• 250 mégawatts au large de la Bretagne sud. C’est le projet conduit par le gouvernement pour développer les éoliennes flottantes, au large.250 mégawatts au large de la Bretagne sud. C’est le projet conduit par le gouvernement pour développer les éoliennes flottantes, au large.

    Pour produire 250 MW dans un premier temps, il faudrait une trentaine de machines entre Penmarc’h (Finistère) et Belle-Ile (Morbihan). Un débat public va être organisé du 20 juillet au 30 novembre 2020.

    250 mégawatts au large de la Bretagne sud. C’est le projet conduit par le gouvernement pour développer les éoliennes flottantes, au large. C’est inscrit dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui a été adoptée par décret en avril 2020.

    Un débat public

    Où seraient installées les éoliennes ? Entre Penmarc’h et Belle-Ile (Morbihan). Et assez loin en mer. Là où les fonds supérieurs à 40 m ne permettent plus de planter des mâts directement dans le sol. Les futures machines à vent seront donc flottantes.

    Il existe déjà un projet entre Groix et Belle-Ile. Mais il ne s’agit pas d’un projet commercial. C’est un projet de ferme expérimentale, porté par Eolfi, qui verra le jour en 2022, au plus tôt. La ferme comporte trois éoliennes flottantes de 9,5 mégawatts chacune. Soit, au meilleur de la production, de quoi répondre aux besoins de 20 000 foyers.

    La zone potentielle d’implantation d’éoliennes flottantes en Bretagne Sud, selon la conférence régionale de la mer et du littoral.

    Pour produire 250 mégawatts, il faudrait une trentaine d’éoliennes. La conférence régionale de la mer et du littoral a même imaginé, dès 2017, un objectif de 3 gigawatts passant par des fermes commerciales… de 500 mégawatts.

    Le premier appel d’offres devrait être lancé l’an prochain. D’ici là, un débat public va être organisé, du 20 juillet au 30 novembre 2020. Les modalités et le calendrier de réunion seront présentés le 20 juillet.

    Le projet devra ouvrir une large concertation. En particulier avec les pêcheurs professionnels, dont les zones de pêche seraient impactées. Car leur opposition au parc éolien en baie de Saint-Brieuc (480 MW, 62 éoliennes plantées) montre à quel point la transition énergétique doit composer aussi avec les aspects sociaux et économiques.

    Charles JOSSE

    source: https://www.ouest-france.fr

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  • Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi, en fin de matinée, à Lannion (Côtes-d’Armor), afin de dénoncer les suppressions de postes chez Nokia. Manifestation en soutien aux salariés de Nokia Lannion, ce samedi 4 juillet 2020 dans le centre-ville de Lannion en BretagnePlusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi, en fin de matinée, à Lannion (Côtes-d’Armor), afin de dénoncer les suppressions de postes chez Nokia. Manifestation en soutien aux salariés de Nokia Lannion, ce samedi 4 juillet 2020 dans le centre-ville de Lannion en Bretagne

    À Lannion, entre 4000 et 5 000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats pour défendre les emplois dans le Trégor. Nokia a annoncé un plan social qui prévoit 402 suppressions de postes.

    Reportage

    Hugo, 26 ans, a décroché son « premier job » il y a deux ans. Jeune ingénieur sorti de l’Enssat de Lannion, il y est revenu avec plaisir, embauché par Nokia sur son site costarmorcain qui emploie 772 personnes. C’était en janvier 2018. Le 22 juin, comme les autres employés, il a pris « un coup de massue sur la tête ». Le groupe finlandais a en effet annoncé un vaste plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), le quatrième depuis le rachat d’Alcatel-Lucent en 2016. Ici, ce sont 1 233 suppressions de postes qui ont été annoncées en France, réparties entre les sites de Nozay (Essonne) et celui de Lannion.

    Valentin et Hugo, deux jeunes embauchés de Nokia à Lannion.

    Dans la capitale du Trégor, ce sont 402 emplois qui pourraient disparaître. Plus de la moitié de l’effectif. Les salariés ne sont pas dupes. « Avec 300 ou 400 personnes, un site n’est pas viable. Il suffit de voir ce qui est arrivé à Orvault : ça a fermé », lâche Hugo. Avec son collègue Valentin, 23 ans, ils ont tenu à manifester contre ce plan qui menace leur avenir professionnel mais aussi personnel. « J’avais signé un compromis de vente pour l’achat d’une maison. J’ai tout arrêté. Ma situation est bien trop précaire aujourd’hui pour m’endetter », raconte Valentin.

    Nokia, un pilier de l’économie locale

    Au micro, au milieu des interventions syndicales, ce que le public retiendra, ce sont les mots de Pauline. Elle aussi, embauchée il y a deux ans à peine, au sein de la firme finlandaise. À 24 ans, la jeune femme spécialiste de l’électronique numérique, dont le rêve était « d’habiter près de la mer en Bretagne », se sent «trahie », prise au piège d’une stratégie qu’elle ne comprend pas.

    Dans le cortège qui s’élance dans le centre-ville, ils sont plusieurs milliers. Entre 4000 et plus de 5 000 personnes, selon les sources. Des salariés de chez Nokia, des citoyens, des élus… tous venus marteler « non, non, non aux délocalisations ». Paul Le Bihan, maire de Lannion, et lui-même ancien ingénieur d’Alcatel est là aussi, bien décidé à agir pour obtenir « le retrait du plan ». « L’éco-système lannionnais repose sur les deux piliers historiques que sont Orange et Nokia. Si l’un des piliers est touché… c’est tout le tissu économique local qui sera déséquilibré. » Et pas seulement, les entreprises du plateau industriel. « Alors qu’on fait beaucoup d’efforts pour redynamiser le centre-ville, qu’on se bat pour sauver nos écoles, on nous annonce un tel plan… » se désole le maire.

    Dans les rangs des manifestants, on trouve aussi des salariés de Hop ! à Morlaix et de la Fonderie de Bretagne. De quoi redonner du baume au cœur des salariés de Nokia. Leur sort sera étudié au cours de la première réunion d’information-consultation entre direction et syndicats les 6 et 7 juillet. Avant une nouvelle manifestation, prévue à Paris cette fois, avec les collègues de Nozay, sous les fenêtres de l’ambassade de Finlande.

    Renée-Laure EUZEN

    source:  https://www.ouest-france.fr/

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  • Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi, en fin de matinée, à Lannion (Côtes-d'Armor), afin de dénoncer les suppressions de postes chez Nokia. Manifestation en soutien aux salariés de Nokia Lannion, ce samedi 4 juillet 2020 dans le centre ville de Lannion en BretagnePlusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi, en fin de matinée, à Lannion (Côtes-d'Armor), afin de dénoncer les suppressions de postes chez Nokia. Manifestation en soutien aux salariés de Nokia Lannion, ce samedi 4 juillet 2020 dans le centre ville de Lannion en Bretagne

    Entre 4000 et 5 000 personnes ont manifesté à Lannion (Côtes-d’Armor) contre le plan social chez Nokia. 402 postes sont menacés sur le site costarmoricain.

    Les manifestants ont répondu nombreux à l’appel des syndicats contre le plan social annoncé par Nokia, et qui pourrait lourdement impacter le site de Lannion. Le Trégor veut rester debout, et se mobilise pour ses emplois.

     
     
    Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi, en fin de matinée, à Lannion (Côtes-d'Armor), afin de dénoncer les suppressions de postes chez Nokia. Manifestation en soutien aux salariés de Nokia Lannion, ce samedi 4 juillet 2020 dans le centre ville de Lannion en Bretagne 
     
     
    Des pancartes qui en disent long tout au long du cortège
    Les élus de Lannion, dont le maire Paul Le Bihan étaient présents à la manifestaiton contr le plan social Nokia qui a rassemblé lusieurs milliers de personnes.
     

    Renée Laure EUZEN

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Depuis l’annonce du plan de sauvegarde de l’emploi, l’intersyndicale Nokia de Lannion a invité les salariés à se rassembler devant le site.Depuis l’annonce du plan de sauvegarde de l’emploi, l’intersyndicale Nokia de Lannion a invité les salariés à se rassembler devant le site.

    L’intersyndicale Nokia et les unions locales organisent, samedi 4 juillet 2020, en centre-ville de Lannion (Côtes-d’Armor), une manifestation contre les suppressions d’emplois annoncées chez Nokia.

    L’intersyndicale Nokia et les syndicats locaux invitent la population du Trégor à manifester contre le plan social qui prévoit 402 suppressions de postes à Lannion (Côtes-d’Armor), samedi 4 juillet 2020, à 10 h 30. Le rassemblement est prévu parking d’Aiguillon, près de la poste, avant le départ en cortège.

    Les syndicats attendent plusieurs milliers de personnes. « La manifestation se fera dans le respect des gestes barrières, nous distribuerons des masques gratuitement si besoin », indique Benoît Dumont, de la CGT.

    Le parcours de la manifestation en centre-ville de Lannion

    Avec ce rendez-vous, puis l’autre manifestation annoncée à Paris mercredi 8 juillet, l’intersyndicale espère que la direction retirera son plan. « On demande le retrait pur et simple de ce PSE », indique Bernard Trémulot, de l’intersyndicale.

     

    Une telle mobilisation pour l’emploi à Lannion rappelle évidemment les souvenirs des manifestations organisées par Trégor debout dans les années 1990-2000, déjà contre des licenciements chez Alcatel, puis au moment de l’explosion de la bulle Internet.

    source: https://www.ouest-france.fr/

     
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  • masques

    L’idée était un peu folle. Le 26 mars, l’Union syndicale Solidaires des Côtes-d’Armor proposait de redémarrer une production de masques avec d’anciens salariés de l’usine de Plaintel en Bretagne, fermée par le groupe Honeywell en 2018. Trois mois et moultes péripéties plus tard le pari est gagné : La Coop des Masques, Bretonne et Solidaire, est née sous forme de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Elle démarrera son activité à l’automne à côté de Guingamp avec 36 salariés pour une production programmée de 30 à 45 millions de masques chirurgicaux et FFP2, selon son site internet.

    Pour voir le jour, le projet a dû agréger autour de lui les collectivités locales (conseil régional et départemental) et le tissu économique breton pour s’assurer de l’écoulement de sa production. Pour autant, il met en avant son souhait de placer sous le contrôle de la population la fabrication de masques en Bretagne. Ainsi, 10 000 parts sociales sont réservées aux particuliers. Concrètement, la coopérative sera composée de cinq collèges : salariés, collectivités locales, clients, citoyens et autres partenaires. Avec une répartition du nombre de voix décorrélée du nombre réel de parts sociales.

     

    Ainsi, les salariés qui n’auront que 1,6 % du capital pèseront pour 25 % des suffrages, tandis que les clients détiendront 40 % des parts sociales et 25 % des voix. Les collectivités locales et les autres partenaires bénéficieront de 20 % des votes chacune. Petite faiblesse du projet par rapport à ses intentions déclarées d’une mise de la production sous contrôle de la population : les 10000 parts sociales des citoyens représenteront certes 25 % du capital, mais ne pèseront que 10 % des voix.

    Stéphane ORTEGA

    source: https://rapportsdeforce.fr/

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  • À Plaintel, dans les Côtes d’Armor, des millions de masques étaient fabriqués chaque année jusqu’à la fermeture du site en 2018. Photo d'archive prise en 2001.À Plaintel, dans les Côtes d’Armor, des millions de masques étaient fabriqués chaque année jusqu’à la fermeture du site en 2018. Photo d'archive prise en 2001

    La région Bretagne avait annoncé en avril réfléchir à la création d'une usine de masques dans les Côtes-d'Armor. Le projet est aujourd'hui "né juridiquement" et un "calendrier a été établi pour être en production à l'automne". 

    Il n'était qu'en réflexion en avril. Mais le projet d'usine de masques dans les Côtes d'Armor porté par la Région Bretagne prend forme plus concrètement. "Les statuts de la Société Coopérative d'Intérêt Collectif ont été déposés. Le projet est né juridiquement" indique Guy Hascoët, ancien conseiller régional missionné par la Région pour suivre la faisabilité du projet et accompagner ceux qui le portent.

    Les grandes lignes du projet déjà évoquées en avril se précisent : "L'usine de masques approvisionnera de manière durable les habitants de Bretagne et du Grand Ouest en priorité, puis les Français à l'échelle nationale. De taille modeste (20 millions de masques par an), ce projet s’appuie sur d’anciens collaborateurs de l’usine de Plaintel et agrège des acteurs bretons du domaine de la santé, du médico-social et des filières de l'agroalimentaire, du bâtiment et de la naval. Le site sera implanté dans la zone industrielle de Grâces, près de Guingamp".

    1/4 du capital ouvert aux citoyens

    La Région et le département devraient officialiser l'annonce cette semaine, avec notamment le lancement d'un site internet qui révélera les détails de la future usine costarmoricaine de masques.

    Ce sera d'ailleurs via ce site que les Bretons pourront prendre des parts sociales dans l'entreprise pour accompagner ce projet qui se veut "coopératif" et "avec des acteurs du territoire". Au total, "un quart du capital sera ouvert aux citoyens" souligne Guy Hascoët, qui ajoute qu'une fois cette opération lancée, "un calendrier précis entre mi-juillet et mi-octobre visera à concrétiser le projet". Le budget avoisine les 3,5 millions d'euros.

    "L'objectif est d'être en production à l'automne"

    Guy Hascouet, missionné par la Région pour suivre le projet d'usine de masques à Grâces

    D'anciens salariés de l'usine de masques de Plaintel, fermée en 2018 après son rachat par le groupe américain Honeywell, auraient déjà manifesté leur envie de travailler pour la future structure selon Guy Hascoët : "on a reçu beaucoup de candidatures et de CV notamment pour des postes plus techniques ou plus rares". 

    Le projet privé d'usine à Ploufragan 

    La Région n'est pas la seule à s'être manifestée pour la relance d'usine de masques dans les Côtes d'Armor. Un homme d'affaires libano-suisse, Abdallah Chatila, s'est également positionné.

    Il a signé le 11 juin avec le Groupe Bleu Mercure une promesse de vente de 25 000 m² de surface bâtie sur le site Genesis Baie d’Armor situé à Ploufragan, où se trouve l'ancienne usine Chaffoteaux-et-Maury, fermée en 2013. "Soutenu par un investissement de 20 millions d'euros, le projet table sur la production de 250 millions de masques par an et la création de 150 emplois" précise le groupe Bleu Mercure.

    Joint par téléphone, Jean-Jacques Fuan, l'ancien directeur de l'usine de Plaintel (1991-2003) et allié d'Abdallah Chatila, affirme que "tout est en bonne voie. Nous avons cinq collaborateurs. Les machines sont en cours de commande. Les travaux vont commencer dans quelques semaines. La production des masques est prévue pour la fin de l'année ou début 2021, à l'échelle nationale et internationale".

    Selon Jean-Jacques Fuan, le projet d'Abdallah Chatila "est une très bonne chose pour la création d'emplois sur le territoire de Saint-Brieuc. Car nous aurons à coup sûr une cinquantaine d'anciens de Plaintel qui viendront travailler sur le site de Ploufragan, situé à seulement 10 kilomètres de Plaintel, et non à Guingamp, contrairement à ce que dit M. Hascoët". 

    Le projet coopératif de Grâces et l'usine à ambition internationale de Ploufragan, aux philosophies différentes, pourraient donc toutes deux voir le jour. Ce qui porterait à trois le nombre de sites de production de masques en Bretagne, en comptant les Celluloses de Brocéliande (Morbihan), signataire d'un contrat avec l'Etat. 

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  • Le 17 juin à Rennes, les communistes du PRCF 35 ont rendu un hommage à Charles Tillon sur sa tombe et devant le monument à la Résistance, à l'occasion des 80 ans de son appel du 17 juin 1940 : le premier appel à la résistance lancé depuis le sol de France, à Bordeaux, en réponse à l'appel à la collaboration totale lancé par Pétain, dirigeant désigné par la classe capitaliste avec le soutien de l'ensemble des partis politiques lui votant les pleins pouvoirs, à l'exception ... des communistes, interdits et persécutés. 80 ans plus tard, le premier appel à la Résistance subit toujours la censure et la répression, mais chacun peut aider en partageant cette vidéo de l'action du PRCF à le rétablir dans les mémoires. www.initiative-communiste.fr Et aussi sur les réseaux sociaux

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  • Relance de la production de masques à Saint-Brieuc: les recettes éculées ne font pas les bons projets (CGT/FSU/SOLIDAIRES 22-2/05/20)

    communiqué de presse

     

    Relance de la production de masques de protection sanitaire près de St Brieuc

    Les recettes éculées ne font pas de bons projets !


    Combien de fois faudra-t-il que l’histoire se répète pour déciller les yeux de certains responsables politiques de la région ? Aujourd’hui, ils applaudissent très fort l’arrivée de l’investisseur libano-suisse Abdallah Chatila dans le projet de relance d’un site de production de masques et de vêtements de protection sanitaire dans l’agglomération briochine. Sont-ils amnésiques, inconscients ou tout simplement naïfs ?

    En 2010, quand la multinationale américaine Honeywell a racheté l’usine Bacou-Dalloz, elle aussi promettait monts et merveilles. On a vu ce qui est advenu : le pompage à tous les étages de l’argent public pendant huit ans, puis la liquidation brutale et sans scrupule du site. Il y a moins longtemps, toujours en Bretagne à Carhaix, le même scénario c’est présenté avec l’entreprise Synutra. Un investisseur chinois est miraculeusement tombé du ciel. Aujourd’hui, il disparu avec le résultat financier que l’on sait.

    Certes, M. Abdallah Chatila doit avoir plein de qualités quand il s’agit de jongler avec des capitaux sur les marchés financiers internationaux ou faire de l’optimisation fiscale. Nous n’en doutons pas. Mais est-il vraiment le mieux placé pour assurer notre sécurité sanitaire et défendre l’intérêt général sur notre territoire ?

    Si Monsieur Chatila n’est certainement pas qu’un philanthrope. Il veut faire un investissement très rentable près de Saint-Brieuc et il a raison ! Le Gouvernement vient de prendre un arrêté qui garantit 30% de subvention pour tout projet industriel de relance de production d’équipement de protection sanitaire (1). Donc s’il investit vraiment comme il le dit 15 millions d’euros, il pourra toucher près de 5 millions d’euros d’argent public. Les banques regorgeant en ce moment de liquidités, depuis que la BCE a décidé de leur verser 750 milliards d’euros pour relancer l’économie.

    Donc M. Chatila pourra bénéficier des 10 millions d’euros manquant sous forme de prêt bancaires à des taux d’intérêt proche de zéro. En vérité, M. Chatila n’aura aucun argent à avancer : l’argent public ou de l’argent prêté par la BCE devrait suffire. Il aurait tort de se gêner, surtout s’il obtient la caution morale d’élu.es de la région.

    Cette affaire est fort éclairante sur le fonctionnement de notre société dominée par la finance sans frontière. Le plus étonnant est qu’une bonne affaire pour un investisseur privé devient impossible si les investisseurs son des collectivités publiques ou associatives. Cherchez l’erreur !

    Depuis quelques semaines, le Conseil Régional a missionné l’ancien Secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire, M. Guy Hascoët, pour étudier la faisabilité d’une relance de la fabrication des masques et vêtements de protection sanitaire sous la forme d’une Coopérative d’intérêt Collectif (SCIC) Il devrait rendre son rapport très prochainement.

    Pour l’intersyndicale CGT, FSU, Solidaires la création d’une coopérative reste, et de loin, l’option la plus adaptée à la situation de crise que nous connaissons aujourd’hui. En effet, la SCIC permet d’associer tous les acteurs du territoire régional et de la filière, en les impliquant dans un projet de relocalisation d’une production industrielle d’intérêt général. Elle permet également de contrôler au plus près l’utilisation les fonds publics investis. Le Conseil d’administration d’une SCIC peut comporter plusieurs collèges. Pour les salarié.es bien sûr, mais aussi pour les acteurs sanitaires et médico-sociaux, pour les clients, les collectivités locales et associations, tous intéressés au bon fonctionnement de la coopérative. De plus la SCIC combine deux avantages : le contrôle démocratique (élection des dirigeants) et la vertu économique (absence d’enrichissement privé). Toute la valeur ajoutée sera ainsi répartie entre les salariés et les destinataires des produits fabriqués. Dans une SCIC, il n’y a pas d’actionnaire à rémunérer.

    Le monde qui émergera après la crise sanitaire ne peut repartir sur les bases du monde d’avant. Il nous faut collectivement imaginer d’autres modes de production et de développement. Les SCIC sont l’un des outils existants, qui nous permettront de sortir de la spirale mortifère dans laquelle nous entraine le capitalisme financier, mis au service des 1% de la population (notons M. Chatila fait partie des 300 personnes les plus fortunées de Suisse !)

    L’intersyndicale réitère sa demande au Préfet des Côtes d’Armor de tenir, dans les jours qui viennent, une table ronde réunissant tous les acteurs concernés par le projet de relance d’un site de production de masques et de vêtements de protection sanitaire sur l’agglomération briochine : les ancien.es salarié.es de l’entreprise Honeywell, les organisations syndicales, les élus, les forces économiques et les investisseurs potentiels.

    Par ailleurs, étant donné l’importance des enjeux de ce dossier pour notre région, l’intersyndicale CGT - FSU - Solidaires des Côtes d’Armor demande également, que le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional de Bretagne (CESER) soit saisi afin qu’il donne un avis sur ce projet. Cet avis permettra ensuite aux élus du Conseil Régional, du Conseil Départemental et de la Communauté d’agglomération Armor Saint-Brieuc de prendre une décision en pleine connaissance de cause.

    Saint Brieuc le 2 mai 2020.


    (1) Réalisation d'unités de production de matériaux filtrants : Afin de renforcer encore les capacités de production, la Direction générale des entreprises du ministère de l'Economie et des Finances lance un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour la réalisation d'unités de production de matériaux filtrants pour masques de protection à usage médical et de protection respiratoire. Cet AMI vise à développer les lignes de productions de matières premières filtrantes qui permettent la confection de masques de protection (chirurgicaux, FFP1, FFP2 ou FFP3). Les projets retenus, après examen du dossier, feront l'objet d'un accompagnement afin de favoriser la réalisation de l'investissement. Les réponses recueillies permettront d'évaluer les conditions nécessaires à la création de ces unités de production et le cas échéant de définir des mécanismes de soutien à même d'assurer l'émergence d'un marché pérenne. Des subventions pouvant aller jusqu'à 30% du montant des investissements pourront notamment être accordées. Un soutien financier du ministère pouvant aller jusqu'à 40 M€ pour l'ensemble des projets retenus pourra être mis en œuvre après instruction. Le soutien à l'investissement ne pourra intervenir que pour des solutions démontrant leur capacité à produire de manière compétitive des matériaux filtrants pour des masques pouvant être certifiés aux normes chirurgicales ou FFP2/FFP3.

    (2) Lien web pour accéder à la pétition
    « Sauvons des vies, fabriquons des masques » sur Change.org : http://chng.it/6csXjqmJ

     

    source: https://www.facebook.com/Solidaires.Cotes.dArmor22/

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  • © Anne Paq / Un message politique collé sur un poster contre le coronavirus COVID-19, Aubervilliers, 3 avril 2020.

    Le gouvernement prétend qu’il était impossible de prévoir le besoin en masques. C’est faux. Pour parer au risque de pandémie, une usine bretonne, près de Saint-Brieuc, était chargée de produire des dizaines de millions de masques FFP2. Abandonnée sous le quinquennat Hollande, l’usine est définitivement fermée en 2018. Ses machines sont vendues au prix de la ferraille, puis détruites.

    « Il ne reste que les murs : tout a été détruit », souffle un ancien salarié de l’usine de Plaintel en Côtes-d’Armor. Avec sa production montée à 200 millions de masques FFP2 [1] par an, destinée à l’État français, « on était le plus gros producteur d’Europe », affirme-t-il. L’usine a fermé ses portes en 2018. Aujourd’hui, face au nouveau coronavirus, la France manque de masques. C’est en catastrophe qu’Emmanuel Macron annonce l’augmentation de la production française de 15 à 40 millions (chirurgicaux et FFP2) d’ici au mois de mai. Mais l’immense majorité des stocks – 2 milliards – doit en fait arriver de Chine, « par pont aérien d’ici la fin juin », selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. La France est dépendante des aléas du marché mondial en crise. « On ne peut pas demander aux gens de l’avoir prévu il y a dix ans », a lancé le président de la République, agacé par les critiques. Et pourtant, l’État l’avait prévu. Il y a quinze ans.

    Un État stratège

    Dès 2003 et l’épidémie de Sras en Asie, le gouvernement français réfléchit à une stratégie de production de masques sur le territoire national. « À cette époque, nous étions le seul fabricant français et j’ai été contacté pour réfléchir à cette stratégie », se souvient Roland Fangeat, ancien président de la division respiratoire du groupe français Bacou-Dalloz, propriétaire de l’usine de Plaintel, en Bretagne. En 2005, alors que le virus H5N1 menace le pays, la dépendance de la France à la production étrangère et aux risques de ruptures d’approvisionnement en cas de pandémie mondiale est au cœur des préoccupations. « Les Chinois ont été très clairs avec nous : s’ils étaient touchés, ils produiraient pour eux-mêmes d’abord : ce qui est logique », se souvient Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé (gouvernement Villepin).

    Au cours d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur les mesures préventives face à cette grippe A, Gérard Dumont, haut fonctionnaire au ministère de la Santé en charge de la question des masques, pointe l’urgence : « En cas d’événements infectieux graves à l’échelle mondiale, les exportations s’arrêteront. Il faut mettre en place une industrie française du masque ! », clame-t-il alors. Problème : avant cette date, « il n’y avait pas réellement d’industrie du masque en France, admet Didier Houssin, directeur général de la Santé à l’époque. Alors, avec Bercy, on a lancé des marchés publics pour donner naissance à cette industrie. On était dans un esprit de stock de défense ». Une logistique d’arsenal militaire. La première commande est confiée à sept prestataires dont une seule entreprise française : Bacou-Dalloz, devenu par la suite Sperian, et son usine à Plaintel, pour 12 millions de masques. Puis, l’État demande aux industries nationales d’augmenter leur capacité de production.

    Une industrie dédiée « à la protection des personnes particulièrement exposées »

    Roland Fangeat interroge les députés : « Que se passera-t-il dans deux ou trois ans, quand nous aurons une capacité de production de 200 millions [de masques par an], alors que le marché n’absorbera plus que 60 millions ? » En décembre 2005, le gouvernement signe un contrat avec le groupe ainsi que quatre autres partenaires français comme Paul Boyé, aujourd’hui prié de refabriquer en catastrophe des FFP2. Objectif : « installer sur le territoire national des ateliers de production de masques FFP2 », à 35 centimes l’unité, prix fixe. Le protocole d’accord signé par Xavier Bertrand fait presque office de délégation de service public.

    « Devant le risque avéré de survenue d’une pandémie grippale, le gouvernement a décidé la constitution des stocks d’équipements nécessaires à la protection des personnes particulièrement exposées de par leur profession, au premier rang desquels les professionnels de santé », est-il indiqué en préambule du contrat, que Politis s’est procuré. Il spécifie que « cela exclut de dépendre exclusivement d’importations qui se trouveraient interrompues dans un contexte de pandémie ».

    Source : Politis

    Dans ce contrat, l’entreprise est aussi tenue d’organiser la filière d’approvisionnement et de maintenir un stock « tampon » pour le besoin de la nation. En cas de nécessité, l’ensemble de sa production est dévolu aux besoins de la France. En échange de quoi, l’État s’engage noir sur blanc à maintenir des commandes. Cinq sont passées entre 2006 et 2008 à l’usine de Plaintel, pour un total de 200 millions de masques FFP2. « La France avait la capacité d’un tiers de la production mondiale ! », clame Xavier Bertrand. Pour cela, « nous avons construit une extension de l’usine, qui nous a demandé entre 7 et 10 millions d’euros d’investissement », se souvient Roland Fangeat. De nouvelles machines sont acquises. « Des machines neuves et modernes mais qui ne fabriquent qu’un seul produit : des masques “pandémiques” pliables », explique un ancien salarié de l’usine.

    La question du renouvellement des stocks stratégiques

    Jusqu’en 2010, l’entreprise tourne bien, malgré les premiers questionnements autour des dates de péremption des masques. Dès 2008, Roland Fangeat fait des propositions au ministère : tester les stocks pour repousser les dates, ou encore dévaluer leur protection afin d’en faire des masques FFP1. « On a porté la date de péremption de 3 à 5 ans », confirme un administratif au cœur des rouages. Lorsqu’en 2010 la multinationale américaine Honeywell rachète Sperian, l’usine est quasiment totalement dévolue au contrat d’État. « La dernière livraison faite au gouvernement a lieu en septembre 2010, quelques semaines avant l’arrivée d’Honeywell, se souvient un ouvrier. On pensait tous que ce contrat allait perdurer. » Le protocole signé en 2005 était d’une durée de 5 ans mais mentionnait à l’article 11 que « l’État assurera le renouvellement de son stock arrivé à péremption ». Il ne l’a jamais fait.

    Pourtant, les services de Xavier Bertrand, qui reprennent la main fin 2010 après le passage de Roselyne Bachelot [2], maintiennent leur cap, malgré la polémique autour du surplus de vaccins achetés contre la grippe A H1N1.

    Dans une note interne de juillet 2011 que Politis s’est procurée, le ministère de la Santé envisage « un lissage du renouvellement des stocks stratégiques par 25 % » des masques, soit la mise en place d’un stock tournant, « impliquant la libération (par exemple vers les hôpitaux pour l’usage en soins courants) et la reconstitution régulière d’une partie du stock et ce, compte tenu des durées de péremption de ces masques », selon ce que recommandait encore le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) le 1er juillet 2011. Mais, pour l’année 2012, ce renouvellement « ne semble pas justifié », est-il inscrit dans la note interne : avec 600 millions de FFP2 et 800 millions de chirurgicaux – soit 1,4 milliard de masques en stock –, il y a de quoi voir venir. En revanche, le ministère précise son souhait d’inscrire ce renouvellement dans le projet de Loi de finances 2013.

    Toute la séquence que vit la France depuis janvier avait été anticipée

    En 2012, changement de majorité : dans le gouvernement Ayrault, c’est Marisol Touraine qui occupe le ministère de la Santé. Les stocks stratégiques, notamment des FFP2, s’érodent. Dans Le Parisien du 22 mars dernier, la socialiste, devenue proche d’Emmanuel Macron, réfute cette responsabilité : « Le Haut Conseil de santé publique avait mis la priorité sur les masques chirurgicaux [dans son rapport en 2011, NDLR] », clame-t-elle. Or non seulement le HCSP préconisait à l’État de continuer de stocker des FFP2 pour les personnels au contact des malades, mais en plus, il précisait lesquels : « Le masque “à plis” dont les propriétés d’adhésion au visage sont supérieures à celles des masques de type “coquille dure” ou “bec de canard”. » Soit exactement le produit fabriqué par l’usine de Plaintel.

    Dans ce rapport, le HCSP recommande aussi « d’évaluer auprès des fabricants les capacités de fabrication et d’approvisionnement en période épidémique, dans un contexte où la demande internationale pourrait être élevée », afin de « définir une durée minimale que le stock permanent devra couvrir en attente d’approvisionnement complémentaire ». En d’autres termes, de maintenir une stratégie industrielle française. Toute la séquence que vit la France depuis janvier avait donc été anticipée.

    Olivier Véran, ministre de la Santé, omet lui aussi ces éléments lorsqu’il clame, le 3 mars à l’Assemblée nationale, qu’« en 2011 il a été déterminé que la France n’avait pas à faire de stocks d’État des fameux masques FFP2 », et que « ce qui n’avait peut-être pas été anticipé, c’est que parfois les crises sanitaires pouvaient engendrer des crises industrielles ». Ancien socialiste, il défend Marisol Touraine, avec qui il a collaboré par le passé. Autour d’Emmanuel Macron, nombreux sont d’ailleurs issus de l’ancien cabinet de la ministre : Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, mais aussi Benoît Vallet – directeur général de la Santé en 2013, aujourd’hui en mission pour l’AP-HP sur le Covid-19 – ou encore Jérôme Salomon, l’actuel directeur général de la Santé, qui en 2013 était conseiller de Touraine en charge de la sécurité sanitaire… Ont-ils oublié que cette crise industrielle avait tellement été anticipée qu’elle a justifié des mesures d’urgence au sein des premiers plans grippaux ?

    Une usine progressivement abandonnée

    Dans les deux premières variantes de ce plan d’action national – datées de 2007 et 2009 –, « la constitution de stocks nationaux de produits de santé et de matériels de protection », accompagnée du « renforcement des capacités de production de masques par l’industrie française », apparaît dans les mesures d’urgence. Puis elles disparaissent de la version élaborée en 2011 sous Xavier Bertrand, et sur laquelle le gouvernement s’appuie encore aujourd’hui. « Le plan grippal était une boîte à outils complète et détaillée. En 2011, les équipes ont voulu le simplifier, mais la logique industrielle était toujours présente dans notre stratégie », se défend un membre de l’équipe ministérielle de l’époque.

    Pour lui, le réel changement de doctrine arrive avec l’équipe Touraine. « Quand on est partis en 2012, il y avait 1,4 milliard de masques, dont 600 millions de FPP2. Huit ans plus tard : le plan grippal – censé être mis à jour tous les deux ans – est toujours le même et il n’y a que 145 millions de masques chirurgicaux et aucun FFP2 ! » Un scandale « qui risque d’avoir la portée du sang contaminé », prédit-il. « La question devra se régler devant une commission d’enquête parlementaire », plaide pour sa part Xavier Bertrand, qui affirme que « le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale [SGDSN, rattaché au Premier ministre, NDLR] avait aussi repris la main sur cette question stratégique » après son départ du ministère de la Santé.

    Quoi qu’il en soit, dès 2013, le stock des FFP2 est mis sous la responsabilité des employeurs des soignants. « Mais personne n’a vérifié ces stocks, regrette Roland Fangeat. À partir de là, il n’y a plus eu de commandes et l’usine de Plaintel a progressivement chuté. On était en surcapacité, ça nous a mis dedans. On n’avait pourtant pas besoin de fonctionner à plein pour survivre, mais le groupe américain ne s’est pas défendu. » Dès 2011, Honeywell licencie 43 salariés sur 130. Telle une allégorie de la nouvelle stratégie étatique, le géant américain impose à son usine bretonne une « politique du zéro stock » : « Avant leur arrivée, on avait une marge de stocks de matière première, explique un ancien ouvrier. Honeywell nous a imposé de rendre nos stocks proportionnels à notre production. On est passé d’une visibilité de deux mois à quatre semaines. On n’a plus été en capacité de répondre aux grosses commandes soudaines qu’on devait honorer rapidement. Et puis moins on produit, moins on stocke… C’est un cercle vicieux. » La stratégie du « flux tendu » fait perdre des clients à l’usine. Les plans sociaux s’enchaînent alors que le groupe fait des bénéfices et profite des aides de l’État français, comme le CICE.

    « Les ordonnances Macron nous ont achevés »

    Puis, viennent les ordonnances Macron. Les salariés se souviennent : « Avec le plafonnement des indemnités prud’homales et la réduction de l’analyse de la santé économique d’une entreprise à un site national et non plus au groupe, les ordonnances Macron nous ont achevés. » Certains écrivent quand même au président de la République, mais rien n’y fait : en 2018, l’usine ferme ses portes. Pire : les machines dévolues au stock étatique, dont certaines étaient quasi neuves, sont vendues au prix de la ferraille, puis détruites. L’industrie française du masque FFP2 perd l’un de ses plus gros producteurs.

    Plus cynique encore : à l’heure de la pandémie du Covid-19, le groupe Honeywell rouvre une usine à Rhode Island, aux États-Unis, pour subvenir aux besoins américains, avec les mêmes masques que ceux fabriqués à Plaintel. Pour Roland Fangeat, « avec les autres entreprises impliquées, et le maintien de la stratégie de stock de sécurité géré par l’État, nous aurions pu subvenir aux besoins de la demande française aujourd’hui. » Mais la logique du flux tendu à l’américaine a écrasé une vieille sagesse politique française : « Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte. »

    Nadia Sweeny (Politis)

    source: https://www.bastamag.net/


     

     Mise à jour : Depuis quelques jours, des collectivités locales, notamment la région Bretagne et le Conseil départemental des Côtes d’Armor, travaillent avec d’autres partenaires et avec l’ancien directeur du site, à un projet de relance. Celui-ci pourrait prendre la forme d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Mais la relance de l’activité ne se ferait pas avant un an.

    Cet article a été initialement publié par Politis le 3 avril 2020 et actualisé. Pendant toute la durée de la crise du coronavirus, les rédactions de Basta ! et Politis se coordonnent pour couvrir les événements et proposer une information indépendante sur la pandémie.

    Notes

    [1Masque filtrant destiné à protéger le porteur d’une contamination extérieure, contrairement au masque chirurgical, anti-projection, qui protège l’extérieur des émanations du porteur.

    [2Xavier Bertrand a été ministre de la santé en 2005-2007 (gouvernement Villepin, sous Chirac). Il y est revenu à la fin du quinquennat Sarkozy (gouvernement Fillon), en 2010-2012. Entretemps, le portefeuille a été tenu par Roselyne Bachelot en (2007-2010).

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