• Brest. Restriction budgétaire : ça va faire mal !  (LT.fr-17/11/2016)

    Restriction des dotations oblige, la Ville et la Métropole ont décidé de sérieusement resserrer les boulons. Suite à une réunion de travail qui s'est tenue le 13 septembre, un catalogue des pistes d'évolution a été édité. 146 pages qui promettent larmes et crispations. Le document, pourtant estampillé « strictement confidentiel », a fuité hier sur les réseaux sociaux.
     
    Budget de la Métropole, budget de la Ville, moyens communs entre les deux collectivités... La synthèse des pistes d'évolution envisagées est scindée en trois gros chapitres et présente quelque 22 thématiques.
     
     
     
    Finie la gratuité des piscines pour les assos.
     
    La Métropole pourrait s'attaquer aux piscines en révisant le nombre de créneaux publics (avec fermeture alternée les dimanches matin des piscines Kerhallet et Saint-Marc notamment) et les cours d'ici 2018, ce qui permettrait de revoir les heures des maîtres-nageurs sauveteurs. Finie aussi la gratuité des créneaux piscines pour toutes les associations. Pour celles où n'apparaît pas un enjeu de service public (comités d'entreprise, Association naturiste finistérienne), la facturation deviendrait systématique !
     
    Fermeture de Buisson et de l'espace Kerinou.
     
    Il reste encore à vérifier la faisabilité de la chose. Mais l'ambition est bien d'arrêter tout investissement concernant la piscine Buisson jusqu'à la fin de ce mandat, avec, comme horizon, la fermeture de l'établissement qui supprimerait les coûts de fonctionnement. La note précise toutefois que les crédits et moyens humains seraient reportés sur la piscine Saint-Marc. Concernant l'espace Kerinou, c'est aussi la fermeture qui est programmée en 2017. Motifs invoqués : une faible activité sportive est constatée et la salle n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
     
    Davantage de loyers facturés.
     
    Seraient aussi remis en cause les créneaux de gratuité des équipements sportifs pour les associations. Leurs subventions avaient déjà diminué. Mais il est question d'aller plus loin. Les associations utilisant l'espace Jo-Ancel (Ligue de voile, Nautisme en Finistère et Nautisme en Bretagne) pourraient ainsi se voir facturer un loyer dès 2017. Idem pour toutes les associations intervenant dans le champ de l'action sociale.
     
    Crèches et halte d'accueil : la main au porte-monnaie.
     
    Dans ce dispositif, serait revu à la baisse le nombre de places de garde atypique de la petite enfance financées par la Ville. En 2015, 23 familles soit 33 enfants de moins de 3 ans avaient bénéficié du dispositif. Concernant la halte d'accueil, la tarification était inchangée depuis dix ans. Pour optimiser les recettes des activités périscolaires, il est notamment envisagé de modifier la tarification de la halte d'accueil à compter de 2018. La gratuité qui avait cours pour les familles les moins aisées serait supprimée et une tranche de facturation supplémentaire serait créée pour les plus aisés.
     
    Suppression de la halte-garderie de Kerangoff à l'étude.
     
    Alors que les haltes-garderies ont un taux d'occupation inférieur aux crèches, deux options sont sur la table : soit la suppression sèche des 20 places de halte-garderie, à Kerangoff, soit la suppression nette de dix places avec un accroissement du même nombre à l'accueil collectif de Recouvrance (ce qui aboutirait à la fermeture de l'accueil individuel de Kerangoff).
     
    Des Tap payants.
     
    D'ici 2018, le document parle aussi de réviser l'enveloppe consacrée aux transports scolaires, « le réseau Bibus devant permettre de développer l'utilisation des transports en commun pour les sorties scolaires ». La Ville pourrait aussi s'attaquer aux Tap. Il serait envisagé de les supprimer en maternelles et de les généraliser sur la pause méridienne pour les primaires. Il est surtout évoqué de les facturer.
     
    Suppression de dicos pour les sixièmes.
     
    Il est fait état d'une baisse de dotation de mobiliers dans les écoles. Dans le même registre, il est aussi prévu de supprimer la distribution de dictionnaires en CM2, lors du passage en sixième.
     
    Les séjours d'été supprimés.
     
    128 jeunes Brestois étaient inscrits en 2016 et ces séjours s'adressaient plus particulièrement aux jeunes issus de familles en difficulté. S'agissant des accueils de loisirs sans hébergement, sont envisagées également la fermeture et la vente du local de Menez Paul, avec redéploiement vers le centre de loisirs de Kerichen.
     
    Feu d'artifice diminué et illuminations de Noël à la charge des commerçants.
     
    Et pas de petites économies : le feu d'artifice du 14 juillet pourrait passer de 25 à dix minutes ou ne plus être programmé tous les ans. Quant aux illuminations de Noël, la Ville estime que le coût pourrait être pris en charge par les commerçants.
     
    Des Fêtes maritimes reconfigurées.
     
    La Métropole envisage de diminuer l'enveloppe budgétaire consacrée aux événements nautiques. Elle parle de reconfigurer les Fêtes maritimes de 2020 et de la nécessité de développer les recettes privées et le mécénat.
     
    Fin de la billetterie sociale.
     
    Le budget autonome du CCAS ne sera pas épargné. Il est ainsi fait état de la suppression de la billetterie sociale, de la fin des cadeaux de Noël aux résidences pour personnes âgées extérieures à la collectivité ou encore de la réduction du service de portage des repas.
     
    Augmentation des recettes fiscales.
     
    Autre piste : faire entrer de nouvelles recettes fiscales. Il est ainsi envisagé de faire participer les communes de la Métropole aux coûts du service du droit des sols, d'augmenter la fiscalité des entreprises sur le transport, de facturer à l'ensemble des communes de la métropole l'accès au très haut débit.
     
    La régie voirie confiée à des sous-traitants.
     
    Pour réduire la masse salariale, à l'horizon 2018-2019, il est question de diminuer l'activité de la régie voirie en matière d'aménagement. L'activité des agents de la métropole serait recentrée sur la conservation du patrimoine, tandis qu'il serait fait appel à des sous-traitants pour certains chantiers d'entretien (revêtements, gros volumes, etc.). Dans le même registre, est évoquée l'idée de « recentrer » les régies bâtiments sur des activités de dépannage et de maintenance et de « développer la polyvalence ».
     
    La maintenance du stade Francis-Le Blé externalisée.
     
    La collectivité fait le constat que les niveaux de maintenance du stade « requièrent désormais une forte technicité ». Aussi la Ville envisagerait-elle de confier totalement ou partiellement (seulement la pelouse) cette mission au club utilisateur à l'horizon 2017-2018. Par ailleurs, dans les mêmes délais, il est prévu aussi de diminuer la subvention accordée au centre de formation du Stade Brestois.
     
    On serre la vis sur les équipements culturels.
     
    Dès l'an prochain, le conservatoire de musique va devoir diminuer ses coûts de fonctionnement de 1,2 %. Il est aussi invité à se concentrer sur « la démocratisation de l'accès à la culture de proximité ». La feuille de route propose l'arrêt de la subvention accordée à Penn ar Jazz à partir de 2018. Et on propose une mutualisation avec La Carène, avec pour objectif la labellisation Smac et un financement pérenne de l'État. Mutualisation aussi, entre le Mac Orlan et la Maison du théâtre, avec création d'une seule structure. Concernant Le Quartz, l'idée est d'arriver « à un rééquilibrage du soutien financier entre partenaires » autrement dit, que Brest Métropole donne moins.
     
    Réduction des subventions accordées aux partenaires.
     
    L'objectif de réduction des financements de Brest Métropole à chacun des partenaires est énoncé. Sont concernés le Technopôle Brest Iroise, la Mission locale, l'office de tourisme. Dans un premier temps, dès 2017, il s'agit de « les accompagner sur l'identification de marges de manoeuvre » et d'étudier « les possibilités de mutualisation de services entre elles ».
     
    Des efforts en interne aussi.
     
    Des économies sur la fréquence et la nature de l'entretien des locaux sont évoquées. Tout ce qui touche à la reprographie pourrait être externalisé, voire, dans certains cas, dématérialisé. Le document parle de redimensionner le parc des véhicules et engins et de faire des efforts particuliers pour réaliser des économies d'énergie. L'amplitude de l'accueil physique à l'hôtel de métropole devrait être revue à la baisse. À la ville, on parle de systématiser la prise de rendez-vous pour les démarches chronophages pouvant être planifiées (carte d'identité, passeports)... Les cartes de voeux papier seront définitivement abandonnées, le format du magazine « Sillage » revu et le magazine « Port de Brest » suspendu.
     
     
     
    Sarah Morio et Jean-Luc Padellec

     
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  • NDDL : Historique et dramatique ( Qui va payer la destruction de l'environnement et la construction d'infrastructures inutiles ?

     

    Communiqué commun

     Contre toute attente, la Justice n’a pas suivi les conclusions du rapporteur public qui demandait l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux permettant le démarrage des travaux pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. FNE et les associations de son mouvement regrettent cette décision qui condamne les habitants de la région nantaise et l’ensemble des Français à devoir payer pour la destruction de leur patrimoine naturel…
    Le rapporteur public de la Cour administrative d’appel de Nantes demandait l’annulation des quatre arrêtés préfectoraux prévoyant une dérogation à la protection des zones humides et des espèces protégées. Il se fondait sur le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) en critiquant le fait que le porteur de projet saute directement aux compensations (d’ailleurs insuffisantes) sans se demander d’abord comment éviter et réduire les impacts du projet sur les milieux naturels.
    Il considérait en effet, par exemple, qu’il y a moyen de les éviter en modernisant l’aéroport existant de façon à répondre à la problématique qui a motivé le projet Notre-Dame-des-Landes : absorber l’augmentation du nombre de passagers. Pour le rapporteur, l’alternative « Nantes Atlantique » est donc crédible au regard de deux rapports1 qui, intervenus tardivement, ont été largement ignorés par les décideurs publics.

    Une décision plus qu’étonnante ! 

    Cependant, les juges n’ont pas suivi son avis alors que c’est le cas dans 90% des affaires. Nous regrettons ces décisions de justice qui vont à rebours d’une véritable prise en compte de la dimension environnementale dans les projets d’aménagement. À l’heure de la COP22, ces décisions sont significatives du chemin qui reste à parcourir à la France pour répondre convenablement aux enjeux environnementaux de ce siècle.

    Denez l’Hostis : « Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour la nature et l’environnement mais au-delà, pour tous les habitants du grand ouest qui devront financer non seulement l’aéroport et les divers projets annexes (autoroutes, LGV, ligne tram-train, voiries…). De plus ce projet accélère encore la destruction de leur patrimoine naturel et la perte d’une infrastructure naturelle gratuite que constitue cette zone humide qui stocke du carbone, régule les sécheresses, absorbe les crues et génère de la biodiversité. Malgré cette décision, nous continuons à demander l’abandon définitif du projet qui nous parait toujours aussi absurde, en rappelant que toutes les autorisations ne sont pas encore délivrées et le contentieux européen est toujours pendant ».

     

     logos

    14/11/2016-

    source: eau-et-rivieres.asso.fr/

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  • NDDL. L'avenir de l'aéroport se décide ce lundi  (LT.fr-14/11/2016)

    La cour administrative d'appel de Nantes se prononce ce lundi sur la validité d'arrêtés préfectoraux autorisant les travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. En cas de rejet, cela pourrait être un coup d'arrêt au démarrage du chantier que le gouvernement voulait lancer à l'automne.
     
    La décision des sept juges composant la cour, rendue en audience publique, sera connue vers ce lundi vers 14 h. L'annulation d'un seul arrêté préfectoral, sur les cinq contestés par les opposants au nouvel aéroport nantais, serait un nouvel obstacle au démarrage de ce projet quinquagénaire, déclaré d'utilité publique en 2008. À lire sur le sujet NDDL. Une centaine de tracteurs pour protéger la Zad Lundi dernier, le rapporteur public - dont l'avis est généralement suivi par les juges administratifs - a préconisé l'annulation de quatre d'entre eux, dits "loi sur l'eau" et "espèces protégées". Pris en décembre 2013, ces arrêtés autorisent le concessionnaire du futur aéroport, une filiale de Vinci, et l'Etat à déroger aux interdictions de destructions des zones humides et des espèces protégées pour réaliser la plateforme aéroportuaire et sa desserte routière.
     
    L'extension de Nantes Atlantique, une "alternative avérée"
     
    Prévues par le Code de l'environnement, ces dérogations ne sont possibles que si le projet est d'intérêt public majeur et en l'absence de solution alternative ou d'alternative satisfaisante. Or, a estimé le rapporteur public, Christine Piltant, il existe une "alternative avérée", voire "crédible" ou "satisfaisante" pour éviter ces destructions, celle de l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, l'un des arguments phare des opposants.
     
    À lire sur le sujet NDDL. Pour Hollande, l'aéroport "ne verra pas le jour" Ce n'est "pas l'aéroport idéal", en raison notamment de son unique piste et du bruit occasionné par le survol du centre-ville de Nantes, a souligné la magistrate. Mais à long terme, son réaménagement - dont le coût est évalué par des experts à 825 millions d'euros pour une capacité de neuf millions de passagers - "présente des inconvénients moins dommageables" que la construction du nouvel aéroport, chiffrée à 992 millions pour autant de passagers. Le rapporteur public a en revanche demandé le rejet de trois recours dirigés contre un cinquième arrêté préfectoral qui déclarait d'utilité publique le programme de travaux d'aménagement et de sécurisation des voies existantes autour du futur site, dénommé "programme viaire".

    source:   letelegramme.fr
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  • Lundi 7 novembre, lors de l’audience de la Cour administrative d’appel de Nantes, la rapporteure publique a recommandé l’annulation des quatre arrêtés indispensables au lancement du chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. En cause, la destruction d’une zone humide et d’espèces protégées en cas de travaux. La magistrate préconise le réaménagement de l’actuel aéroport.

    - Nantes, correspondance

    Si son avis était connu à l’avance, communiqué avant l’audience aux parties comme le veut l’usage devant les tribunaux administratifs, les avocats, les opposants et les partisans de Notre-Dame-des-Landes étaient pendus aux lèvres de la magistrate Christine Piltant, rapporteur public. Selon quels arguments allait-elle récuser les arrêtés du préfet de décembre 2015, au titre de la loi sur l’eau et des espèces protégées ?

    La chronologie de l’audience a joué sur le suspense. Il a commencé par les recours contre la Déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport. La magistrate a réfuté les uns après les autres les arguments juridiques des opposants.

    En revanche, elle a retenu une partie de l’argumentation des opposants, sur le gros morceau : l’examen des recours concernant la loi sur l’eau avec des détails un peu plus concrets pour le public que des rappels de la jurisprudence du Conseil d’Etat et des articles et alinéas de loi et de règlements cités à l’appui de ses dires. Christine Piltant détaille les rejets dans l’environnement du glycol, le produit de dégivrage des avions ; les trois-quarts seront récupérés dans des cuves spéciales et retraités, mais un quart, vaporisé, dispersé dans l’air, finit cinquante jours par an - c’est-à-dire pendant une partie de l’hiver -, dans l’environnement et la nappe d’eau. Soit 3.500 litres par an, contribuant aux « impacts négatifs sur le bilan oxygène des masses d’eau » d’une zone humide à 98 % en tête « de trois bassins versants », et qui abrite une centaine d’espèces protégées.

    Ce bassin versant sensible de la zone prévue subirait avec l’aéroport « élévation de la température de l’eau, de la salinité, dégradation des niveaux d’oxygène et des fonction bio-géo-chmiques ». Le déverglaçage affectera pareillement la salinité des 90 hectares de pistes et de voies d’accès. Salinité que les dossiers officiels n’ont pas pris en compte, relève-t-elle. Quant aux fameuses mesures compensatoires, la magistrate reprend les critiques des experts mandatés pour imaginer leurs effets sur la dégradation des masses d’eaux : « La recréation de mares et de milieux de zones humides n’est pas validée scientifiquement et peut prendre des années parfois des décennies », pour obtenir un éventuel résultat.

    Sur ces questions, elle demande à la Cour d’appel administrative de « retenir le moyen des requérants ». C’est déjà suffisant pour faire annuler les arrêtés concernant la loi sur l’eau, pour le périmètre de l’aéroport, comme pour le « barreau routier » faisant le lien antre les axes Nantes-Vannes et Nantes-Rennes.

    « Peut-on vivre sans aéroport idéal : oui. Peut-on vivre sans eau : non ! »

    Mais la magistrate a aussi enfoncé le clou devant un avocat d’AGO-Vinci déconfit. La justification du choix de Notre-Dame-des-Landes ne tient que si l’on a vraiment étudié des alternatives, afin de respecter le triptyque de l’aménagement et du respect de environnement : éviter/réduire/compenser.

    Elle se livre à un plaidoyer pour le maintien et l’amélioration de l’actuel aéroport nantais au sud de l’agglomération, listant tous les aéroports dans le monde qui, avec une seule piste, accueillent jusqu’à huit fois plus de trafic que l’aéroport Nantes Atlantique. Ou pour lesquels le survol des villes est un inconvénient assumé. Gatwick, Genève, San Diego, Milan, les exemples sont connus, les tracts des opposants les ont cités depuis des années. On peut donc « éviter de détruire une zone humide » dit la magistrate avec cette sortie inhabituelle dans des arguments en général très techniques : « Peut-on vivre sans aéroport idéal : la réponse est oui. Peut-on vivre sans eau : non ! ».

    Et puis « vue l’heure avancée », elle sera plus brève pour demander l’annulation des arrêtés portant dérogation à la loi sur les espèces protégées. Et qui permettraient donc de s’asseoir sur la loi et de faire un sort aux mares, zones et prairies humides, habitats de tritons, salamandres, campagnols et plantes rares normalement intouchables. En quatorze minutes seulement, elle retiendra que « l’alternative avérée et suffisante » existe avec le réaménagement de l’aéroport existant, et que cela suffit à considérer que le projet de Notre-Dame-des-Landes n’a pas tout envisagé pour éviter de détruire des espèces animales et végétales sensibles. La biodiversité a gagné un point. Les opposants ont gagné des sourires immédiats, et selon la vielle fable de la peau de l’ours qu’il vaut mieux patienter avant de la vendre, attendent de voir le résultat. L’usage veut que dans ces audiences très techniques, l’avis du rapporteur public soit très généralement suivi par les juges dans leur décision.

    Délibéré prononcé le 14 novembre à 14 h dans l’enceinte de cette même cour d’appel administrative.

    Nicolas de La Casinière
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  • Ergué-Gabéric. Le bureau de poste en sursis ?  (LT 19/10/2016)

    La Poste envisage-t-elle de fermer le bureau de poste de Pen-Ergué ? La question reste posée.
     
    Récurrente depuis plusieurs années, une rumeur de fermeture du bureau de poste de Pen-Ergué est de plus en plus insistante. La question reste posée.
     
    Interrogé à ce sujet, le maire, Hervé Herry affirme : « Je n'ai eu aucun écho ni information concernant une éventuelle fermeture du bureau de poste de Pen-Ergué ». Autre son de cloche du côté du syndicat CGT : « Nous pouvons confirmer que la direction de La Poste envisage la fermeture d'une dizaine de bureaux de poste dans le Finistère, mais à ce jour, nous ne sommes pas en mesure d'indiquer lesquels et si celui de Pen-Ergué est concerné. Il est cependant indéniable que la présence du service public de la poste s'étiole peu à peu à Ergué-Gabéric comme le montre un certain nombre de mauvais signes », indique Alain Le Corre, responsable de la CGT, avant de préciser : « L'amplitude horaire d'ouverture du bureau de poste de Pen-Ergué a été peu à peu diminuée et le personnel y travaillant peu à peu réduit », indique-t-il, avant d'interpeller le maire Hervé Herry : « Nous lui demandons de défendre, pour ses concitoyens, la présence d'un service public de la poste de proximité sur sa commune. Et étonnamment, c'est l'inverse qu'il a fait récemment en annonçant qu'il envisage la fermeture de l'agence postale du Bourg ».
     
    « Rien n'est acté »
     
    Mais peut-on envisager que soit fermé le seul bureau de poste d'une ville de bientôt 10.000 habitants ? Ou encore, serait-il envisagé de transférer le bureau de poste dans les locaux du centre de tri dans la zone de Kerourvois-sud ? Du côté de la direction Ouest-Bretagne (29 et 56) de La Poste, la transparence est de mise, la prudence aussi : « Dans le cadre d'un projet immobilier, il y a bien une discussion au sujet du bureau de poste de Pen-Ergué mais rien n'est acté, il est donc trop tôt pour en parler. Quoi qu'il en soit, les accès aux services postaux et bancaires de La Poste seront préservés dans le quartier de Pen-Ergué », assure la direction Bretagne-Ouest de La Poste. Reste à savoir si cela se ne traduira pas par la présence d'une simple boîte aux lettres, l'installation d'un automate à carte bancaire et le transfert, au tabac-presse par exemple, d'une partie des services postaux et bancaires qui sont actuellement assurés par le bureau de poste.
     
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  • Pont-Croix. Une enquête d'envergure pour améliorer l'abattoir (OF.fr-18/10/2016)Paul Guéguen avec Philippe Lannou, responsable de l’outil intercommunal, et Hervé Le Gall, du Gaec de la Chapelle (vaches laitières).

    Il y a une semaine, les services vétérinaires du Finistère ont autorisé l’abattoir intercommunal de Pont-Croix à abattre de nouveau les porcins, ovins et caprins.

    15 000 € investis

    Ce n’était plus le cas depuis le 4 juillet, un coup dur pour cet équipement de la communauté de communes du Cap Sizun-Pointe du Raz, déjà en proie à de grandes difficultés, en recherche active de volumes.

    15 000 € ont été investis pour l’aménagement du piège de contention et dans du matériel neuf d’étourdissement.

    Trois autres communautés de communes de l’Ouest-Cornouaille soutiennent l’équipement : le Pays bigouden Sud (5 000 €/an), le Haut-Pays bigouden (30 000 €) et le Pays de Douarnenez (15 000 €).

    Enquête d'envergure

    La chambre d’agriculture vient, elle, de lancer une enquête d’envergure auprès de 100 contacts, qui sera dépouillée d’ici à la fin de l’année.

    « Elle va permettre à chacun, à commencer par le monde paysan, à se réapproprier cet outil du territoire », espère Hervé Le Gall, un éleveur poullannais, qui prône l’optimisme et la persévérance.

    source: ouest-france.fr

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  • Brest. 50 personnes menacées d’expulsion au Forestou (OF.fr-17/10/2016) Au Forestou, l'une de maisons occupée par les migrants

    Une cinquantaine de demandeurs d'asile sont expulsables depuis ce lundi, après le passage d’un huissier de justice. La « résistance » s’organise.

    Le collectif « 0 personne à la rue » et les occupants des maisons du Forestou, propriétés de Brest métropole habitat (BMH), ont réagi rapidement ce lundi.

    Dans la matinée, la situation des migrants, arrivés fin mars 2016 pour les premiers, avait brusquement changé. « Un huissier de justice est passé ce lundi matin avec un cadre de BMH pour déposer une ordonnance sur requête pour les cinq maisons et les 50 habitants(e) s, qui sont désormais susceptibles d’être expulsées », explique l’un des membres du collectif.

    Des avocats saisis

    Un appel à un rassemblement a donc été lancé pour venir soutenir les habitants de la rue du Forestou-Creis, où trois maisons sont concernées. Il y en a également deux rues Teurroc.

    Lundi soir, ils étaient plusieurs dizaines étaient à s’être mobilisés dans le quartier du Forestou. « On s’organise pour résister. On est aussi train de vérifier la procédure avec des avocats pour savoir si ce qu’ils ont fait est légal. »

    Au total, une cinquantaine de personnes, âgées de 4 mois à 60 ans et représentant une dizaine de nationalités, sont concernées.

    source: ouest-france.fr

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  • Centre des finances : la fermeture fait débat (OF 13/10/2016)Avec la fermeture du centre des finances publiques, c'est encore un service de proximité qui disparait .

    La trésorerie de Plogastel fermera définitivement ses portes le 1er janvier. L'activité liée aux impôts partira à Quimper, et les services de comptabilité et de gestion communales iront à Pont-l'Abbé.

    « Devant ce détricotage du service public, souligne Ludovic Morin, secrétaire de la CGT finances publiques du Finistère, notre organisation syndicale a largement alerté les élus de cette décision, les invitant à réagir. Nous n'avons jamais eu de réponse ».

    Interrogée à ce sujet, Jocelyne Plouhinec, maire de Plogastel, reconnaît : « Les élus ont été mis devant le fait accompli. La décision était prise au moment où nous avons été réunis. L'argument avancé étant que le service ne pouvait plus fonctionner avec trois agents, quand il en aurait fallu cinq pour qu'il puisse remplir son rôle ».

    L'élu poursuit : « Les maires concernés, réunis par Mme Brigand, de la Direction départementale des finances publiques, ont cependant exprimé leur désaccord face à cette décision et demandé au minimum deux permanences lors de la période de déclaration fiscale pour aider la population. »

    Le nombre des fonctionnaires diminue

    Contactés, les employés du centre des finances publiques en question, soumis au devoir de réserve, n'ont pas souhaité réagir. Pour le syndicaliste, « la CGT est très attachée au service public de proximité et la notion de rentabilité, sans cesse mise en avant, va à l'encontre de l'intérêt général ».

    Chaque année, une trentaine de postes de fonctionnaires disparaissent dans le Finistère, le plus souvent à la suite de départs à la retraite non remplacés. Le nombre d'actifs étant ainsi passé de 1 500 à 1 200 en huit ans.

    « On ne peut pas encenser la ruralité, comme le font nombre de politiciens, et dans le même temps décider de transférer les services publics loin de là où vivent les usagers », considère Ludovic Morin.

    En période de pointe, entre 70 et 100 personnes passent à la trésorerie chaque jour, contre une trentaine en général. Et chaque fois beaucoup de questions, souvent techniques sur l'impôt, des demandes d'obtention d'un délai de paiement ou encore des situations complexes qui demandent toute l'attention des agents.

    « Une fois de plus, ce sont les personnes les plus vulnérables qui vont faire les frais de ce désengagement de l'État : personnes âgées, familles dans la précarité, citoyens en difficulté... Or la relation humaine n'est pas négociable ! Et ce n'est certes pas l'explosion du numérique qui améliorera le contact ! », reprend l'élu syndical.

    La question de savoir pourquoi les élus ont tiré un trait sur leurs services publics de proximité reste sans réponse satisfaisante.

    Trois organisations syndicales ont décidé d'aller à la rencontre des usagers, lundi, de 9 h à 16 h, devant les locaux de la trésorerie.

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  • Premiers chiffres, serment du bâton et textes communs du mouvement lus à l'arrivée de la manifestation du 8 octobre

    Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016-15 heures

    La mobilisation du 8 octobre a déjà réuni plus de 40 000 personnes sur les terres de Notre Dame des Landes. Et de nombreuses personnes continuent à arriver pour la suite de l'après-midi et de la soirée. Alors que le gouvernement n'a pas encore, et fort heureusement, lancé de nouvelle opération d'évacuation, nous sommes d'ores et déjà au moins autant que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012 qui était survenue après 4 semaines d'opération policière.

    Un bilan plus détaillé de la journée suivra, voici déjà les textes communs du mouvement lus à l'arrivée de la manifestation pendant que les bâtons étaient plantés et les hangars levés.

    ## serment du bâton et textes communs du mouvement lus à l'arrivée de l'a manifestation du 8 octobre

    Voici le serment des bâtons et les autres textes communs du mouvement (texte sur la mobilisation et texte de solidarité avec Calais) lus à l'arrivée de la manifestation du 8 octobre avant que les manifestatnts viennent planter leur bâtons dans la terre de la zad.

    ### Le serments des bâtons

    Dès notre plus tendre enfance, le bout de bois, puis le bâton, prolongent notre main, en un outil incomparable...
    Bâtons de l'exploration prudente, pour sonder d'éventuels dangers...
    Pilons heurtant le riz ou le manioc dans les mortiers, qui scandent la vie quotidienne de tant de villages, en Afrique ou ailleurs...
    Bâtons pour rouir le chanvre, pour fouler la laine, pour remuer la lessive... comme l'ont fait nos parents...
    Bâtons du voyage et de l’échange, de celui du colporteur aux mats des plus grands voiliers, qui assuraient partout dans le monde la circulation des cultures.

    Bâtons qui nous rassurent et nous soutiennent quand les problèmes ou l'âge sont là, sous forme de tant de cannes...
    Bâtons de la protection et de la défense, en particulier des troupeaux, ici pour déplacer les vaches, là pour la transhumance des brebis ou contre les prédateurs... bâtons des palissades...bâtons qui maintiennent nos dunes...
    Bâton du pèlerin... bâton de l'engagement... bâtons de la parole partagée...
    Oui les bâtons accompagnent nos vies. Et c'est la symbolique de tous ces usages du bâton que nous portons ensemble ce 8 octobre.

    Mais bien sûr les bâtons nous parlent aussi de colère et de révolte. Ceux des innombrables jacqueries paysannes qui ont émaillé et construit notre histoire. Et il n'y a pas si longtemps, les paysans du Larzac ont préféré le chant de leurs bâtons de bergers aux bruits de bottes de l'extension d'un camp militaire. Ce qui nous menace ici n'est plus un camp, mais la voracité sans fin des multi-nationales prêtes à toutes les destructions pour la croissance de leurs profits. Ce sont les appétits personnels de leurs soutiens politiques. Ce sont eux qui sont responsables de l'opération César il y a quatre ans déjà, opération que nous avons fait collectivement échouer, ceux qui sont coupables de la mort de Rémi Fraisse. Nous ne pouvons oublier !

    Pas plus que nous ne pouvons ignorer dans la période présente, les menaces et indices d'une agression prochaine de la zad, en vue de l'évacuer totalement et de la détruire. En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons symbole de notre détermination, en tant qu'outils de protection de cette zad que nous aimons : ce que nous souhaitons, c'est que ce message de détermination soit si massif, porté si puissamment par la population, qu'il résonne si fort qu'il puisse éliminer la menace. Selon les choix des personnes ou collectifs qui les amènent ici, ces bâtons sont anonymes ou identifiés de différentes manières. Mais tous sont porteurs de notre engagement commun à ne pas abandonner cette zone au béton et aux avions.

    En les plantant ici aujourd'hui, de manière publique et solennelle, nous scellons dans le sol de Notre Dame notre serment collectif, de venir, en cas d'agression de la zone, les reprendre ici face aux forces du désordre, et de participer à la défense à laquelle nous nous sommes préparés, dans la diversité de nos choix et capacités. Et s'il nous est impossible de rejoindre la zone, nous participerons, dans la France entière et bien au-delà, patout où nous serons, aux actions déjà en préparation.

    Nous sommes convaincus que la force collective de personnes déterminées, sûres du bien-fondé de leur positionnement, peut encore faire entendre raison à tous ceux qui, à l'instar de Vinci et des élus corrompus, choisissent l'unique objectif du profit maximum pour quelques-uns.

    Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort. Avec Michel Tarin - habitant de Notre-Dame-des-Landes décédé en 2015, ancien du Larzac, qui à mené, avec d'autres, une grève de la faim de 28 jours en 2012 - qui souhaitait tant que résonne le chant de nos bâtons, ensemble nous répétons : « nous sommes là, nous serons là... »

    Serment : En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons, symbole de notre détermination et outil de protection de cette ZAD que nous aimons. En les plantant aujourd’hui, nous scellons dans le sol de Notre-Dame-des-Landes notre serment collectif de revenir, si nécessaire, défendre la ZAD. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort :

    nous sommes là, nous serons là !

    ## Texte général sur la manifestation

    Tout d'abord un très grand merci à vous tous d'avoir répondu si nombreux à l'appel de l'ensemble du mouvement anti-aéroport à venir ici ce 8 octobre sur la zad pour qu'y “résonnent les chants de nos bâtons”. Cette mobilisation, dont la date a été annoncée dès le rassemblement de l'été dernier a été  préparée de la manière la plus collective. Des dizaines de cars, de tracteurs, des milliers de vélos, voitures, piétons nous ont rejoint. Merci à tous.

    L'année passée !
    Nous avons vécu toute cette année de nombreux épisodes qui n'ont entamé ni la cohésion ni la détermination de notre mouvement.

    Il y a presqu'un un an, à l'occasion de la COP21 à Paris, le mouvement a dit combien le projet d'aéroport était climaticide, destructeur de terres vivrières, de biodiversité... En montant jusqu'à Versailles en convoi, puis en se rassemblant ici à notre Bourget 44. Avant même la fin de cette COP, la réactivation des procédures d'expulsions vis à vis des personnes 'historiques' vivant et cultivant sur la Zad a été l'élément déclencheur de très fortes mobilisations devant le tribunal en décembre, puis le 9 janvier sur le périphérique de Nantes. Nous ne sommes pas près d’oublier les images des centaines de tracteurs-fourmis sur le Pont de Cheviré... Devant la persistance de la menace, nous avons organisé une mobilisation nationale le 27 février. Du jamais vu ! les deux côtés de la double-voie Nantes-Vannes envahies sur des kilomètres, la construction de la Vigie... A chaque étape vous avez répondu à nos appels, , toujours bien au delà de nos attentes...

    Ces manifestations ridiculisant les tentatives du pouvoir d'accréditer le caractère « minoritaire groupusculaire » du mouvement, le gouvernement a dégainé une arme nouvelle, qu'il nous espérait fatale : un impossible « référendum », aussitôt requalifié en « consultation », pour le mois de juin.  Très vite après son annonce, le mouvement dans son ensemble a dénoncé cette opération d'enfumage.
    Certains ont tenu des dizaines de réunions d'information, actualisé des argumentaires, réalisé des outils de campagne, et convaincu un nouveau public, comme l'ont prouvé le vote de Nantes, et celui des bourgs proches de Notre Dame. Une autre partie du mouvement a poursuivi, pendant cette période, sans s'impliquer dans la campagne, de nombreux chantiers pour l'avenir de la zad. Les constructions ont fleuri, les projets agricoles ont pris encore plus d'ampleur. Certains ont participé aux manifestations contre la loi travail, avec présence de tracteurs le 31 mars, ont ravitaillé des occupations, des piquets de grève, comme à la raffinerie de Donges. Tout ceci a renforcé les liens avec les salariés en lutte et avec la jeunesse de Nantes.
    Le 26 juin au soir, face au résultat de la consultation, nous nous sommes retrouvés tous ensemble, pour réaffirmer que nous ne pouvions nous sentir engagés par les résultats de ce non événement, que toutes nos raisons de poursuivre la lutte étaient intactes.
    Se croyant malgré tout forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l'évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Ces déclarations font fi de la situation juridique du dossier puisqu'entre autres les autorisations de travaux ne sont toujours pas accordées, les recours auprès de la Cour administrative d'appel concernant la loi sur l'eau, et les espèces protégées sont toujours en attente. La plupart des personnes habitant la zad ne sont pas juridiquement expulsables. La procédure de précontentieux, engagée vis à vis de la France par la Commission Européenne n'est pas close. Elle concerne le « saucissonnage » du dossier. La France doit fournir ses réponses par le biais d'un document annexé au Scot Nantes St-Nazaire, dont l'enquête publique est en cours (jusqu'au 21 octobre). Un point d'info spécial  dans le rassemblement vous permettra d'en savoir plus.

    Aujourd'hui
    Ce mois d'octobre nous remémore des moments de résistance, mais aussi des moments difficiles : ceux du 16 octobre 2012 et des semaines suivantes, ici, ceux du 26 octobre 2014 à Sivens, avec la mort de Rémi Fraisse, tué d'un tir dans le dos par une arme de la police, mort sur laquelle ses parents essaient encore aujourd'hui de faire la lumière...
    Ce mois d'octobre-ci commence par un moment heureux : nous avons vécu ce matin trois magnifiques déambulations sur la zone. Ces 2000 ha de bocage et ce qui s'y vit sont aujourd'hui porteurs d'espoirs indéracinables de défense du vivant, des terres agricoles et de lutte contre la marchandisation du monde. Pour nous il est impensable que tout cela disparaisse.

    Depuis ce matin, nous avons fait résonner le sol de milliers de bâtons.
    Tout-à-l'heure, nous planterons dans la terre de Notre-Dame, ces bâtons que nous vous avons invités à apporter, en symbole de notre volonté commune d'empêcher toute agression contre la Zad et tout démarrage des travaux. S'ils se produisaient, nous viendrions reprendre nos bâtons. Nous plaçons ainsi la ZAD sous votre protection, population, comités de soutien, collectifs de lutte et toutes les personnes, ici ou ailleurs. Cette zad, que nous défendons, nous n'en sommes pas propriétaires, nous voulons être des “passeurs de terres” , pour reprendre l'expression de Michel Tarin.

    La journée verra aussi le levage du hangar dit “de l'avenir” dont les éléments ont été fabriqués de manière traditionnelle durant l'été sur la zad par des dizaines de charpentiers et charpentières. Cette oeuvre collective sera une structure commune pour le futur : un atelier menuiserie et charpente pour construire encore longtemps de belles choses sur la zad, et un espace pour penser l'usage commun des forêts. D'autres structures sont en préparation, lieux d'organisation pour la lutte en cas d'aggression. L'une d'elles, un hangar métallique, est aujourd'hui en cours de construction, juste au bord de la zad, près du Liminbout. Nous vous invitons à passer voir ces deux chantiers dans l'après midi, et à 18 heures, les charpentiers vous invitent à venir à leur rencontre sous le hangar de l'avenir.

    Vous entendrez donc successivement, d'abord l'expression de l'ensemble du mouvement :

    le serment des bâtons après lequel nous irons tous ensemble les planter dans le champs voisin.
    Nous ferons alors une pause puis reprendrons avec :
    le texte des six points sur l'avenir de la zad ;
    un texte de solidarité avec les 10000 personnes migrantes de Calais dont l'expulsion est programmée. Car nous en sommes pas seuls à vivre sous la menace d'expulsion.

    Puis, en alternance avec des moments musicaux, vous entendrez d'autres collectifs qui nous sont proches :
    les voisins solidaires des bourgs alentour ;
    une prise de parole syndicale : sans doute avez-vous repéré dans les cortèges de ce matin la présence de militants syndicaux, de la CGT et de Sud notamment. Nous saluons tout particulièrement les salariés d'AGO de Nantes Atlantique, et de la CGT Vinci, et les écouterons avec attention.
    Une intervention des personnes visées par des interdictions de manifester.
    Des personnes de Bure, de Calais,  d'autres qui luttent face aux politiques racistes et coloniales, et des camarades du NO TAV...

    Si vous voulez prendre la parole, en votre nom ou depuis un collectif, il y a un espace consacré à cela dans le champs des bâtons. Nous vous y lirons des messages de soutien reçus par mail.

    Et à 19 heures sous le grand chapiteau, un spectacle cabaret, son et lumière vous racontera des bribes d'histoires de la lutte.

    Que résonnent les chants de bâtons !

     

    # Texte de solidarité avec Calais

    Aujourd'hui nous entendons que si les expulsions n'ont pas lieu immédiatement à NDDL c'est parce que l'Etat met en priorité l'expulsion de la jungle de Calais.
    Loin de nous en réjouir nous affirmons notre soutien à toutes et tous les exilé.E.s et autres personnes indésirables au yeux du gouvernement.

    A partir du 17 octobre, le bras armé de l'Etat compte expulser et déporter 10 000 personnes aux quatres coins de France voir dans d'autres pays.
    Il brise ainsi les réseaux de solidarité et exclu encore une fois toute possibilité de libre-circulation pour une partie de la population , qu'elle fuie les guerres menée notamment par La France, une situation économique difficile ou qu'elle souhaite simplement choisir son pays d'habitation.

    Ici comme à Calais, main dans la main avec les multinationales, les politiques agissent dans une logique de gestion des population.
    Ici comme là-bas, VINCI, parmi tant d'autres voit ses intérêts financiers assurer par la destruction d'habitats, la construction d'un mur ou bien d'un aéroport.

    Nous appelons à la solidarité et l'organisation d'actions contre les politiques  xénophobes et raciste de l'état français, contre VINCI et les autres qui seraient impliqués dans les expulsions de Calais et à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Nous appelons à écouter et prendre en compte les revendications des habitants de la jungle de Calais.

     

    source: https://www.acipa-ndl.fr/actualites/communiques-de-presse/item/697-premiers-chiffres-serment-du-baton-et-textes-communs-du-mouvement-lus-a-l-arrivee-de-la-manifestation-du-8-octobre

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  • Réfugiés. Le face-à-face a été tendu à Trégunc  (LT 6/09/16)Réfugiés. Le face-à-face a été tendu à Trégunc

     
    Ambiance un peu tendue, ce jeudi soir, à Trégunc (29) ou les deux rassemblements pro et anti réfugiés se sont fait face alors qu'ils devaient démarrer avec 30 minutes d'écart.
     
     


    source:  letelegramme.fr
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  • Brest-Enseignement en breton : le « blues » de profs (OF.fr 26/09/2016)Yoann Le Nédellec enseigne le breton à Plouzané et l’histoire-géo en breton à Lannilis.

    Deux enseignants bretonnants sont nommés à Versailles ? À Rennes, Plouzané et Brest, des parents protestent car leurs enfants sont sans cours d'histoire géographie en breton depuis trois semaines. Des profs souffrent aussi car ils doivent enseigner plusieurs matières, dans plusieurs établissements…

    C’est l’incompréhension… Déjà trois semaines sans cours d’histoire-géo en breton ! Triste rentrée pour les collégiens en filière français-breton d’Anne-de-Bretagne à Rennes, L’Iroise à Brest et Kerallan à Plouzané, lequel ouvre sa section bilingue. Deux enseignants manquent à l’appel ! Hier, avec l’association Div Yezh (deux langues), des parents se sont de nouveau mobilisés pour dénoncer une situation « ubuesque ».

    Les deux enseignants ont été nommés dans l’académie de Versailles, où l’on n’enseigne pas le breton ! L’une y est même actuellement remplaçante. Au grand dam de la Région qui a financé une partie de leur formation… Car la Bretagne connaît une pénurie de professeurs bretonnants.

    « Bouche-trous »

    Et parmi ceux qui sont en place, certains disent souffrir car ils sont très sollicités, partagés entre plusieurs établissements. Yoann Le Nédellec, 29 ans, diplômé du Capes de breton avec une spécialité « histoire-géo », est professeur de breton depuis six ans. Mais le jeune et dynamique prof, apprécié de ses élèves, se dit déjà « usé ». Il regrette un « système administratif » ne ménageant pas des enseignants pourtant motivés, lesquels se sentent parfois des « bouche-trous ».

    Il travaille dans deux établissements (certains collègues en feraient trois ou quatre, lesquels peuvent changer chaque année)… « Trois fois par semaine, de 8 h à 9 h, j’enseigne le breton à Plouzané. Puis, quarante minutes de voiture plus tard, c’est au collège de Lannilis pour de l’histoire-géo en breton. Et dans quatre niveaux, de la 6e à la 3e ! » Un professeur enseigne habituellement dans deux à trois niveaux. De plus, cette année, « les quatre niveaux sont concernés par la réforme des programmes. C’est énormément de boulot, et il n’existe pas de manuel d’histoire-géo en breton ! »

    De son côté, le Rectorat de Rennes essaie de recruter des contractuels, sans succès à ce jour. Le ministère de l’Éducation nationale met en avant la nécessité de « respecter les règles de mutation dans la fonction publique ». Pour autant, le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem fait savoir que « la situation sera réexaminée d’ici la semaine prochaine pour essayer de trouver une solution ».

    source: http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/enseignement-en-breton-le-blues-de-profs-4518254

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  • Kerallan. L'absence de professeur inquiète  (LT 26/09/2016) Ce jour de rassemblement commun, vendredi, avait été choisi car la ministre de l'Éducation nationale était en visite en Bretagne le lendemain.

     
    Pourquoi n'y a-t-il toujours pas de professeur nommé pour l'enseignement de l'histoire-géographie bilingue au collège ? Sans réponse à cette question, parents, professeurs et élèves concernés sont bien décidés à se faire entendre.
     
    Vendredi matin, dès la première heure, un rassemblement se tenait devant le collège de Kerallan. Si la filière bilingue, fraîchement mise en place au collège, a déjà son professeur de breton, il n'en est pas de même pour l'enseignant bilingue français-breton, en histoire-géo. Collégiens et parents veulent faire part de leur mécontentement du fait de cette non-nomination. Une histoire incompréhensible, d'autant que des professeurs avaient été formés pour cet enseignement. Un couac qui concerne 120 élèves sur la Bretagne.
     
    La ministre de l'Éducation nationale saisie
     
    D'un côté, trois collèges de Bretagne, Brest, Plouzané et Rennes, ne disposent pas de l'enseignant, pourtant prévu à l'origine de l'emploi du temps. De l'autre côté, deux enseignants de cette discipline, dont la formation de langue bretonne a été en partie financée par la Région Bretagne, sont nommés en Île de France ! Le groupe des régionalistes au conseil régional de Bretagne s'étonne de ce soudain besoin d'enseignantes bretonnantes à Versailles. C'est pour cela que 20 parlementaires ont saisi collectivement Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale : « Madame la ministre, des élèves brittophones sans enseignants, des enseignants brittophones loin de Bretagne, alors que la convention, qui lie notre collectivité et vos services, stipule que ces cas doivent être évités, est une situation facile à résoudre. Aussi, nous vous sollicitons une nouvelle fois pour répondre à l'attente des familles, des personnels et des collectivités locales qui n'ont pas à faire les frais de telle ou telle subtilité administrative... ».
     
    « J'enseigne à Lannilis et à Plouzané »
     
    Une histoire d'autant plus absurde que Yoann Le Nédellec, l'actuel professeur de breton au collège de Kérallan, possède également son Capes d'histoire géo. Mais la simplicité de l'administration ne doit pas être la même que celle du commun des mortels : « Les nominations ne pas toujours compréhensibles et grâce à ce bazar administratif, j'enseigne à Lannilis et à Plouzané », précise-t-il. Un rassemblement identique avait lieu au même moment devant le collège Anne de Bretagne à Rennes, à l'initiative de Div Yezh Roazhon. Une pétition qui est en cours, à déjà reçu plus de 1.500 signatures.

    source: letelegramme.fr/
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  • Brest. Le bureau d e Poste du Phare de l'Europe fermera également (LT.fr 22/09/16)

    La Poste a officialisé, hier, la fermeture prochaine de trois de ses treize agences brestoises. Aux bureaux du port de commerce et des Quatre-Moulins (notre édition du 8 septembre) s'ajoute celui du phare de l'Europe, également transformé en point relais dans un commerce proche.
     
    Baisse de fréquentation des agences
     
    Principale raison invoquée pour cette réorganisation du réseau : la baisse de la fréquentation des agences, qui a plongé, à Brest, de 24 % entre 2013 et 2015, selon les chiffres de La Poste. Qui rappelle également ne pas avoir opéré de modification majeure de sa présence à Brest depuis 18 ans, et le transfert de l'agence de Saint-Martin rue Jean-Jaurès. Selon la direction de La Poste, les futurs points relais doivent permettre aux habitants de profiter de « plages horaires d'accessibilité élargies (+35 % d'accessibilité horaire) ». Mais aussi de pouvoir réaliser « près de 70 à 80 % des opérations qu'ils effectuaient au préalable dans leur bureau de poste », essentiellement celles de courrier et de colis. L'activité bancaire, elle, n'est pas reprise dans ces points relais. Parallèlement, un nouveau point de contact, « point poste dont le format reste à définir », va être créé sur le secteur des Capucins, zone qui jusqu'ici était dépourvue de toute présence postale. « Ces différentes évolutions se feront progressivement, au cours du second semestre 2016 et de l'année 2017, sans impact sur l'emploi. Les quatre agents concernés feront l'objet d'un accompagnement spécifique et ils seront redéployés au sein des bureaux environnants », précise La Poste.

    source: letelegramme.fr
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  • Une réunion publique a lieu ce jeudi 22 septembre, à 18 h, au bar Le Rallye, place Jean-Le Gouill, à Douarnenez. Des riverains souhaitent en effet donner « des informations sur les démarches effectuées pour conserver le service de proximité de la poste de Ploaré ».

    « Donner des informations sur les démarches effectuées pour conserver ce service de proximité. » C'est l'objectif de la réunion publique qui a lieu ce soir, au bar Le Rallye de Ploaré, au sujet de l'agence postale située dans la mairie annexe du quartier.

    Jeudi 31 mars, le conseil municipal de Douarnenez a en effet voté la fermeture de l’agence postale communale de la place Paul-Stéphan, située dans sa mairie annexe de Ploaré.

    Ce jour-là, la majorité a fait part de son intention de mettre en vente le bâtiment et expliqué que La Poste serait remplacée par un proche « relais Poste commerçant », probablement dans le café Le Rallye.

    Service public de proximité

    C’est justement Le Rallye, qui avait alors vite démenti, qui accueille, ce jeudi soir, une réunion publique sur le thème du maintien du service public de proximité.

    Six mois après le vote municipal, l’émotion et la colère ploaristes ne semblent, en effet, toujours pas retombées.

    Car, comme le conseiller d’opposition Jean-Louis Griveau l’a souligné en mars, le quartier n’est pas insensible au sort de cette agence « datant du premier mandat de Michel Mazéas [1971-1977] et très utile à ses habitants, dont on sait qu’ils sont plutôt âgés ».

    L’élu avait rappelé le classement finistérien de l’agence par La Poste (15e sur 100) et son chiffre d’affaires annuel (50 000 €, grâce à 30 passages quotidiens).

    L’adjoint aux finances Erwan Le Floch avait, lui, répondu extension des plages horaires (à la journée au lieu des seules matinées) et économie de 10 000 € pour la Ville.

    Depuis, celle-ci a vendu aux enchères une autre de ses mairies annexes (Pouldavid), avec un certain succès (plus de 57 000 € via un site internet), les commerces de Ploaré ont unanimement démenti leur intérêt pour accueillir l’éventuel futur relais Poste et une pétition contre la vente de la mairie de Ploaré a recueilli plusieurs centaines de signatures.

    Ce jeudi 22 septembre, à 18 h, au bar Le Rallye, 1, place Jean-Gouill.

    source: ouest-france.fr

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  • Scaër. Fermeture d’une classe : les parents parlent (OF.fr 20/09/2016)Peu après la rentrée, une des sept classes de l’école élémentaire de Scaër (Finistère-Sud) a été fermée, provoquant l’indignation des parents d’élèves. Lundi, ils se sont réunis pour évoquer le problème.

     

    Trois questions à…Stéphane Bergot,de l’association de parents d’élèves Div Yezh, et Sabrina Vergoz,de l’association de parents d’élèves FCPE.

    Que s’est-il passé à la réunion des parents d’élèves de l’école élémentaire, après la fermeture de la septième classe ?

    Il y avait une vingtaine de parents présents. L’objectif de la réunion était de donner la parole aux parents suite à la fermeture brutale de la septième classe en début d’année, d’échanger sur les moyens de rebondir et de soutenir l’école, de permettre aux parents de s’engager.

    Comment les enfants ont-ils réagi à cette soudaine transformation ?

    Concernant la fermeture brutale de la classe, les parents ont relaté ce que cela avait provoqué chez les enfants : incompréhension, inquiétude, stresse. Les changements de classe, après une semaine de rentrée, ont fait perdre du temps à tout le monde. Il a été rappelé que cette situation est le résultat, de notre point de vue, d’une négligence de l’inspection académique qui, voyant les effectifs bas en novembre 2015, aurait dû alerter l’école sur la situation. De plus, le compte rendu du conseil d’école de juin indiquait un prévisionnel de rentrée réajusté (à la baisse encore). Nous dénonçons la méthode de fermer la septième après la rentrée, cela a choqué toutes les familles.

    Qu’avez-vous décidé pour l’avenir ?

    Nous avons échangé sur les moyens pour les parents de s’impliquer dans la vie scolaire. Il a été question de travailler en lien avec l’équipe enseignante sur l’un des axes du nouveau projet d’école : « améliorer le climat scolaire ». Plusieurs pistes ont été évoquées. Un groupe de réflexion ouvert à tous sera mis en place. Devenir parent délégué permet aussi, lors des conseils d’écoles, d’échanger avec les enseignants et la mairie, et d’avancer sur certains points. Enfin, les parents peuvent s’impliquer dans les associations de parents d’élèves Div Yezh et FCPE.Contacts : Stéphane Bergot (Div Yezh) au 02 98 66 44 76 et Sabrina Vergos (FCPE) au 02 98 59 09 37

    source: ouest-france.fr

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  • Ce lundi midi, à l'appel de la CGT, rassemblement des animateurs devant la mairie.Ce lundi midi, à l'appel de la CGT, rassemblement des animateurs devant la mairie.

    Non aux 1/14 et 1/18. Oui à un animateur pour dix maternelles et quatorze élémentaires ! Ce lundi midi, dans le cadre d’un appel national de la CGT, une cinquantaine d’animateurs du public et de privé - titulaires, contractuels ou vacataires - ont débrayé. Durant une heure, de 12h à 13h, ils se sont rassemblés devant la mairie. Ils protestent contre un décret pris en août, dans la torpeur estivale. « Sans concertation avec le terrain ! » proteste une animatrice qui intervient sur les écoles Jean-de-la-Fontaine et Kerargaouyat. Il définit de nouveaux taux d’encadrement des enfants dans les accueils périscolaires: haltes-garderies scolaires ou associatives ouTap (Temps d’activités périscolaires).

    Normalement, il fallait un animateur pour dix enfants de maternelle (jusqu’à 6 ans) et un pour quatorze d’élémentaires (jusqu’à 11 ans). Mais depuis trois ans, avec la réforme des nouveaux rythmes scolaires et l’instauration des Tap (Temps d’activités périscolaires) dans les écoles publiques, de nouveaux taux, qualifiés de provisoire, avaient été institués: soit un animateur pour 14 « petits » et un pour 18 « grands ».

    « Depuis le début, on proteste, rappelle Catherine Perrament, responsable du site Jean-de-la-Fontaine à la Ville. Ces grands groupes remettent en cause la sécurité et la qualité des accueils ». Alain Kerverdo, directeur de la maison de quartier du Valy-Hir, ajoute: « Il faudrait aussi adapter ces taux quand il s’agit d’enfants difficiles ou handicapés ».

    Les animateurs, qui se sentent peu reconnus et qui sont nombreux à être précaires, demandent le retour aux anciens taux.

    La période électorale qui s'ouvre ne facilitera pas la discussion. Surtout que certains prétendants à la fonction présidentielle ne cachent pas leurs intentions de supprimer les nouveaux rythmes scolaires et les Tap s'ils sont élus. 

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  • Quimper. Fête de l'eau au Quinquis par Letelegramme

     

    Quarante ans. Cela fait de longues années que la famille Le Page, qui exploite la ferme du Quinquis, se bat contre les eaux polluées inondant par gros temps ses terrains au bord du ruisseau du Quinquis. Une association, le Carepa (*) qui lutte à ses côtés organisait, hier, une nouvelle édition de la Fête de l'eau. Lors de l'inauguration de la Fête de l'eau hier matin au Quinquis, Youenn Henri, le président d'honneur du Carepa, n'a pas manqué d'interpeller les élus présents. Parmi eux, le maire Ludovic Jolivet, accompagné de l'adjointe du quartier Corine Nicolas, Jean-Marc Tanguy, vice-président du Pays de Cornouaille, et la sénatrice Maryvonne Blondin. « Je leur ai rappelé que la bagarre dure depuis 40 ans. Sur les 25 fermes du bassin du Quinquis, il ne reste plus aujourd'hui que la ferme de Didier Le Page. Sur les 450 ha du bassin, 80 % sont aujourd'hui urbanisés. De grosses entreprises comme Doux, Monique Ranou, les abattoirs, se sont installées dans cette zone. Des milliers de mètres cubes d'eaux usées sont refoulés par pompage vers l'usine de traitement du Corniguel. Mais, ce réseau ouvert dans les années 1970 est obsolète ». Un troupeau décimé Youenn Henri est ainsi revenu sur ces sols pollués par les inondations provoquées les jours d'orage du fait de la saturation du poste de relevage du Quinquis. « Les vaches broutaient de l'herbe empoisonnée. Il y a eu 62 % de pertes dans le bétail ». Des travaux ont certes été entrepris et les pâtures abandonnées près du ruisseau. Mais pour le Carepa, les efforts entrepris restent insuffisants pour espérer retrouver une eau pure au Quinquis. « J'ai rappelé aux élus leurs promesses de nous aider durant la campagne électorale, se fâche Youenn Henri. L'actuelle municipalité n'a pas cherché à résoudre le problème comme elle nous l'avait promis. On nous répond que c'est compliqué et que la qualité de l'eau est aujourd'hui meilleure ». Retrouver une eau pure Lors de la visite de sa ferme, hier, après-midi, Didier Le Page, propriétaire, a aussi longuement expliqué les conséquences de ces pollutions répétitives sur son activité. Aujourd'hui, ces vaches paissent ailleurs, loin du ruisseau du Quinquis. « La municipalité m'a proposé deux fois de vendre mon exploitation. Mais pour aller où ? » L'agriculteur refuse de partir. « Ce que nous voulons, c'est retrouver une eau pure. Nous avons une solution pour assainir le ruisseau. Il faut créer un bassin de rétention en amont du poste de relevage du Quinquis mais on nous dit que ça coûte cher ». Loin de se décourager, les riverains et le Carepa continuent de diffuser leurs idées. La Fête de l'eau qu'ils organisent chaque année maintenant vient rappeler leur combat pour la reconquête d'une eau pure au Quinquis. Hier, de nombreuses animations attendaient les visiteurs sur la prairie. Une balade pédagogique du Quinquis a été organisée en minibus. Les plus jeunes ont pu participer à une régate de petits bateaux sur le ruisseau et profiter des stands de jeux ou du manège. Plusieurs groupes ont également assuré l'animation musicale toute l'après-midi. * Citoyenneté active pour le retour à l'eau pure et l'assainissement du Quinquis.

    Source:  letelegramme.

    A lire également: ouest-france.fr [Ergué Armel à Quimper-Depolluer l'eau du Quinquis, un combat sans fin ]

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    Commana-Dernière rentrée au collège (Quotidien OF 5/09/2016)  

    La dernière rentrée pour les élèves du collège François Manac'h de Commana, avant la fermeture prévue en 2017

    Ils ne sont plus que 51 élèves pour cette dernière rentrée du collège François-Manac'h, à Commana.

    « Les projets sont présents malgré la fermeture programmée pour l'année prochaine... », précise Mme Thomas, principale adjointe.

    La rentrée au collège François-Manac'n s'est déroulée dans la bonne humeur habituelle pour les élèves, avec un effectif enseignant et pédagogique renouvelé. Les professeurs se partagent entre plusieurs communes.

    Les effectifs sont en baisse, passant de 60 à 51 élèves cette année. « Nous allons finir notre coopération avec l'association des arts de la rue Le Fourneau, commencée il a plusieurs années... Mais on veut aussi faire découvrir le théâtre de Morlaix aux enfants », souligne Mme Thomas.

    Le conseil départemental, gestionnaire des collèges, a décidé de fermer deux établissements. Le collège de Kerichen, à Brest, a fermé cette rentrée. Les élèves se sont répartis sur quatre autres établissements (Iroise, Anna-Marly, Harteloire et Penn-ar-C'hleuz).

    Celui de Commana fermera à la rentrée 2017, sans que l'on sache encore où iront les élèves. « Nous ne savons pas où on se situe, entre Landivisiau et Plounéour-Ménez, s'inquiète une professeure d'histoire. Le collège était à taille humaine, nous avons manqué de soutien ».

    Le conseiller départemental Franck Respriget, délégué aux collèges, assure qu'aucune autre fermeture n'interviendra d'ici 2021 et la fin du mandat départemental.

     

    Source: Quotidien OF-5/09/2016

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  • 8 octobre 2016 - Notre-Dame-des-Landes - Que résonnent les chants de nos bâtons ! (acipa-ndl.fr  31/08/2016)

    Manif – Construction – Fête

    Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l'évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont attaché.es à ce bocage. Ces déclarations font fi de la situation juridique du dossier puisqu'entre autres les autorisations de travaux ne sont toujours pas  accordées.

    Les porteurs du projet ne semblent pas avoir non plus mesuré la détermination de celles et ceux qui  habitent ce bocage, des militant.es engagé.es à leurs côtés, le soutien dont ce mouvement bénéficie dans la région et bien au-delà, ainsi que l'implication des comités locaux. Ces 2000 ha de bocage et ce qui s'y vit sont aujourd'hui porteurs d'espoirs indéracinables face au saccage du vivant, des terres agricoles et à la marchandisation du monde. Il est impensable qu'ils disparaissent !

    A l'initiative de l'ensemble du mouvement d'opposition au projet d'aéroport, nous marquerons donc le 8 octobre notre volonté commune d'empêcher toute agression contre la ZAD et tout démarrage des travaux. En écho à bien d'autres luttes paysannes, comme au Larzac, nous ferons résonner le sol de milliers de bâtons. Nous les laisserons sur place, en nous engageant ensemble à venir les reprendre, en cas d'intervention, et à défendre la ZAD, ses habitant.es, paysan.nes et l'avenir qui s'y construit.

    Nous monterons également ensemble un hangar dont les éléments ont été fabriqués durant l'été sur la ZAD par des dizaines de charpentier.es. Cette oeuvre collective concrétisera notre volonté de nous organiser pour la résistance en créant un lieu qui sera une base d'appui en cas de tentative d'expulsion, autant qu'une structure commune pour le futur.

    Convergeons vers Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016,
    Rendez-vous à 10h dans le bocage, à pied, en tracteur ou à vélo.
    Que chacun-e apporte son bâton, sculpté, décoré et le mette dans les roues du projet.
    Tous et toutes ensemble, empêchons l'aéroport !

    ___________________________________________________________________

    Plus d'infos sur les sites acipa-ndl.fr et zad.nadir.org


    Nous appelons les soutiens et comités de partout à s'organiser dès aujourd'hui pour le succès de cette mobilisation, en rediffusant cette information et en se coordonnant pour faciliter des moyens de transports collectifs.

    Notamment via le site http://annonces-ndl.org

    Evènement Facebook à partager : https://www.facebook.com/events/1579541885674902/

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  • La ferme aux 15 000 porcs en justice (OF 31/08/2016)Deux associations attaquent l'extension d'une exploitation finistérienne. Elles en dénoncent les risques pour l'environnement.

    « Une autorisation absurde. » Avenir et environnement en Pays d'Iroise, et Eau & Rivières de Bretagne viennent de déposer un recours contre l'extension d'un élevage porcin, à Landunvez (Finistère). La Sarl Avel Vor pourrait à terme produire chaque année 15 000 porcs, les associations avançant de leur côté le nombre de 26 000...

    Et ce sont bien les conséquences environnementales de cette production qui inquiètent les deux associations. Selon elles, « en accordant cette autorisation, le préfet du Finistère s'assoit sur la protection de l'eau et du littoral ». Elles mettent notamment en avant le fort taux de nitrates relevé sur le captage de l'exploitation, et le risque de prolifération des algues vertes sur le littoral, proche du siège de l'exploitation.

    Les deux associations estiment d'ailleurs que la situation actuelle n'est déjà pas bien folichonne : « Enclavée à proximité du bourg de Landunvez et d'une école, cette porcherie géante est déjà source d'importantes nuisances pour les riverains. » Nuisances qui avaient amené le commissaire enquêteur a donner un avis défavorable au projet.

    « Pas d'atteinte à l'environnement »

    Mais « l'instruction du dossier a permis de lever toutes ces observations », souligne l'arrêté préfectoral du 1er avril dernier, autorisant l'extension. Pour les services de la préfecture, en effet, « les mesures compensatoires retenues [par l'exploitant agricole] sont de nature à répondre » aux inquiétudes soulevées lors de l'enquête publique. Ils en concluent que le projet ne portera « pas atteinte à la commodité du voisinage, la santé, la sécurité publique ou la protection de l'environnement ».

    Olivier PAULY.

    source: Quotidien Ouest-France 31/08/2016

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    ête de l'eau au Quinquis. Musiques, expositions, visites et jeux  (LT.fr-30/08/2016)

    L'équipe du Carepa, toujours aussi alerte et motivée.
     
    C'est le signal de la rentrée qui mêle le retour aux débats d'actualité (environnement, démocratie locale) et les musiques estivales. La Fête de l'eau du Quinquis est programmée le dimanche 4 septembre : un temps de transition apprécié, pour petits et grands.
     
    « Ils ne nous auront pas à l'usure. Nous sommes collectivement indestructibles ». Daniel Ferrenbach, président du Carepa (Citoyenneté active pour le retour à l'eau pure et l'assainissement au Quinquis), avait le sourire en coin, vendredi matin, à la MPT d'Ergué-Armel. Même si la moyenne d'âge de l'association de défense du ruisseau du Quinquis est avancée, ce n'est pas l'entrain qui manque. Première illustration, le rendez-vous de vendredi était donné pour présenter la Fête de l'eau, qui devient au fil des ans un mini-festival militant avec de multiples animations et pas moins de sept groupes musicaux sur scène, dans la prairie du Quinquis.
     
    « Améliorations mineures »
     
    Si Daniel Ferrenbach précise que l'association ne se décourage pas, c'est qu'elle aurait des raisons de douter de la volonté d'avancer des collectivités. On est encore loin de l'idée de faire du Quinquis un cas d'école valorisant : celui de la reconquête d'une rivière dénaturée par la zone industrielle qu'elle traverse, une zone qui s'agrandit toujours et un bassin versant qui s'artificialise avec de nouveaux lotissements, comme prochainement à Linéostic. « Nous nous battons depuis 40 ans avec Youn Henry », rappelle Roger Le Page, le dernier agriculteur riverain, première victime de la pollution des eaux.
    « Même s'il y a eu quelques améliorations mineures arrachées par l'association, on est loin du compte sur les problèmes fondamentaux », regrette Daniel Ferrenbach. Il estime qu'il n'y a aucune volonté d'avancer sur les trois demandes majeures de l'association : la création d'un bassin de rétention de 18. 000 m³ en amont du Quinquis, la sortie du lit de la rivière de la canalisation des eaux usées qui peut parfois fuiter, le traitement des eaux de ruissellement. « La réponse des élus est négative, rappelle Daniel Ferrenbach. Ils estiment que la situation actuelle est viable, en s'appuyant sur des analyses qui leur semblent satisfaisantes. Or rien que sur ces analyses, nos conclusions divergent car elles indiquent des dépassements de normes à plusieurs endroits ». « Nous continuons à demander un programme d'ensemble sur ce bassin-versant, insiste Daniel Ferrenbach. Car, pour l'instant, il y a des rustines qui sont posées au fil des extensions de la zone ».
    C'est tout cet esprit de résistance, et aussi de convivialité, qui fait la force du Carepa, qui sera mis en musique le dimanche 4 septembre sur le site. Tous les artistes se produisent en soutien à l'association.
     
    Le programme de la fête
     
    Voici un aperçu du programme : après une inauguration à 11 h, qui permettra de rappeler quelques vérités aux élus invités et un repas de crêpes, à partir de midi, le programme artistique débutera à 14 h avec K-Smile (reggae-dance), Soul and mirror (soul), Mandala Bay (rock 70) ; à 15 h, Louis Bertholom (jazz-poésie) ; à 16 h, Oozvoo (rock, folk, country) ; à 17 h, à l'Abordage (chants de marins) ; à 18 h, Big'stew (rock celtique). On verra aussi sur place le graffeur Hoz et les sculptures de Marc Morvan. Côté animations : visites de la ferme du Quinquis, du bassin versant, expositions sur l'environnement, jeux et manèges pour les enfants. Et le tout est gratuit.
     
    Contact
    Site : carepa.uqea.eu.
    Mél. carepa.du.quinquis@orange.fr.
    Tél. 06.07.04.67.71.
     
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  • Communiqué CGT

    Loi travail-La mobilisation contre la loi travail doit continuer (CGT.fr 5/08/2016)

    La mobilisation contre la loi travail doit continuer

    Le Conseil constitutionnel qui vient de statuer sur la loi travail et les recours déposés par des parlementaires de tous bords politiques n’a finalement validé aucun de ces recours. La CGT, pour sa part, fait le constat que, jusqu’aujourd’hui, la loi travail fait consensus dans le rejet massif qu’elle provoque, chez les parlementaires mais aussi chez une majorité de salariés et de syndicats. Le Conseil constitutionnel lui-même considère que des articles de la loi pourraient « faire l’objet de questions prioritaires de constitutionnalité » (QPC).

    À propos de l’usage du 49.3 sur lequel portait l’un des recours, la CGT rappelle que l’utilisation du 49.3 prévue par la Constitution en dit long sur l’importance que ce gouvernement accorde au dialogue social.

    S’agissant des locaux syndicaux, la CGT ne réclame pas d’indemnisation pour les maisons du peuple, elle rappelle qu’ils servent à accueillir et défendre les intérêts des salariés. Ils sont donc d’utilité publique et, bien souvent, ils nous ont été octroyés au regard de notre participation active à la libération et la reconstruction du pays. Il est inadmissible qu’aujourd’hui cet intérêt collectif soit remis en cause.

    En outre, la CGT rappelle que la loi Travail n’est pas conforme au droit international établi par l’OIT et l’ONU.

    Nous invitons tous les salariés à se rassembler et à s’organiser pour continuer la mobilisation à la rentrée et notamment en envoyant au Président de la République la carte postale mise à la disposition de toutes et tous pour dire non à la loi travail.

    Rendez-vous le 15 septembre pour la journée d’action interprofessionnelle décidée par l’intersyndicale.

    Montreuil, le 5 août 2016

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  • source:  tvr.bzh

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  • Au début du mois, la communauté turque de Quimper a déposé un troisième permis pour la construction d'une mosquée sur son site actuel, route de Douarnenez, à l'extérieur de la ville.
     
    Deux refus
     
    Une première demande avait été déposée en avril 2014. En octobre de cette même année, la Ville avait refusé de signer le permis qui comprenait notamment un minaret de 14 m de haut. Elle avait estimé le document incomplet ne respectant pas les règles d'urbanisme. De même, l'intégration paysagère avait été jugée insuffisante. L'association turque avait alors déposé un deuxième projet. Le minaret avait été abaissé à une hauteur de 10,40 m et la mosquée elle-même également réduite en hauteur. L'édifice comprenait deux salles principales. Une au rez-de-chaussée, de 800 m² permettant d'accueillir 280 personnes. L'autre, à l'étage, de 890 m², pouvant recevoir jusqu'à 790 personnes. Là encore, c'est un motif juridique qui avait entraîné, fin mars 2016, un deuxième refus de la part de la municipalité LR de Quimper. Comme le premier, ce permis pour la construction de la mosquée n'avait pas pris en compte les locaux existants de l'association culturelle. Deux bâtiments devant fonctionner ensemble. Le Service départemental d'incendie et de secours avait alors établi une non-conformité de sécurité sur ce deuxième bâtiment de 1.700 m², un permis de construire datant de l'année 2004 n'ayant pas été apuré sur ce bâtiment.
     
    Le minaret abaissé à 9 m
     
    Quant à l'intégration paysagère, la Ville avait demandé que le minaret ne constitue pas un élément saillant et qu'il ne dépasse pas la grande coupole. De même, l'emploi de cuivre pour la toiture, avait été rejeté. L'association turque avait alors annoncé le dépôt d'un troisième permis. « Les modifications annoncées précédemment ont été reprises avec la baisse du minaret à 9 m », a précisé, hier, Mehmet Yilmaz, le président de la communauté. Il a aussi évoqué l'utilisation de « zinc quartz en lieu et place du cuivre ». Enfin, le nouveau document intègre désormais bien le bâtiment cultuel et le bâtiment culturel. La Ville a six mois pour instruire ce nouveau dossier.
     
    Jacky Hamard

    Source: letelegramme.fr
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  • Quimper-Fermeture actée pour le Quartier (OF 19/07/2016)

    La fermeture du Quartier, le centre d’art contemporain de la ville, est actée. L’équipe se prépare au licenciement collectif.

     

    Après deux ans d’incertitude quant à son avenir, le centre d’art contemporain de Quimper, le Quartier, fermera ses portes au public le 31 août 2016. L’artiste Nicolas de Crécy sera le dernier à avoir exposé sur les murs blancs du bâtiment, place Mitterrand à Quimper.

    « L’équipe est à bout »

    Les sept employés du quartier seront soumis à un licenciement collectif. La déléguée du personnel et le délégué syndical rencontraient, aujourd’hui, la municipalité afin de discuter de l’avenir de ces sept salariés : « Concernant leur reclassement, la municipalité s’est dit se montrer soucieuse de l’avenir des salariés » , explique Jean-Yves Crochemore, président de l’association. « Il faudra prendre en compte la situation géographique de ces salariés, qui sont installés à Quimper depuis longtemps, ainsi que la spécificité de leur métier dans l’art contemporain. »

    Et maintenant ?

    L’association gestionnaire du Quartier sera dissoute en novembre, lors d’un dernier conseil d’administration. Pour l’instant, elle travaille à solder ses comptes de l’année 2016. Concernant une éventuelle reprise, Natalia Conlia, directrice par intérim du Quartier, est amère : « Si un nouveau projet se forme, notre équipe n’en sera pas en charge, elle est décimée. » La suppression de la subvention municipale représente une perte de 47 % du budget pour l’association : « le reste des subventions doit être consacré à l’art contemporain et en Bretagne » , insiste le président. « Un basculement vers la Passerelle, le centre d’art contemporain de Brest a été envisagé. »

    Où iront les archives ?

    Outre les œuvres vendues en ce moment même au Quartier, l’association souhaite faire don de toutes ses archives aux Archives de la critique d’art de Rennes 2, « afin de perpétuer notre histoire et de servir aux chercheurs », conclut Natalia Conlia.

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  • Quimper-Le Quartier: sept salariés licenciés (LT.fr-19/07/2016)Jean-Yves Crochemore, président du conseil d'administration, Natalia Colina, directrice par intérim, et deux membres du bureau : « L'équipe est à bout. Cela fait deux ans que cette histoire dure ».
     

     
    Voilà, c'est fini. Après plus de 25 ans de présence dans la ville, le centre d'art contemporain fermera définitivement ses portes le 31 août. La procédure de licenciement collectif a été ouverte ce lundi pour les sept salariés restants, à l'issue du conseil d'administration. La mort dans l'âme...
     
    Le ton est monocorde. Jean-Yves Crochemore, président de l'association « Le Quartier, centre d'art contemporain », a l'élégance de ne pas en rajouter. Seuls ses traits tirés trahissent les semaines difficiles qu'il a traversées, depuis le 6 juin, jour où le couperet est tombé. Ce lundi-là, le maire et le bureau municipal décidaient de cesser la subvention (252.000 €, NDLR) en 2017. Fin de l'histoire du Quartier, qui aura accueilli 150 expositions, 80.000 scolaires et enfants, 250.000 visiteurs en 25 ans d'existence. « En 2015, pour ses 25 ans, nous avions mis beaucoup d'énergie pour montrer au maire notre capacité d'adaptation et d'écoute, pour hausser notre fréquentation. Notre travail avait officiellement été salué par Allain Le Roux, adjoint à la culture », se remémore Natalia Colina, directrice par intérim.
     
    « L'équipe est à bout »
     
    Ça n'a pas suffi. La belle exposition consacrée à Nicolas de Crécy sera la dernière. Elle s'achèvera le 31 août, et non mi-septembre, avec la fermeture du Quartier. « Nous sommes sur les derniers épisodes », constate Jean-Yves Crochemore, au sortir d'une réunion du conseil d'administration. Les huit membres du bureau ont lancé, hier, la procédure de licenciement économique. Une salariée avait déjà quitté le Quartier le 6 juillet, mais il restait sept autres personnes, qui ne se faisaient plus guère d'illusions. « L'équipe est à bout. Cela fait deux ans que cette histoire dure ».
     
    Il rappelle les 15 % des subventions en moins en 2015 puis en 2016, avant l'arrêt brutal du financement décidé pour 2017. « Non seulement, nous n'avions plus de financement, mais plus de projet non plus », rajoute-t-il. Pour mémoire, en janvier, la directrice Keren Detton avait été nommée à la tête du Frac du Nord-Pas de Calais. Aucun recrutement n'avait, depuis, été lancé pour lui succéder. Natalia Colina assurait la direction par intérim. « Il nous était impossible de recruter quelqu'un, car le maire s'y opposait », poursuit Jean-Yves Crochemore.
     
    « Nous l'avons appris par voie de presse »
     
    Dans cette lente dégringolade, le président du conseil d'administration dit avoir trouvé du soutien des représentants de l'État, de la Région et du Département. « Ils ont été loyaux avec nous. Ils nous ont accompagnés dans toutes nos tentatives pour essayer de trouver une solution ». À la demande d'Éliane Azoulay, ministre de la Culture, le préfet avait fait réunir en préfecture, le 30 mai, tous les financeurs publics. « Le ministère de la Culture avait haussé sa proposition de 20.000 € et proposait de verser 100.000 € au Conservatoire de musique, qui n'était plus subventionné depuis des années ». Rien n'y a fait. « Le 6 juin, nous avons appris par voie de presse qu'il n'y aurait plus du tout de financement pour le Quartier en 2017. Je ne l'ai appris, par lettre du maire, que le 12 juin. Il écrivait : « La Ville n'a pas les moyens d'avoir un centre d'art contemporain », poursuit Jean-Yves Crochemore.
     
    « Nous nous sommes inquiétés du reclassement »
     
    Il dit encore son étonnement, lorsque le scénario d'une possible fusion avec l'École supérieure d'art a ressurgi, au dernier conseil municipal. « Nous savions depuis un an environ que cette piste n'était pas viable, ne serait-ce qu'en raison des complications juridiques. Je n'ai pas compris », s'étonne-t-il, ou si peu. Car il se concentre désormais sur le sort des sept salariés. « Nous nous sommes beaucoup inquiétés, et nos tutelles avec nous, de leur reclassement ». Une veille a été mise en place, afin de les prévenir en priorité quand un poste se libérera dans le domaine des arts plastiques. Deux représentants du personnel avaient, par ailleurs, rendez-vous, hier après-midi, avec la direction des ressources humaines de la Ville.
     
    « C'est une perte énorme »
     
    Reste l'association en elle-même. Elle pourrait se dissoudre à la fin de l'année, au moment où le bail du Quartier arrive à expiration. Un dernier conseil d'administration est programmé pour fin novembre. D'ici là, les dossiers du centre auront rejoint les Archives de la critique d'art, au sein de l'université de Rennes 2. « C'est une perte énorme », finit Jean-Yves Crochemore. Les subventions versées par l'État, la Région et le Département soutiendront d'autres lieux, comme La Passerelle, à Brest. Quant au bâtiment proprement dit, qui sait s'il ne pourrait devenir le refuge du centre des métiers d'art ?
     
    Thierry Charpentier

    Source: letelegramme.fr/
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  • Bugaled Breizh : une nouvelle procédure (OF 19/07/2016)

    Une 4e audience de Pre-Inquest se déroulait hier, à Truro. En France, une nouvelle procédure est engagée contre l'État.

    « Nous sommes satisfaits. » C'est par ces mots que Dominique Launay, président de l'association SOS Bugaled Breizh, est sorti de l'audience qui se déroulait hier, à Truro, en Cornouailles britannique. Il s'agissait de la 4e audience, dite de Pre-Inquest, une procédure au cours de laquelle la justice étudie les documents concernant le naufrage du chalutier bigouden survenu en 2004 en Manche et causant la mort de cinq marins.

    Responsabilité civile

    À l'issue de cette audience, une nouvelle Pre-Inquest a été fixée au 5 décembre. L'audience finale devrait, elle, avoir lieu entre le 16 et le 20 janvier 2017. « Nous avions peur que le dossier soit bâclé, que la date de l'audience finale soit fixée en septembre, poursuit Dominique Launay. Mais avec ces échéances, on voit que la Coroner (officier de police judiciaire) veut prendre le temps de bien étudier les dossiers. »

    Parallèlement, en France, l'armateur Michel Douce, par le biais de son avocat, Me Kermarrec, va lancer « une procédure de responsabilité civile contre l'État ». L'avocat parle d'« une dénaturation du dossier ». Selon lui, « les éléments du dossier montrent qu'un deuxième radeau rouge (qui n'appartenait pas au Bugaled) a coulé près du lieu du naufrage. Or, la cour d'appel et la Cour de cassation n'ont vu qu'un radeau, orange et intact, récupéré par le chalutier L'Hermine. »

    Me Kermarrec poursuit : « En reprenant les positions de ce radeau et les déclarations des gardes-côtes britanniques, on s'aperçoit que le radeau (rouge, probablement lancé par un hélicoptère de secours britannique) a été coulé par un coup de couteau, à environ 1 mile du naufrage. Il y a donc quelqu'un qui a vu ce qu'il se passait ! D'autant plus que sept hélicoptères de la Royal Navy étaient présents sur la zone. »

    La procédure sera examinée par le Tribunal de grande instance de Paris. S'il va dans le sens de l'avocat et conclut que la dénaturation a été volontaire, « il y aurait un moyen de rouvrir l'instruction. »

    Lucile GIROUSSENS

    source: Ouest-France du 19/07/2016

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  • Bugaled-"Les militaires anglais jouent la montre".( LT.fr-19/07/2016)Thierry Lemétayer est le fils de Georges Lemétayer, un des cinq marins décédés lors du naufrage du Bugaled-Breizh, le 15 janvier 2004, en Manche.

     
     
    Hier, le tribunal de Truro, en Cornouailles anglaises, a rouvert le dossier du Bugaled-Breizh. Thierry Lemétayer, partie civile, était sur place. Il raconte cette « pre-inquest » où la juge a imposé un nouveau calendrier suite à certaines lenteurs de la Royal Navy.
     
    Comment s'est déroulée cette nouvelle étape de la procédure anglaise ?
    La juge, Elizabeth Carlyon, a imposé à toutes les parties du dossier des dates pour des visioconférences mensuelles à partir de ce mois d'août. Elle a le sentiment que ça avance, disons..., modérément du côté des militaires anglais. Par exemple, les représentants du ministère de la Défense (Mod) avaient indiqué, lors de la précédente pre-inquest, qu'ils fourniraient les échanges radio du Cross Gris-nez lors des opérations de sauvetage. À l'audience du jour (NDLR : hier) ils n'avaient toujours rien transmis sinon une copie illisible dont ils nous disent désormais qu'elle est la seule existante. On a eu le sentiment que les militaires anglais jouent la montre. La juge a donc imposé ce nouveau tempo de réunions.
     
    Quel est le but des réunions mensuelles désormais calées ?
    Lors de ces visioconférences, il faudra se mettre d'accord sur la liste des témoins, convenir des rapports français à transmettre pour l'instruction anglaise : celui de l'expert Dominique Salles, celui de l'Ifremer... Tout ce dont on estimera avoir besoin pour l'Inquest. Le Mod s'appuie beaucoup sur le rapport du BEA Mer (NDLR : rapport selon lequel le Bugaled aurait coulé suite à une croche dans du sable et non à cause d'une croche avec un sous-marin en exercice ce jour-là dans la zone du drame). Disons que la thèse du BEA va bien à la Royal Navy...
     
    Qui était présent à l'audience ce lundi ? Quels points du dossier ont été vus ?
    Pour les proches des familles, il y avait à mes côtés Dominique Launay, président de SOS Bugaled-Breizh et des sympathisants. Pour le Mod, il y avait sept représentants... contre trois au début de l'affaire là-bas. Et ils ont un avocat qui bosse. Ça prouve qu'ils prennent l'affaire au sérieux !
     
    La croche de la semaine passée entre un sous-marin portugais et un chalutier breton, le Daytona, lors d'un exercice avec la Royal Navy, a-t-elle été évoquée ?
    La juge avait les derniers articles parus dans Le Télégramme sur le Daytona en main ! Elle les a montrés aux représentants du Mod. Maintenant, ils ne peuvent plus dire que ça n'arrive jamais. Ça s'est passé dans la même zone que le Bugaled ! La juge s'est aussi procuré la liste de toutes les croches de chalutiers avec des submersibles dans les eaux anglaises. Elle l'a fait de son initiative, elle a lu cette liste devant tous les participants à l'audience. Elle a parlé de l'Aquarius, du Karen, du Daytona donc... Il y avait un silence de cathédrale dans la salle du tribunal.
     
    Cet incident de mer du Daytona est-il, selon vous, une réplique de celui qui a coûté la vie aux hommes du Bugaled ?
    Oui, je le pense forcément. Quand j'ai entendu cette affaire, ça m'a parlé. C'est dans le même coin que le Bugaled a coulé et même si c'est un sous-marin portugais qui est impliqué, c'est encore un exercice de la Royal Navy.
     
    Dans quel état d'esprit êtes-vous après cette audience du tribunal à Truro ?
    La juge met en place une méthode de travail. Après la série de visioconférences prévues, l'autre pre-inquest devrait se tenir en décembre, puis l'Inquest en janvier 2017. Je sens toujours chez elle la volonté de bien travailler ce dossier.
     
    Pascal BODERE

     Source : letelegramme.fr
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