• À Brest, les gilets jaunes appellent à un rassemblement le 7 novembre, à 13 h 30, sur la place de Strasbourg.

    Parce qu’ils jugent les mesures gouvernementales « arbitraires » face à la crise sanitaire, les gilets jaunes appellent à manifester ce samedi 7 novembre, place de Strasbourg, à Brest.

    « Aucune adaptation dans les transports en commun, aucun moyen de contrôle des mesures sanitaires en entreprise, des mesurettes dans l’Éducation nationale où la réalité du terrain est bien différente de celle des discours officiels, la Culture oubliée, manque de matériel pour le personnel hospitalier, pagaille… » : dans un communiqué, les gilets jaunes dénoncent un « reconfinement arbitraire » et craignent que « beaucoup de personnes en ressortent détruites, tant physiquement que psychologiquement ».

    Pour protester, ils appellent à manifester ce samedi 7 novembre, à 13 h 30, place de Strasbourg à Brest. Ils demandent que les distanciations physiques soient respectées et rappellent que le port du masque est obligatoire.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Brest, samedi 7 novembre 2020,les Gilets Jaunes appellent à manifester contre les mesures gouvernementales  à 13h30 place de Strasbourg

    « Le confinement ne nous est pas infligé à cause de mauvaises pratiques individuelles, de Français indisciplinés qui n’auraient pas en masse respecté les gestes barrière comme le suggère le gouvernement, mais bien à cause de l’imprévoyance et de l’incompétence gouvernementales.
     

    Il aurait donc pu être évité !

    Ils ont passé tout l’été à ne rien préparer : aucune adaptation dans les transports en commun, aucun moyen de contrôle des mesures sanitaires en entreprise, des mesurettes dans l’Éducation nationale où la réalité du terrain est bien différente de celle des discours officiels, la Culture oubliée, la poursuite de la fermeture de lits d’hospitalisation, etc….


    Le personnel hospitalier va comme lors du premier confinement subir les conséquences de l’inaction gouvernementale : manque de matériel et de personnels, épuisement, pagaille etc. Et de nombreuses personnes vont à nouveau mourir ou se retrouver handicapées dans leur vie quotidienne suite à cette maladie.


    La seule réponse gouvernementale apportée, encore une fois, reste celle de la répression, comme en atteste l’évacuation musclée des blocages de lycées ce mardi 3 novembre 2020 par les forces de police. L’état d’urgence est prolongé, le gouvernement dirige seul le pays par ordonnances, et les libertés individuelles continuent à foutre le camp (Loi sécurité globale en préparation)!


    Avant la crise sanitaire la liberté de manifester était déjà remise en cause, notamment lors du mouvement des Gilets Jaunes avec des arrestations arbitraires illégales, des gardes à vue à tout-va, des comparutions immédiates. Les peines furent sévères ! Le 29/09/2020 Amnesty international dénonçait les arrestations et poursuites de milliers de manifestants pacifiques en France avant et pendant la pandémie de Covid-19. Pour le premier confinement, le site Rebellyon recensait 12 personnes tuées par la police française, plus que jamais en roue libre, notamment dans les quartiers populaires.


    Nous voilà donc reconfinés. Les faillites risquent d’augmenter considérablement, pour les TPE/PME, les petits commerçants, tandis que le plan de relance profite surtout aux grandes entreprises, nationales et internationales (Amazon). En octobre dernier, des associations d’aide aux plus pauvres alertaient : un million de personnes auraient basculé dans la pauvreté !


    Nous craignons que beaucoup d’entre eux, confinés, souffrent en silence, ne sachant pas à qui demander de l’aide ou craignant de le faire, et ressortent du confinement détruits, tant physiquement que psychologiquement !
    De plus, nombre d’actes médicaux risquent d’être reportés comme lors du premier confinement, risquant d’entraîner des complications sanitaires voire des décès faute de prise en charge médicale.

    Pour protester contre ce confinement arbitraire et ce Pouvoir autoritaire et réactionnaire, nous appelons à manifester le samedi 7 novembre à 13h30 place de Strasbourg à Brest (tout en respectant la distanciation physique et le port du masque même si le virus se propage moins en extérieur) »

    source: http://7seizh.info/

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  • Au Point Plus, rue de la Paix, les livres et certains articles en rayon… doivent être commandés. Au Point Plus, rue de la Paix, les livres et certains articles en rayon… doivent être commandés. 

    Les librairies de Quimperlé organisent leur activité pour servir les clients… à la porte du magasin. Au Point Plus, les livres peuvent être achetés, mais pas touchés.

    « On tâtonne », lâche avec un certain dépit Franck Trevetten, installé au Point Plus de la basse-ville, à Quimperlé. Il attend toujours des consignes claires. Certaines Maisons de la presse, au-delà d’un certain chiffre d’affaires réalisé sur les livres, peuvent tomber sous le coup de la législation appliquée aux librairies, et être contraintes de fermer.

    Ce n’est pas le cas pour le commerce de la rue de la Paix qui propose quantité de services différents : presse, magazines, livres, mais aussi téléphonie, carterie, boissons, snacking, jeux, transferts d’argent, timbres-amendes, point retrait de colis et également le gel hydroalcoolique et les masques de saison.

    « Ce qui est essentiel ? On ne sait pas très bien. Je veux bien la liste », s’interroge le commerçant. Il s’organise jour après jour. « Tout ce qui n’est pas essentiel n’est plus en libre-service ». Des panonceaux le précisent. C’est le cas des livres notamment. « Il faut passer commande. On prépare et le client doit repasser pour prendre livraison ». L’absurdité de la situation n’échappe à personne quand tous les magazines et journaux du rayon à côté sont, eux, en libre-service…

    « Il faut vous défendre ! »

    La situation est bien sûr plus compliquée pour les marchands de livres de Quimperlé. Place Hervo, Karine Clugery, aux Mots Voyageurs, est sur le pas de la porte pour renseigner et prendre les commandes (tél. 02 98 09 02 66, courriel : lesmotsvoyageurs@net-c.com ou page Facebook). Celles-ci sont à retirer à l’entrée du magasin. Celui-ci est ouvert du mardi au samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h 17 h 30.

    « Ce qui est essentiel ? On ne sait pas très bien. Je veux bien la liste ».

    À la porte de Penn da Benn, on milite pour la culture. « Il faut vous défendre pour que ce ne soit pas les plus gros qui profitent », clame Anne-Marie. La cliente vient aux nouvelles que peut donner Marijo Mellouet. « Nous, on maintient nos contacts avec les fournisseurs, on maintient une chaîne. C’est aussi aux clients de montrer quel commerce ils veulent ».

    La librairie de la place Saint-Michel ouvre sa porte les mardis et jeudis, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h ; les vendredis et samedis, de 10 h à 12 h 30. Les commandes sont à prendre sur le pas de la porte. Renseignements au 06 72 78 18 00, par courriel (penndabenn@wanadoo.fr) ou via Facebook.

    À cette adresse sont aussi proposées chaque jeudi les livraisons de paniers des Jardins solidaires de Kerbellec ou de Paysans solidaires.

    « Frapper à la porte »

    Pour les nouveaux venus de la rue Savary, à l’enseigne Excalibris, « cela transforme notre façon de faire au quotidien », expliquent Guillaume Couchou et Linda Assandri-Grimot. La librairie est spécialisée dans les ouvrages de fantasy, le médiéval et le bien-être.

    A Excalibris, il faut frapper à la porte du magasin tenu par Guillaume Couchou et Linda Alessandri-Grimot.À Excalibris, il faut frapper à la porte du magasin tenu par Guillaume Couchou et Linda Alessandri-Grimot. 

    Le magasin propose aussi des confiseries et les pâtisseries des Délices de Prague. Le site internet est en cours de création. « On met en place un genre de clic-and-collect. On peut nous contacter, venir frapper à la porte du magasin ou prendre rendez-vous. Nous sommes présents du mardi au samedi ». Renseignements au 02 98 35 44 83 ou par mail : libraireexcalibris@gmail.com

    Roland Fily

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Manifestation 7-11-2020 13h30 pl. Strasbourg BREST

    APPEL  DES GILETS JAUNES BRESTOIS

    À MANIFESTER CONTRE LES MESURES GOUVERNEMENTALES
    SAMEDI 7 NOV. À 13H30 PLACE DE STRASBOURG À BREST

    Le confinement ne nous est pas infligé à cause de mauvaises pratiques individuelles, de Français indisciplinés qui n’auraient pas en masse respecté les gestes barrière comme le suggère le gouvernement, mais bien à cause de l’imprévoyance et de l’incompétence gouvernementales.
    Il aurait donc pu être évité !

    Ils ont passé tout l’été à ne rien préparer : aucune adaptation dans les transports en commun, aucun moyen de contrôle des mesures sanitaires en entreprise, des mesurettes dans l’Éducation nationale où la réalité du terrain est bien différente de celle des discours officiels, la Culture oubliée, la poursuite de la fermeture de lits d’hospitalisation, etc….

    Le personnel hospitalier va comme lors du premier confinement subir les conséquences de l’inaction gouvernementale : manque de matériel et de personnels, épuisement, pagaille etc. Et de nombreuses personnes vont à nouveau mourir ou se retrouver handicapées dans leur vie quotidienne suite à cette maladie.

    La seule réponse gouvernementale apportée, encore une fois, reste celle de la répression, comme en atteste l’évacuation musclée des blocages de lycées ce mardi 3 novembre 2020 par les forces de police. L’état d’urgence est prolongé, le gouvernement dirige seul le pays par ordonnances, et les libertés individuelles continuent à foutre le camp (Loi sécurité globale en préparation) !

    Avant la crise sanitaire la liberté de manifester était déjà remise en cause, notamment lors du mouvement des Gilets Jaunes avec des arrestations arbitraires illégales, des gardes à vue à tout-va, des comparutions immédiates. Les peines furent sévères ! Le 29/09/2020 Amnesty international dénonçait les arrestations et poursuites de milliers de manifestants pacifiques en France avant et pendant la pandémie de Covid-19. Pour le premier confinement, le site Rebellyon recensait 12 personnes tuées par la police française, plus que jamais en roue libre, notamment dans les quartiers populaires.

    Nous voilà donc reconfinés. Les faillites risquent d’augmenter considérablement, pour les TPE/PME, les petits commerçants, tandis que le plan de relance profite surtout aux grandes entreprises, nationales et internationales (Amazon). En octobre dernier, des associations d’aide aux plus pauvres alertaient : un million de personnes auraient basculé dans la pauvreté !
    Nous craignons que beaucoup d’entre eux, confinés, souffrent en silence, ne sachant pas à qui demander de l’aide ou craignant de le faire, et ressortent du confinement détruits, tant physiquement que psychologiquement !
    De plus, nombre d’actes médicaux risquent d’être reportés comme lors du premier confinement, risquant d’entraîner des complications sanitaires voire des décès faute de prise en charge médicale.

    Pour protester contre ce confinement arbitraire et ce Pouvoir autoritaire et réactionnaire, nous appelons à manifester le samedi 7 novembre à 13h30 place de Strasbourg à Brest (tout en respectant la distanciation physique et le port du masque même sir le virus se propage moins en extérieur)

    Les Gilets Jaunes Brestois, le 3/11/2020

    source: https://giletsjaunesbrestois.home.blog/

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  • Université de Bretagne Ouest : la faculté des lettres et sciences humaines Victor-Segalen.Université de Bretagne Ouest : la faculté des lettres et sciences humaines Victor-Segalen. 

    « Ne lâchez rien », c’est le message de Matthieu Gallou, le président de l’UBO à ses 23 000 étudiants. Travaux pratiques aménagés, bibliothèques ouvertes sur rendez-vous et des cours qui continuent. Les examens aussi.

    Entretien

    Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale.

    Pouvez-vous nous parler des mesures spécifiques qui ont été prises à l’UBO ?

    Cette semaine va être une période de transition. Un certain nombre d’enseignements qui avaient déjà lieu en ligne continuent. Le problème se pose pour les travaux pratiques. Je pense aux sciences expérimentales ou aux laboratoires de langues. Il nous faut l’autorisation du recteur pour pouvoir mettre en place des formations en présentiel. Dès la semaine prochaine, cela devrait être effectif.

    Quel est votre état d’esprit à l’annonce de ce 2e confinement ?

    En septembre, nous avions imaginé que le pourcentage de chances de terminer le semestre normalement était relativement faible. Nous avons été heureux de montrer aux pouvoirs publics, qu’on pouvait organiser un enseignement sur place sans avoir de contamination. Pour moi, cela restera une fierté.

    Combien avez-vous eu de cas de Covid ?

    Il n’y a pas eu de cas avérés de contamination sur place, à l’université, depuis la rentrée. Nous avons eu « seulement » 112 cas positifs sur 23 000 étudiants. Deux clusters ont été rapidement identifiés qui faisaient après des soirées étudiantes privées. Cela fait peu, preuve que les gestes barrières et les consignes ont été bien respectés.

    Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale, se réjouit du respect des gestes barrières de ses étudiants.

    Quel bilan tirez-vous du confinement du printemps ?

    Nous avons réussi à terminer le quart restant des programmes. Les taux de réussite aux examens et les taux de passage en année supérieure sont quasi identiques aux années d’avant. C’est un vrai succès.

    Qu’est-ce qui est différent aujourd’hui ?

    Nous avons eu à accueillir de nouveaux étudiants. Tous ceux qui viennent du bac et dont l’année de terminale avait déjà été compliquée. J’espère que ces six semaines d’enseignement, quasi normales, leur auront permis de s’intégrer dans le système universitaire. Grâce aux travaux pratiques sur place, à l’accès aux bibliothèques sur rendez-vous, ils pourront garder un lien. Le message qu’on peut leur faire passer c’est « ne lâchez rien » !

    Qu’en sera-t-il des examens de fin de semestre ?

    On a un peu de temps pour se préparer et personne ne sait quelle sera la situation sanitaire en janvier. Pour l’instant, le calendrier des examens est maintenu, même si cela va peut-être impliquer des modalités différentes. On n’y réfléchit actuellement.

    Que pourriez-vous proposer ?

    Les épreuves de contrôle continu pourraient avoir lieu sur place. Nous réfléchissons à des oraux en ligne. Le parc-expo de Penfeld permet de respecter la règle du mètre de distance entre chaque table. Nous devons absolument permettre aux étudiants de valider leur matière.

    Quelle est votre principale préoccupation ?

    Nous sommes le 2 novembre et nous avons l’année universitaire, examen compris, à gérer. Sans visibilité. Semaine après semaine nous nous adapterons, mais il y a trois quarts des enseignements à effectuer. Si le confinement doit durer au-delà de début 2021, il faudra qu’on invente d’autres manières de travailler.

    Recueilli par Sabine NICLOT-BARON.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les charpentiers Cyrille Humbert et Benoît Bouf veulent faire revivre un chantier de réparation et de construction au bord du Goyen.Les charpentiers Cyrille Humbert et Benoît Bouf veulent faire revivre un chantier de réparation et de construction au bord du Goyen. 

    À Plouhinec (Finistère), dans l’anse de Loquéran, Cyrille Humbert et Benoît Bouf, charpentiers de marine, veulent faire revivre un chantier de réparation et de construction navale au bord du Goyen.

    Cyrille Humbert, charpentier voyageur, revient tout juste des antipodes. « Les dix dernières années, j’étais en Australie. Je suis revenu il y a deux mois. Benoît m’a appelé en me disant : Patrick vend l’anse de Loquéran, qu’est-ce qu’on fait ? On pouvait pas ne pas l’acheter ! Des endroits comme ça, c’est très rare. »

    Les deux hommes se sont rencontrés il y a une vingtaine d’années à Douarnenez (Finistère), aux Ateliers de l’Enfer. « On a tous les deux suivi la formation de charpente navale à l’Enfer. Benoît était une année ou deux avant moi. » Pendant des années, les deux jeunes charpentiers se croisent et se relayent sur des chantiers, en France et à l’étranger.

    « Le premier gros chantier qu’on a fait ensemble c’était le Fleur de passion , pour une association suisse du lac Léman. Ils ont acheté un bateau sur membrure acier et ils nous ont demandé de faire le pavois, les espars et la cabine. Cela a pris 18 mois. » Depuis, ce ketch aurique de 25 m a fait un tour du monde de quatre ans. Certains ont pu apercevoir sa coque blanche et bleue et ses deux mâts au large de Douarnenez en 2019.

    Des générations de « pétrisseurs de bois »

    Avant de poser leurs valises et leurs outils dans l’anse de Loquéran, les deux charpentiers ont aussi travaillé ensemble au Moyen-Orient. « On était dans une équipe qui construisait une goélette de 30 m pour un Français, dans la banlieue de Dubaï. On s’occupait de la charpente en collaboration avec des charpentiers indiens et pakistanais. »

    Artisans chevronnés, les deux hommes sont aussi de vrais passionnés du patrimoine maritime. En 2013, Benoît récupère un langoustier à Port Saint-Louis du Rhône : le Fleur de lys, construit en 1926… dans l’anse de Loquéran ! « Pur hasard. La personne m’a donné le bateau. Je l’ai ramené à Douarnenez. On a monté l’association Le Cri de la langouste, autour de ce projet. » La restauration, commencée il y a deux ans, s’achèvera donc à Plouhinec. « Il a été lancé sur la cale qu’on veut rouvrir, à l’époque des frères Landrac ! », s’enthousiasme Cyrille qui connaît parfaitement la généalogie des lieux.

    Avec les trois hangars de 1 000 m2 achetés en mars 2020, les deux charpentiers savent qu’ils héritent d’une longue histoire. « Des générations de locaux ont vu des lancements de bateaux ici. Les gens qui viennent chercher des moules sur l’estran à marée basse nous disent « Ah ! Je me rappelle, quand j’étais gamin, les lancements avec deux cents personnes, les grandes tablées, le curé. »

    Depuis le début du XXe siècle, le site a vu se succéder plusieurs générations de charpentiers dont les frères Landrac, actifs jusqu’aux années 1950, le tandem Kersaudy-Gourlaouen, puis Paul Quillivic, qui a repris le chantier en 1978. « C’était un fameux pétrisseur de bois, il a construit je ne sais pas combien de langoustiers, crevettiers, pour pas mal de pêcheurs locaux. » En 1989, Paul Quillivic cède les lieux.

    Les temps sont alors durs pour les charpentiers. La politique de modernisation de la flotte menée dans les années 1970 a incité les pêcheurs à renouveler leurs bateaux, principalement en bois, souvent vétustes. Pour obtenir une subvention, il faut alors faire casser son bateau… Pour la reconstruction, la majorité des patrons fait le choix du plastique ou de l’acier, moins onéreux que le bois. Dans l’anse de Loquéran, le chantier, racheté par Patrick Prophète, devient un espace d’hivernage qui assure aussi de petites réparations de bateaux en plastique.

    Remettre la cale en service

    Cyrille voit la renaissance du chantier en grand. « Ma vision est de remettre la cale en service. C’est un truc qui m’a tapé dans l’œil tout de suite. Pendant un siècle, ils ont fait des lancements ici. Les plots béton sont existants, il faudrait remettre des rails et un chariot. » L’objectif serait ainsi de pouvoir rentrer et sortir les bateaux à l’intérieur du hangar de manière autonome, avec un treuil pouvant hisser jusqu’à 35 tonnes.

    Les deux entrepreneurs ne doutent pas de trouver une clientèle. Des contacts existent déjà avec des associations faisant naviguer des bateaux anciens, comme le Richard Marika de Douarnenez, ou la Louisette du Centre nautique de Plouhinec. Plusieurs propriétaires particuliers leur ont déjà confié de petits chantiers. Les deux artisans espèrent travailler pour des pêcheurs d’Audierne ou du Guilvinec et n’excluent pas de faire aussi des chantiers « pour des extensions ossature bois ou du mobilier ». Ils envisagent à terme d’ouvrir le lieu à d’autres activités : « Ça pourrait être de la sellerie, de la voilerie. On connaît aussi un jeune forgeron, qui cherche un lieu pour s’installer. »

    Benoît souligne l’inscription du chantier dans une dynamique locale. « Il y a quelque chose qui est en train de se passer à Audierne. Le port est intéressé pour nettoyer toute l’anse. Il y a les projets en cours au port de Poulgoazec. Des gens s’installent ici, comme le collectif d’artistes du Cargo. » Un projet de construction d’un canot sardinier est en train de voir le jour dans le sillage du projet D21 porté à Douarnenez par l’association Treizour.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Cathy Lucas.Cathy Lucas. 

    La maire de Lanmeur (Finistère) a pris un arrêté, samedi 31 octobre 2020, autorisant les commerces dits non-essentiels à rouvrir, malgré le confinement. Ce dimanche 1er novembre 2020, la préfecture demande au tribunal administratif la suspension immédiate du décret.

    Cathy Lucas, maire de la commune de Lanmeur (Finistère) a signé un arrêté municipal, samedi 31 octobre 2020, permettant aux commerces dits non-essentiels d’ouvrir malgré le confinement mis en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, à partir du lundi 2 novembre. Elle évoque, dans son arrêté, « une concurrence déloyale au détriment du commerce de proximité et qui entraînera une catastrophe économique pour les commerçants » de sa commune rurale. Beaucoup de commerçants critiquent effectivement que les grandes surfaces et les sites internet marchands puissent vendre des produits non-essentiels.

    Ce dimanche après-midi 1er novembre, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que le gouvernement pourrait faire fermer les rayons non-essentiels des grandes surfaces. « C’est déjà mieux, mais ma réflexion va au-delà, car la fermeture des petits commerces en zone rurale est une catastrophe économique », a réagi la maire de Lanmeur. « Je maintiens mon arrêté, même si je sais qu’il va être retoqué. »

    Peu après, la préfecture du Finistère a effectivement annoncé qu’elle formait, ce dimanche, « un recours à l’encontre de cet arrêté, auprès du tribunal administratif de Rennes, afin d’en obtenir la suspension immédiate ainsi que l’annulation au fond ». La préfecture a confirmé que Lanmeur était la seule commune du Finistère a avoir pris un arrêté sur la rouverture des commerces.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Quand le Télégramme expose l'avenir en rose de la Marine nationale.....

    Dans le Télégramme du 29 octobre 2020, paraissait un un article sur le budget en hausse de la Marine et son impact sur Brest ... De quoi émerveiller les lecteurs ! Pourtant la réalité est toute autre ! Le syndicat CGT de l'Arsenal de Brest a réagi et transmis le courrier ci-dessous au Télégramme qui une fois encore n’a pas daigné le publier . L'Hermine Rouge et le PRCF partagent l' indignation des syndicalistes de l'Arsenal.

     

     

     

    source: https://www.facebook.com/212877946303823/posts/714515199473426/

    Lire l'article du Télégramme  Avec un budget en hausse, la Marine se renforce et se modernise, notamment à Brest.

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  • Un nouveau rassemblement a eu lieu ce jeudi 29 octobre, devant la cuisine centrale de l’hôpital de Quimperlé.Un nouveau rassemblement a eu lieu ce jeudi 29 octobre, devant la cuisine centrale de l’hôpital de Quimperlé. 

    Les syndicats CGT et Sud santé sociaux ont poursuivi leur action ce jeudi 29 octobre 2020. Pour que tous les agents bénéficient du Ségur.

    Les syndicats CGT et Sud santé sociaux ont à nouveau appelé au débrayage ce jeudi 29 octobre 2020. Ils demandent toujours que les personnels du groupement d’intérêt public Bretagne santé logistique, qui gère blanchisserie et cuisine hospitalières, soient inclus dans le dispositif de la prime Covid-19 inscrit dans le Ségur de la santé.

    Pour les syndicats CGT et Sud, ces agents restent les  oubliés  du système. Après de premières manifestations, le directeur général du groupement hospitalier Bretagne sud, Thierry Gamond-Rius, avait, par voie de presse, annoncé pousser les négociations nationales pour l’intégration de ces agents dans le dispositif. Voire, si elles devaient échouer,  étendre le bénéfice à tous, par une dérogation locale ». Une nouvelle qui a surpris CGT et Sud. Ils attendent son courrier qui doit être glissé dans leur fiche de paye d’octobre.

    Pour l’heure, les agents exclus du dispositif qui revalorise de 183 € net le salaire mensuel, poursuivent l’action.  Nous demandons le versement des 183 €, avec effet rétroactif , reprennent Audrey Quémat, pour la CGT, et Yann Cornuel, pour Sud.

    Aux côtés des exclus du Ségur

    Sont, par exemple, exclus, les agents des cuisines centrales, blanchisseries, des Csapa (Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie), des Ssiad (services de soins Infirmiers à domicile). Un courrier a été envoyé aux directions du GHBS à Lorient et de l’unité Charcot à Caudan et un rendez-vous a été pris auprès de la délégation territoire du Morbihan de l’ARS (Agence régionale de santé).

    Dans un courrier au ministre de la Santé, le maire de Quimperlé s’interroge sur ces inégalités induites par le Ségur. La revalorisation des salaires  exclut malheureusement un certain nombre de personnels…  Michaël Quernez liste les services concernés.

     Pourtant, la rémunération et la gestion de carrière de ces agents sont assurées par le Groupement hospitalier de Bretagne Sud, établissement public de santé qui regroupe les hôpitaux de Lorient, Quimperlé, Le Faouët, Port-Louis et Riante. Cette différence de traitement génère au sein des hôpitaux un sentiment d’injustice et de discrimination. 

    Le maire de Quimperlé demande au ministre d’étudier  l’étendue du versement du complément de traitement indiciaire à tous les agents de la fonction publique hospitalière ».

    Béatrice GRIESINGER.

    source: https://www.ouest-france.fr/

     

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  • Des manifestants sous les drapeaux de la CGT. (Photo d’illustration)Des manifestants sous les drapeaux de la CGT. (Photo d’illustration)

    La CGT réclame au conseil départemental du Finistère, une meilleure reconnaissance et une prime de 1 000 € pour les assistants familiaux.

    Une prime de 1 000 €, ainsi que la revalorisation des indemnités d’entretien par jour et par enfant et des frais de déplacement : c’est ce que demande la CGT au conseil départemental pour les assistants familiaux.  Pendant le confinement, les assistants familiaux ont travaillé sept jours sur sept, et 24 heures sur 24 pour accompagner l’enfant, jour et nuit […]. Cette situation était épuisante physiquement et moralement […] et la crise sanitaire a amplifié leur isolement , décrit le syndicat.

    Et d’ajouter : « Pour mémoire, l’indemnité d’entretien est de 13,37 € par jour pour couvrir les frais liés à l’accueil d’un enfant confié de 12 ans, et depuis le déconfinement, les frais de masques ! […] Le Département a attribué aux assistants familiaux une indemnité exceptionnelle de 8 € par jour et par enfant accueilli, afin de couvrir les frais supplémentaires, du 16 mars au 31 mai. Mais, pour le travail supplémentaire : aucune prime ! […] Des professionnels d’institutions privées, subventionnées par le conseil départemental, ont très justement perçu une prime de 1 000 € et l’indemnité d’entretien journalière. 

    La CGT conclut :  La demande n’est pas que financière, les assistants familiaux demandent surtout une meilleure reconnaissance. 

    source: https://www.ouest-france.fr/

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    Depuis ce mardi matin, les coursiers d’Uber Eats, à Brest (Finistère), sont en grève. Ils dénoncent, entre autres, le fait que la prime pluie ne serait pas assez souvent appliquée et des attentes trop longues dans les restaurants.

    Réunis près du E. Leclerc de Brest (Finistère), ce mardi 27 octobre, dans l’après-midi, les coursiers Uber Eats sont en grève. Depuis ce jour « une centaine » de livreurs n’assurent plus les courses des utilisateurs de l’application, soit près de 85 % de l’effectif et 2000 commandes non effectuées ce midi selon l’un des participants.

    Ils dénoncent le « manque de professionnalisme » de certains restaurants face au temps d’attente du livreur sur place pour récupérer une commande. « Des fois, on attend 45 minutes au restaurant. C’est du temps perdu. En période de rush, ces attentes peuvent nous faire perdre au moins 10 €, et bien plus au total », témoigne un livreur.

    Autre grief, une prime pluie de 15 € qui ne serait pas donnée chaque fois qu’elle le devrait. « Et pourtant, des jours de pluie à Brest, on en a ! ». Aussi évoqués, entre autres : les tarifs du week-end et l’entrée trop massive de nouveaux livreurs sur le secteur.

    Vers une poursuite de la grève

    « On nous a proposé, pour résoudre le problème, de réduire le nombre de nouveaux arrivants pour que l’on ait plus de courses. Et d’appeler tous les restaurants pour les alerter sur ce problème d’attente, ainsi que de prévenir les clients sur le fait qu’il fallait qu’ils descendent prendre les commandes. Pour les questions de tarif, ils ont dit pas question », raconte l’un des livreurs.

    Des mesures qui ne sont pas totalement satisfaisantes, selon les coursiers présents sur place. Ce mardi soir, le service devait rester très limité.

    Source : ouest-france

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  • Les élus du comité social et économique de HOP ! étaient réunis, ce mercredi 28 octobre, au siège de Nantes. Ils ont pris connaissance des orientations stratégiques d’Air France.Les élus du comité social et économique de HOP ! étaient réunis, ce mercredi 28 octobre, au siège de Nantes. Ils ont pris connaissance des orientations stratégiques d’Air France.

    Le comité social et économique (CSE) de HOP ! a commencé mercredi 28 octobre pour se terminer jeudi 29 octobre 2020, à Nantes (Loire-Atlantique). Les élus ont déjà voté une première motion, qui se positionne contre les orientations stratégiques présentées par Air France, notamment sur les fermetures des sites de Morlaix (Finistère) et Lille (Nord).

    Les élus du comité social et économique de HOP ! étaient réunis pendant deux jours au siège de Nantes. Toutes couleurs syndicales confondues, ils ont voté une motion, contre les orientations stratégiques présentées par Air France. Leur scénario est jugé « déjà caduc ».

    « Ils font fausse route pour le court-courrier, commente Sébastien Grandjean, délégué syndical CGT sur le site de Morlaix. On détruit HOP ! pour développer Transavia. » Dans un contexte où il est déjà difficile de remplir les plus petits avions de HOP !, les salariés pensent que les Boeing de 189 places de Transavia « ne seront pas rentables ».

    « Le module de Hop est celui qui répond le mieux à la crise », confirme de son côté Étienne Guenat, représentant syndical de la CFDT. Pourtant, la direction a réaffirmé le démantèlement de son site à Morlaix, à l’horizon 2022-2023. « On sait que le gouvernement n’ira pas contre », poursuit-il. Les élus du CSE demandent un moratoire pour réfléchir avec les acteurs du territoire à un projet audacieux pour « maintenir les compétences et les savoir-faire ».

    Un repreneur pour Hop Training ?  

    En revanche, si Air France refuse d’en dire davantage, les élus des deux syndicats confirment la mise en vente du site de Hop Training, qui ne fait pas partie du plan de sauvegarde de l’emploi. « Un repreneur serait intéressé », relate Sébastien Grandjean.

    « Il faudrait profiter de la soupape offerte par le reconfinement et des aides de l’État pour reconvertir intelligemment. S’il n’y a pas de repreneur, il faudrait que les salariés de Hop Training soient logés à la même enseigne que ceux de Hop », continue Étienne Guenat.

    Ainsi d’une même voix au sein de la motion, les salariés demandent « à la direction d’annuler le projet de redimensionnement du court-courrier et de retirer immédiatement son plan de sauvegarde de l’emploi, tant que d’autres scénarii n’ont pas été étudiés ».

    La motion votée par les élus du CSE de HOP ! en intégralité. | CSE HOP !

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • « Souveraineté sanitaire :

    l’expérience de la Coopérative des masques de Grâces (22) »

    "Les Mardis citoyens" de l'UPPG reçoivent Serge Le QUEAU, syndicaliste  : mardi 27 octobre-20h à la Maison des associations de QuimperSerge LE QUEAU-syndicaliste «Solidaires», militant d'Attac

     

    Conférence-débat

    animée par Serge Le Quéau, syndicaliste

     

    Mardi 27 octobre, 20h

    Maison des Associations

    1 allée Mgr Jean-René Calloc’h à Quimper


    Entrée et participation libres-Masque obligatoire


      Serge Le Quéau, militant de l’Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor a dénoncé le scandale d’État de la fermeture de l’usine de masques de Plaintel (22) et initié la campagne pour la création d’une Coopérative de production de masques en Bretagne.

    La catastrophe sanitaire de la Covid-19 a révélé que notre pays ne possédait pratiquement pas de stock de masques, indispensables à la protection des personnels contraints d’assurer leur service ( soins, agro-alimentaire, transports... )

    Elle a également révélé que la production de nombreux médicaments usuels, de matériels médicaux ( bouteilles d’oxygène... ) n’était plus assurée sur le territoire national. Que faire pour protéger la santé de tous ?


    Source: Université Populaire du Pays Glazik (UPPG)

    Contact : univppg@laposte.net


     A voir:• Rouvrons l'usine de masques de Plaintel (22)-Entretien avec Serge Le Quéau (Solidaires-22) du 16 avril 2020

    Créons tous ensemble une Coopérative d'Intérêt Collectif pour la fabrication de masques (Pétition)

    La coop des masques bretonne et solidaire

    A lire également :• L’usine bretonne qui alimentait la France en masques : histoire secrète d’un saccage industriel (cellule d'investigation de radio-france)

    Relocaliser la production de masques : une coopérative bretonne concurrencée par un milliardaire suisse (bastamag-9/10/20)

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  • Les responsables de la CGT Bigard, jeudi matin, dans les locaux de l’union locale à Quimperlé. Au centre, assis, Michel Le Goff, le délégué principal.Les responsables de la CGT Bigard, jeudi matin, dans les locaux de l’union locale à Quimperlé. Au centre, assis, Michel Le Goff, le délégué principal.

    L’installation de pointeuses chez Bigard à Quimperlé (Finistère) met le feu aux poudres. La CGT annonce que le groupe « envisage de délocaliser le site historique et fait du chantage ». «Faux», répond la direction du groupe agroalimentaire.

    Depuis la mi-mars, le sujet est brûlant. Comme elle l’a déjà fait dans une soixantaine d’usines de son groupe dans tout le territoire, l’entreprise Bigard a installé des pointeuses depuis un mois à Quimperlé, où se trouve son site, le siège social historique du groupe.

    Du côté de la CGT, qui a déjà organisé plusieurs débrayages pour protester contre cette mise en place, on souhaiterait que ces fameuses badgeuses soient installées à la sortie des vestiaires et non pas à l’entrée des ateliers.

    Mais surtout, pour le syndicat, le temps d’habillage et le temps pour aller des vestiaires jusqu’à son poste de travail et en revenir doivent être considérés comme du temps de travail. La direction ne veut pas en entendre parler (lire par ailleurs).

    La venue d’un huissier de justice

    La pression monte donc des deux côtés. Au lendemain du débrayage du 7 octobre qui dénonçait cette GTA (Gestion des temps et activités), la direction a entrepris des réunions avec tous les salariés sur le temps de travail. La direction a annoncé que si les salariés suivaient les initiatives de la CGT, la production partirait sur d’autres sites, a écrit le syndicat.

    Et ce, dans une lettre adressée à Loïg Chesnais-Girard, président de la région, à Erwan Balanant, député de la huitième circonscription, à Sébastien Miossec, président de Quimperlé communauté, et à Michaël Quernez, maire de Quimperlé.

    Dans ce courrier, la CGT demande l’organisation, le plus rapidement possible, d’une table ronde avec notre syndicat, la direction du groupe et les élus.

    Jeudi matin, lors d’une conférence presse, les cégétistes l’ont dit. Nous sommes inquiets pour le devenir et l’avenir du site de Quimperlé, où travaillent 1 500 salariés. Ce qui représente 4 500 emplois induits. Selon la direction, Quimperlé n’est pas le centre du monde et l’abattoir est désaxé géographiquement.

    De tels propos, nous n’en avions jamais entendus depuis une cinquantaine d’années. Parce que la CGT veut faire appliquer la loi, ils nous menacent et font du chantage. C’est alarmiste et dictatorial. C’est de l’intimidation. Le groupe Bigard ne peut pas faire n’importe quoi. Il n’est pas au-dessus des lois. Il doit se mettre en conformité. Il sait qu’il a tort.

    Lors du prochain CSE (Comité économique et social), prévu début novembre, nous demandons que nous soit présenté le plan de délocalisation. À l’heure où, toujours selon la CGT, la tendance est à la spécialisation des sites dans le groupe.

    La CGT ne veut pas d’un deuxième Gad en Bretagne.

    Le syndicat a également demandé l’assistance d’un huissier de justice. Pour qu’il vienne chronométrer ce temps d’habillage et de déplacement jusqu’au poste de travail.

    Par trois fois, la direction lui a refusé l’entrée de l’entreprise. Il va revenir avec un serrurier et un agent de police. Une ordonnance du tribunal des Prud’hommes va bientôt tomber, obligeant la direction à accepter ce contrôle.

     Vincent THAËRON.

    À lire, le point de vue de la direction : « Le groupe Bigard n’a aucune volonté de délocaliser son siège social »

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Olivier Cuzon est contre les minutes de silence dans les établissements scolaires.Olivier Cuzon est contre les minutes de silence dans les établissements scolaires

    S’ils sont victimes de violences dans leur classe, ils voudraient bénéficier de la « protection fonctionnelle » de leur ministère… Entretien avec Olivier Cuzon, enseignant et militant syndical, qui participera ce mercredi 21 octobre 2020, à 18 h, place de la Liberté à Brest (Finistère), au rassemblement d’hommage à Samuel Paty, professeur assassiné par un islamiste.

    Entretien avec Olivier Cuzon, responsable à Sud Éducation et membre de la Ligue des droits de l’Homme

    En tant que professeur de physique, avez-vous repéré des « signes » de radicalisation islamiste chez des lycéens ?

    Il faut faire très attention à ne pas stigmatiser les élèves musulmans. Nos élèves sont d’abord des jeunes, et à ce titre, ils sont parfois contestataires. Il ne faudrait pas confondre une simple provocation avec une radicalisation islamiste ! Mais, il est vrai que depuis quelques années, nous voyons des remises en cause. Ça concerne la laïcité, l’égalité entre les filles et les garçons, la sexualité, etc.

    Une minute de silence sera observée le 2 novembre dans les établissements scolaires, en hommage à Samuel Paty. Qu’en pensez-vous ?

    Je suis contre les minutes de silence dans les établissements scolaires ! Ce n’est pas le lieu. Cette communion dans la tristesse doit se dérouler dans un lieu public où chacun est libre de venir ou pas. On ne peut pas imposer d’être triste en classe à des jeunes ! Au contraire, ça peut les pousser à chercher à se distinguer, être dans la provocation et à contester.

    Êtes-vous toujours libre d’enseigner dans vos classes ?

    Les enseignants sont souvent seuls. Notre ministère ne nous soutient pas beaucoup. Nous réclamons la « protection fonctionnelle » pour les enseignants agressés dans l’exercice de leur fonction, comme c’est souvent le cas pour le ministère de l’Intérieur avec les policiers. Notre ministère devrait porter plainte systématiquement. Qu’on se sente soutenus !

    On vous sent un peu déprimé…

    On a un coup au moral ! Je crains que les enseignants ne s’autocensurent. L’école doit rester un lieu de partage de savoirs, d’échanges et de réflexion. Elle reste un des meilleurs outils de la lutte contre le fanatisme.

    Propos recueillis par Laurence GUILMO

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le CGT demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».La CGT demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».

    Selon le syndicat CGT du CHRU de Brest, de « nombreux services se retrouvent en grande difficulté pour accueillir des patients Covid ou en suspicion Covid à moyens constants, tout en devant assurer leur propre activité ».

    Le syndicat CGT Brest-Carhaix se dit « très inquiet » concernant l’organisation du CHRU Brest-Carhaix face au rebond du Covid-19. « Malgré une progression inquiétante de l’épidémie, y compris dans la région brestoise, le CHRU a pris le parti de maintenir l’ensemble de l’activité hospitalière et de ne pas renouveler le dispositif mis en place en mars. De nombreux services se retrouvent en grande difficulté pour accueillir des patients Covid ou en suspicion Covid à moyens constants, tout en devant assurer leur propre activité. » Tous les sites seraient concernés : psychiatrie, Cavale-Blanche, Guilers, Morvan.

    Selon le syndicat, d’autres services, comme au bâtiment 5 de l’hôpital Morvan, « doivent modifier leur organisation et changer de locaux toujours sans effectifs supplémentaires et à activité constante ». Le manque de lits d’hospitalisation majorerait les problèmes. 

    Grève à partir de ce mardi 20 octobre

    Une grève est annoncée à partir de ce mardi 20 octobre 2020, en chirurgie ambulatoire de Morvan, à l’hôpital de jour organes des sens, l’hôpital de jour pédiatrique, l’unité médico-chirurgicale pédiatrique et pour les agents de service du bâtiment 5 à Morvan, pour dénoncer un changement d’organisation. 

    La CGT a alerté la direction. Elle demande « une augmentation des effectifs » et « une adaptation de l’activité ».

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Le courageux peuple bolivien vient de donner une gifle monumentale à coup de bulletin de vote à l’impérialisme américain et ses vassaux de l’Union Européenne : chassant dès le premier tour la dictature militaro fasciste mise en place à l’automne 2019 par un coup de force qui avait contraint Evo Morales à l’exil. Déjà, Evo Morales avait gagné dans les urnes sa rélection.

    Si les résultats officiels ne sont pas encore publié, les sondages sortis des urnes sont sans appel, le candidat du MAS a obtenu le soutien de 53% des votants dès le premier tour, très loin devant le candidat de la droite putchiste laissé à plus de 20 points de distance

    Au soir de l’élection, le nouveau président bolivien, candidat du Mouvement pour le socialisme (MAS) le parti d’Evo Morales, Luis Arce, a annoncé les résultats des urnes selon lesquelles le MAS avait remporté les élections générale avec 52,4% des voix.
    “Nous connaissons les résultats etnous voulons remercier le peuple bolivien (…) nous remercions tous nos militants, nous avons franchis une étape importante, nous avons retrouvé la démocratie et l’espoir » a déclaré Luis Arce.

    “notre compromis est de travailler, de faire avancer notre programme. Nous gouvernerons tous les Boliviens. Nous construirons l’union de notre pays”, a t il souligné
    «Nous sauverons l’économie du pays. Nous avons l’obligation de recréer notre processus de changement, d’apprendre et de corriger nos erreurs», précise Luis Arce.

     

    Le nouveau président a remercié également la partie de la communauté internationale qui a soutenu soutenir le processus électoral qui s’est développé avec beaucoup de polarisation et de tension, “Remercions les observateurs qui ont eu la gentillesse de venir chez nous et d’écouter nos précocupatios pour garantir le système électoral », a- t’il ajouté. Rappelons que l’Argentine a joué un rôle important pour soutenir le processus électoral de rétablissement de la démocratie. Alors que les USA et l’Union Européenne commanditaire et soutien des putschistes ont au contraire tourner le dos aux urnes dont ils avaient refusé le verdict en 2019.

    “Les résultats montrent que notre peuple est sage et nous répondrons avec toutes ses attentes”, a conclu le président.

    Comme une bonne nouvelle en appelle parfois d’autre, l’alliance formée par R Correa, l’Union pour l’Espérance, vient d’imposer son droit à participer aux élections de 2021 en Equateur.

    JBC 

    source: https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/53-luis-arce-et-le-mas-devo-morales-gagnent-la-presidentielle-en-bolivie-pour-retablir-la-democratie/

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  • « Nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions » (Igor Fissenko)

    Son excellence Igor Fissenko reçoit une délégation du PRCF emmenée par Aymeric Monville et Fadi Kassem.

    Entre la France et le Bélarus, « nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions ».

    Entretien avec son excellence l’ambassadeur du Bélarus, Igor Fissenko, par Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du Pôle de Reconnaissance Communiste en France

    À l’occasion d’une rencontre entre les représentants de l’ambassade biélorusse à Paris et une délégation du PRCF et de son organisation de jeunesse, son excellence l’ambassadeur Igor Fissenko a bien voulu répondre à nos questions sur la tentative, l’été dernier de « révolution orange » (ou plutôt de « contre-révolution » tant cet événement tend à détruire ce qui demeure de soviétique dans ce pays). L’occasion de comprendre les caractéristiques sociales du pays et d’en appeler à l’amitié entre nos deux peuples, unis naguère dans la lutte contre le fascisme.


     : Ultra violence dans une tentative de putsch
    au soir des élections présidentielles de 2020

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste :  Il semble que depuis août dernier, le Belarus a vécu sous la menace d’une « révolution orange », comme pour le Maïdan en Ukraine en 2014. Quelles sont néanmoins les différences entre les contextes bélarusse et ukrainien ? Est-ce que tout va revenir à la normale ou est-ce que la situation risque d’empirer, comme en Ukraine ?

    Igor Fissenko : Toute révolution provoque inévitablement une crise profonde du pays, la dégradation des instituts sociaux, la dépression économique et le désordre. La révolution colorée est a priori l’ingérence extérieure aux affaires d’un pays souverain. Et bien sûr qu’avec toute tentative d’ingérence c’est l’épreuve de la stabilité du pays qui y résiste.

    Je n’ai pas analysé minutieusement les contextes bélarusse et ukrainien mais ce qui est évident – la différence de la situation économique et des standards de vie des gens en Ukraine en 2014 et au Bélarus en 2020. Au cours des dernières années la situation au Bélarus était stable. Il y a eu une croissance constante de l’économie et du bien-être des citoyens. Aleksandre Loukachenko a remporté les élections avec 80 pour cent des suffrages. Tous ceux qui ont voté pour lui ont soutenu la stabilité et le développement durable de notre pays.

    Les manifestations ne mobilisent plus à Minsk

    Il est naturel que les tentatives des forces extérieures d’ébranler la situation dans le pays n’ont pas réussi. À l’heure actuelle, les prétendues «manifestations» ont perdu leur caractère de masse et prennent la forme d’un carnaval, comme la «marche des femmes aux parapluies blanc et rouge».

    Néanmoins les pouvoirs entendent et prennent certainement en compte les voix et les opinions des Bélarusses qui prônent des changements et une transformation du système politique dans notre pays. Une partie importante de la société a formulé une demande stable de changements, de changements dans le système politique. Cependant, ce dialogue n’est possible qu’en stricte conformité avec la législation nationale. Il est à souligner qu’il ne doit pas être établi pour plaire à qui que ce soit, sous la pression de la rue ou avec une médiation extérieure. Il devrait viser exclusivement un développement évolutif de la société et du système politique bélarusse.

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: On parle beaucoup d’ingérence polonaise et lituanienne, y compris de milices fascistes, qui viennent d’Ukraine pour déstabiliser le gouvernement biélorusse. Pouvez-vous nous donner plus d’informations à ce sujet ?

    Igor Fissenko : Le Bélarus se trouve à la croisée des intérêts géopolitiques de l’Est et de l’Ouest. Notre pays est enserré entre deux pôles de puissance – la Russie d’une part et l’ de l’autre.

    Quant aux événements qui ont suivi la campagne électorale, je parle des protestations et du désordre, on ne peut les qualifier que des tentatives de jeux géopolitiques et d’ingérence dans les affaires du Bélarus. Malheureusement le fait que notre pays se soit confirmé comme un État indépendant n’était pas acceptable pour tout le monde. Notre président a évoqué à plusieurs reprises les faits d’ingérence de certains pays de l’Ouest au Bélarus. Et bien sûr qu’il devait réagir de façon tout à fait adéquate à ces menaces.

    Les autorités bélarusses ont des faits avérés qui disent que les manifestations au Bélarus ont été minutieusement planifiées et préparées, coordonnées, notamment par le biais de réseaux sociaux étrangers. Par exemple, la chaîne Telegram «NEXTA», dont les activités, selon certains rapports des médias, sont coordonnées par le «Groupe central d’actions psychologiques» des forces armées polonaises (Centralna Grupa Dzialan Psychologicznych). Le créateur de la chaîne, un citoyen bélarusse, a obtenu l’asile politique en Pologne. Il y a eu également d’autres tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Bélarus, y compris avec le soutien de certains candidats alternatifs. Il s’agit d’une pression médiatique et psychologique sans précédent sur les autorités, du dénigrement des pouvoirs, de la persécution de fonctionnaires, d’incitations aux désordres.

    À l’heure actuelle, l’idée de créer un «État parallèle» est en train d’être imposé au Bélarus depuis l’étranger. Tous les instruments possibles sont utilisés moyennant des technologies politiques sophistiquées afin d’affaiblir l’État, de diviser la société, de déclencher des conflits et des heurts religieux, ce qui contredit la nature pacifique du peuple bélarusse.

    Le Bélarus a reçu plusieurs offres d’aide extérieure pour résoudre la situation politique intérieure. De point de vue des pouvoirs, le problème de toutes ces propositions est qu’elles impliquent un dialogue «sans alternative» sur le transfert de pouvoir. Il faut évaluer de manière réaliste la situation actuelle. Le pouvoir au Bélarus reste stable, même si cela déplait à quelqu’un d’autre.

    Mobilisations dans toute la Biélorussie au gouvernement et contre la tentative de putsch

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: Quelles sont les caractéristiques du régime actuel au Belarus du point de vue social ? Quelles sont les différences majeures par rapport à ses voisins?

    Igor Fissenko : Au Bélarus le soutien du peuple reste prioritaire de la politique sociale. Ce facteur contribue pleinement à la stabilité et la prévisibilité, si vous voulez, dans la société du pays depuis bien longtemps.

    Malgré les tendances mondiales, le Bélarus a gardé le système social fiable, notre éducation et la médecine sont gratuits. Chaque citoyen est aussi assuré du point de vue des retraites, chaque mère bénéficie d’un soutien financier pour la naissance des enfants, chaque enfant reçoit une éducation gratuite. Les hommes et les femmes sont égaux en droits dans tous les domaines d’activité.

    Minsk

    Parfois on pense que le Bélarus a pris pas mal d’expérience de l’Union Soviétique. Beaucoup de gens se souviennent de l’ et de ses fortes garanties sociales. Surtout quand on parle des personnes âgées. Je peux dire que le Bélarus a su assumer l’expérience positive de l’URSS en matière sociale et bénéficie des avantages de soutien du peuple qui existaient à l’époque et qui étaient vraiment efficaces. Ce fait nous rend différents de certaines anciennes républiques de l’Union Soviétique, dont le capitalisme est devenu la principale valeur de l’État.

    Aymeric Monville pour Initiative CommunistePourquoi ce pays a-t-il opté pour Loukachenko en 1994 alors que tous les anciens pays socialistes avaient basculé dans le capitalisme néolibéral ? Le livre de Stewart Parker (publié en français en 2019 aux éditions Delga) présente votre pays comme “La Dernière République soviétique” ; en quoi cette qualification vous semble-t-elle pertinente?

    Igor Fissenko : La construction de l’économie indépendante du Bélarus était basée sur la poursuite du développement, abandonnant les réformes de choc. En tant que modèle prometteur pour le développement de l’Etat, une économie de marché avec une orientation sociale a été adoptée. Alexandre Loukachenko, qui est arrivé au pouvoir lors des élections de 1994 et qui reste toujours le Président du Bélarus, en effet a créé le pays. Tous les aspects fondamentaux du développement économique du pays ont été posés avec sa participation directe. En effet pendant la période de sa présidence notre pays est devenu d’un atelier d’assemblage, qu’elle était à l’époque soviétique, un État souverain et indépendant européen.

    Au fil des années, le Bélarus a prouvé en pratique sa viabilité économique. Le pays s’est progressivement tourné vers les principes du marché. Dans le même temps, il a évité les bouleversements profonds subis par de nombreux États post-soviétiques.

    À mon avis, le peuple bélarusse a élu Loukachenko au poste du Président pour sa décision sage: construire un modèle d’État pour le peuple, en s’appuyant sur l’expérience des pays prospères et développés, y compris en prenant le meilleur de l’URSS. C’est probablement pour cette raison que le livre de Stewart Parker présente le Belarus comme la «Dernière République soviétique».

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste: Le Bélarus est, de toutes les Républiques soviétiques, celle qui a payé le plus lourd tribut dans la lutte décisive contre le fascisme. Beaucoup de Français n’ont pas oublié le rôle majeur de l’URSS et donc particulièrement de votre pays dans leur Libération et éprouvent un sentiment de gratitude toujours intact. Que pouvons-nous faire ici en France pour que cessent ces menaces contre la souveraineté de votre pays?

    Igor Fissenko : Oui, en effet, il y a 75 ans les Bélarusses et les Français se battaient côte à côte pour la liberté de toute l’humanité. Et ce ne sont pas seulement de beaux mots. Au moins 54 soldats français ont combattu dans les rangs des unités de résistance sur le territoire du Bélarus.

    En outre, environ 300 Bélarusses ont combattu dans les rangs de la Résistance française, y compris la seule guérilla féminine «Rodina» [cliquer ici pour en savoir plus NDLR], composée de 37 jeunes femmes. L’amitié de nos peuples est liée par le sang de nos héros. Je suis convaincu que sur la base de cette amitié aussi, nous devons construire des ponts de compréhension mutuelle et de coopération entre les pays et ne pas ériger de murs de sanctions.

    Nous connaissons l’attitude amicale des Français à l’égard de notre pays et espérons que les citoyens français ordinaires pourront transmettre à leurs dirigeants l’appel au développement de relations égales et mutuellement bénéfiques entre la France et le Bélarus au lieu d’une politique de sanctions et d’accusations injustifiées.

    Aymeric Monville pour Initiative CommunistePendant le dernier temps votre Ambassade a été attaquée plusieurs fois: nous avons vu les traces des actes du vandalisme dans les murs du bâtiment. Vous vous sentez en sécurité en France ?

    Igor Fissenko : Il faut voir d’abord la situation générale en matière sécuritaire en France et à Paris notamment. On constate des cas d’agressions, y compris contre les ambassades, qui ont été fixés beaucoup plus tôt. Je sais de mes collègues du corps diplomatique des cas de voitures brûlées et de vandalisme pendant ces quelques dernières années.

    Depuis le mois d’août l’Ambassade du Bélarus a subi quatre actes d’agression. Les actes les plus graves et les plus dangereux ont été commis par des partisans présumés du mouvement anarchiste. Dans la nuit, des inconnus ont jeté des bouteilles de peinture rouge, verte et bleue dans le bâtiment de l’Ambassade. La façade du bâtiment, les fenêtres, le véhicule de la mission ont été gravement endommagés. Le 11 septembre dernier des partisans du mouvement radical «Femen» ont attaqué le bâtiment de l’Ambassade du Bélarus, ont pénétré sur son territoire et ont placé divers objets.

    Tous ces actes d’agression ont été filmés par de nombreuses personnes, des représentants des médias, des blogueurs, etc., venus avec des provocateurs et diffusés en direct sur Internet. Cela ne peut que causer des sentiments d’anxiété et de confusion lorsque l’on voit comment de telles choses peuvent se produire dans un État civilisé. Si cela se produisait au Bélarus, ce fait aurait reçu la plus grande attention de la part des autorités, afin d’éviter que des incidents ne se reproduisent.

    Bien sûr que les locaux de la mission diplomatique sont inviolables et l’État accréditaire a l’obligation spéciale de prendre toutes mesures appropriées afin d’empêcher que les locaux de la mission ne soient envahis ou endommagés. C’est la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui le stipule. Et je suis certain que les autorités françaises veuillent à ce que la sécurité des missions diplomatiques en France soit assurée.

    Macron affichant son soutien ouvert à la tentative
    de renversement des autorités biélorusses.

    Aymeric Monville pour Initiative Communiste:  Le Président Macron dans une interview au Journal du dimanche le 27 septembre avait déclaré que le Président bélarusse «doit partir». Alexandre Loukachenko a rétorqué que son homologue français devrait «moins regarder autour» et «s’occuper, enfin, des affaires intérieures de la France». À votre avis, qu’est-ce qu’il faut faire pour rétablir le dialogue entre les deux pays?

    Igor Fissenko : Le Bélarus et la France sont des pays appartenant à des alliances politiques et économiques différentes, mais historiquement étroitement liés et territorialement inscrits dans le même continent européen. Il faut l’apprécier et renforcer nos liens. Je suis convaincu que le langage de la force est une voie erronée. Chacun sait que si quelqu’un a recours à des propos inadmissibles il se heurtera une riposte adéquate.

    Je voudrais rappeler que l’histoire de nos relations remonte à des siècles, qui ne sont pas basées seulement sur la politique.

    Comme dans les autres États européens, nous avons aussi admiré les philosophes français, la littérature et le théâtre. La culture française a eu une influence significative sur le développement de la culture bélarusse. Par exemple, dans le palais Niasvizh, la grande cour d’honneur est faite dans les traditions de la Renaissance française. Il y a même une expression «Niasvizh est un petit Paris».

    Le nom du Jean-Emmanuel Gilibert, natif de Lyon, qui a créé à Grodno le jardin botanique, l’Académie de médecine, l’hôpital, l’école d’obstétrique et l’école vétérinaire, est inscrit en lettres d’or dans l’histoire de Grodno.

    Au XVIIIe siècle, les pièces de Molière et de Voltaire ont été mises en scène à Niasvizh. L’éminent chorégraphe français Louis Dupré est en fait le créateur de notre ballet. Il a mis en scène des spectacles à Slonim et Niasvizh.

    La célèbre École de Paris a été largement formée par des artistes nés sur le sol bélarusse. Il n’y a pas si longtemps, nous avons également reçu des confirmations que Charles de Gaulle, pendant la Première Guerre mondiale, était en captivité à Szczuczyn bélarusse. Il existe de nombreux exemples qui unissent l’histoire de nos peuples. Le patrimoine historique sert maintenant de base aux relations entre les deux pays.

    En ce qui concerne aujourd’hui, je suis persuadé que la tâche principale est de préserver la sécurité dans la région européenne. C’est l’essentiel pour le Bélarus, la France et d’autres pays de l’UE. C’est là-dessus qu’il faut se baser pour construire nos relations. Malheureusement, en peu de temps de nombreux exemples négatifs se sont accumulés, qui ont rapidement chauffé la situation dans le monde (Ukraine, Haut-Karabagh, Kirghizistan, etc.). Par conséquent, je pense, que comme les années précédentes, nos pays devraient adhérer au principe du pragmatisme dans les domaines politique et économique.

    Nous avons créé une base solide de coopération dans tous les domaines. Ici il s’agit de l’économie, des technologies informatiques, de l’éducation, de l’environnement, des transports, du tourisme et de beaucoup d’autres domaines. Nous avons intensifié les contacts avec les régions. Des consulats honoraires sont ouverts à Lyon, Bordeaux, Marseille et Biarritz. Actuellement à mon avis, la coopération décentralisée est également l’une des plus prometteuses.

    La coopération bilatérale doit se poursuivre sur la base d’intérêts mutuels.

    Je voudrais souligner que la partie bélarusse reste ouverte au dialogue et au développement de la coopération constructive avec la France. Et je suis d’avis que c’est réciproque.

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  • Le rassemblement était organisé par les syndicats CGT, SUD et les collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux.Le rassemblement était organisé par les syndicats CGT, SUD et les collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux. 

     Ils sont urgentistes, médecins, aides médico-psychologiques (AMP) ou ambulanciers : 350 travailleurs de la santé ont manifesté ce jeudi 15 octobre 2020 dans la matinée à Brest (Finistère). Face aux mesures prises dans le cadre du Ségur de la santé, ils s’estiment lésés ou oubliés.

    « Pas de retour à l’anormal » ; « Sauvez l’hôpital, un jour il vous sauvera » ; « SOS d’un ambulancier en détresse »… Ce jeudi 15 octobre 2020, les professionnels de la santé avaient rassemblé leurs pancartes à Brest (Finistère) pour exprimer leur usure face à leurs conditions de travail. Les 350 manifestants, selon l’estimation de la police, se sont réunis à 10 h devant la place de la Liberté à l’appel des syndicats CGT, SUD et des collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux.

    Dans les rangs, beaucoup n’ont pas bénéficié des revalorisations de salaires faisant suite au Ségur de la santé. C’est pour s’opposer à « ce protocole d’accord signé par des syndicats minoritaires », selon les organisateurs, qu’était organisé le rassemblement.

    Le Ségur, un « jeu de dupes »

    Michel Nonent, chef du service radiologie à l’hôpital de la Cavale-Blanche et membre du collectif Inter-hôpitaux

    S’il reconnaît des « avancées », Michel Nonent, chef du service radiologie à l’hôpital de la Cavale-Blanche et membre du collectif Inter-hôpitaux, ne voit en ce Ségur de la Santé qu’un « jeu de dupes. Nous avons besoin de rémunérations plus significatives, notamment pour les non-médicaux, de lits supplémentaires… Les beaux bâtiments et les innovations, c’est bien, mais la priorité doit être donnée à l’humain. »

    S’il tenait à être présent aujourd’hui, c’est aussi car « les médecins n’ont pas l’habitude d’aller manifester. On a le soutien de nos collègues, même s’ils ne peuvent parfois pas s’exprimer », regrette-t-il.

    Ces « problèmes de fonctionnement », lui, les constate au quotidien. « Nous avons trois jeunes radiologues qui s’en vont, les gens n’ont plus envie de rester à l’hôpital public. Entre les heures supplémentaires et les horaires décalés, les conditions de travail sont très mauvaises actuellement », dénonce-t-il.

    Les « oubliés » du secteur médico-social

    Charlotte, 39 ans, aide médico-psychologique (AMP) au foyer de vie de Ploujean, à Morlaix (Finistère). 

    Sur les marches de l’hôtel de ville, une grande banderole en carton relayait un message clair, inscrit en lettres majuscules rouges et noires : « Augmentez nos salaires ». Elle avait été installée par le personnel de l’association Les Genêts d’or, prenant en charge les personnes en situation de handicap, qui voulait ainsi donner de la visibilité à leur « secteur trop oublié ». Pour Charlotte, 39 ans, en ne les intégrant pas au dispositif, ce Ségur est venu « appuyer là où ça faisait mal ».

    Aide médico-psychologique (AMP) au foyer de vie de Ploujean, à Morlaix, elle raconte son désarroi face à « des responsabilités qui s’accroissent » sans que les salaires ne suivent. « En début de carrière, on est à 1 250 €. Je travaille depuis dix-huit ans et, aujourd’hui, je ne suis payée que 1 600 €, en faisant deux dimanches par mois. On reste par amour de notre métier, mais ça ne suffit pas », déplore-t-elle.

    Reçus à la sous-préfecture 

    Julien, 35 ans, ambulancier dans le privé à Brest (Finistère).

    Partis à 7 h de la Cavale-Blanche pour une opération escargot à l’entrée de Brest, les ambulanciers et leurs bruyantes sirènes sont également venus gonfler les rangs du rassemblement. Un hasard de calendrier a voulu que ces deux actions se déroulent le même jour, mais cela leur a permis de se retrouver sur des revendications communes, estime Julien, ambulancier dans le privé âgé de 35 ans. « Nous n’avons pas eu la prime Covid, alors qu’on a transporté des personnes malades. Nos salaires doivent être revalorisés, nous ne sommes payés qu’à 80 % de nos horaires le week-end », dénonce-t-il.

    Après avoir défilé dans le centre-ville de Brest, les manifestants ont rejoint la sous-préfecture à 11 h 30, où ils ont été reçus pendant une demi-heure. « On a pu s’exprimer, et nos revendications seront remontées », salue Franck Monfort, secrétaire général à la CGT santé et action sociale. Et de mettre en garde : « La deuxième vague arrive, et elle va malheureusement mettre en évidence ce qu’on a répété jusque-là : que l’hôpital n’a pas été renforcé. »

    Laura DANIEL

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les manifestants ont demandé une réouverture des négociations du Ségur de la Santé, « Le compte n’y est pas ». Les manifestants ont demandé une réouverture des négociations du Ségur de la Santé, « Le compte n’y est pas ».

    Trop de métiers exclus des accords du Ségur de la Santé, et trop peu de revendications satisfaites, ont martelé 300 manifestants, ce jeudi à Brest, pour obtenir une renégociation.

    Appelés à se réunir à partir de 10 h place de la Liberté, à l’appel de la CGT, de Sud, du collectif interhôpitaux et du collectif interurgences, les manifestants sont venus de toute la région brestoise.

    Trois cents manifestants ont rejoint la sous-préfecture où une délégation a été reçue.Trois cents manifestants ont rejoint la sous-préfecture où une délégation a été reçue. 

    « 300 € pour tous »

    Parmi les 250 manifestants qui ont quitté la place de la Liberté pour rejoindre la sous-préfecture, il y avait des agents du CHRU, mais aussi des hôpitaux de Lesneven ou Saint-Renan, de l’Ehpad de Plabennec, ainsi que des salariés de la Fondation Ildys, des Papillons Blancs ou de l’association des Genêts d’Or…

    « Nous n’avons pas signé le protocole du Ségur de la Santé parce que les mesures sont insuffisantes : 183 € pour les seuls agents des établissements de santé et des Ehpad alors que nous demandions 300 € pour tous, y compris les salariés du social et du médico-social », a déclaré Thomas Bourhis, de la CGT du CHRU de Brest. Tandis que Sud, par la voix de Sylvain Madec, ajoutait : « Les ouvertures de lits annoncées ne couvrent même pas les dernières fermetures de lits. Il n’y a jamais eu autant de personnels à vouloir quitter l’hôpital. Et le gouvernement veut introduire la possibilité de licencier dans la fonction publique hospitalière ».

    Les praticiens hospitaliers du collectif interhôpitaux et du syndicat Action praticien hospitalier ont souligné le nombre de postes de médecins vacants dans les hôpitaux et ils ont écrit leurs revendications à tous les députés de France. « Sur le plan national, 30 % des postes de praticiens hospitaliers sont vacants. Il faut une augmentation du budget des hôpitaux, et le faire évoluer en fonction des besoins de santé et pas en fonction des prévisions de recettes ou des objectifs d’économies », a souligné le Pr Michel Nonent.

    Une cinquantaine d'ambulanciers ont rejoint la manifestation, ils étaient partis à pied de l'hôpital de la Cavale Blanche.

    Une cinquantaine d’ambulanciers ont rejoint la manifestation, ils étaient partis à pied de l’hôpital de la Cavale Blanche. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

    Les ambulanciers à pied depuis la Cavale Blanche

    Après les prises de parole, la manifestation a quitté la place de la Liberté pour emprunter la rue de Glasgow puis la rue de Kerabecam et ils ont rejoint une cinquantaine d’ambulanciers du secteur privé. Appelés à se retrouver dès 7 h du matin à l’hôpital de la Cavale Blanche, les ambulanciers venaient de rallier à pied l’hôpital Morvan. « Lors de la crise sanitaire, 80 % des prises en charge de patients covid ont été faites par les ambulances privées. Mais notre profession est mal considérée et mal reconnue », explique un ambulancier. La profession dénonce les conditions de travail et de salaires, les mises en pause d’office par l’employeur, le travail la nuit et les week-ends sans majoration, la course à la rentabilité et les démissions…

    Après la jonction des deux manifestations, le défilé est reparti en direction de la sous-préfecture où une délégation a été reçue.

    Une délégation a été reçue à la sous-préfecture.Une délégation a été reçue à la sous-préfecture. 
     

    Catherine Le Guen

    source:  https://www.letelegramme.fr/
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  • Des agents des services de médecine polyvalente de l’hôpital Quimper-Concarneau, ce jeudi 15 octobre 2020, réclament, entre autres, le paiement des heures supplémentaires effectuées.Des agents des services de médecine polyvalente de l’hôpital Quimper-Concarneau, ce jeudi 15 octobre 2020, réclament, entre autres, le paiement des heures supplémentaires effectuées.

    La nouvelle mobilisation contre le Ségur de la Santé à Quimper (Finistère) a rassemblé 200 manifestants, ce jeudi 15 octobre 2020. Parmi les griefs, nombreux, figurent des heures supplémentaires non payées.

    Sur le parvis d’entrée du centre hospitalier – Quimper et Concarneau -, dans le Finistère, cette infirmière a troqué la seringue contre un marqueur rouge. Elle s’applique à écrire sur un tee-shirt blanc « ce qu’elle a sur le cœur ». Pour elle, ce sera : « SOS infirmières en détresse ». En ce jour de manifestation contre le Ségur de la santé à laquelle participent 200 manifestants, ce jeudi 15 octobre 2020, d’autres collègues enfilent leur vêtement à message.

     

    Après le rassemblement devant l’hôpital et les prises de parole, le cortège s’est rendu jusqu’à l’hôtel de Ville de Quimper (Finistère), ce jeudi 15 octobre 2020. 

    Ces soignants des services de médecine polyvalente – infirmiers et aides-soignants – en ont gros sur le cœur. Ils soignent des patients atteints du Covid-19 et ceux ayant une suspicion de Covid. « Il n’y a aucune séparation, aucun sas entre ces patients et nos patients classiques, souvent âgés, porteurs de pathologie multiples, parfois atteints de démence, s’insurge l’un d’eux. Ça peut créer un cluster à l’hôpital. »

    Des alertes restées lettres mortes

    Plus loin, au pied de la rampe d’accès aux urgences, ils sont serrés sous une pancarte « Heures sup pas payées, agents démotivés ». Un autre sujet de ras-le-bol. Plus de trente heures, effectuées au mois d’août, n’ont pas été prises en compte par la direction. Cette dernière n’a pas jugé recevable les justifications de charge de travail et de temps de transmission. 

    « Trente heures de bénévolat ? Nous ne sommes pas des bénévoles, lance une infirmière. Nous sommes des professionnels de santé ! » Les alertes envoyées à la direction sont jusqu’à présent restées lettres mortes. Elle vient de proposer une rencontre avec les représentants de la CGT et Sud dans une dizaine de jours.

     Nelly CLOAREC.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Quelque 200 agents hospitaliers se sont rassemblés ce jeudi devant l’hôpital avant de former un cortège jusqu’à la mairie. Quelque 200 agents hospitaliers se sont rassemblés ce jeudi devant l’hôpital avant de former un cortège jusqu’à la mairie. 

    Alors que le déficit du centre hospitalier devrait atteindre 12 M€ en 2020, les personnels soignants désabusés ont manifesté ce jeudi à Quimper pour dénoncer un manque de moyens chronique dans l’hôpital public.

    Environ 200 soignants du centre hospitalier mais aussi des usagers se sont réunis ce jeudi après-midi devant l’établissement à l’appel de la CGT et Sud pour réclamer des moyens : salaires, recrutements, conditions de travail.

    Un groupe d’infirmières en médecine polyvalente illustre le malaise. « Nous faisons des heures supplémentaires tous les jours, explique une infirmière. Nous les justifions sur un cahier. Cet été, un nouveau système de traçabilité de ces heures a été mis en place sans que nous soyons informées. Résultat, trente heures supplémentaires n’ont pas été validées. La direction estime que la charge de travail qui augmente et le temps de transmission entre équipes ne rentrent pas dans ces heures supplémentaires. Seule une urgence ou un fait grave les justifient. Or nous remédions quotidiennement aux dysfonctionnements de l’hôpital. Nous avons dû prendre en compte les cas de Covid mais aussi les suspicions avec des mesures qui impactent lourdement le temps de travail. Nous ne sommes pas des bénévoles mais des professionnels ».

    « Tout est en rapport avec l’argent… »

    « On oublie la détresse psychologique d’un patient atteint du Covid, sans visite de ses proches depuis plusieurs jours, les familles qui nous sollicitent pour des nouvelles, les patients âgés qui ont besoin de plus de temps pour manger, avaler leurs médicaments, et ceux qui ont besoin d’être nourris d’une main patiente. On oublie cette dame qui arrache sa perfusion, sort sans cesse de sa chambre, confuse, ou ce patient qui s’agite et a besoin de plusieurs soignants pour être immobilisé ».

    « On peut imaginer que ces restrictions rentrent dans le plan de retour à l’équilibre », se demande un aide-soignant. « Aujourd’hui tout est en rapport avec l’argent et les économies ». « Nous voulons que notre travail soit reconnu. Nous ne restons pas après l’heure par plaisir mais par conscience professionnelle ». « Nous avons beau avertir la direction, nous n’avons jamais de réponse, jamais de soutien », abonde une aide-soignante.

    Les syndicats ont obtenu une rencontre avec la direction le 21 octobre.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le Dr Karine Bideau (au premier plan à gauche) a lancé le collectif Inter Hôpitaux Quimper (Finistère) au printemps. En ce mois d’octobre 2020, il réunit 245 membres dont une trentaine de médecins hospitaliers.Le Dr Karine Bideau (au premier plan à gauche) a lancé le collectif Inter Hôpitaux Quimper (Finistère) au printemps. En ce mois d’octobre 2020, il réunit 245 membres dont une trentaine de médecins hospitaliers.

    Des médecins du centre hospitalier de Cornouaille sortent du bois. Ils ont créé en juin 2020 le collectif inter hôpitaux Quimper (Finistère) qui rassemble des soignants de tous les services, des agents, des usagers. Le but : peser dans les discussions sur l’avenir des hôpitaux publics. 

    Dernière à prendre le micro des interventions, en cette journée de mobilisation de l’hôpital, ce jeudi 15 octobre 2020 : Karine Bideau. Médecin au centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper (Finistère), elle intervient au nom du collectif Inter hôpitaux Quimper qu’elle a contribué à lancer mi-juin 2020 pour défendre l’hôpital public.

    « Malaise »

    Elle et ses confrères et consœurs, dont Catherine Thomas, Laurence Haslé et Amélie Le Fourn, ont suivi avec intérêt les mouvements lancés par les médecins hospitaliers, à Paris d’abord, à l’automne 2019 puis dans les métropoles dont Rennes, Brest… « Il y a un malaise depuis longtemps. Encore en début d’année, 1 200 médecins hospitaliers en France ont remis leur démission. »

    En Cornouaille, les aides-soignants, les infirmières et les infirmiers ont toujours formé le gros des cortèges. Les médecins restant discrets, en retrait. « Or, on a tous besoin les uns des autres », relève le Dr Catherine Thomas.

    « Changer la gouvernance »

    Le jeune collectif réunit d’ores et déjà 245 personnes : « Une trentaine de médecins, des aides-soignants, infirmières, diététiciennes, informaticiens, secrétaires, usagers… » Ils se donnent plusieurs missions : « changer la gouvernance » en intégrant davantage de médecins dans les organismes décisionnaires, « créer des ratios effectifs de soignants/patients pour des soins de qualité ». Ils réclament aussi « l’arrêt de la suppression de lits ».

    « Halte à la rentabilité »

    Tous vont se mettre au travail parce que le Ségur de la santé les a « déçus ». Parce ce que leurs « conditions de travail ne changent pas, que la direction ne parle que d’efforts, de suppressions de lits. » Alors, ils vont éplucher les textes : le Ségur, le rapport de la Fédération hospitalière de France… Avant de proposer un autre mode de financement de l’hôpital public, qui ne soit pas celui de « la rentabilité ». Et le Dr Karine Bideau l’assure : « Il y a des pistes ».

    Courriel : cih.quimper@gmail.com

    Nelly CLOAREC.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Santé : la CGT appelle au rassemblement à Quimper, ce jeudi (LT.fr-14/10/20-19h30)

    L’union locale CGT de Quimper appelle les salariés et la population à se rassembler, ce jeudi 15 octobre, à 14 h 30, devant le centre hospitalier intercommunal de Cornouaille, à l’occasion d’une manifestation intersyndicale.

    Dans un communiqué, le syndicat réclame « un système de santé qui réponde aux besoins de la population » et « l’embauche massive et urgente de personnels ». Dans le même temps, il pointe aussi du doigt le Ségur de la santé et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dont les principales mesures viennent d’être dévoilées. « Jugé, il y a quelques mois à peine, trop coûteux et inefficace, le modèle social français, au cœur duquel se situe la Sécurité sociale, s’est avéré être, une nouvelle fois, un amortisseur social alors que l’économie française a été l’une des plus touchées par l’épidémie, écrit notamment la CGT. Mais si la Sécu a été très sollicitée ces derniers mois, il y a fort à parier que la parenthèse sanitaire refermée, ces détracteurs reviendront à la charge pour poursuivre son démantèlement ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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    Le trou financier du centre hospitalier de Quimper continue à se creuser, année après année. L’avenir de l’établissement sera encadré par l’Agence régionale de santé. Le temps que le plan de retour à l’équilibre financier porte ses fruits ?

    31 millions d’euros de déficit cumulé ! « Pourquoi a-t-on laissé le déficit de l’hôpital exploser ? », demandait, ce mardi après-midi, la CGT du centre hospitalier de Cornouaille. L’incompréhension demeure et il n’y a aucune réponse précise à la question dans l’immédiat. À l’issue de la réunion où elle a été élue présidente du conseil de surveillance, ce mardi après-midi, la nouvelle maire de Quimper, Isabelle Assih, elle-même, reconnaissait que les explications avaient manqué.

    La dégradation de la situation financière du grand centre hospitalier de Cornouaille n’est pourtant pas nouvelle.

    Dans un rapport daté de 2016, la Cour régionale des comptes notait que la situation s’était dégradée dès 2012. Même si une réduction du déficit et une amélioration de la capacité d’autofinancement avaient été enregistrées en 2015, le CHIC n’a jamais pu vraiment sortir d’une spirale infernale : 2,90 M€ en 2017, 4,50 M€ en 2018, 7 M€ en 2019. Le trou se creusera encore de 11 M€ cette année, portant le déficit cumulé à 31 M€.

    Un plan de développement de l’ambulatoire « trop ambitieux »

    Une des pistes pour expliquer cette dérive semble être un plan « trop ambitieux » de développement de l’ambulatoire, c’est-à-dire de l’accueil à la journée des patients et donc de diminution des lits d’hospitalisation. Des lits ont bien été supprimés mais l’ambulatoire n’a pas équilibré l’activité dont le bilan financier s’est dégradé. Ce constat est partagé par la direction et les syndicats. « En 2018, l’hôpital a supprimé trente lits pour renforcer les prises en charge alternatives, commentait le directeur Jean-Pierre Heurtel (arrivé en 2018), lors de la cérémonie des vœux, en début d’année. Moins de lits, c’est moins de recettes. Et pour l’instant, les activités ambulatoires n’ont pas compensé ce manque. Nous avons été trop ambitieux ». Pour autant son plan de retour à l’équilibre financier signé en juillet 2019 et qui prévoyait, entre autres, la suppression de deux jours de RTT pour le personnel, n’aura pas suffi à freiner la descente. Il pourrait aussi y avoir un décalage dans le temps. Car l’hôpital a continué à investir dans du matériel coûteux et à embaucher (28 médecins) pour répondre à des besoins. Aurait-il fallu différer certains investissements pour une transition dans la durée vers l’équilibre ?

    L’Agence régionale de santé vient donc en aide à l’hôpital de Quimper. Il n’est a priori pas mis directement sous tutelle, le directeur restant en place, mais tout investissement futur devra être soumis à l’accord de l’ARS. Il faudra du temps pour redresser des comptes. Les investissements sont sans doute compromis pour un certain temps mais cela suffira-t-il ?

    Ronan Larvor

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Petit Navire — Wikipédia

    Sept postes du service comptabilité de l’usine Petit Navire sont menacés à Douarnenez (29). La maison mère Thaï Union Group souhaite externaliser une partie de l’activité comptabilité en Inde afin de réduire les coûts. Ce projet a été confirmé au cours d’une réunion, indiquent les syndicats. Une décision définitive sera annoncée le 13 novembre prochain lors d’un nouveau CSE. Le site Petit Navire à Douarnenez compte 179 salariés.

     

    source: https://www.letelegramme.fr

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  • Des étudiants de l’UBO ont manifesté leurs inquiétudes sur la place de la Liberté, mardi midi. Des étudiants de l’UBO ont manifesté leurs inquiétudes sur la place de la Liberté, mardi midi.

    Depuis le 1er octobre 2020, l’antenne brestoise des archives départementales n’est ouverte au public qu’un jour par semaine, le mercredi. Une situation qui inquiète des étudiants en master de recherche à l’UBO, pour qui cette ressource documentaire est importante.

    Il s’agit du cœur de leur formation. Le nez dans des documents parfois très anciens, les étudiants en master de recherche à l’Université de Bretagne occidentale (UBO) ont fait, depuis longtemps, des archives départementales un réservoir primordial d’informations. À raison de plusieurs heures par semaine, ils sont des dizaines à fréquenter la salle de lecture de l’antenne brestoise des archives départementales, installée en plein cœur de l’UBO, en face de la présidence. « La réalisation du mémoire, c’est le but même de notre master de recherche. C’est le coefficient le plus important, c’est là-dessus qu’on met le plus d’énergie », témoigne Ewen Danielou, étudiant en master 1.

    Mobilisation et pétition

    Jusqu’alors ouverte trois jours par semaine à Brest, la salle de lecture des archives départementales n’est plus ouverte qu’un jour par semaine au public (le mercredi, de 9 h à 17 h) depuis le 1er octobre. Une situation qui a fait bondir les étudiants de ce master, qui comptent énormément sur la ressource documentaire des archives. Une pétition a circulé ces derniers jours dans les amphithéâtres de la faculté, mais aussi dans les mains de personnes extérieures, souvent âgées, qui fréquentent les archives. Ce mardi midi, quelques dizaines d’étudiants, accompagnés de plusieurs professeurs, ont manifesté leur mécontentement sur la place de la Liberté. « Avant, on allait aux archives départementales les trois jours, ou tout du moins au maximum en dehors de nos cours, explique Morgane Pernot-Goarvot, étudiante en master 1. On trouve des documents qui ne sont pas numérisés. Et même s’ils sont accessibles en numérique, ce sont souvent des écrits anciens, qui sont difficiles à lire sur un écran. Nous en avons besoin pour nos études ».

    Morgane Pernot-Goarvot et Ewen Danielou sont étudiants en Master 1 Recherche, option histoire, à l'UBO.Morgane Pernot-Goarvot et Ewen Danielou sont étudiants en master 1 Recherche, option histoire, à l'UBO.

    « Pas question de fermer les archives départementales »

    Leur crainte, à la vue de la réduction horaire, est de voir leur formation dévaluée. « Avec un seul jour d’ouverture, ce n’est plus du travail documentaire qu’on fait, mais de la collecte. On prend le plus de photos possible de documents qui pourraient nous servir, explique Ewen Danielou. L’autre problème qui se pose, c’est que le mercredi, jour d’ouverture des archives, est aussi celui où l’on a tous nos cours. Nous sommes inquiets, même à plus long terme, de voir disparaître carrément l’antenne de Brest des archives départementales ».

    De son côté, le conseil départemental se veut rassurant. « Il n’est pas question de fermer les archives départementales à Brest, explique le Département. La raison de ramener à un seul jour d’ouverture par semaine est une question de disponibilité des agents. Pour ce qui est du jour d’ouverture, il est possible de trouver un terrain d’entente avec l’UBO. Il faut en discuter autour d’une table. Il n’est aucunement question d’empêcher les étudiants de mener à bien leurs recherches ».

    Rémy Quéméner

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Le bateau Petit Navire à Douarnenez prend-il l’eau ? Les syndicats sont en tout cas inquiets. La direction a annoncé vouloir licencier sept personnes du service comptabilité pour raisons économiques.

    L’annonce a été une surprise sur le site Petit Navire de Douarnenez, vendredi dernier. Les comptes de Thai Union, le groupe thaïlandais propriétaires de Petit Navire, sont positifs, et il n’y a pas eu de plan de départs volontaires depuis plus de 10 ans sur le site. La direction a annoncé vouloir licencier 7 personnes sur les 11 du service comptabilité. À l’issue de cette annonce, les responsables du CSE craignent un démantèlement progressif de l’entreprise spécialisée dans le thon en boîte. Le site de Douarnenez crée en 1932 emploie pour l’instant 179 personnes.

    Les syndicats doivent rencontrer la direction ce mercredi matin. David Gueguen, secrétaire du CSE Petit Navire a répondu aux questions de Julie Sicot pour Tébéo-Tébésud.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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