• BALADE ANTI-ATOMIQUE et PACIFISTE DIMANCHE 7 AOÛT , 10H30 MENEZ-HOM

    BALADE ANTI-ATOMIQUE et PACIFISTE
    DIMANCHE 7 AOÛT , 10H30
    MENEZ-HOM

     

    «Contre les nostalgiques de la guerre, il faut refaire la paix »
     

    .Après le nouvel outrage à la raison qu'a représenté le tir du missile M51
     le 1 juillet au large des côtes bigoudènes,
    .Après les réactions d'indignation que cette opération a soulevées en Bretagne, notamment en regard des contraintes pour les marins-pêcheurs et plus globalement de celles liées aux servitudes militaires qui impactent l'économie du littoral atlantique,
    .Pour revendiquer l'abolition des armes de la dissuasion atomiques, dangereuses, coûteuses, inutiles…,
    . En souvenir-hommage aux drames d'Hiroshima et Nagasaki…,
    .Pour réaffirmer le refus des surenchères de peurs et terreurs actuelles et promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité, de respect, de fraternité et de justice,


    le Mouvement de la paix appelle à participer à une
    chaîne humaine de déclaration de la paix.

     

    Cette balade anti-atomique et pacifiste nous mènera au sommet du Menez-Hom, point culminant de la presqu'île de Crozon ou est basée toute la logistique maritime de l'armada nucléaire Française.
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    Pratique

     
         10h30 Rassemblement-départ au parking de la stèle de la résistance
                   face à la chapelle de Sainte Marie du Ménez hom
         11h30 le rendez vous  commémoration au sommet
         12h30 pique nique sur le lieu de départ

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    Rio de Janeiro, la ville hôte des Jeux olympiques qui commencent le 5 août, l’avait promis : sa célèbre baie, où se dérouleront les épreuves de voile, sera irréprochable. Las, les autorités n’ont pas réglé, loin de là, le dramatique problème de la pollution des eaux.

    - Rio de Janeiro (Brésil), reportage

    Un dimanche après-midi, au pied du Pain de sucre, des pêcheurs jettent leurs lignes dans les eaux de l’anse de Botafogo. L’un d’eux sent quelque chose au bout de son hameçon, tire avec force, sous les yeux de ses camarades. Apparaît alors un gros sac de jute emberlificoté d’objets indéfinissables. La scène n’étonne plus ces pêcheurs cariocas, qui depuis longtemps ne consomment plus le produit de leur pêche.

    JPEG - 291 koLes pêcheurs carioca taquinent plus souvent les détritus que les poissons

    Elle a beau être une des plus belles baies du monde [1], entourée par le relief si particulier des « morros », ces collines rondes et verdoyantes, la baie de Rio de Janeiro souffre depuis des années des conséquences des activités humaines. Près de 9 millions de personnes vivent à proximité de cette étendue d’eau de 380 km². Et ce sont près de 14.000 industries — dont des terminaux et chantiers maritimes, des ports commerciaux, des raffineries de pétrole — qui exercent des activités très polluantes. La baie recevrait ainsi 18.000 litres par seconde de déchets domestiques, notamment les eaux usées de près d’un million et demi de personnes qui se déversent directement dans les rivières sans aucune forme de traitement. C’est le cas à Duque de Caxias et Nova Iguaçu, des communes dépourvues de système de tout-à-l’égout, où les maladies et les mauvaises odeurs affectent la population depuis des années [2].

    Lorsqu’on prend le ferry, on découvre un cimetière de bateaux rouillés

    Le déficit récurrent de politiques publiques vis-à-vis du traitement obligatoire des déchets et de la préservation environnementale a fait de ce bout de mer une poubelle à ciel ouvert. Sur les rivages intérieurs, on peut voir s’échouer tous les vestiges de la modernité, télévision, pneus, réfrigérateurs ; tandis qu’au centre de la baie, on découvre, lorsque l’on prend le ferry, un immense cimetière de bateaux, allant de petites embarcations à d’immenses cargos, abandonnés là depuis plusieurs décennies. Même si les autorités ont commencé à faire le ménage, il restait encore, fin 2015, près de 150 navires rouillant entre deux eaux. Enfin, il ne faut pas oublier l’impact environnemental des sites industriels, responsables de fuites de produits toxiques et de métaux lourds.

    JPEG - 222.7 koMême aux abords des lieux touristiques, comme ici près du nouveau port, les eaux sont souillées

    Dans ces conditions, les athlètes s’inquiètent pour le bon déroulé de la compétition, mais aussi pour leur santé. En réponse, les autorités ont mis en place récemment des solutions palliatives avec l’installation de 17 « écobarrières » pour retenir les déchets en amont et la mise en service d’« écobarques », qui ramassent jusqu’à 40 tonnes par mois de détritus flottants — un travail un peu dérisoire lorsque certaines études estiment que 90 tonnes de résidus solides sont jetées par jour dans la nature. Le secrétaire à l’Environnement de l’État de Rio de Janeiro, André Corrêa, lors d’une conférence de presse, le 20 juillet, a pourtant essayé maladroitement de rassurer. « Je suis très optimiste sur le fait que nous aurons des épreuves de voile “convenables”, même s’il existe un risque d’avoir un problème. » Les autorités ont également promis que la qualité des eaux serait testée tous les jours durant les compétitions.

     

    • JPEG - 109.4 koUne « écobarrière »

    La question de la dépollution n’est pas nouvelle, elle existe depuis plus de 20 ans, bien avant l’attribution des Jeux olympiques. Dans les années 1990, le gouvernement de Rio de Janeiro avait lancé un programme, qui a déjà coûté 10 milliards de réais (environ 3 milliards d’euros), pour un résultat très partagé. Il estime aujourd’hui qu’il en faudrait au moins le double pour arriver à un résultat satisfaisant, et cela pas avant 20 à 25 années d’efforts. Or, l’État de Rio de Janeiro est aujourd’hui en faillite, à tel point qu’il a dû déclarer, il y a quelques semaines, l’« état de calamité publique ».

    « Aujourd’hui, les rivières et les mangroves sont mortes » 

    Pour de nombreux spécialistes, l’échec d’une dépollution complète pour les J.O.était prévisible — mais pas inévitable. L’objectif des organisateurs de traiter 80 % des égoûts des 15 municipalités riveraines était ambitieux, lorsque l’on sait qu’en 2007, à l’époque de la candidature de la ville, seuls 11 % des eaux usées étaient traitées. Mais, d’après le journaliste Emanuel Alencar, auteur du livre La baie de Guanabara, négligence et résistance [non disponible en français] la mise en œuvre technique a souffert de nombreux retards, de manque de transparence et d’accompagnement des organes de contrôle, tel que le ministère public et les agences environnementales. « Certaines erreurs ne devraient plus être commises tant d’années après le début du programme de dépollution. Et pourtant, elles continuent d’être faites », souligne le journaliste brésilien.

    Ainsi quatre grandes stations d’épuration ont bien été construites durant la mise en place du programme pluriannuel, mais elles fonctionnent aujourd’hui bien en dessous de leur capacité. Le professeur Paulo Canedo, spécialiste en ressources hydriques de l’université de Rio de Janeiro, explique que le réseau de collecte, lui, n’a tout simplement pas été construit. « Il n’y a pas assez d’égouts qui arrivent, les stations ne peuvent donc pas remplir leur mission. » Pourtant, de l’autre côté de la baie, la ville de Niteroi, elle, a réussi à atteindre un objectif de 95 % de traitement des eaux usées, alors que Rio atteint difficilement les 50 %. Certes, la municipalité est presque dix fois plus petite que sa jumelle, mais d’après une enquête d’Associated Press, une étroite collaboration et surveillance entre la mairie et la société qui s’occupe des eaux de la ville a permis ce résultat encourageant.

    JPEG - 202.1 koVue de Rio depuis Niteroi, la ville jumelle de l’autre côté de la baie

    La ville organisatrice s’était pourtant engagée avec le Comité olympique à remplir plusieurs objectifs environnementaux. Pour le biologiste Mario Moscatelli, qui lutte depuis 20 ans pour la préservation des écosystèmes aquatiques de Rio de Janeiro, « les Jeux étaient une occasion formidable de faire quelque chose. Les autorités brésiliennes ont promis beaucoup pour pouvoir gagner les Jeux. Mais aujourd’hui, les rivières et les mangroves sont mortes. » Outre la baie de Guanabara, deux autres lieux de compétition, les lacs de Jacarepagua et de Rodrigo de Freitas, n’ont pas respecté les objectifs de dépollution, et resteront interdits à la baignade. La replantation de 24 millions d’arbres qui devait permettre une compensation carbone de l’événement est également en dessous des promesses faites.


    [1Rio de Janeiro et sa baie de Guanabara sont reconnus depuis 2012 par l’ONU, comme «  paysage culturel  » du patrimoine mondial de l’humanité.

    [2Une étude de l’Institut de santé et de développement durable (Instituto Saúde e Sustentabilidade) démontrait en 2012 que la pollution atmosphérique des communes de la zone nord de Rio dépassait les limites maximum imposées par l’Organisation mondiale de la santé et que les infections respiratoires et bactériennes auraient causé près de 36.000 morts en sept ans dans toute la région, soit 14 morts par jour.


    Source :  reporterre.net  (Mathilde Dorcadie

    Photos : © Mathilde Dorcadie/Reporterre
    . chapô : La « Madone de plastique », œuvre d’un artiste néerlandais réalisée avec 5.000 bouteilles en plastique retrouvées sur les plages de Rio.
    . « écobarrière » : © Tomaz Silva/Agencia Brasil

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  • Tilly-Sabco. Six mois de sursis  (LT.fr-30/07/2016)

     Hier, des membres du personnel étaient à Brest pour suivre la procédure de redressement judiciaire.

     
    Le redressement judiciaire de Tilly-Sabco Bretagne, l'abattoir de poulets de Guerlesquin (29), près de Morlaix, a bien été prononcé, hier après-midi, au tribunal de commerce de Brest. Il court sur une période de six mois. C'est le délai pour retrouver un repreneur, en supposant que, d'ici là, le nouvel administrateur pourra payer les nouvelles factures, faute de quoi il demandera la liquidation. Un point d'étape sera fait, fin septembre, avec le tribunal de commerce. Le personnel est, depuis un mois, au chômage technique ou en congés. Seuls des employés de la maintenance et des services administratifs travaillent. La décision d'hier permettra aux 200 salariés d'être payés normalement dès ce lundi.
     
    Entre espoir et prudence
     
    Les représentants du personnel et les quelques salariés qui ont fait le déplacement hier (le président de la CCI de Morlaix, Jean-Paul Chapalain, y était aussi), étaient partagés entre vrai espoir et grande prudence, notamment concernant l'intérêt manifesté par d'éventuels repreneurs. Échaudés par les expériences récentes, notamment celle d'Idris Mohammed, directeur de MS Food, actionnaire minoritaire et président du directoire, parti récemment sans crier gare. « Depuis trois ans, notre vie est en suspens », lançait une Corinne Nicole (élue CGT) un peu lasse. « Mais cette épreuve a permis aussi de resserrer les rangs. L'urgence était de mettre les salariés sous protection et cela passait par cette procédure. L'administrateur saura faire son travail correctement », voulait-elle croire, avec une pensée aussi pour « les salariés des fournisseurs, qui risquent de se retrouver en difficulté également », si la situation devait ne pas s'arranger.
     
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  •  
    L'avenir du site volailler de Guerlesquin (29) et de ses 200 salariés reste incertain. Ce jeudi, lors d'un comité d'entreprise, l'administrateur judiciaire a déclaré engager une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Brest.
     
    Hier, en début d'après-midi, une cinquantaine de salariés de l'abattoir Tilly-Sabco Bretagne (TSB), à Guerlesquin, s'étaient déplacés pour le comité d'entreprise qui s'est tenu en présence de l'administrateur judiciaire Erwan Merly et de trois délégués du personnel. « Bonne chance, revenez avec de bonnes nouvelles ! », lancent quelques salariés. À lire sur le sujet Tilly-Sabco. «Saisir toutes les possibilités»
    Après trois heures d'attente devant la salle de réunion, l'annonce leur est faite : une demande sera adressée, aujourd'hui, au tribunal de commerce de Brest pour la mise en redressement judiciaire de l'entreprise.
     
    « Un prolongement de l'attente »
     
    Depuis près d'un mois, le site est à l'arrêt, faute de volailles. Les fournisseurs, non payés, se sont progressivement retirés. Mardi, les représentants syndicaux avaient appris la tenue de ce comité d'entreprise. « Il s'agit de nous présenter un administrateur temporaire », indiquait la déléguée CGT Corinne Nicole. Cet administrateur provisoire a été nommé par le tribunal de commerce de Brest à la suite du départ d'Idris Mohammed, directeur de MS Food. L'actionnaire minoritaire de TSB, et président du directoire, avait présenté sa démission le 7 juillet dernier, après presque trois mois d'absence, sans contact avec les salariés.
    « La situation économique et financière de Tilly-Sabco est catastrophique et ne donne pas d'autre solution à l'administrateur que d'aller nous déclarer en cessation de paiement avec demande de redressement judiciaire », explique Corinne Nicole, déléguée CGT. « Nous sommes repartis comme en 2014, avec dépôt de bilan, recherche de repreneurs... C'est un prolongement de l'attente, mais nous sommes au moins fixés par le cadre de la procédure judiciaire, qui ne peut pas durer éternellement. »
     
    D'éventuels repreneurs ?
     
    Du côté des salariés, c'est l'incompréhension et la colère qui dominent. « Les fournisseurs et les éleveurs ne nous connaissent plus », déplore Michel, 15 ans d'entreprise. « Même si tout devait repartir, ce serait de zéro. » Dans un communiqué, la CCI de Morlaix, actionnaire majoritaire de Tilly-Sabco Bretagne, indique qu'« il apparaît que des acteurs sérieux sont intéressés par la reprise de l'activité de TSB, lesquels ne manqueront pas de concrétiser leur projet par la présentation d'une offre dans le cadre de la procédure à venir ». Si la CCI se montre optimisme, les salariés gardent la tête froide, gardant à l'esprit les nombreux repreneurs intéressés qui finalement se désistent.
    La confirmation du redressement judiciaire pourrait toutefois intéresser de potentiels partenaires comme Intermarché, qui a été longtemps en négociations avec la CCI. « Tant qu'il y a une possibilité de maintenir les 200 emplois, il faut la saisir », espère Corinne Nicole. « C'est l'économie territoriale qui est en jeu. » L'audience se déroule ce matin à 11 h au tribunal du commerce de Brest, en présence de cinq représentants du personnel.
     
    Elvire Simon
     
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  • PRCF – INFO LUTTES

     juillet 2016

    PRCF-INFOLUTTES (Juillet 2016)

     

    ACTION MOBILISATION

    pour que le 15 septembre soit une grande journée de Luttes !

     

    C’était il y a dix ans : le contrat de première embauche (CPE) avait suscité trois mois de contestation sociale, avec les jeunes en fer de lance, et de crise politique, jusqu’au retrait du projet par le gouvernement du premier ministre (UMP) Dominique de Villepin. Comme quoi, une loi votée n'est pas une finalité. Même si nous sommes en pleine période estivale il faut mettre à profit cette période de rechargement des « accus » pour continuer à convaincre autour de nous les salariés, les retraités, les jeunes travailleurs et les étudiants opposés à la « loi travail » de tous faire pour que le 15 septembre il y ait une très forte  mobilisation contre cette loi scélérate .

    Le 10 septembre à 12h00, à la fête de l'huma, sur le stand du PRCF nous vous invitons à poursuivre le combat contre la « loi travail » en participant à une rencontre avec des syndicalistes de classe de la CGT, du FSC et avec Stéphane Sirot historien du syndicalisme. Le combat contre la « loi travail » est un moment essentiel de la lutte de classe mais il est inséparable de l'ensemble des revendications à défendre au jour le jour. Car chaque pas gagné compte.

    Surtout, que le combat contre la « loi travail » ne doit pas occulter le quotidien des salariés de notre pays qui ont d'autres revendications à défendre. Ne pas oublier également, que les responsables de la situation de plus en plus catastrophique des travailleurs de toutes les corporations, sont l'Union européenne et la finance au service des riches. La richesse mondiale privée a subi une hausse de 5,2 % sur un an en 2015, contre 7,5 % l'année précédente. De plus, le nombre de millionnaires, qui représente 1 % de la population mondiale, a augmenté de 6 % passant à 18,5 millions. Ce pourcentage pourrait dépasser la barre des 50 % d'ici 2020. En clair, plus on est riche, plus on voit sa fortune croître.

     

    Le PRCF et sa commission luttes appelle les travailleurs de notre pays à amplifier dés la rentrée la mobilisation. Par une participation massive aux manifestations prévues, mais aussi en organisant  des réunions d'information et d'assemblée générales afin que les salariés décident des formes d'actions à mener. De s'approprier l'outil de travail afin de toujours faire monter le rapport de force. »

    « Parce que l'avenir appartient à ceux qui luttent. »

     

    Jo Hernandez 

    Secrétaire national de la commission Luttes du PRCF

                                                                             

                                                                                                                        

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    Les grèves en cours

     

    • Grève chez Air France du 27 juillet au 2 août 2016
    • Grève chez Aigle Azur du 28 juillet au 4 août 2016
    • Grève des facteurs de Pau dès le 20 juillet 2016
    • Grève chez Valéo à Reims depuis le 19 juillet 2016
    • Grève chez Eurovia D.A.L.A depuis le 18 juillet 2016
    • Grève chez Véolia Eau Narbonne depuis le 18 juillet 2016
    • Grève chez Véolia Eau à Carcassonne depuis le 18 juillet 2016
    • Grève à l’hôpital Louis-Pasteur à Chartres dès le 7 juillet 2016
    • Grève dans les piscines de Saint-Etienne pendant l’été 2016
    • Grève au Crédit Agricole de Guadeloupe depuis le 28 juin 2016

     

    Malgré la saison estivale la lutte contre la «loi travail» ne faiblit pas!

     

    Besançon : opération péage gratuit

    contre la loi Travail

    Ma Commune, 25 juillet 2016 :

     Ce samedi 23 juillet 2016, l’intersyndicale du Doubs (CGT, FO, FSU, Solidaires) et le Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté ont mené une action de péage gratuit à la sortie d’autoroute d’École Valentin contre la loi Travail. Une opération « chaleureusement accueillie » d’après un communiqué des groupes mobilisés.

     Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires du Doubs ainsi que le Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté ont mené cette action de péage gratuit durant deux deux heures samedi dernier, et ont été soutenus, « généralement à coup de klaxon, par les centaines d’automobilistes de passage » rapporte le communiqué.

    "Cette action fut l’occasion, pour les syndicalistes et les étudiant.e.s toujours mobilisé.e.s de rappeler aux automobilistes qu’après quatre mois de mobilisation, de grève, de blocages et de manifestations, le combat contre la loi Travail n’est toujours pas terminé. » expliquent les acteurs de l’opération

    Ces derniers comptent se rassembler le 15 septembre prochain pour une nouvelle journée de grève et de manifestation.

     

    Lançon-de-Provence : opération péage contre la loi Travail

    La Marseillaise, 22 juillet 2016 :

     

    Un peu après 9h00 ce vendredi 22 juillet, une centaine d’opposants à la loi Travail ont initié une opération péage ouvert sur la station de Lançon-de-Provence. Dans le sens Nord-Sud, les automobilistes ne paient pas le passage contre la remise d’un tract visant à signifier la colère de la CGT, ici rassemblée puisque les Unions départementales du 13, 84, 05 et 04 participent, contre un texte qui réduit les droits des salariés.

    Klaxons et messages encourageants accueillent l’initiative, démontrant la perspicacité du dernier sondage qui affirme que 71% des Français sont hostiles à la loi. L’opération doit durer une partie de la matinée.

     

    Loi Travail : mobilisés pour l’abrogation à Tours

    La Nouvelle République, 21 juillet 2016 :

    Ils ne s’étaient plus rassemblés depuis le 5 juillet dernier. Presque 800 mobilisés ce jour-là. Hier soir, une heure après l’adoption définitive en dernière lecture de la loi Travail, ils ont repris le chemin de la place Anatole-France à Tours, pour réclamer non plus le retrait, mais l’abrogation de la loi El Khomri.

    « Une petite action, selon Éric Sionneau, pour maintenir le cadre unitaire. » Et aussi, dans la perspective de la rentrée et la journée de mobilisation du 15 septembre, annoncer le programme de l’été.

    Vendredi 12 août, distribution de tracts au festival Aucard de Tours ; une semaine plus tard le 19, re-belote au festival Cosmopolite à Artannes ; et le mercredi 31 août, meeting place Anatole-France.

    En guise de devoirs de vacances, chacun a été invité à écrire une carte postale – fournie par l’intersyndicale – à François Hollande. Au recto, sur fond de plage au soleil, on pouvait lire : « Monsieur le Président de la République, je prends mes congés… On se retrouve à la rentrée. »

    Au verso, chacun inscrira ce qu’il voudra. Mais attention, ce n’est pas une lettre au Père Noël.


    Grève à Air France à partir du 27 juillet

    France TV Info, 25 juillet 2016 :

    Une grève dans les transports aériens débute en pleine période estivale, les hôtesses de l’air et steward appellent à cesser le travail à partir de mercredi 27 juillet.

    Comme souvent ce sont les courts et les moyens-courriers qui sont impactés, annonce Julien Bigard en direct depuis l’aéroport d’Orly, 30% de vols annulés contre 10% de vols long-courriers. Même si Air France nous annonce que ce n’est qu’une estimation qui doit être affinée. Les premiers passagers concernés seront avertis à partir de demain par SMS ou par mail s’ils ont donné leurs coordonnées. »

    « On annonce 35% de grévistes à partir de mercredi 27 juillet parmi le personnel aérien, continue le journaliste, car ce sont deux syndicats de steward et d’hôtesse de l’air qui ont déposé le préavis. Le conflit porte sur la durée de l’accord collectif qui régit notamment les salaires. Ce sera donc la première grève à gérer pour le nouveau patron d’Air-France-KLM, Alexandre de Jugnac, arrivé il y a moins d’un mois. »

     

    Boudou : Les travailleurs saisonniers en grève ont obtenu gain de cause

    La Dépêche, 22 juillet 2016 :

    Après 16 jours de négociations, la grève est enfin terminée pour les sept saisonniers espagnols qui demandaient le paiement de leurs heures supplémentaires. Ce vendredi, l’exploitant agricole a versé la somme due. Les travailleurs vont rentrer en Andalousie.

     

    Grève en cours à Valéo, à Reims, 85 emplois menacés

    L’Union, 19 juillet 2016 :

    Une cinquantaine d’employés de Valéo ont entamé un mouvement de gréve dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 juillet pour protester contre un plan de restructuration qui menacerait à terme 85 emplois.

    Des drapeaux de la CGT, CFTC et FO flottent devant le site Valéo, à Reims. Depuis minuit, une cinquantaine d’employés tiennent le pilier de gréve. « Le plan de restructuration prévoit 85 emplois en moins sur deux ans, indique Pascal Valladon, secrétaire de la section FO de l’entreprise. Les négociations n’avancent pas. ll y a même eu des régressions sur le montant des indemnités de licenciement !

    L’intersyndicale s’est accordée sur plusieurs revendications : des primes de départs significatives ; que le plan actuel de départs volontaires ne se transforme pas en plan social en 2018 ; des mesures spécifiques et adaptées pour les salariés seniors de l’entreprise.

    Les représentants syndicaux pointent du doigt le site de Skawina, en Pologne, « créé il y a dix ans, quand nous étions encore plus de 1 000 employés ici. Maintenant, une grande partie de notre production a été délocalisée la-bas. On a financé un site qui est en train de nous tuer, déroule Pascal Valladon.

    Une rencontre a eu lieu ce matin entre 9 représentants syndicaux et 2 employés avec la direction du site de Reims. Une autre concertation devrait se tenir cet après-midi aux alentours de 16 h 30.

     

    Un docker CGT condamné à un mois de prison avec sursis

    Libération, 27 juillet 2016 :

    Deux militants CGT, soupçonnés de violences contre des policiers lors de la manifestation nationale du 14 juin contre la loi travail à Paris, ont été relaxés de ces faits mercredi, mais l’un a été condamné pour rébellion.

    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce docker du Havre, âgé de 33 ans, à un mois d’emprisonnement avec sursis pour s’être rebellé lors de son interpellation. Également jugé pour avoir lancé des projectiles sur la police, il a été relaxé faute de preuves.

     

    Intel : 80 % des effectifs vont être supprimés en France

    Le Monde, 22 juillet 2016 :

    L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Mi-avril, le groupe informatique américain avait annoncé un vaste plan de licenciement, prévoyant la suppression de 11 % de ses effectifs au niveau mondial, soit 12 000 emplois. Pour les salariés français, la pilule est particulièrement difficile à avaler : 80 % des effectifs tricolores devraient disparaître, soit près de 750 emplois.

    Une situation que les employés du groupe, sous le choc, critiquent vivement aujourd’hui. Dans un communiqué diffusé vendredi 22 juillet, les employés français de la firme américaine dénoncent « une politique de désengagement de la part du géant des puces informatiques sur le territoire national » et demandent des « explications et un soutien des politiques ».

     

    Un militant CGT de la Loire au tribunal correctionnel de Paris

    France Bleu, 27 juillet 2016 :

    Cédric Crozet comparait ce mercredi au tribunal correctionnel de Paris. Ce délégué de la CGT, employé de la ville de Saint-Étienne, également adjoint au maire de Sorbiers, est poursuivi pour violences volontaires et rébellion lors d’une manifestation nationale contre la loi Travail dans les rues de la capitale.

    C’était le 14 juin dernier. Les opposants au projet de loi El Khomri se sont donnés rendez-vous à Paris et 700 Ligériens ont rejoint le cortège, dont Cédric Crozet

    « Moi j’étais là au moment où un jeune Suisse a reçu une grenade lacrymogène dans la nuque et je me suis mis à courir pour m’occuper de lui », a expliqué le militant CGT sur France Bleu Saint-Étienne Loire le 23 juin. Il reconnait avoir déclenché un fumigène : « mais comme c’était la première fois, il m’a même pété sur les pieds, c’est pas possible qu’il soit allé sur un policier. »

    Ce qu’il s’est passé selon Cédric Crozet.

    Comme lui, plus de 40 personnes ont été placées en garde à vue. Finalement, 18 sont poursuivies. Cette manifestation du 14 juin fut le théâtre de nombreux débordements, dont le plus spectaculaire à l’hôpital pédiatrique Necker. Le lendemain, le gouvernement commençait à parler d’interdire les manifestations. Il fut ensuite question d’un rassemblement statique avant que l’intersyndicale soit autorisée à défiler autour de la place Bastille.

    Ce mercredi, environ 80 militants ligériens de la CGT ont prévu de venir à l’audience et soutenir le fonctionnaire territorial, dont près de 50 à bord d’un bus qui devait partir à l’aube de Saint-Étienne. D’autres comptaient aussi y aller depuis Nice, Marseille ou encore la Bretagne.

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  • Communiqué du PRCF

    Attaque à Saint Etienne du Rouvray : Communiqué du PRCF (26/07/2016)

     

    Le PRCF exprime sa solidarité aux proches  et aux chrétiens frappés par l’horrible dont a été victime un prêtre et sa communauté en pleine messe.

    Faisant suite au massacre de Nice, le sauvage assassinat perpétré dans une église de Normandie à l’encontre de personnes engagées dans le dialogue inter communautaire vise clairement à mettre en place un climat de guerre civile dans notre pays. Ces actes monstrueux à répétition sont d’autant plus dangereux que, dans les rangs du FN et des LR, encouragées par les pratiques liberticides de Valls, des forces de fascisation poussent à la liquidation des libertés démocratiques.

    Dans ces conditions il faut évidemment renforcer la traque des individus ignobles capables de commettre de tels actes, soutenir les victimes sans faillir aux règles de la laïcité et à l’anti racisme républicain, modifier radicalement la politique internationale de la France pour faire en sorte que sous la direction de l’ONU , et en cessant de déstabiliser Damas et de menacer la Russie l’organisation fanatique DAECH créé par l’Arabie saoudite soit éradiquée.

    Quant aux travailleurs ils doivent poursuivre leur lutte contre la casse sociale car le tous ensemble pour le progrès social resté le meilleur antidote aux entreprises croisées de l’ et de ses créatures échappées pour mettre le monde et la France à feu et à sang.

    – 26/07/2016

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  • La Poste (Quimper-Cornouaille)-"Ca va forcément aller au clash à la rentrée" selon la CGT (LT.fr 26/07/2016)Marie-Annick Le Berre, Isabelle Le Guillou, Anne-Marie Guillermou, Alain Le Corre de la CGT Poste et Télécom du sud-Finistère.

     
    Fermetures saisonnières, baisse des horaires d'ouverture de bureaux, tournées de facteurs en diminution... La CGT dénonce les conditions de travail à La Poste et la dégradation du service au public.
     
    « La Poste supprime 21 emplois par jour alors qu'en 2015 elle a reçu 252 millions du CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) dénonce Marie-Annick Le Berre, de la CGT FASP du sud-Finistère. Pas de trêve estivale pour le syndicat, donc, qui a effectué en fin de semaine dernière un tour d'horizon cornouaillais.
     
    Quimper, Saint-Évarzec, Locronan, Plozévet, Combrit...
     
    Côté bureaux, la CGT critique ainsi la fermeture saisonnière du bureau de Kermoysan en juillet, à Quimper. Celle à venir la première quinzaine d'août à Plozévet, une remise en cause des horaires d'ouverture à Pouldreuzic, Saint-Évarzec ou encore Combrit. « À Locronan, c'est déjà un facteur guichetier. Le bureau est ouvert de 10 h à 12 h en période estivale depuis un an : cela pose problème ». « Nous sommes dans un cycle de déclin : on apprend aux gens à se passer de bureaux de poste. Comment un salarié va aller récupérer un objet dans un bureau ? Il va être obligé de faire une procuration », s'interroge Alain Le Corre. Selon le syndicat, Plomeur va voir ses horaires d'ouverture réduits à compter du 20 septembre, « ce sera la même chose à Saint-Évarzec mais la date n'est pas encore connue ».
     
    Pas d'eau pendant la canicule
     
    Situation critique de la distribution du courrier aussi pour le syndicat. « Quimper a perdu neuf tournées en début d'année, cela s'accompagne d'une hausse des accidents du travail, des heures supplémentaires par toujours payées. Avec l'obligation d'une pause méridienne de trois-quarts d'heure, les derniers habitants ne reçoivent pas leur courrier avant 15 h 30 ». « À Pont-l'Abbé, 3,5 tournées ont sauté sur 45. On en avait déjà perdu cinq il y a deux ans », dit Isabelle Le Guillou. « Il y a des tournées à découvert. À Penmarc'h, une tournée n'a pas été faite trois jours de suite », ajoute-t-elle. « Lors de la canicule, il a été impossible d'avoir des bouteilles d'eau à Pont-de-Buis, à Pont-l'Abbé. À Douarnenez, on a obtenu des récipients isothermes d'eau parce qu'on a relancé la demande ».
     
    Orange : fermeture de la boutique de Pont-l'Abbé ?
     
    La CGT voit venir une rentrée « compliquée ». « Les nouvelles organisations du travail vont se mettre en place en septembre-octobre. Ça va forcément aller au clash », estime Marie-Annick Le Berre. Chez Orange, le syndicat évoque le regroupement à Créac'h-Gwen des sites d'intervention, la disparition de boutiques dans les petites villes comme Châteaulin ou Douarnenez, « On parle de fermer Pont-l'Abbé .
     
    Jacky Hamard

    Source: letelegramme.fr
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  • 2014 : Innombrables commémorations de la Grande Guerre, multiples interrogations. Les plus jeunes, ébahis et incrédules, se demandent comment une telle ineptie funeste à été possible. La croient d’un autre siècle.

    Mais les commémorations, devenues rituelles, ne sont que pures conventions et ne délivrent qu’une version aseptisée et consensuelle. L’histoire officielle qu’elles véhiculent n’aide en rien à comprendre la mécanique qui a broyé l’Europe et ses peuples. Dans le pire des cas elle présente la guerre comme un grand malheur, une fatalité, et conclue que « plus jamais ça ». Mais elle ne précise pas plus jamais quoi.

    Dans le meilleur, elle mentionne la responsabilité des gouvernants, plus rarement celle des militaires et de l’état major. Si elle rappelle parfois les rôles de Jean Jaurès, de Rosa Luxembourg, rarement elle approfondit leurs arguments politiques, et presque jamais ne souligne la justesse et la clairvoyance de leur lutte. Il faut chercher soi-même les discours de Vaise et du Pré Saint Gervais, et l’assassinat du fondateur de l’Humanité est relégué au rang d’une péripétie de l’histoire. Du côté de la marche à la guerre, elle esquive souvent la responsabilité de Poincaré et de ses gouvernements. Elle ne dit pas l’aveuglement de Philippe Pétain, l’impréparation des chefs et leur incompréhension totale de ce qui allait advenir.

    Elle évite de rappeler, bien sûr, le procès de l’assassin de Jean Jaurès, si révélateur : en mars 1919, à l’issue d’un procès ayant duré cinq jours, Raoul Villain est acquitté. Et la veuve de Jaurès est condamnée aux dépens du procès…

    Il ne s’agit nullement d’une erreur judiciaire. En ce lendemain de guerre, les dirigeants politiques, les cadres de l’armée, les intellectuels, réalisent abasourdis l’ampleur de la boucherie et des destruction qu’ils ont laissées advenir ou même encouragées ; ils craignent la juste colère du pays. La nation toute entière n’ose regarder en face cette ineptie historique, les manipulations, les mensonges, les aveuglements, même lorsqu’elle en a été la victime. Les classes dirigeantes, surtout, redoutent avec terreur que le peuple ne comprenne enfin leur irresponsabilité, voire les intérêts criminels qui les ont guidées. Mais les victimes elles mêmes ne veulent pas voir rappeler leur propre aveuglement, le consentement abusé de beaucoup. Alors il est essentiel, vital, que personne ne se souvienne de Jean Jaurès, de son combat contre la guerre jusqu’à son dernier jour. L’amnésie est vitale pour la concorde, et surtout pour le maintien au pouvoir des mêmes classes. Personne ne doit rappeler que Jaurès, guidé par son analyse sociale, fut plus lucide que les hommes politiques et plus clairvoyant que les stratèges militaires. Que contre tous, il avait mis en garde contre les hécatombes imbéciles qui se profilaient. Avait montré comment militaires et pouvoirs économiques feraient bon marché des vies de travailleurs... Puis des autres. Avait crié à quel point la guerre était le stade suprême de l’exploitation des peuples par les classes possédantes.

    Il fallait donc que l’assassin de Jaurès soit acquitté ; il fallait que son geste soit pris comme celui d’un patriote, qu’il occulte la lumière de la juste lutte de Jean Jaurès contre l’obscurantisme belliqueux. La guerre était devenue sacrée, et le président du tribunal déclara au prévenu : « Vous êtes un patriote Villain »...

    L’histoire officielle, et le récit médiatique qui accompagne ces « commémorations » et « devoirs de mémoire » gomme donc tout cela. Mais surtout, au grand jamais elle ne rappelle qu’une guerre se mène toujours avec l’assentiment des peuples. Que les pouvoirs, lorsqu’ils se sont convaincus de l’intérêt que la guerre présente pour eux (pour cause de surproduction, de crise économique, de difficultés de politique intérieure...) savent trouver les mots, savent faire entonner des chants, trouvent les mises en scène, les arguments, les prétextes. Savent, quand besoin est, les créer, cela s’est vu. Savent cacher les risques, les conséquences, les malheurs. Savent faire oublier que dans une guerre, même si on la mène très loin, il y a des victimes des deux côtés. Savent faire croire que c’est l’autre qui a commencé, qu’il sera seul puni, et que la meilleure solution est de riposter. « On les aura ».

    En 14-18, c’est connu, « on » devait être à Berlin avant Noël, avec si peu de morts. En 39-45, en Allemagne, on devait conquérir l’Europe, et jamais la fortune de guerre ne se retournerait, jamais un avion ennemi ne survolerait le Reich. Aux États-Unis même, il fallut des trésors de communication pour convaincre le peuple d’aller participer aux massacres européens puis asiatiques. Puis il y eut les Malouines, l’Afghanistan, l’Irak, et à chaque fois le scénario se reproduisit : celui de la manipulation, des demi-vérités et du mensonge, celui que la commission Chilcot vient de rendre public et officiel au Royaume Uni. Hélas, seule une petite fraction des populations, des intellectuels même, sait résister à ces sirènes. Seuls quelques dirigeants ont la lucidité ou le courage de ne pas hurler avec les fauteurs de guerre au risque de passer pour des anti patriotes ou des défaitistes.

    C’est donc en dernier ressort les peuples eux mêmes qui sont l’ultime rempart contre ce qui est toujours présenté comme LA solution et qui est TOUJOURS le début d’une catastrophe. S’ils se laissent entraîner, plus rien n’arrête la marche à la guerre.

    Or nous en sommes là. Pour des raisons dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas pures, mais qui portent les jolis noms de droits de l’homme, de liberté, de sécurité, de lutte contre la barbarie, nos gouvernants nous entraînent aujourd’hui dans cet engrenage, se saisissent des terribles événements qui eux-mêmes s’inscrivent dans cette logique et en découlent pour partie. Afrique, Moyen-Orient, Ukraine, Corée, Chine même, les « ennemis » sont partout, qu’il faudrait aller étouffer dans l’œuf.

    Et l’on voit ressurgir marseillaise, prestige de l’armée, apologie des armes, des avions de guerre, des technologies mortifères qui assureront l’anéantissement de l’ennemi sans risque aucun pour nous. Pourtant qui peut encore croire, plus qu’en Afghanistan, qu’en Irak, en Libye ou autrefois sur le sol européen, que la guerre apportera une solution ?

    Mais aujourd’hui, et semble-t-il de manière croissante, les porte-paroles, les dirigeants politiques, les télévisions, la presse, sans mémoire, inconscients ou sans vergogne jouent ce jeu périlleux et nous mènent vers le gouffre. Puis les peuples, une grande partie tout au moins, se laissent emporter par la rhétorique, les « experts » et les images. Plus tard, trop tard, l’archiduc d’Autriche et Sarajevo l’ont montré, plus personne ne contrôle rien, et la logique de la guerre s’auto-alimente.

    Puis voici qu’après l’abominable action criminelle du 14 juillet à Nice, la classe politique tétanisée sombre dans le déshonneur en tentant de s’emparer de l’événement. Et voici que dans la surenchère qui en découle, une partie de cette caste nous appelle maintenant à préparer la guerre civile en armant des milices dans nos rues. On en a vu l’efficacité à Beyrouth autrefois, en Syrie aujourd’hui... Voici même qu’on entend des voix appeler à « la guerre totale », rappelant un pathétique épisode, prélude à une défaite totale.

    Il y a de quoi, aujourd’hui, être très inquiets, il y a de quoi se souvenir des marches vers la guerre, l’aveuglement n’est pas d’un autre temps. Il y a de quoi s’y opposer de toutes nos forces.

    Gérard Collet

    source:  legrandsoir.info

     

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  • Des chars allemands à 150 km de Leningrad-par Raoul Marc Jennar (22/07/2016)Des infirmières venant en aide aux blessés lors du premier bombardement ( Source www.wsws.org )

     

    Qui connaît ce que fut le sort d’une ville qui s’appelle aujourd’hui St-Pétersbourg ?  Il fut un temps où elle s’appelait Leningrad.

    L’ignorance de l’Histoire étant devenue une caractéristique des jeunes générations, rappelons que le siège de Leningrad par les troupes allemandes a commencé début septembre 1941. Parties des pays baltes conquis en juillet-août, les divisions allemandes du groupe d’armée nord de la Wehrmacht sont arrivées à proximité de la ville en quelques jours. Avec l’ordre d’Hitler de « raser Leningrad de la surface de la terre », elles passent à l’attaque et se heurtent à une résistance acharnée au point que les Allemands décident d’en faire le siège. Il a duré 872 jours pour se terminer en janvier 1944. Il a coûté la vie à 1.800.000 personnes, dont 1.600.000 Russes parmi lesquels un peu plus de 600.000 sont morts de faim. Mais la population de la ville et les forces soviétiques ont tenu bon. Cette ville est devenue, avec Stalingrad, un symbole de la résistance à l’envahisseur et des souffrances infligées par la Wehrmacht. Pendant trois ans, la formidable résistance de Leningrad a fixé sur place une partie importante de l’armée allemande, rendant impossible la conquête de l’URSS. La ville de Leningrad est une de ces grandes villes martyres de la Seconde guerre mondiale. Une de ces villes russes, innombrables, dont la conquête, réussie ou pas, a affaibli considérablement les capacités militaires de l’Allemagne d’Hitler.

     Aujourd’hui, 72 ans après l’échec allemand devant Leningrad, des blindés allemands, frappés de la croix de fer, héritée de la Wehrmacht et restée le symbole de la Bundeswehr, se déploient, une nouvelle fois, à 150 km de la ville. Précisément dans les pays baltes – aujourd’hui dirigés par des gouvernements d’extrême-droite – d’où ils lancèrent l’offensive vers Leningrad.

    On ne peut plus parler aujourd’hui, et nul ne s’en plaindra, de militarisme allemand comme on le faisait à bon droit tant avant 1914 qu’avant 1940. Mais il faut parler dans le même sens donné à cette expression, de militarisme américain. Les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un ennemi pour justifier leur « leadership » mondial, comme dieu a besoin du diable pour justifier son existence. Et les va-t-en guerre à la tête des armées US représentent une menace permanente pour la paix du monde. D’autant qu’ils peuvent compter sur la servilité des dirigeants européens.

    Les engagements pris après la fin de la guerre froide ont été reniés par les Occidentaux.  L’OTAN ne devait pas s’installer aux frontières de la Russie (ainsi que rappelé dans un excellent article de la revue Foreign Affairs, 29 octobre 2014). Les USA, avec des complicités européennes, ont fomenté des révoltes initiées par des ONG locales financées par les USA et l’UE. En utilisant habilement le ressentiment bien légitime des populations pour les épreuves subies du temps de l’Union soviétique, ces révoltes ont d’abord suscité de la part du pouvoir en place, démocratiquement élu, une répression qui a servi de prétexte à des rapports d’ONG internationales de défense des droits de l’Homme, financées elles aussi, par les USA et l’UE. Ces ONG internationales, peu le savent, sont financées pour stigmatiser les gouvernements que les USA et leurs vassaux européens veulent renverser, qu’ils soient démocratiquement élus ou pas. C’est ce qui s’est passé en Ukraine et en Géorgie. En Serbie, pour affaiblir un allié traditionnel de la Russie, le choix fut le démembrement du pays au prix d’une guerre illégale au regard du droit international et la création d’un Etat artificiel, le Kosovo, devenu aujourd’hui un Etat mafieux. Le but : encercler la Russie d’Etats passés sous le contrôle de l’OTAN.

    Le renversement en Ukraine d’un gouvernement démocratique remplacé aujourd’hui par un gouvernement où domine l’extrême-droite fascisante et raciste a suscité la réaction de Moscou, mais aussi de populations russophones à l’est du pays ainsi que la rétrocession à la Russie de la Crimée par une population qui ne demandait que cela depuis l’effondrement de l’Union soviétique. En effet, dès 1992, le parlement de Crimée demandait déjà sa sortie de l’Ukraine. Le résultat du référendum approuvant cette rétrocession n’aurait pu être contesté si Moscou avait eu la malice de demander à l’ONU de l’organiser. Mais il est probable que les membres permanents occidentaux du Conseil de Sécurité de l’ONU auraient refusé cet exercice démocratique.

    Car, ce que les Occidentaux appellent « l’annexion de la Crimée » leur est trop utile. Il leur offre le prétexte rêvé pour désigner un nouvel ennemi dont ils ont tant besoin pour satisfaire les attentes de leurs complexes militaro-industriels. Et imposer un embargo sur la Russie dont les producteurs Européens sont les principales victimes. Et installer des troupes dans les pays limitrophes de la Russie. Et organiser en Pologne et dans les pays baltes des manœuvres réunissant des dizaines de milliers de soldats qui sont autant de provocations adressées à la Russie.

    Après les manœuvres organisées en mai qui ont vu, comme en 1941, des soldats espagnols (la brigade BRILAT aujourd’hui, la Division AZUL hier) aux côtés des troupes allemandes, des décisions récentes prises à Hanovre puis à Varsovie, sur ordre des USA, vont amener des éléments blindés allemands à opérer de nouveau à proximité de la Russie.

    De la Mer Baltique à la Mer Noire, l’OTAN a érigé une ligne offensive – a « front line », pour parler comme eux – contre la Russie. L’OTAN met en oeuvre une véritable politique d’encerclement qui peut conduire au pire.

    Jusqu’où ira l’obsession guerrière des USA ? Jusqu’où ira la servilité européenne ?

    En mai dernier, quelques jours avant le 75e anniversaire du déclenchement de l’opération Barbarossa, nom donné à l’invasion de l’Union soviétique, des chars allemands frappés de la croix de fer se sont déployés de nouveau à 150 km d’une ville qui s’appelait alors Leningrad.

    Réfléchissons et résistons.

    Raoul Marc JENNAR

    22 juillet 2016.

    source: jennar.fr

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  •  Après le Brexit, le parti communiste portugais appelle à sortir de l’UE.  (IC.fr-24/06/2016)

    Comme l’ont fait les communistes du PRCF en France, les communistes du Parti Communiste Portugais – prenant appui sur le BREXIT – appellent à sortir de l’UE. De fait, en , il n’y a plus guère que la direction du P »C »F / PGE pour continuer à soutenir contre les travailleurs l’. A refuser de briser les chaines de l’.

    Au contraire, partout en Europe, les communistes unissent à nouveau leurs voix, en Allemagne, au Pays Bas, au , en Espagne ou en Italie comme en Grèce pour appeler comme le font déjà depuis des années les communistes du PRCF en France à libérer les travailleurs d’Europe de la dictature capitaliste, impérialiste, guerrière et totalitaire de l’Union Européenne. Une UE qui divise et oppose les travailleurs, qui soutient et active la fascisation pour renforcer l’exploitation des travailleurs et la dictature des grands monopoles capitalistes, des multinationales et de leurs « marchés financier ».

    Comme le disent les communistes portugais : « Basta de submissão à União Europeia e ao Euro ! »

     

    frexit PRCF facebook

    Comme déjà des milliers de travailleurs en France, signez et faites signer la pétition pour un referendum pur la sortie de l’UE et de l’euro.

    Tous ensemble, faisons place aux peuples, sortons de l’ dictature de l’oligarchie capitaliste, pour la paix, la solidarité internationaliste entre les peuples et la démocratie.

     

    Déclaration de João Ferreira (PCP) au parlement européen : Sur la victoire de la sortie de l’Union Européenne au referendum tenu au Royaume Uni – 24 juin 2016

     Joao Ferreira, dirigeant du PCP, durant sa conférence de presse

     

    La victoire de la sortie de l’Union européenne lors du référendum organisé au Royaume-Uni est un événement d’importance politique énorme pour le peuple du Royaume-Uni et aussi pour les peuples d’Europe.

    Elle représente un changement profond dans le processus d’intégration capitaliste en Europe et un nouveau seuil de la lutte pour ceux qui , depuis des décennies, se sont battus contre l’Union européenne des grandes entreprises et des grandes puissances, et pour une Europe des travailleurs et des peuples.

    Les Britanniques ont décidé pour l’avenir de leur pays, d’une manière souveraine. Ce fait doit été salué et respecté, d’autant plus que ce référendum a eu lieu dans le contexte d’une énorme et inacceptable la pression et de chantage, par les grands groupes économiques transnationaux et grand capital financier, ainsi que par des organisations telles que le FMI , l’OCDE et même l’Union européenne elle-même. Ce résultat est donc aussi une victoire contre la peur, la fatalité supposé, la soumission et le catastrophisme.

    Le PCP salue en particulier les communistes britanniques et d’autres forces de gauche qui – en rejetant les fausses dichotomies et en s’opposant aux positions réactionnaires et xénophobes – ont affirmé lors du référendum leur voix pour la défense des valeurs de la démocratie, du travail et des droits sociaux, le progrès, la tolérance , la solidarité et la coopération entre les peuples.

    Alors que l’ont ne peut pas ignorer les nombreuses motivations qui ont présidé à la convocation de ce référendum, et une campagne qui a été initié par des éléments de nature réactionnaire ainsi que la manipulation politique ouverte – que le PCP rejette frontalement et oppose – les résultats du référendum expriment, avant tout, la rejet des politiques de l’Union européenne.

    Pour tous ceux qui continuent de façon irresponsable à soutenir l’idée que ces résultats représentent une évolution négative, le PCP indique que l’exercice des droits démocratiques et souverains d’un peuple ne peut pas être considérée comme un problème. Au contraire, le référendum britannique reflète les problèmes graves et profondément enracinés qui existent depuis longtemps et qui sont le produit d’un processus d’intégration qui est corrompu par des contradictions, qui est visiblement épuisé et qui de plus en plus est à l’opposé des intérêts mais également des aspirations des travailleurs et des peuples.

    Le référendum britannique doit donc être considérée comme une occasion d’affronter et de résoudre les problèmes réels des peuples, remettre en cause l’ensemble du processus de l’intégration capitaliste de l’Union européenne et l’ouverture, en Europe, d’un chemin nouveau et différent bien sûr  de coopération, de progrès social et de paix.

    Toute mesure ou manœuvres qui ignorent la signification politique de ce référendum, qui se cachent derrière la stigmatisation du peuple britannique, qui tentent de contourner ou même subvertir la volonté de ce peuple, ou qui cherchent à prendre des sauts anti-démocratiques en avant, concentrant davantage de pouvoirs au sein de l’UE, ne peut contribuer à améliorer les problèmes et les contradictions qui nourrissent le développement des forces et des positions réactionnaires et d’extrême droite, qui ont été en croissance en Europe et contre lesquels il est nécessaire de se battre. Forces et  positions qui ont eu une expression dans le référendum britannique et qui se nourrissent des conséquences des politiques de plus en plus anti-démocratiques et anti-sociales de l’Union européenne et de l’oppression nationale.

    Une fois le processus de détachement du Royaume-Uni de l’Union européenne commencé, le PCP souligne la nécessité et l’importance des mesures et des actions dans le cadre de la politique extérieure portugaise qui peut, dans le nouveau contexte qui a maintenant surgi, garantir les intérêts nationaux , la poursuite des relations mutuellement avantageuses de coopération économique avec le Royaume-Uni, et les intérêts des Portugais qui travaillent et vivent dans ce pays.

    Le PCP souligne que le prochain Conseil européen du 28 Juin et 29 doit, dès maintenant, jeter les bases de la convocation d’un sommet inter-gouvernemental, en vue de débuter la réversibilité des traités, la suspension immédiate du pacte budgétaire et son abrogation, ainsi que l’abrogation du traité de Lisbonne.

    Dans un contexte où il est indéniablement évident que l’Union européenne ne correspond pas aux besoins des travailleurs et des peuples, le PCP souligne la nécessité d’affronter courageusement les contraintes issues du processus d’intégration capitaliste européenne, et en même temps , de se lancer sur la voie de la coopération, sur la base des Etats souverains égaux en droits.

    En particulier, le PCP insiste sur la nécessité et l’urgence pour le Portugal se prépare à se libérer de la soumission à l’euro, qui a provoqué tant de mal à notre pays, afin de garantir les droits, l’emploi, la production, le développement et la souveraineté.

    Traduction depuis l’anglais JBC pour www.initiative-communiste.fr

     

     

     

     

     

     

     

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