• Bernard Parquet à la fête de l’Huma 2017,
    entouré par Bernard Guillaumin et Jean-Claude Soulié

    C’est avec beaucoup de peine et d’émotion que nous avons appris le décès subit de notre très cher Bernard Parquet. 

    Fils de Résistant, vétéran communiste, ancien responsable fédéral dans le Val de Marne, militant CGT de l’EDF, longtemps directeur de l’école centrale du PCF, Bernard était un militant ouvrier infatigable, un marxiste émérite, un animateur inlassable du PRCF dans le Val de Marne, un dirigeant national extraordinairement constructif et fraternel. 

    Ne renonçant jamais à l’espoir de reconstruire un vrai parti communiste en France, constamment présent sur le terrain, d’une modestie à toute épreuve, il laisse à tous ses camarades un exemple souriant et combatif qu’il est impératif de suivre, mais qu’il sera difficile d’imiter. 

    En l’attente de renseignements plus précis sur ses obsèques (qui auront lieu lundi 6 août), Léon LANDINI, Pierre PRANCHÈRE, Jean-Pierre HEMMEN, membres de la présidence du PRCF, Georges GASTAUD, secrétaire national, Annette MATEU CASADO, trésorière nationale, Vincent FLAMENT, co-fondateur avec Bernard PARQUET du PRCF 94, Christophe POUZAT, secrétaire du PRCF 94, adressent aux proches de Bernard, à ses camarades du PRCF 94, aux militants du Front Syndical de Classe dont Bernard fut l’un des fondateurs, ses sentiments profonds de chagrin partagé. 

    Bernard Parquet en grande discussion avec Pierre Pranchère sous l’œil amusé de J.C. Soulié

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Maka, Ramzan et leurs enfants Rayana, 6 ans, Hussein, 4 ans, Khassan, 8 ans et Iman, 9 ans, entourés des militants.Maka, Ramzan et leurs enfants Rayana, 6 ans, Hussein, 4 ans, Khassan, 8 ans et Iman, 9 ans, entourés des militants

    La décision de justice est tombée ce vendredi 27 juillet. La famille de nationalité Tchétchène, en demande de réexamen de leur droit d’asile, va être expulsée de la maison où ils étaient hébergés, à la ferme du Braden de Quimper.

    Une famille qui a fui la Tchétchénie est hébergée dans une maison de la ferme du Braden, à Quimper (Finistère). Accompagnés par plusieurs associations, ses membres ont trouvé dans ce logement, prêté par la municipalité avec un accord tacite, « une stabilité, une sécurité » expliquait un membre de l’association à Ouest-France le 13 juillet dernier. Une stabilité menacée par une assignation de la famille devant le tribunal de grande instance de Quimper. La mairie a un projet immobilier dans le quartier.

    Lettre à la mairie

    La décision de justice est tombée ce vendredi 27 juillet : la famille sera effectivement expulsée, dans un délai de 2 mois. « On s’en doutait », regrette Jean-Pierre Bigorgne, pour Droit d’asile Quimper-Cornouaille. L’association demande à la mairie une solution de relogement. Cette dernière indiquait à la mi-juillet « savoir que cette question sera à traiter ». Les associations de soutien à la famille ne lâchent pas l’affaire : elles vont envoyer une lettre à la mairie puis, selon sa réaction, organiseront une mobilisation pour que la famille ne se retrouve pas sans toit.

    Flora CHAUVEAU

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Pas d’adhésion «automatique» de la Serbie à l’UE en 2025 ...17 juillet 2018-Conférence de presse conjointe des présidents serbe et français

    A l’occasion de la visite en France du président serbe M , Macron a déclaré être ouvert à l’entrée de la  dans l’Union européenne en 2025, à condition que le pays ait rempli les conditions exigées et que l’Union se soit réformée. En réalité, il s’agit de faire pression sur la  pour qu’y soit sous la pression de l’Union Européenne mis en œuvre une nouvelle série de mesures anti-populaire.

     

    Déclaration commune NKPJ-PRCF

    MACRON VUCIC , OPPRESSEURS DES PEUPLES

     

     

    Le nouveau Parti communiste de  (NKPJ) et le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) estiment que la visite du président serbe Aleksandar Vucic en France à l’invitation du président Emmanuel Macron représente une nouvelle pression de l’impérialisme occidental, y compris de l’impérialisme français , sur la Serbie pour qu’elle mette en œuvre de manière cohérente le cours dévastateur des “réformes” infligées aux travailleurs de Serbie et dans l’intérêt du capital étranger et national sous l’impulsion de l’ Union Européenne du grand capital supranational mené par l’impérialisme allemand.

    Le régime bourgeois pro-impérialiste d’Aleksandar Vucic le fait, il met constamment en œuvre le service la politique répondant aux intérêts de l’impérialisme occidental, y compris de l’impérialisme français, sans se préoccuper des intérêts des travailleurs serbes ou de celui des travailleurs français. L’une des raisons principales de la visite de Vucic en France à l’appel de Macron est la volonté de l’impérialisme occidental à amener la Serbie à reconnaître «l’indépendance» de l’État fantoche appelé  Kosovo-et-Métochie occupée par l’OTAN pour les intérêts des grands capitaux. Le but de cette manœuvre est, en forçant la Serbie à ratifier la dislocation de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie, de l’amener à entrer de plain-pied dans l’Union européenne, cette prison des peuples associée à l’OTAN, que les communistes serbes et français doivent rejeter et combattre ensemble.

    Le PRCF et le NKPJ soulignent que le Kosovo-et-Métochie est une partie inaliénable de la Serbie, occupée par l’impérialisme occidental, et exigent que les troupes de l’OTAN quittent immédiatement le territoire de la province serbe du sud.

    NKPJ et PRCF soulignent que Macron et Vucic sont des politiciens bourgeois dont la politique est contraire aux intérêts des travailleurs de la France et de la Serbie et entièrement soumis à la politique impérialiste de l’UE dominée par l’impérialisme allemand revanchard.

    Le PRCF et le NKPJ condamnent les mesures anti-populaires que le régime bourgeois d’Emmanuel Macron applique contre les intérêts des travailleurs de la France, tout en condamnant les mesures anti-populaires que le régime bourgeois d’Alexander Vucic applique contre les intérêts de la population les travailleurs de Serbie, pour satisfaire aux injonctions de l’UE néolibérale et pour abonder la course aux armements de l’OTAN et ses projets de guerre antirusse.

    NKPJ et PRCF saluent la lutte des travailleurs de Serbie et de France contre l’exploitation et l’asservissement national !

    A bas la politique anti-populaire de Macron et Vucic! L’OTAN hors du Kosovo – le Kosovo c’est la Serbie! – Vive l’amitié entre les peuples travailleurs de France et de Serbie forgée dans la lutte convergente des Résistants antifascistes à l’oppresseur hitlérien !

        

    Secrétariat du nouveau parti communiste de Yougoslavie NKPJ

    Commission internationale  du Pôle de Renaissance Communiste en France PRCF

    Belgrade, Paris 23 juillet 2018 

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  • Le chantier du réacteur EPR de Flamanville connaît un nouveau retard d’un an en raison de problèmes de soudures. Le coût de construction se voit augmenté de 400 millions d’euros et la fermeture de Fessenheim est repoussée.

    EDF a annoncé mercredi de nouveaux retards et surcoûts pour le réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) à la suite des problèmes de soudures rencontrés sur le chantier. « Le chargement du combustible est désormais prévu au 4e trimestre 2019 », alors qu’il était jusqu’alors officiellement attendu fin 2018, « et l’objectif de coût de construction est porté de 10,5 à 10,9 milliards d’euros », indique l’électricien dans un communiqué. La possibilité d’un tel retard avait été annoncée dès fin mai par EDF.

    La fermeture de Fessenheim repoussée

    « Au 25 juillet 2018, EDF a contrôlé 148 des 150 soudures du circuit secondaire principal », indique EDF dans un communiqué. Les deux restantes seront contrôlées d’ici la fin du mois. « Sur les 148 soudures contrôlées, 33 soudures présentent des écarts de qualité et vont faire l’objet d’une réparation », explique l’opérateur, qui ajoute avoir « décidé de refaire 20 soudures, même si elles ne présentent pas de défaut ». 10 autres soudures feront l’objet dune « démarche de justification spécifique permettant de confirmer le haut niveau de sûreté de l’installation tout au long de son exploitation ».

    Le début des essais dits « à chaud » est programmé avant la fin de l’année 2018, précise EDF.

    À la suite des nouveaux retards de Flamanville, le gouvernement a aussitôt confirmé qu’il entendait repousser d’autant la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire français. Cette fermeture « est liée au démarrage de l’EPR de Flamanville ». « Le retard d’un an du chargement du combustible de l’EPR de Flamanville, au 4e trimestre 2019, décale donc l’arrêt de la centrale de Fessenheim », a déclaré un porte-parole du ministère de la Transition écologique. « Il revient à l’exploitant d’en détailler les échéances précises » et « ce délai d’un an sera mis à profit pour mettre en œuvre le projet de territoire », a-t-il poursuivi.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Communiqué du PRCF

    (23 juillet 2018)

     Extrait de la vidéo où on aperçoit le collaborateur d\'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, empoigner un manifestant durant les manifestations organisées le 1er mai 2018.Extrait de la vidéo où on aperçoit le collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, empoigner un manifestant 

    L'affaire Benalla est révélatrice du degré de fascisation du régime Macron (PRCF)Loin d’être anecdotique, l’affaire  est révélatrice du degré de fascisation et de dégénérescence déjà atteint par les sommets de l’Etat bourgeois.
    Retour en force des barbouzes, loi du silence et protection d’agissements criminels, le tout sur fond de répression du mouvement social et de la jeunesse en lutte, les pratiques du pouvoir macronien infligent jour après jour un démenti cinglant aux partis de la gauche établie qui ont appelé à voter “pour faire barrage à l’extrême droite fascisante” en 2017.

    Dans ces conditions, le Prcf invite les vrais démocrates à ;

    1. exiger la démission de G. Collomb, lequel n’en est pas à son coup d’essai en matière de pratiques liberticides et antisyndicales;
    2. cesser de confondre la fascisation avec la lepenisation qui en est l’aile marchante; sans coïncider avec le fascisme, qui va jusqu’à la liquidation de la démocratie bourgeoise elle-même, la fascisation prépare l’avènement d’un régime dictatorial déclaré si la défense des intérêts capitalistes le requiert; il faut exiger l’abrogation des lois liberticides mises en place depuis des années et que Macron a carrément transformées en état d’urgence définitif;
    3. cesser de demander veulement à ce personnage inquiétant de “revenir à des pratiques démocratiques”; dénonçons plutôt la brutalité et l’illégitimite radicale de ce pouvoir foncièrement antidémocratique parce qu’antinational et antisocial;
    4. de considérer l’UE comme un rempart à la fascisation : elle est en réalité un vecteur continental du terrible glissement réactionnaire qui, à l’ombre de l’Europe germano-atlantique des guerres, des régressions sociales et du viol des nations souveraines, favorise partout la montée des droites extrêmes et des droites ultra. Une ultra-droite dans laquelle l’expérience obligera de plus en plus à classer la Loi des Riches Et de Maastricht (LREM).

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Ryanair, easyJet, IAG et Wizz Air considèrent que les grèves des contrôleurs aériens français contreviennent à la liberté de mouvement à l'intérieur du territoire européen. (Photo d'illustration)Ryanair, easyJet, IAG et Wizz Air considèrent que les grèves des contrôleurs aériens français contreviennent à la liberté de mouvement à l'intérieur du territoire européen.

    Quatre compagnies aériennes ont porté plainte contre la France auprès de l'Union européenne. Ryanair, easyJet, IAG et Wizz Air considèrent que les grèves des contrôleurs aériens français contreviennent au principe de liberté de mouvement à l'intérieur du territoire européen.

    Le droit de grève empêcherait-il la libre circulation des citoyens européens ? C'est ce que défendent les compagnies aériennes britanniques IAG et easyJet, irlandaise Ryanair et hongroise Wizz Air. Elles ont annoncé mardi 24 juillet avoir déposé une plainte contre la France auprès de l'Union européenne, afin de protester contre les répercussions des grèves des contrôleurs aériens.

    Ces compagnies estiment que les grèves à répétition des contrôleurs aériens en France restreignent le principe de liberté de mouvement à l'intérieur de l'UE, selon un communiqué commun. 

    Elles ne contestent pas le droit de grève mais jugent que la France ne respecte pas la loi européenne en ne permettant à aucun vol de traverser la France durant ces mouvements sociaux.

    16 000 vols perturbés par les grèves en 2018

    Selon ces entreprises, les grèves des contrôleurs aériens dans le pays sont quatre fois plus élevées depuis janvier, par rapport à 2017.

    Citant Eurocontrol, l'organisme européen assurant la sécurité du trafic aérien, elles estiment que 16.000 vols ont été perturbés jusqu'à juin en raison de ces grèves, affectant 2 millions de passagers. Elles mettent également en avant un rapport du Sénat français selon lequel les grèves des contrôleurs aériens français étaient responsables d'un tiers des retards de vols en Europe.

    Les compagnies se fondent sur le cas de l'Espagne à qui l'Europe avait donné raison à propos d'une plainte en 1997 contre la France qui avait empêché pendant des années les exportations espagnoles de fruits et légumes dans l'UE.

    Interruption du trafic européen

    « Ce ne sont pas seulement les clients partant ou arrivant en France qui sont affectés durant les grèves des contrôleurs aériens français. Les passagers sur des lignes qui traversent la France, en particulier les espaces aériens au-dessus de Marseille et la Méditerranée sont aussi sujets à d'importants retards et perturbations », explique Willie Walsh, directeur général de IAG, propriétaire de British Airways et Iberia.

    De son côté, le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary s'étonne que la France ne prenne pas les mêmes précautions que d'autres pays. « Quand il y a des grèves de contrôleurs aériens en Grèce et en Italie, les vols au-dessus du pays se déroulent normalement. Pourquoi la France ne fait pas pareil ? », demande-t-il, alors même que sa compagnie doit faire face à des grèves de la part de ses pilotes et personnels de cabine.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les associations et collectifs quimpérois se sont rassemblés pour discuter de la situation de la famille tchétchène logée à l’ancienne ferme du Braden.Les associations et collectifs quimpérois se sont rassemblés pour discuter de la situation de la famille tchétchène logée à l’ancienne ferme du Braden.

    Le tribunal doit rendre son jugement vendredi : une famille tchétchène a été assignée par la Ville en vue de son expulsion. Les associations, réunies lundi en fin d’après-midi, sont unanimes : elles surveilleront avec attention la décision.

    Une quinzaine de personnes, représentant pratiquement autant d’associations ou collectifs (Droit d’asile, Ligue des droits de l’Homme, Fraternité Quimper, Europe Écologie les Verts, 100 pour un toit, Secours populaire, Génération. s, Ensemble, Nouveau parti anticapitaliste, Urgence un toit pour tous, le Parti communiste français et le Collectif antifasciste du pays de Quimper) était réunie lundi à l’Espace associatif Quimper Cornouaille pour faire le point sur la situation concernant la ferme du Braden. Le tribunal, dont le jugement a été mis en délibéré, doit rendre sa décision ce vendredi, mais pour Jean-Pierre Bigorgne, de l’association Droit d’asile, « il est improbable que le tribunal rejette la demande de la Ville ». Deux hypothèses sont ainsi envisagées par les associations : une expulsion immédiate ou un sursis de deux mois.

    À lire sur le sujetFerme du Braden. Menacés d’expulsion

    « Il faut être vigilant »

    « Le but de cette réunion, c’est de se préparer à réagir le plus rapidement possible au jugement », poursuit Jean-Pierre Bigorgne, soutenu par l’assemblée. « Ce sera plus facile de se mobiliser en septembre quand même », souffle une voix. Tous se posent la même question : quelles raisons ont pu pousser la Ville à agir cet été alors que l’ancienne ferme du Braden est réquisitionnée depuis 2012 et a déjà accueilli de nombreuses familles réfugiées ? L’ancienne municipalité avait remis le logement aux normes. Cette famille tchétchène l’occupait depuis plus de deux ans maintenant.

    Malgré plusieurs lettres ouvertes, les associations n’ont pas reçu de réponse des services de la Ville : sans surprise disent-elles. « C’est une décision politique », affirme-t-on dans le rangs des associations. Chargés d’autres dossiers préoccupants dans le même temps, ils l’assurent cependant tous avec conviction, non seulement ils se montreront particulièrement vigilants à la décision apportée ce vendredi, mais ils s’opposeront également « avec leurs moyens » à une éventuelle expulsion immédiate.

    La situation est, pour eux, d’autant plus préoccupante que plusieurs enfants font partie de la famille. Notamment une adolescente âgée de 14 ans qui suit sa scolarité au collège de La Tourelle. « La municipalité envisageait un possible relogement, mais quelle forme va-t-il prendre ? », s’interroge le NPA. « On sera aussi particulièrement attentifs là-dessus, parce que si c’est pour deux, trois nuits à l’hôtel avant de les mettre à la rue… On a d’ailleurs interrogé le maire à ce sujet ». Reste la décision du tribunal. Mais une issue positive apparaît peu plausible pour les associations présentes.

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Non à l'interdiction du Parti COMMUNISTE polonais (KPP ...

    A l’appel du COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITÉ DE CLASSE (CISC), du POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (PRCF) et de l’ ASSOCIATION des AMIS d’ EDWARD GIEREK (France), les signataires de ce texte, démocrates de toutes sensibilités, déclarent :

    DÉFENDRE LES DROITS du PARTI COMMUNISTE DE POLOGNE (KPP) MENACÉS PAR LES AUTORITÉS RÉACTIONNAIRES DE VARSOVIE, C’EST DÉFENDRE LES LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES DE TOUS DANS L’ENSEMBLE DE L’ !


    Dans le silence complice des grands médias, le régime clérical-fascisant de Varsovie et sa « justice » aux ordres déploient uneentreprise liberticide digne du sénateur Mac Carthy et de sa sinistre chasse aux sorcières. Au nom de la « défense de la démocratie » (!), il s’agit d’interdire le Parti Communiste de Pologne, de harceler son journal Brzask (L’Aurore) et de persécuter ses militantes et ses militants courageux.

    La ridicule argumentation anticommuniste des autorités polonaises cache mal leur volonté d’empêcher les travailleurs, la jeunesse et le peuple polonais de faire échec à la fascisation de ce pays par le parti au pouvoir, le « PIS ». En persécutant les communistes, le PIS veut intimider tous les Polonais qui refusent l’étranglement des libertés démocratiques, l’arasement des acquis sociaux, la destruction des droits des femmes, la persécution des idées de laïcité et de libre pensée, le foisonnement de milices ouvertement fascistes, l’inféodation du gouvernement actuel à l’OTAN dans le cadre des préparatifs atlantiques de guerre contre le peuple russe.

    L’argumentation « antitotalitaire » des autorités polonaises est grotesque : alléguer l’ « antitotalitarisme » pour interdire un courant d’opinion et purger le sol polonais de toute trace laissée par la République populaire de Pologne et par le mouvement ouvrier antifasciste, donc réduire et détruire le pluralisme politique en Pologne, c’est clairement démontrer que la référence à l’ « antitotalitarisme » n’est qu’un masque : celui de la haine de classe des privilégiés à l’encontre de tous ceux qui contestent les immenses dégâts sociaux liés à la restauration de l’exploitation capitaliste sur le sol polonais.

    Loin de condamner ces agissements liberticides au nom des « valeurs humanistes » dont elle se targue, l’Union européenne ferme les yeux ; elle encourage même ces persécutions anticommunistes en pratiquant un amalgame odieux entre le fascisme et le communisme, entre l’Allemagne nazie, qui a détruit la Pologne et exterminé sur son sol des millions de juifs, et l’URSS qui a perdu 27 millions des siens pour écraser Hitler. En revanche, l’UE et la plupart des capitales européennes, dont beaucoup appliquent chez elles de graves mesures liberticides, antisyndicales et antisociales, font montre d’une rare complaisance envers les nostalgiques de Hitler et de Mussolini qui infestent déjà nombre de gouvernements européens.

    Conscients qu’en toutes circonstances, l’anticommunisme d’Etat n’a jamais produit rien d’autre que la fascisation politique, la régression sociale, l’étouffement des peuples et la mise à mal de la paix mondiale, les signataires de cet appel, démocrates de toutes sensibilités, demandent instamment à la Commission des droits de l’homme de l’ONU :

      • de condamner haut et fort le comportement liberticide et discriminatoire des autorités polonaises,
      • d’exiger la pleine liberté d’organisation et d’expression pour le PC  de Pologne, pour sa presse et pour ses militants,
      • de réprouver le négationnisme historique qui sévit en Pologne en exigeant le plein respect de la mémoire ouvrière et antifasciste en Pologne
      • de rappeler à l’UE qu’elle s’est engagée à faire respecter la libre expression politique de l’ensemble des citoyens et des personnes qui résident à l’intérieur de ses frontières.

     

    POUR SIGNER EN LIGNE LA PETITION : CLIQUEZ  ICI

     

    A l’appel de Vincent Flament, secrétaire général du Comité  pour la Solidarité de classe (CISC), Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), fils de Raymond Gastaud, décoré par la République Populaire de Pologne pour avoir facilité l’évasion de soldats polonais recrutés de force dans la Wehrmacht, Jacques Kmieciak, journaliste, président de l’Association des Amis d’Edward Gierek 


    Liste des primo-signataires en France

      • Léon Landini, officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de guerre, officier de la Légion d’honneur (92), président de l’Amicale Carmagnole-Liberté (FTP-MOI)
      • Pierre Pranchère, anc. député de la nation et anc. eurodéputé, Combattant Volontaire de la Résistance, anc. des Maquis de Corrèze, président de la commission internationale du PRCF
      • Daniel Antonini, PRCF, membre de la commission internationale du PRCF (62)
      • René Barchi, historien du détachement féminin Rodina (qui se battait aux côtés des FTP-MOI polonais dans l’Est de la France)
      • Noëlle Barth, militante syndicale (13)
      • Louis Bembenek, syndicaliste CGT retraité mineur, membre du PCF, Masny (59)
      • Dominique Buisset, poète, traducteur
      • Tristan Burot, étudiant en droit.
      • Catherine Cazenave, professeur de philosophie, Marseille.
      • Francis Combes, poète (93)
      • Sylvain Crovisier, mathématicien (92)
      • André Delcourt, ancien maire et conseiller général du Pas-de-Calais, enseignant honoraire
      • André Desmarez, journaliste honoraire, ancien correspondant en Pologne de L’Humanité (62)
      • Gilliatt De Staërck, conducteur de bus, animateur national des JRCF
      • Daniel Dewalle, ex-maire PCF d'Houdain et conseiller général du Pas-de-Calais
      • Bruno Drweski, maître de conférences, membre du conseil national de l’ARAC
      • Clément Echenne, étudiant à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) en Master d'études politiques.
      • Benoît Foucambert, professeur d’histoire-géographie, syndicaliste (81)
      • Nawres Ghabi, jeune professeur d'histoire-géographie
      • Danielle Gautier, syndicaliste de la métallurgie (63)
      • Sylvie Guduk, militante du PRCF (59)
      • Odile Hage, conseillère municipale de Douai (59)
      • Georges Hallermayer, journaliste (Moselle)
      • Patrice Hemet, porte-parole du Mouvement pour un Socialisme du 21ème siècle
      • Jean Pierre Hemmen directeur politique de la revue EtincelleS, fils de commandant FTP fusillé par les nazis, séjour de trois mois en Pologne populaire en 1953 ;
      • Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes du PRCF, anc. membre du secrétariat de l’UD-CGT du Tarn
      • Jean-Loup Izambart, journaliste d’investigation indépendant, écrivain (46)
      • Wendy Johnson, traductrice
      • Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire émérite d’histoire contemporaine de l’Université Paris-VII
      • Patricia Latour, journaliste, 93
      • Jacqueline Lavy, militante syndicale CGT (74)
      • Yves Letourneur, poète, philosophe
      • Antoine Manessis, animateur de la Commission internationale du PRCF (38)
      • Annette Mateu Casado, fille de Républicains espagnols, communistes et résistants, PRCF
      • Christian Mileschi, professeur des universités, Paris-Nanterre
      • Aymeric Monville, éditeur, philosophe (92)
      • Jérémie Ozog, professeur de S.E.S., responsable formation du PCF-06
      • Anna Persichini, retraitée, syndicaliste CGT de la métallurgie (06)
      • Christophe Pouzat, neurobiologiste (94)
      • Gilbert Rodriguez, militant syndical (FSC, CGT), 83
      • Adrien Roussel, militant FERC-CGT, militant insoumis
      • Jany Sanfelieu, PRCF, fille de combattant républicain espagnol antifasciste (89)
      • Rose-Marie Serrano, militante pour la Troisième République espagnole, traductrice, Paris.
      • Roger Silvain, syndicaliste, ancien responsable CGT à Renault-Billancourt en Mai 1968 (92)
      • Romain Telliez, historien, Université Paris-Sorbonne
      • Simon Verdun, diplômé de philosophie, élève de l’Ecole Normale Supérieure
      • Eva Ruppert, membre de la direction du Comité pour la mémoire d’Ernst Thälmann (RFA)

    Initiateurs hors de France

      • Alessio Arena, Secrétaire central du Fronte Popolare (Italie),
      • Massimiliano Ay, député au Parlement du Canton Tessin et secrétaire politique du Parti Communiste (Suisse)
      • Barbara Flamand, écrivaine, Bruxelles, Belgique
      • Ricardo Huerta Blanco, président de l’Association d’Amitié hispano-soviétique
      • Davide Boffi, Selena Difrancesca Antonio, Guido Salza, Francesco Delle Donne, membres du  secretariat du Fronte Popolare (Italie)
      • Quim Boix, secrétaire général de l’Union Internationale Syndicale de la Fédération syndicale mondiale(pensionnés)
      • Edoardo Cappelletti, juriste, participant au Comité Juridique de la Fédération Syndicale Mondiale et membre de la Direction du Parti Communiste (Suisse)
      • Zeno CASELLA, coordinateur du Syndicat SISA Suisse et conseiller communal du Parti Communiste à Capriasca (Suisse)
      • Julio Diaz, Secrétaire à l’organisation du Parti Communiste des Peuples d’Espagne.
      • João FerreiraJoão Pimenta Lopes et Miguel Viegas, députés du Parti Communiste Portugais au Parlement européen
      • Joe Kaye, militant, écrivain, New-York, USA
      • Victor Manuel Lucas, Secrétaire du Parti Communiste des Peuples d’Espagne aux Relations Internationales
      • Anita Leocadia Prestes, professeur d’Université (UFRJ), Brésil
      • Fausto Sorrini, rédacteur de Marx 21 (Italie)
      • Carmelo Antonio Suarez, Secrétaire général du Parti Communiste des Peuples d’Espagne (PCPE).
      • Miguel Angel Villalón Rivera, secrétaire général de Union proletaria (Espagne)

     

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    source: https://www.initiative-communiste.fr

     

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    Propulsée sous le feu des projecteurs depuis mi-avril, la patrie de Sandino est toujours confrontée à une intense crise politique. Désormais, elle semble s’approcher de sa résolution définitive. D’une part, le peuple nicaraguayen se mobilise de plus en plus aux côtés des autorités pour les aider à démonter les barricades dans les foyers insurrectionnels. Et d’autre part, en une semaine deux grands marches pour la paix ont eu lieu. Contre les souhaits d’un secteur de l’opposition et les porte-paroles de l’administration US, le message de Daniel Ortega lors de la marche pour la paix du 7 juillet à Managua a été clair et limpide : “Ici, c’est le peuple qui établit les règles dans la Constitution de la République. Elles ne vont pas changer du jour au lendemain par la volonté de quelques putschistes. Si les putschistes veulent arriver au gouvernement, qu’ils cherchent le vote du peuple aux prochaines élections. Avec toute la destruction qu’ils ont provoquée, on verra bien quel est le soutien qu’ils auront”. Mais ces faits sont minimisés par les médias privés et les grandes agences de presse, qui continuent à occulter l’évolution sur le terrain et à souffler sur les braises de la contestation. De quel côté penchera la balance ?

    Un schéma de propagande redoutable

    Dans un récent article, j’ai examiné un certain nombre de contradictions que soulève le traitement des médias internationaux sur le Nicaragua. Notamment, on y retrouve l’un des principes de la propagande de guerre qui consiste à inverser l’agresseur et la victime.  Le schéma est le suivant : d’abord, un secteur de l’opposition, celui qui refuse le dialogue avec le gouvernement, planifie le contrôle de certains quartiers de la capitale et d’autres villes au moyen de barricades. Ces zones sont alors considérées comme étant “libérés de la tyrannie”, et représentent ainsi les foyers d’insurrection qui doivent se reproduire partout dans le pays, pour mettre en échec les opérations de “répression” des forces policières. Cette tactique de déploiement de barricades a été théorisée en amont comme un moyen efficace d’empêcher les autorités de prendre le contrôle sur le territoire national, car il est “impossible que le gouvernement dispose des effectifs suffisants pour maîtriser chaque centimètre du pays”. La première évidence à souligner c’est qu’il ne s’agit pas d’une crise tout à fait spontanée qui émerge d’une mobilisation populaire massive, mais qu’il y a bel et bien la mise en place d’un plan insurrectionnel capable de tenir tête aux autorités pendant des mois. On est face à la première phase dans le développement d’une guerre non conventionnelle pour renverser un gouvernement démocratiquement élu.

    Ensuite, un certain nombre d’affrontements ont eu lieu dans ces zones “libérées” par l’opposition. A ce stade, il n’est pas anodin de remarquer que les activistes qui défendent ces barricades ne sont plus les manifestants pacifiques que les grands médias nous ont présentés. Les images de jeunes encagoulés maniant des mortiers artisanaux et autres engins explosifs sont impossibles àe dissimuler. En réalité, elles contribuent même à créer une dimension “romantique” de résistance populaire dans le contexte d’un face à face avec le corps de la police professionnelle. C’est là qu’apparaît la deuxième phase de la guerre non conventionnelle, à savoir le rôle décisif des corporations médiatiques qui contribuent à fabriquer un récit dominant et unilatéral de la crise. Il est plus facile de s’identifier à un jeune manifestant qui se révolte qu’à un jeune policier contraint d’utiliser la force pour faire respecter la loi. Ainsi, quand il y a eu des morts aux environs des barricades, il devient compliqué pour un observateur externe de connaître la vérité.

    Qui ne veut pas de ces victimes ?  

    Il suffit à chacun de réaliser un petit tour sur les infos des médias privés pour se rendre compte que la dimension idéalisée évoquée ci-dessus sert uniquement à délégitimer l’action gouvernementale. Personne ne se pose cette question pourtant élémentaire : “la victime était-elle un sandiniste pro-gouvernement en train d’aider la police à démonter les barricades, ou un opposant qui la défendait ?” De nombreux témoignages en faveur de la première version ont été systématiquement écartés ! En effet, le rôle des médias privés s’avère fondamental afin de donner le maximum de crédibilité à la version de l’opposition. Cette dernière serait-elle en train de manipuler jusqu’à la mémoire des victimes et cela avec la complicité de certains médias privés du Nicaragua ? Voilà qui nous interroge fortement : qu’en est-il des nombreux cas de victimes dont l’appartenance au camp pro-gouvernemental a été avérée ?

    Dans le cadre des pourparlers de paix, le gouvernement nicaraguayen a d’abord accepté que la CIDH mène une mission d’observation des droits de l’homme. Mais il a ensuite dénoncé que son rapport n’inclue pas la description de nombreux cas d’agressions contre des victimes civiles, incluant des fonctionnaires publics, comme résultat des violences déclenchées par l’opposition. Les dés seraient-ils pipés ? Voici quelques exemples récents qui illustrent une situation beaucoup plus nuancée que celle décrite par certains médias:

     

    – Le 19 juin, les autorités lancent une opération à Masaya afin de libérer le sous-directeur de la police nationale Ramon Avellan et ses agents, qui se trouvaient retranchés dans la station de police, entourée de barricades depuis le 2 juin dernier. Chaque nuit, les manifestants lançaient des tirs de mortier sur le commissariat, accompagnés de menaces : “Qu’est-ce que tu en penses? Qu’il n’y avait que des “güevones” (vauriens) dans cette lutte ? Tiens encore, voici ma petite soeur…”. Ensuite, les tirs de mortiers recommençaient à proximité du commissariat… Sous prétexte d’action ludique, une vidéo montre comment des manifestants postés derrière une barricade entonnent des chants menaçants à l’encontre du général Avellan, accompagnés de tirs. Selon l’organisation ANPDH, comme résultat de l’opération policière de rescousse, six personnes – dont trois dont l’identité reste à vérifier- ont été assassinées dans plusieurs quartiers environnants.

    – Le 30 juin, dans le contexte d’une marche de l’opposition, un manifestant a été assassiné par balle. Enregistrée quelques minutes avant le drame par un journaliste qui se trouvait sur place, une vidéo montre comment les opposants entourent un agent de sécurité privée et lui demandent de lui livrer son arme, en simulant une prise d’otage afin de justifier cela. Ensuite, les images montrent une personne qui se place derrière l’agent, lui pointe un pistolet sur la tempe et lui vole son fusil. Plus tard, les manifestants attribueront la mort à la répression du gouvernement.

    – Le 3 juillet, deux personnes ont été séquestrées à Jinotepe par un groupe d’encagoulés armés : le major de police Erlin García Cortez et le travailleur d’Enacal Erasmo Palacios. Trois jours après, Bismarck de Jesús Martínez Sánchez, un travailleur de la mairie de Managua, a aussi été séquestré. Une semaine plus tard, les proches n’avaient toujours pas reçu de signe de vie de leur part.

    – Le 5 juillet, le corps sans vie de l’agent de la Police Nationale Yadira Ramos a été trouvé à Jinotepe. Elle avait été séquestrée, violée et torturée. Elle avait été obligée par la force de descendre de son véhicule et son mari avait été tué sur-le-champ.

    – Le 6 juillet, le membre du FSLN Roberto Castillo Cruz est tué par des encagoulés issus de l’opposition qui tient des barricades à Jinotepe. Son fils, Christopher Castillo Rosales avait été tué juste une semaine avant lui. Dans une vidéo publiée peu avant son propre meurtre, Castillo Cruz avait dénoncé les assassins : “Cette bande criminelle de droite a tué mon fils, je demande seulement justice et que la paix règne pour que nos enfants ne perdent pas la vie !”

    – Le 8 juillet, lors d’un affrontement à Matagalpa qui eut lieu pendant la nuit, un homme de 55 ans appelé Aran Molina, est tué pendant qu’il secourait Lalo Soza, un militant sandiniste qui faisait l’objet d’une attaque. Le lendemain, le Frente Sandinista de Liberación Nacional lui a rendu un hommage à travers une procession. Le jour même, deux autres personnes ont été tuées : l’assistant social Tirzo Ramón Mendoza, exécuté par des encagoulés après avoir été séquestré, et une troisième victime dont l’identité reste inconnue.

    – Le 9 juillet, les autorités ont démantelé les barricades qui empêchaient la libre circulation dans les villes de Diriamba et Jinotepe. De nombreux habitants ont alors témoigné sur les nombreuses actions violentes de l’opposition, dont des tortures à l’encontre des sandinistes. Au même moment, des représentants de la Conférence Épiscopale sont arrivés sur place. Des citoyens de Jinotepe sont alors entrés dans l’église, où ils ont trouvé des opposants déguisés en religieux. Les habitants ont accusé les représentants de l’Église de les protéger et de n’avoir rien dit ni fait pour arrêter la violence déclenchée depuis deux mois. A Diriamba, les habitants ont également fait la découverte d’un arsenal de mortiers caché dans l’église de San Sebastian.

    – Le 12 juillet, un gang criminel attaque la mairie de Morrito, à Rio San Juan. Un combattant historique du sandinisme, Carlos Hernandez, y est séquestré. Grièvement blessés et sans possibilité de s’en échapper, un militant des jeunesses sandinistes, deux agents de police ainsi que leur chef hiérarchique sont assassinés. Un militant sandiniste reçoit une balle dans l’abdomen. Plus tard, le maître d’école Marvin Ugarte Campos succombera à ses blessures. La version de l’opposition? Elle affirme que le massacre a été… un “auto-attaque perpétré par des paramilitaires” !

     

    Il semblerait que certains morts et actes violents n’aient aucune valeur, tandis que d’autres sont érigés au rang de martyrs pour une cause sacrée. Enfin, tout dépendrait-il des lunettes à travers lesquelles on regarde la réalité ? Sommes-nous déjà placés dans un camp au sein d’un conflit sans le savoir ni même le soupçonner ? Dans ce cas, serait-il peine perdue d’essayer de se faire sa propre opinion à partir de l’analyse des faits ? La recherche de la paix et de la vérité nous empêche de succomber à une telle résignation.

    Dans un travail remarquable de 46 pages intitulé “Le monopole de la mort – comment gonfler les chiffres pour les attribuer au gouvernement”, Enrique Hendrix a recensé les nombreuses incohérences des différents rapports présentés par les trois principales organisations des droits de l’homme, la CNIDH, la CIDH et l’ANPDH. En comparant les différents rapports depuis le début de la crise, jusqu’à la date des derniers rapports présentés (du 18 avril au 25 juin), il en a conclu que les trois organisations recensent un total de 293 morts. Or, dans 26% des cas (77 citoyens), l’information sur les morts est incomplète et reste à vérifier. Dans 21 % des cas (60 citoyens), les morts sont des personnes assassinées par l’opposition, soit des fonctionnaires publics, soit des militants sandinistes qui ont été assassinés pour avoir aidé les autorités à démonter les barricades. Dans 20 % des cas (59 citoyens), les morts ont été des manifestants, des opposants ou des personnes ayant monté des barricades. Dans 17 % des cas (51 citoyens), les morts n’ont pas de relation directe avec les manifestations. Enfin dans 16% des cas (46 citoyens), les morts étaient des passants qui ne participaient pas aux affrontements.

    Comme on peut le constater dans cette étude, les bilans de ces organisations manquent cruellement de rigueur et mélangent toutes sortes de victimes (bagarres entre des gangs, accidents de la route, meurtres dans le contexte d’un vol de véhicule, conflit entre des propriétaires de terrain, agents de police, femme enceinte dans une ambulance bloquée par les barricades…). Conclusion : si on prend en compte les circonstances exactes de chaque mort, il est évident qu’on ne peut pas attribuer la responsabilité au seul gouvernement. À la lumière de ces éléments, on a le droit d’interpeller les médias internationaux sur leur manque d’objectivité. Pourquoi un tel alignement avec un secteur de l’opposition qui s’est déclaré farouchement hostile à tout dialogue ?  

    Qui ne veut pas de dialogue ?

    Ce mécanisme de propagande se complète par le “blackout” d’autres informations qui ne sont pas considérées comme pertinentes. Or, alors que les médias se focalisent sur les affrontements, d’autres secteurs de l’opposition continuent à participer aux différentes sessions des “tables de dialogue pour la vérité, la paix et la justice”, organisées pour écouter les différents points de vue et chercher à établir des responsabilités dans la vague de violence qui ravage le pays. D’autant plus que les conclusions définitives des différentes missions d’observation des droits de l’homme dans le pays n’étaient pas encore rendues, pour faire l’objet de discussions sur base des nouveaux éléments. Mais, que peut-on attendre du dialogue entre les deux parties, lorsqu’un certain nombre d’observateurs ont déjà décidé d’avance que le seul responsable de la violence est le gouvernement ?

    Partout dans le monde, le rôle de la police consiste à réprimer en cas de “trouble à l’ordre public”. Mais on ne comprend pas pourquoi les autorités lui donneraient l’ordre de s’attaquer si sauvagement et arbitrairement à des civils, au même moment où se déroule le dialogue de paix. En revanche, on pourrait attendre une attitude pareille de ceux qui, refusant de participer aux dialogues, chercheraient à le saboter, voyant un intérêt à ce que ce processus déraille. Dans ce cas, il n’est pas invraisemblable que des malfrats encagoulés se soient fait passer pour des forces para-policières à plusieurs reprises.

    Quoiqu’il en soit, ce n’est pas moins crédible que la version de ces mêmes encagoulés, qui affirment que le gouvernement de Daniel Ortega aurait donné le feu vert à des civils camouflés pour détruire des infrastructures et tuer d’autres civils ! Pourtant, le gouvernement n’a pas nié qu’au début de la crise certains agents de police ont parfois agi en utilisant une violence disproportionnée, et il a répondu que la justice devra déterminer leur responsabilité dans des actions punissables par la loi. L’Assemblée Nationale a, quant à elle, lancé une initiative consistant à créer une “Commission de la Vérité, de la Justice et de la Paix” avec l’objectif de rendre un rapport sur les responsabilités dans les violations des droits de l’homme dans un délai de trois mois.

    Mais dans le conte de fées que les médias dominants fabriquent du matin au soir, et sur internet 24h sur 24h, il n’est même pas envisageable que le gouvernement du Nicaragua se retrouve face à des difficultés dont les causes seraient complexes et multiples. L’emballement médiatique et les positions des personnalités politiques étrangères font office de preuve irréfutable ! Comme cela a déjà été le cas au Venezuela ces dernières années, prendre le public en otage de cette manière est une insulte à son intelligence. Bien sûr, tout ne s’explique pas par les tentacules de la pieuvre impérialiste. Mais pour celui qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire des relations inter-américaines au cours des deux derniers siècles, il n’est pas sérieux d’oublier son poids et de considérer que cette influence est une affaire du passé.

    Comment exporter la démocratie par les dollars 

    Il semble que peu d’observateurs soient vraiment choqués par la progression fulgurante de ces événements, qui se nouent à l’image d’un fil d’Ariane vers un seul et même objectif : condamner le gouvernement d’Ortega et exiger des élections anticipées. C’est là où le bât blesse : des pays latinos où les assassinats de syndicalistes, paysans et leaders sociaux ont été une chose courante pendant des années, où les efforts pour la paix des gouvernements sont considérés au mieux comme parfaitement inefficaces, au pire comme inexistants, tels que la Colombie, le Honduras ou le Mexique ne sont pas du tout inquiétés pour l’image de leurs “démocraties”. Il y a quelque chose qui cloche, n’est-ce pas ? Pour éclaircir ce mystère, un rappel sur l’histoire du XXème siècle vaut le détour.

    Les coups d’État et déstabilisations fomentés de l’étranger, comme en République dominicaine ou au Guatemala, montrent que dans la deuxième partie du XXème siècle le contexte latino-américain était toujours marqué par l’interventionnisme militaire de la doctrine de Monroe et du “destin manifeste” des États-Unis. Ce n’était rien d’autre qu’une politique impérialiste de contrôle des ressources et des matières premières de l’Amérique latine, présentée désormais comme une “croisade” anticommuniste dans le contexte de la guerre froide. En revanche, la domination des États-Unis ne se limiterait pas à une démonstration de force fondée sur le “changement de régime” et l’envoi de troupes sur le sol, mais elle prendrait aussi des formes de domination culturelle, notamment à travers les soi-disant politiques d’ “aide au développement”.

    Dans son discours en janvier 1949, le président américain Harry Truman qualifia les pays non industrialisés de pays “sous-développés”. Ainsi, en 1950, le Congrès américain adopta une Loi pour le Développement International (AID, Act for International Development). Le 4 septembre 1961, une loi du Congrès des États-Unis remplaça l’ACI par l’USAID, qui devait mettre en œuvre une nouvelle vision, plus globale, de” l’aide au développement” adressée à n’importe quel endroit de la planète. Comme on put le constater dans le coup d’État contre Jacobo Arbenz au Guatemala en 1954, la lutte anticommuniste n’était qu’un prétexte. La principale préoccupation du gouvernement américain était d’empêcher le développement de la conscience nationale au sein des armées et de la police des “pays sous-développés”. C’est pourquoi, de 1950 à 1967, “le gouvernement des États-Unis consacra plus de 1 500 millions de dollars à l’aide militaire aux pays d’Amérique latine”. (1)

    Après la victoire de la Révolution Cubaine en 1959, John Kennedy annonça l’Alliance pour le progrès en 1961. C’était une initiative similaire au plan Marshall en Europe. Entre 1961 et 1970, l’Alliance pour le Progrès offrit une aide économique à l’Amérique Latine de 20 milliards de dollars. L’un des objectifs était la stabilisation des régimes qui combattaient le communisme par l’influence de Cuba.

    “John F. Kennedy et ses conseillers conçoivent un plan d’intervention dans la région, l’Alliance pour le progrès, consistant en un investissement de vingt milliards de dollars pour le développement économique et une imposante assistance militaire. La décennie des années soixante est marquée par la formation d’une nouvelle génération de militaires latino-américains et du transfert de capital et de technologie de l’armée étasunienne vers l’Amérique latine. Le Pentagone et la CIA dessinent leur stratégie pour stopper l’avancée du socialisme : l’École de Panama, tenue par l’armée étasunienne, forme les cadres des forces armées latino-américaines”. (2)

    Sous le concept fallacieux de “politiques d’aide au développement”, la “création d’armées fortes et de police” et “l’aide militaire aux régimes réactionnaires et pro-impérialistes” servaient à offrir aux monopoles “les conditions les plus favorables à l’exploitation des pays sous-développés”. (3) En d’autres termes, ces “aides” représentaient avant tout une arme politique en faveur des intérêts économiques des pays du Nord. Ceux-ci étaient représentés dans l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), fondée en 1961 et également connue sous le nom de “club des pays riches”. Elle était composée de 27 pays, essentiellement ceux d’Amérique du Nord, d’Europe occidentale et le Japon. 

    Les résistances émergent tôt ou tard

    Mais la nouvelle réalité issue de la décolonisation en Asie et en Afrique représentait aussi une prise de conscience : la force des pays libérés résidait désormais dans leur unité. Cela leur permettrait d’exercer une certaine orientation dans l’agenda de l’Assemblée des Nations Unies, et de défendre le “droit au développement” autonome. Ainsi, dans les années 70, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) jouerait un rôle important dans la défense des intérêts du Groupe 77. Créée en 1964, la CNUCED fut qualifiée par la Déclaration Commune des 77 pays comme un “tournant historique”.

    L’invasion et l’occupation militaire du Nicaragua par les États-Unis permet de mieux apprécier la valeur historique de la Révolution Populaire Sandiniste et la résistance aux ingérences dont elle fit preuve dans les années 1980. Le scandale du financement des Contras par la CIA à travers le trafic de drogue en Amérique centrale fut la preuve que ces plans ne sont pas infaillibles. Malgré les nombreuses ingérences et déstabilisations subies tout au long de l’histoire, les peuples du Sud ont un avantage sur les puissants : la mémoire et l’intelligence collective.

    Après la répression des dictatures, la crise de la dette et le règne du FMI dans les années 1970-80, l’Amérique Latine allait connaître de nombreux révoltes sociales dans la décennie de 1990, préparant le terrain pour l’arrivée de nouveaux gouvernements progressistes au Brésil, en Équateur, au Venezuela ou en Bolivie. L’étape suivante fut de lancer l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), un organisme de coopération régionale créé en 2004 pour mettre en échec le projet de la Zone de Libre-échange des Amériques (ALCA en espagnol) défendu par les États-Unis.

    Que reste-t-il aujourd’hui des ingérences d’hier ?

    Depuis les années 1990, à la fin de la guerre froide, l’aide US n’avait plus le prétexte de la contention du communisme. Il a alors pris la forme de “lutte antiterroriste” ou de “politiques de sécurité et anti-drogue”. Voici les principaux bénéficiaires de l’aide US en Amérique Latine : 9,5$ milliards pour la Colombie ; 2,9$ milliards pour le Mexique ; et depuis 2016, l’aide à l’ensemble des pays du Triangle Nord d’Amérique centrale (le Salvador, le Guatemala et le Honduras), a dépassé celle destiné aux deux premiers. (4) Ce qui explique qu’on condamne systématiquement certains pays et pas d’autres…au détriment de la réalité et du degré de violence.

    Pourtant, la guerre froide n’est pas finie dans la tête de certains. C’est ainsi que le sécrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, croit nécessaire en 2018 de se plier aux exigences de la Maison Blanche, et de harceler nuit et jour des pays comme le Nicaragua ou le Venezuela au risque de se ridiculiser. En effet, lorsque dans une session spéciale de l’OEA le porte-parole US vient de critiquer la violence au Nicaragua et de l’attribuer exclusivement au gouvernement, peut-on le croire sur parole ? Il vaudrait mieux lui rappeler que son pays n’a pas la moindre légitimité pour parler du Nicaragua, car il l’a envahi et occupé militairement pendant 21 ans, pour ensuite soutenir le clan du dictateur Somoza pendant 43 ans de plus !

    La “restauration conservatrice” des dernières années, avec les “coups d’État en douce” pour renverser Lugo au Paraguay, Zelaya au Honduras, Rousseff au Brésil ; l’échec du processus de paix en Colombie, la persécution judiciaire contre Jorge Glas, Lula Da Silva et maintenant Rafael Correa, est le contexte idéal pour que l’OEA, cet organisme obsolète, essaie même d’en finir avec le souvenir des conquêtes sociales des dernières années.

    Puisque les US n’ont pas inventé l’eau chaude, pour arriver à leurs fins ils doivent utiliser les moyens du bord. C’est donc sans surprise que la Freedom House, financée entre autres par l’USAID et la National Endowment for Democracy (NED), a décidé de créer un groupe de travail spécial dédié à lutter contre le FSLN au Nicaragua dès 1988. Il est toujours opportun d’entendre le co-fondateur de la NED, Allen Weinstein : “Beaucoup des activités que nous menons aujourd’hui étaient prises en charge par la CIA il y a vingt-cinq ans. La grande différence, c’est que lorsque ces activités sont menées ouvertement, le flop potentiel est de zéro. L’ouverture est leur propre (garantie de) protection”. (5)

    Aujourd’hui, l’ingérence continue à passer par le financement des mouvements d’opposition, encadrés par des programmes de formation pour “jeunes leaders” prêts à défendre bec et ongles les valeurs de la sacrosainte “démocratie” et à renverser les “dictatures” de leurs pays d’origine. C’est ainsi que de 2014 à 2017, la NED a financé à hauteur de 4,2$ millions des organismes nicaraguayens comme le IEEPP, la CPDHN, Invermedia, Hagamos Democracia ou la Fundacion Nicaraguense para el Desarrollo Economico y Social. Lorsqu’on rappelle ceci aux jeunes opposants et à leurs sympathisants, ils font semblant de ne pas comprendre…

    S’il a pu être d’une efficacité redoutable dans certains pays comme l’Ukraine en 2014, le schéma que nous avons décrit doit être confronté à la réalité et aux traditions politiques de chaque pays. Au Nicaragua, le FSLN est la force politique dominante qui a obtenu la victoire démocratiquement aux trois dernières élections. Il est significatif que les secteurs de l’opposition qui comptent sur l’appui des US, de la droite et du patronat local, soit obligés d’utiliser les références au sandinisme pour essayer d’obtenir une certaine crédibilité. Or, cette pratique va trop loin lorsqu’elle essaie de comparer le gouvernement sandiniste et la dictature de Somoza, en diabolisant ainsi Daniel Ortega.

    La marche pour la paix convoquée par le FSLN le 13 juillet, en hommage au 39ème anniversaire du “repli tactique” historique du sandinisme à Masaya, est une nouvelle démonstration de force du peuple nicaraguayen et de sa volonté de faire échouer la stratégie violente de l’opposition. Les peuples du monde seront-ils à la hauteur de la solidarité qu’exige ce moment ?

     Alex ANFRUNS

    Notes :

    1) Yves Fuchs; La coopération. Aide ou néo-colonialisme? Editions Sociales. Paris, 1973, pp. 55
    2) Claude Lacaille ; En Mission dans la Tourmente des Dictatures. Haiti, Equateur, Chili: 1965-1986. Novalis, Montreal, 2014. p 23.
    3) Gustavo Esteva, “Desarrollo” en  SachsWolfgang (coord.) Diccionario del Desarrollo, Lima, PRATEC, 1996. p. 52.
    4) https://www.wola.org/es/analisis/ayuda-militar-de-estados-unidos-en-latinoamerica/
    5)Washington Post, 22 septembre 1991.

     

    Source : Journal de Notre Amérique

    https://www.investigaction.net/

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