• «Cette mesure de quarantaine imposée par les autorités britanniques est clairement un coup d’arrêt catastrophique pour les transports maritimes », s’alarme Christophe Mathieu, Président directeur Pôle «Cette mesure de quarantaine imposée par les autorités britanniques est clairement un coup d’arrêt catastrophique pour les transports maritimes », s’alarme Christophe Mathieu, Président directeur Pôle stratégie et commercial à la Britanny Ferries. 

     

    Christophe Mathieu, directeur général de Brittany Ferries, a pris de plein fouet l’annonce du rétablissement de la quarantaine au Royaume-Uni. Une très mauvaise nouvelle pour la compagnie.

    Comment avez-vous réagi à l’annonce du rétablissement de la quarantaine au Royaume-Uni ?

    Annoncé aussi brutalement et précipitamment, c’est un véritable coup de massue. On vient véritablement de nous mettre le second genou à terre. Après quatre mois d’inactivité, nous étions soulagés que l’on puisse relancer l’activité et travailler en juillet. Même si elle est mauvaise, au moins c’est une saison. Or, là, on vient de nous casser les pattes avec une batte de base-ball. On va perdre immédiatement 20 à 30 % de réservations sur les jours qui viennent et on se dirige vers une saison exécrable. Et les conséquences seront d’autant plus lourdes que nous avions engagé du personnel supplémentaire pour l’été.

    Vous attendiez-vous à ce genre de décision de la part du gouvernement britannique ?

    Je ne suis même pas sûr que cette quarantaine ait une quelconque influence sur la situation sanitaire. Peut-on se dire que si tout le monde portait un masque et respectait les gestes barrières, on n’en serait pas arrivé là ? En fait, ce qui est frustrant, c’est de se dire que nous ne sommes que des spectateurs, les otages d’enjeux politiques qui nous dépassent, dans un contexte où les relations entre la Grande-Bretagne et l’Union Européenne sont tendues dans énormément de domaines.

    Comment voyez-vous l’arrière-saison ? Les Britanniques, qui constituent 85 % de vos passagers, vont-ils quand même avoir envie de voyager ?

    Le problème est que nous n’avons aucune visibilité sur la durée de cette mesure. Combien de temps  ? 15 jours, un, deux, trois mois ? Nul ne le sait et le mal est fait, en tout cas, pour la deuxième quinzaine d’août. Mais si ça dure, il est évident que les Anglais ne se déplaceront pas, comme d’habitude, pour quatre jours ou une semaine en septembre ou octobre, s’ils doivent passer 14 jours en quarantaine. Et ce, non seulement en rentrant chez eux mais dans le pays qu’ils viennent visiter, puisque la France prévoit d’annoncer des mesures de réciprocité.

    Quelles pourraient être les conséquences économiques pour la Brittany Ferries ?

    Il faut que tout le monde ait bien en tête et prenne la mesure de la gravité de la situation. Cette mesure de quarantaine imposée par les autorités britanniques est clairement un coup d’arrêt catastrophique pour les transports maritimes. En ce qui concerne Brittany Ferries, le mois de juillet n’a pas été bon. Nous n’avons transporté que 95 000 passagers contre 300 000, l’an passé, sur l’ensemble de nos lignes, y compris vers l’Espagne. Nous n’allons pas arrêter la flotte. Mais il est permis de s’interroger en ce qui concerne l’avenir. Nous avons, certes, souscrit un PGE (prêt garanti par l’État) à hauteur maximale. Mais, aujourd’hui, on se pose sérieusement la question de savoir s’il sera suffisant ou pas en fonction de l’évolution de la situation.

    Propos recueillis par Hervé Queillé

    source:  https://www.letelegramme.fr/

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  • En Bretagne, les marées vertes, nourries par des pratiques agricoles intensives, seraient responsables de plusieurs décès. Pourquoi les algues vertes sont-elles dangereuses ? Que fait l’État pour contrer leur prolifération ? Explications en quatre points.

    Une marée pestilentielle s’est abattue cet été sur les côtes bretonnes. Les algues vertes y ont proliféré de manière exceptionnelle, prenant de court les autorités. Des dizaines de milliers de tonnes ont recouvert le sable fin. Six plages ont été interdites au public près de la baie de Saint-Brieuc. Une usine de traitement, saturée, a même dû fermer en urgence. Alors que s’achève la période estivale, Reporterre revient sur ce dossier toxique qui empoisonne le littoral breton depuis des décennies. D’où viennent ces algues vertes ? Que risque t-on ? Que fait le gouvernement ?

    Ce week-end, le 14 et 15 septembre, des militants écologistes se retrouvent sur la plage de Planguenoual (Côte-d’Armor) pour le premier salon littéraire consacré à ces algues vertes. À l’honneur : la bande dessinée d’Inès Léraud et de Pierre Van Hove, vendue à plus de 30.000 exemplaires. Ce livre retrace plusieurs années d’enquête sur le terrain et dénonce le mensonge des élus, la mise à l’écart des experts, la pression des lobbies de l’agro-industrie. « Les algues maudites sont le symptôme d’un mal profond », écrit Inès Léraud. Les associations écologistes mobilisées ce week-end espèrent « une prise de conscience plus générale » et « un regain d’actions »

    D’où viennent-elles ?

    Ces marées à l’odeur putride ne sont pas récentes. Le phénomène a été observé la première fois en 1971, à Saint-Michel-en-Grève, près de Lannion. « L’algue Ulva armoricana est présente naturellement sur les côtes françaises, rappelle France Nature Environnement. Elle se développe sans support dans une frange de l’eau de mer de certaines plages et s’échoue en partie à marée descendante. » Sa croissance en Bretagne s’explique par trois raisons : la mer est peu profonde et claire, ce qui permet une photosynthèse efficace ; le faible courant ne permet pas de disperser les algues au large ; et enfin, les eaux sont saturées de nutriments dont les algues se nourrissent — à savoir le phosphore et l’azote directement issus des nitrates.

     

    Les marées vertes apparaissent surtout à partir du printemps, mais il arrive, comme en ce début du mois de décembre, qu’elles soient encore présentes, comme ici dans la baie de Saint-Brieuc.

    Le lien entre le développement de l’agriculture industrielle et les algues vertes n’est plus à démontrer. Dans les années 1960, le taux moyen de nitrate dans les eaux bretonnes ne dépassait pas les 5 mg/litre. Aujourd’hui, il est estimé à environ 33 mg/litre. Ce taux a culminé dans les années 2000 autour de 50 mg/litre avant de baisser progressivement. Il stagne désormais depuis plus de trois ans.

    Ces nitrates proviennent à 94 % de l’agriculture. Ils sont présents dans les engrais utilisés pour fertiliser les cultures et dans les déjections animales issues de l’élevage. En Bretagne, l’élevage est extrêmement intensif. La région ne couvre que 7 % de la surface agricole française, mais concentre 50 % des élevages de porcs français, 50 % des élevages de volailles et 30 % des bovins. « La quantité de lisier, de fientes et de fumier produite chaque année dans les quatre départements bretons équivaut aux déjections émises par 50 millions d’habitants ! », évalue l’association Eaux et rivières de Bretagne. Pour Greenpeace, « si l’on veut arrêter les marées vertes, il faut diviser par trois le taux de nitrate dans l’eau pour le ramener à 10 mg/ litre ».

    Quels sont les risques sanitaires ?

    En pourrissant sur le sable, les algues vertes dégagent du sulfure d’hydrogène (H2S). « Un gaz qui, à concentration élevée, peut s’avérer mortel en quelques minutes », prévient André Ollivro, le président de l’association Halte aux marées vertes.

    Depuis trois décennies, plusieurs décès suspects ont été recensés sur le littoral. Une sombre litanie. Le premier drame remonte à juillet 1989. Cette année-là, le corps d’un jeune homme était retrouvé trois jours après sa disparition à Saint-Michel-en-Grève. Les causes de sa mort étaient obscures, mais elles ont interpellé le docteur Pierre Philippe, un des premiers lanceurs d’alerte. Le jeune homme était en effet allongé sur un épais tapis d’algues. Dix ans plus tard, le 5 juillet 1999, un ramasseur d’algues a été retrouvé inconscient, presque au même endroit. La victime restera plusieurs jours dans le coma et quatre mois à l’hôpital.

    Le 22 juillet 2009, Thierry Morfoisse, 48 ans, est mort au pied de son camion de ramassage d’algues alors qu’il effectuait sa troisième collecte de la journée. Le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc a reconnu, en juin 2018, soit neuf ans plus tard qu’il s’agissait bien d’un accident du travail. Thierry Morfoisse n’avait aucun matériel de protection. Une semaine après ce drame, le 28 juillet 2009, un cheval s’écroulait dans des algues putréfiées, et mourait. Son cavalier resta plusieurs jours dans le coma. En 2011, 36 sangliers étaient retrouvés morts sur une grève de l’estuaire du Gouessant. En 2016, un joggeur de 50 ans s’affaissait au même endroit.

     

    « Un gaz qui, à concentration élevée, peut s’avérer mortel en quelques minutes », prévient André Ollivro, le président de l’association Halte aux marées vertes.
     

    Inès Léraud et Pierre Van Hove racontent tous ces éléments dans leur livre Algues vertes, l’histoire interdite (aux éditions Delcourt, 2019) et mènent une véritable investigation. Ils montrent comment des pièces compromettantes ont été retirées des dossiers ou comment des demandes d’autopsie ont été refusées par les autorités. Interrogée par le Guardian, Inès Léraud pense que l’étendue du scandale pourrait être beaucoup plus ample : « Environ vingt personnes meurent chaque année sur la côte, souvent emportées par les marées ou les courants. La question qui se pose est la suivante : certaines de ces personnes pourraient-elles s’être évanouies à cause du gaz toxique provenant d’algues, avant d’être emportées ? L’État n’a pas fait la lumière sur ces questions. »

    Que s’est il passé cet été ?

    Cet été, la Bretagne a connu une vague d’algues vertes intense et précoce. En grande partie en raison des conditions météorologiques. Un hiver doux, un printemps pluvieux et la canicule ont permis la prolifération de ces végétaux toxiques. Le phénomène s’est aussi élargi. Les marées vertes ont frappé des communes distantes de milliers de kilomètres, de la Normandie à la Gironde.

    À titre d’exemple, autour d’Hillion (Côtes-d’Armor), plus de 9.500 tonnes d’algues vertes ont été ramassées entre mi mai et début septembre. Soit beaucoup plus qu’en 2018. L’année dernière, 3.400 tonnes avaient été récoltées.

    Thierry Burlot, vice-président du conseil régional breton, évalue à 35.000 tonnes les algues vertes collectées en 2019 dans toute la région. Cela représente un coût non négligeable : plus d’1,5 million d’euros ont dû être consacrés au nettoyage des plages. Si l’on prend en compte le préjudice économique et touristique causé à la région depuis 30 ans, le chiffre s’envole. Les marées vertes auraient coûté plus d’un milliard d’euros à l’État et à la région. C’est-à-dire aux contribuables.

    Que fait l’État ?

    Le premier plan de lutte contre les algues vertes qui visait à faire baisser les taux de nitrate dans l’eau date de 2010. L’État a été sommé d’agir après la mort de Thierry Morfoisse et après une décision de justice du 1er décembre 2009 où la Cour d’appel administrative de Nantes jugeait l’État responsable de la prolifération des algues. Quels en sont aujourd’hui les résultats ? Malgré les fonds investis, 177 millions d’euros entre 2010 et 2015 puis 55 millions d’euros entre 2017-2021, « les avancées restent assez modérées car elles dépendent de la bonne volonté des agriculteurs. Il n’y a pas de contrainte », regrette Greenpeace.

    Les association locales dénoncent, de leur côté, « la débâcle des élus et des administrations ». « Il faut reprendre à la base le problème et changer de modèle agricole en stoppant l’agrandissement des structures », disent-elles.

    À l’inverse, l’État promeut toujours le système intensif. Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et ancien président de la région Bretagne, est très proche des lobbies agro-industriels bretons. Le 24 décembre 2018, le gouvernement a déposé un nouveau décret pour simplifier encore les autorisations de ferme usines dans les régions concernées par les algues vertes.


    • Algues vertes, l’histoire interdite, d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, aux éditions Delcourt, 2019, 19.99 euros

     


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  • Mik Mingam (au fond en noir) a accueilli les répétitions du groupe Les Marins des Légendes au Pavillon Noir. Avec Marie Poilane, Fernand Villareal, Claude Gosselin, Jean Pierre Pouillard, Christian Pr Mik Mingam (au fond en noir) a accueilli les répétitions du groupe Les Marins des Légendes au Pavillon Noir. Avec Marie Poilane, Fernand Villareal, Claude Gosselin, Jean Pierre Pouillard, Christian Premel-Cabic et Pierre Alain Kermoal (de gauche à droite).

    Un groupe d’Henvic a lancé un festival international de chants de marins. Le 28 août, des mini-concerts seront diffusés sur internet depuis le Pavillon Noir, à Lampaul-Guimiliau.

    Le premier festival international des chants de marins gardera les pieds sur terre. La mer n’arrivera même pas aux orteils des organisateurs. Le groupe Les Marins des Légendes, basé à Henvic, a émis l’idée d’un festival en ligne, en cette période de pandémie. Avec le soutien de la salle de concert le Pavillon Noir, inaugurée cette année à Lampaul-Guimiliau, une série de mini-concerts seront diffusés sur le Web, vendredi 28 août.

    Canadiens, Américains, Anglais, Bretons… L’événement a pris une dimension internationale grâce à l’aide de LA webradio des chants de marins « Bordel de mer », née en 2006, et animée par un Québécois, Jean-François Blais. « L’idée était de proposer aux groupes de répéter pendant l’été, explique Claude Gosselin, chanteur, percussionniste et flûtiste avec Les Marins des Légendes. Nous avions une quarantaine de concerts prévus cet été. Nous allons en faire seulement six… Cela permet d’avoir quand même un projet. Le but est de filmer les prestations des groupes. Chacun disposera au maximum de 26 minutes. Les vidéos seront diffusées en direct sur Facebook Live et YouTube ».

    Six heures de concerts

    Les artistes ne joueront pas en direct. À l’exception de deux concerts, qui auront lieu à 20 h et 21 h, au Pavillon Noir. Avec ou sans public, selon l’évolution de la situation sanitaire. Les vidéos devaient toutes être parvenues avant le 8 août. Mais les organisateurs restent ouverts. « Le festival est ficelé. Mais on peut imaginer que si un groupe est intéressé, il peut nous envoyer une vidéo, montée, d’une chanson ».

    La série de concerts s’étendra de 18 h à minuit, devant les caméras de Tébéo. On y retrouvera des chants de marins, des chants de mer et une plage de trente minutes réservée à la société nationale de sauvetage en mer. « Il existe un nombre incalculable de chansons pour les sauveteurs de la SNSM. Beaucoup de groupes chantent pour leur rendre hommage ». À l’image de Gilles Servat, Mouez Port Rhu ou encore le jeune groupe Keltia (lire par ailleurs).

    Cette succession de concerts pourrait ensuite faire l’objet d’un DVD. « Au départ, nous voulions que le festival dure quatre jours, nous étions un peu ambitieux, concède Christian Prémel-Cabic, chanteur pour Les Marins des Légendes. Nous essaierons de maintenir le festival l’an prochain. Il a l’avantage d’être gratuit, que ce soit pour le public et les groupes. Ça demande juste un peu de temps ». En pleine crise du Covid-19, ce n’est pas ce qui manque.

    La liste des artistes

    Plusieurs groupes bretons sont associés à l’événement : Les Marins des Légendes, Les Gourlazous, Keltia, Sol & ciré (22), Sous le vent des îles (22). On retrouvera également Les Fous de Bassan (44), deux groupes québécois (Brise Glace, Les Gabiers d’Aquilon), un groupe américain (Bounding Main) et deux groupes anglais (Flash Jack, Chris Ricketts).

    Yann Clochard

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le siège social de Cooperl, à Lamballe. Le siège social de Cooperl, à Lamballe. 

    Suite à la condamnation à une amende de 35,5 M€, dans l’affaire dite du « Cartel du jambon », le groupe Cooperl, qui a fait appel de la décision, envisagerait des mesures drastiques, impliquant entre autres la fermeture de deux sites industriels.

    Un plan d’économies « massif », présenté « dans les prochaines semaines, un « gel des recrutements et des investissements » et la fermeture de deux sites pour « réduire au plus vite la surcapacité industrielle du pôle salaison ». Telles seraient les mesures imminentes envisagées par la Direction du groupe Cooperl et présentées aux représentants du personnel le 28 juillet dernier, à Lamballe-Armor, au cours d’une réunion de comité centrale d’entreprise.

    Une annonce en réaction à l’alerte émise par le commissaire aux comptes, suite à la condamnation de la société Cooperl et sa filiale Brocéliande par l’Autorité de la concurrence à payer une amende totale de 35,5 M€. « Les assurances crédits risquent de se désengager, ce qui aura pour conséquence d’accroître un besoin en fonds de roulement de l’ordre de 200 M€», estimerait la direction, ajoutant que ce besoin de trésorerie pourrait « compromettre l’équilibre financier du groupe dans un contexte de défiance des banques (…) et à défaut d’une obtention d’un sursis à statuer et de l’annulation de cette sanction devant la cour d’appel de Paris ».

    « Ce n’est pas aux salariés de payer »

    Sans que les deux sites concernés aient été formellement désignés, ils figureraient, selon nos informations, parmi les quatre anciennes unités de la branche salaison d’Unicopa, Brocéliande-ALH. Rachetées par le groupe en 2009, elles sont localisées à Villers-Bocage (Calvados), Bécherel (35), Roanne (Rhône) et Loudéac (22). Ce dernier site ayant depuis fait l’objet de près de 25 M€ d’investissements, mobilisant au passage une part non négligeable de subventions publiques, de la communauté de communes jusqu’à l’État, en passant par la Région, afin « d’y pérenniser l’emploi ».

    Une décision qui « ne passe pas » au niveau de l’Intersyndicale, confortée dans son opposition par la dernière réunion en date, le 6 août, toujours à Lamballe et « sans information nouvelle », et qui fait valoir que les salariés « ne doivent payer pour les erreurs de gestion de la direction ».

    Recours au Droit d’alerte économique ?

    Certains représentants évoquent en outre un « possible chantage à l’emploi ». Tout en reconnaissant que les leviers d’action restaient peu nombreux en vue des négociations promises par la direction du groupe. « Souvent, nous avons les textes la veille au soir pour le lendemain, cela laisse trop peu de temps pour les travailler », détaille l’un d’entre eux.

    Et un autre d’ajouter que si la grève était une option désormais clairement sur la table, « avec toutes les incertitudes que cela peut représenter », le recours au Droit d’alerte économique pourrait être privilégié. Lorsque le conseil social et économique (CSE) a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise, le Code du travail lui permet en effet « demander à l’employeur de lui fournir des explications », y compris un regard sur les comptes de la société.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • La Cooperl a été condamnée à une amende de 35 millions d’euros par l’Autorité de la concurrence.La Cooperl a été condamnée à une amende de 35 millions d’euros par l’Autorité de la concurrence. |

    Sévèrement condamnée par l’Autorité de la concurrence, la Cooperl, leader français de la production porcine, dont le siège est basé à Lamballe (Côtes-d’Armor) envisage de fermer deux sites industriels. Certains élus locaux craignent pour le site de Loudéac (Côtes-d’Armor) qui emploie 450 salariés.

    Plus de trente-cinq millions d’euros ! L’amende infligée à la Cooperl et sa filiale Brocéliande-ALH le 16 juillet dernier par le gendarme de la concurrence risque d’entraîner des conséquences dramatiques pour l’emploi local. Si la Cour d’appel de Paris confirme cette sanction, le leader français de la production porcine envisagerait notamment la fermeture de deux usines.

    Hier jeudi, l’intersyndicale a rencontré la direction au siège de Lamballe (Côtes-d’Armor). Elle n’a pas obtenu de précisions supplémentaires quant aux deux sites potentiellement impactés. D’après nos informations, les deux usines menacées appartiendraient à la filiale Brocélilande ALH qui en compte quatre : Villers-Bocage (Calvados), Bécherel (Ille-et-Vilaine), Perreux (Loire) et… Loudéac (Côtes-d’Armor).

    Le ministre de l’économie prévenu

    Depuis sa reprise par la Cooperl en décembre 2009, cette filiale, qui emploie au total 916 salariés, est en mauvaise santé financière. Et ce, malgré les 150 millions d’investissements réalisés. « Le total des résultats réalisés sur la période 2010-2019 représente une perte de 27,4 millions, indique une source proche du dossier. Par ailleurs, le résultat net de la filiale est déficitaire de 4,8 millions au 19 juillet 2020. Et cette somme ne tient pas compte des éventuelles conséquences que la condamnation de l’Autorité de la concurrence pourrait entraîner. »

    Cette situation délicate, les élus du secteur de Loudéac la connaissent. Beaucoup se montrent inquiets pour l’avenir du site. « Cette usine emploie 460 salariés… Ce n’est pas rien, estime Marc Le Fur, député LR de la circonscription de Loudéac-Lamballe. J’ai évoqué cette question avec Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances ainsi qu’avec Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie. Je leur ai demandé qu’aucune somme d’argent ne soit réclamée à la Cooperl, tant que les magistrats de la Cour d’Appel de Paris n’auront pas rendu leur arrêt. Cette amende est gigantesque et pourrait avoir des conséquences sur l’emploi dans notre secteur.»

    « Rester vigilants »

    Romain Boutron, maire de Plémet et vice-président du conseil départemental, estime pour sa part que la fermeture de l’usine de Loudéac serait « un séisme économique » pour le Centre-Bretagne. « La Cooperl fait appel de la décision, donc la fermeture reste hypothétique et je souhaite vivement qu’elle ne soit pas condamnée, affirme-t-il. Mais nous devons rester vigilants : cette hypothétique amende ne doit pas être un prétexte pour fermer les sites dont les dirigeants de la Cooperl voudraient se débarrasser. »

    Joël BIGORGNE

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Gilles Servat a enregistré son nouvel opus au Théâtre du Pays de Morlaix. Gilles Servat a enregistré son nouvel opus au Théâtre du Pays de Morlaix. 

    Gilles Servat devait chanter au Festival Interceltique de Lorient ce mardi 11 août. Un rendez-vous manqué qu’il compense en partageant un deuxième extrait de son prochain album qui sort le 4 septembre.

    « Je dors en Bretagne ce soir » Tel est le nom du nouveau single que Gilles Servat vient de dévoiler. Après « L’Hirondelle revenue » publié début juillet, il s’agit du deuxième extrait de son prochain opus « À cordes déployées » dans lequel le chanteur revisite son répertoire en compagnie d’un trio acoustique (piano, violon, violoncelle*).

    La chanson ne vous est peut-être pas inconnue. Logique, elle a été enregistrée pour la première fois en 1974. Mais l’accompagnement instrumental, totalement nouveau, et les arrangements néoclassiques lui donnent un nouvel éclat. Même les paroles ont légèrement changé.

    Mélange de deux inédits et de chansons réarrangées, « À cordes déployées » sera disponible en physique et sur toutes les plateformes de streaming à partir du 4 septembre.

    « À cordes déployées » (Coop Breizh)

    www.facebook.com/pages/category/Artist/Gilles-Servat-Officiel-438064732930538/

    Concerts

    LAMBALLE (22), les 4 et 5 septembre à 20 h au Café théâtre des Ballons Rouges. 22 €. 06 22 62 50 60.

    LESNEVEN (29), le 18 septembre à 20 h 30 à L’Arvorik. 02 29 61 13 60.

    Sous réserve de l’évolution des conditions sanitaires.

    * Avec Mathilde Chevrel au violoncelle, Floriane Le Pottier au violon et Philippe Turbin au piano.

    Gilles Servat « À cordes déployées » (© 2020 Coop Breizh)
     
    source: https://www.letelegramme.fr/
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  • La future usine de production de masques occupera une partie des anciens locaux d’AOIP (Association des ouvriers en instruments de précision), dans la zone industrielle de Grâces. La future usine de production de masques occupera une partie des anciens locaux d’AOIP (Association des ouvriers en instruments de précision), dans la zone industrielle de Grâces. 

     

    Près de 100 000 euros déjà investis. Les Bretons jouent le jeu et croient dans l’usine de masques de Guingamp (22). Guy Hascoët, maître d’œuvre du projet, fait le point sur le financement de la SCIC (*). 

    Les Bretons adhèrent-ils à ce projet d’usine de masques initié par la Région et le département des Côtes-d’Armor ?

    Sans aucun doute puisque nous avons franchi le cap des 50 000 euros au bout de 15 jours, à raison de 50 euros la part sociale (*). On devrait passer les 100 000 euros, dimanche, au rythme actuel de 1 000 à 1 200 euros par jour de prises de parts. On pensait que les congés d’été allaient freiner le mouvement. C’est le contraire : les dons d’août sont supérieurs à ceux de juillet avec des engagements à 200-300 euros ; quelqu’un a même pris pour 1 000 euros de parts, lundi. On sent que la dynamique se poursuit et se propage via les réseaux sociaux. Et il le faut car l’objectif pour le collège citoyen a été fixé à 500 000 euros, soit 25 % du capital social.

    Où en est le financement par les autres collèges, professionnels privés et publics ?

    Sur la base des engagements acquis et des intentions d’entrer dans le capital, nous en serons à environ 900 000 euros après la mi-août. Par ailleurs, nous avons beaucoup d’autres contacts, notamment avec une grappe d’entreprises des travaux publics, et d’autres, de la Fédération de l’Électricité, un hôpital privé mais aussi des structures aussi diverses que des Fondations médicales bretonnes ou hors Bretagne, ou encore une association religieuse qui gère des Ehpad dans le Centre-Bretagne. Nous aimerions que tout se concrétise rapidement car le début de la production est programmé pour décembre. Mais on ne peut pas aller plus vite que le rythme et la réalité du fonctionnement des structures. Ainsi, ce grand groupe mutualiste, qui a confirmé son apport en fonds propres mais qui ne pourra ratifier cette décision en conseil d’administration qu’en septembre.

    D’une façon générale, il faudra attendre l’après 15 août pour avoir des réponses. On a des difficultés à lancer certaines commandes car les banques sont en congé et certaines décisions sont en suspens. Ce creux de l’été est incontournable en France.

    « on devrait passer les 100 000 euros, dimanche, au rythme actuel de 1 000 à 1 200 euros par jour de prises de parts » .

    Quels arguments avanceriez-vous pour convaincre un particulier, un chef d’entreprise ou une collectivité de prendre des parts dans la SCIC ?

    Que cette usine de fabrication de masques de protection - et du tissu filtrant, base des masques - outre la création de 
    30 à 40 emplois locaux, a pour objectif de se mettre à l’abri des mésaventures subies lors du déclenchement de la pandémie en mars ; c’est-à-dire de faire face à la pénurie de masques pour professionnels de la santé et la population, en cas de crise. Par ailleurs, au-delà de la nécessité de se protéger dans les lieux publics, qui risque de s’imposer pendant encore un certain temps, cette unité de production a pour objet de répondre aux besoins quotidiens et ordinaires des professionnels de tous secteurs - santé, agroalimentaire, bâtiment, industrie - de la région.

    Pour répondre à ces objectifs, la capacité de nos machines (françaises) pourra passer de 45 à 75 millions de masques par an en conservant le système en 2X8 ; soit en cas de crise, soit pour répondre à des clients supplémentaires. Et, s’il le fallait, on a prévu l’hypothèse 3X8, qui permettrait de fabriquer 90 millions de masques, si besoin.

     

    * Société coopérative d’intérêt collectif (lacoopdesmasques.com)

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Accueil - La Coop des Masques

     

    Déjà 1 836 parts ! C'est super mais c'est encore 8 164 parts pour atteindre les 10 000 parts à 50€ mises à disposition des #citoyens. Alors on compte sur vous pour en parler à vos amis, la famille, vos potes d’apéro, vos collègues en vacances, vos voisins de camping, à tous ceux qui pourraient partager notre envie de relancer la fabrication de #masques en @regionbretagne. 

    Merci aux 796 sociétaires et à tous merci d'avance pour vos gestes solidaires.

    Pour rejoindre la Coop, devenir sociétaire
    Rendez-vous sur https://bit.ly/2BdtiYy

     

    Pour sauver des vie, fabriquons des masques durablement, participons à la création de la COOP des masques bretonne et solidaire

     

     

     

    Le tract distribué sur les marchés de Brest, Quimper, Hennebont... par les militants du PRCF

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  • Rennes (35). Qui retrouvera les statues du parlement de Bretagne ? OF.fr-1/08/20-8h54)Les quatre statues aujourd’hui disparues étaient de chaque côté du perron d’entrée à la cour d’appel de Rennes.

    Le mystère dure depuis plus d’un demi-siècle. Quatre statues d’éminents juristes et magistrats bretons étaient autrefois en façade de l’actuelle cour d’appel de Rennes. En 1960, au terme d’un chantier de rénovation, elles ont disparu…

    Mais où sont passées les quatre statues qui ornaient la façade du parlement de Bretagne, de chaque côté du perron ? Le mystère perdure depuis plus d’un demi-siècle.

     

    Le président du Présidial de Rennes et historien Bertrand d’Argentré (1519-1590), le procureur général Louis-René de La Chalotais (1701-1785), deux des quatre statues qui ont orné la façade du parlement de Bretagne de 1843 à 1960.
     

    De gauche à droite, il y avait le président du Présidial de Rennes et historien Bertrand d’Argentré (1519-1590), le procureur général Louis-René de La Chalotais (1701-1785), l’avocat Pierre-Jean-Baptiste Gerbier (1725-1788) et le jurisconsulte Charles-Bonaventure-Marie Toullier (1752-1835).

     

    L’avocat Pierre-Jean-Baptiste Gerbier (1725-1788) et le jurisconsulte Charles-Bonaventure-Marie Toullier (1752-1835), deux des quatre statues qui ornaient la façade du parlement de Bretagne, de 1843 à 1960. 
     

    Ces statues ont été érigées en 1843, respectivement créés par les sculpteurs François Lanno, Étienne Édouard Suc, Dominique Molknecht, et Julien Gourdel. Elles vont toiser la place du Parlement pendant 117 ans… Jusqu’en 1960. « Il y a eu un chantier de rénovation mené à cette époque. Une palissade a été dressée. Quand elle a été retirée, les statues n’étaient plus là », explique Joël David, chargé d’odonymie à la ville de Rennes.

     

    Une autre vue du parlement de Bretagne, où l’on aperçoit les quatre statues posées en façade. 
     

    Depuis, personne n’a remis la main dessus. Sont-elles stockées dans une remise du ministère de la justice ou d’une entreprise ? Ornent-elles joliment les allées d’un parc en Bretagne ou ailleurs ? L’appel est lancé aux fins limiers passionnés d’histoire !

     

    Pascal SIMON

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a rencontré, lundi 28 juillet, des salariés du site Nokia de Lannion et les organisations syndicales.Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a rencontré, lundi 28 juillet, des salariés du site Nokia de Lannion et les organisations syndicales. 

     

    Présente lundi 28 juillet aux côtés des salariés de Nokia, à l’occasion de la visite d’Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes-d’Armor, rejoint la position des « syndicats contre le plan B « sans Nokia » à Lannion ».

    « Comme je l’avais indiqué lors de ma question d’actualité au Sénat le 27 juin, l’entreprise Nokia ne traverse aucune difficulté. Même la ministre déléguée à l’Industrie reconnaît finalement que ce PSE est injustifiable. C’est pourquoi je m’associe à la demande des organisations syndicales, CGT en tête, de maintenir l’ensemble du site Nokia de Lannion, de ses services, de ses salariés et de ses savoir-faire », écrit Christine Prunaud.

    « L’État doit s’engager pour le maintien d’un outil qui fonctionne depuis soixante ans et dont les salariés ont su s’adapter à chaque étape de son évolution. Pour le moment, il n’a proposé qu’un plan B de mise en concurrence du pôle de Lannion, mais sans aucune garantie de la pérennité du site et des emplois. C’est le danger de l’éparpillement des compétences dans des petites structures et la fuite d’un grand nombre de jeunes dernièrement embauchés vers les grandes villes ou même l’étranger », conclut la parlementaire du PCF.

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

    Le communiqué du 31/07/20 de Christine Prunaud

    Sénatrice PCF des Côtes-d'Armor

     

     

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