• Des perturbations du trafic sont à prévoir en gare de Quimper ce mardi 24 septembre 2019. Photo d’illustration.
     

    Plusieurs syndicats appellent à la grève à la SNCF, ce mardi 24 septembre 2019. Le point sur les prévisions de trafic en Bretagne et notamment pour la gare de Quimper.

    Ce mardi 24 septembre 2019 va être un mardi de grève à la SNCF. Plusieurs syndicats appellent à la mobilisation pour protester contre la réforme des régimes de retraites. À Quimper, le trafic sera perturbé.

    TGV supprimés

    Plusieurs TGV sont concernés : le 8 719 supprimé de Rennes (14 h 30) à Quimper (16 h 33), le 8 736 supprimé de Quimper (17 h 26) à Rennes (19 h 31).

    Ailleurs en Bretagne, d’autres trains sont concernés, comme le TGV 8 059 entre Paris (19 h 09) et Rennes (21 h 07) ou le 8 064 supprimé de Rennes (19 h 05) à Paris (20 h 39).

    Lignes TER concernées

    Côté TER, les lignes Quimper-Brest et Rennes-Redon/Nantes-Vannes-Quimper seront également perturbées.

    Toute l’info trafic :

    Grève à la SNCF. Lignes perturbées et trains supprimés à Quimper ce mardi 24 septembre (OF.fr-23/09/19-11h18)

    Info trafic SNCF pour ce mardi 24 septembre 2019. | DR

    En Bretagne, la SNCF prévoit 7 trains sur 10 sur le réseau TER Breizhgo. Certaines liaisons seront assurées par car. Elle appelle ses clients à s’informer sur l’application mobile de la SNCF et le site sncf.com. Les voyageurs peuvent empruntant des trains TGV et Intercité peuvent se faire rembourser sans frais leur billet pour la journée du 24 septembre, qui est échangeable sans frais pour les journées du lundi 23 septembre et du mercredi 25 septembre.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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    La lettre des ophtalmologues

    Paris le 6 février 2019

    Monsieur le Président de la République,


    Le nombre inédit de contusions oculaires graves par lanceurs de balles de défense conduisant à la perte de la vision a légitimement ému un grand nombre de citoyens et d’Associations, et nous concerne particulièrement en tant qu’ophtalmologues. Ces contusions entrainent des lésions souvent  au-dessus de toute ressource thérapeutique.
    Les blessures oculaires par balles de golf, une activité récréative bien différente des manifestations publiques, sont rares mais bien connues des ophtalmologues pour leur sévérité , conduisant dans la majorité des cas à la perte de la vision et dans un tiers des cas à l’énucléation. La raison en est bien connue également: ces balles mesurent 40mm de diamètre et lorsqu’elles arrivent sur le visage avec une grande force de propulsion s’encastrent dans l’orbite, toute l’énergie cinétique étant transmise au globe oculaire.  Les balles de LBD mesurent également 40 mm de diamètre, leur énergie cinétique est considérable puisqu’elle est encore de 220 joules à 40 m, bien supérieure à celle d’une balle de golf.
    Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l’inexpérience. Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l’imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entrainer un grand nombre de mutilations. Une telle “épidémie ” de blessures oculaires gravissimes ne s’est jamais rencontrée. Nous, ophtalmologues dont  la profession est de prévenir et guérir les pathologies oculaires demandons instamment un moratoire dans l’utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de maintien de l’ordre. Notre démarche est uniquement celle de médecins, purement humaniste, avec pour seul but d’éviter d’autres mutilations.
    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


    Pr Alain Gaudric, Université Paris Diderot
    Pr Bahram Bodaghi, Sorbonne Université
    Pr José-Alain Sahel, Sorbonne Université
    Pr Karine Angioï-Duprez , Université de Lorraine
    Pr Isabelle Audo, Sorbonne Université
    Pr Carl Arndt, Université de Reims
    Pr Stéphanie Baillif, Université de Nice-Côte d’Azur
    Pr Francine Behar-Cohen, Université Paris Descartes
    Pr Jean-Paul Berrod, Université de Lorraine
    Pr Vincent Borderie, Sorbonne Université
    Pr Jean-Louis Bourges, Université Paris Descartes
    Pr Nathalie Cassoux, Université Paris Descartes
    Pr Béatrice Cochener, Université de Bretagne-Ouest
    Pr Isabelle Cochereau, Université Paris Diderot
    Pr Catherine Creuzot-Garcher, Université de Bourgogne
    Pr Vincent Daïen, Université de Montpellier
    Pr Bernard Delbosc, Université de Franche-Comté
    Pr Marie Noëlle Delyfer, Université de Bordeaux
    Dr  Marie-Hélène Errera, Sorbonne Université
    Pr David Gaucher, Université de Strasbourg
    Pr Jean-François Korobelnik, Université de Bordeaux
    Pr Jean-Marc Legeais, Université Paris Descartes
    Pr Marc Muraine, Université de Rouen-Normandie
    Dr Isabelle Meunier, Université de Montpellier
    Dr Sadek Mohand-Said, Sorbonne Université
    Pr Michel Paques, Sorbonne Université
    Pr Pierre-Jean Pisella, Université de Tours
    Pr Jean-Claude Quintyn, Université de Caen
    Pr Claude Speeg-Schatz, Université de Strasbourg
    Pr Ramin Tadayoni, Université Paris Diderot
    Pr Valérie Touitou, Sorbonne Université
    Pr Max Villain, Université de Montpellier
    Pr Michel Weber, Université de Nantes
    Deux praticiens ont récemment approuvé la lettre
    Dr Aude Couturier, Université Paris Diderot
    Pr Frédéric Moriaux, Université de Rennes 1

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  • Brest. Les soutiens de Charles Kermarec taclés par le planning familial (OF.fr-29/10/18-18h39)Les propos des soutiens de Charles Kermarec, cofondateur de Dialogues, mis en examen pour agression sexuelle et harcèlement sexuel passe mal

     

    Les propos des soutiens de Charles Kermarec, cofondateur de Dialogues, mis en examen pour agression sexuelle et harcèlement sexuel, passent mal. Le planning familial, notamment, réagit.

    Brest. Les soutiens de Charles Kermarec taclés par le planning familialMi-octobre, Charles Kermarec, cofondateur de la librairie Dialogues, a été mis en examen pour « agression sexuelle et harcèlement sexuel ». Une salariée de la librairie de la rue de Siam a porté plainte pour ces faits qui se seraient produits au magasin.

    Elle ne serait pas la seule. D’autres salariées, au moins une dizaine, auraient évoqué, devant les enquêteurs, des agressions sexuelles et, aussi, du harcèlement moral.

    Un comité de soutien

    « Les accusations mensongères et la mise en examen dont je fais l’objet sont le fruit d’une cabale minutieusement orchestrée dont le but est de me contraindre à quitter Dialogues », réagissait rapidement Charles Kermarec dans nos colonnes.

    Il était soutenu, quelques jours plus tard, par un comité de soutien, notamment composé d’Olimpia Bogdon-Verger (éditrice et ancienne libraire à Dialogues), Irène Frachon (auteure et médecin), Yvon Le Men (poète), Erik Orsenna (académicien) ou Jean Rouaud (écrivain, prix Goncourt). « Charles Kermarec a certainement des défauts et surtout le défaut d’être exigeant, mais s’il est un défaut qu’il n’a pas et qu’il n’a jamais eu, c’est la goujaterie. Nous avons assez travaillé avec lui pour savoir que ni dans ses propos, ni dans son comportement, nous n’avons été témoins de la moindre ambiguïté a fortiori envers les femmes », écrivaient-ils notamment.

    « Combien de bons collègues… ? »

    Des propos qui, ce week-end, ont fait réagir le planning familial du Finistère, à travers un communiqué de presse : « À travers leur tribune, c’est autant le travail de la justice que la parole des salarié.e.s qui sont remis en cause. » Les associations composant le Planning familial taclent les signataires : « S’ils n’ont été témoins de rien, ce n’est pas une preuve qu’il ne s’est rien passé. Combien de bons collègues, de voisins sympathiques, de pères de famille insoupçonnables, ne se sont-ils pas révélés être des agresseurs sexuels ? »

    « Banalisation »

    « Réduire une agression sexuelle à « de la goujaterie » est une banalisation de la violence que l’on retrouve dans de nombreuses défenses d’agresseurs. Tout comme « l’atteinte à l’honneur » qui n’est pas du fait de la libération de la parole des victimes mais des actes délictueux, s’ils sont avérés », poursuit ce texte.

    Olivier Cuzon, de la Ligue des Droits de l’Homme, à Brest, a aussi publié un communiqué sur son compte Facebook « à la demande de rédactrices qui préfèrent rester anonymes ».

    « Le droit à la plainte »

    « Plusieurs témoignages sont concordants autour d’agressions et de harcèlements. […] La Justice va maintenant faire son travail sereinement, sans subir de pressions malvenues », écrit-il

    Le texte se poursuit, s’en prenant aux défenseurs du libraire : « Ils ont bafoué le droit de toutes les femmes à porter plainte, à dénoncer, à dire Basta ! Nous, anonymes, victimes potentielles ou avérées, femmes heureuses ou maltraitées, nous revendiquons, pour nous et nos soeurs, le droit à la plainte. »

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • FRANÇOIS ROCHEX : « J’ÉTAIS AU CONGRÈS DE TOURS »-par Olivier Morin (L'Huma 28/09/18)En 1920, le petit François était loin de se douter qu’il vivait un des épisodes clés du mouvement ouvrier. Julien Jaulin/Hans Lucas

     

    Histoire.  Ancien résistant et syndicaliste, il est à 107 ans l’un des derniers témoins du congrès fondateur du Parti communiste français, où son père l’a emmené lorsqu’il avait 9 ans.

    Décembre 1920. Dans la salle du Manège de Tours (Indre-et-Loire), sous deux immenses portraits de Jean Jaurès, les débats vont bon train. La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), dont l’unité est minée depuis la guerre, a réuni son XVIIIe congrès. Parmi les délégués, pas grand monde ne prend garde au garçonnet de 9 ans qui accompagne son père. Antoine Rochex a fait la route depuis Billancourt (Hauts-de-Seine) en train pour participer aux débats historiques de ce congrès, qui donnera naissance au Parti communiste français. L’ouvrier ajusteur, licencié du chemin de fer en 1910 pour avoir refusé de porter le brassard des réquisitionnés durant une grève, a emmené avec lui son petit François, qu’il a failli perdre lors de l’épidémie de grippe espagnole de 1918. Dans la ferveur des interventions hantées par le spectre de l’adhésion à la IIIe Internationale, on reconnaît Léon Blum, Marcel Cachin ou encore Clara Zetkin et Hô Chi Minh. L’enfant est alors loin de se douter qu’il vit un des épisodes clés du mouvement ouvrier. Alors que le PCF s’apprête à célébrer la centième année de son existence, François Rochex est certainement un des derniers témoins de ce qu’on appelle depuis le « congrès de Tours ».

    Un homme aux cheveux blancs, à l’esprit vif et au regard rieur

    Septembre 2018. Depuis quelques mois seulement, François Rochex a rejoint l’Ehpad de Mouy (Oise). Il se trouvait « trop fatigué » pour vivre encore chez lui. « Je suis quand même dans ma 108e année », fait remarquer malicieusement celui qui préparait lui-même ses repas il y a peu. L’homme aux cheveux blancs, à l’esprit vif et au regard rieur, conduit les journalistes de l’Humanité, sans fauteuil roulant, dans un des salons de l’établissement où il réside et où il évoque volontiers ses souvenirs. Ceux d’une vie passée à sinuer entre « bonheur, découverte, ouverture sur les autres mais aussi regard sur l’espèce humaine destructrice », décrivait celui qui a connu deux guerres mondiales à une biographe, sollicitée par sa famille pour retracer sa vie à l’occasion de son 100e anniversaire.

    Quand éclate la Grande Guerre, François n’a que 3 ans. « Je me rappelle que, dans la classe de l’école maternelle de Billancourt où j’étais, on découpait des morceaux de papier pour les coller aux vitres, pour ne pas qu’elles volent partout dans la classe en cas de bombardements », décrit-il en évoquant les Zeppelin allemands qui lâchaient leur acier meurtrier. La guerre le marque : il ressent encore le fracas de l’explosion d’un dépôt de grenades à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). « Une pétarade formidable, se souvient-il. Ça a duré plus d’une journée. » Son père, blessé dans les Ardennes dès 1914 et déclaré inapte au combat, reprend le chemin de l’usine en 1915. De ses années d’enfance, François raconte la fois où il est renversé par l’automobile du directeur des librairies Hachette. Et cette épopée dans la locomotive du Paris-Creil, où, embringué par son père, il se retrouve, noir de suie dans ses vêtements du dimanche, à essuyer le sermon de sa mère. Il en gardera malgré tout une fascination pour le chemin de fer. Alors, lorsque, à l’orée de l’hiver 1920, son père lui annonce qu’il l’emmène avec lui jusqu’à Tours en train, le petit François ne cache pas sa joie. « À cette époque-là, on ne parlait pas aux enfants comme on le fait aujourd’hui », se souvient celui qui est devenu un vieil homme. « Mon père ne m’a pas dit qu’il m’emmenait au congrès de Tours, ni ce qu’il s’y passait. Je me souviens surtout du voyage en train ! » sourit-il.

    Interné au Frontstalag 122 pour ses actions antifascistes

    Lorsqu’ils sont arrivés à la salle du Manège, près de l’ancienne abbaye Saint-Julien, François est conduit dans une pièce plus petite où les organisateurs avaient mis en place une garderie pour les enfants. « On était la valeur d’une classe d’école », estime François Rochex. « Pendant que les adultes discutaient, on passait notre journée à jouer. La nuit, je ne me souviens plus trop, mais ils avaient dû installer des paillasses. » Pour le fils du délégué Rochex, ce congrès est un vrai moment d’amusement. L’essentiel pour le jeune François est surtout d’être allé « se promener en chemin de fer », s’amuse-t-il. Le congrès, bien qu’ayant duré six jours, s’est « passé vite ». « Mon père était satisfait de son issue », se souvient-il vaguement. Dans la salle où chahutaient François et la progéniture des délégués, les enfants ne se doutaient pas qu’ils venaient d’assister à la naissance du Parti communiste français, grâce à la motion Cachin-Frossard, portée par le directeur de l’Humanité et le secrétaire général de la SFIO. Ce que François se rappelle plus sûrement, c’est sa mère passant un savon à son père, parti avec leur fils sans prévenir. « Et, à cette époque, on n’avait pas de téléphone », souligne-t-il. Quelques années plus tard, l’engagement rattrape François Rochex. Militant au mouvement Amsterdam-Pleyel, il fait plusieurs fois « le coup de poing contre les fascistes ». « À Liancourt, les Croix-de-Feu avaient investi le conseil municipal. Le préfet nous avait interdit d’y aller de peur de l’échauffourée. On leur a quand même brûlé deux bus. » François Rochex ne regrette rien. S’il a mené la lutte avec la CGT pendant les grèves du Front populaire, puis survécu à l’enfermement au Frontstalag 122 de Compiègne, où il a été interné pour ses actions antifascistes, il craint désormais pour l’avenir. Très attentif à l’actualité, François Rochex lit toujours l’Humanité, que lui apporte sa fille Nellie, militante féministe et élue communiste à Nogent-sur-Oise. Observant le muselement « des chambres du Parlement », la répression des luttes « bientôt par l’armée » et les années fastes pour les « multimillionnaires », François Rochex ne peut s’empêcher de penser à ses luttes, il y a près de quatre-vingts ans… tout en confiant son souhait de voir renaître un printemps 1936.

    Olivier Morin
     
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