• POUR UN GRAND PREMIER MAI 2016 !

    VIVE la SOLIDARITE DE CLASSE NATIONALE et INTERNATIONALE CONTRE LE CAPITAL !

    1er Mai 2016-L'Appel du Pôle de Renaissance Communiste en France

    Le PRCF souhaite une combative journée de lutte et de fête aux travailleuses et aux travailleurs de France et d’ailleurs, qu’ils travaillent dans le privé ou dans les services publics, qu’ils soient actifs ou chômeurs, retraités ou en formation initiale, français ou immigrés.

    Alors que, pour humilier le mouvement ouvrier, certains Etats de l’UE ont supprimé le Premier Mai férié (Angleterre de Thatcher, Pologne anticommuniste, etc.), alors que partout, France, mais aussi Grèce, Espagne, Portugal, Italie, le capital monte à l’assaut contre les acquis des travailleurs, alors que l’impérialisme déstabilise des pays entiers, du Proche-Orient à l’Amérique latine (Venezuela, Brésil, Argentine…) et de l’Ukraine à l’Afrique (Libye, Mali…), alors que l’extrême droite et les néonazis se font de nouveau menaçants en Europe sous l’impact de l’euro-austérité et de la criminalisation du communisme (interdiction du PC ukrainien, travaux forcés contre des dirigeants communistes polonais…), alors que Hollande ne sait plus quoi faire pour satisfaire le MEDEF, l’UE, Obama et Merkel, tous les travailleurs conscients, et en premier lieu, les communistes, se doivent d’être dans la rue avec leur frères de classe ce 1er mai 2016.

    En France, l’affrontement de classes se poursuit pour le retrait de la loi El Khomri ; un bras de fer s’engage à la SNCF pour sauver le statut et l’entreprise publique ; des lycéens et des étudiants courageux bloquent leur établissement malgré la répression ; fer de lance du combat ouvrier, les Goodyear, mais aussi le Front syndical de classe et une multitude de syndicats CGT appellent à revenir aux principes victorieux du syndicalisme de classe et de masse, le choix est plus que jamais pour notre classe de perdre séparément ou successivement ou bien de construire une grande manifestation de combat appelant à la grève inter-pro reconductible contre la loi « travail » mais aussi contre l’ensemble des contre-réformes maastrichtiennes.

    Pour cela, il faut cesser de rêver d’une introuvable « Europe sociale » telle que nous la vendent mensongèrement le Parti de la Gauche Européenne, la Confédération Européenne des Syndicats et les dirigeants des organisations françaises qui leur sont respectivement affiliées. Car l’euro, l’UE, sont conçus de A à Z pour casser les droits ouvriers, les souverainetés nationales, soumettre les peuples de l’Europe du sud, de l’Europe de l’est, substituer aux langues nationales le « tout-anglais » transatlantique, menacer la Russie et l’Afrique. Déjà, à l’appel du PRCF, près de 3000 personnes ont signé l’appel-pétition pour un référendum permettant au peuple d’exiger que la France sorte de la dictatoriale UE et de la ruineuse zone euro ! Exigeons aussi que la France sorte de l’OTAN, cette machine de guerre contre les peuples et la paix mondiale !

    Il faut aussi tendre la main, sur nos bases progressistes, aux paysans, aux artisans, à tous ceux que brutalisent et précarisent l’UE du grand capital pour construire un large Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique capable de reconstruire notre pays et de l’orienter vers la rupture avec la domination du capital monopoliste !

    C’et à quoi travaille le PRCF pour reconstruire, avec tous les vrais communistes, un authentique P.C. de combat qui fera revivre la lutte trahie pour le socialisme ;

    Dans le monde, soutien à tous les peuples en lutte contre le capitalisme, l’impérialisme, la fascisation, l’intégrisme religieux, pour le progrès social, la paix, la démocratie, pour l’égalité homme-femme, pour la défense de l’environnement contre le tout-profit, pour le droit pour chaque peuple de construire le socialisme !

    Solidarité avec le peuple cubain et avec son Parti communiste, avec le peuple palestinien en lutte permanente contre l’oppression coloniale d’Israël, avec les Kurdes pourchassés en Turquie, avec tous les peuples du Proche-Orient et d’Afrique en proie aux ingérences de l’impérialisme qui, avec l’aide des pétromonarchies et de leurs protégés fanatiques, ont jeté des millions d’hommes sur les routes de l’exil et souvent, de la mort. Plus que jamais associons le combat internationaliste pour le droit de chacun à vivre, travailler, décider au pays, à la défense du droit souverain de chaque peuple à décider de son avenir !

    Combattons le fascisme résurgent en Ukraine avec le soutien honteux de l’UE/OTAN et soutenons les mineurs du Donbass qui font de nouveau flotter les emblèmes ouvriers et paysans sur Donetsk et Lugansk.

    Refusons le Traité Transatlantique qui écrasera ce qui subsiste du produire en France et portera le coup de grâce à la langue française, déjà en passe d’être submergée par le tout-anglais impérial cher au patronat !

    Bas les pattes à l’impérialisme américain en Corée, défendons le droit du peuple coréen à la paix, au dialogue et à la réunification s’il en décide ainsi !

    Alors que dans un émouvant et ultime discours aux communistes cubains, le camarade Fidel Castro vient de rappeler, le caractère exterministe de l’impérialisme contemporain et la nécessité vitale du socialisme et du communisme pour le monde, elle est de plus en plus juste la devise de Marx et d’Engels complétée par l’Internationale communiste :

    « Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous » !

     

    Pour le PRCF, Georges Gastaud, secrétaire national, Antoine Manessis, responsable international, Jo Hernandez, responsable Luttes, Gilliatt de Staërck, responsable JRCF

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    Brest-Place de la Liberté 10h30

    Morlaix-Place de la Mairie 10h30

    Carhaix-Devant l'UL-CGT 10h30

    Quimper-Devant la médiathèque  10H30

    Quimperlé-Coat Kaër 10h30

    Châteaulin-Place de la résistance 10h30

    Pont-l'abbé-Devant l'UL-CGT-11h00

    Rosporden Place du 8 Mai 1945 10h30

     

     

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  • Si nous arrêtions de penser avec les mots de la droite pour sortir du chantage à l’emploi ? Telle est la question à laquelle Réseau Salariat s’efforce d’apporter des éléments de réponse.
    Réseau Salariat, c’est une association d’éducation populaire qui défend un projet économique pour une société non capitaliste.
    L’une de nos propositions phares est le salaire à vie. Il s’agit de se réapproprier la cotisation et ses caisses en retournant à notre avantage ce qui fonde l’organisation économique actuelle. Pour cela, il est possible de prendre appui sur des choses existantes, ce que nous appelons le « déjà-là » (la cotisation, la qualification à la personne, par exemple), et de les étendre, au lieu de les laisser se faire réduire, voire supprimer.
    Désireux de faire connaître ce projet au plus grand nombre, nous avons élaboré, à partir des thèses qui le développent, une conférence gesticulée.

    Qu’est-ce qu’une conférence gesticulée ?
    C’est un tissage de savoir froid (la thèse) et de savoir chaud (notre expérience personnelle, nos histoires de vie) assaisonné d’humour et d’auto-dérision qui propose un atterrissage politique (ce qu’on peut faire pour agir à ce sujet).

    Avec Bernard Friot, Franck Lepage, Katia Storaï, Krystel Anvroin, Anaïs Enjalbert, Loïc Kerivel, Minelle Riboni et Philippe Schlienger.

    Une conférence gesticulée proposée par Réseau salariat et captée par le Nouveau Jour J, journal indépendant lorrain.
    Site du Nouveau Jour J : http://www.nouveaujourj.fr/

     

     

     

    source:  https://www.youtube.com/watch?v=7HcnefkpZQ0  

     

     

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  • CGT Goodyear-Renforcer l'orientation de lutte de la CGT, organiser une manifestation nationale à Paris

    Compte rendu de par la Goodyear Amiens : force est de constater la convergence totale entre les propositions du PRCF et les demandes des syndicalistes de combat. Une orientation solide et rassembleuse de lutte de classe et pour faire converger le tous ensemble et en même temps, obtenir le retrait de la loi travail et lancer la contre offensive populaire, une à Paris.

    Alors qu’elle n’a pas été gênée d’ouvrir le 51ème congrès de la CGT en présence d’une délégation du PS, d’une délégation de la CFDT et surtout de Thierry Lepaon, la direction Confédérale a empêché les Goodyear d’intervenir au congrès avant les votes, nous avions fait la demande depuis plusieurs jours .

    Pour Martinez et son équipe confédérale c’est « Lepaon oui, Wamen non ». En outre, nous avons appris par des congressistes que la confédération avait musclé le service d’ordre pour nous dissuader de nous présenter aux portes du congrès et de proposer aux délégués de nous laisser entrer, ce sont des méthodes d’un autre temps.

    Qui veut donner le spectacle d’une CGT divisée ? Qui a intérêt à se démarquer des Goodyear ? Aux congressistes devant lesquels nous aurions souhaité intervenir aujourd’hui (et non pas jeudi après les votes au cours d’une séance « détente ») nous leur adressons nos salutations fraternelles.

    Le fait qu’on nous prive de congrès, ne doit pas les empêcher de renforcer l’orientation de lutte de notre syndicat en commençant par l’organisation d’une énorme de rassemblement à Paris de tous pour imposer le retrait de la loi travail.

    Les Goodyear n’ont pas pu intervenir au congrès mais nous savons que des milliers de camarades nous soutiennent et seront à nos côtés très prochainement dans la rue et aussi dans toutes les interventions à venir pour que notre syndicat redevienne celui qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être !!!!

    La CGT GOODYEAR

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    Billet Rouge-La CGT n’a pas d’excuses à présenter – Par Floréal(IC.fr-19/04/2016)Inévitable porte-parole de tout ce que notre pays compte de réactionnaires haineux, le glacial Eric Ciotti a fustigé la CGT pour son affiche accusant les violences policières contre les jeunes et les syndicalistes, allant jusqu’à sommer Cazeneuve de porter plainte contre le premier syndicat français. Ce député de l’ultra-droite, que rien de sérieux ne sépare sur le fond du FN, a été aussitôt suivi sur cette voie, celle de la haine de classe anti-Rouges, par le représentant de la CFDT-Police, dont il serait naïf d’espérer qu’il appelât l’ensemble des policiers à respecter la liberté d’expression dans les manifs, à ne pas tabasser des jeunes à terre, à ne pas sortir la lacrymo ou le taser pour un oui pour un non… Car il ne suffit pas d’être la police d’une « République » pour mériter le nom, si souvent usurpé, de « police républicaine »…

    Il est vrai que l’exemple vient de haut. Quand Valls, qui inspirait dans l’ombre le plan de casse d’Air France, traite de « voyous » les ouvriers du transporteur sans recadrer son directeur regrettant publiquement les conditions de travail du 19ème siècle, quand le Parquet menace de 23 mois de prison les syndicalistes de Goodyear qui ont défendu leur emploi, quand tous les médias ou presque encensent la direction jaunâtre de la CFDT, l’agent orange du MEDEF, et ne parle qu’en mal de la CGT, quand le pouvoir multiplie les lois liberticides à la Sarko, cible les binationaux et institue l’état d’urgence à perpète, faut-il s’étonner si des flics de base se lâchent contre des jeunes et des salariés qui ne font que défendre la dignité de l’homme au travail, gravement amputée par la circulaire Travail de l’UE, dite loi El Khomri ?

    En réalité, la violence vient du grand patronat licencieur, maître chanteur à l’emploi, privatiseur et délocaliseur.

    Elle vient de la « construction » européenne si chère hélas dans son principe aux états-majors syndicaux, eet qui est entièrement tournée contre les souverainetés populaires et contre le monde du travail.

    Elle vient des médias achetés par les Dassault, Bolloré, Lagardère, ou pilotés d’une poigne de fer par le gouvernement. « Les puissants ne cessent d’attaquer les pauvres, disait Auguste Blanqui. Et quand ceux-ci osent se défendre, ils se font traiter de bêtes sauvages ».

    Non la CGT n’a pas à s’excuser, au contraire, c’est en étant claire, offensive, radicalement hollando- et euro-critique, en sortant du carcan maastrichtien de la CES, en redevenant 100% rouge et en brisant les chaînes rosâtres du « syndicalisme rassemblé » avec les chiens de Berger du MEDEF, qu’elle redeviendra le grand syndicat de classe et de masse qui apporta tant de victoires aux salariés de France.

    Allez, camarade Martinez, encore un effort pour comprendre que le mot « soviet » employé contre la CGT par la réaction n’est pas une insulte : au contraire, quand les salariés du monde entier se confrontaient à l’appareil répressif des bourgeois et aspiraient à créer LEUR Etat, celui de la Commune de Paris ou des Conseils ouvriers russes, le grand patronat tremblait et la classe ouvrière passait à l’offensive !

    Floréal le 19/04/2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • POUR UN «INDEPENDANTISME» CONSEQUENT

     

     Union Européenne : claquer la porte ou « renégocier les traités » ? En débattre sans tabou ! (IC.fr-18/04/2016)Par , secrétaire national du PRCF, auteur de Patriotisme et internationalisme

     

     

    La tonalité des discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’UE se fait de plus en plus dénonciatrice, et c’est heureux : avec de francs accents républicains, l’ex-candidat aux présidentielles de 2012 dénonce avec vigueur la domination du grand capital, de Berlin et des USA sur l’UE ; dans la dernière période, il a vigoureusement fait le lien – contrairement aux états-majors du PCF-PGE et de la CGT ! – entre la loi El Khomri et le diktat que Bruxelles a adressé à la France en matière de dérégulation du marché du travail.

    Toutefois une différence de taille, dont doivent fraternellement débattre les forces progressistes, sépare la position claire du PRCF, que résume l’expression quatre sorties (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme), de la position que défend jusqu’ici . Disant cela nous n’avons pas principalement en vue les divergences traditionnelles qui opposent les réformistes aux révolutionnaires au sujet de la rupture révolutionnaire avec le capitalisme : il serait bien vain en effet de demander à JLM. de devenir subitement marxiste-léniniste en affirmant, comme le PRCF n’a cessé de le faire, qu’aucune alternative au délitement de la nation ne peut émerger « si l’on craint de marcher au socialisme » (Lénine) : un socialisme qui implique toujours la conquête du pouvoir par la classe ouvrière, la mise hors d’état de nuire du grand capital et des forces contre-révolutionnaires et la socialisation des grands moyens de production. Sur ce plan, le PRCF se tourne tout naturellement vers les forces vraiment communistes de notre pays où qu’elles militent, vers la classe ouvrière en lutte (Goodyear, Air France…) et vers les syndicalistes « rouges » qui ont compris la nature 100% régressive du turbo-capitalisme actuel : reconstruire un parti communiste de combat relève en effet exclusivement de la responsabilité des militants communistes qui doivent réapprendre à militer ensemble, indépendamment du PCF dont la direction n’est plus qu’un satellite de l’UE (laquelle subventionne le PGE présidé par P. Laurent) et qu’une force d’appoint consentante du PS (cf la proposition liquidatrice de P. Laurent de dissoudre ce qui reste du PCF dans les « primaires » cambadéliennes**…

    Ne demandant pas plus au président-fondateur du Parti de Gauche de devenir communiste que nous n’accepterions qu’il exigeât l’inverse de nous, nous interpellons donc très cordialement J.-L.M. à propos de sa « européens ». A nos yeux cette proposition d’apparence radicale qui vise à « refonder » l’UE, ne peut suffire ni à « accrocher » la classe ouvrière – force motrice incontournable d’une éventuelle rupture progressiste – ni à fédérer notre peuple face à la tenaille mortifère de l’U.M.-Pen-S ni à permettre, si elle était mise en pratique suite à l’accès au pouvoir de la vraie gauche, de consolider le changement et de contrer l’inévitable contre-offensive fascisante de la réaction.

    Le PRCF : EN SORTIR AU PLUS TÔT POUR NE PAS « Y RESTER » !

    Quelle est alors la proposition stratégique du PRCF ? Elle part d’une idée simple qu’il est inutile d’être marxiste pour partager : c’est en effet Jean-Jacques Rousseau qui a démontré dans le Contrat social que la souveraineté du peuple est inaliénable, qu’on n’a pas à la négocier, qu’elle s’affirme d’emblée dans toute sa force irruptive… ou qu’elle n’est rien. Sœur jumelle de la , la souveraineté de la nation ne se négocie pas : elle se prend. Sortir de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, ces trois carcans supranationaux et atlantiques majeurs dont dérivent tous les autres carcans qui nous strangulent, ne saurait donc, dans le principe même, faire l’objet d’une négociation ; le simple fait de négocier sur ce point signifie déjà que la France… n’existe pas, qu’elle dépend d’autrui pour… être indépendante et qu’elle se situe au mieux comme une province récalcitrante de l’Empire européen en passe de devenir « Union transatlantique » ; en clair, que feue la République française fondée par Robespierre et refondée par le CNR n’est qu’un pays mineur dénué de dignité nationale. Or on ne peut pas plus être « semi-indépendant » qu’on ne saurait se dire à moitié vierge… Au contraire, proclamer que « le peuple souverain s’avance » sans demander ni quémander, à l’image de la Marianne de Delacroix entourée de l’ouvrier combattant, de l’intellectuel en armes et du Gavroche juvénile, c’est prendre pleinement au sérieux l’insoumission, l’insubordination, en un mot l’indépendance du peuple et de ses composantes combatives : travailleurs salariés en lutte, intellectuels progressistes, jeunesse en rébellion, mais aussi paysans et artisans se fédérant sous les emblèmes conjoints du drapeau tricolore et du rouge bonnet phrygien. Annoncer ici et maintenant que l’on est disposé à claquer la porte de l’UE atlantique, c’est appeler les forces du travail et du progrès au combat sans merci, c’est s’interdire d’avance les pitoyables palinodies d’un Tsipras, les dérisoires « NON Podemos » à répétition d’un Iglesias, c’est renoncer pour l’avenir, non pas au noble engagement écologique, mais aux alliances sans avenir avec les euro-fédéralistes « verts » ; c’est aussi couper court au sempiternel rabattage indécent vers le PS hollando-maastrichtien cher à l’état-major PCF uniquement préoccupé de sauver ses postes parlementaires en cautionnant la primaire socialiste…

    DE L’EURO-RENEGOCIATION A L’ENLISEMENT

    Supposons à l’inverse qu’une fois élu le candidat des Français insoumis engage une sortie des traités, MAIS PAS de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, bref, qu’il propose de fait la « renégociation des traités » européens dans le cadre de l’UE. Le voilà aussitôt pour de longs mois à la merci des tenanciers de l’euro, donc dans l’incapacité de décider vraiment du budget national toujours soumis de fait à la BCE (c’est-à-dire à Merkel). Le voilà menacé d’être entraîné à tout moment dans les aventures belliqueuses de l’OTAN (c’est-à-dire des impérialistes en chef Trump ou Clinton). Le voilà dans l’incapacité de stopper aux frontières les capitaux et les grandes fortunes achevant de migrer vers le Panama et de stopper le remboursement de la « dette » aux marchés usuriers. Car pour tout cela, il faut des instruments (politiques, économiques, militaires, diplomatiques…) NATIONAUX tant il est vrai qu’il vaut mieux partir armé pour la guerre qu’attendre la bataille pour s’armer. Impuissance aussi à (re-)nationaliser franchement – sans indemnités pour les gros actionnaires pillards – les secteurs stratégiques de l’économie, banque, grande industrie, grande distribution, infrastructures, et impuissance à interdire les délocalisations qui, bien évidemment, s’accélèreraient du jour au lendemain ou même tout simplement,  à protéger notre langue nationale phagocytée par le tout-anglais « transatlantique » puisque toute mesure de protection linguistique ou culturelle se heurtera d’emblée à d’énormes amendes européennes (au nom du « marché unique ») et au déclenchement d’alertes juridiques devant les instances supranationales.

    Voilà au contraire le nouveau pouvoir progressiste, après plusieurs mois de « renégociation » des traités (si renégociation il y a !), non pas en train d’agir et de changer la vie comme l’attendraient légitiment les dizaines de millions de Français qui vivent mal, mais en passe d’organiser un référendum sur le résultat de la négociation avec, en fait d’action… une nouvelle campagne électorale sur les bras : c’est en réalité ce que se propose de faire, sur les bases de droite qui sont les siennes, M. David Cameron en Grande-Bretagne et ce que – au service d’une politique ultraréactionnaire diamétralement opposée à ce que propose J.-L. Mélenchon – a récemment proposé Marion Le Pen à la matinale de France-Inter. Rappelons en outre que le 29 mai 2005, le peuple français a dit non à la constitution supranationale et non pas « renégociation des traités fondateurs ». Bien plus que reconstituer la mortifère UE sur d’improbables bases progressistes, la sortie de l’UE appellerait tout au contraire à reconstituer la nation républicaine une, laïque, indivisible et sociale : ce qui ne devrait pas effrayer un partisans conséquent de la 6ème République.

    FRANCHISE MOBILISATRICE

    Certes, J.-L. Mélenchon garde sous le coude un « plan B » qui est la sortie pure et simple de l’euro et de l’UE si Berlin, dont on a mesuré le sens du dialogue d’Athènes à Madrid, ne nous écoutait pas. Mais outre que, dans les rapports de forces inter-impérialistes actuels, la mastodontesque « République de Berlin », soutenue par Washington se fait un malin plaisir d’humilier ceux qui veulent négocier avec elle DANS LE CADRE PIEGEANT de l’UE/Euro/OTAN, ne voit-on pas que ce plan B risque fort de venir trop tard, d’être torpillé de cent façons par la partie la plus modérée de la gauche populaire encline à « renégocier » l’euro, bref, d’intervenir totalement à contretemps et quand notre pays aura déjà été mis financièrement à genoux par la conjonction de l’euro-cartel bruxellois et des forces oligarchiques qui détruisent au quotidien notre pays de l’intérieur ?

    On peut certes se dire que, tactiquement, il peut être utile de prouver aux Français progressistes qui en doutent encore, que la rupture vient de l’UE et non de la France et qu’en réalité, la « sortie des traités » mène automatiquement à la sortie tout court. Mais si tel est le cas, soit on ne le dit pas, et dans ce cas on cultive l’équivoque, la division, les flottements, et à l’arrivée, la décomposition du camp progressiste; soit  on le proclame : dans ce cas, il n’y a pas de plan A et de plan B, et la classe ouvrière n’étant pas plus sotte que l’oligarchie, il faut se préparer et la préparer au combat immédiat : ce qui est toujours plus simple si l’on dit la vérité que si on l’entoure de cent codicilles démoralisants. Non seulement ce positionnement FRANC ET DIRECT ne nuirait pas au rassemblement populaire majoritaire mais il créerait le choc de franchise dont les couches populaires ont besoin pour s’engager, élargir les luttes sociales et entraîner les couches moyennes ; car jusqu’ici, ces dernières donnent le ton à gauche en conduisant le camp progressiste à céder au FN le terrain de la radicalité patriotique (mensongère !) sans pour autant tenir efficacement le terrain du progrès social et des coopérations internationales.

    UNILATERALISME PROGRESSISTE

    Regardons d’ailleurs les pays sud-américains de l’ALBA : ont-ils réclamé la renégociation des traités néolibéraux et supranationaux qui les enchaînaient à Wall Street ? Nullement, ils ont recouvré unilatéralement leur souveraineté par des actes de lutte, par des mesures sociales immédiates, par la mise en place de coopérations internationales d’Etat à Etat étrangères à « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Maastricht). Et si certains pays latino-américains ont reculé récemment devant l’offensive conjointe de la droite ultra et de Washington, est-ce parce qu’ils sont trop restés fidèles à ce programme de rupture ou parce qu’au contraire, faute parfois d’une influence encore suffisante des partis communistes locaux, la classe laborieuse n’a pas pu (encore) prendre franchement la tête des processus de rupture ? Progrès social, démocratie populaire de masse, indépendance nationale, coopération internationale, tout cela nécessite la confrontation avec le grand capital et c’est pourquoi – nous le disons en tant que communistes sans forcer quiconque à aller jusque là, c’est l’expérience qui tranchera – les processus de rupture franche avec l’ordre néolibéral euro-atlantique ou autre ne peuvent avoir selon nous qu’un débouché révolutionnaire.

    DIALOGUER POUR RASSEMBLER

    Cela signifie-t-il qu’il faille rompre les ponts entre ceux qui, de manière conséquemment républicaine, comme le PRCF, usent du slogan « pour s’en sortir, il faut en sortir ! (de l’UE atlantique) » – et les républicains non communistes qui cheminent à petits pas vers ce mot d’ordre – tant il devient difficile à quiconque, expérience mille fois faite de la nocivité de l’UE -, de défendre l’introuvable « » des gauches réformistes, ou l’impossible et chauvine « à la française » du « souverainisme » droitier ? Nullement ! Ce que nous proposons plutôt, non seulement au citoyen Mélenchon mais à tous ceux qui veulent construire le FR.A.P.P.E (Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique) pour rouvrir à la France la voie du progrès, c’est de débattre ensemble, fraternellement et publiquement, sur le « comment » de l’émancipation populaire : faisons en sorte que toutes les occasions soient bonnes, luttes revendicatives et civiques, résistances anti-impérialistes, mobilisations antifascistes et antiracistes, Nuits et jours debout, échéances électorales diverses, pour OUVRIR ENFIN PUBLIQUEMENT LE DEBAT SANS TABOU et SANS EXCLUSIVE sur la rupture franche avec l’UE atlantique et son funeste euro.

    Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

    *ainsi que les communistes qui se satisfont trop vite du mot d’ordre de « sortie des traités supranationaux »…

    **Olivier Dartigolle, porte-parole officiel du PCF, évoquant même un changement de nom de son parti…).

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  • A Mayotte, la grève générale pour l’« égalité réelle » est suspendue, mais la tension reste vive

    Le Monde, 16 avril 2016 :

    Après quinze jours de « grève générale » — principalement effective dans le secteur public mais accompagnée de barrages sur une vingtaine de carrefours routiers stratégiques, ce qui a suffi à paralyser une grande partie de l’activité de l’île de Mayotte —, une voie de sortie était sur le point de se dessiner. Vendredi 15 avril, les représentants de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Solidaires, FSU et FAEN) ont été reçus au ministère des outre-mer, à Paris, par la ministre, George Pau-Langevin. À l’issue de quatre heures de négociation, ils ont signé un relevé de conclusions dont ils considèrent qu’il représente de « réelles avancées ».

    Après 16 heures de voyage retour — il n’existe toujours pas de ligne aérienne directe Paris-Mamoudzou, celle-ci devrait être inaugurée le 10 juin —, les dirigeants syndicaux sont arrivés au col de Chirongui, où quelque 200 militants et les « mamas », ces mères qui jouent un rôle si important dans la société matriarcale mahoraise, les attendaient… non pour entendre le compte rendu des discussions, dont ils avaient déjà pris connaissance, mais pour décider de la prolongation de la grève.

    Assemblée générale sous tension

    Dès les premières prises de parole de leurs représentants, le ton s’est tendu. « Le texte, on l’a lu, intervenait un opposant. Vous arrêtez le bla-bla. Vous proposez quoi ? Il ne faut pas écouter ces personnes. Nous, ce qu’on veut, c’est aujourd’hui sinon rien et, demain, on va abattre des arbres. On n’est pas d’accord que vous ayez signé. C’est nous la base, on veut du concret. » Une intervention saluée par des acclamations, des applaudissements et des chants en mahorais.

    S’ensuivaient de longs moments de palabres, par petits groupes. Même si, dans un premier temps, les partisans de la continuation de la grève semblaient être majoritaires, on a continué, longtemps, à discuter, la tradition mahoraise voulant que, au final, les décisions soient prises à l’unanimité, et non à la majorité. Et, petit à petit, le consensus a commencé à se former pour une « suspension » du mouvement à partir de lundi, tout en faisant passer le message au ministère, à l’Etat, qu’un geste significatif était attendu, au risque de voir la situation empirer. « Si le gouvernement ne fait pas un geste, on va vers la guerre civile, n’hésite pas à pronostiquer le négociateur de la FSU. Si le mouvement continue, il devient incontrôlable. Ils risquent de mettre le feu à l’île. »

    Code du travail et fonction publique

    Que contient cet accord tant décrié par la base du mouvement mahorais ? Premièrement, en ce qui concerne l’application à Mayotte, devenue département français en 2011, du code du travail de droit commun, elle devrait être inscrite dans la loi pour être entré en vigueur au 1er janvier 2018 et une habilitation à prendre des ordonnances pour y parvenir devrait être votée. Le gouvernement s’engage également à ce que les conventions collectives de métropole s’appliquent automatiquement et intégralement à Mayotte et que ce soit inscrit dans la loi.

    Un autre point majeur était celui de la reconstitution des carrières des agents travaillant dans la fonction publique avant la départementalisation. Pour l’Etat français, ces agents ne deviennent en principe salariés de la fonction publique qu’au moment de la départementalisation, avec toutes les conséquences que cela peut avoir en termes de carrière et de retraite. Jusque-là, le gouvernement avait posé un verrou : il ne consentait à examiner les situations antérieures que jusqu’à l’année 2009. Le gouvernement a consenti à rouvrir des discussions à partir du mois de mai sur la reconstitution des carrières pour les années antérieures à 2009. Sans pour autant dire jusqu’où il pensait pouvoir aller. En tout cas, aux yeux de l’intersyndicale, « le verrou de 2009 a sauté, nous avons mis le pied dans la porte ».

    Sur les autres points, concernant l’attractivité de la fonction publique à Mayotte ou l’alignement des droits sociaux sur ceux de la métropole, les « avancées » restent beaucoup plus conditionnelles.

    Alors que la nuit était tombée, l’« unanimisme » s’est fait pour décider de suspendre le mouvement.


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    Des cheminots envahissent les négociations du rail

    AFP, 13 avril 2016 :

    Un groupe de manifestants, porteurs notamment de drapeaux SUD-rail, a envahi mercredi à Paris une réunion de négociation visant à élaborer une convention collective commune à tous les travailleurs du rail et la séance a été levée, a-t-on appris de sources concordantes.

    Selon la CFDT-cheminots, une cinquantaine de personnes ont fait irruption en début d’après-midi dans la salle et les négociateurs ont décidé de « plier » la séance, entamée la veille.

    Il s’agissait « de salariés a priori du groupe ferroviaire et très majoritairement SUD-rail », a précisé à l’AFP le syndicat en qualifiant l’action de « pas du tout constructive, et immature ».

    Dans une vidéo diffusée sur le compte facebook de la CGT-cheminots Paris Austerlitz, l’on peut voir quelques dizaines de personnes envahir la salle des négociations en chantant « ça va péter », puis « cheminots, étudiants, précaires, salariés de droit privé, tous ensemble, grève générale ». « On va arracher des chemises », crie un des manifestants.

    Outre des drapeaux SUD-rail, un étendard aux couleurs de la CGT-cheminots est visible.

    L’irruption et la fin de la réunion a été confirmée par un représentant de l’UTP (qui regroupe la SNCF et les entreprises privées).

    Alors que les syndicats envisagent un appel conjoint à la grève le 26 avril pour défendre les conditions de travail des cheminots, la CFDT accuse SUD-rail « d’avoir saboté la réunion ».

    Quelques heures avant, SUD-rail (et FO, non représentatif) avaient appelé les cheminots à manifester à proximité du lieu des négociations, près de la gare Montparnasse. Environ 350 personnes ont pris part à ce rassemblement, selon la police, pour réclamer que la future convention collective soit alignée sur la réglementation interne à la SNCF.

    Envahir la réunion a été « le choix des manifestants » que SUD a « accompagné », a précisé à l’AFP un délégué du syndicat contestataire.

    Les discussions de branche sur le volet des règles d’organisation du travail avaient difficilement débuté mardi.

    La prochaine séance est prévue le 26 avril. L’Unsa a décidé mercredi de s’associer à une grève unitaire ce jour-là. La CFDT doit prendre sa décision jeudi.

    SNCF : situation explosive en attendant la grève

    France Inter, 15 avril 2016 :

    Une grève ferroviaire qui pourrait bien vous faire rater l’Euro de football ! Le 26 avril, tous les syndicats appellent à cesser le travail (sauf Sud, encore incertain) et le mouvement s’annonce important. En cause : la négociation sur l’organisation du travail, et donc le temps de travail.

    Cette grève pourrait n’être qu’un début, tant le sujet est explosif. C’est bien simple : même les syndicats réformistes accusent leurs dirigeants de « provocation ». Les patrons du ferroviaire proposent une convention collective minimale au niveau du récent décret, censé être un plancher légal. Le texte prévoit lui aussi temps de conduite de nuit rallongé, une mobilité accrue, peu de week-ends de repos garantis, entre autres.

    Les salariés d’Exameca en grève depuis 8 jours pour les salaires

    La République des Pyrénées, 13 avril 2016 :

    Les salariés du sous-traitant aéronautique Exameca (groupe ADI) de Serres-Castet mènent une grève, de 3/4 d’heure chaque jour depuis le 4 avril, pour faire aboutir leurs revendications salariales.

    Depuis le 4 avril, plus de la moitié des salariés de la production d’Exameca débrayent chaque jour un quart d’heure à 8 h 45, 11 h et 15 h (3/4 d’heures au total) pour appuyer leurs revendications dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO).

    Ils sont en désaccord avec leurs dirigeants sur l’augmentation de la masse salariale dévolue aux augmentations des rémunérations. Après 4 séances de négociations, débutées début mars, le désaccord porte aujourd’hui sur un différentiel de 0,44%. Les salariés demandent un volume d’augmentations portant sur 1,5% de la masse salariale. Ramené à chaque salarié, cela équivaudrait à une augmentation moyenne de 30 euros net par mois. Chez Exameca, le salaire brut mensuel s’établit en moyenne à 2 000 euros. La direction, de son côté proposerait une enveloppe globale d’1,06 % de la masse salariale.

    Sur les 219 votants, seuls 73 ont approuvé les propositions de la direction

    Les positions se sont déjà rapprochées puisque les représentants du personnel (CGT) demandaient au départ une enveloppe d’augmentation portant sur 3% de la masse salariale. De son côté la direction proposait 0,5% de la masse salariale.

    Le syndicat s’appuie sur les augmentations du chiffre d’affaires et du résultat en 2015. La direction arguerait, selon le syndicat, sur des objectifs non atteints et sur des commandes revues à la baisse pour 2016. Sollicité ce mercredi par nos soins, le directeur, Sébastien Ghis, n’a pas souhaité apporter son point de vue.

    La direction a organisé lundi un référendum dans l’entreprise. Selon la CGT, sur les 219 votants, seuls 73 ont approuvé les propositions de la direction. La situation est aujourd’hui bloquée. Une nouvelle réunion pourrait se tenir jeudi

    Port de commerce (Lorient) : Préavis de grève chez les remorqueurs

    Télégramme, 13 avril 2016 :

    Les marins du remorquage portuaire de Lorient, représentant quatre navires et douze personnels navigants, ont déposé un préavis de grève. En cause, notamment : « Le non-paiement des interventions le week-end et la baisse des primes » quand ils effectuent des « voyages extérieurs », à savoir quand les remorqueurs lorientais quittent la rade pour suppléer leurs collègues brestois par exemple ou pour convoyer jusqu’à Lorient des barges ou autres pontons.

    Face à cette situation « très complexe », les remorqueurs lorientais demandent des explications à la chambre de commerce et d’industrie du Morbihan, leur employeur. La CCI 56 ne souhaite toutefois pas faire de commentaire. La direction confirme, en revanche, qu’elle a bien reçu un préavis de grève concernant les week-ends et qu’elle a programmé une réunion avec les intéressés, la semaine prochaine, a priori le vendredi 22 avril.

    CHS du Gers : Grève demain contre un licenciement

    La Dépêche, 12 avril 2016 :

    Parce que le CHS du Gers a perdu un poste d’éducateur spécialisé, un père de famille risque de perdre son emploi. Impensable pour la CGT qui a déposé un préavis de grève pour demain. La direction réfléchit à une solution.

    Même le directeur du centre hospitalier spécialisé du Gers Thierry Laplanche reconnaît qu’«en 30 ans de carrière il n’a jamais vu un cas comme celui-là». Le «cas», c’est celui d’un éducateur spécialisé de 55 ans qui travaille au service d’hospitalisation complète des adolescents. «Pour la première fois dans notre établissement, un collègue en CDI est menacé de licenciement pour suppression d’emploi», dénonce la CGT qui a déposé un préavis de grève de 4 heures pour demain mercredi et appelle les salariés à se réunir de 14 heures à 17 heures «sous les fenêtres de la direction», au moment où le salarié concerné sera reçu, «pour protester contre cette politique inutile et dangereuse».

    Belfort : la grève se poursuit chez General Electric

    L’Est Républicain, 12 avril 2016 :

    Le mouvement, en marge de l’action syndicale, est né mercredi dernier parmi les anciens salariés Alstom de Manufacturing qui réclament l’équité salariale avec leurs collègues historiques de General Electric.

    Comme prévu, les salariés de Manufacturing, l’une des entités Energie d’Alstom, en grève depuis mercredi dernier, se sont retrouvés hier matin à l’entrée du site belfortain de General Electric. L’occasion de mesurer l’élargissement de la mobilisation par rapport à vendredi : toutes les équipes étaient en effet représentées, à raison de 150 à 200 personnes. Le mouvement, qui rejette toute étiquette syndicale, continue de réclamer l’équité salariale par rapport aux salariés historiques de General Electric, à travers cinq revendications : le déblocage de la prime d’ancienneté ; une prime d’intégration de 2 500 euros, une revalorisation salariale de 80 euros ; l’embauche des CDD de l’établissement Manufacturing turbine, alternateur et STTG ; la prise en charge des journées de grève.

    Vire : les salariés de Sogefi en grève depuis bientôt une semaine pour leurs salaires

    France 3 Normandie, 11 avril 2016 :

    Depuis mercredi 6 avril, les salariés de cette entreprise, spécialisée dans l’équipement automobile, réclament une plus grande considération de leur travail et notamment une augmentation de salaire alors que leur employeur communique sur ses bons résultats.

    L’information est mise en avant sur le site internet de l’entreprise: des revenus en hausse en 2015, une « Croissance solide en Europe et en Amérique du Nord » et un « résultat net à 7,4 millions d’€ » sur les 9 premiers mois l’an passé. L’information n’est pas passée inaperçue auprès des salariés de l’entreprise, notamment ceux des sites de Vire Marcillac-Vallon, dans l’Aveyron. Ces derniers ont entamé depuis le 6 avril dernier une grève à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT, Sud Solidaires) pour réclamer leur part.

    L’Aigle : les 46 salariés de RPC Promens risquent de perdre leur emploi

    Paris Normandie, 10 avril 2016 :

    Les salariés de RPC Promens sont en grève. En cause : la menace qui pèse sur les 46 emplois de cette entreprise de L’Aigle (61), spécialisée dans l’injection plastique et la transformation de matière plastique.

    Une société qui loue des locaux dans l’enceinte des laboratoires Famar.

    Créée dans les années 1970, l’entreprise aiglonne était d’abord spécialisée dans la fabrication d’emballages pharmaceutiques. Elle s’est appelée successivement SCA, puis PPA et Plasthom, avant d’être rachetée en 2015 par le groupe anglais RPC. Une firme qui compte 15 000 salariés dans le monde, sur 95 sites, dont huit basés en France.

    Strasbourg : «Tout le monde sait qu’on ne négocie pas avec les patrons»

    Libération, 9 avril 2016 :

    Des ex-salariés de General Motors à une responsable des RH, quelque 2000 protestataires ont arpenté les rues de la capitale alsacienne. Le défilé s’est terminé à la mi-journée.

    «On ne lâche rien», entonnent en boucle les salariés de Punch Powerglide dans le cortège strasbourgeois contre la loi El Khomri. Eux, les ex-General motors (GM) sont déterminés, au milieu des 2000 manifestants, à «ne rien lâcher face au patronat». Ils avaient lâché 6 jours de RTT en 2010. «C’était la condition pour que GM nous garde jusqu’en 2021 et trouve un repreneur. Si nous n’acceptions pas ses conditions, on était liquidé», rapporte Richard Daniel, délégué CGT du site qui fabrique des boîtes de vitesse.

    Tentative de fichage des conducteurs à la RATP

    Europe 1, 15 avril 2016 :

    Selon la CGT, le département RER de la RATP a tenté de ficher les conducteurs du RER A, dans le but d’établir « une typologie des conducteurs ».

    « Agents difficiles », conducteurs « meneurs » : le syndicat CGT de la RATP a fait état vendredi d’un projet de fichage des conducteurs du RER A, une « erreur » individuelle selon la régie, qui affirme avoir pris « toutes les mesures pour qu’elle ne se reproduise plus ». Selon le syndicat, une chargée de mission au département RER a tenté par courriel « d’obtenir des informations illégales et parfaitement subjectives sur le comportement supposé de tel ou tel agent ». Dans une capture d’écran, la personne demande à un responsable de la ligne RER A de lui « présenter » ses effectifs de conducteurs en décrivant leur « profil » dans le but d’établir une « typologie des conducteurs ».

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  • Aidons les inculpé-e-s de Rennes (Appel de l'AG des étudiants de Rennes 2)

     

    Le jeudi 31 mars, à Rennes, une douzaine de personnes ont été interpellées dans le cadre de la grande journée de manifestation contre le projet de réforme du code du travail, qui aura réunie entre 10 000 et 15 000 personnes. A la suite de la manifestation, cantonnée par la force publique en dehors de l'hyper-centre, 2 000 personnes, rassemblant des personnes de tous horizons, ont décidé de marcher vers l'hyper-centre pour accéder à la Place du Parlement pacifiquement dans le cadre de l'opération Nuit debout. La saturation de l'espace par les forces de l'ordre a fatalement engendré des affrontements entre eux et les manifestations, légitimement ulcérés par cette violence physique et surtout symbolique intolérable consistant à dire à tous ces manifestants : vos colères, vos indignations, votre mouvement d'ensemble contre cette loi travail et ce gouvernement socialiste de droite n'ont pas leur place dans l'hyper-centre, lui-même livré à la gentrification et à l’hyper-consommation.

    7 d'entre elles (une femme et six hommes) ont font l'objet de poursuites sur le plan pénal (jet de projectiles sur personne dépositaires de l'autorité publique, participation à un attroupement violent), et passeront ainsi en procès à Rennes, au tribunal correctionnel, le vendredi 22 avril prochain.

    L'Assemblée générale de Rennes 2 a décidé collectivement d'apporter son soutien plein et entier à ces personnes inculpées, dont la liberté est aujourd'hui sérieusement menacée par la justice, et notamment en les aidant à pouvoir financer correctement leur défense. 
    Aidons ces camarades à payer leurs frais d'avocats.

    Déjà plus de deux mille euros ont été récoltés grâce à la soirée concert qui s'est tenue jeudi 7 avril à Rennes 2.

    Si vous vous sentez solidaires de ces personnes inculpées, et bien n'hésitez plus.

    Tous les dons, même les plus petits, sont les bienvenues.

    Merci de verser au pot commun en cliquant ici: https://www.lepotcommun.fr/pot/ksyt2ick

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