• Billet Rouge-Pour contrer efficacement Macron aux législatives .(IC.fr-31/05/2017)

    Après l’excellent score obtenu par Mélenchon au premier tour de la présidentielle, on pouvait espérer que tous les progressistes feraient le nécessaire pour amplifier la dynamique aux . Force est de constater que globalement,  les choses ne vont guère dans ce sens présentement.

    Côté direction du PCF, Pierre Laurent continue de cultiver la confusion en mettant sur le même plan les candidats de la  France insoumise, ceux du Ps pro-Hamon et ceux. .. de son propre parti (cf ses déclarations du 30 mai sur France-Info dans l’émission d’Apathie). L’important est selon lui de faire en sorte que « la gauche », quelle qu’elle soit, accède au second tour. Et par avance, Laurent appelle à retirer ce candidat au profit du candidat si le candidat FN semble éligible…
    Tout cela disqualifie la direction du PCF pour se présenter en chevalier rouge de la gauche populaire : ses dirigeants restent incapables de proposer une alternative franchement anticapitaliste et anti-UE au bloc euro-patronal en gestation des LR-EM-PS.

    Ce comportement opportuniste excuse-t-il pour autant la manière dont la direction de la France insoumise affiche ces derniers temps une attitude contre-productive et non dénuée de brutalité dans la conduite de sa campagne ? Sur le fond on aimerait entendre davantage de critique à l’encontre de L’UE, qui dicte de A à Z la feuille de route de Macron, et moins de références à Mitterrand, qui a rabattu la gauche vers la funeste « construction européenne »…

    Pour leur part, les militants du PRCF n’en étudient qu’avec plus de sérieux, circonscription par circonscription, les candidatures respectives du PCF et de la FI. Nos organisations locales se déterminent à partir des critères nationaux suivants :
    1) le candidat accepte-t-il d’ouvrir un large debat public sur la phrase de JLM « l’Europe de Merkel, on la change ou on la quitte »?
    2) le candidat s’engage-t-il à maintenir sa candidature au second tour face à un candidat soutenu par Macron ou se retirera-t-il alors en faveur du « marcheur » sous prétexte de pseudo-barrage antifasciste?
    3) le candidat accepte-t-il le débat politique avec le PRCF en renonçant à toute forme d hégémonie ?

    Car pour mobiliser pleinement le potentiel politique de la candidature JLM à la présidentielle et porter au parlement une forte opposition populaire, il faut conjuguer la clarté politique sur l’Europe, l’ouverture vers les forces franchement progressistes et forclore toute attitude dominatrice. Toute autre manière de faire serait irresponsable envers la vraie gauche et envers le mouvement ouvrier, qu’attendent des épreuves très difficiles.

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  • Ajoutée le 30 mai 2017

    Le mardi 30 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur les élections législatives. Il a regretté que, dans cette campagne, les débats de fond ne puissent être traités. Il a en particulier évoqué l'augmentation de la CSG prévue par Emmanuel Macron, qui va ponctionner 20 milliards d'euros dans les poches des Français. Jean-Luc Mélenchon a également décrit le « système poutinien » qui s'articule autour du nouveau président de la République, avec la présence de nombreux oligarques issus des lobbies installés dans les cabinets ministériels.

    Notre dossier de presse : https://lafranceinsoumise.fr/app/uplo...

    source: youtube.com

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  • 1ère circonscription du Finistère (Quimper/Briec/Fouesnant): le collectif STOP TAFTA-CETA interpelle les candidat-e-s (LT 29/05/2017)

    Pour le Collectif Stop Tafta-Ceta Quimper Cornouaille, Henri Guillou interpelle des candidats aux législatives sur le Ceta, accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, « qui pourrait entrer en vigueur d'ici quelques jours de façon provisoire suite à la ratification le 17 mai de ce traité par le Canada ». Le collectif appelle le Président de la République à interrompre le processus. « M. Macron s'est engagé à créer une commission d'experts chargée d'évaluer dans les trois mois les impacts sanitaires, environnementaux et climatiques du Ceta. Or pour être jugée crédible et pertinente, la création de cette commission et les décisions qui en résulteront doivent intervenir avant l'entrée en application provisoire de l'accord », écrit Henri Guillou. De ce fait, il est urgent que le Président de la République demande à l'Union Européenne de revenir sur l'application provisoire du CETA le 1e r juillet, voire le 1e r juin... ». Le collectif a appelé les candidats aux législatives (Mmes Le Meur, Levry-Gérard, Harvinder, Rainero et MM. Urvoas, Bigorgne, Brun, Rose) à se prononcer sur le dossier.

    source: letelegramme.fr

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  • Dans la 14e circonscription du , les travailleurs peuvent compter sur une candidate pour les représenter : , l’actuelle maire de Vénissieux (). Pour les défendre du Macroniste Blein, alors que le PS Gérard Colomb – maire de Lyon – a tombé le masque en ralliant de manière totalement ouverte la droite et le gouvernement du jupéiste Edouard Philippe sous les ordres du banquier Macron.

    Michèle Picard a accordé un long vidéo aux militants communistes du , pour Initiative Communiste.

    L’entretien en vidéo

    Abonnez vous à la chaine Youtube du PRCF : youtube.com/c/Initiative-communisteFR

    L’état des forces en présence dans la 14e circonscription du Rhône.

    Rappelons que dans cette circonscription où Jean-Luc Mélenchon a réalisé un score spectaculaire au premier tour de la présidentielle : en pourcentage des inscrits

      • Mélenchon 20,19%
      • Macron 14,71%
      • Fillon 7,95%
      • Le Pen 14,17%
      • Hamon 4,54%

    Dès le 10 mai, le groupe local de la France Insoumise dans la 14e circonscription décidait majoritairement de ne pas présenter de candidat face à Michèle Picard. Et le 17 mai, les  militants France Insoumise de Vénissieux, Feyzin, Saint-Fons, Saint-Priest et Solaize se réunissaient pour confirmer la décision. Làs, de façon totalement incompréhensible et irresponsable, la direction de la France Insoumise de JL Mélenchon annonçait maintenir un candidat ! un scandale pour les militants locaux qui passe très mal et démontre que la porte aujourd’hui ouverte à Macron ne l’est pas exclusivement par la direction du PCF, mais que les dirigeants de la France Insoumise devront également faire face à leurs responsabilités.

    Le 10 mai France Insoumise Vénissieux a décidé majoritairement de ne pas présenter de candidats dans la 14e circonscription pour ne pas entamer les chances de la gauche représentée par Michèle Picard de l’emporter. Les militants France Insoumise de Vénissieux, Feyzin, Saint-Fons, Saint-Priest et Solaize étaient de nouveau réunis, le 17 mai en soirée, pour arrêter leur décision définitive.

    Les militants de la France Insoumise expliquent dans la presse :  » « La candidate communiste et maire de Vénissieux, Michèle Picard, était la mieux placée pour représenter la gauche, soulignent-ils. Nous ne voulons pas prendre le risque d’un second tour qui opposerait le FN à Yves Blein, l’ex-PS converti au macronisme. Malgré tout, le bureau national de la France insoumise a décidé d’imposer un candidat. Nous ne reconnaissons pas sa légitimité. »

    Gérard Médioni, qui était jusqu’à présent coordonnateur du mouvement sur la circonscription, a annoncé qu’il se désengageait.

    A l’évidence, le choix des travailleurs, dans la 14e ne sera pas des plus difficiles, le bulletin de vote Michèle Picard s’imposant même pour les militants de la France Insoumise.

    Revue de Presse : la campagne dans la 14e du Rhône vue par l’Humanité

    Rhône. Avec Michèle Picard, « la gauche efficace » de retour à l’Assemblée ?

    Grégory Marin
    Vendredi, 26 Mai, 2017
    L’Humanité

    Sur le marché de Saint-Fons (Rhône), la candidate communiste Michèle Picard, au centre, souhaite convaincre les électeurs qu’élue députée, elle « incarnera une gauche de combat et d’action ». Emmanuel Foudrot

    Sur le marché de Saint-Fons (Rhône), la candidate communiste Michèle Picard, au centre, souhaite convaincre les électeurs qu’élue députée, elle « incarnera une gauche de combat et d’action ». Emmanuel Foudrot

    La candidate communiste s’appuie sur son bilan de maire de Vénissieux, la plus grande ville de la 14e circonscription du Rhône, pour tenter de la reprendre au député PS sortant, désormais REM, sur fond de recomposition à gauche.

    «Ne nous occupons pas des autres candidats, faisons la meilleure campagne possible ! » Ce conseil, la candidate communiste à l’élection législative dans la 14e circonscription du Rhône (1), Michèle Picard, le délivre plusieurs fois par jour à ses soutiens. Il faut dire qu’ici, le contexte national de recomposition politique embrouille la situation : 17 candidats, dont le sortant PS, Yves Blein, qui se représente pour la République en marche (REM), soutenu par un candidat PS de Vénissieux qui a renoncé à se présenter, Lotfi Ben Khelifa, contre un PS « officiel » mais hamoniste, Adrien Drioli… À droite, il y a aussi concurrence, entre un candidat UDI soutenu par « les Républicains », Maurice Iacovella, celui de Debout la France, Franck Muller, ou le FN Damien Monchau.

    Le risque majeur qui guette la gauche

    Dans cette circonscription ancrée à gauche depuis des décennies (2), peu de risque que le danger vienne de là. Même si le redécoupage de 2010 y a inclus une bonne partie de Saint-Priest, traditionnellement à droite (« ce qui peut jouer pour Macron », soupire-t-on au PCF), et que les deux plus petites communes de la circonscription, Solaize et Corbas, qui cumulent 7 300 électeurs, ont placé respectivement François Fillon et Marine Le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle. Dans toutes les autres, Saint-Priest comprise, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête (30,07 %, soit 16 156 voix sur les 55 420 électeurs). Reste que, dans un contexte national démobilisateur, et une situation locale délicate, il faut réunir 12,5 % des inscrits sur son nom pour être au second tour…

    Le risque majeur qui guette la gauche réside dans ses propres divisions. Face à la maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, un autre Vénissian, Benjamin Nivard, se présente pour la France insoumise… contre l’avis du collectif local. Ce dernier a pourtant voté, choisissant, « à 70 % », selon un de ses membres qui parle sous couvert d’anonymat, de ne pas présenter de candidat FI, sans pour autant « envisager d’alliance avec le Parti communiste », précisait Gérard Médioni, le responsable local du mouvement, dans le Progrès du 12 mai. Selon un communiqué du collectif, évoquant le risque d’un « second tour qui opposerait le FN à Yves Blein, l’ex-PS converti au macronisme », la candidate communiste était « la mieux placée pour représenter la gauche ». Le comité national de la France insoumise avait alors décidé d’imposer un candidat, dont les partisans d’un retrait de la FI contestent la légitimité. Une bonne partie d’entre eux « fera campagne avec nous », assure, tranquille, Michèle Picard. Peu importe, « les assemblées locales ne donnent qu’un avis consultatif », tranchait Benjamin Nivard, fustigeant les « alliances qui ne mènent à rien » dans le Progrès. « C’est quoi ce bazar à gauche ? », questionne Lucienne, sur le marché du mardi matin de Saint-Fons, ville dirigée par la droite depuis 2014. « Profondément communiste », elle a « déjà signé » pour le comité de soutien de Michèle Picard. Un engagement « viscéral », mais « réfléchi » : elle a déjà fait ses preuves, peut « incarner une gauche de combat et d’action » à l’Assemblée nationale… La France insoumise ? « Comme le PS, ils m’ont déçu… » Elle veut néanmoins, comme de nombreux autres le laissaient entendre, transformer l’essai de la présidentielle, avec le meilleur bulletin. « Vous avez soutenu Mélenchon ? », demande cette dame voilée. « Oui », répond ce militant en tendant son tract. « C’est la gauche, alors… », dit la dame en le prenant. « La vraie gauche, efficace », conclut tout sourire la candidate.

    « Pour l’accès à la culture, aux sports, à la démocratie de proximité… »

    « Mais vous êtes qui ? », interroge la dame. « La maire de Vénissieux. » « Ah oui ! C’est bien. Rien à dire, Vénissieux c’est bien. » Cette interpellation, fréquente, n’a rien d’un détail : pour clarifier la situation, il suffit parfois de rappeler le bilan dans sa ville. « On nous dit “vous faites trop de social”, explique Michèle Picard. Mais c’est quoi le social ? Pour moi c’est global : l’accès à la culture, aux sports, à la démocratie de proximité… » Et de pointer la proposition « démagogique » d’Emmanuel Macron de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. « “On va nous le prendre ailleurs”, disent les gens. Si on veut qu’ils ne s’opposent pas à payer des impôts, encore faut-il qu’ils soient bien utilisés. À Vénissieux, on a par exemple le plein tarif de cantine le plus bas de l’agglomération. C’est du social pour tous », insiste-t-elle, faisant allusion aux électeurs FN qui accusent les élus de faire « du social “pour eux” », en pointant les Français d’origine étrangère.

    Sur Radio Pluriel, antenne associative « numéro un sur la diversité », installée en contrebas du château de Saint-Priest, la candidate essuyait mardi après-midi les plâtres de l’émission Moi député. L’animateur, Noël, lui demande si elle sera le « porte-drapeau des villes populaires ». « Bien sûr, répond-elle. D’ailleurs, ça irait mieux si, à l’Assemblée nationale, des ouvriers, des employés, des instituteurs, etc., portaient les aspirations du peuple. » Dans sa ville, elle est connue pour prendre « des arrêtés anti-expulsions, se battre aux côtés des gens » les plus modestes, souligne un autre animateur, Mohand. « Continuerez-vous ce travail à l’Assemblée ? » « Les élus communistes ont porté des lois en ce sens, rappelle Michèle Picard, et il faut encore batailler pour faire respecter les droits fondamentaux qui sont inscrits dans la Constitution : logement, éducation, santé, emploi… Il y a de la place pour une gauche exigeante dans ce pays. »

    Outre une loi sur l’encadrement des réseaux sociaux pour assurer la protection des mineurs sur Internet, ce « formidable outil de construction qui peut amener au pire », et la bataille sur le fret, « ferroviaire avec le contournement sud, mais aussi fluvial, car Blein ne s’en est jamais occupé », ce sont surtout ces droits fondamentaux que la future « députée de combat et d’action » veut porter. C’est ce qu’elle rappelle lors des réunions publiques ou des réunions d’appartements, comme mardi dernier, chez Marie-Claude, qui avait réuni ses voisins. Les participants s’arment en feuilles d’inscription au comité de soutien, en dépliants thématiques où se détachent en grosses lettres les priorités : « Droit au logement et dignité pour tous ; services publics pour tous ; emploi-formation-insertion, pour les droits des salariés… » Posant avec son suppléant, le syndicaliste de chez Bosch Vénissieux, Kamal Ahamada, la candidate communiste détaille non seulement la philosophie de son projet, mais également des « pistes d’action » qui seront ramassées en un document unique, sans doute disponible pour la dernière grande réunion publique à Vénissieux, le 8 juin. « Dans le contexte national, ces luttes revêtent une importance capitale. » Une participante acquiesce : « Ce gouvernement n’est ni pour les salariés, ni pour les collectivités, ni pour les gens en général. Si personne ne nous protège, que va-t-on devenir ? »

    source: initiative-communiste.fr

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  • Lancée vendredi, la grève des routiers chauffeurs de transport de matières dangereuses se poursuit et se renforce ce lundi, à l’appel de la CGT. Alors que la Commission Européenne impose une nouvelle directive de libéralisation du transport routier, les conducteurs de camions citernes luttent pour la reconnaissance des «spécificités» propres aux matières dangereuses, dans leur convention collective du transport routier.

    Grève massive : plus de 70% des chauffeurs en grève

    La CGT indique que 70% des chauffeurs sont en grève. La raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) et le dépôt de la Rochelle sont bloqués ce lundi et au moins 8 barrages filtrants sont en place devant d’autres dépôts de la région parisienne. L’important dépôt de Donges en Loire Atlantique avait été bloqué samedi.

    Fabrice Michaud de la CGT transport confirme que contrairement aux annonces rassurantes du gouvernement et du patronat, 70 à 80% » des stations-service sont « en risque de rupture de stock ». Ces dernières n’ont en effet qu’une autonomie maximale de trois jours et faute d’approvisionnement, dès mardi de nombreuses pourraient se retrouver à sec.

    Un tiers des stations Total en rupture totale ou partielle de carburant en Ile de France

    Ce lundi, d’après les chiffres communiqués par Total, un tiers des stations Total était en rutpure totale de carburant. Le gouvernement via le préfet de police a dépêché ses forces de répressions pour faire pression sur les manifestants faisant valoir leurs revendications légitimes aux abords des dépôts pétroliers, notamment en informant les chauffeurs routiers pour qu’ils rejoignent le mouvement.

    Si la préfecture de police prétend qu’il n’y a pas de rupture et qu’il n’y a pas de risque de rupture, on se demande donc pourquoi elle recommande aux automobilistes de ne pas anticiper leurs pleins…

    La CGT revendique une durée journalière maximum de travail de 10h un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois. Depuis le 10 mai la CGT n’a eu aucune réponse à ses revendications de la part du patronat.

    L’attaque contre la durée légale du travail, les salaires et conditions de travail impulsée par le patronat avec le soutien actif de l’Union Européenne ne concerne à l’évidence pas que les chauffeurs routiers. Cette mobilisation pourrait bien faire tache d’huile alors que Macron est en train de préparer – profitant d’une étonnante et inquiétante passivité des états-majors syndicaux – une grande offensive estivale pour faire sauter ce qui reste du code du travail et exposer l’ensemble des salariés à la précarité, et soumettre chaque salaire à l’euro dumping social

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    source: initiative-communiste.fr

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  • 1ère circonscription du Finistère (Quimper/Briec/Fouesnant):les Insoumis donnent de la voix (LT 29/05/2017)Jugdeep Harvinder, mercredi, en Pays Glazik, avec Benjamin Toutant : « C'est de la pression, une responsabilité, cette campagne, même si les décisions importantes sont prises lors des assemblées générales hebdomadaires du groupe de citoyens ».

    Les candidats de la France Insoumise, Jugdeep Harvinder et Benjamin Toutant, mènent une campagne « à la guadeloupéenne » dans la circonscription. Sonore, au contact, sous des arbres à palabres. Illustration en Pays glazik. C'est le 5e volet de notre série dans les pas de candidats aux législatives.

    « Allez Jugdeep, sois joyeuse, combative, insoumise », s'exclame Pascal Petit, le directeur de campagne de la candidate de la France insoumise dans la circonscription de Quimper-Fouesnant-Briec, où Mélenchon a fait 18 % en avril. Place centrale de Langolen, mercredi, en fin d'après-midi. Soleil de plomb. Une douzaine de militants insoumis se dispersent pour une opération de porte-à-porte. Jugdeep Harvinder (25 ans) grimpe dans une remorque pour aider son suppléant Benjamin Toutant (36 ans) à caler le groupe électrogène qui va alimenter la sono. Elle se saisit bientôt du micro. C'est parti pour un tour du bourg, où Marine Le Pen est arrivée deuxième, le 23 avril, au premier tour de l'élection présidentielle, huit voix devant Jean-Luc Mélenchon. « Citoyennes, citoyens, pour l'interdiction du cumul des mandats, pour le droit de révoquer un élu en cours de mandat par référendum, venez rencontrer vos candidats de la France Insoumise, dans un quart d'heure, autour d'un verre, place de la Mairie », clame-t-elle. À tour de rôle, les deux prétendants diffusent, chemin faisant, les grandes lignes du programme « L'avenir en commun ». « Défense de l'emploi par le protectionnisme solidaire et réduction du temps de travail, transition écologique avec la sortie du nucléaire et 100 % d'énergies renouvelables, agriculture biologique et fin de maltraitance animale », égrènent-ils.

    De Langolen à Landudal

    Une jardinière lève le nez de son rang potager. Trois Langolinois restent cois sous un arbre alors que Jugdeep Harvinder promet « une hausse du Smic de 175 € nets, la hausse du minimum vieillesse de 200 € par mois et de l'allocation handicap au niveau du Smic ». La caravane pénètre dans un lotissement sous les regards ébahis de trois garçons. « Pour une cantine biologique et gratuite, des professeurs supplémentaires à l'école et des soignants de plus dans les hôpitaux », promeut la candidate au micro sur un fond musical martial.

     

    À Langolen, des « gens accueillants » sur le seuil des maisons mais pas un pour siroter un cidre ou un jus de pomme sous le grand arbre. Depuis la terrasse d'un café voisin, trois clients observent d'un oeil distant la caravane insoumise alors qu'elle file vers Landudal, où Mélenchon a engrangé 19 voix de plus que Le Pen le 23 avril. Ici, la jeune insoumise en campagne délaisse la harangue pour le contact. « La politique, c'est un peu une nébuleuse, il est temps de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière », lui glisse, désabusé, un retraité de l'agroalimentaire. « Comptez sur nous. Je suis novice en politique, je fais partie des 6 % de candidats insoumis qui sont étudiants et je viens de la société civile avec une expérience syndicale », décrit Jugdeep Harvinder.

    « Vous aurez ma voix

    À quelques longueurs d'ondes, la sono évoque « les soins remboursés à 100 % par la Sécurité sociale » ou « la retraite à 60 ans avec 40 annuités ». « Si on rémunère de la même façon les femmes et les hommes, on arrive à payer les retraites », insiste la candidate. L'homme se dit excédé par « cette Europe qui veut tout imposer, comme madame et plus mademoiselle ». « Nous sommes pour une Europe des peuples et la sortie des traités européens », certifie-t-elle. Un marcheur approche, chienne en laisse. « Je suis passé par le PS, le PC puis la France Insoumise. Je ne m'attendais pas à vous rencontrer ici », se réjouit ce sympathisant. Un Landudalais sort d'une réunion publique du socialiste Jean-Jacques Urvoas. « Vous aurez ma voix », promet-il, au milieu de la rue, entre le bistrot et l'église. D'autres soutiens s'affichent. « Nous en sommes à 70 contacts mail », note Pascal Petit. Ça palabre. Benjamin Toutant et Jugdeep Harvinder promettent une « politique écologique et sociale et, ici, une position sur les langues régionales ». « Il ne faut pas être désenchanté, les réponses existent en dehors de l'austérité », entrevoient-ils. Les jours heureux...

    Bruno SALAUN

    source: letelegramme.fr

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  • Le directeur retraité de bureau de poste, 60 ans, fait campagne avec sa suppléante, la communiste Martine Le Nozerh.

    Roland Jaouen est le candidat de la France insoumise dans la 7e circonscription Douarnenez-Pont-l'Abbé-Cap-Sizun.

    Âgé de 60 ans, le directeur retraité de bureau de poste, conseiller municipal à Plonéour-Lanvern, a, comme suppléante, Martine Le Nozerh, retraitée plozévétienne de 64 ans, qui a notamment travaillé comme intérimaire dans l'agroalimentaire et les conserveries.

    Collectif Citoyens debout !

    Tous deux se connaissent bien : ils ont déjà été associés lors des élections départementales de 2015, année où le Plonéouriste a aussi été candidat aux régionales sur la liste du Front de gauche.

    Leurs deux étiquettes (lui de la France insoumise, elle du Parti communiste français) traduisent l'accord du collectif Initiatives citoyennes à gauche pour Douarnenez avec Ensemble !, le PCF et le Front de gauche, « ainsi qu'un large rassemblement de citoyens engagés dans le milieu associatif, tous réunis dans le collectif Citoyens debout ! »

    Au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat Jean-Luc Mélenchon a recueilli 20,35 % des voix de la 7e circonscription, 2e derrière Emmanuel Macron (29,73 %) et devant François Fillon (Les Républicains, 17,75 %) ou Marine Le Pen (Front national, 13,87 %).

    Se présentant « comme le seul opposant au nouveau Président », le binôme espère bien capitaliser sur cet excellent résultat et égrène trois urgences : « Démocratique, sociale et écologique. »

    Pour enrayer l'abstention, il prône « la Constituante de la VIe République ». Autres leitmotivs : « Combattre l'oligarchie, abroger la loi El Khomri, augmenter salaires et retraites, développer les énergies renouvelables (marines, par exemple, dans la baie d'Audierne) et défendre les services publics de proximité. »

    Gaël Hautemulle

    Ouest-France 29/05/2017

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  • Après un débat aux Halles, les participants ont lancé en début d'après-midi une marche dans les rues de la ville.

    À l'appel du Mouvement de la Paix, une action a eu lieu, hier, à Carhaix contre les manoeuvres militaires de l'Otan prévues début juin en Bretagne. Les personnes mobilisées réclament une politique de paix.

    « La France hors de l'Otan », « L'Otan sème la guerre, les peuples récoltent le terrorisme », « Non à l'Otan, pour une Europe pacifique », « Stop les guerres ». C'est avec ces slogans écrits sur des pancartes et parfois même criés avec énergie qu'une soixantaine de personnes a défilé, hier après-midi, dans les rues de la ville. C'était le point d'orgue d'un rassemblement organisé à l'appel du Mouvement de la Paix à quelques jours des manoeuvres militaires programmées par l'Otan en Bretagne. En fin de matinée, 70 personnes étaient présentes aux Halles. Essentiellement des militants pour qui il est urgent de changer de politique en la matière.

    Un « énorme gaspillage »

    Peu avant 12 h, Roland Nivet, porte-parole du Mouvement de la Paix, a lancé un débat citoyen sur le sujet. Pour lui, pas de doute, ces exercices militaires constituent un « énorme gaspillage ». « Le programme Rafale a déjà coûté 45 milliards d'euros à la France, un avion, c'est 150 millions d'euros et une heure de vol, 40.000 €. On nous dit qu'il va y avoir 1.500 heures de vol lors de ces manoeuvres. Avec tout cet argent, on aurait pu faire bien autre chose notamment pour aider un Centre-Bretagne délaissé ». Réunis en cercle, les participants au débat, dont les deux candidats aux élections législatives Nathanaël Legeard (Europe Écologie Les Verts) et Jean-Michel Lucas (La France Insoumise), sont convaincus. Tous dénoncent une politique de guerre et réclament une politique et même un ministère de la Paix. Selon eux, cela passe par une sortie de la France de l'Otan et sa dissolution. Puis, par une diminution des dépenses d'armement, la signature d'un traité d'interdiction des armes nucléaires ainsi qu'une vraie volonté de régler les conflits au Moyen-Orient et les disparités Nord-Sud. Les militants seront de nouveau mobilisés durant les manoeuvres bretonnes programmées du 6 au 6 juin.
     
     
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