•  Réforme des retraites : pourquoi le Conseil d'Etat veut-il que l'exécutif revoie sa copie ? (franceinfo.fr-25/01/20-20h52)

     

    Saisie le 3 janvier, la plus haute juridiction administrative française a notamment critiqué le choix de recourir à 29 ordonnances et déploré des projections financières "lacunaires". 

    Le projet de réforme des retraites n'a pas pas convaincu le Conseil d'Etat. Vendredi 24 janvier, la plus haute juridiction administrative française a vivement critiqué dans un avis plusieurs points essentiels de ce texte, adopté le matin même en Conseil des ministres. 

    Saisi le 3 janvier, le Conseil d'Etat a disposé de trois semaines pour étudier le texte sur la forme et s'assurer qu'il ne contenait ni contradictions, ni mesures illégales ou anticonstitutionnelles. Son jugement est sans appel : le gouvernement doit, au moins en partie, revoir sa copie. Voici les principales critiques formulées par les membres de cette institution chargée, entre autres, de conseiller le gouvernement.  

    Trop de modifications de dernière minute

    Il n'est pas rare que le Conseil d'Etat doive se saisir d'un texte législatif dans des délais courts. Mais cette fois, il regrette de n'avoir disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux avant-projets de loi (organique et ordinaire). Surtout, il déplore les nombreuses modifications (pas moins de six) apportées au texte initial. 

    "Le Conseil d'Etat souligne qu'eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu'aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu'il les examinait, la volonté du gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé", déclare la juridiction dans son avis.

    Des projections financières "lacunaires" 

    Outre les deux textes de loi, une étude d'impact financier de cette réforme lui a aussi été transmise. Et cette étude n'a pas non plus, en l'état, satisfait les juristes. La première mouture était "insuffisante", et même une fois le texte complété, "les projections financières restent lacunaires", en particulier sur la hausse de l'âge de départ à la retraite, le taux d'emploi des seniors, les dépenses d'assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux, arguent-ils. 

    Dans certains cas, l'étude d'impact "reste en deçà de ce qu'elle devrait être, de sorte qu'il incombe au gouvernement de l'améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement", relève le Conseil d'Etat.

    Trop d'ordonnances 

    L'avis du Conseil d'Etat critique également le choix de recourir à 29 ordonnances. Ainsi, il souligne le fait, "pour le législateur, de s'en remettre à des ordonnances pour la définition d'éléments structurants du nouveau système de retraite". Selon les juristes, cela "fait perdre la visibilité d'ensemble qui est nécessaire à l'appréciation des conséquences de la réforme".

    Cette critique fait écho à l'explosion du nombre d'ordonnances, autrefois exceptionnelles. "La nouveauté avec le gouvernement Philippe est l'utilisation des ordonnances pour des réformes très politiques comme le droit du travail et la réforme ferroviaire, relevait déjà le site juridique Dalloz-actualité, en mars 2018. L'objet des ordonnances n'est alors pas tant de permettre une mise en application plus rapide, que d'éviter un enlisement des débats parlementaires : les lois d'habilitation peuvent être adoptées sans attendre la finalisation d'un texte précis." Une méthode dont le Conseil d'Etat pointe aujourd'hui la limite. 

    Des engagements voués à disparaître du texte

    Dans le sillage de la contestation, le gouvernement a garanti aux enseignants et aux chercheurs que leurs pensions ne baisseraient pas. "Cet engagement figurera dans la loi", assure le ministère de l'Education nationale. De même, les navigants aériens ont obtenu la sauvegarde de leur caisse complémentaire pour financer des départs anticipés.

    Or, selon le Conseil d'Etat, "ces dispositions renvoient à une loi de programmation, dont le gouvernement entend soumettre un projet au Parlement dans les prochains mois". Cela représente donc, selon la juridiction, "une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi", ce qui est "contraire à la Constitution". L'engagement de revalorisation des salaires des enseignants et des chercheurs est donc amené à disparaître du texte.

    La fausse promesse d'un "régime universel de retraite"

    Par ailleurs, le Conseil d'Etat relève que le projet de réforme n'instaure pas "un régime universel qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d'une population éligible unique, de règles uniformes et d'une caisse unique". Et pour cause, le texte crée "cinq régimes", avec "à l'intérieur de chacun de ces régimes" des "règles dérogatoires à celles du système universel".

    source: https://www.francetvinfo.fr/

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    Ronan Le Berre incite le onzième membre de notre liste, Jean-Luc, à se suicider.

    Le combat politique peut être rude, mais les limites sont franchies. Entre l'insulte en conseil de métropole, et l'appel au suicide aujourd'hui, je suis consterné de la misère morale de ces personnes.

    Jean-Luc, pour qui j'ai beaucoup d'estime et d'amitié, est carreleur, il a participé au mouvement des gilets jaunes, et nous nous battons ensemble pour les intérêts de la majorité sociale du pays : peut-être Ronan Le Berre est-il mal à l'aise que cela lui rappelle les terres désertées par le PS depuis longtemps.

    En effet, cet homme, que je ne connais pas personnellement,est trésorier du PS au Relecq-Kerhuon.

    Qu'en pense le directeur de campagne de François Cuillandre, Yohann Nédelec, maire de cette commune ? Je demande instamment et immédiatement des excuses publiques.

    Que le PS soit en fin de cycle et s'apprête à terminer un règne qui a trop duré est une chose. Que des responsables de ce parti insultent et menacent les nôtres est inadmissible.

    - Pierre-Yves Cadalen

    Source : facebook

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  • Landerneau. Les élèves du lycée de l’Elorn continuent leur grève contre le nouveau bac (OF.fr-28/01/20-15h35)

    87 élèves étaient absents, ce mardi matin, des épreuves de langues vivantes au lycée de l’Elorn. Comme la veille, ils étaient plusieurs dizaines à se rassembler devant les grilles de l’établissement, accompagnés de professeurs, pour contester le nouveau baccalauréat.

    Le nouveau baccalauréat continue de rassembler contre lui, à Landerneau. Ce mardi 28 janvier au matin, comme la veille, plusieurs dizaines d’élèves accompagnés de professeurs, grévistes ou non, se sont postés devant les grilles du lycée de l’Elorn pour rejeter la réforme du gouvernement.

    Avec l’entrée en lice de la filière générale, ce mardi, près de 300 lycéens devaient passer l’épreuve de langues vivantes (LV2), de 10 h à 11 h, dans le cadre du fameux contrôle continu, soit une dizaine de classes. Mais 87 d’entre eux n’ont pas pris part à l’examen, pour « tout motif confondu. »

    « Ce matin, il n’y avait pas beaucoup de monde, c’était un peu décourageant. À la pause de 10 h, je ne sais pas si on a convaincu, mais on a pas mal de personnes », détaille Julien Calvez, lycéen gréviste. Selon lui, le mouvement devrait perdurer toute la semaine. « Même si on n’est plus qu’une vingtaine, on va continuer. Demain, on recommence à 8 h. »

    Des irrégularités dans les épreuves relevées ?

    Aux côtés de Julien, des professeurs, qui hochent de la tête en signe d’approbation. « On est là avec eux, mais pas forcément grévistes. On veille à ce que tout se passe bien. On vient entre nos cours. Les élèves sont contents que l’on soit là », explique l’une d’entre elles. Julien acquiesce. « Ça nous rassure, comme ça, on sait qu’on n’est pas juste un mouvement débile. »

    Certains professeurs se seraient bien mis en grève pour ne pas surveiller les épreuves du contrôle continu. Obligeant, d’après les dires des professeurs accompagnateurs, une secrétaire ou une adjointe à surveiller les examens. « On pense que des irrégularités peuvent être relevées sur les épreuves d’aujourd’hui et d’hier : les contrôles d’identité ont-ils été effectués ? Les calculatrices étaient-elles en mode examen ? Les portables étaient-ils coupés ? La bande sonore est-elle bien passée trois fois pour l’épreuve de langues ? », s’interrogent les professeurs. Des recours pour vice de forme ou rupture d’égalité pourraient être engagés, « mais c’est aux parents d’élèves de les lancer. »

    Romain FILLION.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Libération du camp d’extermination d’Auschwitz : occulter le rôle de l’armée rouge dans la libération du camp c’est abîmer la mémoire des peuples et les désarmer....(IC.fr-27/01/20)Il y a 75 ans, enfonçant la Wehrmacht sur l’ensemble du front oriental, l’ ouvrière et paysanne progressant vers Berlin libérait le camp d’extermination d’ : elle assura aux malheureux très rares survivants, agonisants (la quasi-totalité du camp avait été évacué et les survivants « valides » évacués par les hitlériens dans les « Marches de la Mort »), tout l’appui possible et donna à la découverte des horreurs de la politique d’extermination de l’impérialisme allemand une publicité considérable. Ce fut un symbole majeur du rôle libérateur de l’Armée rouge dans une Pologne ravagée.

    Or les cérémonies prévues à Auschwitz en présence de chefs d’Etat de plusieurs pays « occidentaux » ignoreront sciemment la contribution centrale à la défaite du Troisième Reich de l’U.R.S.S., qui perdit 30 millions des siens durant la Deuxième Guerre mondiale. Or, comme chacun l’a su en 1945 et pendant les décennies suivantes, c’est la victoire militaire de l’ qui a empêché la « solution finale » qui attendait l’ensemble des juifs de la Terre si l’Allemagne hitlérienne venait à gagner la guerre. Scandaleusement, les représentants de la Russie ne sont pas invités à ces cérémonies : ils l’ont été en Israël, où la Pologne a refusé de se rendre, mécontente de voir souligner le rôle des antisémites polonais comme « auxiliaires » de la destruction des juifs. Une fois de plus, l’essentiel pour les dirigeants occidentaux, n’est pas de commémorer le martyre des millions de juifs exterminés par les nazis, ni de rendre hommage aux sacrifices des vainqueurs soviétiques et non-soviétiques du Troisième Reich, mais d’entretenir l’ d’Etat et de cultiver une russophobie revancharde qui n’est pas sans rapport avec les préparatifs militaires de l’OTAN, via notamment des grandes manœuvres imminentes et d’une importance exceptionnelle, à l’encontre de la Russie actuelle, si « dé-soviétisée » soit-elle. Et ce, alors que commence une campagne de la réaction polonaise et lettonne sur « l’occupation » criminelle de l’URSS en 1944-1945.

    Comment ne pas faire le lien entre cette attitude négationniste et le fait que le Parlement européen, toutes tendances confondues hormis les eurodéputés « insoumis » français et les parlementaires communistes grecs et portugais, a voté une résolution honteuse le 19 septembre 2019 : cette motion liberticide renvoie scandaleusement dos à dos (au nom de l’antitotalitarisme qui plus est !) le IIIème Reich génocidaire et son principal vainqueur, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, justifie l’interdiction des partis communistes d’ orientale (Pologne, Pays Balte, Ukraine…), ne dit mot de la présence de nostalgiques revendiqués du fascisme (à l’image du ministre letton de la Défense Artis Pabriks affirmant que « la Waffen SS est la fierté de la Lettonie), violemment antisémites, à la tête de plusieurs pays européens et réclame la proscription des symboles communistes en  !

    Par elle-même, cette résolution est déjà terriblement dangereuse puisque, en amalgamant le nazisme-fascisme au communisme, elle banalise et rehausse le premier – c’est-à-dire la forme la plus barbare prise par le capitalisme-impérialisme au XXème siècle – tout en criminalisant le passé, le présent et l’avenir de tous ceux qui luttent pour l’émancipation sociale de tous les humains, qu’ils se réclament ou non du communisme. Mais le négationnisme qui entoure les cérémonies du 75ème anniversaire est encore pire, s’il est possible, que la résolution du Parlement européen : en effet, en déniant ou en minimisant le rôle joué par l’URSS dans la libération d’Auschwitz, il s’agit de masquer la signification de classe de l’antisémitisme nazi qui, au service des buts criminels de l’impérialisme allemand, assimilait les juifs aux marxistes, aux communistes et à l’URSS (c’était le fantasme sanglant du « judéo-bolchevisme »). Et ce faisant, ce négationnisme antisoviétique obsédant désarme les citoyens des pays européens face aux résurgences de plus en plus nombreuses du nazisme-fascisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie et du racisme que nourrit, sur fond d’anticommunisme permanent, l’offensive mondiale des forces capitalistes contre les acquis sociaux, l’indépendance des nations, les libertés démocratiques et la paix mondiale. De la sorte, au lieu d’armer les jeunes, contre l’antisémitisme, le fascisme et le racisme, on rend ces derniers totalement incompréhensibles, donc impossibles à combattre rationnellement et politiquement.

    En 1944, signant à Moscou le Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle, le Général de Gaulle déclarait : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Pastichant ce propos sans trahir pour autant la vérité historique, nous ajoutons que la première République socialiste de l’, en écrasant le Troisième Reich, pour l’essentiel par ses propres moyens – a joué le rôle majeur dans la survie des juifs au XXème siècle; ces mêmes citoyens juifs que les classes dominantes d’Europe, favorables à la « collaboration » avec Hitler et au projet de « nouvelle Europe », étaient très majoritairement disposées à laisser exterminer sans rien tenter en leur faveur… pour peu que Hitler se montre capable de débarrasser l’Europe, le monde et la France du mouvement ouvrier révolutionnaire !

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  • Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, et Jo Hernandez, responsable national du secteur  du PRCF – 25 janvier 2020

    La CCN de la CGT vient de se prononcer majoritairement pour que la confédération participe le 30 janvier 2020 à la première séance de la «  des retraites » mise en place par le Premier ministre sur demande de son cher Laurent , secrétaire général de la CFDT et président de la Confédération Européenne des Syndicats.

    On peut regretter la décision de la CCN tout en comprenant que des syndicalistes responsables se soient dit que la CGT ne peut pas appliquer la politique de la chaise vide en un lieu où peuvent se décider des mesures gravement attentatoires au monde du travail, à défaut d’apporter du positif à qui que ce soit d’autre que le grand patronat.

    Toutefois, il faut surtout mettre en avant une réalité objective : cette conférence est avant tout un subterfuge proposé par le briseur de  patenté Laurent Berger pour diviser le mouvement social, relâcher la pression des grèves et des blocages sur le gouvernement, porter au centre de l’attention médiatique, non l’affrontement de classes nécessaire pour obtenir le retrait de la retraite à points, mais un « dialogue social » bidon tel que l’affectionnent la CFDT et la C.E.S., c’est-à-dire une « concertation » creuse visant à accompagner et à saupoudrer « socialement » la casse des pensions programmée par les Accords européens de Barcelone (2002) et brutalement accélérées par les « recommandations à la France » édictées par Bruxelles en avril 2018. En effet, le Premier Ministre a indiqué dans sa récente lettre de cadrage adressée aux syndicats le 11 janvier 2020 que la conférence de financement ne devrait pas toucher à « l’âge d’équilibre » (donc au report progressif de l’âge de départ sans décote), qu’elle ne pourrait pas proposer la hausse des cotisations dites patronales et que le financement des retraites françaises ne devrait pas dépasser 14% du PIB (alors qu’on sait que le nombre des pensionnés va mécaniquement augmenter plus vite que le PIB, y compris si celui-ci augmente relativement vite). Bref, le jaune Berger et le premier ministre aux ordres de Bruxelles se réunissent seulement pour savoir comment gérer, voire « autogérer » le recul indéfini de l’âge de départ en retraite des jeunes générations, assorti de la baisse de leurs pensions, du chômage lourd des « seniors », de l’abondement des fonds de pension et d’un maintien massif des jeunes dans le chômage et le précarité de manière à peser lourdement sur les salaires de tous.

    Dans ces conditions, il semble que la position de classe juste soit, à la séance inaugurale de la conférence, que les syndicats véritables, à savoir ceux qui luttent et non pas ceux qui bradent la grève d’autrui à l’instar de la CFDT et de l’UNSA, déclarent ensemble qu’ils ne resteront à la conférence que si elle fait d’emblée sauter tous les préalables : cotisations patronales, âge d’équilibre et plafonnement du ratio « dépenses des retraites/PIB ». Car des syndicalistes véritables n’ont d’autre boussole que les BESOINS des travailleurs, et non les prétendues « contraintes » fixées unilatéralement par le MEDEF, toujours avide de majorer ses profits, et par Bruxelles, obsédée par les sacro-saints 3% de déficit indispensables au maintien de la monnaie unique. Sans ce minimum préalable, la conférence n’aura rien d’une négociation et tout, comme trop souvent, d’une chambre d’enregistrement. Son rôle sera uniquement de compromettre la CGT, d’éteindre l’incendie social, d’offrir une devanture « sociale » à ce pouvoir d’éborgneurs et de valoriser les chefs JAUNES de la CFDT et de l’UNSA.

    Si, comme il est quasi-certain, le gouvernement refuse d’ouvrir le cercle des questions traitées et que la seule problématique précontrainte porte sur les modalités d’exécution réservées aux futurs retraités, il faut selon nous se retirer de cette mascarade honteuse, diffuser un tract de masse sur ce sujet aux entreprises, dire la vérité aux travailleurs sur la CFDT et appeer les salariés et les jeunes encore sur la réserve à entrer dans l’action générale.

    Quant au PRCF et aux syndicalistes qui composent sa commission Luttes, ils proposent en tout état de cause non seulement de continuer les actions fortes à l’encontre de ce pouvoir brutal et discrédité, mais de mettre en débat dans les AG l’idée d’une  nationale unitaire de combat à Paris à l’appel des syndicats de lutte, des gilets jaunes et des organisations politiques progressistes, au besoin en campant sur place jusqu’à satisfaction. Non pour conclure le mouvement, mais pour le relancer de manière unitaire en appelant toute la classe travailleuse au « tous ensemble en même temps », non seulement sur les retraites, mais sur l’ensemble des contentieux sociaux : salaires, emploi industriel, code du travail, services publics (école, santé, justice, équipement, EDF, SNCF, etc.), protection sociale.

    Macron-MEDEF et l’UE cassent nos acquis et notre pays, bloquons leurs profits !


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Juan Guaido reçu à l’Élysée: quel intérêt pour la France? (Venezuela en Vivo 25/01/20)

     

    A la suite du premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson, des eurodéputés de l'ultradroite espagnole VOX, et du chancelier autrichien conservateur Sebastian Kurz, le président Emmanuel Macron et la diplomatie française accueillent Juan Guaido. La question qui nous interpelle surtout est de savoir en quoi cela défend-t-il les intérêts de la France et des français, ou participe-t-il à l’influence de notre pays à l’étranger?

    Suite à l'autoproclamation de Guaido, les entreprises françaises ont été sanctionnées et ne peuvent plus commercer avec le Venezuela (à la différence des entreprises pétrolières des USA, exemptées de sanctions par leur gouvernement). Pourquoi donc s'enfermer dans un jusqu'au-boutisme idéologique qui pénalise nos industries ?

    Des scandales de corruption ont éclaboussé Guaido et son entourage comme l'ont révélé le très droitier journal PanAm Post (le 18 juin 2019), le propre représentant de Guaido en Colombie, Humberto Calderon Berti (le 30 novembre 2019) ou encore plus récemment l'agence de presse Reuters (le 22 janvier 2020). N'oublions pas non plus les liens avérés qui unissent Juan Guaido et sesproches au cartel narco-paramilitaire colombien Los Rastrojos. En quoi recevoir un tel personnage contribue-t-il au rayonnement politique et culturel de la France ?

    Juan Guaido et son entourage cherchent, de manière réitérée, à provoquer un conflit armé contre le Venezuela dans le but de précipiter la chute du président Maduro. La demande de recours au Traité Inter-américain d'Assistance Réciproque est un des nombreux exemples de leur volonté d'embraser la région. Doit-on rappeler à notre président que, depuis le 17 juillet 1980, la République française et celle du Venezuela partage une frontière commune fixée par le méridien 62 degrés 48 minutes 50 secondes ? Pourquoi donc dérouler le tapis rouge à une personne qui se targue d'amener le feu et le sang aux portes de notre pays ?

    Puisque Emmanuel Macron semble vouloir, ces jours-ci, singer son prédécesseur Jacques Chirac, rappelons que celui-ci avait eu le courage de se démarquer de la politique étrangère états-unienne. La voix d'une France indépendante aurait pu contribuer au dialogue au Venezuela et à la recherche de résolution de conflits politiques. Au lieu de cela, la France persiste à soutenir de manière intransigeante l'option la plus radicale de l’opposition, celle qui se refuse à tout dialogue, et à toutes nouvelles élections.  Si pour Juan Guaido et son gang, ce fanatisme politique est fort bien rémunéré, pas sûr en revanche qu'une telle politique étrangère grandisse notre pays sur la scène internationale.

    Au-delà des errements de notre diplomatie, la tournée de Juan Guaido en Europe a surtout été motivée par les évolutions politiques au Venezuela. Le 5 janvier 2020, un groupe de députés frondeurs de l’opposition a ravi le perchoir de l’Assemblée National à Juan Guaido. Mais c’est surtout au sein de ses partisans qu’il a perdu le soutien dont il jouissait encore un an auparavant. Lassés des promesses non tenues, écœurés par la corruption de son entourage, de nombreux vénézuéliens antichavistes se sont détournés de la « marque » Guaido.

    L’album souvenir concocté lors de ce voyage a pour but de montrer à ses partisans qu’il reste le leader incontesté pour les pays qui soutiennent la tentative de putsch institutionnel. Pas sûr que cela soit suffisant pour redorer son blason au sein de la population antichaviste.

    Qui plus est, le bilan de cette tournée est absolument creux. Hormis les déclarations de soutien de principe, aucun accord concret n’a émergé de ces multiples rencontres. Lors de sa rencontre avec Boris Johnson, Juan Gaido a-t-il pu récupérer les 14 tonnes d’or vénézuélien séquestrés dans les coffres de la Bank of England depuis le 9 novembre 2018 ? Pourquoi donc le flamboyant politicien vénézuélien n’a-t-il pas profité de son séjour à Davos pour convaincre les dirigeants des nombreuses institutions financières présentes de rendre les 5,47 milliards de dollars volés à la République bolivarienne du Venezuela ? Mis à part les sourires de rigueur, aucun dirigeant visité n’a modifié la position de son pays après le passage de Guaido.

    Pendant ce temps-là, les États-Unis semblent prendre conscience que l’opération Guaido a échoué malgré le putsch institutionnel manqué, et les cinq tentatives de coups militaires qui ont émaillé l’année 2019. Ils font donc évoluer leur stratégie en tenant compte de la réalité de terrain, et des nombreux soutiens dont dispose le président Maduro tant au Venezuela que sur l’échiquier international. Si le blocus criminel contre le Venezuela se maintient, Washington a tout de même légèrement infléchi certaines sanctions qu'ils maintiennent depuis décembre 2014. Des organismes internationaux sont désormais autorisés par le Département du Trésor à établir des transactions avec la Banque Centrale du Venezuela (BCV). C'est une évolution par rapport à la politique d’embargo total promu par l'ancien conseiller à la sécurité, John Bolton.

    D’autres organismes liés à l'ONU comme l’Unicef, ONU-Habitat, le Haut-Commissariat aux Réfugiés, l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture, le Programme Alimentaire Mondial, et ceux liés à la Croix Rouge et au Croissant Rouge pourront désormais réaliser des transactions avec la Banque Centrale du Venezuela.

    Certaines institutions financières, et ce n'est pas anodin, sont aussi autorisées : le FMI, la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement, la Corporación Andina de Fomento. Après avoir délibérément saccagé l’économie du pays, comme l’a révélé récemment le sénateur républicain de Virgine Richard Black, les États-Unis chercheraient-ils à pousser le Venezuela dans les griffes d’institutions financières qu’ils contrôlent ? Souvenons-nous en ce sens que Juan Guaido avait « autoproclamé » de nouvelles autorités à la BCV en juillet 2019. Une direction fantoche qui pourrait endetter illégitimement le Venezuela au grand bénéfice du FMI ou de la Banque Mondiale.

    Cette mesure intervient après que le Venezuela ait attribué des cargaisons de pétrole à ses partenaires au sein de joint-ventures, pour qu’ils commercialisent le brut à destination de l’Asie et de l’Afrique. Cela concerne avant tout les entreprises étatsuniennes exemptées de sanctions par leur gouvernement (Chevron, Haliburton, Schlumberger, Baker Hughes-General Electric et Weatherford International). Le produit de la vente ne tomberait pas sous le coup des sanctions si celui-ci est utilisé pour rembourser les dettes que Pdvsa a contracté avec ses associés.

    Au-delà des gesticulations de Juan Guaido sur le vieux continent, un pragmatisme commercial, cher au président Trump, semble se dessiner pour l’instant outre-Atlantique sans pour autant diminuer la cruauté de la guerre livrée contre la Révolution bolivarienne sur les fronts économique, militaire, institutionnel, diplomatique et médiatique.

    Le futur du Venezuela se détermine plus que jamais depuis le Venezuela. Au vu des évolutions politiques sur place, la position adopté ces jours-ci par la France relève quasiment du mystère scientifique…

    Romain Migus

    source : https://www.romainmigus.info/

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  • Brest - « Tout le monde souffre » avec le nouveau bac (LT.fr-24/01/20)

    Vendredi, 45 professeurs du lycée Amiral-Ronarc’h se sont réunis pour protester contre « l’impréparation » des épreuves communes de contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat.

    Vendredi matin, la moitié du personnel enseignant du lycée Amiral-Ronarc’h s’est réunie pour dénoncer ensemble la réforme du nouveau bac. « Monsieur Blanquer affirme que seule une minorité de personnes est hostile à ces épreuves, alors que notre ressenti est tout autre. Depuis le début de l’année scolaire, la mise en place des E3C est catastrophique », estiment-ils, en brandissant la banderole « Nous sommes les 0,1 % », devenu slogan national du personnel enseignant opposé à la réforme dans son état actuel.

    « Une évaluation locale qui creuse les inégalités »

    En cause : « les promesses ne sont pas tenues », avec des banques de sujets ouvertes plus tard que prévu. « On nous avait promis 400 sujets, on en a une quarantaine », évalue une professeur d’espagnol. Ils dénoncent une surcharge de travail, un temps trop juste pour préparer leurs élèves à ses nouvelles épreuves, et qui adoptent selon eux « une gestion comptable des matières ». Ils craignent également que le personnel enseignant ou les chefs d’établissements eux-mêmes encouragent une notation trop bienveillante, par souci de conserver un bon taux de réussite, en comparaison avec les voisins, laissant leurs élèves avec un diplôme sans valeur. « L’examen national passe à une évaluation locale, qui creuse les inégalités entre les établissements, qui sont juges et parties », considèrent-ils. « Et les banques de sujets entre lesquels nous avons à choisir circulent sur Internet. Bref, ça va être la foire ! Et que vaut un bac foireux ? »

    Les E3C maintenus la semaine prochaine

    « La réforme a été faite sans nous consulter. Tout le monde souffre. Les professeurs comme les élèves, et les enseignants encore plus, parce qu’ils souffrent de voir les élèves souffrir et qu’ils sont en première ligne face à leur angoisse et celle de leurs parents », appuient-ils.

    Ils voudraient « réfléchir à la réforme dans son entier » et demandent l’annulation de la première session d’épreuve des E3C dans leur établissement, prévue dès le début de semaine prochaine. Ils n’ont toutefois ni prévu de bloquer son déroulement, ni de le perturber.

    source : https://www.letelegramme.fr/

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  • À Brest, 5 000 manifestants résignés mais toujours là (LT.fr-24/01/20-16h59)

     

    Alors que le mouvement s’essoufflait ces dernières semaines, à Brest, l’opposition à la réforme des retraites a repris des forces, ce vendredi. Plus de 5 000 manifestants ont défilé jusqu’au port.

    Environ 5 000 manifestants se sont rassemblés devant la place de la Liberté, ce vendredi, pour une septième mobilisation intersyndicale.

    Tous les drapeaux sont là, la foule est dense. « On lâche rien » passe en fond sonore, des slogans comme « Brest, debout, soulève-toi », « Mon combat continue aujourd’hui dans la rue », ou « Du pognon, il y en a dans les caisses du patronat » sont scandés. Et pourtant, tout en rejoignant le rond-point bloqué rue Victor-Fenoux, au port de commerce, les nombreux manifestants restent très pessimistes sur leurs chances d’obtenir le retrait du projet controversé de loi de réforme des retraites.

    « On pense que c’est plié d’avance et qu’on va tous bouffer, résume Stéphane, syndiqué chez Sud. Ça ressemble à une vente sur LeBonCoin : le gouvernement annonce à 80 € ce dont il voulait tirer 60 €. On en est là, à 60 €. Il a l’air très engagé, mais on vient quand même pour les générations futures. On est tous concernés », estime-t-il.

    « Aujourd’hui, je suis venu parce que le texte est présenté au conseil des ministres », explique Vincent, l’un des nombreux professeurs présents pour dénoncer à la fois la réforme des retraites et celle de Jean-Michel Blanquer. « Je suis là pour le symbole, mais c’est pas seulement symbolique, c’est pour être présent, pour avoir une visibilité. Il y a eu des concessions, mais je veux le rejet de ce projet, injuste dans son ensemble ».

    « Le principe d’une manifestation, c’est justement d’être dans la rue quand le gouvernement est sourd », lâche un autre manifestant.

    Les jeunes diplômés montent au créneau

    Plus loin, Erwan, qui travaille à son compte dans l’informatique, ne souhaite pas voir la mobilisation réduite à la protection des régimes spéciaux : « Moi-même, je n’en ai pas. Mais je suis pour un nivellement vers le haut, pour que tout le monde ait droit à une retraite digne. Mais je suis pessimiste sur l’issue de ce combat ».

    Yann, titulaire d’un master en océanographie, partage ce pessimisme. « Mais il faut continuer le combat. Les sondages le montrent, les Français ne veulent pas de cette réforme. Je viens pour ceux qui ne sont pas là ».

    Dans les rangs des manifestants, la forte mobilisation est une bonne surprise : « Ces sursauts de mobilisation sont importants », lâche Éva, contractuelle dans la fonction publique territoriale. « Les manifestations apportent la pression nécessaire pour forcer le gouvernement à évoluer sur ses positions. Mais je pense que ça va être dur ».

    Pauline Brisset, Quentin Raillard

    source : https://www.letelegramme.fr/

     

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