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    Dans un article paru dans le Figaro du 16 juin, on apprend que des forces spéciales françaises seraient présentes au Yémen. Cette présence militaire marque l'intensification de la France dans ce conflit meurtrier. Elle est engagée depuis le début dans cette guerre qui dure depuis trois ans, principalement à travers la vente d'armes et le soutien logistique à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis qui mènent une campagne meurtrière pour installer un régime à leur botte dans ce pays pauvre.

    Rappelons que ces deux pays soutiennent le pouvoir autoritaire en Égypte et au Bahreïn, ainsi que les djihadistes radicaux. Ils ont aidé à casser la Libye et la Syrie, menacent d’attaquer le Qatar, de remplacer le premier ministre libanais et ont des relations extrêmement étroites avec Israël ... Pour leur part, les Émirats veulent contrôler les ports du Yémen, les installations de stockage et de chargement du pétrole et du gaz de ce pays.

    L’ONU a qualifié le conflit de  "plus grande crise humanitaire au monde". On estime qu’environ 30 000 civils sont morts depuis janvier 2017. Selon un document de la Commission européenne en date du 3 avril: " 22,2 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, ce qui équivaut à 80 % de la population. Parmi elles, 17,8 millions sont en « situation d’insécurité alimentaire », 16,4 millions ont « besoin de soins de santé de base » et 16 millions n’ont pas accès à l’eau potable et aux sanitaires". Des maladies que l’on croyait éradiquées, telles que le choléra, ont refait leur apparition, causant une des plus graves crises sanitaires du monde.

    La guerre contre le Yémen est menée depuis le début avec l’aide de Washington, l’Administration Obama, a vendu à l’Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis des avions de guerre et des munitions pour massacrer les civils, assurer le ravitaillement en plein vol de leurs avions pour assurer les bombardements en continu 24/24 et fournir renseignements et soutien logistique. Trump poursuit avec des troupes déployées avec les forces saoudiennes. Ce soutien américain à la guerre contre le peuple yéménite prépare une confrontation militaire contre l’Iran, les prémices étant l'abrogation unilatérale le 8 mai de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

    Mercredi dernier les Saoudiens et les Emirats ont lancé leur projet d’assaut sur le port de Hodeida, avec l'aide de la France ce qui ne fera qu’exacerber cette horreur humanitaire avec la complicité de Washington. Hodeida représente 70 à 80 % de l’aide, de la nourriture et du carburant qui parviennent au Yémen. Les observateurs craignent qu’un assaut des Émirats tue des milliers de personnes et déplace une grande partie des 600 000 habitants de la ville. Cette attaque interromprait les livraisons vitales à la population civile du Yémen. La Croix-Rouge a commencé à retirer son personnel de la ville, l’ONU a commencé à évacuer son personnel du port.

    La meilleure façon de mettre fin aux attaques de la coalition contre le peuple yéménite c'est de cesser de fournir des armes et ainsi bloquer l'agression des Émirats arabes unis et des saoudiens. Mais Paris et Washington refusent de le faire.

    La France doit cesser de soutenir des régimes tyranniques comme les Saoudiens et les Emirats.

    Un rapport pointe la responsabilité juridique du gouvernement français et de plusieurs entreprises de défense pour leurs ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis, les équipements militaires employés pour le blocus, servent à affamer les populations yéménites et sont utilisés pour les bombardements aériens, contribuant au lourd bilan des civils tués.

    Exporter des armes dans un tel contexte, est interdit par les traités signés par la France et l’Union européenne. Dassault, Thales, Safran (ex-Sagem), Naval Group (ex-DCNS), les constructions mécaniques de Normandie, Airbus, Nexter, Renault Trucks Defense… La liste des entreprises françaises citées pour avoir profité directement ou via leurs filiales des contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis est longue. Ces deux États sont de gros clients de l’industrie d’armement française qui fait des profits énormes sur le dos des peuples massacrés.

    La France appelle à une résolution politique du conflit mais elle est complice du massacre sur le terrain et persiste dans les livraisons d’armes! Enrichissant les fabricants d’armes.

    Le Yémen est au bord de l’effondrement avec la destruction et le déplacement de la population yéménite jetant sur les chemins de l’exil des millions d’êtres humains.

    Nous soutenons les luttes des peuples pour leur indépendance réelle. L'urgence c'est d'arrêter ce conflit. Mettre un coup d’arrêt à ces massacres.

    Macron vient d'annoncer que l'effort militaire atteindrait les 2 % du PIB, les opérations militaires auront les moyens de continuer la guerre pour protéger les intérêts des capitalistes français.

    Il faut le stopper.

    source: http://www.sitecommunistes.org/

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  • Michel Le Goff, délégué syndical CGT central du groupe Bigard avec Nathalie Dormeau, Caroline Le Gal nouvellement élue et les représentants CGT de Bigard Quimperlé.Michel Le Goff, délégué syndical CGT central du groupe Bigard avec Nathalie Dormeau, Caroline Le Gal nouvellement élue et les représentants CGT de Bigard Quimperlé. (Le Télégramme/Céline Le Strat)

     

    Les élections professionnelles, organisées au sein du site Bigard de Quimperlé au mois de juin, ont confirmé la forte représentativité de la CGT. 95 % des salariés ont voté pour l’organisation syndicale, un record.

    « C’est une victoire des salariés et pas simplement de la CGT. Ils se sont donné les moyens d’être représentés face à une direction qui cherche toujours plus de productivité », réagissait ce mercredi Michel Le Goff, délégué syndicat central CGT du groupe Bigard. Le premier tour s’est tenu le 7 juin, mais un deuxième était nécessaire le 21 juin à cause d’une carence des sièges de suppléants. Tous les candidats ont été élus, 95,32 % des salariés ont voté pour la CGT. Elle est la première force syndicale au sein du site de Quimperlé, mais la troisième du groupe.

    Les femmes mieux représentées

    Petite révolution pour le siège quimperlois, cinq femmes (trois titulaires et deux suppléantes) ont été élues, pour respecter la loi de parité. « C’est une première pour nous d’avoir autant de femmes, c’est bien cela apporte un plus au niveau des revendications », commente Michel Le Goff. Les femmes représentent 24 % des salariés de l’usine.

    Les élus ont été choisis pour représenter les salariés durant quatre ans avec plusieurs dossiers à gérer comme « le grand chamboulement » : la suppression du CE et du CHSCT. Ils seront regroupés au sein d’un CSE (Comité social et économique). « C’est un moment historique, nous aurons notre première réunion lundi 2 juillet. On perd jusqu’à 11 h de délégation, c’est du temps en moins pour être sur le terrain, pour les salariés ». 

    Le syndicat prépare aussi les accords groupe qui vont être discutés durant l’été et demande une clause sur les travailleurs en fin de carrière pour des départs à la retraite anticipés à partir de 57 ans. La CGT se dit également très attentive aux indemnités journalières en cas d’accident du travail. Un dossier a été déposé aux prud’hommes vendredi 22 juin, concernant des salaires de référence pris en compte par l’entreprise.

    « Des salariés intimidés par la direction »

    La CGT suit aussi des dossiers de salariés en arrêt de travail contrôlés inopinément. « Certaines adresses ou numéros de téléphone étaient erronés. Ils ont été injustement sanctionnés par des retenus sur salaire », déclare Michel Le Goff. Des affaires datant d’il y a trois ans et dont les jugements sont attendus en octobre.

    Le syndicat dénonce également « des tentatives d’intimidation de la direction sur des salariés grévistes ». Des faits qui remontent à mai. La CGT avait lancé un appel à la grève sur les jours fériés : « Des salariés ont reçu des lettres à leur domicile leur demandant de justifier de leur absence. Sur le fond, ils ont le droit mais la forme n’était pas correcte, c’est une pratique inédite », explique Michel Le Goff. L’inspection du travail a été saisie, « un rappel à l’ordre a normalement dû être envoyé à la direction ».

    Ce mercredi matin, 70 salariés de l’atelier découpe porc ont débrayé pendant une heure « pour un défaut de matériel. Nous avons dû prendre les choses en main pour que les cadres réagissent », explique le syndicat. Contacter, la direction n’a pas pu répondre à nos demandes.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Enedis, Engie. Le secteur de l’énergie prépare la rentrée sociale (LT 26/06/18)

    Les jours se suivent sous la toile de tente tirée à l’abri d’un camion qui barre le site Enedis (filiale d’EDF chargé de la distribution d’électricité) de l’Eau-Blanche à Quimper. Le mouvement de blocage commencé le 13 juin à l’appel de la CGT se poursuit ce mardi. Alors qu’un répit dans les modes d’action semble se dessiner pour l’été, les employés restent plus que jamais l’arme au pied pour la rentrée. « On parlera en septembre de la privatisation d’Engie, de la réforme d’EDF qui pourrait conserver la seule filière nucléaire sous statut, tout le reste étant filialisé », affirme Arnaud Derit, militant CGT. « Nous sommes en train de passer d’un monopole public au privé avec la privatisation d’EDF et d’Engie. Nous allons vers la convergence avec les collègues de la branche énergie : GRT gaz, RTE (transport d’électricité) pour dire notre colère ».

    Ce mardi, une délégation de grévistes d’Engie qui ont débrayé deux heures, était présente sur le site Enedis. « Nous avons le même but de défense du service public, souligne une employée du Centre de relations clients d’Engie à Quimper. Nous sommes pour la création d’un pôle public de l’énergie. Nous nous posions des questions sur notre avenir avec l’externalisation en cours, mais nous avons eu la réponse de la directrice générale d’Engie qui a dit qu’il n’y avait pas d’avenir pour les plates-formes de relation client en France ».

    Les salariés d’Enedis en grève ont obtenu un recul du gouvernement. La suppression de 2 600 emplois pour 2022 a été ramenée à 1 000. « Ce n’est pas à la hauteur de ce que nous demandons », dit Arnaud Derit. D’autres avancées ont été engrangées au niveau national comme l’embauche des apprentis (un à Quimper). Mais ce n’est pas le cas pour les intérimaires (quatre à Quimper).

    « Nous rencontrons ce mercredi la direction régionale, précise un gréviste. Nous attendons aussi de leur part une reconnaissance professionnelle car les agents ont perdu 24 % de pouvoir d’achat en 20 ans ».

    Source : letelegramme

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  • Quel est le point commun de la réforme SNCF, de la réforme du bac, de la loi ORE, de la privatisation du service public de l’Énergie, des délocalisations et de la désindustrialisation, de la casse de la pêche et de l’agriculture française, de l’austérité qui étrangle la Santé, l’école, la justice, l’écologie, etc ? Qu’est-ce qui protège l’évasion fiscale ? qu’est-ce qui fait exploser le dumping social et environnemental ?

    Derrière toutes ces politiques qui frappent les travailleurs, il y a les tentacules d’une même pieuvre, celles de l’ du Capital. Cette arme de destruction massive construite par et pour les capitalistes pour écraser les travailleurs, en divisant et en mettant en concurrence les peuples, les régions, les villes.

    Pour le tous ensemble et en même temps des travailleurs, en France comme en , la vraie convergence des luttes c’est celle de la résistance pour la sortie de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du Capitalisme.

    , en dix minutes et en vidéo explique pourquoi la lutte pour la sortie de l’Union Européenne, peut et doit rassembler et fédérer les travailleurs.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  •  Centrale à gaz. Les opposants répondent à la députée (LT 20/06/18)

    Les propos de la députée, Graziella Melchior, sur la centrale à gaz (Le Télégramme de mardi) ont fait réagir les opposants au projet.

    « Il est faux de dire qu’il risque de manquer d’électricité en Bretagne. Les turbines à combustion de Brennilis et de Dirinon ne fonctionnent quasiment pas en hiver et la centrale de Montoir-de-Bretagne flambant neuve, réactivée en 2017, a largement permis de couvrir les besoins en électricité.

    « Une nouvelle ligne de sécurité vient d’être inaugurée entre Saint-Brieuc et Lorient et la presse nous a appris que l’interconnexion avec l’Irlande sera réalisée, avec une ligne bidirectionnelle », souligne le collectif d’opposants.

     

    Pétition de 45 400 signatures

     

    « La réalité est que le réseau électrique est européen, que l’électricité est une marchandise avec ses traders comme Direct énergie ou bientôt Total. La consommation électrique prévue par le pacte électrique breton, obsolète car datant de huit ans maintenant, est inférieure à tous les scénarios prévus. Nos recours au Conseil d’État et en appel à Nantes suivent leur cours et il y a tout lieu d’être optimiste quant aux arguments avancés », poursuivent les anti-centrale.

    « Enfin, une pétition sur change.org demandant l’arrêt de ce projet a récolté 45 400 signatures à ce jour. Elle prouve la détermination des habitants du territoire impliqués depuis plus de sept ans », concluent-ils

    source : letelegramme

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  • Landerneau. Second collège : la mobilisation reste élevée (LT 23/06/18)

    Environ 220 personnes ont participé au pique-nique appuyant la demande d’un second collège public à Landerneau, ce samedi midi. Le Département doit rendre sa décision dans les prochains jours.

     

    Sous un soleil franc qui tranchait avec la pluie de la première tentative, le 3 juin, le pique-nique revendicatif du collectif pour un second collège a rassemblé environ 220 convives sur les pelouses avenantes des Jardins de la Palud, ce midi. Parmi eux, des enfants, des parents, grands-parents d’élèves, des militants de longue date inscrits dans le collectif pour un second collège et des élus locaux, dont les maires de Landerneau (Patrick Leclerc), de La Roche-Maurice (Laurence Fortin), de Plouédern (Bernard Goalec), de Pencran (Jean Crenn), des élus municipaux de ces communes ainsi que la députée de la 5e circonscription, Graziella Melchior.

     

    Réponse du Département dans les prochains jours

     

    Toujours aussi déterminés, ils se sont rassemblés au dessert pour former, humainement, la revendication, photographiée et filmée par un drone de la société pencranaise « Les yeux de Breizh drone », à savoir les lettres : « Un 2e collège ! ». La réponse du Département, maître de décision en la matière, parviendrait bien plus tôt que prévu. Initialement attendue au mois d’octobre, elle pourrait être prise avant la fin de cette année scolaire. « Le Département me l’a confirmé dans la semaine », précise Lénaïc Blandin, coprésident du collectif pour un second collège (public).

     

     

    Mobilisés depuis l’automne

     

    Le mouvement s’est enclenché à l’automne dernier dans le pays de Landerneau, suite à la décision, du conseil départemental, de passer La Roche-Maurice en double sectorisation au niveau des collèges publics. À savoir le maintien du fléchage vers l’unique collège public de Landerneau (Mescoat) mais aussi vers Landivisiau, en cas de manque de place dans l’établissement landernéen en sureffectif (880 élèves). La carte scolaire a été modifiée de la même façon pour Lanneuffret et Pencran, commune agglomérée à Landerneau à laquelle a été rajoutée la destination du collège public de Coat-Mez, à Daoulas.

    Mescoat ne peut pas prendre tout le monde


    Tous les écoliers de CM2 de ces communes qui en ont fait la demande seront néanmoins acceptés à Mescoat en septembre. « Mais des familles d’enfants déjà inscrits en collège qui s’installent dans ces communes ou veulent passer du privé au public n’ont pas la certitude d’être pris à Mescoat. C’est un argument de plus prouvant la nécessité d’ouvrir un second collège public dans le bassin de vie de Landerneau », conclut Lénaïc Blandin, coprésident du collectif pour un second collège.

    Source : letelegramme.

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  • Les manifestants s’étaient rassemblés devant la gare SNCF.250 personnes se sont rassemblées devant la gare contre la venue d’Emmanuel Macron jeudi matin

    « Rendez-nous notre mégaphone » ont scandé les manifestants vers 9 h 30. Lors d’un contrôle d’identité, un militant du NPA venait de se faire saisir son petit porte-voix. Rassemblement très disparate devant la gare. Il y avait là les cheminots CGT et les électriciens d’Enedis qui bloquent le site de l’Eau-Blanche depuis mercredi, la fédération départementale Force ouvrière et sa secrétaire Nadine Hourmand, la FSU, mais aussi Droit d’asile, la « ZAD vivra » de Notre-Dame-des-Landes et même deux comités « Stop Linky ». Côté politique : la France insoumise, le NPA et Piero Rainero, le conseiller municipal d’opposition qui a refusé de poser pour la photo aux côtés d’Emmanuel Macron.

    Bloqués avant même les quais

    « À 8 h 30, le préfet s’est rendu à la gare », ont indiqué les cheminots CGT, « il nous a demandé de rester sur place, on a pris acte », a poursuivi l’un de leur représentant.

    Consigne bien sûr non tenue. Après 10 h, un cortège s’est formé pour se diriger vers le centre-ville. Il a été rapidement arrêté par les forces de l’ordre prépositionnées avant même les quais et le pont Firmin à la hauteur de la place Jacques-Cartier. Aucun incident n’a été a déploré lors de ce face-à-face finalement bon enfant.

    Sifflets, cornes, pétards dont ceux très puissants des cheminots… Les manifestants ont tenté de faire du bruit lors du meeting présidentiel. Si finalement les électriciens d’Enedis en grève n’ont pas mis leur menace à exécution de couper le son à Emmanuel Macron lors de son discours, les cheminots, ont, eux réussi à se faire entendre jusqu’à la place Saint-Corentin. À 11 h 15, un groupe est entré dans quatre trains à l’arrêt en gare et ont fait retentir les sifflets des motrices durant plusieurs minutes. Peu avant 11 h 30, les manifestants ont brièvement envahi le quai de la gare. Le TGV pour Paris a pu prendre le départ.

    Les quais de la gare ont été brièvement occupés en fin de matinée.

     source: https://www.letelegramme.fr

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  • Les syndicats ont obtenu gain de cause dans la guerre des jours de grèves non payés.Les syndicats ont obtenu gain de cause dans la guerre des jours de grèves non payés.

    La justice a donné raison aux syndicats et condamné ce jeudi la SNCF à payer les jours de repos des salariés grévistes.

    Le tribunal de grande instance de Bobigny a condamné ce jeudi 21 juin la SNCF à payer les jours de repos des grévistes dont elle avait retenu le paiement, a-t-on appris auprès d'avocats des syndicats qui poursuivaient la direction du groupe public. 

    Une « atteinte au droit de grève »

    La SNCF considérait que les différents épisodes de deux jours de grève sur cinq étaient en fait un mouvement unique, ce qui lui permettait de ne pas payer certains jours de repos. 

    Les avocats des syndicats CFDT Cheminots, Unsa ferroviaire et CGT Cheminots avaient contesté devant le tribunal la décision de la direction de la SNCF de considérer comme un seul mouvement les préavis successifs de deux jours de grève, déposés séparément par ces syndicats et pour des motifs différents. Ils dénonçaient notamment une « atteinte au droit de grève »

    Les grévistes soulagés 

    « L'Unsa ferroviaire est très satisfaite de cette décision. Cela montre bien que l'interprétation de l'entreprise visait à perturber le mouvement de grève », a déclaré Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, qui va « demander dès cet après-midi (jeudi) au directeur des ressources humaines d'appliquer le jugement dans les meilleurs délais »

    Les fiches de paie de juin étant déjà bouclées, le syndicat souhaite que la direction régularise les rémunérations sans attendre celles de juillet, a expliqué M. Dillenseger. 

    « Dans l'attente de l'arrêt qui sera rendu en appel, la SNCF appliquera le jugement du tribunal de grande instance et régularisera la situation des agents concernés », a indiqué la direction dans son communiqué. 

    Avec la définition retenue par la direction d'un mouvement unique contre la réforme ferroviaire, un agent en grève quatre jours, par exemple, a vu son salaire diminué d'un jour supplémentaire au titre des repos, soit cinq jours de salaire en moins au total sur sa fiche de paie. 

    La SNCF a fait appel

    Le TGI a également condamné la SNCF à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à chacune des organisations syndicales qui poursuivaient le groupe, la CFDT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CGT Cheminots. Le groupe ferroviaire devra aussi payer 2.000 euros au titre de remboursement de frais à chaque syndicat. 

    La SNCF a « fait appel de cette décision», a-t-elle annoncé dans un communiqué, où elle « prend acte du jugement ».

    Mais cet appel ne sera pas suspensif de l'exécution du jugement, ont indiqué les avocats des syndicats CFDT et Unsa. 

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Oser dire non à ceux qui veulent exploser le service public de l’électricité et du gaz et se lever pour défendre les droits des travailleurs de l’ et ceux des usagers du Services Public à un service de qualité”. C’est ce que font les travailleurs de l’Energie. Dans toutes les entreprises issues du morcellement du Service Public de l’, , ENGIE, (réseau de distribution), GRDF (réseau de distribution de gaz) etc… des centaines de sites de production sont occupés et les travailleurs sont en depuis plus de 8 semaines.

    La commission Luttes du PRCF fait part de son soutien à l’action des électriciens gaziers et appelle l’ensemble des travailleurs à les rejoindre, en solidarité, pour défendre, avec eux, le Service Public. Ce Service Public en passe d’être liquidé par les privatisations et l’ouverture à la concurrence du secteur de l’Energie, décidées et imposées par l’Union Européenne. Le résultat ? Augmentation des tarifs, baisse de la qualité du service, destruction de l’outil de production et donc de l’indépendance énergétique de la France. Et la destruction des droits des travailleurs de l’énergie, la remise en cause du statut et de la convention collectives des IEG ne se traduit que par l’augmentation continue des profits des multinationales qui ont mis la main sur une partie de notre Service Public de l’énergie. Il suffit de regarder GDF. Transformé en Société Anonyme – comme le fait le régime Macron pour la SNCF – cette dernière a ensuite été privatisée et vendue pour une bouchée de pain à SUEZ.  Rebaptisé ENGIE, le groupe réclame et obtient des augmentations de l’abonnement et du tarif du gaz. Une nouvelle augmentation se profile pour 2018 alors que le gouvernement applique les directives européennes et s’apprête à supprimer les tarifs réglementés du gaz et de l’electricité.

    Message de soutien du PRCF au travailleurs des industries Électriques et Gazières.

    Paris. 13 juin 2018

    Chers Camarades,

    Le PRCF et sa commission Luttes vous apportent leur soutien à la lutte de classe que vous avez engagée depuis début avril contre le démantèlement du service public de l’énergie orchestré par l’Union Européenne et mise en musique par Macron et les patrons des entreprises de l’Énergie.

    Nous soutenons vos justes revendications qui vont dans l’intérêt des usagers et de la nation.

    Héritier du Ministre communiste Marcel Paul, père du statut des électriciens et gaziers, les travailleurs et les militants CGT des industries de l’Énergie ont eu raison d’entrer en résistance et d’engager le bras de fer contre la mise en œuvre par MACRON et son gouvernement, sous les ordres de Bruxelles, de la destruction de notre Service Public qui a été construit par les travailleurs notamment avec le CNR (les nationalisations du Gaz et de l’Électricité) ainsi que les conquis des grandes luttes ouvrières de 1936, 1945, 1968.

    Nous souhaitons plein succès à cette lutte et les militantes et militants du Pôle de Renaissance Communiste en France sont et seront toujours aux côtés des travailleurs et syndicalistes qui mènent le combat dans la luttes de classes.

    Pour la commission Luttes du PRCF

    Jo Hernandez – ancien militant CGT EDF production

    Secrétaire de la commission Luttes du PRCF

    150 sites occupés la carte des actions près de chez vous

    https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1fVat-S6mIMj2AgTLkkYmuqubSOpA-vUF&ll=46.97927580322571%2C1.5057319999999663&z=5

    Face à la mobilisation historique et multi-entreprises des électriciens gaziers : la répression judiciaire

    Aux adhérents du PRCF en PACA, à nos sympathisants et à tous nos ami(e)s de lutte, ce communiqué de la CGT des Bouches-du-Rhône : on est en train de tenter de tuer la classe ouvrière, de pulvériser nos services publics et tout esprit de combativité contre l’oppression capitaliste dans notre pays ! Que tous ceux qui le peuvent soient devant le TGI demain !

    La répression d’ENEDIS comme seule réponse aux revendications des Electriciens !

    Du jamais vu : 49 Technicien(e)s marseillais(e)s d’ENEDIS assignés mercredi 20 juin à 8h30 au TGI !

    Après Aix Saint Jérôme, Vitrolles et Salon il y a quelques jours, c’est au tour des Techniciennes et Techniciens du Merlan et de Sainte Marguerite !

    Depuis plusieurs semaines de lutte pacifique pour défendre nos revendications, nous nous entendons dire que de l’argent pour nos revendications, il n’y en aurait pas… Mais pour la répression, la justice et le paiement d’huissiers depuis des semaines sur les sites occupés, là il y en a !

    Les Electriciens regrettent que leur direction, contrairement à celle des Gaziers de GRDF, refuse de négocier sous occupation des sites de travail.

    Fidèle à elle-même, la direction tente de continuer à enfumer le personnel, les usagers et même la justice à travers une liste polémique de camarades assignés et à un rappel osé de nos missions de Service Public : intervenir 24 heures / 24 et 7 jours / 7… ce qui est loin d’être une réalité aujourd’hui !

    C’est d’ailleurs un des principaux axes revendicatifs de notre lutte pour l’intérêt commun.

    A travers ce que nous vivons comme une véritable agression, nous savons que notre direction expérimente un test supplémentaire pour observer notre réaction, tente de nous démoraliser ainsi que nos familles qui se sont vues, pour certaines, remettre par huissier la fameuse lettre ce matin !

    En vain, nous sommes sereins et notre détermination s’est renforcée !

    Nous savons que nous avons raison, comme d’autres, de lutter pour le progrès social pour tous !

    Nous ne sommes pas dupes et nous ne nous laisserons pas berner par la manoeuvre : tenter de détourner notre lutte légitime pour notre Service Public, nos emplois, nos salaires, notre avenir et celui de nos enfants.

    Depuis des années, nos directions profitent de notre attachement viscéral au Service Public de l’Energie pour nous faire réaliser toujours plus d’interventions, dans des conditions de travail et de vie de plus en plus dégradées. Les Marseillais ont dit « stop » en montrant la voie il y a quelques semaines, rejoints depuis par 157 sites + 2 centrales nucléaires en action à ce jour dans tout le pays !!!

    Nous savons que c’est cela que la direction cherche à nous faire payer.

    C’est pourquoi notre Syndicat et l’UD CGT 13 appellent tous les Electriciens, Gaziers et les travailleurs à se rassembler mercredi 20 juin à 8h30 au TGI situé au 6, Rue Joseph Autran, 13006 MARSEILLE.

    Une délégation du PRCF 13 était présente ce matin à Marseille à l’appel de la CGT

     

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