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    C’est avec un sentiment d’accablement que mes camarades et moi-même venons d’apprendre le décès prématuré et inattendu du très fin et très combatif philosophe italien, Domenico LOSURDO.

    Cette figure de proue de la pensée communiste, cet historien matérialiste des idées, de stature nationale et internationale, a refusé de « fuir l’histoire », de prendre la file avantageuse des renégats du communisme, des ralliés de l’antisoviétisme de confort (cette juste expression est d’Annie Lacroix-Riz) et des croisés de la sinophobie et de la russophobie dominantes ; Doménico n’a pas voulu faire carrière en cédant à cette « auto-phobie communiste » à la mode et à cette euro-béatitude courtoise et de bon ton qui permirent à tant de « marxistes » repentis de montrer patte rose pour monnayer une reconnaissance professionnelle aussi facile que médiocre et d’avance privée de postérité.  

    Losurdo a également refusé le néolibéralisme postmoderne et post-national, il a pointé l’élan historique du grand peuple chinois et a ravivé la dialectique indestructible du combat de classe et de la reconquête des souverainetés nationales.

    J’avais avec lui d’ardentes et fraternelles discussions sur la question de l’Etat et de son nécessaire dépérissement (aux antipodes de l’hypocrite « moins d’Etat ! » libertarien), mais son positionnement sur ce sujet s’explique principalement par une saine réaction contre le déni révisionniste du matérialisme historique, du réalisme révolutionnaire et contre la régression de tant de « marxistes de la chaire » vers les facilités de l’utopisme et de l’idéalisme.

    Il n’est pas temps encore de dresser le bilan de cet infatigable laboureur rationaliste de l’histoire de la pensée, dont les travaux démentent irréfutablement tous ceux qui repeignent le libéralisme aux couleurs de l’universalisme ou qui parent la pensée de Nietzsche de très douteuses résonances progressistes.

    Alors que disparaît Doménico, qu’il me soit permis d’associer à sa mémoire d’autres grands militants et penseurs que j’eus l’honneur de croiser à ses côtés, aux Rencontres internationales de Serpa naguère organisées dans l’Alentejo rouge par feu mon ami Miguel Urbano, secondé notamment par Henri Alleg. Je pense à Jean Salem et à Georges Labica, trop tôt disparus eux aussi, et dont il faut assidument réétudier l’œuvre critique.

    L’histoire rattrapera tôt ou tard ceux qui crurent la fuir à la faveur d’une époque de contre-révolution, de néo-thermidorisme et de « repentance » capitularde travestie en « autocritique ».

    Mais dans l’héritage vif de l’émancipation humaine repartant à l’assaut du ciel, ton œuvre figurera au premier rang, compagno Doménico !

    Georges GASTAUD

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • A Paris, 2 900 personnes seulement se sont rassemblées pour manifester jeudi 28 juin, selon la préfecture de police.

    La colère des travailleurs gonfle en France. Ce 28 juin, pour la première fois depuis l’arrivée à l’Élysée de Macron, la confédération FO a décidé de rejoindre la CGT pour organiser 130 actions, manifestations, rassemblement dans toute la France. Une manière de prendre date pour la suite et qui tourne la page d’un an de remous alors que le leader de FO, encarté au PS, avait de fait apporté son soutien à la politique de Macron, contre l’avis d’une large majorité des syndicalistes de sa centrale, comme l’a démontré au printemps le congrès de FO qui a chassé Mailly sous les hués. Cependant, le mouvement social, le tous ensemble et en même temps en aura largement pati de l’automne 2017 au printemps 2018. Mais du mouvement des étudiants à la grève des cheminots en passant par celle des électriciens et gaziers, il y a un puissant mouvement de colère qui se lève dans toute la France. Que ce mouvement social se fédère dans l’action, tous ensemble et en même temps pour briser d’une même main les chaînes de l’Union Européenne qui privatise l’éducation, la santé, la , EDF-GDF etc. pour refuser l’euro-austérité qui écrase les salaires et les pensions, pour défendre la Sécu, pour protéger les diplômes nationaux, les conventions collectives, les statuts et le code du travail, et le rapport des forces s’en trouverait immédiatement modifié à l’avantage des travailleurs. Il ne doit pas y avoir de vacances pour les luttes. C’est bien le message qui était adressé, dans l’unité, dans les manifestations de ce 28 juin partout en France

    : la mobilisation continue. la moitié des travailleurs d’ENGIE (GDF) en grève le 26 juin

    Des taux de grévistes records à ENGIE (ex GDF) menacée de privatisation, des grèves reconductibles qui durent depuis de longues semaines avec occupations de sites dans le réseau de distribution, des actions pour défendre les centrales électriques (Gaz, Charbon, Hydrauliques ou nucléaires…) du service public de l’électricité, des dizaines de milliers d’électriciens et gaziers sont à l’action. Plus de 200 sites sont occupés ou bloqués ou mobilisés à travers la France. La CGT mines energies précise :

    • Les salariés de la distribution de l’électricité (ENEDIS) et du gaz (GRDF), filiales d’EDF et d’ENGIE, occupent plus d’une centaine de sites à l’échelle nationale, revendiquant plus d’emplois, plus de reconnaissance de leurs compétences, de meilleures conditions de travail et de salaire pour pouvoir assurer leurs missions de service public. Ils s’insurgent aussi face à la réforme de l’astreinte que veut imposer la direction.
    • Les salariés de la production d’électricité hydraulique, charbon et nucléaire continuent de se mobiliser pour la défense des barrages, l’arrêt de la fermeture des centrales charbon et nucléaires et surtout pour que l’avenir de la production soit sous maîtrise publique. Des actions ont lieu dans certaines centrales nucléaires et sur des sites hydrauliques comme à Grand’Maison demain (plus grand site de production d’électricité hydraulique de France).
    • Les salariés du Groupe ENGIE sont appelés à une grande journée de mobilisation le 26 juin 2018 pour l’avenir du Gaz en France, quand le choix d’ENGIE est d’abandonner cette énergie. Cette journée fera aussi l’écho à l’annonce du gouvernement de la privatisation totale d’ENGIE.
    • Côté RTE, les salariés se mobilisent contre la fermeture des dispatchings régionaux (sites de pilotage régionaux des lignes électriques). La direction de RTE ayant décidé que tout devait être piloté depuis Paris, peut-être que son PDG désire lui-même actionner les disjoncteurs depuis son bureau à la Défense !

    Du côté de ENGIE, GDF suez, le 26 mai a été une journée d’action historique avec près de 1 salarié sur 2 du service “relation client” en grève (43,2%), un chiffre sans précédent, tandis que l’intersyndicale CGT FO, CGC manifestait devant le siège du groupe à La Défense contre le dumping social et les délocalisations d’activités. 30% des activités ont d’ores et déjà été délocalisées ces dix dernières années dans des pays francophones à bas coût de travail (essentiellement au Maroc mais aussi au Portugal et à l’île Maurice) et l’on atteindra bientôt les 50% avec les nouvelles délocalisations programmées sur ces seuls six derniers mois, indique Gildas Gouvazé, FO, secrétaire du Comité central d’entreprise. Depuis sa privatisation à bas prix, ENGIE, résultat de la prise de contrôle de GDF par le groupe SUEZ, 80% de son activité clientèle à des prestataires extérieurs. Ces derniers, sous la pression du groupe qui leur demande de baisser les coûts de 30 %, délocalisent à tout va dans des pays où les salaires sont beaucoup plus faibles et la durée du travail beaucoup plus importante qu’en France. Résultat: des suppressions d’emplois, des baisses de salaires, mais aucun gain pour l’usager qui voit le service se dégrader tandis que les tarifs et abonnements eux augmentent. Les seuls gagnants ? les actionnaires du groupe qui reçoivent d’énormes dividendes : Engie a réalisé un bénéfice de 1,4 milliard d’euros en 2017 et les dividendes ont augmenté de 7%.

    GDF, le service public privatisé, bradé, démantelé. C’est le résultat de l’Union Européenne.Un contre-exemple qui démontre qu’il faut se battre contre la réforme ferroviaire.
     
    En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, jure que la transformation de l’établissement public Gaz de France en société anonyme n’entraînerait –jamais– sa privatisation. Cette réforme est réalisée pour appliquer les directives européennes du paquet énergie imposant la libéralisation, l’ouverture à la concurrence et la privatisation du secteur de l’énergie.
     
    Deux ans plus tard, une nouvelle promesse prenait le relais : l’État doit obligatoirement garder un tiers du capital pour protéger les actifs. En 2014, cette règle est subrepticement modifiée : l’État ne doit plus détenir 33 % du capital mais 33% du droit de vote, ce qui en réalité minore la part du capital public, puisqu’il existe des droits de vote double. Aujourd’hui, le projet de loi Pacte programme la disparition pure et simple de cette disposition et le gouvernement actuel indique simplement que l’État n’envisage pas de céder ses parts « rapidement ». Entre temps, GDF a été fusionné avec le groupe privé Suez en 2008, puis le groupe GDF Suez est devenu Engie en 2015.
     
    C’est exactement la même chose qui se passe pour la SNCF Aujourd’hui, le régime Macron prétend qu’il peut vendre ses actions dans ENGIE sans perdre le contrôle de ce qui reste du service public du gaz. En effet, il détiendrait des “golden share” ou “action spécifique” qui lui permettrait de controler l’entreprise tout en restant ultra minoritaire au capital. Mais c’est un énorme mensonge. En effet l’Union Européenne et ses traités interdisent les actions spécifiques. Plusieurs arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ont statué que les golden shares sont de nature à dissuader les investissements étrangers dans les sociétés concernées et constituent donc des restrictions à la libre circulation des capitaux prévue par les traités européens.

    Pour la CJUE l’utilisation de l’action spécifique par un État pour bloquer une OPA ne peut donc être justifiée que par des motifs d’ordre public, de sécurité publique ou par des raisons impérieuses d’intérêt général.

     

    Grève des cheminots, la mobilisation continue, appel à la grève les 6 et 7 juillet

    La CGT principal syndicat de la SNCF, majoritaire avec SUD, appelle à continuer la grève les 6 et 7 juillet et durant tout l’été. L’UNSA, second syndicat de l’entreprise, n’appelle pas à cesser la grève mais bien à se tenir prêt à relancer le mouvement. Non la grève n’est pas finie à la SNCF. La mobilisation des cheminots a déjà permis de repousser pour un temps la fermeture de dizaines de lignes de train. Mais tant que la réforme ferroviaire et l’ouverture à la concurrence imposée par l’Union Européenne ne seront pas définitivement écartées, c’est bien ce qui attend le réseau ferroviaire. Elle aura aussi obligé le gouvernement à tomber le masque. Annonçant que les Français devront conserver la dette du ferroviaire, tandis que le régime Macron aux ordres de la Commission Européenne va privatiser les parties les plus rentables de la SNCF. Pour les travailleurs, usagers et cheminots, il faudra payer et trimer dur pour payer la dette, pour les actionnaires et multinationales ce seront les bénéfices avec les augmentations de tarifs programmées. Alors que le régime et ses chiens de garde médiatiques se repaissent du lancement du dépeçage de la SNCF, patrimoine commun de la Nation, de l’autre coté de la Manche, le Royaume Uni est obligé de renationaliser une société de chemin de fer privatisée. Car ce n’est plus un secret, l’ouverture à la concurrence, le morcellement du service public ferroviaire, sa privatisation, cela est inefficace, dangereux et coûteux. Ça ne marche pas, sauf pour remplir les coffres du Capital. La mobilisation doit donc continuer.


    Les militants du PRCF étaient ce jour dans les cortèges interpro et avec les 10 000 cheminots en manifestations partout dans toute la France.

     

    Info lutte n°49, le communiqué de presse de la CGT Cheminots

    28juin-130 actions dans toute la France, pas de vacances pour l’esprit de résistance (IC.fr-29/06/2018)

    Le chiffre du jour

    • 10 000, c’est le nombre de cheminots présents dans les cortèges interprofessionnels de ce jour.

    Au cours de ces 18 premiers préavis, nous avons, ensemble, fait preuve d’un engagement, d’une lucidité et d’un sérieux sans faille.
    La Fédération CGT, consciente de ce que cela représente, redit toutefois que la période estivale doit être placée sous le contrôle des cheminots.

    ÉTÉ 2018 : SOUS SURVEILLANCE

    Le Gouvernement et la direction de l’entreprise ne mesurent pas encore ce qu’ils ont semé. On ne fait pas de réforme régressive contre les salariés sans passer à la caisse tôt ou tard.

    Les cheminots, fer de lance de la contestation sociale depuis près de 3 mois, ont à nouveau pris une place significative dans les cortèges interprofessionnels des manifestations en territoire ce 28 juin.

    Si les cheminots conviennent, à juste titre, que les modalités d’action doivent s’adapter à la période estivale, ils restent cependant convaincus qu’il faut continuer à marteler les exigences portées au cours de ces 18 séquences de grève de 2 jours sur 5.

    La Fédération CGT entend bien être au rendez-vous et appelle d’ores et déjà les cheminots à faire des 06 et 07 juillet prochains une nouvelle séquence de temps forts afin de rappeler au-delà du seul vote de la loi, que bien des pages de l’histoire restent à écrire.

    Après avoir prélevé des jours indus de grève qu’elle doit aujourd’hui rembourser, la direction doit maintenant s’atteler à nous donner l’argent qu’elle nous doit après 3 ans de gel des salaires. La table ronde de négociation salariale, prévue dans la première quinzaine de juillet, doit donc être à la hauteur des attentes.

    Le patronat ferroviaire doit, quant à lui, répondre à l’équation posée par Edouard PHILIPPE lui-même, concernant les garanties sociales des cheminots liées aux contraintes de nos métiers et qui doivent faire l’objet de contreparties.

    Le Gouvernement n’en a pas fini avec la réforme et doit maintenant apporter des éléments concrets sur la reprise partielle de la dette, de même qu’il doit entendre et prendre en compte ce qui doit faire le contenu des décrets et ordonnances à venir.

    La Fédération CGT appelle donc les cheminots à maintenir un bouillonnement revendicatif et à débattre des suites que nous donnerons ensemble et sur le long terme à l’action engagée pour la sauvegarde et le développement du service public ferroviaire en tous points du territoire.

    Notre fierté quotidienne : être VOTRE Fédération CGT,
    NOTRE force commune : être Cheminots !

    En route vers la prochaine séquence de grève des 06 et 07 juillet 2018.

     

    28 juin, une date pour poursuivre l’action :

    On n’est pas là pour faire un chiffre, on est là pour prendre date, souligne Pascal Pavageau, le tout nouveau secrétaire général de FO a qui le congrès confédéral d’avril 2018), a ordonné de construire la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle, y compris par la grève interprofessionnelle et en lien avec toutes les confédérations syndicales.. Les organisations syndicales et de jeunesse à l’origine du mouvement, ont invité les autres syndicats à se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale et envisager les initiatives à prendre.

    Les militants du PRCF étaient mobilisés dans les cortèges ce 28 juin, et mobilisés à la veille des congés d’été pour appeler à poursuivre la lutte, à fédérer toutes les colères, et pour proposer une perspective politique, un programme indispensable pour donner l’espoir aux travailleurs et relancer l’espérance pour la victoire des travailleurs.

     

    28 JUIN En perspective de la rentrée – communiqué de la CGT

    28juin-130 actions dans toute la France, pas de vacances pour l’esprit de résistance (IC.fr-29/06/2018)

    jeudi 28 juin 2018

    Avec plus de 130 initiatives, sous formes diverses, recensées pour l’ensemble des départements – manifestations régionales, grèves et débrayages, pique-niques revendicatifs, distributions de tracts, tenues d’assemblée générale, péages gratuits, etc. – le 28 juin a permis à de nombreux salariés, jeunes, retraités, d’exprimer leur mécontentement face à une vieille politique d’austérité.
    L’objectif de cette journée est de démontrer que la contestation sociale est toujours présente et que des alternatives sociales sont possibles.
    Les luttes continuent à l’Energie, chez les Cheminots, pour les Hospitaliers, etc. et dans de nombreuses entreprises ou services.
    Si cet été, chacune et chacun a droit à des congés mérités, conquis par les luttes, la CGT et ses militants ne seront pas pour autant en vacances.
    Ils occuperont le terrain, à travers leur présence dans les festivals, sur les routes du tour de France, sur les lieux de villégiature ou encore au contact des saisonniers, du monde du travail et dans les initiatives qui seront décidées en territoire.
    Dans la suite du 28 juin, il s’agit de préparer une rentrée offensive pour gagner l’augmentation des salaires et des pensions, la réduction du temps de travail, pour relancer nos industries et services publics, pour une protection sociale et des retraites dignes de notre siècle.

    Montreuil, le 28 juin 2018

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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  • Quimperlé. Collège Jules-Ferry: parents et enseignants inquiets ( OS 29/06/18)

    Parents d’élèves et enseignants étaient réunis, jeudi midi, le 28 juin, pour empêcher la fermeture d’une classe de 5e, à la rentrée prochaine, au collège Jules-Ferry de Quimperlé.

     

    Mal lotis, les 6e du collège Jules-Ferry.

    Lors de la dernière rentrée, ils subissaient de plein fouet une fermeture de classe, l’Académie estimant qu’en deçà de 90 élèves, trois classes suffisent.

    Elle projette de nouveau la suppression d’une classe de 5e à la rentrée, pour passer de quatre à trois divisions.

    Mais si la promotion compte officiellement 85 élèves, ils sont en fait 92.

    L’ironie du sort, c’est que les sept élèves Ulis ne rentrent pas dans les effectifs. C’est sans parler des Fle (français langue étrangère), qui sont rattachés à des classes suivant les besoins.

    Dans les faits, il s’avère que ce sont des classes de 31 élèves, suivant les disciplines, auxquelles enseignants et élèves sont confrontés sur cette promotion.

    Malaise et découragement planent autour des élèves en difficultés. Les témoignages de plusieurs parents, hier, ont donné le ton de lacunes aggravées et de profondes inquiétudes.

    Même son de cloche côté enseignant : « Les classes surchargées vont à l’encontre de la pédagogie différenciée qui nous est demandée. »

    Difficile pour tout le monde, d’envisager de refuser les élèves Ulis et Fle pour faire entendre raison : « C’est une richesse pour tous. On ne souhaite pas avoir à parler de contrainte un jour. »

    Mais si parents d’élèves et enseignants se sont retrouvés, jeudi midi, c’est parce que l’Académie se réunit, aujourd’hui, pour décider des dix demandes de dérogations adressées pour l’internat de Jules-Ferry.

    Et le collectif craint que l’Académie en accepte tout juste cinq, pour atteindre son compte officiel de 90 élèves, et ainsi s’épargner une quatrième division.

    Mais, d’une autre façon, les internes font eux aussi partie du processus d’école inclusive.

    « Il s’agit en grande partie de jeunes qui ont également besoin d’attentions particulières et d’un contexte de travail serein. »

    source : ouest-france

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  • Douarnenez. Petit Navire à la barre pour un grave accident du travail (OF 28/06/18)

    Intérimaire dans l’usine Petit Navire de Douarnenez (Finistère) en mars 2015, un jeune homme avait eu un grave accident du travail : sa main était passée dans un mélangeur pour préparer les rillettes. Il est toujours en arrêt trois ans après. L'entreprise est poursuivie pour blessures involontaires et pour avoir fait travailler des employés pendant cinq ans sur cette machine dont la sécurité avait été délibérément retirée en 2010. Le procès a eu lieu ce jeudi 28 juin. Jugement le 27 septembre.

     

    « Quand le sac de 5 kg de fibres de bambou que j’étais en train de verser dans le mélangeur des rillettes s’est enroulé autour d’une pale, je n’ai pas cherché à la récupérer. Mais une machine, ça va tellement vite que ma main a été prise dedans. Quand je l’ai ressortie, mon bras pendait » raconte un jeune homme à la barre du tribunal de Quimper (Finistère), ce jeudi 28 juin.

    Il y a près de trois ans et demi, le 12 mars 2015 vers 6 h du matin, ce jeune intérimaire travaille pour la deuxième fois sur la ligne rillettes de l’usine Petit Navire de Douarnenez. Ils sont à deux sur la machine lorsque survient le drame. Pris en charge par les pompiers, il est victime d’un écrasement de l’avant-bras, le canal carpien est touché et le chirurgien fixe son incapacité totale de travail à quatre mois.

    Trois ans et demi d'arrêt maladie

    Visage fatigué, yeux creusés, air dégoûté : il est toujours en arrêt de travail près de trois ans et demi plus tard. Un rapport de la Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) soulève « plusieurs non-conformités » relate la présidente Mylène Sanchez. Notamment que la machine n’était pas aux normes car la grille de protection du mélangeur avait été retirée depuis cinq ans, en janvier 2010. Elle a été ressoudée juste après l’accident et avant l’intervention de l’inspection du travail dans l’après-midi. Le mélangeur doit être arrêté pendant le versement des fibres de bambou, ce qui n’était pas le cas.

    "Pour gagner plus d'argent"

    Pourquoi ? « Des chefs ont dit à mon binôme, un intérimaire qui m’a formé à l’oral, qu’il fallait laisser tourner les pales pour éviter les grumeaux » explique la victime. Le directeur d’usine de l’époque estime, lui, que le collègue « a dû prendre une relative liberté en laissant tourner le mélangeur ». À ses côtés, le directeur juridique du groupe n’a aucune réponse précise à apporter au tribunal. Le ton était donné dès le début de l’audience : l’avocat de Petit Navire, Me Julien Hay, a bataillé ferme pour tenter de faire annuler le procès.

    "Ecran de fumée"

    Agacée par cet « écran de fumée », la procureure Fatou Mano lui répond point par point. Le ressenti de la victime aujourd’hui ? « Pour gagner plus d’argent, ils sont capables de faire n’importe quoi. C’est inadmissible de savoir qu’une machine n’est pas aux normes et de ne rien faire ! » déplore la victime. Son avocat, Me Sylvain Croguennec, estime que les dirigeants de l’entreprise ont menti et n’hésite pas à parler « d’indignité ».

    La responsable sécurité avait pourtant soulevé ce risque dès septembre 2014. « On veut juste que vous puissiez admettre que c’est un choix que vous avez fait pour gagner plus d’argent, tempête la procureure. La protection de la machine a été enlevée en 2010. »

    Elle requiert une amende délictuelle de 15 000 euros dont 5 000 avec sursis et 3 000 euros de contravention à l’encontre du directeur, une peine d’amende de 50 000 euros et une contravention de 10 000 euros contre Petit Navire. « On a tous une lecture compassionnelle » de cet épisode « abominable. Mais on ne va pas inventer des infractions qui n’existent pas » estime l’avocat de la défense qui plaide la relaxe. Jugement le 27 septembre

    Source : ouest-france

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  • Une quarantaine de personnes a manifesté ce jeudi matin, à Quimperlé, contre la...Une quarantaine de personnes a manifesté ce jeudi matin, à Quimperlé, contre la politique du gouvernement.

    Une quarantaine de personnes a défilé ce jeudi 28 juin, au matin, à Quimperlé, pour dénoncer la politique menée par le gouvernement.

    Dans son allocution au nom de Force Ouvrière, Annie Menvielle a évoqué « les difficultés à créer l’unité ». Ce jeudi 28 juin, une quarantaine de personnes a défilé à Quimperlé pour dénoncer la politique menée par le gouvernement. C’est peu. C’est beaucoup moins qu’en mars derniers où près de 350 personnes avaient manifesté.

    C’est une vingtaine de moins qu’en mai pour un soutien au service public. La mobilisation s’étiole. « Les travailleurs subissent des pressions », lance Annie Menvielle à la petite foule rassemblée devant la gare. Le défilé s’était élancé de la place Jean-Jaurès au son de « Camarade… » de Renaud. L’amoureux de Paname a d’ailleurs accompagné par ses textes le cortège dans lequel ont flotté drapeaux de FO et de la CGT dont la section de Bigard, confortée par les dernières élections professionnelles.

    Au nom de cette dernière, Xavier Morvant est revenu sur « la grande braderie » lancée par le gouvernement. Et d’évoquer « la casse du droit du travail, du service public, des retraites… ». Annie Menvielle a pointé la mort de la solidarité et invité les salariés à se retrouver à la rentrée de septembre « avec des revendications claires ».

    Une quarantaine de personnes a manifesté ce jeudi matin à Quimperlé contre la...

    source: https://www.letelegramme.fr

     

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  • Dire que l’appel de l’intersyndicale à débrayer et se rassembler le jeudi 28 juin n’a pas eu le succès escompté relève de l’euphémisme. Une trentaine de manifestants, en majorité CGT et FO, s’est massée place des Otages. Leurs revendications portaient sur une certaine politique d’austérité, sur les menaces qui pèsent sur les régimes de retraite ou d’assurance chômage, sur des décisions jugées régressives. Autant de thèmes d’une lutte pour rétablir la solidarité et la justice sociale, manifestement peu suivie. Un fait peut-être imputable à la météo ou au fait, selon certains syndicalistes, que certains avaient préféré répondre à un autre appel à manifester à Brest.

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Un rassemblement dans la bonne humeur ce midi devant la gare.

     

    Soleil, fumée de barbecue, drapeaux siglés CGT et FO : le rassemblement syndical ce midi à la gare avait un parfum de dernier rendez-vous avant les vacances. Pas si sûr. Si ce jeudi marquait la fin du cycle de grèves de deux jours hebdomadaires ouvert en avril dernier, les mouvements syndicaux ne vont pas connaître de trêve estivale.

    « À FO, nous avons une tradition de présence sur le Tour de France », rappelle Valérie Plouchard. Justement, le Tour est attendu à Quimper le 11 juillet prochain. « Nous avons prévu d’être présents sur le Tour, confirme de son côté Pascal Pouliquen (CGT). Nous serons aussi sur les festivals d’été. Les préavis vont tomber aussi pour des mouvements les jours de négociation sur la convention collective ». Quant aux 6 et 7 juillet jours pour lesquels un nouvel appel national de la CGT et Sud Rail a été lancé, « on va voir », ajoute Pascal Pouliquen.

    « Bloquer l’économie »

    Les syndicalistes revendiquent de rester combatifs malgré le blocage de leurs revendications. « Effectivement, nous sommes face à un mur, un gouvernement qui n’entend absolument rien, commente Valérie Plouchard. Nous sommes dans la continuité d’un mouvement qui a commencé avec les lois Travail, les ordonnances, puis le combat des cheminots. Pour faire fléchir le gouvernement, il faudrait un mouvement de masse généralisé et le blocage de l’économie. Nous préparons au niveau national, les actions de début septembre, mais avant il y aura des choses ».

    Le cheminot Pascal Pouliquen balaie aussi toute lassitude ou découragement. « Nous sommes fiers de ce que nous avons fait, de ce que nous proposons car nous savons que nous avons raison de défendre les valeurs du service public. Humainement, ce mouvement de trois mois nous a beaucoup apporté. Ça a consolidé les liens ».

    Le rassemblement de ce jeudi midi auquel se sont joints des militants politiques de gauche, s’est ensuite déroulé dans la bonne humeur.

    Ronan LARVOR

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • C'est devant la gare SNCF que les syndicalistes étaient appelés à se rassembler

    Une centaine de personnes se sont rassemblées, ce jeudi midi, devant la gare SNCF de Brest, à l’appel des organisation syndicales.

    Ils étaient une centaine, ce jeudi midi, à Brest, à avoir répondu à l’appel de la CGT et de Force Ouvrière pour ce rassemblement intersyndical. Un rassemblement fixé de manière symbolique devant la gare SNCF, en soutien aux cheminots et à leur mouvement de grève.

    Deux prises de parole ont eu lieu. Olivier Le Pichon tout d’abord, secrétaire général de l’union locale CGT de Brest qui a rappelé que la grève des cheminots n’était pas la seule à se dérouler actuellement. Il a cité à ce propos celle qui a débuté dans le secteur de l’énergie depuis déjà plusieurs semaines, ainsi qu’à l’hôpital, à l’arsenal ou aux Papillons Blancs ainsi que dans d’autres entreprises. Des conflits qui portent sur les salaires, les conditions de travail ou la mise à mal du service public. Il a également insisté sur la nécessité de « construire une alternative à Macron et à sa politique antisociale ».

    « Demain tout sera payant »

    De son côté Nadine Hourmant, au nom de Force Ouvrière a repris ces mêmes thèmes en insistant sur le fait qu’il n’y a pas de différence entre le privé et la fonction publique et sur la nécessaire unité des salariés. Pour Nadine Hourmant « Alors que les actionnaires s’en mettent plein les poches, sans aucun respect pour ceux qui vont au travail tous les jours, il faut que les gens prennent conscience qu’avec la politique actuellement menée, demain tout sera payant ».

    À l’issue du rassemblement les participants se sont retrouvés dans leur local avec les adhérents cheminots.

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Les syndicats et membres du PCF se sont mobilisés sur le parvis de la gare.

    Le Parti communiste français avait donné rendez-vous sur le parvis de la gare de Brest, ce jeudi midi. Environ 150 personnes ont répondu à l’appel du PCF, soutenu notamment par les syndicats de la CGT et Force ouvrière.

    Les drapeaux de la CGT et FO étaient de sortie, ce jeudi. Peu après 12 h, près de 150 personnes étaient postées sur le parvis de la gare de Brest. Les syndicats se sont réunis pour participer à cette journée de mobilisation interprofessionnelle, organisée par le Parti communiste français (PCF).

    La CGT a estimé bon de se réunir à la gare, où les cheminots sont en grève depuis bientôt 3 mois. « Nous sommes là pour rappeler qu’il y a une déferlante présidentielle, lance Olivier Le Pichon, secrétaire général de l’Union locale CGT de Brest. Il y a des grèves tous les jours : dans le secteur de l’énergie, l’hôpital, l’arsenal… L’idée est de rassembler ces luttes diverses. »

    « D’autres actions durant les vacances »

    « Les gens sont résignés. Mais des alternatives, il y en a, poursuit Olivier Le Pichon. Il faut travailler à un projet alternatif. Il y a des gens qui se crèvent au boulot, ils en ont trop, et d’autres pas assez… On veut marcher sur les deux pieds et poser des jalons pour la suite. »

    Nadine Hourmant, secrétaire générale de l’Union départementale FO, a également élevé la voix pour dénoncer la politique du gouvernement. Jean-Christophe Hamon, secrétaire général de la CGT cheminots Brest-Landerneau, a souligné qu’il y aura « d’autres actions durant les grandes vacances ». À commencer par les prochains jours de grève, les 6 et 7 juillet.

    Yann CLOCHARD

    https://www.ouest-france.fr

     

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