• Et maintenant les perquisitions contre l’opposition ! (communiqué du PRCF 16/10/2018)

    De façon spectaculaire, le parquet c’est à dire le ministre de la justice du  et non un juge d’instruction indépendant, a mené à l’aube comme s’il s’agissait d’une affaire de grand banditisme des perquisitions aux sièges de la FI, du PG, de JL  et de certains de ses proches. La méthode, brutale, vise l’une des forces politiques d’ au régime Macron. Un régime minoritaire, illégitime et de plus en plus totalitaire.

    Ces perquisitions sont menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre de deux enquêtes préliminaires. La première enquête concerne des soupçons d’emplois fictifs d’attachés parlementaires au Parlement européen.  Les enquêteurs tentent de savoir si des fonds européens ont été détournés afin de rémunérer des cadres employés à d’autres tâches au sein de leur formation politique. Dans ce cadre le parti de Mélenchon fait l’objet d’une plainte… d’une responsable du front national. La seconde enquête préliminaire, ouverte en mai 2018, porte sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et des soupçons d’irrégularités.

    Ce dernier a déclaré en direct lors de ces perquisitions : “Voici les débuts du nouveau ministre de l’Intérieur, et de la ministre de la Justice. Voilà ce qu’ils sont en train de faire pour intimider et faire peur. Ce n’est pas de la justice, ce n’est pas de la police. Nous ne méritons pas un déploiement pareil. On croirait l’arrestation de je-ne-sais-pas-quoi, d’un gang, d’une bande…”

    Il est vrai que ce sont des dizaines de policiers qui ont été mobilisés pour une opération dont il est difficile de ne pas supposer quelques arrières pensées politiques d’un président en chute libre dans les sondages. D’autant que la police et la justice n’ont pas fait preuve de pareil zèle dans les affaires Benalla, Pénicaud, Ferrand, Kohler ou Nyssen et…. Macron . En effet, ce dernier est sous le coup d’une enquête préliminaire, suite à une plainte, le 11 juin, déposée par des élus de droite dénonçant le rôle joué par la Ville et la Métropole de Lyon. Pour l’heure, Macron n’est ni inquiété ni perquisitionné. Pourtant les preuves, suite au scandale de l’entreprise GL Events et “ses ristournes” quand à la campagne de Macron, selon Médiapart ne semblent avoir inquiété en rien Macron. De même fin février, déjà, la  Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait conclu dans un rapport à des irrégularités dans le poste “donations” du compte du futur Président, le parquet de Paris n’avait alors pas donné suite. Il est vrai que les longues tractations de ces dernières semaines s’agissant des nominations à ce Parquet, impliquant directement la main de l’Elysée, montrent ce qu’il en est de ses liens extrêmement direct avec le régime Macron.

    Pour ne citer que cet exemple, rappelons que la perquisition visant l’appartement de Benalla est restée arrêtée sur le pas de sa porte, le temps que les éléments compromettant, notamment un coffre fort dont on ignore par conséquent le contenu, soient évacués des lieux !

    Un deux poids deux mesures qui interroge clairement, d’autant plus que cette perquisition en masse avec un déploiement de force de police important au domicile de Mélenchon, et chez les responsables, ainsi qu’au siège du mouvement a lieu le jour du remaniement présidentiel, reporté à maintes reprises. Cela sonne-t-il comme le premier acte politique du nouveau ministre de l’intérieur d’un gouvernement qui fait le choix de la fuite en avant autoritaire pour pallier sa faible base sociale et son rejet massif dans les classes populaires. ? Répression et intimidation accompagnent la régression sociale et s’inscrit dans une ambiance de  du pouvoir ici comme partout au sein d’une UE de plus en plus rejetée par les travailleurs et les peuples. Une ambiance de  qui voit déjà l’appareil policier et judiciaire instrumentalisé pour réprimer de façon massive le mouvement social, en visant en premier lieu les syndicalistes et les manifestants osant défendre le droit du travail, l’emploi et les salaires contre l’exploitation capitaliste. Le PRCF appelle à une vraie justice, indépendante, et exprime sa pleine solidarité à tous ceux visés par la répression du régime, à se mobiliser pour faire cesser les agissements totalitaire visant à faire taire le mouvement social progressiste, et ses organisations syndicales et politiques.

    16 octobre 2018 – communiqué du PRCF


     

    Le PRCF 75 mobilisé pour les libertés publiques et individuelles

    Des militants du PRCF s’étaient joins à des camarades insoumis et des militants du PG, afin de protester contre l’opération policière en cours dans leurs locaux, chez leurs élus et militants.Le local du PG rue Doudeauville était toujours perquisitionné par une quarantaine de policiers, refusant l’accès au député Coquerel et déclarant qu’ils récupéraient tout le contenu des ordinateurs et téléphones portables présents sur les lieux.
    Ce qui signifie que le régime Macron s’arroge le droit de faire main basse par la force sur l’ensemble des fichiers d’un parti politique. Chacun jugera ce que signifie en terme de danger pour les libertés publiques et individuelles.

    La solidarité du PRCF a été appréciée des militants et des élus sur place.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Pesticides. Eau et Rivières porte plainte contre Bricomarché Carhaix (OF.fr-15/10/18-17h26)Le roundup est un produit phytosanitaire interdit à la vente aux particuliers dès le 1er janvier 2019

    Une petite affiche dans un magasin Bricomarché, à Carhaix (Finistère), a fait grand bruit ce week-end du 13 octobre. Cette affichette incitait à faire des stocks de pesticides avant leur interdiction à l'usage des particuliers, l'année prochaine. L'association Eau et Rivières de Bretagne a porté plainte contre le magasin.

    En fin de semaine, le magasin Bricomarché de Carhaix a fait un tollé sur les réseaux sociaux. La raison ? Une affiche incitant à faire des stocks de certains pesticides, pour certains composés de glyphosate, avant leur interdiction à l’usage des particuliers, au 1er janvier.

    Face aux innombrables réactions, le magasin a présenté ses excuses sur son compte Facebook et retiré affiche et produits de sa tête de gondole. L’association de protection de l'environnement Eau et Rivières de Bretagne a décidé de porter plainte, « même si le magasin s’est ravisé ».

    Trois infractions

    Dans un communiqué, l’association indique avoir relevé trois infractions : « La publicité pour les pesticides à destination du grand public est interdite. Les pesticides ne peuvent pas être mis à disposition des particuliers en libre-service. Les produits présentés auraient dû se trouver derrière un comptoir ou une vitrine fermée. Les pesticides seront interdits de détention pour les particuliers à compter du 1er janvier 2019. En invitant ses clients à faire des stocks, le magasin incite et se rend complice d'un délit », estime l’association.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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    Crozon. Rassemblement pacifiste antinucléaire au Fret, ce dimanche (LT.fr-14/10/18-13h32)L’après-midi, après un pique-nique concert, interventions des délégations internationales, départ d’une marche vers l’île longue et lecture d’un appel international, devant la base de sous-marins nucléaires.

    Le mouvement pour la paix Bretagne et grand Ouest, organisait un grand rassemblement pacifiste pour l’abolition des armes nucléaires, ce dimanche, sur les quais du petit port du Fret, à deux pas de la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’île longue.

    Opération nationale, ce rassemblement pacifiste pour l’abolition des armes nucléaires revendique la ratification du Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), devant neuf bases nucléaires militaires en France.

    Malgré la météo peu clémente, une petite centaine de personnes était déjà présente, avec un accueil en musique, dès 10 h. Dans la remorque d’un camion étaient organisés deux débats le matin, le premier portant sur « Ratification du Traité d’interdiction des armes nucléaires et construction de la Paix » et le second sur « Une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient, un facteur de paix ». Également, des rencontres avec les collectifs d’organisations et personnalités nationales et internationales.

    Un appel à la France

    Et dans les débats, ce qu’il revient principalement, c’est que la France doit ratifier le traité international, adopté sous l’égide de l’ONU en 2017. Cette mobilisation, rappellent les organisateurs, « a reçu en octobre 2017, à travers la coalition ICAN, le prix Nobel de la Paix ». Et le but est bien ici de faire grandir le mouvement, en toute lucidité.

    Des cars collectifs vont converger, ce dimanche après-midi, depuis Rennes, Lamballe, Saint-Brieuc, Angers, Nantes et Saint-Nazaire.

    source: https://www.letelegramme.fr/

    A lire également: l'Appel international

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    Sommaire du numéro 197 : 

    Pages 4-7 : Retour sur la lutte des cheminots - Parcoursup du combattant

    Pages 8-10 : Du Donbass au Venezuela, l’empire contre-attaque ! - Un Etat écolo : Cuba !

    Pages 11-17 : Xénophobes contre «No borders» : sortir du piège !

    Page 18 : Football : Allez les rouges… de Hongrie !

    Page 19 : Adieu Nelly !

    Pages 20-22 : Après Hulot, Poirson se noie dans ses contradictions

     

    Pour recevoir ce numéro

    Contactez un.e militant.e du PRCF ou écrivez au  journal

    « INITIATIVE COMMUNISTE »

    BP 30111

    62802 LIEVIN

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  • Equateur : Qui était derrière la tentative de coup d’Etat contre Rafael Correa?-par Bolivar Infos

    Les actions du 30 septembre 2010 contre le président de l’ de l’époque, Rafael  semblaient faite partie d’un plan putschiste en Amérique Latine pour donner un coup d’arrêt aux processus de changement mis en place par les Gouvernements progressistes de la région.

    Il y a 8 ans, des membres de la Police Nationale équatorienne se sont soulevés contre le Gouvernement de Rafael Correa à cause de l’élimination de quelques prébendes économiques dans la Loi sur le Service Public récemment approuvée par le Parlement.

    Freiner le processus de changement en Equateur

    Dans une interview réalisée par l’émission Enclave Política diffusée par Telesur, le représentant de l’organisation Bulla Zurda, Jorge Cisneros, a déclaré que la tentative de coup d’Etat du 30 septembre en Equateur était destinée à paralyser le processus politique et le processus de changement mis en place par Rafael Correa. 

    Cisneros a déclaré qu’il est très simpliste de dire qu’il s’est seulement agi d’un soulèvement des policiers contre le Gouvernement de Rafael Correa.

    Il a expliqué que les tentatives de la classe politique, économique, et des médias pour rendre Correa responsable des événements du 30 septembre sont une pratique qui s’est répétée au Brésil et en Argentine.

    Cisneros a déclaré qu’il s’agissait de mettre en doute le travail de la Commission pour la Vérité sur les événements du 30 septembre.

    Dans un rapport publié par la commission, il est établi que « des secteurs de l’opposition ont organisé des tentatives de coup d’État et d’assassinat du Président Rafael Correa. »

    Rafael Correa dénonce la conspiration

    Dans une interview effectuée par Le Monde Diplomatique en janvier 2011, Rafael Correa avait dénoncé le fait que derrière cette tentative de coup d’Etat, il y avait « toute une conspiration pour déstabiliser le Gouvernement équatorien. »

    De plus, il avait déclaré que « les revendications des policiers n’étaient pas une hausse de salaire mais destinées à condamner » le Gouvernement qui « enquêtait sur des atteintes aux Droits de l’Homme. »

    Quand on lui avait demandé si des le Gouvernements étrangers étaient impliqués, le Président avait répondu qu’il n’y en avait aucune preuve mais il avait signalé qu’il avait la certitude qu’aux Etats-Unis, il y a « des groupes d’extrême-droite, des fondations qui financent les groupes qui conspirent contre le Gouvernement, leur donnent de l’argent de façon camouflée, des formations, des noms grandiloquents et qui, enfin, financent des groupes d’opposition au Gouvernement et beaucoup de conspirateurs. »

    La National Endowment for Democracy (NED) a destiné plus d’1 million de dollars à l’Equateur pour « fomenter des programmes de participation citoyenne, un entraînement pour remettre en question le Gouvernement à propos de l’utilisation des ressources, organiser des campagnes de dénonciation de soi-disant affaires de corruption, faire la promotion des dirigeants de l’opposition et des dirigeants étudiants, » entre autres choses.

    Enfin, il avait souligné l’importance de l’implication des médias privés car « ce sont des conspirateurs permanents » en plus d’être « les « chiens de garde » du statu quo. »

    Les dénonciations de Correa avaient mis en évidence la structure d’un coup d’Etat doux organisé par les Etats-Unis.

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

     

    sources:

    -en français: http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/10/equateur-qui-etait-derriere-la-tentative-de-coup-d-etat-contre-rafael-correa.html

    -en espagnol: https://www.telesurtv.net/news/ecuador-implicados-golpe-estado-rafael-correa-20180930-0023.html

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  • Questions aux camarades du PCF -par PRCF

     

    Les véritables communistes ne peuvent pas compatir avec , dont le projet de base commune vient d’être battu à l’occasion du vote interne organisé sur le projet dit « de base commune ». En effet, ce secrétaire national n’était pas seulement un « mutant » achevé, qui n’a cessé de dénigrer Lénine et le , de s’accrocher aux basques du PS (sur la liste duquel il a été élu à Paris) et de défendre à cor et à cri l’euro et la funeste « construction » européenne dans le cadre du dont il est le vice-président supranational.

    On peut cependant être plus qu’inquiet du fait que le texte présenté par la section de Paris-XV, qui à défaut d’être clair et juste sur plusieurs questions, se réclamait du moins peu ou prou du marxisme et du léninisme, n’ait obtenu qu’un faible score de 7%. Même si le « vote utile » en faveur du texte Chassaigne a dû jouer en la défaveur du texte du 15ème, cela montre la réalité des rapports de forces idéologiques au sein du PCF après 40 années de dérives droitières et « eurocommunistes ». Rappelons que la mutation social-démocrate n’a pas commencé au congrès de Martigues de l’an 2000, comme certains en colportent le bruit, mais pour le moins aux 22 et 23èmes congrès de 1976 et de 1979 où les statuts ont été purgés de toute référence à la dictature du prolétariat, au marxisme-léninisme et à l’internationalisme prolétarien…

    Le PRCF a dit par ailleurs ce qu’il pensait du texte tiré par André Chassaigne et soutenu à la fois par la commission économique du PCF, dont la contribution délétère à la « mutation » ne s’est jamais démentie, et aussi par nos camarades du réseau « faire vivre et développer le PCF » qui se réfèrent d’ordinaire au marxisme et qui signèrent avec nous il y a trois ans un appel à sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN par la porte à gauche. Le moins qu’on puisse dire est que le « manifeste pour un PC du 21ème siècle » n’est clair que sur une chose : la nécessité de présenter des candidatures PCF à toutes les élections, y compris donc aux futures européennes, l’opposition frontale à Mélenchon et à la France Insoumise tenant lieu d’ « identité communiste ». Sur le fondamental, le texte n’a hélas aucune clarté sur le léninisme (« échec de l’URSS », et non pas défaite contre-révolutionnaire du Mouvement communiste international perdant tous ses repères), sur l’UE (le texte voudrait réorienter la BCE dans un sens social), sur les nationalisations (le mot est absent), sur l’indépendance nationale et même sur la question stratégique de la  socialiste, qui n’est pas du tout évoquée.

    Sans doute nos camarades de FVR espèrent-ils sincèrement que la chute possible de Pierre Laurent, son éventuel remplacement par Fabien Roussel (rappelons que la Fédération du nord et Alain Bocquet, que l’on présente comme un « dur » au Monde et au Figaro !, a accepté toute la « mutation » huiste et que durant les cinq années de participation « communiste » au gouvernement d’euro-privatisations de Jospin, Bocquet a tenu d’une poigne de fer le groupe PCF au parlement pour qu’il ne vote pas la censure et qu’il fasse le gros dos lors de l’élargissement catastrophique de l’UE-OTAN aux ex-pays socialistes) va permettre un grand remue-ménage qui leur permettra de prendre le dessus à l’occasion de ce qui n’est encore pour l’instant qu’un affrontement feutré entre lignes européistes et réformistes extrêmement voisines.

    Disons que pour l’instant on peut fortement en douter vu que les chefs de file des deux textes les plus importants vont tenter de fusionner, ce qui ne peut que tirer encore plus à droite le texte du « manifeste ». Qui vivra verra, et nous appelons les communistes à rester vigilants sur les points décisifs suivants :

    • Oui ou non, le PCF va-t-il enfin se prononcer pour une rupture totale avec l’UE-euro-OTAN dans la perspective du socialisme pour la France. Et conséquemment, va-t-il enfin claquer la porte du PGE, ce parti européen indécent qui compte dans sa direction un liquidateur patenté de la RDA (Gysi) et un destructeur du droit de grève en Grèce, Tsipras ?

    • Oui ou non une autocritique en règle de la « mutation » catastrophique va-t-elle être engagée et va-t-on enfin faire droit à ceux qui, comme les fondateurs du PRCF, ont subi mille avanies dans le PCF pour avoir crié casse-cou à temps ?

    • Oui ou non, le PCF va-t-il appeler à construire le tous ensemble en même temps en désavouant le « dialogue social » délétère pratiqué par l’ensemble des confédérations malgré l’opposition des bases combatives de la CGT ?

    • Oui ou non le PCF va-t-il continuer de se mettre en enfilade aux européennes derrière Brossat, la tête de liste désignée qui est le faire-valoir parisien d’Anne Hidalgo à la mairie boboïsante et social-libérale de Paris  au lieu de mener, avec le PRCF, une bataille de clarification sur la signification 100% négative de la « construction européenne » ?

    • Oui ou non, le PCF va-t-il dire clairement, non pas seulement ses critiques à l’égard de Mélenchon (qui jusqu’ici, malgré ses évolutions récentes contestables, reste à GAUCHE du PCF sur nombre de questions), mais s’engager radicalement, y compris aux législatives et aux sénatoriales, à ne plus s’allier sous prétexte d’une introuvable « Europe sociale », à une alliance électorale sans principe avec le PS ?

    Aux camarades du PCF qui ce soir espèrent, et peut-être, nourrissent des illusions sur ceux qui veulent devenir califes à la place du calife, nous tendons la main en leur disant deux choses :

    1.Participez aux débats que le PRCF va organiser dans nombre de régions pour débattre de la vraie question stratégique du moment : la question du  progressiste, antifasciste et internationaliste dans la perspective du socialisme pour la France !

    2.Rejoignez le PRCF qui, tout en tendant la main aux autres forces qui se réclament du marxisme-léninisme, propose une ligne de classe et de masse fondée sur les quatre sorties, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme !

    Le PRCF, le 9/10/2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Publiée le 9 octobre sur YouTube par Critique de la Raison Européenne

    L'association Critique de la raison européenne a reçu Emmanuel Todd, le mercredi 3 octobre à Sciences Po. Il nous a fait l'honneur de répondre à la question suivante : "Qu'est-ce que le macronisme ?" Son développement suit quatre parties : la toile de fond du macronisme - Macron - les macronistes - Macron et le monde. Introduit par Etienne Campion, vice-président de CRE. Pour nous aider dans notre combat pour une France libre et souveraine, vous pouvez : Nous suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/critiquedela... et sur Twitter : https://twitter.com/CRE_SciencesPo?la... 

    source: https://www.youtube.com/watch?v=3Z0yih4Md74

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  • BIllet Rouge-La fable du libéralisme qui sauve le monde – par Bruno Guigue (IC.fr-8/10/18)

    En Occident, le  passe pour une doctrine indépassable. Pur produit du génie européen, il serait à l’origine des merveilleuses prouesses dont se vantent les sociétés développées. Mais l’idéologie dominante ne se contente pas de lui attribuer toutes les vertus à domicile. Elle lui prête aussi un rayonnement sans frontières. A croire ses adeptes les plus enthousiastes, les recettes libérales sauvent le monde ! Un éditorialiste français, par exemple, peut affirmer lors d’un débat télévisé – sans être contredit – que « le  a éradiqué la pauvreté en  ». Devant une telle assurance, la raison défaille. Comment convaincre des croyants aussi fanatisés qu’une doctrine prônant la libre concurrence et prohibant l’intervention de l’État dans l’économie, en , est une denrée introuvable ? On y voit en revanche un Etat souverain dirigé par le parti communiste et chargé de planifier le  à long terme du pays. Un Etat fort qui s’appuie sur un secteur privé florissant, certes, mais aussi sur un puissant secteur public détenant 80% des actifs dans les industries-clé. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, en Chine, l’État maîtrise la monnaie nationale, le système bancaire est contrôlé par l’Etat et les marchés financiers sont sous haute surveillance.

    Il est clair que l’ouverture internationale engagée par le pouvoir communiste à partir des années 80 a permis de capter de précieuses ressources et d’obtenir des transferts de technologie. Mais on ne discerne aucun rapport entre cette politique commerciale audacieuse et les dogmes libéraux, que ce soit l’auto-régulation du marché ou la concurrence pure et parfaite. Le libéralisme n’a pas inventé le commerce, qui existait bien avant que la moindre idée libérale ait germé dans le cerveau d’Adam Smith. « Etat fort », « planification à long terme », « puissant secteur public » sont des formules qui ne fleurent guère le libéralisme ordinaire, et imputer à cette doctrine les progrès spectaculaires de l’économie chinoise n’a aucun sens. La pauvreté aurait été vaincue grâce aux recettes libérales ? Dans l’imagination des libéraux, certainement. Dans les faits, la réussite économique de la Chine doit davantage à la main de fer de l’État qu’à la main invisible du marché. Cette économie mixte pilotée par le parti communiste chinois a porté ses fruits. En trente ans, le PIB a été multiplié par 17 et 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté. Comme la réduction de la pauvreté dans le monde dans la même période est essentiellement due à la politique économique chinoise, on peut difficilement attribuer au libéralisme les progrès récemment enregistrés par l’humanité.

    Du point de vue des rapports entre libéralisme et développement, la comparaison entre les deux géants asiatiques est également instructive. En 1950, l’Inde et la Chine se trouvaient dans un état de délabrement et de misère extrêmes. La Chine connaissait d’ailleurs une situation pire que celle de son voisin, avec un PIB par habitant inférieur à celui de l’Afrique sub-saharienne et une espérance de vie moyenne de 42 ans. Aujourd’hui, la Chine est la première puissance économique mondiale et son PIB représente 4,5 fois celui de l’Inde. Non que cette dernière n’ait accompli aucun progrès. Bien au contraire. Après avoir jeté les bases d’une industrie moderne au lendemain de l’indépendance (1947), elle a connu depuis vingt ans un développement accéléré, et elle occupe une position de premier plan dans l’informatique et la pharmacie. Mais elle a beau afficher des taux de croissance annuels insolents, elle charrie une pauvreté de masse dont la Chine, elle, a enfin réussi à se débarrasser. Auteurs du livre Splendeur de l’Inde ? Développement, démocratie et inégalités (2014), Jean Drèze et Amartya Sen résument la situation paradoxale du pays : «L’Inde a gravi l’échelle du revenu par habitant en même temps qu’elle a glissé au bas de la pente des indicateurs sociaux ».

    En dépit de taux de croissance record, la situation sociale du pays, en effet, n’est pas brillante. Il vaut mieux naître en Chine qu’en Inde, où le taux de mortalité infantile est quatre fois plus élevé. L’espérance de vie des Indiens (67 ans) est nettement inférieure à celle des Chinois (76 ans). Un tiers des Indiens n’ont ni électricité ni installations sanitaires, et la malnutrition touche 30% de la population. Comment expliquer un tel décalage ? Pour Jean Drèze et Amartya Sen, « l’Inde est le seul pays des BRICS à n’avoir pas connu de phase d’expansion majeure de l’aide publique ou de la redistribution économique. La Chine a fait très tôt d’énormes progrès en matière d’accès universel à l’enseignement primaire, aux soins médicaux et à la protection sociale, et ce bien avant de se lancer dans des réformes économiques orientées vers le marché, en 1979 ». Pour qu’un économiste indien (Prix Nobel d’économie 1998) dise que l’Inde aurait dû faire comme la Chine – sur le plan économique, s’entend – il faut qu’il ait de bonnes raisons de le penser. Et ce qu’il dit est extrêmement clair : l’Inde, contrairement à la Chine, a manqué d’un investissement massif de la puissance publique dans l’éducation et la santé. L’Inde n’a pas souffert d’un surplus, mais d’un déficit d’État

    Mais pourquoi ? L’explication fournie par les deux économistes à propos de la politique éducative est particulièrement intéressante : « Les planificateurs indiens étaient à l’opposé de leurs homologues des pays communistes, à Moscou, Pékin et La Havane. Ces derniers faisaient grand cas de l’éducation scolaire universelle, considérée comme une exigence socialiste fondamentale, et aucun d’entre eux n’aurait permis que de fortes proportions d’enfants ne soient pas scolarisés ». En Inde, en revanche, « la prévention des classes et des castes supérieures à l’encontre de l’éducation des masses » a freiné la généralisation de l’enseignement primaire, entraînant un retard considérable dans l’accès à l’éducation. C’est l’orientation idéologique, et non une obscure fatalité, qui explique la différence des niveaux de développement éducatif entre les deux pays. Les élites dirigeantes de l’Inde nouvelle avaient beau se réclamer d’idéaux progressistes, elles n’ont pas misé sur l’élévation du niveau scolaire des masses indiennes, les « Intouchables » se trouvant relégués aux marges d’une société hiérarchisée, bien loin de l’égalitarisme – y compris entre les hommes et les femmes – prôné par l’idéologie maoïste de la Chine populaire.

    Pour souligner un tel contraste, Amartya Sen cite un commentaire de l’écrivain indien Rabindranath Tagore formulé lors de son voyage en Union soviétique (1930) : « En posant le pied sur le sol de la Russie, la première chose qui attira mon attention fut que, en matière d’éducation en tout cas, la paysannerie et la classe ouvrière avaient fait de tels progrès en ces quelques années que rien de comparable n’était advenu même à nos classes supérieures en un siècle et demi ». On peut dire ce qu’on veut des régimes communistes, mais il est indéniable qu’ils ont misé sur l’éducation universelle, la santé pour tous et l’émancipation féminine. Les continuités historiques étant parfois saisissantes, on peut d’ailleurs rapprocher ce commentaire méconnu de Tagore sur l’URSS des années 30 avec un autre document : le résultat de l’étude sur la lecture (« PIRLS ») conduite par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative. Menée en 2016 sur 319 000 élèves de CM1 dans cinquante pays, cette étude compare les performances des élèves en matière de lecture et de compréhension d’un texte écrit. La Russie est arrivée en tête (à égalité avec Singapour). Mais c’est sans doute le hasard.

    En tout cas, une chose est sûre : en Chine populaire comme en URSS, l’enseignement public – et notamment l’enseignement primaire : la lecture, l’écriture et le calcul – était prioritaire. Si la Chine a su résoudre des problèmes dans lesquels l’Inde se débat toujours (illettrisme, insalubrité, mortalité infantile), ce n’est certainement pas parce qu’elle est plus « libérale ». En fait, c’est exactement le contraire. En dotant le pays de solides infrastructures publiques, le  chinois – en dépit de ses erreurs – a créé les conditions d’un développement du pays à long terme. Les dirigeants du parti communiste ont beau faire l’éloge du libre-échange, ils savent bien que la cohésion de la société chinoise ne repose pas sur le commerce international. Avant d’ouvrir son économie, la Chine s’est dotée d’un système éducatif et sanitaire lui permettant d’affronter la compétition économique mondiale. Manifestement, elle cueille aujourd’hui le fruit de ses efforts.

    Bien entendu, ce n’est pas davantage par libéralisme que Deng Xiao Ping a imposé la politique de l’enfant unique. En procédant à cette intrusion dans la sphère privée, Pékin a réussi le pari d’un contrôle des naissances indispensable au développement. Tout le monde est d’accord aujourd’hui pour admettre que le jeu en valait la chandelle. Mais il est difficile d’imputer au libéralisme le succès d’une régulation drastique des naissances imposée par le parti communiste ! Sous un régime pluraliste, une telle politique ne serait même pas concevable. Ni pluraliste ni libéral, le régime chinois pouvait planifier le développement du pays en sacrifiant les intérêts privés sur l’autel de l’intérêt général. En attendant, les résultats parlent d’eux-mêmes. Et il est probable que les Chinois en comprennent d’autant mieux la nécessité que cette politique a été assouplie. En Inde, les tentatives d’Indira Gandhi n’ont pas eu le même succès, et l’hypothèque démographique continue de peser sur le développement du pays.

    Mais l’exemple de la démographie, précisément, montre que la question du développement se pose sous un autre jour si l’on réexamine plus finement la situation indienne. « Les Etats indiens qui s’en sortent bien, affirment Jean Drèze et Amartya Sen, sont ceux qui avaient posé auparavant les solides bases d’un développement participatif et d’une aide sociale, et promu activement l’extension des capacités humaines, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la santé ». Avec un indice de développement humain qui est de loin le plus élevé du pays, le Kérala (sud-ouest de l’Inde) fait figure de vitrine sociale du sous-continent. Il est aussi l’État de l’Inde où la transition démographique est la plus achevée, ce qui contribue à l’évolution positive de la condition féminine. Or la baisse du taux de natalité est directement corrélée à l’élévation du niveau d’éducation. Très pauvre au moment de l’indépendance (1947), le Kérala a engagé un programme ambitieux de développement éducatif et sanitaire, créant les conditions d’un développement économique dont il perçoit aujourd’hui le bénéfice. Avec un revenu par tête qui est le plus élevé de l’Union (70% de plus que la moyenne indienne), un taux de scolarisation de 98%, un taux de mortalité infantile cinq fois moins élevé que la moyenne des Etats indiens, cet Etat de 34 millions d’habitants dont la presse occidentale ne parle jamais a aussi pour caractéristique de favoriser le rôle politique et social des femmes.

    Mais ces succès ne datent pas d’hier, ils sont le fruit d’une politique de longue haleine. Comme en Chine, le développement du pays va de pair avec le souci du long terme. « Le Kérala continue de progresser rapidement sur divers fronts et son avance par rapport aux autres Etats ne semble nullement se réduire avec le temps, indiquent Jean Drèze et Amartya Sen. Depuis les années 80, le développement du Kérala a régulièrement été dénoncé par des commentateurs méfiants envers l’intervention de l’État, qui le jugeaient insoutenable ou trompeur, voire susceptible de conduire à la débâcle. Il est cependant apparu que l’amélioration des conditions de vie dans cet Etat s’est non seulement poursuivie mais accélérée, avec l’aide d’une croissance économique rapide, favorisée à son tour par l’attention accordée à l’instruction primaire et aux capacités humaines ». Cette avance du Kérala par rapport aux autres Etats indiens n’est pas un héritage de la période antérieure à l’indépendance : en 1947, le Kérala était extrêmement pauvre. Ce progrès est le fruit d’un combat politique dont le moment-clé se situe en 1957, lorsque le Kérala est le premier Etat à élire une coalition dirigée par les communistes. Depuis cette date, ils exercent le pouvoir local en alternance avec une coalition de centre gauche dirigée par le parti du Congrès. En tout cas, il ne semble pas que les communistes du Communist Party of India -Marxist (CPI-M) et leurs alliés – qui exercent à nouveau le pouvoir depuis 2016 après avoir fait du Kérala l’État le plus développé de l’Inde -, aient puisé leur inspiration dans les doctrines libérales.

    Bref, pour continuer à sauver le monde, le libéralisme va devoir faire la preuve qu’il a quelque chose de neuf à apporter aux deux Etats les plus peuplés de la planète. Que la Chine communiste soit responsable de l’essentiel de l’effort accompli pour éradiquer la pauvreté dans le monde, et que cet événement passe inaperçu de l’opinion occidentale, en dit long sur l’aveuglement idéologique ambiant. On pourrait poursuivre l’analyse en montrant qu’un petit Etat des Caraïbes soumis à un blocus illégal a tout de même réussi à bâtir un système éducatif et sanitaire sans équivalent parmi les pays en développement. Avec un taux de scolarisation de 100% et un système de santé récompensé par l’Organisation mondiale de la santé, Cuba a récemment accompli la prouesse d’offrir à sa population une espérance de vie supérieure à celle des USA et un taux de mortalité infantile équivalent à celui des pays développés. Les méthodes pour y parvenir n’ont rien de libéral, mais chacun a sa conception des droits de l’homme : en ramenant le taux de mortalité infantile de 79 p. 1000 (1959) à 4,3 p. 1000 (2016), le socialisme cubain sauve des milliers d’enfants par an. Pour contempler les effets mirifiques du libéralisme, il suffit de regarder ce qui se passe dans la région. Du côté d’Haïti, par exemple, ce protectorat américain où l’espérance de vie est de 63 ans (contre 80 pour Cuba), ou du côté de la République dominicaine – un peu mieux lotie – où l’espérance de vie est de 73 ans et la mortalité infantile est cinq fois celle de Cuba.

    Mais ces broutilles n’intéressent guère les adeptes du libéralisme. Ils voient cette doctrine comme un chevalier blanc – c’est le cas de le dire – répandant ses bienfaits depuis cet Occident qui a tout compris et veut en communiquer le bénéfice à des populations confites d’émotion devant tant de bonté et prêtes à embrasser sa foi dans l’homo œconomicus, la loi du marché et la libre concurrence. Prenant le fruit de leur imagination pour le monde réel, ils confondent l’initiative privée – qui existe à des degrés divers dans tous les systèmes sociaux – et le libéralisme – une idéologie « hors sol » qui n’existe que dans l’esprit des libéraux pour justifier leurs pratiques. Si la société était ce que les libéraux en disent, elle serait réglée comme le mouvement des planètes. Les lois du marché seraient aussi inflexibles que les lois de la nature. Tel un chef d’orchestre, le marché harmoniserait les intérêts divergents et distribuerait équitablement les ressources. Toute intervention publique serait nocive, puisque le marché génère spontanément la paix et la concorde. La force du libéralisme, c’est que cette croyance légitime la loi du plus fort et sacralise l’appropriation du bien commun. C’est pourquoi il est l’idéologie spontanée des oligarchies assoiffées d’argent, des bourgeoisies cupides. Le drame du libéralisme, en revanche, c’est qu’il est rangé au magasin des accessoires chaque fois qu’une société privilégie le bien-être de tous et fait passer l’intérêt commun avant les intérêts particuliers. 

    Bruno GUIGUE

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  • CE COMBAT EST AUSSI CELUI DU PRCF,

    LE 14 OCTOBRE NOUS Y SERONS ! 

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