• Un cortège de manifestants s’est formé à Lille (ci-dessus), Toulouse ou encore Paris et Lyon.Un cortège de manifestants s’est formé à Lille (ci-dessus), Toulouse ou encore Paris et Lyon. 


    Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes de France en faveur de l’hôpital public et jugeant les accords du Ségur de la santé insuffisants.

    Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Paris et en région à l’appel d’une dizaine d’organisations syndicales, dont Sud et la CGT, pour dénoncer les accords conclus lors du « Ségur de la santé », jugés insuffisants face aux besoins de l’hôpital public.

    « Le Covid a montré qu’on avait besoin de lits, on ne les a pas », a expliqué dans le cortège parisien Guillaume Rosey, infirmier en neurologie à Maubeuge, déçu par le protocole d’accord signé lundi à Matignon par des organisations syndicales majoritaires (CFDT, FO et Unsa).

    « On en attendait beaucoup du Ségur », ajoute l’infirmier au milieu des slogans réclamant « du fric, du fric pour l’hôpital public ». « Il y a beaucoup de choses qui n’ont pas été abordées et on ne peut pas être satisfaits. On avait demandé 300 euros pour avoir un salaire moyen au niveau de celui (existant) dans l’OCDE », rappelle-t-il.

    Les « accords de Ségur », portant sur une enveloppe de 8,1 milliards d’euros, prévoient une hausse minimum de salaire de 183 euros net pour l’ensemble des personnels hospitaliers paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non-médiaux (agents techniques et administratifs).

    Les mesures annoncées « n’ont pas répondu aux attentes »

    Ils intègrent, en plus, une révision des grilles de salaires pour certains métiers, de l’ordre de 35 euros net mensuels en moyenne, et de nouvelles majorations pour les heures supplémentaires, le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés.

    Ces mesures « n’ont pas répondu aux attentes », et notamment au « minimum de 300 euros pour tous les agents », a estimé Paule Bensaid, infirmière dans un EPSM (établissement pour adulte handicapé) à Lille, en insistant sur le manque de moyens de l’hôpital public : « là où je travaille, on n’a pas eu de masque avant le 30 avril ».

    Police of the À quelques endroits, du gaz lacrymogène a dû être utilisé à Paris. 

    À Paris, la manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Le défilé était organisé quelques heures après la cérémonie d’hommage aux personnels soignants, place de la Concorde dans le cadre des célébrations du 14 juillet.

    Parmi les manifestants, certains venaient d’un rassemblement organisé par des « gilets jaunes » devant l’Inspection générale de la police (IGPN) afin de dénoncer les violences policières. Étaient également présents le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez et le député LFI Eric Coquerel.

    « Premiers de corvées, derniers considérés »

    À Lyon, quelque 500 personnes, parmi lesquelles de nombreux « gilets jaunes », ont défilé derrière une banderole « premiers de corvées, derniers considérés ». À Bordeaux, ils étaient entre 150 et 200, réunis dans le centre-ville.

    « Certes nous avons eu une augmentation mais cet accord ne garantit pas une meilleure organisation du travail ni l’interruption des fermetures de lits, ce qui était pour nous primordial », a dénoncé Laurence Lagoubie, dont le syndicat (CGT) a refusé de signer l’accord.

    ©JULIEN DE ROSA/EPA/MAXPPP - epa08545849 General secretary of the 'Confederation Generale du Travail' (CGT) trade union Philippe Martinez attends a hospital workers march in a protest against...Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était présent à la manifestation parisienne. (Photo EPA)

    À Toulouse, 250 personnes selon la police et 400 selon les organisateurs ont pris part à la manifestation. Pour Joël, éducateur dans le médico-social et représentant Sud, « on parle beaucoup de la santé mais nos problèmes se recoupent et nous souffrons aussi d’une gestion comptable ».

    À Paris, la manifestation a été marquée par des heurts sporadiques entre les forces de l’ordre et des manifestants en fin de cortège sur la place de la Bastille. Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène.

    Par ailleurs, deux personnes ont été brièvement interpellées par les forces de l’ordre pour « survol d’une zone interdite » après avoir lâché en l’air des ballons sur lesquels était accrochée une banderole anti-Macron pendant le défilé du 14 juillet place de la Concorde.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Comme d’habitude, Macron va se servir de la fête nationale pour promouvoir, avec l’appui des autres dirigeants du monde impérialiste, ses contre-reformes, ses mesures liberticides, et par-dessus tout, sa ligne de décomposition nationale dite “saut fédéral européen”: substitution de la souveraineté européenne à la souveraineté nationale (en réalité, vassalité accrue de la France à la République de Berlin), de l’armée européenne au principe de la défense nationale, voire, même si ce n’est pas franchement avoué, du tout-globish des traités transatlantiques à la langue française. Bien entendu, Macron trouvera bien l’occasion de distribuer quelques médailles en chocolat aux soignants, à défaut de satisfaire les revendications salariales des agents publics et d’interdire les centaines de milliers de licenciements prévus dans le secteur privé, pourtant gavé d’argent public…

    Ce n’est vraiment pas ce  là que célébreront les militants franchement communistes du PRCF. Avec les travailleurs en lutte, ils se souviendront du fait que la fête nationale française célèbre une insurrection populaire et que son objet n’était pas d’applaudir dominants et privilégiés mais d’établir la souveraineté nationale et populaire aujourd’hui si menacée. 

    Nous n’oublierons pas non plus le 14 juillet 1935 où, à l’appel de Thorez et de Duclos parlant au nom du PCF léniniste d’alors, le Front populaire antifasciste et patriotique fut proclamé aux accents mêlés de la Marseillaise et de l’Internationale. Ni les 14 juillet qui suivirent la Libération, à une époque où les ministres du PCF mettaient en place les plus grands acquis sociaux et démocratiques de notre histoire.


    Aujourd’hui, avec les camarades, amis et compagnons qui ont signé l’Appel du 29 mai 2020 (15e anniversaire du Non français à la constitution européenne), nous ne luttons pas seulement pour chasser Macron, refuser le ruineux plan d’endettement germano-français, exiger la nationalisation franche des monopoles privés que l’État bourgeois renfloue à coups de milliards, nous appelons notre peuple à exiger la sortie de la France de l’UE supranationale, de l’euro intrinsèquement austéritaire, de l’OTAN belliciste, tout cela dans la perspective du socialisme pour la France. 


    C’est la seule manière d’être fidèle au 14 juillet 1789 et plus encore aux 14 Juillet 1935, 1936, 1940 (manifestation des jeunes communistes français et d’autres patriotes contre Hitler et ses complices). Car l’euro-dissolution de notre pays, la casse des acquis sociaux et du produire en France, la fascisation de l’appareil d’État attisée par Macron et par le rassemblement mariniste, vont à une vitesse telle, que l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité que portait la jeune bourgeoisie de 1789, ne pourra se réaliser et trouver son second souffle sans une seconde Révolution française : une révolution socialiste !

     secrétaire national du PRCF – 11 juillet 2020

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Alors que la compagnie Air France – KLM annonce des suppressions de postes par milliers, le gouvernement français garantit un prêt historique à l’entreprise, et ferme les yeux sur les émoluments de son patron, Benjamin Smith. Malgré des annonces de réduction de salaire en signe de « solidarité », ce dernier continue à empocher un bonus exorbitant en pleine crise du coronavirus.

    Avec les avions de la quasi-totalité des compagnies aériennes cloués au sol, le secteur de l’aviation est durement touché par la crise du coronavirus. Après l’annonce d’Airbus de supprimer 11 % de ses effectifs en Europe, soit 15 000 emplois dont 5 000 en France, Air France – KLM, confirme officiellement le 3 juillet vouloir supprimer 6 560 postes en équivalent temps plein (ETP) sur 41 000 – soit 16 % des effectifs. De plus, 1 020 des 2 420 emplois de sa filiale régionale Hop !seraient supprimés, soit la bagatelle de 40 % des effectifs. Une mesure qui concernerait au total plus de 8 000 salariés d’après la CGT.

    Ce même 3 juillet, alors que les représentants du personnel boycottaient le comité social et économique central (CSEC) extraordinaire chez Hop ! à l’aéroport de Nantes, des salariés ont cadenassé dès l’aube le portail pour bloquer l’accès au siège de la compagnie régionale. Dans le même temps, une centaine de personnes étaient rassemblées devant le siège d’Air France, à Roissy pour exprimer leur colère. Pour nombre d’entre eux, la direction profiterait de la crise pour faire passer ce plan concocté bien avant. Déjà en avril dernier, le PDG d’Air France – KLM prévenait : « Nous devons faire de cette crise l’occasion de faire les réformes structurelles que certains de nos concurrents ont déjà réalisées ».

    Des prêts garantis par l’État, des suppressions d’emplois garanties par Air France

    Les plans de suppressions d’emplois, appelés de façon inappropriée « plans sociaux », se multiplient alors que des renflouements massifs sont mis en place pour secourir la filière aéronautique. « Les aides publiques ne sont pas là pour financer des licenciements », rétorque le syndicat de cadres CFE-CGC, et pourtant…

    Le gouvernement français, qui semble plus enclin à voler au secours des secteurs polluants de l’aviation et de l’automobile que de relancer le ferroviaire, annonce le 9 juin par la voix de son Ministre de l’économie Bruno Le Maire, un plan de soutien massif. Plus de 15 milliards d’euros. Sans toutefois prendre en compte les aéroports pourtant inquiets pour leur pérennité, comme le relève l’Union des aéroports français. Parmi les grandes entreprises touchées de plein fouet, le groupe franco-néerlandais Air France – KLM appelle à l’aide de l’État tout en projetant des restructurations et baisse d’effectifs. Un prêt historique d’un montant de 7 milliards d’euros lui est accordé côté français tandis que les Pays-Bas souhaitent injecter entre 2 et 4 milliards supplémentaires.

    La solidarité en version patronale

    Le PDG d’Air France – KLM Benjamin Smith a annoncé qu’il allait, en signe de solidarité, abaisser de 25 % son salaire fixe de 900 000 euros par an et renoncer à sa rémunération variable, établie à 768 456 euros par le Conseil d’administration. En cela, il se conforme aux recommandations de l’Association française des entreprises privées (Afep). Celle-ci, qui par son travail de lobbying défend les intérêts des 113 plus grandes entreprises françaises, préconisait de réduire les salaires des dirigeants des grandes entreprises durant la période où le chômage partiel était sollicité. Néanmoins, il conserve, en accord avec Bercy, son bonus de 2 millions d’euros, payable en 2022 sous réserve de conditions de performance. D’abord passé inaperçu, un autre « détail » s’impose : même s’il réduit son salaire fixe « pendant la crise liée au Covid-19 », le renoncement à sa rémunération variable s’applique, précise l’intéressé, « au titre de l’exercice 2020 ». Il serait donc effectif, non pas cette année, mais l’année prochaine en 2021, une fois la crise bien entamée.

    En la matière, le silence du gouvernement français contraste avec les déclarations du gouvernement néerlandais, dont l’État est également actionnaire du groupe. Le ministre des finances Wopke Hoekstra prévient : « En ces temps de crise, les bonus sont malavisés et incompatibles avec une aide financée par les contribuables ». Mais ni la crise du coronavirus ni ces déclarations en haut lieux ne semblent freiner l’appétit du dirigeant nouvellement installé aux commandes de la multinationale, et jusqu’à peu numéro 2 d’Air Canada. Les actionnaires, réunis en assemblée générale le 26 mai, confirment l’octroi au directeur général Benjamin Smith, de sa part variable. En plus de son salaire fixe, réduit dorénavant à 675 000 euros. Mais aussi de ses avantages en nature pour un montant de 313 201 euros.

    Quant au bonus de 2 millions d’euros, même s’il ne sera pas versé avant 2022 et qu’il est conditionné à des critères de performance, il demeure intact. Au total, sa rémunération atteint donc 3 981 657 euros en 2020 [1]. À ce prix là, il devient plus aisé de faire œuvre de compassion et de communiquer sur une baisse de salaire, même si, sur son salaire fixe, celle-ci reste inférieure à ses avantages en nature !

    Pour Bercy, le bonus, c’est cadeau !

    Durant l’Assemblée générale, les Pays-Bas expriment leur désaccord, comme le confirme le cabinet du ministre des Finances, Wopke Hoekstra : « En tant qu’actionnaires, nous avons voté contre les résolutions sur les bonus du directeur général. Le ministre Hoekstra estime qu’il faut beaucoup d’argent des contribuables pour aider les entreprises et les employés dans cette crise. Ce n’est donc pas le moment de défendre les bonus des dirigeants d’entreprise. » La France, quant à elle, ne voit rien à redire et vote en faveur du versement. Le cabinet du ministre de l’Économie justifie ce choix : « La part variable de Benjamin Smith attribuée au titre de l’exercice 2019 est relative à l’exercice de sa fonction dans un contexte qui était pleinement antérieur à la crise du Covid-19. C’est donc un droit acquis pour une performance passée, qui n’a pas vocation à être remis en cause aujourd’hui. Nous notons par ailleurs que l’encaissement effectif de la somme a été repoussé à la fin de l’année 2020, afin de ne pas peser sur la trésorerie au plus fort de la crise. »

    Si le gouvernement se fait plutôt discret sur ces déboires en temps de crise, il ne peut les ignorer. En effet, ces agissements sont observés de près par de hauts fonctionnaires, tel Martin Vial, qui siège au conseil d’administration d’Air France-KLM en tant qu’administrateur représentant l’État français. Mais, quel crédit peut-on accorder à cet homme qui, à la direction générale du Trésor entre 1986 et 1988, avait activement participé à la privatisation du Crédit commercial de France, piloté la mise sur le marché du groupe Suez ou encore récemment, vanté la privatisation de la Française des jeux (FDJ), telle une « bonne affaire » pour l’État et pour les contribuables ?

    Une affirmation teintée de schizophrénie d’autant plus surprenante qu’il siège à la tête de l’Agence des participations de l’État et est, à ce titre, garant des entreprises où l’État est actionnaire. Un statut au service de l’État qui le rémunère, mais qui ne semble pas perturber son acharnement à sortir de grandes entreprises du giron public. En d’autres termes, faire en sorte que l’État se retire au profit du privé…

    Pour les banques, le prêt garanti par l’État, c’est bonus !

    L’aide financière octroyée à l’entreprise est emblématique par l’ampleur du volume du prêt : 7 milliards d’euros, dont 3 milliards de prêts directs de l’État et 4 milliards d’euros au titre du prêt garanti par l’État (PGE). Mais elle l’est tout autant par le niveau de la garantie accordée par l’État qui s’établit à hauteur de 90 %. Pourtant, dans son document « Foire aux questions » du 31 mars, le gouvernement stipule bien que l’État garantit les prêts pour les grandes entreprises qui emploient plus de 5 000 salariés ou réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros comme Air France – KLM, à hauteur de 70 %. Et non 90 %.

    Le cabinet du Ministre Le Maire interrogé début juin à ce sujet, nous livre son explication : « ce sont des montants qui sont énormes, qui sont majeurs, ce sont des négociations qui sont menées après entre les banques. Vous savez c’est des pools de banques. Sur Air France, il y en a au moins quatre et donc après c’est un partage de la responsabilité, et pour que les banques veuillent bien prêter 4 milliards, il faut qu’il y ait derrière l’État qui puisse garantir la majeure partie de cet argent, parce que sinon, elles ne prêteraient pas et il n’y aurait pas de PGE. Pour chacun, il y a un partage de risques, 10 % pour les banques, 90 % pour l’État, c’est un deal ! ».

    L’arrêté du 2 mai, rendra en effet possible de déroger aux dispositions précédentes afin d’offrir légalement une garantie à hauteur de 90 % par l’État pour les grandes entreprises. Deux jours plus tard, la Commission européenne fini par autoriser l’accord du prêt français. Les banques s’en sortent bien puisqu’elle ne couvrent plus 30 % des risques comme prévu initialement, mais les 10 % restants. Le « deal » ? En cas de déroute financière de l’entreprise, c’est la collectivité encadrée par l’État qui est appelée à payer le gros de la facture pour sauver une entreprise qui ne lui appartient plus qu’à hauteur de 14,30 %.

     

    Jérôme Duval

    est membre du CADTM, Comité pour l’abolition des dettes illégitimes et de la PACD, la Plateforme d’audit citoyen de la dette en Espagne.


     Une version courte de cet article est parue le 6 juillet 2020 dans le journal Le Courrier.


     sources: http://www.cadtm.org/ &  https://rapportsdeforce.fr/


    Notes :

    [1Ce montant est ainsi calculé : 675 000 (salaire fixe réduit de 25%) + 768 456 (rémunération variable) + 2 000 000 (rémunération variable long terme) + 313 201 (Avantages en nature) = 3 981 657‬. Document d’enregistrement universel 2019, Air France KLM Groupe, p. 106. https://www.airfranceklm.com/fr/system/files/documentdenregistrementuniversel_2019_0.pdf


     

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  • Entretien du 6 juillet 2020 sur RT France, avec Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de Revue Politique et Parlementaire, et François Boulo, avocat et Gilet jaune. Il reviennent sur l'annonce du nouveau gouvernement de Jean Castex, nommé Premier ministre le 3 juillet, après la démission d'Edouard Philippe. Qualifiant de «plus grande surprise» la nomination au poste de garde des Sceaux de monsieur Dupond-Moretti» , Arnaud Benedetti ajoute qu'«Emmanuel Macron s'inscrit dans une ligne conservatrice». François Boulo, lui, estime qu'il commente «un non-événement», «un coup de communication». Selon lui, «on change les hommes, pas la politique».

    source: http://www.communcommune.com

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  •  Origine : https://www.mayottehebdo.com/actualite/Soci%C3%A9t%C3%A9/alain-kamal-martial-la-pauvrete-de-mayotte-est-une-pauvrete-de-tiers-monde

    Mayotte, département français depuis 2011, est le dernier territoire à être maintenu en situation de confinement par le gouvernement car le virus du Covid-19 y circule toujours activement. Au jeudi 22 mai, il y avait 19 décès et 1521 cas confirmés de coronavirus. Mayotte n’ayant pas assez de places disponibles en réanimation, l’ARS de Mayotte et l’ARS de la Réunion ont été obligées de s’entendre pour déplacer une partie des malades de Mayotte vers la Réunion afin de libérer des lits sur l’île. Des ouvertures de nouveaux lits ont été faites pour parer à la poursuite de l’épidémie. L’île a un peu respiré avec l’arrivée du Mistral de guerre et de la frégate « Guépratte » qui a ravitaillé l’île trois fois avant de repartir le 12 mai pour la France. Comme pour la métropole, les masques manquaient au début de la crise. Heureusement, depuis, certains sont arrivés et les tests PCR sont un peu plus fréquents même s’ils ne sont pas obligatoires.

    Le problème avec Mayotte c’est que le confinement peut durer longtemps car il est déjà difficilement mis en place. En effet, il faut rappeler que Mayotte est l’un des départements les plus pauvres de France, que la plupart des habitants vivent dans des baraquements insalubres et sans grands revenus, auquels il faut ajouter la forte criminalité. Il y a encore à peine quelques semaines, les gens se regroupaient dans les mosquées ou lors d’obsèques. Dans la nuit du 2 au 3 mai, il y a eu des affrontements avec la police qui stoppait un combat de boxe traditionnel.

    A cela, il faut ajouter que Mayotte fait face à une double épidémie de dengue ayant contaminé près de 3700 personnes depuis le début de l’année.

    Mayotte subit aussi une forte immigration de la part des Comores, qui avait un temps, lors du début de l’épidémie, refusé de reprendre les immigrés reconduits car elle ne disposait pas des conditions nécessaires pour faire face au virus. Rappelons à cette occasion que Mayotte fait partie de l’archipel des Comores et que celui-ci demande avec l’ONU à ce que Mayotte lui soit rendue par la France.

    Les JRCF interpellent les français sur l’extrême dégradation des conditions de vie des mahorais qui ne permettent pas d’assurer pleinement les mesures sanitaires et dénoncent fermement cette situation orchestrée par l’Etat français qui maintient l’île dans un état de sous-développement.

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • https://courriel-languefrancaise.com/ 

    c’est l’adresse du nouveau site internet de l’association de défense de la  et de la diversité linguistique. Une mobilisation qui peut compter sur le soutien des communistes du PRCF, car cette bataille n’est pas que culturelle, elle est aussi au cœur du combat contre l’hégémonie idéologique véhiculée par le  et l’asservissement des peuples sous la domination de l’impérialisme américain. De fait, la  est pour les francophones le premier des services publics.

    Alors n’hésitez pas à visiter ce site internet, à le faire connaître et le diffuser !

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Gilets jaunes : l’intéressante démarche politique de François Boulo

    Avocat, rien ne prédisposait François Boulo à devenir une figure du mouvement des Gilets jaunes en leurs ronds-points. Devenu un de ses éminents et respectés porte-voix, François Boulo a compris que le mouvement des Gilets jaunes courait à l’impasse s’il ne trouvait pas rapidement sa traduction politique. Ce qu’il s’emploie aujourd’hui à construire dans une démarche qui ne manque ni d’originalité, ni d’intérêt.

    Le point fort : le tryptique souveraineté + répartition des richesses + transition écologique

    Le point fort de la démarche de François Boulo réside dans la clarté de ses objectifs énoncés en tryptique :

    • la souveraineté démocratique et monétaire de la France (donc hors UE) ;
    • la répartition équitable des richesses ;
    • la transition écologique.

    Jusque là rien redire : ces trois objectifs tombent tellement sous le sens commun, répondent tellement au besoin impérieux d’un nombre grandissant de nos concitoyens, qu’on ne voit pas comment ils ne fédèreraient pas, sauf les esprits tordus ou malintentionnés.

    Un point faible : l’appel à l’union des partis de gauche traditionnels

    Justement, c’est là qu’est le point faible de la démarche de François Boulo. En appeler comme il le fait à l’union des partis de gauche existants est un non sens. Autant les partis de gauche existants étaient fort intéressés à récupérer le mouvement des Gilets jaunes, autant ils n’ont nulle intention de se laisser récupérer par lui. Car le but des ces organisations vieillottes du monde d’avant n’est pas de prendre le pouvoir, il est juste d’assurer un petit avenir professionnel (dans la politique) à leurs petits quarterons de cadres.

    D’ailleurs, comme il le reconnaît lui-même dans une très intéressante interview au groupe Facebook La France en colère, carte des rassemblements, François Boulo ne croit pas un instant à cette éventualité d’un rassemblement des vieux partis de gauche. Son intention, explique-t-il, est juste de mettre ces partis face à leur responsabilité. Mais est-ce encore nécessaire ? Pourquoi une telle perte de temps quand tout apparaît si pressé ? La tentative a tout pour s’avérer contreproductive : en désorientant les Gilets jaunes historiques qui ne veulent plus – on les comprend ! – entendre parler des partis politiques traditionnels, elle offre à ces derniers un boulevard pour mieux torpiller l’expérience.

    Une perspective jouable : regrouper les véritables forces vives du pays

    Dès lors qu’on tient à distance les parasites du monde d’avant, regrouper les forces vives du pays paraît tout à fait jouable. La montée des exaspérations ouvrent une série de pistes très variées à François Boulo :

    • les Gilets jaunes historiques, ces éternels précarisés ;
    • les classes moyennes fragilisées : soignants, avocats, enseignants…
    • les gens des quartiers sensibles dont certains apparaissent comme de plus en plus politisés et actifs (comité Adama, par exemple) ;
    • les divers groupes de réflexion intellectuels ou citoyens qui naissent de ci de là en marge du système des partis (quand ils ne sont pas phagocytés par des vieilles lunes : Chevènement et de Villiers au “Front populaire” d’Onfray, bon…).

    Éveiller les consciences, politiser les gens, dit François Boulo. Le désespoir et la colère aident à cet éveil et à cet engagement. Y avait-t-il autre chose qui prédestinait l’avocat Boulo à s’engager en politique par delà les partis ? Gageons que les traversées de crises successives, la désintégration de la société française par une bande de voyous et la prochaine dépression économique qui commence tout juste pourraient sacrément aider François Boulo dans sa quête politique.

    Pierrick TILLET

    source: https://yetiblog.org/

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  • Sans débat public de masse ni consultation du Parlement (mais y a-t-il encore quelqu’un dans l’Hémicycle qui se préoccupe du sort de sa langue maternelle?), il faudra désormais un haut diplôme d’anglais pour pouvoir désormais s’inscrire en  universitaire.

    Y compris si ce diplôme est délivré par le privé (donc en payant). Y compris si cela viole l’égalité des citoyens dont certains sont plus à l’aise avec l’allemand, l’arabe, l’italien ou l’espagnol.

    Y compris s’il est inscrit dans l’article II-a de la Constitution que “la langue de la République est le français”.

    Y compris si cette disposition attente à l’égalité des chances entre les étudiants francophones (énorme facteur supplémentaire de sélection et de tri social!) ; et plus encore aux chances de réussite universitaire des étudiants étrangers non anglophones qui nous font l’honneur d’avoir appris notre langue (qui n’est pas toujours leur langue maternelle) pour venir étudier chez nous.

    Et pendant qu’on amusera les populations en palabrant sur la future “co-officialité” du français avec telle ou telle langue régionale, l’ANGLAIS EST DE FAIT DEVENUE LANGUE OFFICIELLE BIS DE LA FRANCE sans la moindre question de constitutionnalité posée par UN groupe parlementaire français: dire que certains au parlement, se réclament encore pour la déco de Malraux, d’Aragon ou de Camus (“ma patrie, c’est la ”).

    Si modestement que ce soit, le PRCF accomplit un travail d’avant-garde en dénonçant cette situation honteuse puisque les grands partis et syndicats restent muets sur ce viol en réunion de la République et ne contestent, au mieux, que les modalités d’application de ce dispositif linguistique grossièrement aliénant.

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  • source: https://www.youtube.com/

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