conception néo impérialiste de la Francophonie portée par MM Mabanckou et Mbembe – par Georges Gastaudon lira ci-dessous la tribune publiée par MM MABANCKOU ET MBEMBE, et la réponse circonstanciée de GEORGES GASTAUD, défenseur du français et de toutes les langues contre le tout-anglais impérialiste.

    Georges Gastaud, philosophe, syndicaliste enseignant est également l’un des responsables nationaux de l’association de défense de la et de la diversité linguistique, le COURRIEL


    REPONSE DE GEORGES GASTAUD, RESISTANT AU TOUT-ANGLAIS – 15.2.18  

    Sur la conception néo impérialiste de la Francophonie portée par MM Mabanckou et Mbembe – par Georges GastaudJe ne trouve pas ce texte positif, au contraire. Non seulement parce qu’il ignore totalement la question majeure, celle du tout-anglais mondial, européen et hexagonal (surtout, n’affrontons pas le MEDEF et les milieux bobos !), non seulement parce qu’il déforme totalement ce qu’est aujourd’hui l’Organisation Internationale de la Francophonie (où la France officielle s’est mise en retrait au profit du Canada ANGLOPHONE et FEDERAL qui a placé à la tête de l’OIF Mme Jean, l’actuelle présidente, avec pour souci principal de neutraliser le souverainisme québécois), non seulement parce que le français est en même temps langue internationale et socle de notre nation (libre à d’autres pays d’en faire aussi leur socle national s’ils le souhaitent !), mais parce que sous couvert de taquiner Macron sur la Françafrique, ce texte lui ouvre une voie royale pour son projet de « déringardisation » du français. Lequel passe, bien évidemment, par la mise à mort de la loi Toubon, et pour commencer, par son contournement et sa « ringardisation » systématique y compris par ceux qui sont chargés de la faire appliquer.  

     Quant à M. Mabanckou, que j’ai eu l’occasion naguère d’interpeller très brièvement sur France-Inter, il sous-estime incroyablement l’anglicisation de la France (mais aussi, de la Wallonie, du Québec, de la Suisse romande, pour ne pas parler de l’Afrique que je connais moins). Comment peut-il se mettre au centre d’une question qu’il a si peu étudiée ? Sait-il par ex. que tout récemment, PSA et Renault ont basculé, illégalement, toute leur documentation interne à l’anglais ? Que nombre d’Universités enseignent intégralement certains cursus en anglais au mépris de la législation ? A-t-il jamais regardé comment se nomment les émissions les plus suivies de TF1, la chaîne française disposant de la plus large audience ?  

     J’ajoute que la mise en cause faussement rebelle de l’Etat-nation français par le texte de MM. Mabanckou et Mbembe est d’une rare hypocrisie : le premier de ces messieurs ne vient-il pas d’être nommé au très prestigieux Collège de France, une institution créée par François 1er pour enseigner en français (et par là-même, au tout-venant) les savoirs de pointe du moment, au moment même où ce roi emblématique de la Renaissance scellait l’alliance de la France et de sa langue par l’Ordonnance de Villers-Cotterêts… Une ordonnance que Macron et l’UE souhaitent manifestement détricoter (pardon, « moderniser », à l’image de tout ce qui a construit la nation, avant de construire la République, puis la « République sociale » du CNR) quand ils laissent entendre, comme les ministres de la culture de F. Hollande, que la protection légale de la langue française contre la substitution systématique de termes anglais à des mots français connus de tous n’est qu’une « ligne de Maginot linguistique » (ce qui est forcément le cas, non pas parce que cette loi est mauvaise, mais parce que les autorités françaises ont traitreusement décidé de ne pas l’appliquer ; qui disait que laisser transgresser une loi, c’est autoriser ce que l’on feint d’interdire ?   

     Aujourd’hui, le problème n°1 de la Francophonie mondiale, c’est que son navire-amiral historique (faudra-t-il aussi changer le nom du français ?!), la France, est en train de se saborder linguistiquement et de faire la promotion de l’anglais jusqu’en Afrique : ne se dit-il pas qu’un ex-mathématicien devenu « marcheur » conseille les mathématiciens africains de publier en anglais et s’oppose à la publication d’articles en français dans des revues scientifiques françaises ? Bref, on feint de dénoncer le néocolonialisme à l’ancienne (encore bien vivant et tueur, certes) pour mieux promouvoir le néocolonialisme « françaméricain » et « françallemand » de l’avenir… et la néo-colonisation linguistique de la France elle-même !   

     Quant au projet proclamé de Macron de faire du français la deuxième langue mondiale, outre qu’il est actuellement hors de portée, outre sa dimension impérialiste évidente (qu’on arrive déjà à sauver le français, fort menacé, dans l’espace français et francophone actuel, ce sera déjà pas mal !), c’est en réalité un projet de vassalisation par rapport à l’anglais, y compris en France. Ce que fait miroiter Macron aux gogos, c’est une langue française cessant d’être la langue vivante, pratique, du et des peuples qui la parlent, mais devenant du même coup (lot de consolation ou coup de grâce ?) un signe de « distinction » pour l’élite mondialisée quand elle sentira le moment venu de prendre ses distances avec le Globish devenu la langue mondiale réelle, pratique. Car alors il faudra bien quelque chose aux « élites » pour continuer à se démarquer du et des peuples, à l’image des aristocrates russes qui se flattaient de parler russe à leurs moujiks… avec l’accent français. Ce projet de langue impériale bis me répugne profondément, ce n’est pas une manière de faire survivre le français, mais une manière de le mettre au service posthume de ceux qui l’auront tué en tant que langue du et des peuples. Et finalement, la demande de Mabanckou, et sans doute de Leila Slimani, qui consiste à faire du français la langue-monde seconde en le dénationalisant en France même est un projet profondément IMPERIALISTE et hyper-néocolonial. On ne voit pas d’ailleurs en quoi les élites africaines mondialisées vaudraient mieux que les élites hexagonales en matière de patriotisme et/ou d’internationalisme. Pauvre Aimé Césaire, décidément !  

    Autrement digne et noble était l’attitude de Kateb Yacine, un anticolonialiste combattant qui n’écrivait pas une supplique au chef de la Françafrique mais déclarait fièrement voir dans le français un « butin de guerre ». Ou dans l’attitude de l’Irlandais J. Joyce déclarant ironiquement : « les Anglais nous ont donné leur langue et nous en avons fait de la littérature ».  

     Entre le nationalisme, qui veut faire du français la langue de la domination néocoloniale, et le mondialisme, qui veut dénationaliser la langue de Molière (au lieu de penser l’existence PLURIELLE du ou des français), il faut penser l’internationalisme linguistique qui passe par le plurilinguisme qu’exprime la phrase hautement dialectique de l’écrivain italien Umberto Eco : « la langue de l’Europe, c’est la traduction ».

     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr 

     

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  • Video d'analyse de ce qu’est la contre-réforme Blanquer cassant le  . Une attaque qui est bien plus large que la seule question du et de l’accès à l’université mais qui concerne chaque travailleur. Faire sauter les diplômes nationaux, privatiser l’Education Nationale, c’est faire sauter les protections collectives protégeant les salaires avec les conventions collectives dans le secteur privé, les statuts dans le secteur public

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  • Porte-parole de « La minoterie - À pleine voix », Laurent Baudry a appelé à une manifestation, mardi, pour la liberté d'expression et le droit au rassemblement. Porte-parole de « La minoterie - À pleine voix », Laurent Baudry a appelé à une manifestation, mardi, pour la liberté d'expression et le droit au rassemblement.
     
    Interdite par le préfet du Finistère, Pascal Lelarge (Le Télégramme de samedi), la manifestation de soutien au peuple kurde n'a pas eu lieu, samedi midi 17 février, devant la mairie, comme l'aurait souhaité l'association « La minoterie - À pleine voix ». Après avoir lu l'arrêté préfectoral, le Plourinois Laurent Baudry, l'un de ses porte-parole, s'est adressé à la quinzaine de personnes réunies devant le kiosque. « Il faut vous disperser », leur a-t-il lancé, non sans leur avoir donné rendez-vous mardi 20 février, à 18 h, même lieu. « Pour une manifestation en faveur de la liberté d'expression et du droit au rassemblement. Et, cette fois, la demande a été faite dans les temps », a-t-il ironisé, en faisant part de sa stupéfaction, face à l'interdiction de la manifestation, prévue hier. 

    « Un commando turc décide de l'application de la loi »

    « Je vois dans cette décision la volonté de faire taire le peuple kurde », a regretté Laurent Baudry, en évoquant l'agression dont les manifestants pro-kurdes se disent avoir été victimes, samedi 10 février à Brest. « Un commando turc décide de l'application de la loi en France. C'est honteux ! », s'est exclamé le militant plourinois, sous les yeux des quelques policiers, déployés, de manière préventive, aux abords de la mairie. Devant la dispersion rapide, et dans le calme, des personnes présentes sur place, les forces de l'ordre ont indiqué qu'il n'y aurait pas de sanction particulière prise à l'encontre de l'association « La minoterie - À pleine voix »
     
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  • La manifestation organisée le week-end dernier à Brest avait fini par dégénérer.

    Une manifestation prévue ce samedi à Morlaix a été interdite par le préfet, ce vendredi. Elle visait à soutenir les Kurdes et à dénoncer les opérations militaires de la Turquie en Syrie. Le non-respect de la loi et les bagarres du week-end dernier à Brest lors d'un rassemblement du même type ont motivé ce refus.

    Quatre blessés après une bagarre brève mais violente. Tel est le bilan de l'échauffourée qui a éclaté, samedi dernier à Brest, lors d'une manifestation. Elle a opposé des militants pro-Kurdes, venus dire non aux « violences du régime turc », à quelques partisans du président Erdogan. Le lendemain, toujours dans la cité du Ponant, un rassemblement du même type avait à nouveau occasionné des tensions. L'intervention des forces de police avait encore une fois été nécessaire pour ramener le calme.

    « Préserver l'ordre public »

    C'est dans ce contexte que l'association « La Minoterie - A pleine voix » envisageait d'organiser une nouvelle action, ce samedi midi, devant l'hôtel de ville de Morlaix. « Elle a déposé, le jeudi 15 février, une déclaration de manifestation contre les opérations militaires menées par la Turquie et ses alliés sur le territoire syrien », note le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, dans un communiqué. Avant d'indiquer qu'il a décidé d'interdire la manifestation et, plus largement, tout rassemblement prévu sur le département aujourd'hui et demain sur la thématique des relations entre la Turquie et les Kurdes.  

    « Il est inacceptable que des tensions et conflits internationaux puissent donner lieu à des affrontements et à des violences sur le territoire national. Il faut préserver l'ordre public et permettre aux forces de l'ordre de se consacrer pleinement à la sécurité du quotidien des habitants du département », explique le communiqué.

    Prison et amendes possibles si la manifestation a lieu

    Le préfet souligne également que « la déclaration de manifestation morlaisienne n'a pas suivi la réglementation applicable en la matière : non-respect des trois jours francs au moins avant la tenue de la manifestation, et non-respect de l'obligation de signature de la déclaration par au moins trois personnes domiciliées dans le département ». Le préfet termine en prévenant que « l'organisateur d'une manifestation interdite s'expose à une peine de six mois d'emprisonnement et à 7.500 € d'amende si elle a lieu, et que les participants sont eux-mêmes passibles de poursuites ».

    « Proprement scandaleux ! »

    « C'est proprement scandaleux ! », s'emporte le Plourinois Laurent Baudry, porte-parole de l'association « La Minoterie - A pleine voix », qui a organisé deux rassemblements de ce type ces deux derniers samedis à Morlaix. « Ça s'est très bien passé. C'est la première fois en France qu'une telle manifestation de soutien au peuple kurde et de protestation contre les agissements des Turcs et de Daesh est interdite. On cède à la pression de quelques excités fascistes », s'emporte-t-il, en indiquant qu'il sera présent ce midi au kiosque pour informer sur cette interdiction. « Mais aussi pour dire qu'il y aura très vite une réplique, une manifestation pour dénoncer cet arrêté qui est choquant ».

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Les agents demandent de connaître leur emploi du temps complet, avant le début des prochaines vacances scolaires.Les agents demandent de connaître leur emploi du temps complet, avant le début des prochaines vacances scolaires

    Une trentaine d'agents municipaux se sont rassemblés devant l'Hôtel de ville, vendredi 16 février midi, pour protester contre la mise en place « compliquée » des nouveaux plannings. La grogne concerne le service économat, chargé du ménage et de la restauration dans les écoles publiques, qui a vu ses heures de travail augmenté depuis le 1e r janvier (1.607 heures annuelles). Plus de la moitié des 29 salariés n'auraient toujours pas reçu leur emploi du temps. « Certaines ont leur planning complet, d'autres non. Nous demandons que cette situation soit réglée avant le début des vacances scolaires, en fin de semaine prochaine », défend Sébastien Le Scornet, secrétaire CGT du personnel. « On nous a demandé de poser nos congés et RTT en fin d'année et tout a été chamboulé sans aucune concertation », abonde l'une des agents concernés.

    Réunion avec la direction mercredi

    À l'appel de la CGT, le débrayage a rassemblé des agents de l'ensemble des restaurants scolaires des écoles publiques. Seules les cantines des écoles de Ploujean et des maternelles Jean-Jaurès et Poan-Ben étaient ouvertes, vendredi. Une douzaine d'agents ont été reçus par Jérôme Stéphan, collaborateur du cabinet du maire. « Le report d'une réunion, mardi dernier, a créé une crispation. Nous sommes ouverts au dialogue, tout sera réglé rapidement », a-t-il indiqué. Une réunion avec la direction générale et celle de la cuisine centrale (en charge du service concerné) est prévue pour mercredi 21 février.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

     

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    Les actions presque quotidiennes ne rassemblent pas toujours les foules mais le mouvement compte s'inscrire dans la durée. Les actions presque quotidiennes ne rassemblent pas toujours les foules mais le mouvement compte s'inscrire dans la durée.

    Depuis plusieurs semaines, des mouvements étudiants se mobilisent pour protester contre le projet de loi Orientation et réussite des étudiants. Hier, le collectif engagé de la Faculté Victor-Segalen avait rendez-vous avec la présidence de l'UBO pour se faire entendre.

    Un premier élan de contestation a vu le jour contre le principe de sélection à l'entrée de la fac, mais maintenant que le sort de cette proposition est entre les mains des parlementaires, le mouvement s'est mué en une demande plus générale de moyens pour l'Université. La faculté de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) a obtenu que six postes et demi soient pourvus après avoir fait grève. Pour fonctionner normalement, onze postes auraient été nécessaires, néanmoins, la proposition du ministère a été acceptée après un vote au sein de l'UFR (Unité de formation et de recherche). Le département de psychologie de l'UFR Lettres et Sciences humaines se mobilise tout particulièrement et un « Collectif pour une université publique durable » a émergé à la Faculté Victor-Segalen pour porter les demandes des étudiants et personnels de l'UFR. Hier, à 16 h, une rencontre avec la présidence de l'UBO était prévue pour faire remonter le manque de moyens humains et matériels. En effet, l'UFR est en situation de sous-encadrement important et seules de nombreuses heures supplémentaires et des journées de douze heure (de 8 h à 20 h) parviennent à pallier au manque d'effectif.
     
    De plus, l'infrastructure elle-même présente de sérieux problèmes, comme les multiples points d'entrée d'eau de pluie.

    Des actions quotidiennes

    Il semble difficile de mettre en oeuvre le projet de loi Ore (Orientation et réussite des étudiants). La population étudiante à l'UFR Segalen croît de près de 5 % tous les ans, et ce sans espaces de cours ni enseignants supplémentaires. La nouvelle plateforme ParcourSup prévoit des « parcours de formation personnalisés » dont les personnels de l'UFR ne conçoivent pas la mise en place dans l'état actuel des choses. Le projet de loi est d'autant plus critiqué qu'il arrive alors que la réforme de septembre 2017 concernant la spécialisation progressive en première année de licence n'ait pas encore été totalement appliquée. Cette réforme avait nécessité un travail bureaucratique et un investissement des personnels important, et la mise en application de la loi Ore nécessiterait un investissement égal ou supérieur. Le collectif énonce que « l'UFR Lettres ne doit pas être prise pour une bande de babas cool qui se complaît dans les grèves et les concerts de casseroles » et le mouvement compte bien s'inscrire dans la durée avec des actions presque quotidiennes, comme lors de l'assemblée générale de lundi midi.
     
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  • Le personnel de la médiathèque des Capucins s'est réuni, ce vendredi matin, en assemblée générale. Il a décidé de signer le protocole de sortie de grève, mardi. La grève du dimanche, qui dure depuis l'automne, est terminée. La médiathèque sera donc ouverte le dimanche à partir de ce week-end. Le personnel entend accueillir le public de façon un peu festive. « Par esprit de responsabilité et volonté de défendre la qualité de service public et l'accès le plus large des usagers aux médiathèques, les agents acceptent la création de quatre emplois statutaires à la médiathèque des Capucins, sans suppression de postes dans les médiathèques de quartier, tel qu'ils (elles) l'ont demandé », disent-ils dans un communiqué. « Ces créations de poste ne sont que du rattrapage tant la charge de travail a augmenté depuis l'ouverture de la médiathèque des Capucins, en janvier 2017. Les tâches liées à ces postes étaient effectuées jusqu'alors par des agents contractuels », précisent-ils.

    «Absence de dialogue social » et « défiance sur l'accord»

    « Cependant les agents tiennent à dénoncer l'absence de dialogue social dont les élu(e)s ont fait preuve depuis 2015 et expriment leur défiance vis-à-vis d'un "accord sur le temps de travail" transitoire qui leur est, de fait, imposé ».

    « Les dimanches sont inclus dans le cycle de travail sans se soucier : des usagers (trois fermetures des médiathèques le mardi matin par an) ; de la qualité de service : l'accueil des classes, des crèches sera compromis ; de l'organisation de travail : les collections doivent être remises en place ce jour après forte fréquentation le week-end ; des agents : jours de récupération imposés sans rémunération en heures supplémentaires du travail le dimanche. Dans les négociations qui s'ouvrent sur un accord sur le temps de travail définitif, les agents des médiathèques de Brest seront très attentifs à ce que soit pris en compte de leur investissement personnel pour la Collectivité, la qualité des services publics et une bonne organisation de travail ».

    L'adjointe « exprime sa satisfaction »

    Selon Ian Le Denmat, du service Communication de la Ville, les élus, eux, nient ne pas vouloir dialoguer, mettant en avant les différentes réunions qui ont eu lieu. « À l'issue des discussions entre la Collectivité et l'intersyndicale (FO, CGT, CFDT, Unsa), Bernadette Abiven, adjointe en charge des Relations humaines, exprime sa satisfaction qu'un accord se dessine collectivement, permettant la réouverture de la médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins le dimanche », précise un communiqué.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • Les professionnels de la justice rassemblés contre la réforme menée par Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux, demandent plus de moyens pour une justice de qualité.Les professionnels de la justice rassemblés contre la réforme menée par Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux, demandent plus de moyens pour une justice de qualité.

    La réforme de la justice est contestée par beaucoup de professionnels au niveau national. À Quimper, quatre-vingts d'entre eux se sont réunis devant le Palais de justice pour montrer leur inquiétude quant à la possible suppression d'un tribunal du département.

    Scène étonnante, jeudi matin, devant le Palais de justice : environ quatre-vingts robes noires ont entonné une version revisitée de la chanson d'Hugues Auffray, « Debout les gars », pour protester contre la réforme de la justice lancée, début octobre, par la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Comme un peu partout en France, avocats, magistrats, greffiers et personnels de justice se sont associés pour exprimer leurs inquiétudes quant à la réforme en cours. Les audiences du jour avaient toutes été annulées, en signe de protestation.

    « Une justice moins accessible »

    La première de ces inquiétudes provient de la réorganisation territoriale voulue par l'exécutif. Avec comme conséquence probable, la suppression d'un des deux tribunaux du département, Quimper ou Brest, au profit d'une seule instance. Anne-Marie Robert, vice-présidente du tribunal de Quimper et représentante du Syndicat de la magistrature (SM), a fait part de cette inquiétude dans la motion lue sur le perron de l'ancien Palais de justice : « Madame la ministre de la Justice indique dans les médias qu'aucun lieu de justice ne sera supprimé. Moi, je ne sais pas ce qu'est un lieu de justice si ce n'est un tribunal ! Nous pensons que contrairement à ce que dit la ministre, il y aura des suppressions de tribunaux ». L'une des craintes mises en avant est la mise à distance du justiciable.

    « La création d'une seule superstructure judiciaire dans le département ne ferait qu'allonger les délais et diminuer l'accès à la justice », déplore Marie-Anne Kerisit, magistrate et représentante de l'Union syndicale des magistrats (USM). Une autre des conséquences de cette réorganisation serait la suppression des tribunaux d'instance, ces tribunaux de proximité compétents pour traiter des litiges inférieurs à 10.000 €. Des tribunaux de la vulnérabilité du quotidien, dans lesquels sont aussi étudiés les dossiers de mise sous tutelle ou de surendettement. « Nous tenons au contact avec les justiciables qui, dans ce genre de dossiers, ne sont pas souvent assistés, n'ont pas de porte-parole. Nous, magistrats de tribunaux d'instance, avons choisi ces postes pour leur caractère humain. Nous avons créé des communautés de travail qui garantissent l'efficacité de cette justice de proximité », avance Marylène Chever, magistrate en charge du tribunal d'instance quimpérois.

    Décaler le calendrier

    Pour Nicolas Josselin, bâtonnier de Quimper, cette « bonne mobilisation de tous les professionnels de la justice montre le bien fondé de ces inquiétudes ». Il a, par ailleurs, annoncé la probable entrée du barreau de Quimper dans un collectif national, le collectif 46 : 46 comme les 46 départements français qui ont deux tribunaux et dont l'un risque donc de disparaître. Marie-Anne Kerisit espère « une modification du calendrier politique pour que soient organisées de nouvelles consultations ». Pour l'instant, le projet de loi, dont on ne connaît pas encore le contenu exact, devrait être soumis au Conseil d'État début mars, au Conseil des ministres en avril, pour un vote au Parlement avant la trêve estivale. Le temps presse.

    Antoine ROGER

    http://www.letelegramme.fr

     

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  • Le Yémen agonise depuis trois ans dans une guerre oubliée par l'Occident. Les bombardements de la coalition menée par l'Arabie saoudite, avec le soutien des pays européens qui lui vendent des armes, tuent et blessent de très nombreux civils. Les enfants sont les premières victimes du conflit. Extrait d'un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 8 février 2018.

    Pour sensibiliser le public occidental à la situation dramatique du Yémen, la réalisatrice Khadija Al-Salami a eu l'idée de confier à des enfants le soin d’interviewer d’autres enfants victimes de la guerre. Ahmed, 11 ans, et Youssef, 9 ans, arpentent la ville de Sanaa dans un reportage, à voir en version courte dans "Envoyé spécial" le 8 février 2018. Dans cet extrait, ils vont à l'hôpital rencontrer des enfants blessés par les bombardements et soignés par une association.

    Le premier d'entre eux, Hassan, 10 ans, a des traces de brûlure sur son bras bandé. L'un de ses os était sorti, un autre cassé. Le garçon a eu treize opérations. Onze à la main, et deux à la cuisse. "On a entendu les avions arriver et ils ont bombardé notre maison pendant qu'on en sortait. Mon frère a été tué." Les avions de la coalition menée par l'Arabie saoudite font énormément de victimes civiles.

    A côté, Rida, 10 ans, est dans un fauteuil roulant. Elle a été touchée à la jambe par un éclat d'obus. C'était avant la fête de l'Aïd. Aujourd'hui, elle ne peut plus marcher.

    Grièvement blessés et traumatisés

    A cause d'une grenade, Nabilla, 9 ans, est blessée aux jambes et a deux doigts de la main droite sectionnés. Elle jouait dans la ferme de ses parents avec neuf autres enfants quand l'engin est tombé. "On l'a jetée, et elle a explosé. Les neuf enfants ont été tués."

    "J'étais à l'école et j'ai vu passer une patrouille", raconte Hatem, 10 ans. La patrouille a été bombardée. "J'ai été propulsé en l'air, et un éclat d'obus m'a touché à la tête." Il a reçu un autre éclat à la jambe. "Je suis resté dix jours sans connaissance, mes nerfs ont été coupés, et mon visage a été paralysé", raconte-t-il, l'effroi visible derrière ses lunettes. Aujourd'hui, il a peur des avions.

    Extrait d'une enquête de Khadija Al Salami, à voir le 8 février dans "Envoyé spécial".

    source: https://www.francetvinfo.fr

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