• Le Ministre de la justice et Procureur général de Pologne, Zbigniew Ziobro, annonçait le 6 décembre avoir saisi le Tribunal constitutionnel pour obtenir l'interdiction du Parti Communiste de Pologne.

    Les communistes polonais ont répondu aux accusations.

    Traduction Nico Maury

     
    Le Parti Communiste de Pologne (KPP) répond aux menaces d'interdiction
     
    Le 6 décembre, nous avons appris la demande, du procureur général Zbigniew Ziobro au Tribunal constitutionnel, d'interdiction de notre parti dans les médias. Nous ne connaissons pas encore la version complète de la demande soumise, nous ne pouvons donc maintenant nous référer qu'aux rapports transmis aux médias.

    Des rumeurs selon lesquelles le bureau du procureur enquête sur les activités du Parti Communiste de Pologne nous parviennent depuis des années, également à la lumière du procès de membres de la rédaction de Brzask et du site Internet accusés de promotion du totalitarisme. Désormais, probablement en raison des piètres résultats du gouvernement, des manifestations de masse, de la détérioration de la situation des services de santé et du désordre juridique grandissant, le ministre Ziobro a décidé "d'améliorer" son image, conformément aux vœux de l'extrême droite. Il espère probablement réussir pour la première fois depuis longtemps. Il est convaincu que la composition du Tribunal constitutionnel nommé par le PiS répondra inconditionnellement à son souhait. Cela peut être vu dans la déclaration catégorique: "Doit être déclaré inconstitutionnel." Il oublie que cela ne peut être résolu qu’une fois la procédure terminée, en tenant compte des positions des deux parties.

    On se souvient que tous les totalitarismes, qu'ils soient fascistes allemands, italiens ou espagnols, ont commencé par combattre les communistes et se sont terminés par la persécution de tous ceux qui ne se conformaient pas à la politique du régime, la liquidation de toute opposition et le génocide.

    Nous traitons les accusations contre le programme KPP révélées par les médias comme bizarres et ne correspondant pas à la réalité. À titre de comparaison, le contenu du programme KPP est disponible sur https://kom-pol.org/program

    L'allégation principale selon laquelle le KPP "ferait référence dans son programme et ses pratiques aux méthodes et pratiques totalitaires du communisme" est complètement absurde. En fait, le contraire est vrai. Le programme du parti est profondément démocratique. Nous considérons l'instauration d'un "régime démocratique populaire", comme notre programme le dit, comme un objectif fondamental de notre parti. L'un des sous-chapitres du programme KPP est largement intitulé "Socialisme ou démocratie".

    Nous exigeons un approfondissement de la démocratie dans notre pays, car nous considérons ses formes actuelles comme imparfaites et insuffisantes dans les conditions de la société moderne. "La démocratie est plus que la possibilité de voter tous les 4 ans, dans un environnement où vous n'avez aucune influence réelle sur les politiques et les décisions. La démocratie doit être mise en œuvre au quotidien, notamment sur les lieux de travail, les collectivités locales et dans les environs immédiats, indique le programme de notre parti. Nous exigeons donc que l'institution de la démocratie représentative soit complétée par une autonomie démocratique sur le lieu de travail. "C'est pourquoi il est nécessaire de créer des comités de travailleurs sur les lieux de travail. Une institution démocratique du pouvoir populaire, organisée de la même manière que le processus de production lui-même", poursuit le programme.

    Nous soulignons la nécessité de défendre les droits civils et les libertés: "Nous devons nous opposer à de nouvelles restrictions à la liberté d'expression, au droit de réunion et d'accès à l'information, et manifester et condamner publiquement les violations des droits civils, la corruption et l'arrogance des autorités. (…) Les droits à la liberté d'expression, d'expression, de dissemblance et de protestation doivent être défendus. Il est inacceptable que l’État interdise ou limite les activités des partis politiques pour des raisons idéologiques".

    Les accusations selon lesquelles le but du KPP était "la nationalisation et la collectivisation menées sous la contrainte" sont sans fondement. Oui, nous prêchons la nécessité d'une "nationalisation, c'est-à-dire la propriété de l'industrie capitaliste, du commerce, des banques et des ressources naturelles par l'État", tout en rejetant clairement toute tentative de le faire par des moyens non légaux. "Le pouvoir doit être saisi non pas pour changer la forme d'exploitation, mais pour finalement l'abolir. Cela ne signifie pas la prise du pouvoir par la force, mais une ingérence délibérée par des moyens politiques dans la sphère de la propriété privée des entreprises, qui est la base d'une société divisée de classe. Son essence est un changement fondamental dans les relations sociales, y compris le système politique et économique de l'État". De telles aspirations relèvent de l'art. 21 point 2 de la Constitution polonaise, qui permet la possibilité d'expropriation à des fins publiques («L'expropriation n'est autorisée que lorsqu'elle est effectuée à des fins publiques et moyennant une juste compensation»). La Constitution de la République de Pologne permet également la possibilité de changer le système politique et économique de l'État en modifiant la Constitution par le Sejm et le Sénat de la République de Pologne.

    Le parti ne prône pas non plus la collectivisation. En ce qui concerne l'agriculture, le programme ne prévoit que "la prise de contrôle par l'Etat de grandes propriétés foncières, y compris les zones d'eau et de forêt et la création d'entreprises de production sur leur base" et "la création des conditions pour le développement de coopératives de production agricole et d'usines coopératives de transformation agricole". Nous postulons également "l'introduction de prix uniformes pour les moyens de production et les services pour l'agriculture et la création d'un système efficace de sous-traitance, de transport et de stockage des produits agricoles; limitation du chiffre d'affaires foncier et du courtage de l'Etat dans ce chiffre d'affaires".

    Nos points de vue sont inclus non seulement dans le programme, mais aussi dans les positions émises au fil des années concernant la situation politique et les droits des citoyens en Pologne. Et nulle part nous n'avons prétendu nier d'autres vues ou systèmes que les nôtres.

    Nous présentons et commentons quelques déclarations de la motion du ministre Ziobro. Nous nous référons à ses fragments connus. Le premier est: "Le programme KPP exprime l'admiration pour le système politique de l'Union soviétique."

    Dans le programme du KPP, l'URSS n'est mentionnée qu'une seule fois, dans la partie concernant la situation mondiale: "La lutte de libération nationale a été favorisée par l'existence de l'Union soviétique et des pays de démocratie populaire, qui, indépendamment de la dégénérescence progressive de la construction socialiste, étaient des États de classe du prolétariat et jusqu'à la fin de leur existence constituaient un un adversaire des puissances impérialistes". Nous avons écrit plusieurs fois de manière critique sur les erreurs économiques du système socialiste, qui ont par conséquent conduit, entre autres, à son effondrement. Nous avons également souligné la nécessité de tirer des conclusions de l'histoire et de modifier les vues en réponse aux progrès de la science et de la technologie et à l'émergence de nouvelles branches de la connaissance qui n'existaient pas au XIXe siècle, lorsque l'idée du communisme émergeait.

    Zbigniew Ziobro nous accuse: "Tout ce qui est soviétique est glorifié et justifié dans les activités du programme du KPP, y compris les commandants soviétiques devenus célèbres, entre autres, pour avoir combattu l'indépendance de la Pologne clandestinement, l'attaque de l'URSS contre la Pologne le 17 septembre 1939, ou les actions de l'Armée rouge en pendant la guerre polono-bolchevique en 1920".

    Dans son activité de programme, le KPP ne s'occupe pas d'évaluer les événements historiques ni de justifier "tout ce qui est soviétique". Nous la traitons comme une tâche d'historiens et de journalistes traitant de l'histoire et non d'un parti politique. D'autre part, Ziobro et PiS imposent leur récit historique et postulent la vie et l'action dans le passé, enchevêtrés dans des conflits aujourd'hui anachroniques.

    Dans l'application de Z. Ziobro, nous lisons que: "Les membres du Parti indiquent la supériorité du système au pouvoir en URSS à l'époque de la terreur rouge, de la grande faim et de la terreur stalinienne sur le système démocratique du libre marché. Ils louent également le degré de démocratisation de la vie publique en URSS, la promotion de la culture par les bolcheviks et la consolidation de la prospérité universelle."

    Nous n'avons trouvé aucun éloge de la terreur dans nos documents. Les communistes polonais en URSS en ont également été victimes, y compris la quasi-totalité des dirigeants du KPP d'avant-guerre. Nous avons écrit qu'en Union soviétique, la culture était soutenue, y compris la culture régionale, comme en témoignent des centaines de philharmoniques, théâtres, cinémas, musées et centres communautaires gérés par l'État et accessibles à tous. Dans toutes les républiques, les "artistes folkloriques" ont été encouragés et maintenus. Les moyens de subsistance des citoyens ont été pris en charge, il n'y a pas eu de chômage, des logements ont été construits, ils ont été répartis en fonction des besoins, etc.

    Le ministre Ziobro nous accuse que: "Les criminels communistes tels que Józef Staline et Feliks Dzerzhinsky sont également glorifiés. Le KPP écrit à propos de ce dernier dans le journal officiel: + Le prolétariat du monde entier a incliné la tête devant l'infatigable révolutionnaire, dont Joseph Staline a appelé la vie la Flamme éternelle. Feliks Dzerzhinsky - un continuateur des plus belles traditions de la fraternité du prolétariat polonais et russe - a compris qu'en luttant pour la victoire de la Révolution d'octobre, en défendant ses acquis, puis en construisant le socialisme au Pays des Soviets, il se bat aussi pour l'avenir et le bonheur de la nation polonaise + ".

    Les citations de textes sources "glorifiant" Staline ou Dzerjinsky ne peuvent pas être considérées comme la preuve que nous voulons introduire un système totalitaire. Ils reflètent l'atmosphère et le style de la propagande officielle de ces années. Il est tout aussi farfelu que d'attacher un panégyrique historique en l'honneur des empereurs ou des rois et d'attribuer des intentions d'introduire le féodalisme.

    Nous sommes accusés non seulement de ce que, selon le ministre Ziobro, le KPP ferait. Il nous accuse également de ce que nous ne faisons pas: de l'avis du parquet national, "le KPP ne condamne même pas des événements traumatisants pour la nation polonaise tels que le massacre de Katyn".

    Le KPP condamne tous les crimes, tout comme l'assassinat d'officiers polonais à Katyn. En ce qui concerne la position du parti, seuls ses documents de programmation sont d'une importance fondamentale et contraignante. Nous n'avons pas adopté de résolutions sur l'histoire. Nous avons évoqué les événements actuels.

    Les partis politiques ont-ils l'obligation de condamner le passé historique? D'autres partis, dont Solidarity Poland, ont-ils adopté des résolutions condamnant le fascisme, le génocide des Indiens d'Amérique, le meurtre du peuple congolais, les camps de concentration anglais pendant les guerres des Boers, ou le massacre de villes entières par les Mongols, ou des dizaines d'autres crimes, énumérés ici à titre d'exemple et par hasard? Non! Le KPP n'a donc pas une telle obligation.
     
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  • C'est à partir de lettres de dénonciations, que le Procureur général et ministre de la justice de Pologne, le réactionnaire et anticommuniste Zbigniew Ziobro, a saisi le Tribunal constitutionnel.

    Dans ce pays membre de l'Union européenne, la persécution des communistes est monnaie courante et ne suscite aucune inquiétude, aucune réaction de la part des "progressistes" tellement attachés aux droits de l'Homme.

    Article et traduction Nico Maury

     
    Le Ministre de la justice de Pologne demande l'interdiction du Parti communiste polonais
     
    Le procureur général de Pologne, le Ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro, a déposé une requête auprès du Tribunal constitutionnel visant à interdire le Parti communiste polonais (KPP).

    "Des mesures dans ce domaine ont été prises à la demande de personnes. Dans les lettres adressées au parquet, elles indiquent que le Parti communiste polonais, entre autres, faisait référence dans son programme et ses pratiques aux méthodes totalitaires du communisme, ce qui est incompatible avec la Constitution polonaise", lit-on dans la lettre du Ministre polonais de la Justice.

    Ziobro estime que "fixer l'objectif d'introduire un système communiste en Pologne, sur le modèle de la Russie soviétique, est un appel aux méthodes et pratiques totalitaires du communisme". Il demande ainsi au tribunal constitutionnel de déclarer les buts et les activités du KPP incompatibles avec la constitution polonaise.

    Un anticommuniste et un militant d'extrême droite

    Zbigniew Ziobro a déjà été ministre de la Justice de 2005 à 2007 et l'est de nouveau depuis 2015. Il a été membre du parti d'extrême droite conservateur Droit et justice (PiS) et est le fondateur de Pologne solidaire, un parti ultra-catholique conservateur opposé à l'avortement et au mariage homosexuel.

    Le 16 novembre 2015, Zbigniew Ziobro est nommé ministre de la Justice et procureur général dans le gouvernement de Beata Szydło (PiS).

    En décembre 2017, dans le cadre de la politique de « décommunisation » menée par Droit et justice, il saisit le Tribunal constitutionnel pour faire abroger la disposition du Code pénal polonais prévoyant la prescription des crimes commis par les fonctionnaires du régime communiste.

    Le Parti communiste polonais a été fondé en 2002. Depuis cette date, les membres du KPP sont régulièrement persécutés.
     
     
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  • JPEG - 369 ko

    La Fédération CGT des cheminots a renoué des liens avec la CTC (Centrale des Travailleurs de Cuba) depuis 2017. Comme souvent avec les cubains, ils ont souhaité que ces nouvelles relations soient officialisées politiquement. Une délégation s’est donc rendue dans l’île rebelle en mai 2019 (nous devions le faire en 2018, mais le conflit social contre la réforme ferroviaire a bousculé les calendriers).

    Même si ce n’est pas l’objet du texte, je veux tout de même dire quelques mots sur ce voyage, et ce qui m’a frappé chez les cubains. On ne peut évidemment pas prétendre connaître un pays après seulement 8 jours, mais certaines choses sautent aux yeux :

    Tout d’abord, il y a la résilience des cubains. Ils ont des dizaines de projets pour améliorer la vie du peuple. Mais avec le blocus, presque rien ne peut être mené à son terme normalement. A chaque fois, il manque peu de chose mais le projet s’en trouve bloqué. Qu’à cela ne tienne, ils s’adaptent, changent d’angle, lancent un nouveau plan… bref, là où certains baisseraient les bras, eux ne se découragent pas. C’est une qualité admirable, qui force le respect.

    La transparence est une seconde caractéristique étonnante. En tant que délégation officielle, nous sommes plutôt habitués à ce qu’on nous montre des « villages Potemkine ». C’est d’ailleurs une démarche naturelle qu’un syndicat montre plutôt ce qui marche et taise ses difficultés. Pourtant, à Cuba, aucun interlocuteur n’a refusé de parler des difficultés, y compris des conflits qui peuvent exister sur les salaires ou l’affectation des ressources, et la manière de les régler. Pas non plus d’hésitation à évoquer des erreurs commises ou des contradictions. Les cubains considèrent qu’ils sont forts justement parce qu’ils sont lucides. Ils veulent améliorer le réel et pour cela il faut le mesurer précisément. C’est une grande leçon.

    La culture des cubains est impressionnante et elle est visible partout. Que ce soit l’omniprésence des musées, galeries, théâtres, ou les discussions au hasard du marché avec un peintre qui connait mieux les grands maîtres français que nous, ou avec une étudiante qui nous questionne sur des romanciers français que nous ne connaissons même pas… C’est sans nulle doute un acquis de la Révolution et une situation que je n’avais jamais rencontré dans un autre pays.

    La fête des travailleurs est également un moment marquant. Dans nos pays capitalistes, les médias suggéreraient que les mobilisations sont mises en scène. Pourtant, certains signes ne trompent pas. Le retentissement des klaxons dans les rues jusqu’à 2 ou 3h du matin la veille du 1er mai, l’ambiance festive où que l’on aille, les efforts de gens qui se déplacent à pied sur des kilomètres pour assister au défilé à La Havane, et la petite rivalité joyeuse entre chaque hôpital, école ou entreprise qui défile et qui fait le plus de bruit possible au moment où le speaker les cite quand ils passent devant la tribune… C’est vraiment la fête et elle “appartient” aux travailleurs.

    Ce premier voyage donne donc envie d’en voir et d’en découvrir plus. Mais nous y étions avant tout pour les rencontres syndicales et politiques.

    Les premières discussions ont abordé rapidement les espoirs économiques du pays, les objectifs en matière de tourisme, la volonté de faire de la zone portuaire de Mariel un hub pour les marchandises des Caraïbes, la recherche de partenaires pour exporter les molécules médicales issues de la recherche scientifique cubaine, etc…

    Dans ce cadre, un grand plan de remise en état et de développement du réseau ferroviaire a été lancé (les cubains ont en effet jugé que les ressources nécessaires étaient moins importantes pour le rail que pour la route). Des projets sont en cours sur la signalisation avec les russes, des voitures voyageurs chinoises toute neuves devaient être livrées, et un partenariat avec la SNCF devait être signé pour la réfection d’un atelier d’entretien des locomotives avec du transfert de technologie. La première étape consistait à fournir assez de trains pour amener les travailleurs de La Havane à Mariel et nous avons pu visiter la nouvelle gare et la voie totalement refaite.

    Mais évidemment, ces plans se sont heurtés au durcissement délirant du blocus par Donald Trump. Déjà l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro au Brésil avait privé les cubains de partenaires commerciaux (le président d’extrême-droite a immédiatement stoppé les exportations de poulet en direction de Cuba par exemple). Mais la veille du 1er mai 2019, Trump annonçait l’entrée en vigueur de l’article 4 de la loi Helms-Burton. Par la suite il a engagé des mesures supplémentaires pour empêcher le tourisme, les investissements ou encore l’envoi d’argent à Cuba par la diaspora… Si bien que l’ensemble du peuple cubain est littéralement étouffé. Aux dernières nouvelles, la faim de la période spéciale n’est pas encore présente mais les files d’attente pour se procurer les éléments essentiels à la vie quotidienne sont réapparues.

    Dans les mois qui ont suivi, la Direction SNCF a annoncé l’abandon du projet de partenariat alors qu’il devait être signé, qu’il était financé par l’Agence Française de Développement, et que toutes les difficultés juridiques avaient théoriquement été levées. Mais comme dans le cas de l’Iran, le gouvernement français s’est couché devant les menaces étasuniennes.

    La Fédération des cheminots a dénoncé par courrier cette situation, auprès de l’ambassadeur US et du Président de la République (sans qu’aucun des deux ne daigne répondre !). Mais nous ne pouvions pas en rester là. Notre conception de l’internationalisme ne s’arrête pas à ce que nous appelons « la solidarité de papier » (motions, courriers…). Nous voulons agir concrètement. C’est d’ailleurs un point commun que nous nous sommes trouvé avec les cubains qui, lors de notre séjour, nous disaient « nous préférons des actes modestes à de longs discours pleins de promesses jamais réalisées ». C’est donc dans cet esprit que nous sommes revenus de Cuba.

    Depuis 2018, nous avions déjà mis en œuvre un projet concret : les cubains nous ont ouvert leurs campismos et grâce à cela nous envoyons 200 enfants de cheminots français en colo à Cuba chaque année. En 2019, nous avons développé l’initiative en faisant amener à chaque enfant du matériel scolaire pour le donner à des écoles cubaines. Mais tout cela restait largement des initiatives de la Direction fédérale. Or pour être efficace, une démarche doit être diffusée chez les militants pour qu’ils en deviennent eux mêmes les relais. Fin 2019, nous avons fait réaliser un tee-shirt pour que les syndicats le vendent et dont le bénéfice alimenterait une initiative à venir. Cela permettait d’afficher sur soi une dénonciation du blocus et cela représentait aussi une contribution financière à la solidarité internationale. Près de 10.000 € ont ainsi été collectés.

    Avec le confinement, et le blocus américain imposé y compris sur les matériels médicaux, la situation économique ne s’est pas améliorée. Nous avons donc décidé que notre collecte devait être utilisée immédiatement.

    Grâce à un contact sur place, nous avons appris que les CDR (Comité de Défense de la Révolution) étaient mobilisés dans un effort national pour l’autosuffisance alimentaire. Des centaines de jardins de quartier ont été créés. Cette initiative à d’ailleurs attiré les critiques et les railleries de la mafia de Miami, ce qui fait dire aux cubains que leur mobilisation est efficace. Après discussions avec les responsables cubains, ils nous ont proposé que notre argent soit utilisé pour l’irrigation de jardins collectifs.

    Notre collecte est partie, non sans difficulté car une seule banque française accepte encore de faire des virements à Cuba ! Là encore la loi étasunienne s’impose sans que notre gouvernement n’y fasse quoi que ce soit.

    Le 28 septembre, à l’occasion des 60 ans de la création des CDR par Fidel, un premier bilan sera fait concernant les jardins. Espérons que la mobilisation du peuple puisse atténuer un peu la violence du blocus. Dans tous les cas, nous devons mobiliser nos propres organisations pour multiplier les gestes de solidarité car les cubains subissent une injustice terrible.

    La Fédération des cheminots proposera de nouvelles initiatives (politiques et financières) en ce sens dès la rentrée.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Que se passe-t’il en au ? Comment expliquer la propagande à base de fausses nouvelles intensément diffusée en France ? Le journaliste l’un des rares à s’être vraiment rendu sur place publie un livre enquête : Ouïghour pour en finir avec les fake news. Il a accepté de répondre aux questions d’Initiative Communiste

    Initiative Communiste : Qui n’entend pas depuis de long mois les pires propos contre la Chine. Es-tu de ces éditorialistes répétant des éléments de langages d’ambassade, ou de ces journalistes qui ont été voir de leurs yeux ce qu’est la réalité sur le terrain ? As-tu pu aller au Tibet, au Xinjiang ?

    Maxime Vivas : Je suis allé au Tibet en 2011 avec un grand reporter du Monde et un grand reporter du Figaro.

    Instruits pas des journalistes, des auteurs, des intellectuels divers, des tibétologues savants, nous avions à constater que la culture tibétaine, sa langue, sa religion étaient éradiquées par les autorités chinoises, par ailleurs coupables d’un génocide. Or, nous avons vu au contraire les temples et monastères débordant de moines et de fidèles, des prières dans la rue, la montagne souillée par des signes religieux (ça m’a agacé), la langue tibétaine utilisée pour les panneaux indicateurs, les journaux, la radio, la télé, dans les écoles (enseignement en tibétain jusqu’à la fac). Nous avons visité une université pourvue de dizaines de milliers d’ouvrage en tibétain, nous avons assisté à des spectacles de folklore tibétain, nous avons vu des mamans avec plusieurs enfants (la politique de l’enfant unique n’a jamais été en vigueur au Tibet). En lisant des ouvrages, non pas du gouvernement chinois (on ne m’aurait pas cru) mais d’amis du dalaï lama (dont l’exploratrice française Alexandra David Néel) et du dalaï lama lui-même j’ai appris et j’ai dit que le servage, voire l’esclavage existaient jusqu’en 1959 (date de la fuite du dalaï lama) que les enfants naissaient parfois avec des dettes (les dettes héréditaires, promptement abolies, par Beijing). Mieux, de meilleures conditions de vie ont favorisé le doublement de la population et de l’espérance de vie (qui est passé de 37,5 ans à 67 ans). Et enfin, la langue et la culture ont connu un essor fulgurant par la scolarisation de tous les enfants (contre 5 % avant : les moines et les aristocrates). Bref, le Tibet n’est pas un paradis, mais c’était un enfer.

    De retour en France, j’ai écrit un livre, mes confrères ont écrit de longs articles, mais dans aucun on ne lisait que la culture tibétaine, sa langue, sa religion étaient éradiquées par les autorités chinoises, par ailleurs coupables d’un génocide.

    Il n’empêche que j’entends encore dire ces bêtises dès que je parle du Tibet. A croire que tout le monde est abonné à l’Obs et à Libération.

    Quant aux éléments de langage d’ambassade, je dirai ceci : je ne suis pas « prochinois », je ne préconise pas l’imitation par la France du système politique, économique, médiatique, policier, judiciaire chinois. Pas davantage je ne les invite à nous copier. J’ai été membre du PCF, un parti très anti-PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste français, prochinois). Mais j’estime qu’un journaliste devrait respecter la Charte des journalistes comme un médecin le serment d’Hippocrate. « D’abord, ne pas nuire ». Hélas, la plupart de mes confrères ne l’ont même pas lue. Je discutais ces derniers temps avec un étudiant en 3ème année d’étude de journaliste et avec un autre qui venait d’avoir son diplôme : aucun ne l’avait lue. Moi, je l’ai publiée dans les premières pages de mon livre sur les . La plupart de mes confrères sont des perroquets. Voyez comme ils sont passés,  tous ensemble, de Venezuelaaaa à Ouïghoooouuurs. Voyez comment ils qualifient tous, mécaniquement, les manifestants de Hong Kong de « manifestants pro-démocratie ». Aucun, jamais n’a qualifié ainsi les manifestants qui sont sortis dans la rue en Bolivie pour exiger le départ des putschistes qui avaient renversé le président élu, Evo Morales.

    Initiative Communiste : Toi qui es donc un fin connaisseur de la Chine, ce que tu as observé au Xinjiang correspond- il  à ce que l’on entend dans certains médias ici en France ?

    Maxime Vivas : Je ne suis pas « un fin connaisseur de la Chine » mais j’en connais autant que nos spécialistes qui se lisent entre eux. J’ai répertorié dans mon livre qui sort avant Noël (un cadeau « clivant » !) les journalistes, auteurs, intellectuels divers qui sont allés au Xinjiang et qui, par suite, nous alertent sur le drame des Ouïghours. Il y en a un, Adrian Zenz, un évangéliste foldingue homophobe et misogyne, habité par dieu qui lui commande, dit-il, une croisade antichinoise. Il est allé au Xinjiang, en touriste, en 2007.

    A part lui, il y en a un qui étudie cette région depuis des années et qui s’y est rendu deux fois (en 2016 et 2018). Et c’est moi. Les autres n’y ont pas mis les pieds ni même fait l’effort d’enquêter. Ils se bornent à répéter ce que disent deux ou trois enfumeurs (que je mets à nu dans mon livre). Les politicards atlantistes les lisent, répètent ce qu’ils ont lu et ils valident ainsi les fake news. C’est la fameuse « circulation circulaire de l’information » dont parlait  le sociologue Pierre Bourdieu.

    Je donne en début de mon livre un florilège des sévices prétendument infligés aux Ouïghours par les autorités chinoises. Tout est inventé. Quand c’est traçable (et j’en donne de nombreux exemples) on découvre que c’est faux. Il faut bien comprendre que nos médias sont atlantistes, couchés devant Washington. Comme l’Union européenne, comme la France.

     Initiative Communiste : Si les USA voient en la Chine un pays ennemi qui rendrait caduc leur « America first », nous aboyons avec eux, en dépit de nos intérêts. Du racisme anti-chinois de Tintin au Tibet en passant aux campagnes en faveur de l’effroyable régime féodal du dalai lama jusqu’à celle à la mode actuellement de désinformation sur le Xinjiang et le coronavirus, n’y a-t-il pas une continuité dans une propagande de guerre des impérialismes occidentaux recherchant d’autant plus la confrontation que la Chine socialiste s’est libérée du joug colonial pour devenir la première puissance économique et scientifique mondiale ?

    Maxime Vivas : Pour répondre à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » tant j’y vois la même matrice du même mode opératoire. On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique pourvu d’un clavier universel à quatre touches sur lesquelles il suffit de cliquer pour que ça démarre.

    Touche 1, la stérilisation des femmes. Touche 2, le génocide. Touche 3, la culture éradiquée. Touche 4, la religion opprimée. Ces quatre thèmes de la propagande occidentale, je les ai trouvés, à l’identique, pour le Tibet et pour le Xinjiang. C’est sur ces thèmes simplistes et répétitifs que se basent les campagnes internationales qui font naître les slogans « Free Tibet, free Ouïghours ».

    Or, cette unanimité du clan atlantiste dans la critique de la Chine, sur tous les sujets, et toujours, n’a pour résultat tangible que de montrer à l’Oncle Sam notre allégeance, notre solidarité formelle dans le combat qui est le sien pour conserver son leadership mondial grâce auquel il ne se passe guère d’année sans qu’il ne massacre un peuple (lointain et faible de préférence) et qu’il ne lui vole ses ressources.

     La France de la Révolution de 1789, la France de la Déclaration des droits de l’Homme devrait pourtant se réjouir à l’idée que le poids des USA sur des dizaines de pays s’allègera par la diminution de sa puissance et donc de sa quasi-impunité. Ce combat des Etats-uniens n’est pas le nôtre. Nous ne sommes pas en compétition avec la Chine pour une première place. Nous n’avons aucun intérêt à nous en faire une ennemie. Nos remontrances ont d’autant moins d’impacts sur le géant asiatique que nous le sermonnons sur des sujets où notre expertise reste à démontrer.

    De surcroît, un passé de colonisateurs a laissé dans l’inconscient collectif de nombre de pays européens une conviction latente qu’il existe une suprématie blanche. J’en vois des preuves jusque dans les rangs de la gauche où une député comme Clémentine Autain, en dépit d’un mail que je lui ai envoyé, laisse faisander sur son compte Facebook des commentaires racistes par lesquels ses lecteurs nous apprennent que les Chinois « ne sont pas des êtres humains », mais « des barbares nazis » et des « Faces de citron ».

    Initiative Communiste :  Dans le cas du Xinjian et des Ouighours, peux-tu nous donner quelques exemples des mensonges de cette propagande de guerre contre la Chine que tes enquêtes ont pu démasquer dans ce livre ? 

    Maxime Vivas :  Mon livre fourmille d’exemples, irréfutables. Je peux en extraire ici quelques-uns.

     Grâce à l’application InVID (In Video Veritas) des mensonges peuvent être démentis sur le champ.  Cette application permet de remonter à l’origine d’une photo. Prenons, quelques exemples d’actualité :

    -Une ouïghoure au visage ensanglanté à qui un bourreau Han arrache les ongles. InVid : c’est une vidéo tournée en 2004 à Chicago en studio avec une actrice.

     – Un bébé ouïghour tenu en laisse et mangeant dans une gamelle pour chien. InVid : cette photo a été diffusée en 2015 aux Philippines par la mère (indigne) de l’enfant.

    – Un Ouïghour nu frappé au sol par un militaire ? InVid : c’est le tabassage d’un truand par un soldat indonésien en mai 2017.

     Dans mon livre, on en trouve bien d’autres, à tomber par terre. Mais l’exemple le plus récent, et le plus amusant (que j’ai appris trop tard pour le mettre dans mon livre.  Attendons la réédition, s’il y en a une) est celui de photos satellite montrant des « camps de concentration » au Xinjiang. La règle des menteurs, faux témoins, journalistes inventifs, est de raconter des horreurs qui se passent au Xinjiang, sans jamais donner d’indications qui permettraient d’aller vérifier : c’était où, quand, comment s’appelaient les méchants, etc. ? Or, avec les photos satellite, les charlatans ont commis l’erreur de donner les coordonnées géographiques exactes  (latitude, longitude). Cela donnait : 38.8367N, 77.7056E pour la première photo. Par suite, les Chinois se sont rendus aux endroits précis et ont photographié les « camps de concentration » désignés par les satellites : des centres administratifs, des maisons de retraite, des centres de logistique ou des écoles. Eljan Anayt, porte-parole du gouvernement régional du Xinjiang, a alors déclaré lors d’une conférence de presse, que « le Xinjiang est une région ouverte et qu’il n’est pas nécessaire de s’en informer par le biais d’images satellite. Tous les amis étrangers ayant une position objective, sans préjugés sont les bienvenus s’ils veulent venir sur place connaître le vrai Xinjiang ». Bref, les Chinois disent : « Venez voir qui ment » !

    Initiative Communiste : Alors que la France connait ce que sont les ravages du terrorisme islamiste, n’y a-t-il pas une complaisance de certain avec ces mêmes terroristes lorsqu’ils attaquent les Chinois, de la même manière que lorsqu’ils attaquaient hier l’Afghanistan socialiste à travers Kaboul, l’URSS ? 

    Maxime Vivas :  La Chine a connu des attentats terroristes qui ont tué des policiers, touristes, promeneurs, voyageurs, travailleurs, hommes, femmes.

    La campagne manigancée par les États-Unis sur les Ouïghours est relayée par les atlantistes européens. Je parle-là des politiciens et des médias français, qui s’accommoderaient, semble-t-il, de l’instauration d’un « État Ouïghour Islamique » en territoire chinois. « Plutôt Hitler que le front populaire », n’est-ce pas ?

    Aujourd’hui, des milliers d’apprentis-terroristes de nationalité chinoise reçoivent des formations par Al-Qaida en Syrie, participent à des activités guerrières avant de rentrer en Chine pour y poursuivre leurs sinistres activités. Les vingt-deux Ouïghours détenus un temps à Guantanamo n’ont pas été capturés en Chine par les États-uniens, n’est-ce pas ?

    C’est un point commun avec les attentats de Paris : des extrémistes religieux français se sont rendus en Syrie pour y participer au « djihad », prêts à retourner en France pour y perpétrer des actes criminels.

    Pourquoi la France refuse-t-elle en Syrie la coopération des « services » français avec les « services » chinois pour traquer les terroristes venant de nos deux pays ? Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie, a été décapité, le 16 octobre 2020, dans la rue près de son collège de Conflans Sainte-Honorine par un musulman tchétchène fanatisé. Les terroristes qui ont semé la mort en Tchétchénie, en France, en Chine sont les mêmes fanatiques, invoquant le même dieu (qui les conchierait s’il existait). La France les a soutenus en Tchétchénie contre Poutine, elle les soutient au Xinjiang contre Xi Jinping. La France a accueilli les fuyards tchétchènes (entre 50 000 et 60.000), elle commence à accueillir les fuyards ouïghours. C’est comme si, après avoir encensé les djihadistes français qui combattent en Syrie avec Al-Qaïda, elle les autorisait à rentrer au pays sans problème pour y élever leurs enfants dans la glorification de leurs combats passés et des meurtres des infidèles.

    Initiative Communiste : La crise du capitalisme, explosant avec plus de force avec la crise sanitaire d’une pandémie victorieusement soignée en Chine et dans les pays d’inspiration socialiste mais dramatiquement mal gérée par les pays capitalistes pourtant les plus riches, exacerbe les tensions. La commission européenne presse le président américain élu, Biden , d’élever le niveau des attaques contre la Chine, oubliant que c’est bien Pékin qui en mars est venu par ses livraisons humanitaires palier les graves pénuries de la France et des pays européens. Est-ce que ton livre n’est pas un solide remède pour que l’opinion ne cède pas à cette escalade guerrière ?

    Maxime Vivas :  Mon livre ne traite pas de la pandémie. Le mot Covid n’y figure pas.

    Mais vous avez raison, les pays qui ont combattu la Covid avec succès et qui ont aidé les autres pays sont la Chine (qui a fourni surtout du matériel et des médicaments) et Cuba (qui a fourni des médecins). RFI nous a appris le 31 mars 2020 que « Le gouvernement français accepte finalement, en pleine crise du Covid-19, d’accueillir des médecins cubains sur son sol. La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon sont concernés ». Ajoutons Andorre dont Macron est coprince. Nous les avons remerciés par un silence honteux. En Italie, ils ont été officiellement remerciés et ovationnés lors de leur départ pour Cuba. Mais chez nous, Macron ne voulait rien faire qui aurait chagriné Trump.

    Pour en revenir à la Chine, il faut rappeler qu’elle ne nous a jamais attaqués. Par conséquent, la Chine est un pays partenaire, un concurrent commercial, mais pas un pays ennemi. Elle ne l’a jamais été. Nous devons renforcer nos liens culturels pour mieux nous connaître et donc, mieux nous aimer. Les USA ont des bases militaires en Europe et à proximité de la Chine. La Chine n’a pas de bases militaires aux portes des USA ni de l’Europe. La France, qui n’est pas un pays vassal de l’Oncle Sam, devrait démanteler sa base politico-médiatique armée de missiles idéologiques tirés sur Beijing. Le général De Gaulle serait d’accord avec ça.

    Initiative Communiste :  La France s’était illustrée en étant l’une des premières nations occidentales à reconnaître la souveraineté de la Chine populaire première nation du monde, et s’est régulièrement opposée à des durcissements des attaques économiques contre la Chine. Elle se conforme désormais aux décisions de l’Union Européenne emmenée par l’Allemagne – après un vote en décembre 2019 du parlement européen – qui prétend renforcer ses attaques économiques contre la Chine ? Quelle est la motivation réelle de ses attaques ? Ne s’agit il pas de façon à similaire à la même politique conduite contre Cuba ou le Venezuela d’une politique qui n’a rien à faire des droits de l’homme mais tout à voir avec la défense des intérêts des multinationales du Capital et la croisade politique contre des peuples revendiquant leur inspiration socialiste ? L’intérêt des travailleurs de France n’est-elle pas, en matière économique, de santé comme de sécurité contre le terrorisme, à refuser de se laisser berner par la propagande pour au contraire rechercher une coopération mutuellement profitable ?

    Maxime Vivas :  Le 8 janvier 1964 dans un Conseil des ministres, De Gaulle a déclaré :

    « La Chine est un chose gigantesque. Elle est là. Vivre comme si elle n’existait pas, c’est être aveugle, d’autant qu’elle existe de plus en plus ».

    De Gaulle

    Pour le parodier aujourd’hui, je dirais : « La Chine est un chose gigantesque. Elle est là. Vivre comme si elle était une ennemie, c’est être aveugle, d’autant qu’elle veut être notre amie, de plus en plus ». La reconnaissance par la France de la Chine continentale, celle de Mao, comme, interlocuteur, au détriment de la Chine de Formose (aujourd’hui Taïwan) a été une véritable bombe diplomatique qui va sidérer les USA.

    Au retour de notre voyage au Xinjiang en septembre 2018, ma compagne et moi avons passé une journée à Beijing pour une émission sur CGTV, une télévision qui émet en français .Au cours de l’émission, j’ai voulu montrer que la France n’est pas peuplée de 66 millions d’affabulateurs hostiles. J’ai rappelé que mon pays s’est battu contre tous les pays qui l’entourent, contre une partie de l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Océanie, de l’Asie, que notre soldatesque a pillé et incendié en 1860 le Palais d’été à Beijing, une des merveilles du monde. Mais que la Chine ne nous jamais attaqués et il y a encore en France quelques journalistes qui préfèrent la vérité à la sinophobie.

    Cela dit, mon livre montre le rôle de la CIA derrière la campagne sur les Ouïghours, il chiffre, au dollar prêt, les sommes versées par une fausse ONG (un paravent de la CIA) à des organisations qui s’agitent sur la question ouïghoure. Et vous saurez le fin mot : toute cette histoire est un moment de la lutte yankee pour freiner la progressions de la Chine et faire capoter son projet pharaonique de « Nouvelle route de la soie » qui va, au total, impliquer plus de la moitié des pays du monde (hors USA) et qui part… du Xinjiang.

    Initiative Communiste : Ou peut on se procurer se livre d’utilité publique ?

    Maxime Vivas :  En principe, il devrait être en librairie avant Noël. On peut déjà le commander à la maison d’édition  par ce lien :

    https://www.laroutedelasoie-editions.com/notre-catalogue/essais/ouighours-pour-en-finir-avec-les-fake-news/#cc-m-product-11877632497

    Merci à ceux qui auront lu cette de faire le geste de cliquer. Entre nous (et vous le savez) nous souffrons, vous et moi, de la malédiction des amours politiques platoniques. Nos lecteurs nous aiment, nous caressent la joue, nous tapent sur le dos, nous complimentent. Après quoi, ils vont « conclure » avec des livres en bas résille dont ont parlé les médias des milliardaires. Je suis à peu près sûr que pour les fêtes, quelqu’un va m’offrir, le Goncourt, le Renaudot, ou tout autre livre promu par Télérama ou par le « 28 minutes » d’Arte, ou par « La Grande librairie » de François Busnel sur France 5. Je suis à peu près sûr que personne, dans mon entourage proche (famille, amis) ne déposera mon livre au pied d’un sapin. Je n’ai plus la place ici de développer sur ce phénomène, d’ailleurs hors sujet. Mais je vous remercie de m’avoir laissé grappiller quelques lecteurs chez vous.


     

    Maxime Vivas précise qu’ “une partie des réponses ci-dessus sont inspirées de passages de son livre « Ouïghours pour en finir avec les fake news »


     

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ce 6 décembre 2020, le peuple vénézuélien a voté et a donné dans les urnes une très large majorité à l’assemblée nationale au gouvernement de Nicolas Maduro. 14 400 candidats de 107 partis et organisations se présentaient devant les électeurs

    Selon les résultats partiels portants sur 82.35% des suffrages dépouillés, le grand pole patriotique – le rassemblement autour de Nicolas Maduro – obtient 67% des voix, l’opposition de droite 18%, l’extrême droite 4%. Les candidats du Parti Communiste Venezuelien obtiennent 3%, et regrettent leur absence d’accès aux médias publics et privés durant la campagne. Il obtiendrait toutefois 6 sièges soit 4 de plus qu’en 2015.

    Dans un contexte de pandémie de covid-19, au moins 5 264 104 électeurs sont venus votés dans les 14221 bureaux de vote d’après les premiers décomptes partiels, soit une participation d’au moins 31% selon ces chiffres issus de 82% des actes de votes. Lors de la dernière élections législatives, en 2017, pour l’assemblée constituante la participation s’était élevée à 41.53%. Cette participation avait varié selon les élections législatives entre 25% en 2005 et 75% en 2015. La partie de l’opposition soutenue par l’Axe USA UE a refusé de participer à ces élections.

    Le pôle patriotique remporte les législatives, l’Europe doit reconnaître les résultats

     

     

    « Le peuple a parlé et je le remercie de sa confiance. Nous allons poursuivre de là où nous en sommes : je suis au pouvoir du Palais de Miraflores pour travailler par le peuple, pour le peuple et avec le peuple » … [les partis du Grand Pôle Patriotique Simón Bolivar doivent se préparer aux prochaines échéances de 2021 qui concernent les régions] … [Tout ce que nous gagnons s’est gagné dans les urnes par le vote] Le Président Maduro en a appelé au monde entier au respect de la volonté du peuple et à la souveraineté du Venezuela.

    Et cette fois des observateurs étrangers et non des moindres peuvent témoigner de la régularité des élections et de la conformité des résultats qui font du Venezuela une démocratie.

    Ainsi donc, Ignacio Ramonet, journaliste du Monde Diplomatique et José Luis Zapatero, Président du gouvernement espagnol de 2004 à 2011, exhortent l’Europe à reconnaitre les résultats de ces élections du 6 décembre.

    Le PRCF adresse tous ses vœux de réussite à la nouvelle assemblée qui siègera à compter du 5 janvier 2021. Il se félicite des résultats obtenus et assure le Grand Pôle Patriotique Simón Bolivar qu’il continuera à tisser des liens fraternels avec les représentants du Venezuela à l’Ambassade du Vénézuela en France. Vive l’amitié entre nos peuples ! Bonne chance à la nouvelle assemblée !

    Antoine LUCI pour www.initiative-communiste.fr –

    Correspondant du Pôle monde hispanique de la Commission Internationale du PRCF


    Le message en vidéo du secrétaire général du PCV, candidat à l’assemblée nationale pour l’Alternative Populaire Révolutionnaire

    Des files d’attentes se sont formées à l’extérieur de nombreux bureaux de vote, notamment en raison des mesures de précautions prises en raison de la pandémie de covid.

     


    Discours de Chavez : « toute ma vie durant je la consacrerai au service de la nouvelle patrie. »

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • L’ONU a accueilli, jeudi 3 et vendredi 4 décembre, un sommet spécial sur le vaccin contre le Covid-19.  Dans un format virtuel, 140 chefs d’État, de gouvernement et ministres de la Santé ont échangé et fait le point sur une stratégie collective pour contrer l’épidémie. Certains laboratoires pharmaceutiques ont participé aussi aux tables rondes. Notez également le contexte qui est celui du renouvellement du droit au développement. Cette intervention dit avec simplicité et vérité ce que le socialisme qui est un humanisme réel peut faire alors même qu’il subit depuis plus de 50 ans une injustice criminelle de la part de la principale puissance capitaliste. Comme l’a dit Fidel : Et n’ayez pas doute que nous continuerons d’être socialistes et communistes. Et ils vont nous respecter plus parce que ceux qui changent de drapeau on ne les respecte pas. Ceux qui trahissent leurs idéaux, ceux qui trahissent leurs principes, on ne les a jamais respectés et on ne les respectera jamais; c’est pourquoi, nous sommes sûrs que l’on respectera Cuba, les Cubains, notre peuple… “.Fidel Castro Ruz, à la clôture du XVII Congrès de la CTC,

    Qu’avons nous fait pour Cuba aujourd’hui? N’oubliez pas d’envoyer chèque pour l’aide alimentaire et signatures pour le Nobel de la paix à Cuba coopération, 32 rue Lénine à Ivry 94200. (note de Danielle Bleitrach, histoire et societe)


    Intervention de Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République de Cuba

    devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à sa Trente-et-Unième Session extraordinaire : Réponse au Covid-19

    [Source: Granma | internet@granma.cu   3 décembre 2020 21:12:08]

     

    Monsieur le Secrétaire général ; 

    Monsieur le Président ;

    Chers chefs d’État ou de gouvernement ;

    Chefs de délégation,

     

    Je tiens tout d’abord à remercier la République d’Azerbaïdjan, qui préside le Mouvement des pays non alignés, d’avoir lancé l’initiative qui a permis la convocation de cette session extraordinaire de l’Assemblée générale.

    En effet seul cet organe, le plus universel et le plus représentatif des Nations Unies, est en mesure de promouvoir à grande échelle une réponse coordonnée au Covid-19 et à ses conséquences, conformément aux protocoles et aux bonnes pratiques de l’Organisation mondiale de la santé.

    La pandémie – réalité triste mais indéniable – a aggravé les graves problèmes et les enjeux colossaux sur lesquels buttait l’humanité avant son apparition.

    Je veux parler de guerres, dont les guerres non classiques ; de recours et de menace de recours à la force ; d’application de mesures coercitives unilatérales, mais aussi de carence ou de précarité de services de santé, d’éducation et de sécurité sociale, malmenés par les règles aveugles du marché et par l’échange inégal qui régissent notre monde.

    On ne saurait fermer les yeux devant les signes dramatiques de ce que certains experts qualifient de pire récession économique depuis la deuxième guerre mondiale, et nul ne doute que le poids de la crise retombera surtout sur les pays du Sud, déjà frappés par les abus du néolibéralisme qui a aggravé les ravages de la pauvreté.
    La dette extérieure des pays en développement, déjà épongée plusieurs fois et augmentée par la pandémie, une dette qui tue dans l’œuf leurs aspirations au bien-être économique et social, est irrécouvrable et doit être éliminée.

    Il est urgent, dans les conditions actuelles, d’instaurer un nouvel ordre économique juste, démocratique et équitable, condition sine qua non de la survie de notre espèce dans un monde toujours plus interconnecté, mais, paradoxalement, toujours plus inégal.

    Le Covid-19 a mis à nu les coûts humains de cette inégalité et souligné la nécessité urgente de renforcer les systèmes de santé nationaux, de favoriser l’accès universel et gratuit aux services de santé élémentaires et de garantir la distribution équitable de ressources vitales.

    Le monde constate, stupéfié, pour ne prendre qu’un exemple, que les Etats-Unis, qui représentent à eux seuls 38 % des dépenses militaires mondiales, s’avèrent pourtant incapables de faire face à la pandémie du Covid-19 au point d’enregistrer plus de 11 millions de contagieux et plus de 238 000 morts.

    Dès lors, quand on voit la terrible situation de contagions, de nouvelles flambées et d’effondrement de services de santé dans des nations à la prospérité enviable, une simple question se pose : pourquoi n’emploie-t-on pas les sommes énormes englouties aujourd’hui dans la course aux armements à combattre cette pandémie-ci et bien d’autres plus anciennes, telles la faim et la pauvreté ?

    Monsieur le Président,

    À peine le SARS-CoV-2 apparu, Cuba a, compte tenu du risque qu’il se transforme en pandémie, mis en place un Plan national de prévention et de contrôle, à partir des points forts de notre système de santé, à la qualité éprouvée et accessible à tous, et du développement scientifique de notre pays.

    Nous pouvons expliquer aujourd’hui au monde, sans fausse modestie parce que nous en sommes fiers, comment cela a été possible.

    Nous avons mis en œuvre un système de gestion gouvernemental fondé sur la science et l’innovation qui a fertilisé les connexions entre différents secteurs : connaissance, production, services et maillage social.

    Il s’agit d’un bloc inclusif, participatif, systémique, transdisciplinaire et intersectoriel qui cristallise et atteint ses meilleurs résultats grâce à la robustesse des protocoles appliqués dans le combat contre le Covid-19 et au sens de ses responsabilités de la part de notre peuple.

    Bref, ce que nous faisons est une expression pratique de la façon dont opère le système social cubain, capable de résoudre avec succès des problèmes très complexes parce que le gouvernement fait de l’être humain la priorité de son action.
    Le rôle de la science et son articulation avec la gestion gouvernementale ont été fondamentaux. Les acquis importants de l’industrie médico-pharmaceutique et de la biotechnologie nous permettent de faire face à la pandémie dans de meilleures conditions. Deux candidats-vaccins cubains en phase d’essais cliniques sont inscrits parmi les quarante-sept retenus à ce jour par l’Organisation mondiale de la santé.
    Fidèles à notre vocation humaniste, nous avons envoyé 53 brigades médicales dans 39 pays et territoires pour appuyer le combat contre la maladie, en sus des celles qui prêtaient déjà service dans 59 nations du monde.

    Et ce, malgré le blocus criminel et injuste que nous impose le gouvernement des États-Unis et que l’administration actuelle a durci à des niveaux sans précédents, et malgré la campagne de discrédit qu’orchestre celle-ci contre notre coopération médicale internationale.

    Je dénonce ici la conduite agressive de cette administration envers Cuba et d’autres nations souveraines et sa volonté affichée de ressusciter la Doctrine Monroe au mépris du droit international et de la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix.

    Nous restons invariablement attachés aux buts et principes qui ont donné naissance à cette Organisation. Nous continuerons d’œuvrer fermement et résolument en faveur du multilatéralisme, de la solidarité, de la dignité humaine et de la justice sociale.
    L’urgence planétaire que nous impose le Covid-19 résonne comme un nouvel appel à la conscience du monde. Cette fois-ci, du moins, écoutons-le ! Oui, on peut ! Cuba en donne la preuve.

    Je vous remercie.

    (Cubaminrex)

    source: https://histoireetsociete.com/

     

     

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  • Le XXIème congrès du Parti communiste portugais (PCP) vient de se terminer.

    Le congrès réaffirme la nécessité du socialisme pour faire face aux offensives du capitalisme et de l'impérialisme. Il appelle la classe ouvrière au Portugal à lutter pour le socialisme, la démocratie avancée et pour la souveraineté nationale du Portugal.

    Face à la poussée anticommuniste en Europe et dans le monde, le PCP appelle les partis communistes et progressistes à renforcer leurs coopérations et à lutter contre les dérives révisionnistes et les abandons idéologiques.

    Article et traduction Nico Maury

     
    XXIème congrès du PCP : "Organiser la lutte avancée pour la démocratie et le socialisme"
     
    Le XXIème congrès du Parti communiste portugais s'est terminé par l'élection de sa direction nationale.

    Le Comité central du Parti communiste a été renouvelé par 602 voix pour (98,5%) , 3 voix contre et 6 abstentions. Il est composé de 129 membres, dont 44,9% d'ouvriers-ouvrières et 22,1% d'employés-employées. La moyenne d'âge de ce Comité central est de 49 ans.

    Lors de sa première réunion, le Comité central a élu la Commission centrale de contrôle (Approuvé à l'unanimité), le Comité politique du Comité central (1 abstention), le Secrétariat du Comité central (Approuvé à l'unanimité) et enfin a réélu le Secrétaire général du PCP, le camarade Jerónimo de Sousa (1 contre, 1 abstention - celle de Jerónimo de Sousa). 
     

    XXIème congrès du PCP : "Organiser la lutte avancée pour la démocratie et le socialisme"
     
    "Organiser la lutte avancée pour la démocratie et le socialisme"
     
    Les délégué.e.s du XXIème congrès du PCP ont adopté la ligne politique du Parti communiste qui réaffirme la nécessité du socialisme pour faire face aux offensives du capitalisme et de l'impérialisme.

    Renforcer la coopération entre les partis communistes et rejet du PGE

    Le PCP considère que le mouvement communiste et révolutionnaire international n'est pas encore parvenu à se remettre du dur revers subi par les défaites du socialisme en Europe de l'Est et la disparition de l'Union soviétique. Face à la violente offensive politique et idéologique anticommunisme, face à la persécution et l'illégalisation des partis communistes et d'autres forces démocratiques s'engage une lutte longue et difficile. Elle est souvent accompagnée accompagnée de pratiques liquidatrices et sociales-démocrates, d'adaptation au système, avec l'abandon des références idéologiques, des principes organiques et du projet révolutionnaire qui caractéristique un parti communiste.

    Le PCP appelle à renforcer les liens entre les partis communistes et développer des actions communes ou convergentes contre le grand capital et pour la solidarité avec les peuples contre l'ingérence et l'impérialisme.

    Au niveau européen, le PCP oriente son action pour se rapprocher les partis communistes et d'autres forces progressistes. Il estime que le Parti de la gauche européenne - une structure de nature réformiste et supranationale, insérée dans la dynamique de l'UE - a introduit de nouveaux facteurs de division et d'incompréhension, entravant les progrès de la coopération entre les forces communistes et progressistes dans la lutte pour une Europe des travailleurs-travailleuses et des peuples .

    XXIème congrès du PCP : "Organiser la lutte avancée pour la démocratie et le socialisme"
     
    Le Socialisme, revendication du présent et du futur

    "Le socialisme est une nécessité de notre temps". Face à l'extraordinaire accentuation de la concentration et de la centralisation du capital, l'aggravation des inégalités sociales, l'aggravation des contradictions du capitalisme, son incapacité à répondre aux problèmes et aux aspirations de l'Humanité, le socialisme est défini comme un objectif, que le PCP définie comme une phase, une étape et une forme concrète d'un processus historique de dépassement du capitaliste.

    Le PCP explique que la lutte pour le socialisme exige :

    -La lutte pour des objectifs concrets et immédiats, l'affirmation de la souveraineté et de l'indépendance nationales.
    - Une politique d'alliances entre la classe ouvrière et les autres classes et couches sociales anti-monopoliste.
    - L'existence d'une force d'avant-garde révolutionnaire capable, dans chaque pays, de diriger la lutte pour la conquête du pouvoir par les ouvriers-ouvrières.
    -L'application créative du marxisme-léninisme, une conception matérialiste et dialectique du monde, un instrument d'analyse et un guide pour l'action, indispensable à l'interprétation du monde et à sa transformation révolutionnaire.

    Le PCP rappelle que la Révolution d'Octobre, avec ses transformations profondes et ses extraordinaires conquêtes historiques, a constitué une expérience historique d'envergure universelle et inauguré une nouvelle époque dans l'histoire de l'humanité, l'époque du passage du capitalisme au socialisme. La contribution décisive de l'URSS à la victoire sur le fascisme-nazisme a été une expression indéniable de la supériorité du socialisme et de sa contribution décisive aux grandes avancées révolutionnaires du XXe siècle. La disparition de l'URSS et les défaites du socialisme en Europe de l'Est ne nient pas la nécessité et la possibilité de construire une nouvelle société sans exploiteurs ni exploités, au contraire, la cruelle réalité dans laquelle vivent des millions d'êtres humains découlant de la nature du capitalisme et de l'action de l'impérialisme, légitime l'utilité et l'importance du socialisme.

    XXIème congrès du PCP : "Organiser la lutte avancée pour la démocratie et le socialisme"
     
    49.960 membres au sein du PCP

    Le Parti communiste portugais est composé de 49.960 camarades.

    Les effectifs sont composés d'une grande majorité d'ouvriers-ouvrières (36,9%) et d'employé.e.s (33,2%). 11,4% des membres du PCP ont moins de 40 ans, 39,5% ont entre 41 et 64 ans et 49% ont plus de 64 ans. Le pourcentage de femmes (32%) est en augmentation. Ces dernières années, 3245 nouveaux militants ont été recrutés, dont 67% avaient moins de 50 ans.

    Il existe 2417 organisations de bases. Parmi celles-ci, 310 sont des organisations professionnelles (entreprises) et 567 sont des organisations basées sur les lieux de résidence.

    La campagne "action de contact avec 5000 travailleurs-travailleuses" décidées lors du XXème congrès a permis d'organiser 5074 ouvriers-ouvrières dont 1350 ont rejoint le Parti.

    Le XXIème congrès appelle à créer 100 nouvelles cellules d'entreprise d'ici mars 2021, de renforcer les organisations locales, de promouvoir le renforcement de la Jeunesse communiste (JCP).

    Pour le socialisme et le communisme !

    Pour retrouver toute la résolution politique du XXIème congrès du PCP
     
     
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  • Centros electorales estarán abiertos hasta las 18H00 local Venezuela para recibir a los más de 20 millones de electores.

    Au Venezuela, se déroulent aujourd’hui les élections législatives. Environ  14 400 candidats de 107 organisations politiques s’y présentent.

    12H05[1]: José Luis Zapatero déclare qu’imposer et sanctionner ne sert à rien.

    L’ex-premier ministre espagnol, contrôleur des élections de ce 6 décembre, a déclaré que cette journée sera un pas en avant et que ce serait « la fin des sanctions imposées au Gouvernement » et il a condamné les stratégies du président sortant des Etats-Unis,  Donald Trump, concernant le blocus du Venezuela.

    Il a souligné que c’est la 3ème fois qu’il assiste à des élections et a affirmé que c’est un lieu de confiance, un pari pour la paix et la compréhension et il a ajouté que « ne pas se désintéresser du Venezuela, c’est respecter les Vénézuéliens. » 

    11H45: Diosdado Cabello qualifie cette journée d’extraordinaire.

    Le vice-président du  Parti  Socialiste Uni du Venezuela s’est déclaré satisfait car le Venezuela est en train de faire des pas vers la paix : « Voter aujourd’hui, c’est élever la voix contre l’impérialisme, » a-t-il déclaré après avoir exercé son droit de vote et il a ajouté que les résultats devraient être connus ce même dimanche et que ceux-ci seront respectés. Enfin, il en a appellé à la raison, à la réalité et au respect.

    11H40: Forte participation. 

    11H30: Diosdado Cabello exerce son droit de vote.

    11H15: Les contrôleurs internationaux réalisent un parcours d’observation 

    Une délégation de contrôleurs internationaux parmi lesquels l’ex-président de la Bolivie, Evo Morales, du Paraguay, Fernando Lugo, et l’ex sénatrice de Colombie Piedad Córdoba, réalisent un parcours d’observation dans les bureaux de vote.

    11H00: La présidente du CNE remercie la presse pour sa participation aux élections.

    10H50: Des membres de l’opposition appellent les citoyens à voter.

    Le secrétaire général d’Action Démocratique Bernabé Gutiérrez et le candidat d’opposition Félix Freites ont déclaré être certains que cette journée serait un succès.

    10H15: Le ministre de la Défense souligne que la journée se déroule normalement. 

    Le ministre de la Défense Vladimir Padrino a fait savoir qu’aucun incident n’a eu lieu à cette heure. Il a signalé que 250 000 membres de la FANB protègent les bureaux de vote et il a souligné que ce processus est un processus sûr car « toutes les codnitions sont réunies » et que les actions et les activités subversives destinées à perturber l’ordre sont contrôlées et ont été désactivées. En même temps, les frontières mritimes et terrestres sont protégées.

    10H10: L’Amiral  Remigio Ceballos met en avant le rôle des FANB dans ce processus. 

    10H00: La présidente du CNE affirme que le vote se déroule rapidement avec les nouvelles machines.

    La présidente du Conseil National Electoral, Indira Alfonzo, a déclaré qu’on devrait commencer à avoir certains résultats dans la soirée étant donné la rapidité du travail des machines à voter. 

    09H50: Le candidat à l’Assemblée Nationale Jorge Rodríguez s’adresse à la presse.

    Il a déclaré que la plupart des bureaux de vote sont ouverts et que le processus se déroule rapidement et de façon sûre. Il a aussi lancé un appel à voter « parce que la seule façon de s’exprimer est d’exercer son droit de vote citoyen. » Et il. a ajouté que « quel que soit le résultat, nous irons vers un Venezuela plus uni. »

    09H40: La présidente du CNE exerce son droit de vote 

    09H30: Action des observateurs internationaux :

    Une centaine d’observateurs internationaux contrôlent la légitimité des élections. Ils ont dit qu’il y avait une participation massive et les garanties nécessaires et ils ont évoqué l’organisation de ces élections.

    09H15: Le Président Nicolás Maduro appelle les Vénézuéliens à voter.

    09H00: Mesures de biosécurité

    Avant le début du processus, pour éviter la propagation du coronavirus, toutes les installations sont désinfectées ainsi que les surfaces et le personnel.

    07H30: Longues queues devant les bureaux de vote

    Depuis très tôt ce patin, les électeurs de Caracas et des autres états du pays font la queue devant les bureaux de vote.

    07H00: La vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez vote

    Elle a ensuite souligné la qualité, la fiabilité et la rapidité du processus de vote, appelé tous les Vénézuéliens à venir tôt pour voter et souligné l’importance de cette journée pour avoir à nouveau  un Parlement qui travaille en faveur du peuple vénézuélien.

    06H00: Ouverture des bureaux de vote.

    L’ouverture des bureaux de vote s’est faite sans problèmes. Les électeurs font déjà la queue et le vote a commencé immédiatement.

     

     

    NOTE de la traductrice

    [1] Les heures sont naturellement indiquées en heure vénézuélienne.  

    source en espagnol :  https://www.telesurtv.net/news/minuto-a-minuto-avanazan-elecciones-en-venezuela-20201206-0010.html

    source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/12/venezuela-elections-legislatives-minute-par-minute.html

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  •  

     

    La présidente du Conseil national électoral (CNE) du Venezuela, Indira Alfonzo, a accueilli jeudi les délégations internationales de plus de 17 pays qui participeront en tant qu’observateurs aux élections législatives qui se tiennent ce dimanche 6 décembre 2020.

    Des élections pour lesquelles compte tenu de la pandémie de covid-19, de très importants efforts d’organisation ont été conduits selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

    “En ce moment, nous sommes sûrs que nous avons les conditions techniques, opérationnelles, technologiques et sanitaires pour mener à bien ce parti démocratique dans lequel nous allons élire la nouvelle Assemblée nationale pour la période 2021- 2026”, explique Indira Alfonzo.

    En ce qui concerne l’aspect technique, elle a fait remarquer qu’un “élément nouveau” est inclus dans cette élection puisqu’une nouvelle machine de vote sera utilisée pour garantir la rapidité et la sécurité du processus de vote.

    Elle a souligné que les 25 processus électoraux développés jusqu’à présent dans le pays ont permis de “distinguer et de montrer avec des faits convaincants, publics et notoires le renforcement de la démocratie au Venezuela”.

    Les observateurs internationaux viennent de pays tels que l’Argentine, la Belgique, le Brésil, le Canada, l’Espagne, la Colombie, l’Équateur, la France, le Guatemala, l’Iran, l’Irlande, le Paraguay, la Roumanie, la Turquie et les États-Unis.

     

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  • « Le gouvernement du  a été, est et sera républicain.  Il doit être basé sur la souveraineté du peuple, la séparation des pouvoirs, la liberté civile, l’abolition de l’esclavage, la proscription de la monarchie et la suppression des privilèges ».   – 15 février 1819

    Vous le savez, le Venezuela va procéder à des élections générales parlementaires le 6 décembre 2020, conformément au calendrier électoral et en conformité avec sa Constitution.

    Ces élections font cependant l’objet de polémiques indignes encouragées  par les États-Unis, relayées honteusement par l’Union Européenne.

    Nous, Citoyens Français, déclarons notre total soutien au grand peuple vénézuélien dans l’organisation de ses propres élections dans le respect strict de sa pleine souveraineté, c’est-à-dire sans ingérence de puissances étrangères.

    Nous, Citoyens Français, déclarons que ces élections témoignent précisément de la vitalité de la vie politique vénézuélienne, de la force de ce peuple ami attaché à sa liberté.

    Comment d’ailleurs ignorer les leçons données au monde par le régime politique bolivarien qui par deux fois au moins vit l’exécutif s’incliner devant le vote populaire, en 2007, lors du référendum rejetant la réforme proposée et en 2015, portant majoritairement l’opposition  au Parlement ?

    Comment ignorer que la Constitution vénézuélienne impose le contrôle du processus électoral par un conseil national électoral (1) totalement indépendant de l’exécutif, processus bien plus démocratique que celui de nos vieilles démocraties européennes où le rôle du ministère de l’Intérieur reste frappé d’ambivalence du fait de ses liens incestueux avec l’exécutif ?

    Comment ignorer que le processus électoral vénézuélien a été qualifié – par la Fondation de  (2)  – de processus « le meilleur au monde » ?

    Nous, Citoyens Français, exprimons notre volonté que la France recouvre d’urgence une véritable diplomatie indépendante en Amérique latine, cesse de s’aligner maladivement sur la diplomatie de l’OTAN, exprimée par la voix de l’Union Européenne.

    Nous, Citoyens Français, demandons au gouvernement français de soutenir ce peuple ami, victime de sanctions internationales insupportables et injustes dictées sans raison par les États-Unis.

    Nous, Citoyens Français, demandons le respect de la pleine souveraineté du peuple vénézuélien et des principes qui régissent la  (3), à savoir « le principe de l’égalité des droits  des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ».

    Le 18 novembre 2020

     

    SIGNATAIRES

    Comité français de soutien au peuple vénézuélien (CFSPVénézuélien)*

     

    POUR SOUTENIR CE MANIFESTE

    Adressez un courriel à 

    cfspvenezuelien@gmail.com

    ou

    signez  la pétition

     CLIQUEZ ICI


    (*) Le Comité Français de soutien au peuple Vénézuélien (CFSPVenezuelien) est une coordination d’organisations politiques et sociales françaises au soutien du peuple Venezuelien qui se bat pour le respect de sa propre souveraineté. Le CFSPVenezuelien a été créé en 2019 et a déjà lancé plusieurs actions nationales dont “L’APPEL DE PARIS” du 15 février 2019.

     


     

    (1) Chapitre V – Article 292 et suiv. de la  – https://mjp.univ-perp.fr/constit/ve1999.pdf 

    (2) Jimmy CARTER affirme : « Le processus électoral au Venezuela est le meilleur au monde ». S’il décline un exemple lié au vote électronique, il n’hésite pas – en comparaison – à dénoncer le système électoral étatsunien comme le plus corrompu au monde.- The Carter Center – intervention vidéo – 44’00/ 49’12 –

     

    (3) Charte des Nations-Unies – article 1er §2 – https://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-i/index.html 


    Source http://: http://www.politique-actu.com/actualite/manifeste-soutien-peuple-venezuelien-processus-electoral-decembre-2020-csfpvenezuelien/1797113/

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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