• La gifle-par Aris (IC.fr -20/02/2017)

    Un jeune identitaire séparatiste breton et d’extrême-droite a giflé M. Valls. 

    Ce type d’attaque ad hominem n’est pas dans les méthodes des communistes. Ce sont celles des fascistes. 

    En revanche nous proclamons haut et fort que nous œuvrons pour que les candidats du PS reçoivent une gigantesque claque politique à l’occasion de leurs primaires.

    Hamon annonce la « fin du travail » et un RSA à perpétuité.

    Rungy le vert de gris est plus belliciste que l’OTAN.

    Montebourg pontifie sur du vide.

    Valls, en annonçant la fin du 49.3 après en avoir abusé contre la représentation nationale, renoue avec le marxisme tendance Groucho.

    Les citoyens de gauche ne peuvent avoir d’autre objectif que de délégitimer au maximum cette bande de laquais du MEDEF et de l’UE.

    Sans oublier le candidat des chiens de garde médiatiques et des milliardaires : Emmmanuel Macron, même s’il joue habilement hors primaires, mais avec le soutien mal dissimulé de F. Hollande et de ses proches.

    Pour toutes ces raisons, la participation la plus faible possible à la guignolade des primaires sera un bon signe politique.

    Et la claque définitive sera de voter JLM, de briser l’hégémonie du PS sur l’espace des forces progressistes, sans oublier de venir renforcer les vrais communistes qui luttent pour sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et rouvrir la voie au socialisme.

    Aris le 20/01/2017

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  • #RDLS15 - FLORANGE, ÉNERGIE, ARME NUCLÉAIRE, DISPARITION DES SINGES, SOUFFRANCE ANIMALE, C. MANNING

    Ajoutée le 21 janv. 2017

    Ce 15e épisode de la revue de la semaine a été tourné dans le train de retour de Florange. Jean-Luc Mélenchon y parle de plusieurs sujets : son déplacement à Florange, l'industrie sidérurgique française, l'énergie nucléaire, la privatisation des barrages, la disparition des singes annoncées dans les 25 ou 50 prochaines années, la nécessaire réduction de notre consommation de protéines carnées, la souffrance animale, la remise de peine de la lanceuse d'alerte Chelsea Manning et la proposition du président chinois Xi Jinping d'un désarmement nucléaire. Bon visionnage ! Pensez aux pouces bleus et à partager cette vidéo pour la diffuser avec le hashtag #RDLS15.

    *** SOMMAIRE ***
    00:00 : Retour sur Florange et l'industrie sidérurgique
    08:46 : Questions énergétiques : nucléaire, renouvelable, privatisation des barrages
    12:04 : Disparition des singes, anthropocène
    14:39 : Protéines carnées, élevage intensif, souffrance animale
    18:14 : La peine de Chelsea Manning commuée par Barack Obama
    23:03 : La proposition de Xi Jinping pour un monde sans arme nucléaire et la question de la dissuasion nucléaire en France et dans le monde.
    27:43 : Salut

    *** LES LIENS ***
    - Réunion publique de Jean-Luc Mélenchon à Florange : https://www.youtube.com/watch?v=ZyeTN...
    - La privatisation des barrages : http://melenchon.fr/2015/11/04/non-a-...
    - Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté : https://reporterre.net/Face-a-la-vagu...
    - Les singes pourraient disparaître d’ici vingt-cinq ans à cinquante ans : http://lemonde.fr/biodiversite/articl...
    - La revue de la semaine sur la disparition des vertébrés pollinisateurs : https://www.youtube.com/watch?v=ekBMf...
    - Anthropocène : le mot de notre siècle : http://melenchon.fr/2017/01/15/anthro...
    - Sur la ferme des 1000 vaches : https://reporterre.net/Aux-Mille-vach...
    - Œufs de poules élevées en batterie : vers une disparition ? : http://www.lavoixdunord.fr/101183/art...
    - Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale : https://www.oxfam.org/fr/salle-de-pre...
    - Barack Obama commue la peine de Chelsea Manning : http://lemonde.fr/ameriques/article/2...
    - Xi Jinping veut un monde sans armes nucléaires : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/201...

    ***RETROUVEZ JEAN-LUC MÉLENCHON SUR***
    - Le site de campagne : http://www.jlm2017.fr
    - Le blog : http://melenchon.fr
    - Facebook : https://www.facebook.com/jlmelenchon/
    - Twitter : https://twitter.com/JLMelenchon
    - Snapchat : @MelenchonJL
    - Instagram : https://www.instagram.com/jlmelenchon/
    - Google+ : https://plus.google.com/+jlmelenchon
    - Linkedin : http://linkedin.com/in/jlmelenchon
    - Periscope : https://www.periscope.tv/JLMelenchon

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  • Ceta-Tafta. 50 opposants bravent le froid  à Quimper (LT.fr-22/01/2017)

    Malgré le froid, les anti-traités de libre-échange ont installé leurs stands place Terre-au-Duc. « Les Quimpérois sortent quand il pleut et restent chez eux quand il fait froid ». Maxime du jour entendue, hier matin, place Terre-au-Duc, lors du rassemblement contre les traités de libre-échange. Le 15 octobre, sous une pluie battante, la dernière mobilisation contre le Ceta (Union européenne et Canada) et le Tafta (accord transatlantique entre l'Europe et les États-Unis) avait réuni quelque 200 personnes.
     
    Ceta : des cartes pétition pour Alain Cadec
     
    Dans un froid de canard, les mêmes accords n'ont attiré qu'une cinquantaine de personnes, hier matin. « Le Ceta est désormais signé, il va passer au Parlement européen mi-février puis dans les parlements des pays membres de l'UE et du Canada. Il faut concentrer nos efforts sur les Eurodéputés et particulièrement Alain Cadec, élu Les Républicains, mais aussi chargé des questions européennes dans l'état-major de Fillon. Nous mettons à votre disposition des cartes pétition à adresser à sa permanence de Saint-Brieuc », a annoncé le comité cornouaillais anti-Ceta-Tafta. « Si à la mi-février, le vote du Parlement européen est favorable, ce qui est fort probable, nous continuerons durant la présidentielle et les législatives », a-t-il poursuivi.
     
    Tafta : « Trump, allié de circonstance... »
     
    « Le Tafta n'est pas encore enterré », a considéré Henri Guillou, malgré les critiques de la France et de l'Allemagne et qui a trouvé en Donald Trump un « allié de circonstance » avec son discours protectionniste. « Rien ne nous garantit que son état-major n'y sera pas favorable », a-t-il cependant tempéré. « Trump, c'est l'Amérique d'abord ».

    source: letelegramme.fr
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  • Le collectif anti-Tafta morlaisien a invité les passants à signer une pétition, qui sera envoyée aux parlementaires européens.

     
    Le collectif anti-Tafta morlaisien a invité les passants à signer une pétition, qui sera envoyée aux parlementaires européens. Le collectif du Pays de Morlaix « Stop Tafta » a participé, hier, à la Journée européenne d'action contre le traité CETA (UE-Canada). Un traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Les membres du collectif, munis de pancartes parlant du CETA et du Tafta, ont suscité la curiosité des passants sur le marché et répondu à leurs interrogations, « en insistant sur le fait que ces traités ont la même finalité : servir les intérêts des multinationales et de la finance au détriment des citoyens européens, états-uniens ou canadiens », ont expliqué les manifestants. Les passants ont été invités à signer des cartes qui seront ensuite regroupées sur le territoire national pour être envoyées aux parlementaires européens, avant le vote de ratification du traité de commerce et d'investissement UE-Canada par le Parlement européen, prévu à la mi-février.

    source:  letelegramme.fr
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  • Pollution de l'air. Alerte aux particules fines dans le Finistère  (LT.fr-21/01/2017)

    Selon Air Breizh, "les niveaux moyens sur la journée en particules fines (PM 10) vont dépasser dimanche le seuil de 50 µg/m3 pour la troisième journée consécutive ce qui justifie le passage en niveau d'alerte. Ces niveaux devraient rester stables dans les prochains jours" indique dans un communiqué la préfecture du Finistère. Cet épisode est imputable à la combinaison de conditions météorologiques favorables à l'accumulation de polluants émis par le chauffage au bois, le transport routier et des pratiques telles que l'épandage.
     
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  • Quimper-Activité soutenue aux urgences. « Des conditions pas acceptables » (LT.fr-21/01/2017)Personnels des urgences quimpéroises mobilisés, hier, lors d'une heure d'information syndicale.

     
    « Nous accueillons les patients dans des conditions qui ne sont pas acceptables ! » Une vingtaine de soignants des urgences du centre hospitalier, réunis par Sud Santé hier, estiment urgent de disposer de plus de lits dans les services pour absorber les flux de patients.
     
    Les seize box du service des urgences du centre hospitalier de Quimper font le plein actuellement, comme souvent l'hiver ou l'été, pic épidémique ou pas. « Ce matin, nous avions encore trois personnes âgées de plus de 85 ans entrées aux urgences dans la nuit, alitées, dans le couloir, en attente de pouvoir monter dans un service », témoignait, hier, une soignante des urgences. « Parfois sept, huit ou neuf patients se retrouvent dans cette situation, en même temps », a assuré l'un de ses collègues. Autour d'eux, une vingtaine d'aides-soignants, infirmiers et médecins du service venus témoigner « de conditions d'accueil inacceptables des patients ». « Aux urgences, on fait de plus en plus régulièrement patienter des personnes pendant des heures, dans les couloirs ou dans des petites pièces comme des salles de bain ou des bureaux, sans sonnette, des espaces pas prévus pour cela, avant de leur trouver un lit dans un service », décrivent plusieurs infirmières et aides-soignantes.
     
    Libérer des lits d'aval
     
    Tous réclament, a minima, « l'application réelle d'un protocole interne qui prévoit de libérer un lit dans chaque service d'hospitalisation vers 11 h le matin, alors que les sorties se font plutôt l'après-midi ». Si, c'était le cas, insistent-ils, « nous aurions quatorze lits à disposition pour orienter les personnes traitées par les urgences, cela permettrait de mieux gérer les flux de patients », signifient ces professionnels. Quatorze infirmiers, aides-soignants, médecins et internes travaillent chaque nuit aux urgences. lls sont près de vingt à la mi-journée. « Ce n'est pas tant un problème de personnels, que de lits », émet l'un d'eux. « Le problème, c'est que l'hôpital est désormais sous-dimensionné en lits de médecine et de chirurgie. La direction nous dit qu'il faut privilégier l'ambulatoire ou l'hospitalisation à domicile », pointe Jean-Paul Sénéchal, de la section Sud Santé. « Les patients et leurs familles se montrent souvent compréhensifs, mais pour nous c'est très frustrant : on quitte le service en ayant le sentiment de ne pas être allé au bout de notre mission », signifie une soignante. « Et puis cela pose clairement la question de la sécurité des patients », s'exclame une autre. « De leur intimité aussi, lorsqu'ils sont mis en attente de trop longues heures dans un couloir », souligne l'une de ses collègues.
     
    Environ 150 passages par jour
     
    De son côté, le secrétaire général du centre hospitalier confirme que « l'activité reste tout à fait soutenue aux urgences avec, toujours, des pathologies hivernales ». « Le Chic dispose de capacités pour hospitaliser les patients en fonction des besoins, avec des délais dans l'attente d'un lit d'hospitalisation », expose Nicolas Mével. « On reste aux alentours de 150 passages aux urgences par jour, dans le cadre d'un pic d'activité saisonnière qui justifie les consignes indiquées aux usagers la semaine dernière (le Télégramme du 12 janvier) », complète-t-il. La direction de l'hôpital prévoit de faire un point, la semaine prochaine, sur ses organisations. Parallèlement, une réflexion, évoquée mardi en commission médicale d'établissement, y débute sur un dispositif « hôpital en tension ».
     
     
    Bruno SALAUN
     source: letelegramme.fr
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  • Hier, à l'occasion d'une nouvelle journée d'action nationale à l'initiative de la CGT, quelques militants quimpérois se sont contentés de distribuer des tracts.

     
    Le 3 décembre, des employés de l'hypermarché Carrefour avaient débrayé pour dénoncer le projet d'ouverture des magasins le dimanche. La décision de la direction était attendue pour la fin de l'année. La décision n'est toujours pas tombée. « Nous pensons qu'elle peut arriver à la fin du mois, estime Michelle Laurent, secrétaire CGT. Et nous craignons que FO, le syndicat majoritaire au niveau national (mais absent à Quimper), signe un accord ce qui aurait pour effet de permettre cette ouverture ». Hier, à l'occasion d'une nouvelle journée d'action nationale à l'initiative de la CGT, quelques militants quimpérois se sont contentés de distribuer des tracts. Ils constatent que la mobilisation n'est pas massive à Quimper.
     
    La concurrence de Leclerc Pleuven ?
     
    « On invoque souvent le fait que le magasin Leclerc de Pleuven est ouvert le dimanche matin, explique Michelle Laurent. Il peut le faire car il est en zone touristique. En fait, Carrefour estime qu'il y a une évolution inéluctable des habitudes commerciales, notamment via internet, qu'il faut suivre et la chaîne veut être la première. Une liste de magasins concernés, car ils ont des difficultés, ou sont confrontés à une concurrence, a été dressée par la direction nationale. Nous n'en avons pas connaissance. À Quimper nous constatons que Leclerc et Géant n'ouvrent pas et qu'il n'y a donc pas de problème de concurrence ». Hier matin, Michelle Laurent et Godefroy Vincent, délégués CGT, ont donc distribué des tracts aux clients pour exposer les conséquences de cette ouverture le dimanche matin. « Pour nous comme pour vous, le dimanche, c'est la famille, les enfants, les loisirs... Le patronat du commerce prépare lentement mais sûrement la disparition de notre jour de repos le dimanche et sans doute aussi le vôtre ! Aujourd'hui les commerces et demain les administrations, les crèches, les transporteurs, les banques ».
     
    Les Verts félicitent Leclerc...
     
    Dans le même temps, le groupe Europe Écologie les Verts du Finistère diffusait un communiqué pour féliciter Michel-Edouard Leclerc pour son opposition à l'ouverture le dimanche. « Une fois n'est pas coutume, EELV se félicite de la vision de M.-E. Leclerc sur la banalisation de l'ouverture des dimanches, lit-on. En connaissance de cause, il explique que ces ouvertures ne créent pas d'emplois puisqu'elles en détruisent aussi dans les petits commerces et qu'il s'agit d'un transfert du chiffre d'affaires au profit du dimanche avec un coût plus élevé associé à une précarisation de l'emploi ».
     
    ... avec des réserves EELV met un bémol.
     
    « Mais voilà, il suffit de regarder la situation dans le Finistère pour constater que certains Leclerc ouvrent tous les dimanches en matinée, qu'ils sont situés en périphérie et que ses franchisés ne pensent qu'à grossir au détriment du commerce de centre-ville qu'ils font crever. Nous attendons donc que M.-E. Leclerc mette ses actes en conformité avec ses paroles ! ».
     
    Ronan Larvor
    source: letelegramme.fr
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  • C'est aux urgences du CHU de Brest que le dentier du patient s'est volatilisé


    Une prothèse dentaire égarée, ça peut coûter cher ! Le centre hospitalier universitaire de Brest vient de l’apprendre à ses dépens : il doit rembourser 1.700 € à l’un de ses patients.
     
    Le tribunal administratif de Rennes a condamné le CHU de Brest à verser une indemnité de 1.700 € à l’un de ses patients. Car l’établissement de santé n’a pas été en mesure de lui rendre sa prothèse dentaire qui lui avait été retirée lors de son admission aux urgences, dans la nuit du 11 au 12 décembre 2013. L’équipe médicale avait, en effet, été contrainte de la retirer afin de pouvoir intuber la personne. Mais à l’issue de l’intervention, l’appareil dentaire n’a jamais été retrouvé et le malade a été obligé de faire refaire ses prothèses.
     
    Pas de prothèse dentaire dans l'inventaire
     
    Dans leur jugement, les magistrats du tribunal administratif de Rennes soulignent que le retrait de cette prothèse dentaire avait été opéré alors que le patient « était hors d’état de manifester sa volonté ». Ils observent également que cette prothèse n’a pas été inscrite dans l’inventaire des affaires qui suit tout patient lors de son admission en urgence.
    Évidemment, avant de se retourner vers la justice, le requérant avait tenté de récupérer son bien auprès du CHU. Mais, dans un courrier, l’établissement de soins avait soutenu que « les prothèses dentaires avaient été placées dans une boîte étiquetée à son nom et remises à son épouse dans un sac contenant l’ensemble de ses affaires ». Or, selon le tribunal administratif, « aucun élément du dossier ne confirme cette affirmation ».
     
    Impossibilité de se nourrir normalement
     
    Les prothèses ayant bel et bien disparu, le patient a dû patienter cinq mois. Ce n’est qu’au bout de sept rendez-vous chez le chirurgien-dentiste que ses appareils avaient été refaits. Pendant cette période, il s’est « trouvé dans l’impossibilité de se nourrir normalement et a subi en conséquence une perte de poids de huit kilos », indique le jugement.
    Le tribunal administratif a donc jugé que le préjudice du patient incombait entièrement au CHU de Brest. Sur les 1.700 € de dédommagement, 870 € sont payés au titre des frais dentaires restants après remboursement de la CPAM et de la mutuelle, 500 € au titre de son préjudice moral et 300 € pour le « déficit fonctionnel temporaire », c’est-à-dire ses difficultés à se nourrir.
    Le CHU devra également payer 1.500 € au requérant pour ses frais de justice et 255,86 € à la CPAM du Finistère pour les remboursements de soins.
     
    Carole ANDRE
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  • Trump, Brexit, Merkel, Shinzo ABE… Quel redéploiement des contradictions inter-impérialistes ? -par Georges GASTAUD et Antoine MANESSIS(IC.fr-17/01/2017)

    Dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine a réfuté la thèse révisionniste défendue par les ténors de la Deuxième Internationale à propos du prétendu « hyper-impérialisme ». Reprise par Kautsky, cette expression de Hilferding résumait l’idée suivante : la concentration mondiale des capitaux est de nature à unifier mondialement l’impérialisme, dont les principaux Etats finiront par fusionner planétairement pour exploiter collectivement les travailleurs. De cette manière, la tendance à la guerre mondiale propre à l’ancien capitalisme disparaîtrait ; les Etats-nations s’effaceront alors devant une sorte d’Empire mondial dont la mise en place d’éventuels « Etats-Unis d’Europe » seraient les prémices heureuses. Léon Trotski – dont les liens d’avant-guerre n’avaient pas été rompus avec les mencheviks – adhérait alors à ce montage théorique spécieux, si bien que Lénine dut polémiquer contre lui en réfutant le mot d’ordre pseudo-internationaliste des « Etats-Unis socialistes d’Europe ». Un slogan dont, manifestement, le NPA et LO ne sont toujours pas sortis aujourd’hui. De nos jours, nombreux sont les « théoriciens » qui se croient « innovants » quand ils évoquent naïvement « la » mondialisation capitaliste, « la » construction européenne, voire – comme le révisionniste de gauche Tony Negri, on ne sait quel « Empire » universel régnant sur une « Multitude », voire sur une « plèbe » étrangère aux rapports de production réellement existants. Exit dans la foulée la lutte prolétarienne pour le socialisme, sans parler du combat anti-impérialiste pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

    Face à ces leurres sociaux-démocrates (hier, l’ « hyper-impérialisme », aujourd’hui, l’euro-mondialisme, etc…), Lénine et ses successeurs eurent le mérite de démontrer point par point que dans les faits, l’unification/harmonisation totale des Etats prédateurs du capitalisme-impérialisme n’est qu’une vue de l’esprit. Encore moins qu’à l’époque du capitalisme « libéral » et pré-monopoliste, le capitalisme impérialiste ne peut totalement s’unifier et s’ « harmoniser », fût-ce pour dominer les peuples et surexploiter les travailleurs. D’abord parce que le système capitaliste est fondamentalement anarchique ; derrière la « planification » monopoliste, derrière les « cartels » inter-impérialistes, l’anarchie de la production s’aggrave et la phase impérialiste du capitalisme ne fait que l’aiguiser en provoquant d’incessants repartages à haut risque de la planète. Dans une période où les énormes capitaux dégagés par la financiarisation peinent à se valoriser, une guerre économique sourde se livre sur tous les continents par-delà les bavardages boboïsants sur « l’unité de la communauté internationale « . Véritable « guerre de tous contre tous » pour reprendre le mot de Hobbes, le capitalisme-impérialiste ne peut produire qu’un « développement inégal » des Etats capitalistes, dont tour à tour, certains prennent la première place tandis que d’autres, jadis chefs de file du développement mondial, déclinent… provisoirement en méditant leur « revanche ». Ensuite parce que, même si les regroupements, cartels et autres fusions monopolistes continentaux et transcontinentaux poussent à des rapprochements politico-militaires transitoires, la tendance de fond du système capitaliste reste à l’instabilité fondamentale desdits regroupements. Les Empires « mondiaux », voire plus modestement, les Empires continentaux ou « transcontinentaux » du grand capital sont périodiquement secoués dans leurs tréfonds par des crises de plus en plus fréquentes et aiguës qui font jaillir d’énormes étincelles, non seulement entre les Etats prédateurs d’un même « cartel », mais aussi entre les cartels internationaux d’Etats-brigands : en un mot, le règne mondial des mafieux est impossible sans une permanente guerre des gangs. Autant de guerres honteuses, aux origines sordidement inavouables, que les médias du système capitaliste, eux-mêmes détenus par les puissances militaro financières, se chargent en permanence de traduire en mots d’ordre « politiquement corrects »…

    Le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe ne peut être qu’utopique ou réactionnaire

    C’est pourquoi Lénine répliquait déjà aux « européistes » superficiels de son temps* que, sous le capitalisme, « le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe ne peut être qu’utopique ou réactionnaire ». A l’inverse, Lénine développait la théorie, fondée sur les faits, selon laquelle « une chaîne vaut ce que vaut son maillon le plus faible ». Si bien qu’il était parfaitement absurde d’attendre « la révolution mondiale », fût-elle « permanente », pour mettre en place le socialisme, au besoin dans un seul pays ou groupe de pays. Au contraire, expliquait Lénine, le prolétariat révolutionnaire devait d’abord briser la chaîne impérialiste dans son maillon le plus faible (à l’époque, l’Empire tsariste travaillé par d’éclatants antagonismes) pour ouvrir en grand l’ère historique des révolutions prolétariennes. C’est d’ailleurs pour cette raison que le choix opéré en 1925 par les bolcheviks russes, celui d’entreprendre la construction du socialisme dans un seul pays, n’avait rien de l’aberration antimarxiste dont l’accusèrent alors les partisans de Trotski, incapbale de rompre durablement avec le menchevisme.

    L’évolution de l’impérialisme actuel vérifie une fois de plus comme à la parade (faut-il dire « hélas » ?) les anticipations géniales de Lénine. En quelques années, la crise ravageuse de l’euro-mark et la dominance arrogante de l’Allemagne impérialiste « réunifiée » sur le sous-continent européen, le talon de fer que Berlin a successivement posé sur les ex-pays socialistes écartelés (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, URSS occidentale : pays baltes puis Ukraine), sur les ainsi-dit « P.I.G.S. » (les « Etats-cochons » : Portugal, Italie, Grèce, Espagne, Spain en anglo-maastrichtien), puis sur la France en cours d’euro-délitement, a produit une énorme crise de légitimité de l’, notamment dans les couches populaires, classe ouvrière en tête. Le prodrome de cette crise explosive est la sortie britannique de l’ par la porte à droite, dont Donald Trump n’a pas tort d’annoncer qu’elle n’est que l’amorce d’une possible réaction en chaîne. Car, peu à peu, le compromis géopolitico-économique passé entre les maîtres de la zone Mark (devenu l’euro « fort ») et les oligarques du dollar constitué en monnaie mondiale, s’est inéluctablement effrité. Dans un article d’Etincelles, la revue théorique du PRCF, l’auteur de ces lignes indiquait naguère que l’euro n’était pas autre chose, derrière sa façade libre-échangiste, qu’une monnaie crypto-protectionniste réservant le marché européen à l’industrie allemande tout en ménageant le rôle mondial du dollar : donnant-donnant. En effet, l’euro fort –c’est-à-dire l’alignement de la lire, du franc, de la peseta, etc. sur le Deutsche Mark, ne pouvait que plomber l’industrie des pays sud-européens en renchérissant leurs produits et en interdisant les dévaluations compétitives. Dans le même temps, l’euro fort fermait le marché américain aux produits allemands et le dollar faible permettait aux USA de continuer à exporter. Nous signalions déjà à l’époque que ce compromis germano-américain ne pourrait pas durer : une fois les pays du Sud européen (Grèce, Portugal, Italie, Espagne, suivi par la France) dûment essorés par l’euro-austérité berlinoise et par la « dette », le marché sud-européen de l’industrie allemande se restreindrait, la récession menacerait la RFA elle-mêmeet il faudrait bien alors que les « Européens » (dont l’Allemagne produit plus de la moitié des marchandises industrielles) se cherchassent des débouchés surd ‘autres marchés solvables, USA et Canada en tête. Ce changement de pied monétaire s’est traduit par la nouvelle politique financière de la BCE : elle a comprimé ses taux directeurs, relancé artificiellement l’inflation en arrosant les banques européennes de milliards d’euros en monnaie de singe (modèle US !), pendant que les gouvernements de la zone euro pilotée par Berlin continuaient d’écraser les « coûts » salariaux : et c’est évidemment à partir de ces considérations cyniques qu’il faut lire la « générosité » de Merkel à l’égard des migrants chassés de Syrie par les ingérences impérialistes et si aimablement « accueillis » en Allemagne… dans un premier temps. Cette nouvelle politique monétaire destinée à conjurer la dépression en Europe ne pouvait manquer d’inquiéter certains secteurs, notamment industriels, du capital monopoliste états-unien**.

    Bien entendu, ces constats n’exonèrent en rien le capital « français », tout aussi prédateur que le capital allemand par rapport aux pays de l’Est et du Sud (sans parler du maintien de la sanglante « Françafrique »), et dont les chefs de file médéfiens, soutenus par l’Arc maastrichtien qui va du PS aux LR, poussent plus loin que jamais leur double vassalisation à l’égard à la fois des USA et de la RFA (entre Fillon et Macron, il y a contradiction entre deux ailes du grand capital français, ce que révèlent comme toujours « grandeur nature », les différends sur la politique étrangère, en clair, les positionnements divers des candidats présidentiels sur la question russe).

    Les contradictions impérialiste se creusent à nouveau

    Toujours est-il qu’après la victoire du , l’élection de Trump montre qu’à nouveau les contradictions d’intérêt, longtemps relativisées par la commune croisade contre le socialisme réel, se creusent à nouveau entre les deux rives de l’Empire euro-atlantique : piétinement des négociations sur le TAFTA, déclarations fracassantes de Trump sur l’obsolescence de l’OTAN, exigence trumpiste que les Européens « paient » leur propre défense, rapprochement au moins conjoncturel avec la Russie pour tenter d’isoler la et de rompre les tentations de rapprochement entre les (dont l’aile marchante est le partenariat stratégique entre Pékin et Moscou). A l’arrière-plan, on trouve l’impuissance de la « toute-puissante » US Army à juguler les peuples du Proche-Orient, à mettre au pas la Russie, à régenter la Mer de Chine, à annexer l’Ukraine et la Crimée sans coup férir***, l’incapacité durable de la CIA à déstabiliser décisivement (malgré d’intenses tentatives !) Cuba socialiste et ses alliés de l’ALBA. Tout cela engendre de fortes oppositions mercantiles entre la RFA et ses vassaux et les USA de Trump, avec de fortes oppositions à l’intérieur même des Etats impérialistes (lesquels ne sont pas monolithiques : la guérilla déclenchée par le camp Clinton-Obama contre Trump, avec la volonté évidente d’entraîner la Russie dans une escalade avec Washington, n’a rien d’anecdotique !), et pour finir, la remise en cause de l’UE elle-même par Donald Trump…

    Tout cela montre que, sans bien entendu remettre en cause le primat absolu des contradictions « Capital/Travail /// Impérialisme/Peuples opprimés », de nouvelles lignes de fracture inter-impérialistes se creusent, dont certaines – sous des formes évidemment très nouvelles – ne sont pas sans rappeler les fractures géopolitiques des deux précédents conflits mondiaux…

    Pour le moment, le Japon impérial continue de privilégier ses relations avec les USA, mais il profite de l’affaiblissement relatif de leur ancien vainqueur pour

    •  promouvoir un négationnisme historique effarant au sujet des crimes de l’armée nippone à l’encontre des peuples chinois et coréen, les USA du « gentil » Obama continuant de leur côté à légitimer l’abomination d’Hiroshima ;
    • sortir du cadre pacifique imposé par l’actuelle Constitution du Japon qui interdisait jusqu’ici à l’Empire du Soleil Levant d’envoyer des troupes hors de l’archipel nippon. Bref, avec l’appui de leur ancien vainqueur états-unien (celui d’Obama à l’égard de Shinzo Abé, celui, implicite, de Trump, à l’égard de l’Europe allemande sommée d’accélérer sa course aux armements), les principales deux puissances vaincues de 1945 vont très certainement relancer fortement leurs dépenses d’armement. Qui peut croire que ce soit pour le bien de l’humanité et de leurs peuples respectifs ?

    Cela dit, l’ennemi principal des deux impérialismes, le Japon de Shinzo Abé et les USA de Trump, étant la Chine, le Japon impérialiste ne devrait pas avoir de grandes difficultés à s’entendre tout aussi bien avec Donald Trump qu’il ne s’entendait, hier, avec le « pacifique » Barak Obama…

    l’ennemi principal des travailleurs d’Europe est bien sur leur propre continent où l’UE est de A à Z une structure d’oppression tourné contre les acquis sociaux, contre la et contre les peuples souverains

    Bien entendu, cela ne doit pas leurrer des révolutionnaires. Le prolétariat d’Europe n’a que faire de se ranger derrière « l’Europe unie » ; il ne doit pas verser un sou pour la « défense européenne » ; il doit rire de l’hypocrite pilotage « humanitaire » de l’UE par Berlin et ses bons amis du PS et d’ « Europe-Ecologie les Verts », cette pointe avancée et particulièrement arrogante de l’euro-fédéralisme impérialiste. Quant à la « sauvegarde du modèle social européen face à l’Oncle Sam », c’est une plaisanterie : l’Axe Berlin/Bruxelles (complété par le MEDEF et par les partis à sa dévotion s’agissant de la France) est le premier à démolir au quotidien l’ainsi-dite « économie sociale de marché » que la RFA pratiquait ou feignait de pratiquer peu ou prou, contrainte et forcée, tant qu’il lui fallait « tenir » la concurrence politico-sociale de la RDA. En réalité, rallier le bandit impérial européen « pour résister à Trump », conduirait tout droit le mouvement ouvrier ouest-européen à cautionner la marche à l’affrontement contre la Russie en prenant le risque d’une guerre mondiale exterminatrice bien pire encore que celle de 39/45. Dans la mesure où les partis sociaux-démocrates européens (le « PS européen » dominé de la tête et des épaules par le SPD, avec son appendice pseudo-radical, le Parti de la Gauche Européenne auquel sont affiliés le PCF et Die Linke), sans parler de la très immobiliste Confédération Européenne des Syndicats, continuent à vendre le mensonge paralysant de l’ « Europe sociale, démocratique, pacifique » dans le cadre de l’UE/OTAN, ils ligotent (de plus en plus malaisément !) la classe ouvrière d’Europe à l’Empire social-maastrichtien en crise. Tâche de plus en plus malaisée tant ledit Empire en crise se fait de plus en plus dictatorial (cf l’attitude récente de Schäuble envers les pensions des Grecs les plus pauvres), de moins en moins « pacifique » et de plus en plus fascisant (chasse aux sorcières anticommuniste en voie de généralisation d’Est en Ouest, alliance russophobe de la social-démocratie « civilisée » occidentale avec les néonazis ukrainien, répression accrue du syndicalisme de classe).

    Bref, de même que l’ennemi principal des travailleurs états-uniens est bel et bien dans leur propre pays (souvenons-nous de la formule du communiste Karl Liebknecht, « der Hauptfeind steht in eignem Land »), de même l’ennemi principal des travailleurs d’Europe est-il bien sur leur propre continent où l’UE est de A à Z, du Traité de Rome à nos jours en passant par le déni du Non français à la constitution européenne, une structure d’oppression tournée contre les acquis sociaux, contre la paix et les peuples souverains. Bien entendu, un soutien des travailleurs européens à Donald Trump via le soutien de certains d’entre eux aux extrémistes de droite (Le Pen ici, AfD en Allemagne, Orban en Hongrie, Aube dorée en Grèce, etc.) ne serait pas moins dangereux. Que serait d’ailleurs une Internationale… des protectionnistes bourgeois ? Qui ne voit que le protectionnisme bourgeois, tourné contre les autres peuples et non pas orienté vers la coopération entre peuples libres, n’est qu’une autre voie pour marcher à la guerre impérialiste mondiale, que nourrit lui aussi le pseudo-libre-échange actuel d’Obama, de l’UE et du « Traité transatlantique ».

    Sommet des BRICS – 2014 – Brésil

    Quant aux BRICS, il faut se garder à leur égard des deux erreurs suivantes :

    • la première consisterait à idéaliser leurs dirigeants en oubliant, par ex., qu’en Russie, la contre-révolution a été faite pour le plus grand malheur du peuple russe (par ex. en ce moment, le parti de Poutine fait campagne pour expulser du Kremlin le tombeau de Lénine, et nul ne peut ignorer le signal anticommuniste qu’un tel geste donnerait aux forces réactionnaires du monde entier) ; ni qu’au Brésil un pouvoir archi-réactionnaire s’est mis en place pour aider les USA à liquider la gauche latino-américaine toutes tendances confondues. Nul ne peut ignorer non plus qu’en Chine, où de notre point de vue la contre-révolution n’a pas encore triomphé et où le PCC tangue entre une orientation néolibérale durcie et l’actuelle ligne patriotique tournée vers l’essor du marché intérieur, les acquis subsistants du socialisme sont pour le moins mal assurés.
    •  La seconde erreur serait de négliger le fait que dans tous les BRICS de puissantes traditions communistes existent, que les forces marxistes-léninistes n’y ont pas été éradiquées, bien au contraire et qu’objectivement, quelles que soient les intentions des dirigeants politiques et des milieux économiques capitalistes de ces pays, l’existence des BRICS fait obstacle à la domination mondiale univoque des trois prédateurs principaux, USA, Europe allemande et Japon. En aucun cas des communistes ne peuvent négliger l’analytique des contradictions principales et secondaires (cf le brillant essai de Mao intitulé De la contradiction) sous peine, soit d’être écrasés par un ennemi de classe « invincible » (tant qu’il n’est pas un tant soit peu divisé : songeons au tournoi des Horaces et des Curiaces !), soit  – pis encore – de devenir les idiots utiles de tel ou tel impérialisme ou sous-impérialisme. Aucun soutien, donc, au surarmement annoncé des super-prédateurs euro-atlantiques contre les peuples russe, chinois, latino-américains, africains, proche-orientaux, sud- et est-européens, mais aussi, dans tous ces pays, solidarité de classe et soutien politique (ce qui ne signifie pas systématiquement alignement) aux communistes, plus précisément, aux marxistes-léninistes, mais aussi aux forces patriotiques et progressistes de ces pays.

    Nous, militants franchement communistes, vivons en France, pays capitaliste, donc dans l’UE, bloc impérialiste, et nous agissons pour une République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme-communisme. Nous devons donc combattre Trump et l’impérialisme US, dont les deux versants, « mondialiste » (sic) et « isolationniste » (sic) ne sont pas moins dangereux pour la paix et la souveraineté des peuples, à commencer par celle des peuples cubain, vénézuélien et palestinien ; mais nous ne devons pas moins fortement combattre la bannière étoilée de l’Europe allemande (fût-ce à travers le slogan mielleux de l’ « Europe sociale » et de la « défense européenne pour sauver nos valeurs »). Il nous faut exiger la sortie par la gauche de la France de l’euro, de l’UE (Frexit progressiste) et de l’OTAN, sans cesser de dénoncer les ingérences et prédations de l’impérialisme français en Libye, en Afrique subsaharienne et au Proche-Orient. Aucune faiblesse non plus, faut-il le dire, à l’égard du chauvinisme et de la xénophobie euro-compatible de la dynastie Le Pen****. Bien entendu, nous ne cesserons pas de tendre la main aux communistes allemands*****, ainsi qu’à nos courageux camarades « rouges » des Etats-Unis d’Amérique, où un vent progressiste nouveau s’est levé, notamment dans la jeunesse, à l’occasion des primaires démocrates.

    C’est sur cette ligne à la fois patriotique, internationaliste et anti-impérialiste que milite le PRCF, qui diffuse présentement aux entreprises du pays son programme 100% anti-UE, 100% anti-OTAN et 100% anticapitaliste. Au-delà des divergences compréhensibles qui peuvent diviser les communistes en période d’élections bourgeoises, comment de véritables révolutionnaires pourraient-ils ne pas s’unir sur cette stratégie léniniste ?

    Georges GASTAUD, Secrétaire national du PRCF

    Antoine MANESSIS, Responsable International du PRCF

     


    *Le social-pacifisme européiste n’est jamais très éloigné d’une exaltation conquérante de l’Empire européen sous l’égide de l’Etat momentanément le plus fort : l’évolution des « Verts » allemands et de leurs vassaux français en est une triste illustration…

    **voir l’actuelle guerre de communiqués entre Trump et le ministre allemand Sigmar Gabriel sur les mérites comparés de Mercedes et des voitures américaines…

    ***c’est cette annexion à l’orbite euro-atlantique qu’a tenté de provoquer l’Euro-Maidan sous influence ouverte de John Kerry. L’aide russe au Donbass et l’annexion de la Crimée ont SUIVI et non précédé l’ingérence occidentale en Ukraine et son recours peu ragoûtant aux néonazis ukrainiens de « Svoboda ».

    ****les récentes déclarations de Marine Le Pen attestent ce que nous avons toujours affirmé : le FN ne veut sortir ni de l’euro, ni de l’UE, ni de l’OTAN. La (non-)sortie de l’euro n’est rien d’autre qu’une monnaie d’échange de second tour entre les LR et le FN. Si Mme Le Pen gagnait la présidentielle, elle aurait besoin des députés LR pour « mettre la France en ordre » (tel est désormais son slogan clairement fascisant), ce qui est sa véritable mission de classe au détriment du mouvement ouvrier. On peut parier qu’alors, elle « suspendrait » toute velléité d’affrontement avec l’UE pour obtenir en échange le soutien de la « droite forte » et des autres éléments ultraréactionnaires qui infestent l’ex-parti « gaulliste ». Le FN pourrait alors devenir officiellement « Rassemblement bleu marine ». Pour le plus grand déshonneur de notre pays, le FN viendrait clore le cycle progressiste ouvert, pas seulement pour la France, par la Révolution française. Cf http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/le-pen-et-le-fn-contre-la-sortie-de-leuro-et-de-lunion-europeenne/

    ***** Que nous ne confondons pas avec le « Grand Européen » Gregor Gysi : ce liquidateur du SED et de la RDA est récemment devenu le président du PGE aux côtés de Pierre Laurent, vice-président de ce parti.

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • #Kommunistiska Partiet : 18e congrès du Parti Communiste de Suède – le PRCF y était, compte rendu ! (IC.fr-19/01/2017)

    Le 18e du parti communiste suédois Kommunistiska Partiet,s’est tenu à Göteborg du 5 au 8 janvier 2017 à Göteborg, dans un quartier populaire.

    Christophe, représentant de la commission du PRCF y a représenté les communistes français. Compte rendu de ce congrès à travers quelques questions d’Initiative Communiste à Christophe.


    IC : Tu peux décrire rapidement le Kommunistiska Partiet (Parti Communiste Suédois) aux lecteurs d’IC ?

    CP : Le parti a été créé en 1970 suite à une scission de « la ligue communiste marxiste léniniste» qui avait à l’époque une orientation plutôt maoïste. Le parti a plusieurs fois changé de nom et a adopté son nom actuel lors de son congrès de 2005. C’est un parti marxiste-léniniste dont la ligne est très proche du PRCF – c’est ce qui ressort clairement de la teneur des débats des deux premiers jours de congrès. Il est présidé depuis 2014 par Robert Mathiasson.

    Le Kommnistika Partiet rassemble plus de 3000 membres, et ils disposent de plusieurs permanents. Il publie un journal hebdomadaire, le Proletären, vendu 20 couronnes (environ 2 e) et diffusé à 3000 exemplaires
    (2000 abonnés).

    Les délégué(e)s à ce 18e  congrès font la preuve d’un parti bien implanté dans la jeunesse, et comptant dans ses rangs de nombreux ouvriers. Ce qui n’empêche pas les camarades suédois de vouloir augmenter la participation des ouvriers, des femmes et des jeunes.

    IC : Quels ont été les principaux points de discussion au programme du congrès ?

    CP : Parmi les sujets de discussion au cours du congrès :

    • la journée de six heures/semaine de quatre jours;
    •  la question du logement;
    • la lutte contre l’adhésion à l’OTAN;
    • le lancement d’une campagne de « svexit » ;
    • le soutien à la grève en cours des dockers de Göteborg (le secrétaire général du
      syndicat des dockers, membre de la FSM, a fait une déclaration au congrès).

    Quelles délégations étrangères étaient présentes et as tu pu rencontrer ?

    Parmi les invités  :

    • Un dirigeant du PC danois, également un journaliste du Dagbladet Arbejderen (Quotidien du travailleurs)
    • Doug Nicholls représentant du Workers Party of Britain et du mouvement « syndicalistes contre l’UE », l’un des leaders du Brexit de gauche
    • L’ambassadrice de Cuba en Suède, l’ambassadrice du Venezuela en Suède. l’ambassadeur du Laos en Suède, l’ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée
    • Un dirigeant du Parti Communiste Philippin
    • Un dirigeant du Front populaire de libération du Sri Lanka (JYP)
    • un représentant du PC syrien en Suède
    • le représentant en Suède des PC salvadorien et hondurien

    Après le discours d’ouverture du secrétaire du parti, Pär Johansson, les invités étrangers ont été accueillis et salués. Les différents ambassadeurs ont fait des déclarations en « séance plénière » au cours des deux premiers jours. Le représentant du PRCF a pu faire au coté des autres délégations internationales une déclaration en ouverture du diné. Doug Nicholls qui a mené au printemps 2016 la campagne pour le Brexit de Gauche en Grande Bretagne a été mis à l’honneur, avec une déclaration en séance plénière, brillante, constituant un véritable coup de poing dans la gueule de l’UE. [NDLR son intervention, traduite sera bientôt publiée par Initiative Communiste).

    Le représentant en Suède du PC syrien a fait une déclaration assez émouvante lors du dîner de jeudi soir (déclaration en suédois, traduite en anglais par un camarade suédois). Il y a expliqué avoir quitté la Syrie au début des années 90 à cause des persécutions dont lui et sa famille étaient victimes. Il était enseignant et tous les fonctionnaires devaient être membres du parti Baas; les familles de militants communistes étaient mises à l’index (pas d’accès aux postes de fonctionnaires, etc.). Il n’a donc clairement pas présenté la Syrie comme un paradis sur le plan des libertés politiques. Il a néanmoins rappelé/souligné que son pays est (était) un état véritablement laïc, avec accès à la santé et à l’éducation gratuitement pour tous, sans grande pauvreté et égalité de traitement pour les femmes. Il a rappelé la position du PC syrien de soutien à Bashar, car il ne peut y avoir de démocratie sans paix et que c’est aux Syriens et à eux seuls de régler leurs problèmes (après la mise en échec de l’intervention étrangère).


    Le message du PRCF au 18e congrès du PC Suèdois :

    Chers camarades,
    Permettez-moi de vous remercier pour votre chaleureux accueil et vous transmettre le fraternel salut des communistes de France, des militants du Pôle de Renaissance Communiste en France à l’occasion de votre 18e congrès.
    Vous le savez le PRCF travaille à la renaissance du Parti Communiste en France et à la constitution d’un vaste Front Antifasciste Populaire Patriotique et Écologique. Ces deux objectifs loin d’être contradictoires sont complémentaires, ces deux objectifs sont en synergie pour permettre une alternative progressiste dans notre pays. Inspirée des principes du VIIe congrès de l’Internationale communiste notre stratégie vise à permettre à un processus révolutionnaire de vivre dans notre pays sur la base des 4 sorties : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. Là encore les objectifs d’émancipation sociale et de souveraineté nationale-populaire se soutiennent mutuellement et permettent d’isoler le grand capital monopoliste et supranational. Bien entendu d’autres tâches s’ouvrent à nous. Nous devons lutter contre les menaces de guerre que l’impérialisme en crise fait peser sur tous les pays. La lutte pour la paix et donc pour la sortie de l’OTAN belliciste est prioritaire. Nous devons lutter contre la criminalisation du communisme et de l’action syndicale de classe. Car cette criminalisation cache une véritable fascisation de nos pays, des attaques toujours plus violentes contre nos conquêtes sociales et les libertés démocratiques afin d’imposer les politiques anti-populaires des bourgeoisies de nos pays. Chez nous des élections présidentielles auront lieu dans 5 mois. Le PRCF a décidé d’y participer à sa façon : en diffusant à 100 000 exemplaires un tract reprenant ses grands axes programmatiques devant les entreprises, sur les marchés populaires, à l’université. . . en mettant donc en avant nos propres positions. Et en apportant un soutien critique à JL Mélenchon avec lequel nous avons des convergences, mais aussi des divergences que nous exprimons publiquement. Soutien critique qui a pour but de préserver un espace politique de gauche qui puisse servir de relai aux luttes sociales. Car les élections bourgeoises ne doivent pas faire oublier que les luttes sociales restent le lieu principal de l’affrontement de classe. Enfin, chers camarades, nous allons, comme tous les communistes du monde, célébrer le centenaire de la Révolution d’octobre 1917. Car le léninisme n’est pas seulement une page d’histoire, mais une pensée qui nous permet aujourd’hui de construire un avenir de paix, de démocratie, de progrès social c’est-à-dire le socialisme. J’ai donc le plaisir de vous transmettre une invitation à l’occasion du meeting que nous organisons à cette occasion le 4 novembre 2017 à Paris. Nous comptons sur votre présence,Renforçons les liens qui unissent les communistes d’ et du monde.

    Renforçons nos échanges, partageons nos expériences, affirmons ensemble nos positions de
    classe, forgeons l’internationalisme prolétarien du XXIe siècle dans le respect de l’indépendance de chaque parti communiste.

    VIVE LE CENTENAIRE D’OCTOBRE!

    VIVE LE COMMUNISME!

     

     source: initiative-communiste.fr

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