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    Malgré le fort engagement des cheminots grévistes et des étudiants en lutte, le bulldozer macronien téléguidé par l’UE et par le MEDEF redouble d’attaques. Exploitant la popularité factice que lui a valu la victoire des Bleus à Moscou (on ne sait plus dire les Tricolores…), Macron accélère l’exécution de la feuille de route berlino-bruxelloise : le statut des fonctionnaires, les retraites par répartition, voire les pensions de réversion et le « pognon de dingue » versé aux « derniers de cordée » sont dans le collimateur d’un pouvoir qui se donne cinq ans pour rendre irréversible la dissolution de la République souveraine et indivisible dans l’acide de la « souveraineté européenne », de la « défense européenne » et du « pacte girondin ».

    Face à  cette casse généralisée, il faut qu’émerge au plus tôt une perspective révolutionnaire inséparable de l’idée de sortir la France de l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, de l’UE, ce broyeur de peuples piloté par Berlin, de l’OTAN, cette machine de mort étasunienne, et du capitalisme, qui n’apporte plus aux peuples que régressions, guerres et fascisation. Plus que jamais – et ça bouge de ce côté-là puisque nombre de syndicats CGT se détachent de la CES jaune pour rallier la FSM rouge ! – les amis du syndicalisme de classe doivent s’unir : car comment construire le « tous ensemble en même temps » des  si les syndicalistes rouges s’interdisent de former un large front syndical de lutte à l’inter-pro ? Enfin, pour remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, il faut reconstruire un  communiste de combat dont le -PGE actuel n’est plus qu’une contrefaçon « euro-constructive ». Deux méthodes se présentent alors aux communistes qui veulent reconstruire le  communiste aujourd’hui démoli.

    Révolution de palais ou parti communiste de combat ?

    La première méthode consiste, pour s’opposer à Pierre Laurent, l’homme qui rabat systématiquement sur le PS et sur Hamon, à s’allier à tout ce qui passe pour « faire nombre » quitte à jeter aux orties le léninisme, à  rallier le thème mutant de « l’échec de l’URSS », à repousser aux calendes grecques (« pour ne pas se diviser ») la question du Frexit progressiste, à taire les mots de nationalisation et de révolution socialiste tout en palabrant sur le communisme pour demain matin et en promettant on ne sait quels « nouveaux pouvoirs » dans l’entreprise alors qu’est éludée la question-clé, celle qui démarque le socialisme scientifique et révolutionnaire de Marx du réformisme utopique d’un Proudhon : celle de l’expropriation capitaliste, du pouvoir des travailleurs, du rôle dirigeant de la , en un mot, du socialisme pour la France. Parce qu’ils remettent à la Saint-Glinglin la question de la rupture organisationnelle des vrais communistes avec le PCF dénaturé, certains camarades en viennent alors à rallier en position subalterne la fraction parlementaire euro-constructive du PCF, ou pis encore sa commission économie, ce laboratoire faussement « novateur » du révisionnisme mutant. Seul  dénominateur commun aux signataires de ce texte : une critique de droite Mélenchon (qu’il faudrait au contraire prendre de gauche en appelant à  construire une France franchement insoumise à l’UE !) accusé de «nationalisme », voire de collusion avec Le Pen ! – parce qu’il ose se dire « indépendantiste français », alors que nos grands économistes « communistes » et « novateurs » prétendent sans rire « réorienter la BCE » dans un sens social !

    Nous ignorons si une telle méthode peut permettre d’évincer P. Laurent, mais si elle y parvenait sur de telles bases, aurait-on affaire à autre chose qu’à une révolution de palais ? Laquelle, faute de virer les fondamentaux toxiques de la «  », finirait de décourager les communistes de ce pays. L’expérience de Rifondazione comunista a d’ailleurs montré en Italie que l’on ne sauve pas le PC en  s’acoquinant à des trotskistes et à des semi-mutants euro-béats : car pendant que d’aucuns ne cessent de reculer parce qu’ils craignent de sauter le pas d’une reconstruction communiste effective, Macron organise le « saut fédéral européen », c’est-à-dire par la vente à la découpe de la France de 1789 et du CNR…

    La méthode bolchévique : unir les communistes dans l’action

    L’autre méthode, bolchevique a été éprouvée par l’histoire : à Tours, on n’a pas vu Cachin et Vaillant-Couturier s’allier au « centriste » Jean Longuet pour battre le droitier Léon Blum. Les partisans de l’Internationale communiste ont rompu avec les « centristes » comme Longuet et se sont tournés vers la classe ouvrière et vers les syndicalistes rouges à partir de positions 100% anti-impérialistes. Et, fort de cette fusion dynamique du mouvement ouvrier de classe et de l’avant-garde marxiste qui définit l’idée même de Parti communiste, la séparation organisationnelle salutaire des réformistes et des révolutionnaires a permis que naisse un parti de combat coupant les liens mortifères avec les « mutants » de l’époque. Sous des formes nouvelles et ouvertes au débat, c’est cette méthode bolchévique que propose le PRCF aux communistes où qu’ils soient organisés. Ensemble, allons aux usines, aux gares, aux centraux EDF en lutte, pour appeler la France à sortir, par la gauche, de l’UE/euro/OTAN. Unissons dans l’action les vrais communistes, tournons-les vers les syndicalistes de classe en portant les objectifs tranchants du Frexit progressiste, du socialisme et de la renaissance d’un PC de combat.

    Tourner les communistes vers la classe ouvrière à partir de position 100% anti UE

    Même si certains groupes misent sur toute une série de méthodes intermédiaires entre ces deux-là (auto-proclamation d’un « parti communiste » fictif contournant l’adresse aux autres communistes, improbable « reconquête révolutionnaire du PCF cellule par cellule », dissolution finale du PCF dans la FI (Buffet), fusion à petit pas d’un PCF résiduel avec les vestiges du PS (Laurent, Brossat)…), il faut choisir entre ces deux voies : soit vendre son âme pour, au mieux, accoucher d’une révolution de palais semi-mutante. Soit tourner les communistes vers la classe ouvrière à partir de positions 100% anti-UE, sans craindre à terme de reconstruire un parti délesté du boulet réformiste. Cette seconde voie n’est certes pas semée de roses. Mais c’est la seule qui vaille pour que renaisse à temps un parti de combat capable de sortir notre classe et notre pays de la macro-tenaille qui les broie.

     
    • Vincent Flament,
    • Benoit Foucambert
    • Georges Gastaud
    • Fadi Kassem
    • Antoine Manessis
    • Aymeric Monville
      Commission des relations politiques
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  • Lettre de l'Union Départementale CGT-94 à la Direction Confédérale de la CGT au sujet de sa participation au sommet social avec Macron le 17 juillet  (19/07/18) A la direction confédérale
    Copie au CCN


    A Créteil, le 16 juillet 2018


     

     

     

     

    Cher-e-s Camarades,

     
    Il me revient la responsabilité de vous faire part de notre consternation devant le choix fait par la CGT de participer à la réunion des huit premier-ères dirigeant-e-s d’organisations syndicales de salarié-e-s et du patronat ainsi qu’à la grande messe organisée par le monarque Emmanuel 1er le 17 juillet prochain à l’Elysée. Au vue du contexte dans lequel nous sommes, caractérisé par des milliers de licenciements, par un accroissement de la pauvreté et du chômage, par des attaques inédites sur le droit du travail, par un laminage sans précédent des services publics et de la protection sociale, par un racket et un détournement historique de nos richesses aux seuls bénéfices des actionnaires, des stars du CAC 40 et des foyers les plus riches, nous qualifions cette décision syndicale nationale comme une pure folie ! Qu’avons-nous à faire et à dire, honnêtement, avec celles et ceux que nous combattons quotidiennement sur les lieux de travail ?! Qu’il s’agisse aussi bien d’ailleurs des licencieurs que de « centrales syndicales qui co-élaborent et cautionnent ces choix économiques au nom du modernisme et de la fatalité ! Comment pouvons-nous penser un seul instant élaborer un « agenda social » avec ces destructeurs de vie et ces champions du renoncement ?! Ce n’est pas sérieux et cela relève d’un important déficit de direction ! C’est une mauvaise farce que de prétendre que nous allons sauver, par ce biais, le fameux « paritarisme » et le vertueux « dialogue social » derrière lesquels s’abritent tous les blablateurs et professionnels du syndicalisme qui n’ont produit, en réalité, que misère, reculs civilisationnels et désespérance ! Quant à la réunion de demain à l’Elysée, qu’en attendons-nous très sérieusement ?! Qui, de la direction confédérale, peut objectivement en attendre encore quelque chose d’ailleurs ?! Après les ordonnances sur le code du travail, l’adoption à la hussarde de la contreréforme ferroviaire, les confirmations récentes de dizaines de millier de suppressions d’emplois dans la fonction publique, après l’ISF, la suppression de la taxe sur les dividendes, la CSG ou les APL, après que Macron ai confirmé son cap et sa détermination à aller au bout du mandat que lui ont confié ses amis de la finance international et du Medef, cette décision de notre CGT d’y participer (malgré tout dépasse tout entendement possible ! Venant du prince, ce véritable subterfuge intervenant après nous avoir méprisés et massacrés, ne servira, en vérité, qu’à faire avaliser sa politique destructrice par les fameux « partenaires sociaux ». Contenir les colères, faire miroiter, avec la complicité de pseudo-syndicalistes, des débouchés possibles dans le cadre d’une répartition des miettes, voilà, en réalité, à quoi servira ce « sommet social » de l’Elysée.
    D’aucune sorte et d’aucune façon qu’il soit, nous n’avons à légitimer ou à être associés à la contre-révolution conservatrice en marche ! Jamais, au grand jamais, nous n’avons à pactiser ou à chercher je ne sais quelle alliance avec les forces obscures du grand patronat ! Macron, le Medef et les syndicats accompagnateurs de l’austérité sont les ennemis des salarié-e-s, des jeunes, des retraité-e-s et des privé-e-s d’emplois. Nous les combattons chaque jour avec nos tripes, nos salaires de misère, les menaces qui pèsent sur toutes et tous et nos trop faibles moyens. Mais coûte que coûte, nous les combattons et les combattrons toujours pour vivre mieux et autrement des fruits de notre travail. Cela s’appelle l’antagonisme de classe et l’heure n’est certainement pas à la ranger dans les rubriques de l’Histoire. A celles et ceux qui auraient encore des doutes ou des illusions chez nous, au nom de toutes et tous nos camarades et des milliers de salarié-e-s qui ont perdu plusieurs journées de salaires derrière une stratégie syndicale qui interroge, nous affirmons avec force que ce n’est certainement pas dans ces rencontres feutrées et accords de sommet que nous parviendrons à stopper et à infléchir en quoi que ce soit la feuille de route guerrière du monarque ! C’est bien dans les boîtes et dans la rue, dans la clarté idéologique et dans l’évitement de toute confusion possible, que nous parviendrons à recréer de l’espoir et à organiser l’action la plus large et la plus massive possible. Du syndicat à la confédération, il serait bien plus efficace que chacune et chacun, que chaque dirigeant-e de la CGT reste donc bien arrimer à son poste de combat. Vous l’aurez compris, cher-e-s camarades, nous sommes en total désaccord avec ces décisions nationales et nous nous posons la question : sur quoi et sur quelle analyse s’appuient cette orientation confédérale ? Que disent les fédérations ? Pourquoi n’avons-nous pas d’ailleurs le compte-rendu de cette réunion avec les fédérations ? Ne pouvions-nous pas consulter le CCN sur des rendez-vous institutionnels aussi majeurs et lourds de sens politique ? Est-ce au seul bureau confédéral d’apprécier et de décider d’un tel choix lui-même fondé sur aussi peu d’avis d’organisation de la CGT ?
    A l’évidence, c’est de tout cela qu’il nous faudra discuter à la rentrée et jusqu’au 52ème congrès de la CGT. C’est notre modeste avis et notre humble contribution aujourd’hui.

    Fraternellement,

    Pour la CE de l’UD CGT du Val-de-Marne

    Cédric QUINTIN Secrétaire général

    source: https://www.facebook.com/luttesinvisibles

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  • Le conseiller en politique internationale et défense de La France insoumise revient, pour RT France, sur le sommet de l'OTAN et l'attitude de Donald Trump envers les Européens. Pour Djordje Kuzmanovic, «la France sert les intérêts des Etats-Unis».

    Le 12 juillet, Djordje Kuzmanovic, conseiller de La France insoumise sur les questions de défense et de politique internationale, évoque pour RT France le sommet de l'OTAN et les pressions exercées par le président américain Donald Trump sur ses alliés pour qu’ils augmentent leurs dépenses militaires. 

    «L'OTAN n'a plus raison d'être puisque le bloc soviétique a disparu et, avec lui, le pacte de Varsovie», assure Djordje Kuzmanovic. Il ajoute qu'«en dépensant de l'argent pour l'OTAN», la France sert les intérêts des Etats-Unis.

    «Le sommet de Bruxelles est assez catastrophique de ce point de vue-là puisque le rapport final du sommet est quasiment un appel à la guerre, en particulier contre la Russie et contre l'Iran», note-t-il également.

    source: https://francais.rt.com/

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  • Déclaration du Parti Communiste de Grèce (KKE) à propos de Die Linke et le parti de la gauche européenne (PGE)-IC.fr-16/07/18L'Hermine Rouge publie volontiers cette juste déclaration du Parti communiste de Grèce à propos des forfaitures politiques à répétition du Parti de la gauche européenne et de la direction de , le parti qui fournit actuellement au  (appelé PEL dans le texte du  qui reprend les initiales anglaises) son président, Gregor Gysi, l’un des principaux liquidateurs du SED et de la RDA. Parmi les anciens présidents et actuel vice-président, figure Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lui aussi pleinement intégré à ce PGE qui n’est qu’un appendice vaguement rougi de la social-eurocratie.

    L’asservissement du PCF actuel au PGE est tel que le PCF-PGE a réussi à se faire prendre de gauche par le Parti de gauche français, très lié à la France insoumise, sur cette question. En effet, le PG français vient de décider de quitter le PGE après que cette institution, appuyée sur ce point par sa principale branche française (le PCF), vient de refuser d’exclure de ses rangs Syriza, le parti du renégat Tsipras qui tente d’interdire la grève en Grèce sur sommation de la dictature européenne.
     

    Le PCF-PGE, non seulement sa direction mais certains de ses “opposants” internes, prétend sans rire “réorienter du dedans l’UE et l’euro dans un sens social” au moyen du PGE. Les faits prouvent que c’est l’UE qui achève de “réorienter du dedans” les partis qui adhèrent au PGE, PCF en tête, y compris en les conduisant à se solidariser avec des pratiques social-fascisantes, telles que la réduction du droit de grève pour les travailleurs grecs, en attendant que Macron fasse de même en France…

     

    Déclaration du KKE parue dans Solidnet

     

    Déclaration du Parti Communiste de Grèce (KKE) à propos de Die Linke et le parti de la gauche européenne (PGE)-IC.fr-16/07/18

    manifestation du KKE place syntagma

    Selon une dénonciation du Parti populaire de Palestine, le président du groupe parlementaire du parti Die Linke, parti de la “gauche” en Allemagne – qui a un rôle de premier plan dans le Parti de la gauche européenne (PEL) – dans un récent voyage qu’il a fait en Israël, il a visité une colonie israélienne et “planté des arbres” (!!!) envoyant un message de soutien à l’occupation durable des terres palestiniennes et à l’embellissement des crimes israéliens contre le peuple palestinien.

    C’est un acte conscient qui prouve une fois de plus que Die Linke et les autres partis opportunistes du PEL ont mis le «masque» de la progressivité pour tromper les peuples et, dans la pratique, suivre la dangereuse politique de servir la classe bourgeoise, la Union européenne (qui améliore ses relations avec Israël), les plans impérialistes.

    Il y a beaucoup d’exemples.

    Le Parti de la Gauche Européenne (PEL) a soutenu l’intervention impérialiste des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’UE en Libye, soutient les prétextes impérialistes pour la guerre en Syrie.

    C’est un parti qui prend part à la campagne anti-communiste de diverses manières et qui va de pair avec les forces les plus réactionnaires pour déformer la vérité historique contre le socialisme, contre l’Union Soviétique et les autres pays de la construction socialiste.

    En Grèce, le gouvernement SYRIZA (SYRIZA étant un membre éminent du PEL) concède tout aux USA, à l’OTAN et à l’UE: bases militaires, terre, mer et air pour les interventions impérialistes et les guerres; Il y a deux jours, il a provoqué de façon provocatrice les résolutions dangereuses du Sommet de l’OTAN à Bruxelles et continue de faire des slogans afin de brouiller le sale rôle joué!

    Le gouvernement SYRIZA améliore la coopération militaire, politique et économique avec Israël, couvre les crimes des forces d’occupation, refuse de reconnaître l’Etat palestinien tout en osant utiliser des slogans en faveur du peuple palestinien pour cacher son sale rôle à l’intérieur aussi!

    C’est la méthode préférée de l’opportunisme et de la social-démocratie.

    Ils font tout le sale boulot au service des plans impérialistes.

    C’est ce que font généralement Die Linke, SYRIZA, le PEL.

    Pour les partis communistes, les découvrir continuellement, intensifier la confrontation avec ces forces: c’est une question d’une importance cruciale.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • De multiples facteurs expliquent l’affaiblissement du Parti communiste français. La volonté d’adapter son discours aux attentes des classes moyennes l’aurait-il précipité ?

     

    Janvier 2014. Nous arrivons au siège du Parti communiste français (PCF), place du Colonel-Fabien à Paris, pour demander des données sur les adhérents. Combien sont-ils ? Mais surtout, qui sont-ils ? D’après tous les indicateurs, les catégories populaires sont de moins en moins présentes au sommet de l’organisation. Mais qu’en est-il à la base ? La réponse devrait être facile à obtenir. Le département « Vie du parti » centralise depuis 2009 les nombreux renseignements que la formation possède sur ses membres : âge, sexe, lieu d’habitation, secteur d’activité... Mais nul mot sur la catégorie socioprofessionnelle. On peut savoir que tel militant travaille à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ou dans l’aéronautique, mais pas s’il est cadre ou ouvrier. Ce manque d’intérêt pour la condition sociale des adhérents illustre une tendance à l’œuvre au sein du PCF depuis trente ans : jadis centrale, la question de la représentation des classes populaires est devenue secondaire.

    De la Libération aux années 1970, au temps où il était le premier parti de gauche en France, le PCF pouvait se présenter comme le porte-parole de la classe ouvrière, car ses responsables étaient majoritairement issus des milieux populaires : ancien mineur comme Maurice Thorez, dirigeant du parti de 1930 à 1964 ; « petit maraîcher » comme son successeur Waldeck Rochet ; apprenti pâtissier comme Jacques Duclos, candidat à l’élection présidentielle de 1969, où il obtint 21 % des voix. Il en allait de même à l’échelon local : avant de devenir maire d’Aubervilliers entre 1945 et 1953, Charles Tillon était ajusteur ; ses successeurs Emile Dubois (1953-1957) et André Karman (1957-1984), respectivement gazier et fraiseur. En propulsant des militants d’origine modeste dans des instances de pouvoir jusque-là réservées aux représentants de la bourgeoisie, le Parti communiste est parvenu, un temps, à bouleverser l’ordre social de la vie politique française. Le caractère populaire de l’organisation était alors perçu comme une nécessité pour inscrire le projet d’émancipation des travailleurs dans les pratiques militantes.

    La base du PCF a été frappée de plein fouet par les transformations socio-économiques que connaissent les milieux populaires depuis les années 1970. Confronté à la précarité et au développement du chômage, le monde ouvrier a perdu en cohésion sociale. Pourtant, la crise du parti ne peut être attribuée à une hypothétique disparition des ouvriers : ceux-ci représentent toujours près d’un quart de la population active, et la décrue des effectifs du PCF est bien plus rapide que l’érosion de la classe ouvrière. La France comptait huit millions deux cent mille ouvriers en 1975 et encore sept millions en 1999, alors que, dans le même temps, le PCF perdait plus de la moitié de ses adhérents, passant de cinq cent mille à deux cent mille encartés. En outre, aux côtés des ouvriers, de nouvelles figures populaires ont émergé, dans les services notamment, avec l’essor du groupe des employés. Les ouvriers et les employés demeurent majoritaires dans la population active française, mais les mutations de leurs conditions de vie (relégation spatiale) et de travail (division des collectifs de travail) ont fragilisé leur entrée dans l’action politique. L’affaiblissement du PCF reflète ainsi les profondes transformations sociales et culturelles subies par les classes populaires ; il exprime le reflux du mouvement ouvrier. Ce déclin, qui marque l’épuisement d’une séquence d’intense politisation de la société française durant les « années 1968 », s’explique également par les bouleversements de l’ordre international, en particulier par l’implosion du système soviétique, ou encore par l’évolution du régime politique vers un système présidentiel et bipartisan.

    Au cœur du quartier de la Défense, le choix de l’humanisme et de la démocratie

    Mais ces explications externes au parti ne suffisent pas, et il serait réducteur d’envisager le déclin du PCF sous l’aspect d’une évolution mécanique, programmée, dont il n’y aurait aucune leçon à tirer.

    Pour comprendre l’éloignement du PCF vis-à-vis des classes populaires et son effondrement électoral (il passe de 15,3 % lors de la présidentielle de 1981 à 1,9 % en 2007), il faut analyser les évolutions de son discours et de son organisation. A partir des années 1980 et surtout 1990, le PCF entend représenter non plus seulement les classes populaires, mais la France dans sa « diversité ». La lecture de la société en termes de classes s’efface derrière des thématiques comme la « participation citoyenne » ou la recréation du « lien social ». A l’image de la ville de Montreuil, les municipalités communistes de banlieue adoptent largement la thématique de l’« exclusion » dans les « quartiers » et entérinent sa dimension dépolitisante (1). Les élus communistes se font les chantres d’une « démocratie locale » censée combler le fossé entre la classe politique et les « citoyens ».

    Le projet initial du parti, d’inspiration marxiste, laisse alors place à une rhétorique humaniste largement partagée dans le monde associatif et politique. « Association, partage, mise en commun, coopération, intervention, concertation : ces exigences prennent une vitalité inédite, en lien avec le développement de la révolution technologique et informationnelle et la complexification de la société, l’évolution du travail, le besoin de citoyenneté, de nouvelles relations humaines respectant l’autonomie des individus... », proclame par exemple le document adopté lors du XXIXe congrès de 1996. Ce congrès, qui fait le « choix de l’humanisme et de la démocratie », de la « révolution humaine, citoyenne, solidaire » pour répondre au fait que « c’est la civilisation humaine tout entière qui est en péril », se déroule pour la première fois dans le quartier des affaires de la Défense.

    Douze ans plus tard, dans le texte proposé par le Conseil national du PCF comme « base commune » pour le XXXIVe congrès de 2008, le mot « ouvrier » n’apparaît qu’une seule fois, et comme un groupe social au même titre que beaucoup d’autres : il s’agit en effet de rassembler « ouvriers, techniciens, employés ou cadres, femmes et hommes salariés de toutes catégories, précaires, intellectuels, sans-papiers, sans-emploi, paysans, créateurs, étudiants, retraités, artisans ». En rejetant l’ouvriérisme associé au stalinisme, les représentants du PCF ont tendance à abandonner la priorité accordée au rôle des ouvriers et des classes populaires dans le combat politique. Ayant délaissé la réflexion sur les rapports de classe et sur l’organisation de la lutte par ceux-là mêmes qui subissent la domination, ils ont naturellement éprouvé des difficultés à prendre en compte l’essor des nouvelles figures populaires — les employés des services et les descendants des travailleurs immigrés du Maghreb notamment.

    L’entreprise de rénovation du communisme français passe par une transformation des modes d’organisation du parti. Les dispositifs de sélection et de formation de cadres militants d’origine populaire sont abandonnés dans les années 1990 et 2000 sous l’effet de la baisse des effectifs, mais aussi d’une remise en cause des pratiques autoritaires du centralisme démocratique (lire « A l’école des militants »). Les écoles, par exemple, disparaissent ou perdent leur fonction d’éducation populaire. La « politique des cadres » — un système de formation qui favorisait les militants ouvriers des entreprises — s’éteint progressivement. Pour le renouvellement du parti, on discute désormais surtout de rajeunissement et de féminisation. Quand il est question de « mixité », il ne s’agit jamais de la promotion explicite des militants issus des classes populaires.

    Aux permanents d’origine ouvrière, formés dans les écoles du parti, succèdent des responsables dont la trajectoire (scolaire, professionnelle et militante) est étroitement associée au monde des collectivités territoriales. C’est autour de ces administrations locales que se restructure et survit le communisme contemporain et non, comme jadis, autour des réseaux syndicaux. En 2013, sur l’ensemble des adhérents répertoriés par le département « Vie du parti », 75 % indiquent travailler dans le secteur public, dont 23 % dans une collectivité territoriale. Et il en va de même au sommet de l’appareil. Le dernier dirigeant national passé par des fonctions au sein de la Confédération générale du travail (CGT) fut Georges Marchais : ajusteur de profession, il fut responsable syndical dans la métallurgie avant d’occuper la tête du parti de 1970 à 1994. Ses successeurs, eux, ont partie liée à la gestion des collectivités locales. M. Robert Hue fut le premier édile à devenir le secrétaire national du PCF, en 1994 ; il était alors maire de Montigny-lès-Cormeilles, conseiller général, conseiller régional et surtout président de l’Association nationale des élus communistes et républicains. Mme Marie-George Buffet lui a succédé en 2001. Elle fut d’abord employée à la mairie du Plessis-Robinson avant d’être maire adjointe dans une autre municipalité, puis élue au conseil régional d’Ile-de-France.

    Quand les nouveaux dirigeants du PCF passent par le syndicalisme, il s’agit du syndicalisme étudiant. Mme Buffet a fait partie du bureau national de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Secrétaire national du PCF depuis 2010, M. Pierre Laurent, lui, a dirigé l’Union des étudiants communistes (UEC). Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques de la Sorbonne, cet ancien journaliste et directeur de la rédaction de L’Humanité symbolise la puissance de l’engagement familial au sein du communisme contemporain. Fils de Paul Laurent, député et cadre de l’appareil dans les années 1970-1980, il est aussi le frère de M. Michel Laurent, autre dirigeant national qui fut responsable de la fédération de Seine-Saint-Denis. Les nouveaux dirigeants deviennent communistes davantage par héritage local et par fidélité familiale qu’en faisant l’expérience des inégalités sur leur lieu de travail.

    La recherche de sources de financement par les permanents, qui ne peuvent plus être rétribués par un parti en perte de vitesse et cherchent à se salarier sur des postes électifs, explique aussi l’évolution du PCF. En 2013, selon le rapport financier présenté au congrès, la contribution des élus s’établit à 46 % des ressources totales du parti (contre 26 % au Parti socialiste et 3 % à l’Union pour un mouvement populaire). Ainsi, partout en France, les dirigeants communistes ont été appelés à entrer dans les assemblées électives. Il existait jusqu’ici une distinction forte entre les responsables d’appareil et les élus, les premiers étant chargés de « surveiller » les seconds en évitant leur « notabilisation » et en assurant la vitalité des réseaux militants. Or les responsables départementaux du parti ont eu pour consigne d’entrer dans leurs conseils régionaux à partir de 1998. Grâce à une alliance avec le Parti socialiste (PS), beaucoup ont pris des responsabilités dans les exécutifs de leur région. La notabilisation élective des cadres d’appareil est en marche.

    Les experts en communication aux manettes lors des campa-gnes électorales

    M. Hue entendait en 1995 libérer « de toute “tutelle” ombrageuse du parti les élus qui détiennent leur mandat non des seuls communistes mais du suffrage universel (2) ». Dès lors, les dirigeants nationaux eux-mêmes peuvent dévaloriser les ressources militantes au profit des élus et des expériences gestionnaires. Sur le terrain, les militants voient leur rôle se réduire, et l’activité électorale devient prioritaire. Les nouveaux adhérents ne restent pas longtemps de simples militants, mais sont rapidement sollicités pour se présenter aux élections municipales, avec pour conséquence un affaiblissement récurrent du militantisme local — d’autant que les élus, cumulant les mandats, délaissent rapidement les réunions du parti. Aux sièges des fédérations départementales, la présence militante s’efface, les réunions se tiennent avant 18 heures, et les militants « bénévoles » laissent la place à des professionnels (permanents, collaborateurs des groupes d’élus, personnel administratif, etc.) absents le week-end.

    Or les élus ont leurs propres préoccupations. Pour préparer la prochaine campagne électorale, ils embauchent des experts en communication ; du fait de la technicisation croissante de l’action locale, ils s’entourent de cadres de la gestion publique (3). Ils peuvent délaisser les relais militants ou associatifs au profit de professionnels, qui leur ressemblent socialement. Résultat : l’univers social des élus communistes se détache de celui de leurs administrés, et les catégories populaires jouent un rôle plus effacé dans la vie politique locale.

    Cet éloignement des responsables communistes à l’égard des groupes sociaux qu’ils ont vocation à défendre affecte les pratiques militantes. Pendant longtemps, le PCF a impulsé une sociabilité politique étoffée dans les territoires où il était bien implanté (les « banlieues rouges », certaines communes rurales...). Ses militants animaient un ensemble d’organisations « amies » (Union des femmes françaises, Confédération nationale des locataires, Mouvement de la paix, Fédération sportive et gymnique du travail, etc.), mais aussi des cellules de quartier ou d’entreprise. Au cours des années 1980 et 1990, à mesure que la base militante se réduit et que les responsables se focalisent sur les enjeux électoraux, le militantisme local au PCF se limite de plus en plus à des actions de type associatif. L’essentiel des activités de masse est alors consacré à l’organisation de rassemblements festifs et commémoratifs, à l’image des traditionnels banquets du 1er-Mai ou du 14-Juillet.

    Pris au piège de la droitisation de l’allié socialiste

    Les communistes tirent en quelque sorte les leçons du moindre impact des réunions politiques d’autrefois, d’autant plus que cette dimension festive a traditionnellement constitué une force du communisme français, à l’image du succès continu de la Fête de L’Humanité au-delà des rangs du parti. Ainsi, au niveau local, la sociabilité autour de rendez-vous festifs perd son caractère politique, car les associations et les municipalités prennent le pas sur le parti dans l’organisation. Dans le village de Treban (Allier), par exemple, trois instances se substituent progressivement au PCF dans l’animation locale : l’amicale laïque, le comité des fêtes et le club du troisième âge. Les adhérents, une cinquantaine dans les années 1960-1970, ne sont plus qu’une dizaine dans les années 1990, essentiellement des agriculteurs à la retraite. Ils ne se rassemblent qu’une fois par an, lors de la remise des cartes organisée par le maire — un enseignant à la retraite — et son épouse. La réduction continue du nombre des travailleurs de la terre et de l’industrie, les déceptions vis-à-vis de la participation du PCF au gouvernement (d’abord en 1981-1984, puis en 1997-2002), la fin de l’Union soviétique : un ensemble de processus contrarie le maintien de l’organisation, qui a pourtant vu différentes générations de communistes se succéder depuis les années 1920. Faute de renouvellement militant, la mairie, communiste depuis l’entre-deux-guerres, est finalement perdue en 2001.

    Les élus PCF de cette région rurale axent leurs politiques sur les thèmes de la vitalité associative : à la « citadelle rouge » succèdent des communes à la pointe dans le domaine de l’animation et de la promotion de la vie associative, sans référence à la défense d’une identité populaire ou politique. Dans l’éditorial du journal municipal de Bourbon-l’Archambault (deux mille cinq cents habitants) du début de l’année 2014, le maire communiste remercie « le monde associatif bourbonnais et les acteurs économiques locaux [qui] ont travaillé pour défendre et développer l’activité locale (...). Qu’ils soient commerçants, artisans, agriculteurs, chefs d’entreprise, membres de professions libérales, salariés ou agents de l’administration, retraités ou tout simplement concitoyens, les habitants de notre commune méritent remerciements et encouragements ».

    Sur le plan pratique, la thématique de la lutte des classes perd sa position centrale pour les militants et laisse peu à peu place à une multitude de combats ciblés : répartition des richesses, féminisme, environnement, diversité, mondialisation. Il s’agit moins de s’engager au PCF au nom de la société socialiste future que de rejoindre certains réseaux à thème (éducation, immigration, Europe, etc.) qui se développent avec des comités propres et des manifestations particulières. Les militants sélectionnent les domaines qu’ils investissent sans se reconnaître forcément dans l’ensemble du message partisan. Cette segmentation de l’engagement contraste avec la place centrale qu’occupaient le parti et l’idéologie marxiste dans l’univers communiste. Dans ces conditions, certains militants ouvriers investissent la CGT mais se détournent du PCF ; d’autres, souvent plus diplômés, participent aux activités de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; d’autres encore se consacrent exclusivement à leurs tâches d’élu local. Le parti a progressivement perdu sa position centrale dans les réseaux militants de la gauche du PS.

    Néanmoins, après une longue période de léthargie et de vieillissement, un certain renouvellement des réseaux militants est intervenu depuis quelques années. D’abord lors de la campagne victorieuse contre le traité constitutionnel européen de 2005, puis dans le cadre du Front de gauche, la coalition électorale mise en place en 2008 entre le PCF et d’autres formations de gauche. Pour la première fois depuis 1980, les effectifs militants annoncés par la direction se sont stabilisés autour de soixante-dix mille adhérents (4), et la part des moins de 30 ans a légèrement augmenté. La campagne présidentielle de 2012 a tout particulièrement remobilisé les rangs communistes. A cette occasion, le PCF a soutenu M. Jean-Luc Mélenchon, responsable du Parti de gauche (PG), qui a obtenu 11,1 % des suffrages. Ce dernier, ancien socialiste, a opéré une certaine radicalisation du discours avec un retour de la thématique des antagonismes sociaux, alors que les campagnes précédentes étaient marquées par une euphémisation des référents communistes et anticapitalistes.

    Si la stratégie du Front de gauche a freiné le déclin électoral du PCF aux élections présidentielle (2012) et européennes (2009, 2014), la décrue s’est poursuivie lors des élections législatives (2012) et municipales (2014), c’est-à-dire lors de scrutins où le PCF, plus que le Front de gauche, était en première ligne. Cette stratégie a mis au premier plan le problème de l’influence des élus dans l’appareil communiste et de leur dépendance à l’égard du PS. Le Front de gauche a en effet impulsé une dynamique qui s’accorde mal avec la poursuite d’une configuration classique d’union de la gauche PCF-PS. Les élections municipales de mars 2014 ont d’ailleurs donné lieu à des tensions très fortes entre le PCF et le PG, favorable à des listes autonomes du PS dans les grandes villes dès le premier tour. Elles ont également suscité des contestations internes au PCF, de la part de nouveaux adhérents qui s’opposent à la reconduction de l’alliance avec le PS. Mais, pour les élus et pour une part significative de la direction du PCF, conserver les municipalités à direction communiste avec le soutien du PS et les postes d’adjoint dans les autres mairies d’union de la gauche reste une priorité, au risque, selon certains, d’alimenter le lent déclin du militantisme.

    L’équilibre semble compliqué à trouver pour les militants. Les élus locaux ont permis indéniablement le maintien d’une certaine influence du PCF alors que son audience nationale s’est effondrée. Par le passé, les municipalités communistes étaient en outre au cœur de l’implantation du PCF dans les milieux populaires : point d’appui à la diffusion des idées, elles constituaient des bases pratiques d’organisation militante et de résistance aux élites politiques et sociales. Plus que la bolchevisation de 1924-1934, ce sont les compromis du « communisme municipal », tout comme la stratégie du Front populaire d’alliance avec le frère ennemi socialiste, qui ont favorisé l’ancrage populaire du PCF. Néanmoins, dans le contexte contemporain de droitisation du PS, de professionnalisation des collectivités territoriales et de faiblesse des réseaux militants, ce qui fut une force pour le PCF peut parfois constituer un frein à son renouvellement.

    Julian Mischi

    Chercheur en sociologie à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), auteur de l’ouvrage Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années1970, Agone, Marseille, 2 014.

    (1Lire Sylvie Tissot, « L’invention des “quartiers sensibles” », Le Monde diplomatique, octobre 2007.

    (2Robert Hue, Communisme : la mutation, Stock, Paris, 1995.

    (3Lire Fabien Desage et David Guéranger, « Rendez-vous manqué de la gauche et de la politique locale », Le Monde diplomatique, janvier 2014.

    (4Ce chiffre des adhérents à jour de leur cotisation est plus exact que les cent trente mille « cartes placées » annoncées.

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  • De gauche à droite, Vincent Pennober, de la Confédération paysanne, et Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec, venu déposer plainte à la gendarmerie de Daoulas.De gauche à droite, Vincent Pennober, de la Confédération paysanne, et Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec, venu déposer plainte à la gendarmerie de Daoulas.

     

    En 2016, une plainte a été déposée par la Confédération paysanne du Finistère, au motif d’extorsion de fonds, contre six laiteries. Ce mercredi 18 juillet, un producteur de lait d'Hanvec a fait de même.

    Ce mercredi 18 juillet, à 13 h 45, Benoît Collorec, producteur de lait à Hanvec (Finistère), a rendez-vous à la gendarmerie de Daoulas pour déposer plainte, à son tour, contre la laiterie qui lui achète son lait, pour extorsion de fonds.

    « Depuis 2008-2009, les laiteries s’entendent entre elles pour bloquer les agriculteurs, explique Vincent Pennober, porte-parole de la Confédération paysanne du Finistère. Ainsi, le producteur est coincé, et même, s’il n’est pas satisfait, il ne peut pas dénoncer le contrat pour aller ailleurs. Il est pieds et poings liés. »

    Première plainte déposée en 2016

    Rappelons que cette démarche a été lancée dans l’Aveyron en 2011 et s’est étendue à une dizaine de départements. En 2016, la Confédération paysanne du Finistère et l’association des producteurs de lait indépendants (Apli) avaient déposé plainte à leur tour. Un an après, et surtout après la diffusion de l’émission Cash investigation, Produits laitiers : où va l’argent du beurre ?, le procureur de la République de Quimper a repris le dossier en main.

    « Domination des laiteries  »

    « Nous demandons, afin d’aider la justice à monter le dossier, que d’autres producteurs de lait, de la Confédération ou non, viennent à leur tour témoigner. Ils peuvent nous appeler pour tout renseignement et soutien. L’anonymat peut être préservé », lance Vincent Pennober.

    « On peut parler d’une contrainte morale imposée par les laiteries, par cette clause d’appartenance qu’elles imposent, ajoute Jules Hermelin, de la Confédération paysanne. Il est important que chacun puisse témoigner pour dénoncer le caractère systémique de la domination des laiteries. Et cette démarche doit servir à construire une filière de lait équitable. »

    Contact : Vincent Pennober, porte-parole de la Confédération paysanne au 06 99 39 50 92.

    Aude KERDRAON

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • La centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) est à l’arrêt depuis 1985. Le démantèlement partiel commencé en 1997 a duré dix ans.La centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) est à l’arrêt depuis 1985. Le démantèlement partiel commencé en 1997 a duré 10 ans

    EDF prévoit une durée totale des travaux de 17 ans. Il y aura une phase d’enquête publique avant le décret d’autorisation du démantèlement complet. La centrale nucléaire de Brennilis est la première du groupe EDF à avoir engagé le processus de démantèlement complet.

    Il faudra encore 17 ans pour démanteler la centrale expérimentale (filière eau lourde) de Brennilis (Finistère) construite de 1962 à 1967. Depuis 1985, la centrale finistérienne est définitivement arrêtée. La Commission locale d’information (CLI) des monts d’Arrée s’est réunie le 5 juillet pour la présentation des rapports bilan 2017 de l’exploitant EDF et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

     « Absence de radioactivité artificielle»

    Le Département du Finistère fait savoir que l’exploitant EDF conclut ainsi son rapport : « Comme en 2016 et 2015, aucun dépassement de limite réglementaire et l’absence de radioactivité artificielle dans l’environnement (cobalt, césium, tritium…) imputable aux activités de démantèlement montrent la maîtrise de l’exploitant sur ces prélèvements, ses rejets et son suivi environnemental. »

    Concernant l’actualité du site, l’exploitant a annoncé « la progression du chantier d’assainissement des terres sous la Station de traitement des effluents (STE) à 45 % d’avancement. Les travaux devraient être terminés fin 2018. L’année 2019 sera consacrée aux contrôles de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), aux replis du chantier et au comblement des fouilles. Parallèlement, le dossier d’arrêt du rabattement de la nappe sous la STE actuellement en cours d’instruction, fera l’objet d’une présentation à la Cli. »

    L’exploitant annonce que « la demande de démantèlement complet sera déposée avant le 31 juillet 2018. EDF prévoit une durée totale des travaux de 17 ans. En préalable, l’instruction du dossier s’étalera sur 3 ans afin d’aboutir à la sortie du décret d’autorisation du démantèlement complet et comportera une phase d’enquête publique. »

    Un recours auprès du Conseil d’État

    Les représentants de Bretagne Vivante, AE2D, CLCV 29, Vivre dans les Monts d’Arrée, Groupe Mammalogie breton, et Eau et Rivières de Bretagne ont « demandé que la Cli étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’État contre la décision d’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sous-sol sur 50 centimètres en dessous de la station de traitement des effluents (STE) de la centrale nucléaire.

    Christian GOUEROU.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Augmentation de +53% de la rémunération du président de la CNCCFP : Anticor saisit le Premier Ministre

    François LOGEROT, Président de la Commission Nationale de Contrôle des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques

     

    Un décret et un arrêté, signés le 30 mai 2018, ont eu pour conséquence d’augmenter de 53 % la rémunération du président de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), à compter du 1er janvier 2018. Anticor, qui estime ces textes inopportuns et illégaux, a saisi le Premier Ministre.

    Monsieur le Premier Ministre,

    L’article 2 du décret n° 2018-412 relatif à l’organisation des travaux de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ainsi qu’au traitement du président et aux indemnités susceptibles d’être allouées au vice-président, aux membres, aux collaborateurs et aux rapporteurs de cette commission – signé par le ministre de l’intérieur, par le ministre de l’action et des comptes publics et par vous-même – dispose que « le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques reçoit une rémunération annuelle égale au traitement afférent à un emploi supérieur de l’Etat classé hors échelle E2 correspondant à l’indice majoré 1324, assortie d’une indemnité de fonction dont le montant est fixé par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et des ministres chargés de la fonction publique et du budget. » L’article 10 précise que ces dispositions « prennent effet à compter du 1er janvier 2018. »

    L’article 1er de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif au traitement du président et aux taux et modalités d’attribution des indemnités et vacations susceptibles d’être allouées au vice-président, aux membres, aux collaborateurs et aux rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques – signé par le ministre de l’intérieur et par le ministre de l’action et des comptes publics – dispose que « le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques reçoit une indemnité de fonction dont le montant annuel est fixé à 9 500 € brut. » L’article 7 précise que ces dispositions « prennent effet à compter du 1er janvier 2018. »

    Ces deux textes ont notamment pour conséquence d’augmenter de 53 % la rémunération de M. François Logerot, à compter du 1er janvier 2018.

    D’une part, Anticor estime que le fait d’augmenter ainsi le président d’une autorité administrative indépendante, au cours du mandat de ce dernier, est susceptible de porter atteinte à son indépendance.

    D’autre part, l’article L221-4 du code des relations entre le public et l’administration interdit toute application rétroactive d’un règlement administratif, selon « le principe en vertu duquel les règlements ne disposent que pour l’avenir » connu depuis l’arrêt du Conseil d’État « Société du journal L’Aurore » du 25 juin 1948.

    Le décret n° 2018-412 du 30 mai 2018 et son arrêté d’application sont donc à la fois inopportuns et illégaux.

    Pour ces raisons, Anticor vous demande, dans le cadre d’un recours gracieux, de bien vouloir procéder au retrait de ce décret. De même, nous avons demandé au ministre de l’intérieur et au ministre de l’action et des comptes publics de procéder au retrait de cet arrêté.

    Vous remerciant par avance de ce que vous entreprendrez en ce sens, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de ma très haute considération.

    Jean-Christophe Picard
    Président d’Anticor

    source: http://www.anticor.org (17/07/2018)

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  • Laurent Bonnaïs possède des chèvres légèrement gourmandes. Une branche et tout ce petit monde rapplique.Laurent Bonnaïs possède des chèvres légèrement gourmandes. Une branche et tout ce petit monde rapplique

     

    Depuis dix jours, 29 chèvres, qui appartiennent à l'entreprise Danved & Co, arpentent les 3 000 m² de la prairie de Kersquine à Quimperlé (Finistère).

    Tondeuse et produits chimiques au placard. Place aux animaux et à l'éco-pâturage à Quimperlé (Finistère).

    « Nous n'avons plus aucun produits phytosanitaires à Quimperlé. Et heureusement. Mais cela demande plus de travail aux agents. Il faut trouver des alternatives écologiques », explique Nadine Constantino, adjointe à l'animation commerciale et touristique de la cité.

    Des chèvres profitent de l'ombre de la prairie de Kersquine depuis dix jours et arpentent le terrain escarpé. Parfois, ce mode d'entretien écologique s'impose. « Les chèvres sont adaptées à ce terrain, les machines ne le sont pas », ajoute l'adjointe.

    Développer l'éco-pâturage

    Pour entretenir les 3 000 m² de terrain, la commune a déboursé 1 764 €. « Nous avons recensé les endroits où l'homme et la machine peuvent intervenir et ceux où l'éco-pâturage est nécessaire. Globalement, sur le total à l'année, on gagnera un peu d'argent », assure Jean-Claude Pellant, le monsieur environnement de la Ville.

    Entreprises, intercommunalités et communes font appel au service de l'entreprise Danved & Co créée en 2012 et basée à Scaër.

    « Avant j'étais marin de commerce. J'en avais marre du bleu, je suis passé au vert », s'amuse Laurent Bonnaïs.

    Formé sur le tas

    Si c'est seulement avec une dizaine de chèvres qu'il commence, aujourd'hui l'entreprise compte 250 chèvres, 160 moutons et 20 vaches Highland Cattle. Une évolution qui est en adéquation avec l'engouement pour l'éco-pâturage.

    D'ailleurs, la Ville de Quimperlé souhaite le développer d'ici à 2019. « Nous travaillons depuis 2013 avec eux. On envisage de mettre un budget d'investissement l'année prochaine pour créer des clôtures pérennes », explique Jean-Claude Pellant.

    Leur travail étant quasi achevé, les chèvres devraient quitter la prairie de Kersquine pour repartir vers les bassins d'orages de Quimper. Laurent Bonnaïs explique, non sans humour : « Elles vont partir avant la fin de la semaine parce que là elles vont m'enfoncer les clôtures pour aller manger en face. »

    Justine BRICHARD

    https://www.ouest-france.fr

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  • L'ex-député PS a vu la plainte le visant pour détournement de fonds publics classée sans suite par le parquet de Lorient.

    L'ex-député PS a vu la plainte le visant pour détournement de fonds publics classée sans suite par le parquet de Lorient. 


    Le parquet de Lorient a classé sans suite la plainte déposée par l’association Cicero 29 pour des soupçons de détournement de fonds publics, contre l’ex-député PS. L’enquête concernait sa permanence parlementaire.

    Le parquet de Lorient a classé sans suite la plainte déposée par l’association Cicero 29 pour des soupçons de détournement de fonds publics, contre l’ex-député quimpérois PS Jean-Jacques Urvoas. L’enquête concernait sa permanence parlementaire, achetée en 2008, via un prêt bonifié de l’Assemblée nationale et remboursé par ses indemnités de député (IRFM). Le parquet a considéré qu’aucune infraction pénale ne pouvait lui être reprochée. Depuis début 2018, la loi interdit ces pratiques.

    source: https://www.ouest-france.fr

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