• AFPS du Nord-Finistère à Jalazone, un camp de réfugiés à 10 km de Ramallah.

    Sept  membres de l'Association France Palestine solidarité (AFPS), quatre Morlaisiens et trois Brestois, sont revenus, le 13 avril, d'un périple de onze jours en Cisjordanie. Leur but ? Repérer les lieux et défendre la cause palestinienne. Aujourd'hui, ils racontent.

    « On a vu l'inimaginable ». De retour de Cisjordanie, où ils sont restés du 2 au 15 avril, les membres de l'AFPS témoignent d'un voyage qui a démultiplié leur motivation à se mobiliser. Le combat de l'association ? Aider les Palestiniens « face à l'occupation israélienne » et « informer l'opinion publique d'une réalité trop souvent déformée ». Ils s'y sont rendus pour estimer les besoins réels et faire un état des lieux. Pendant onze jours, ils ont témoigné d'« une situation palestinienne critique, y compris dans des zones dites libres », comme le décrit la Morlaisienne Michèle Abramovicz.

    « Une oppression humiliante »

    Pas aussi avancés dans leur projet, les Morlaisiens ont surtout fait du repérage et de la prise de contact, là où les Brestois ont poursuivi leurs actions dans les camps de réfugiés de Jalazone (à 10 km de Ramallah) et d'Aida (Bethléem). Le Brestois Jean-Philippe Assens y était déjà allé en 1998. Pour tous les autres, c'était une première. « On avait lu beaucoup de choses, mais le voir et le ressentir est plus fort », confie Josette Brenterch, de Brest. Ils ont suivi un itinéraire précis, de Jérusalem à Bethléem, en passant par Hébron, Ramallah et les camps de réfugiés qui s'y trouvent. « Le plus frappant, c'est cet espoir que portent en eux les Palestiniens, cette volonté de vivre en parallèle à la dureté de leur quotidien », raconte la Brestoise Andrée Pichon. Le groupe est aussi venu soutenir cette « résistance intellectuelle et culturelle émergente », à travers des apports matériels.
     
    « Ce qu'ils subissent, c'est une oppression humiliante au quotidien. Le développement humain et économique de ce peuple est détruit volontairement », confie le Morlaisien François Rippe.

    « Une occupation coloniale »

    Grâce à des dons de particuliers, des collectes de fonds et un soutien de la municipalité brestoise, ils viennent en aide aux Palestiniens via des projets précis et ciblés. Changer l'ambulance d'un camp de réfugiés ou apporter des fournitures scolaires : voilà le type d'actions concrètes que réalise l'AFPS, en plus du soutien moral. « Ils ne demandent pas la charité. Les Palestiniens ont un niveau d'éducation très élevé et une richesse culturelle immense », explique le Morlaisien Ismaël Dupont.

    Ce qui ressort le plus dans leurs témoignages, ce sont les notions de « provocations quotidiennes » et d'« invasion ». Ils décrivent « non pas une guerre de religion, mais une occupation coloniale ».

    Rassemblement solidaire le 3 juin

    Le groupe morlaisien va désormais passer à l'action « contre cette calamité » : le 3 juin, il organise un rassemblement solidaire à la salle du Cheval Blanc, à Plourin-lès-Morlaix, dès 17 h 30. Au programme, festivités mais aussi échanges et témoignages. Le Morlaisien Thierry Seigland, le baroudeur du groupe, a tenu un carnet de voyage durant le périple. Ce journal de bord sera bientôt en vente au profit de l'AFPS.
     
    Paul GELI

    source:  letelegramme.fr
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  • otan - 2

     À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’ avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général .

    Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie de du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des Etats-Unis, véritable maître de l’OTAN.

    Le général de Gaulle dès son accession à la présidence de la République en janvier 1959 a multiplié les démarches et pris les décisions afin que la France rétablisse sa souveraineté et son indépendance, ce qui fut réalisé en mars 1966.

    Le texte prévoit, s’il est adopté par le parlement, l’adhésion de la France à un protocole datant de 1952 qui définissait « le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’alliance ».

    Ce protocole de 1952 induisait la présence de 28000 militaires américains qui paradaient sur notre sol 21 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Ils occupaient principalement des bases aériennes, comme à Déols près de Châteauroux, tout en narguant les autorités et la population.

    Dans cette période où l’impérialisme américain avait déjà fait de l’OTAN son arme de guerre, le président de Gaulle développa sa politique étrangère selon les principes de souveraineté et d’indépendance qu’il avait mis en œuvre.

    Nous avons évoqué en commémorant en 2013 le 70ème anniversaire de la victoire de l’ soviétique à Stalingrad, qui fut le tournant décisif de la Seconde Guerre Mondiale, la visite du général de Gaulle à Moscou du 20 au 30 juin 1966. Ce dernier, se souvenant de 1944 où il avait vu la grande Russie«… tendue dans l’esprit guerrier qui allait assurer sa victoire et, pour une très large part, celle de la France et de ses alliés », clôtura sa visite par la signature d’une déclaration bilatérale qui donna une impulsion considérable à une coopération multiforme, le domaine spatial en témoigne encore.

    Le 1er septembre 1966, le président de Gaulle prononça un discours à Phnom Penh au Cambodge en présence de 100 000 personnes. L’impérialisme américain installé au Vietnam du sud se distinguait par l’utilisation massive du napalm et les bombardements aériens, c’est ce que mettait en cause le président français en ces termes : l’escalade américaine « de plus en plus étendue en Asie, de plus en plus proche de la Chine, de plus en plus provocante à l’égard de l’Union Soviétique, de plus en plus réprouvée par nombre de peuples d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine, et, en fin de compte menaçante pour la paix du monde ».

    La réintégration en décembre 1995 de la France au comité militaire et au conseil des ministres de l’OTAN fut qualifiée par l’historien Paul-Marie de la Gorce de « retour honteux de la France dans l’OTAN ». La réintégration fut complétée en 2009 sous la présidence de Sarkozy, ramenant la France à la situation antérieure à 1966.

    La décision de Hollande de démolir l’œuvre de De Gaulle en ce domaine, tout comme la mission impérative qu’il a donnée à son gouvernement Valls-Macron de déclencher une guerre totale contre ce qu’il reste des conquêtes sociales et démocratiques émanant du Front populaire et des fondamentaux du programme du Conseil National de la Résistance, illustre le caractère ultra réactionnaire d’une politique sociale-impérialiste.

    La 4ème conférence nationale du des 14 et 15 mars 2015 a constaté avec raison que le parti socialiste est bien « irréversiblement enchaîné à la « construction » européenne, à l’OTAN et à la gouvernance capitaliste mondiale (FMI, UE, OMC) ».

    Ce projet de loi Hollande, honteux et antinational, nouvelle soumission aux Etats-Unis, mérite la poubelle de l’histoire, il doit être rejeté par les députés et les sénateurs qui en seront bientôt saisis.

    Il éclaire l’urgence pour la sécurité de notre pays de sortir de l’OTAN qui réalisa avec le concours de la CIA le coup d’Etat des néo-nazis-fascistes de la place Maïdan à Kiev dont un des leaders fut reçu à l’Elysée. La soi-disant  « Europe de la paix » a été transformée par l’OTAN en « Union Européenne militariste » pouvant conduire à une troisième guerre mondiale.

    La sortie de l’OTAN devra s’accompagner du retrait de la France de l’Euro, de l’Union Européenne et des organismes déjà cités, FMI et OMC, qui assurent la dictature internationale des marchés financiers et menacent la paix et la démocratie.

    Michel DEBRAY
    Vice-amiral
    Ancien commandant de l’Aviation embarquée et du groupe des porte-avions
    Ancien président de l’Institut Charles de Gaulle

    Pierre PRANCHERE
    Ancien Résistant
    Ancien député à l’Assemblée Nationale
    Député honoraire au Parlement Européen
    Président de la commission Internationale du Pôle de Renaissance en France (PRCF)

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  • Venezuela: Le Tribunal Suprême de Justice déclare en vigueur le Décret d’Urgence Économique

    Le Décret d’Urgence Économique émis par le président Nicolás Maduro le 15 janvier et rejeté par l’Assemblée Nationale 7 jours plus tard par décision de la majorité contre-révolutionnaire est en vigueur, a indiqué un bulletin de presse émanant du Tribunal Suprême de Justice, ce jeudi.

    La Cour Constitutionnelle du Tribunal Suprême de Justice a statué sur un recours d’interprétation constitutionnelle déposé par des membres de plusieurs Conseils Communaux, Communes et autres mouvements sociaux d’organisation populaire au sujet des articles 339 et 136 de la Constitution et des articles 27 et 33 de la Loi Organique sur les Etats d’Exception étant donné « diverses inquiétudes autour du décret N°2 184 publié au Journal Officiel Extraordinaire N° 6 214 de janvier 2016 » sur l’état d’urgence économique sur tout le territoire national pendant 60 jours et surle processus pour sa formation et sa validité.

    La sentence, une communication conjointe des magistrats et des magistrates qui composent la Cour Constitutionnelle « établit que ce Décret est entré en vigueur depuis qu’il a été pris et que sa légitimité, sa validité et son efficacité juridique et constitutionnelle sont irrévocablement indemne conformément à ce qui est prévu dans le Texte Fondamental ».

     

    Source: initiative-communiste.fr

    Source en espagnol

    http://hoyvenezuela.info/tsj-dictamino-vigencia-del-decreto-de-emergencia-economica/

    URL de cet article et traduction  Françoise Lopez http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2016/02/venezuela-le-tribunal-supreme-de-justice-declare-en-vigueur-le-decret-d-urgence-economique.html

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  • La Turquie tombe totalement le masque et se livre désormais à une agression militaire contre le territoire syrien, bombardant les forces kurdes qui combattent les milices islamistes.Ces derniers jours, alors que l’armée syrienne avance au nord d’Alep la grande ville du nord de la , ce sont également les forces kurdes qui progressent le long de la frontière avec la , menaçant de couper totalement les dernières routes de soutien des forces rebelles islamistes à Alep par la .

    Depuis le 13 février l’artillerie turque, dont chacun se souvient que l’armée est restée muette lorsque Daech a attaqué la ville kurde de Kobané, mènent des bombardements intensifs depuis la zone frontalières sur le territoire syrien visant l’aéroport de Minnigh, les villes de Mariamein, Ain Dakhma, Maranza, Inab et Deir Imal, ainsi que contre des positions de l’armée syrienne dans la province de Latakié.

    Mais la coalition menée par les Kurdes est parvenue à s’emparer lundi de Kfarnaya, à deux kilomètres au sud de Tall Rifaat. En prenant Kafrnaya, les forces kurdes et leurs alliés arabes ne se trouvent plus qu’à 8 kilomètres du territoire de l’EI dans la province d’Alep, et ce alors que le succès de l’offensive de l’armée syrienne à Alep après avoir brisé le siège de cette ville à l’automne dernier remporte des succès importants.

     

    turquie bataille d'alep février 2016

    bombardements turques syrie février 2016 azazDe sources russes, les bombardements turcs auraient causés de très nombreuses victimes civiles et des dégâts importants aux infrastructures civiles.

    Et le premier ministre turque Ahmet Davutoglu – issu du parti islamiste et nationaliste AKP – de revendiquer à l’occasion d’un déplacement en Ukraine l’agression militaire contre la Syrie conduite par la Turquie.

    « Nous ne laisserons pas Azaz tomber, tout le monde doit clairement le savoir. Le YPG (Unités de protection du peuple, les milices kurdes) ne sera pas autorisé à avancer vers l’ouest de l’Euphrate et à l’est (du canton) d’Afrin », a dit Ahmet Davutoglu

    ob_773798_fabius-apologie-al-nosraChacun ne peut qu’écouter le silence assourdissant de l’Union Européenne, cette Union Européenne qui vient d’accorder des milliards d’euros à la Turquie et de renforcer sa coopération avec le gouvernement Erdogan. Chacun peut entendre le double de discours de ceux qui dans le faits soutiennent les terroristes islamistes pour déstabiliser le moyen orient, semant la terreur jusque dans le cœur de Paris,qui n’ont pas de mots assez durs pour condamner l’intervention à l’appel du gouvernement syrien de la Russie, mais ce taisent sur les agissements de la Turquie ou des pétro-monarchie du Golfe.

    Les États-Unis ont appelés la Turquie à cesser leurs bombardements d’artilleries contre la Syrie, tandis que  le quai d’Orsay publiait un communiqué appelant  « à la cessation immédiate des bombardements, ceux du régime et de ses alliés sur l’ensemble du pays, et ceux de la Turquie dans les zones kurdes »

    Depuis des mois, l’armée d’Erdogan mène une sanglante répression contre les kurdes de Turquie.

    La Russie va déposer une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU contre les provocations de la Turquie.

    La Russie par la voix de son ministère des affaires étrangères a réagit en indiquant qu’elle allait déposer une résolution pour que le Conseil de Sécurité de l’ONU condamne les provocations de la Turquie contre la Syrie. Le ministre des affaires étrangères syriens a également déposé une demande auprès du secrétaire général de l’ONU et du président du conseil de sécurité pour exiger que soit mis une fin aux provocations armées d’Ankara et pour obliger la Turquie et les autres états soutenant le terrorisme à respecter les résolutions contre le terrorisme et à mettre une fin immédiate aux soutiens matériels et financier des terroristes. Indiquant par ailleurs que le gouvernement syrien se réserve le droit de prendre des mesures de rétorsions contre les agissements agressifs de la Turquie.

    La déclaration de la Russie indique notamment selon l’agence Itar Tass :

    « (..) selon les derniers rapports, la partie turque continue de permettre les pénétrations illégales en territoire Syrien de plus de groupes djihadistes armés et de mercenaires qui viennent renforcer les forces de destruction de Jabhat Al Nusra et de l’état Islamique et d’autres organisations terroristes. (…) Les combattants blessés et les groupes dispersés traversent dans l’autre sens la frontière vers la Turquie pour se reposer et se reconstituer ».

    Le ministère des affaires étrangères, dans une déclaration indique :

    « Moscou exprime ses plus sérieuses inquiétudes quant aux actions agressives des autorités turques contre un état voisin ».  » nous voyons cela comme un soutien ouvert au terrorisme international et une violation des résolutions correspondantes prises par les conseil de sécurité de l’ONU ainsi que des obligations que la Turquie a pris en tant que pays membre du groupe international de soutien à la Syrie à Vienne, Nex York et Munich ». « La Russie soutient une motion pour mettre cette question à l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Conseil de Sécurité devrait exprimer son opinion claires quant à la politique de provocation d’Ankara, causant une menace contre la paix et la stabilité régionale du Moyen Orient et au delà ».

    JBC pour www.initiative-communiste.fr d’après sources d’agences

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Initiative Communiste : Comment juges-tu l’évolution de la situation au  : politique gouvernementale, offensive des forces de droite, attitude des USA, ripostes populaires ?

    Un entretien exclusif d'Initiative Communiste avec Milton Pinheiro dirigeant du Parti Communiste Brésilien (PCB)Milton Pinheiro :Le gouvernement de coalition du Parti des Travailleurs (PT) durant ces 12 dernières années, a été marqué par une action politique que nous pouvons caractériser par ces deux traits : la gestion du capitalisme – qui a connu une augmentation des plus-values financières – et, d’autre part, une pratique agressive d’asservissement des mouvements populaires et des travailleurs.

    En plus de ces deux caractéristiques, nous pouvons voir que Lula et Dilma Rousseff ont pris un virage à droite, se plaçant comme des gestionnaires / médiateurs de la crise du capital, avec suppression radicale du droit social et du droit du travail, et cela a donné une image embarrassante du joug exercé par le pouvoir économique sur la politique.
    Une autre caractéristique du gouvernement bourgeois-PT a été d’essayer de résoudre les problèmes sociaux par le biais de la cooptation et de l’assistanat.

    La situation politique du Brésil a été marquée par l’accélération de la conjoncture. Les forces réactionnaires, y compris une partie de la base politique du gouvernement Rousseff, se sont mises en mouvement pour destituer la présidente. Cependant, les changements de politique qui semblaient aller dans cette direction ont subi des revers avec la décision de la Cour suprême fédérale (STF) d’établir des règles, mettant fin au processus, et donc en faveur du gouvernement.

    Au Brésil, il existe un rapport des forces qui place le jeu politique en impasse immédiate: les forces politiques de droite, y compris de caractère fasciste, ne peuvent pas obtenir un soutien important au Parlement, bien qu’elles aient eu une grande répercussion dans les manifestations de rue partout dans le Brésil (mais diminuant chaque jour).

    Le PSDB, ancien parti du président Fernando Henrique Cardoso et du candidat défait, Aécio Neves, ayant une grande capacité de coordination des forces de droite au Parlement, ne peut pas assurer une plus grande présence de manifestations dans les rues à travers le pays.

    Initiative Communiste : Comment le PCB intervient-il pour politiser les résistances et pour porter l’alternative révolutionnaire?

    Un entretien exclusif d'Initiative Communiste avec Milton Pinheiro dirigeant du Parti Communiste Brésilien (PCB)Milton Pinheiro : Nous pouvons dire que, jusqu’à présent, la présidente Dilma a eu le soutien des États-Unis, à travers certaines déclarations de Barak Obama. Toutefois, sa politique étrangère maintient un certain degré d’autonomie vis-à-vis de la politique étrangère des États-Unis.

    Le rapport des forces n’est pas en faveur des secteurs populaires, des travailleurs et de la Gauche communiste au Brésil. Cependant, il existe des secteurs opposés aux réformes qui ont permis d’occuper les rues, les usines, les écoles et les universités. C’est le fruit du militantisme du PCB, des secteurs ACFTU, CSP-Conlutas, du PSOL et de segments indépendants qui travaillent dans le mouvement syndical. Bien que ce ne soit pas encore un mouvement de masse, il s’agit là d’organisations qui ne sont pas cooptées par le gouvernement et qui maintiennent leur autonomie politique et de classe.

    Héritier des meilleures traditions populaires de lutte des travailleurs et culturelles – de par sa reconstruction révolutionnaire – le Parti communiste brésilien –, a été organisé sur la base des mouvements populaires, des travailleurs, des jeunes et du mouvement des femmes, afin d’organiser une résistance, de consolider des espaces de pouvoir populaire, et de conduire la lutte pour une perspective socialiste.

    Nous ne croyons pas à la plate-forme réformiste qui organise ses luttes en vue du processus électoral, même si l’on considère la participation au processus électoral comme importante, en tant que moment de la dénonciation du capitalisme. Les thèses du rapport de PCB établissent que le caractère de la révolution brésilienne est socialiste. Donc nos tactiques de luttes sont subordonnées à cette stratégie.

    Le PCB a  lutté pour  la formation d’un front anti-capitaliste et anti-impérialiste comme outil les travailleurs, dans la perspective du pouvoir populaire et de la révolution socialiste.

    traduction JMP pour Initiative Communiste

    source: initiative-communiste.fr

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  • Des emails récemment déclassifiés émanant de Hillary Clinton, ancienne ministre étasunienne des Affaires étrangères et actuelle candidate aux élections présidentielles révèlent qu’en 2013, alors qu’elle était ministre, elle est intervenue directement avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, pour empêcher la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

    L’appel téléphonique en question entre Hillary Clinton et Laurent Fabius a eu lieu le 11 janvier 2013, c’est-à-dire le lendemain du jour où la Cour d’Appel a prononcé la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

    Ibrahim Abdallah, communiste révolutionnaire arabe, militant de la cause palestinienne, était détenu dans une prison française depuis 1984. En 2013, la plus haute Cour de Justice française lui a accordé sa libération conditionnelle.

    Mais Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, s’y est opposé suite à l’intervention d’Hillary Clinton. Il a refusé d’extrader Ibrahim Abdallah au Liban et a prétendu qu’il ne lui serait pas possible de veiller à ce que celui-ci tienne parole une fois rentré dans sa patrie.

    Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité en 1987 pour sa participation dans l’assassinat de Charles Ray, attaché militaire américain, et dans celui de Yakov Barsimentov, diplomate israélien, survenus à Paris en 1982, ainsi que pour l’attentat de 1984 contre le consul général américain à Strasbourg.

    Robert Homme- Ibrahim Abdallah, autrefois leader du mouvement de guérilla marxiste-léniniste FRAL (Fractions Révolutionnaires Armées du Liban) est connu pour être l’homme qui a passé le plus de temps dans les prisons occidentales.

    Il aurait pu être libéré en 1999, mais sept appels consécutifs ont été rejetés parce qu’il n’a fait preuve d’aucun remords pour son crime et parce qu’il y avait tout lieu de penser qu’il reprendrait son combat révolutionnaire s’il était libéré et renvoyé au Liban.

    Bien que le gouvernement français n’ait aucune autorité juridique pour annuler la décision de la Cour d’Appel du 10 Janvier, nous espérons que les autorités françaises puissent s’appuyer sur d’autres bases pour remettre en cause la légalité de cette décision.

    Ce n’était certes pas la première intervention étasunienne dans le cas Ibrahim Abdallah. Trente ans plus tôt, en 1986, Ronald Reagan était intervenu aux côtés de François Mitterrand pour empêcher sa libération. Des fonctionnaires du Département d’Etat ainsi que des membres du Congrès n’ont cessé d’exiger qu’il soit maintenu en prison.

    Le communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah a entamé sa 32e année de détention à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) -

    Source : Le désordre et Secours Rouge

    Qui est Georges Ibrahim Abdallah ?

    C’est un Libanais arabe, militant de la cause palestinienne, emprisonné en France depuis 1984 et reconnu coupable d’avoir participé à des actions armées avec le mouvement FARL (Fractions Révolutionnaires Armées du Liban). Celui-ci combat les invasions sionistes et colonialistes au Liban.

    Georges Abdallah est militant depuis son plus jeune âge. Il a d’abord travaillé avec le PSNS, Parti social nationaliste syrien, puis avec le FPLP, Front populaire de libération palestinien. Alors membre du FPLP, il a combattu et a été blessé en 1978 par les forces israéliennes qui envahissaient le Liban.

    Communiste et internationaliste engagé, il considère la lutte arabe contre le sionisme et l’impérialisme comme partie intégrante du combat des travailleurs du monde entier contre le capitalisme.

    Le mouvement FRAL (Fractions Révolutionnaires Armées du Liban) a été créé pour résister aux attaques impérialistes contre le Liban, menées par les États-Unis, Israël ou tout autre pays. Georges Abdallah a été accusé d’avoir participé à des attaques contre des responsables militaires américains et israéliens en France.

    Depuis 1999, on a jugé qu’il pouvait être libéré. Pourtant, il continue à se voir refuser la libération conditionnelle bien qu’elle lui ait été plusieurs fois accordée par des juges français. Le gouvernement libanais a officiellement demandé sa libération et lui-même demande à être extradé au Liban.

    Mais le gouvernement français est intervenu au plus haut niveau, avec les Américains et les Israéliens, pour lui refuser la liberté sur parole.

    Samidoun

    29 janvier 2016

    source:legrandsoir

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  • Le site national du a publié le samedi 6 février 2016 un entretien exclusif de notre camarade Aydemir Güler, membre du Comité Central  du Parti Communiste de Turquie. C'est à Paris qu'il a bien voulu répondre aux questions d’Initiative Communiste.fr.

    Ce point du vue communiste venant d’un pays qui se trouve sur une ligne de faille politique est passionnant et ne manquera pas d’intéresser nos lecteurs. Les communistes de Turquie au coeur des événements qui influencent au plus haut point le Moyen-Orient et notre pays, islamisme, guerres et interventions impérialistes, question kurde, présence russe…nous donnent leur point de vue et nous les en remercions vivement. 

    L'Hermine Rouge

    Turquie : interview exclusive de A Güler membre du Comité Central du Parti Communiste de Turquie (IC.fr-6/02/2016)

    Initiative Communiste : Cher camarade peux-tu nous exposer synthétiquement l’analyse de la situation en Turquie que fait le PC (de Turquie) ?

    Turquie : interview exclusive de A Güler membre du Comité Central du Parti Communiste de Turquie (IC.fr-6/02/2016)Dès le premier gouvernement fondé en 2002, l’AKP (parti islamiste dont le nom est littéralement « parti de la justice et du développement ») signifiait un défi contre le régime laïque, déjà trop fatigué et déformé par la politique bourgeoise, surtout depuis le coup d’état de 1980. Les militaires soi-disant kémalistes, fortifièrent la réaction religieuse afin de mieux combattre la gauche et les classes laborieuses, ainsi ils établirent une idéologie officielle nommée « synthèse turco-islamiste. »

    C’était au milieu des années quatre-vingt-dix que pour la première fois en Turquie le parti islamiste devint le premier parti des scrutins, gagnât les municipalités des deux plus grandes villes, Istanbul et Ankara, sans parler des dizaines de municipalités des villes dispersées en Anatolie, et forma un gouvernement de coalition. Ce parti était celui qui donnerait naissance à l’ AKP, et Erdoğan était élu le maire d’Istanbul.

    La scène politique de ce temps-là ressemblait, dans un sens à celle de France d’aujourd’hui, « l’ordre établi » réunissant les courants centriste, social-démocrate, libéral etc. (même pro-kurde comme ce dernier se classifie ou bien comme social-démocrate, ou bien comme libéral !) et la critique des islamistes contre cet ensemble hétérogène, était bien sûr une critique démagogique mais très aiguë.

    Les manœuvres des « centristes », qu’il était presque impossibles d’appeler laïques mais cherchaient seulement à limiter l’islamisme en pleine croissance, poussèrent au contraire les masses vers les rangs islamistes. La crise politique au tournant du siècle terminât par les élections de 2002, nettement gagnées par l’AKP, nouvellement créé et qui défendait non seulement un retour à l’islam mais signifiait aussi le mariage de ce dernier avec le néo-libéralisme et les intérêts régionaux états-uniens, ainsi que l’intégration ou plutôt soumission de la Turquie à l’UE.

    Il faut aussi souligner que l’islamisation de la Turquie fait partie d’un modèle impérialiste global, et ne peut point être considéré comme un phénomène propre à la société turque. Au contraire, les gains historiques des forces séculaires et de gauche, surtout les domaines culturel et idéologique, n’étant pas négligeables, prépareraient le mouvement de Gezi Parc en 2013, que le PC appelle la « résistance de juin. »

    La question exposée n’est pas que la majorité de la population est pour un régime islamiste, mais que les forces laïques et populaires sont trahies par la politique bourgeoise surtout social-démocrate et kémaliste et ne sont pas représentées dans la scène politique. La résistance de juin n’arrivât qu’après la défaite de la république séculaire de 1923. La république bourgeoise et laïque de 1923 est impossible à restaurer, mais d’autre part, il n’est pas du tout facile de la remplacer par un régime néo-ottomaniste et islamiste. La crise politique continue toujours et les classes dirigeantes, ainsi que l’impérialisme cherchent une solution de gouvernance de la Turquie, qui s’approche de jour en jour d’une explosion de type de guerre civile.

    La position communiste se résume en « république socialiste » qui ne pourra être obtenue que par la voie d’une révolution socialiste. 1923 est mort et la classe ouvrière ne laissera pas gagner une « deuxième république », refus total des acquis modernes et historiques du pays.

    Initiative Communiste : Quelle est votre appréciation de la situation régionale, avec la question syrienne, la tension entre puissances régionales et les interventions impérialistes ?

    Le PC et l’Association de la Paix, membre du Conseil Mondial de la Paix, organisèrent des manifestations, mobilisèrent les masses pendant toutes ces dernières années durant lesquelles les principaux dirigeants du pays commirent de graves crimes de guerre.

    Au début la politique extérieure de l’AKP fut présentée sous le titre de néo-ottomanisme, ce qui fut trouvé inconvenant pour les peuples voisins et l’équilibre actuel des forces dans la région. En bref Ankara ne peut pas assumer un rôle hégémonique au Proche-Orient.

    Ce qui reste de l’ottomanisme, ce sont les politiques aventuristes de l’AKP, au nom de l’impérialisme occidental en général, spécifiquement des États-Unis. La confrontation turco-russe n’est pas une action et décision indépendante, mais la Turquie s’instrumentalise dans le cadre des opérations impérialistes, comme c’était le cas du soutien donné à l’État islamique et à d’autres organisations djihadistes. La Turquie d’Erdoğan, c’est justement l’outil pour les affaires sales auxquelles les « démocraties occidentales » ne veulent intervenir directement.

    Les actes d’Ankara assez provocants et très risqués par nature, sont le prix payé par la Turquie, du soutien continuel du capitalisme mondial sans lequel l’AKP serait incapable de maîtriser la crise politique et aussi le potentiel de crise économique.

    Il faut ajouter aussi que les politiques extérieure et intérieure forment un tout inséparable, comme la politique de guerre doit être accompagnée de l’islamisation de la société. L’État islamique est depuis quelque temps un problème interne ; nous avons notre EI à nous, qui sert à son tour à militariser la vie sociale et politique du pays, à réprimer les forces d’opposition, soit des classes laborieuses soit du mouvement pro-kurde.

    Le risque de guerre est bien vivant et multidimensionnel en Turquie. La défense de la paix est un article primordiale de notre lutte. Actuellement l’Association de la Paix (AP) prépare un rapport approfondi sur les crimes de guerre commis par l’AKP. L’AP avait déjà organisé des conférences internationales de paix en 2012 et 2013 à Istanbul et Hatay (Antioche), province voisine de la Syrie.

    Pour finir, je veux souligner que nous admettons que l’intervention russe sert à freiner les forces de la réaction et de l’impérialisme, y compris le gouvernement turc, mais le principal rôle pacifiste attend toujours l’intervention active et organisée des peuples et des classes ouvrières et des partis laïcs, anti-impérialistes, révolutionnaires et communistes de la région.

    Initiative Communiste: Comment le PC(T) envisage-t-il la question kurde ?

    Le PC(T) se définit non comme un parti « turc », mais le parti de la classe ouvrière qui est composée des ouvriers de différentes origines nationales ou ethniques, surtout turques et kurdes. La question kurde est en général vue comme un problème qu’on doit être résolu « avant » tout autre problème, afin qu’il devient possible de s’approcher les problèmes de classe. Ce point de vue ressemble à celui du « marxisme légal » russe qui enseignait d’attendre l’évolution du capitalisme et de la démocratie bourgeoise comme la condition préalable de la lutte de classe. Sans démocratie, pas de lutte pour le socialisme !

    Le refuse cette méthode primitive d’ajourner la révolution socialiste et ouvrière. Au contraire, une solution démocratique, pacifique, juste et convenable aux intérêts des pauvres et opprimés ne sera possible qu’après le renversement du capitalisme régnant, la défaite de l’impérialisme qui divise les peuples voisins et frères, la défaite des nationalismes réactionnaires et bourgeois.

    Il est pourtant indiscutable, c’est notre devoir urgent de propager et organiser l’amitié entre les peuples, de protester contre la politique de guerre du gouvernement, de demander un cesse-feu sans condition.

    Le PC(T) défend les droits nationaux du peuple kurde et s’oppose en même temps l’attitude pro-impérialiste et nationaliste des mouvements kurdes.

    Initiative Communiste : Quelle est la stratégie proposée par le PC(T) à la classe ouvrière, à la paysannerie, au peuple de Turquie ?

    La Turquie n’est plus une société arriérée. La classe ouvrière se développa surtout pendant et après les années 1950. En outre le mouvement communiste est bien expérimenté. On a survécu l’auto-liquidation gorbatchéviste et créé de nouveau un parti jeune sur les bases léninistes. Notre programme nommé « le programme du socialisme » envisage une révolution socialiste comme la seule voie qui puisse emmener le peuple a l’émancipation totale.

    Notre lutte actuelle se base sur les principes de patriotisme anti-impérialiste, de la laïcité contre la réaction religieuse-fasciste. Actuellement nous constatons que seuls les communistes luttent vraiment contre le régime néo-libéral, pro-impérialiste et religieux, et croyons avec certitude que le PC arrivera à s’organiser plus profondément dans les rangs de la classe ouvrière et croître son influence politique dans peu de temps. Nos voix aux élections bien qu’elles soient insuffisante pour entrer au parlement, quadruplèrent de juin au novembre de l’année dernière et le parti est en train de grandir avec de nouveaux militants.

    Initiative Communiste : Souhaites-tu transmettre un message aux lecteurs d’Initiative Communiste et aux militants du PRCF ?

    Dans cet état du monde roulant rapidement vers une guerre terrible où les capitalistes chercheront une solution pour leur crise économique et politique, nous, les communistes, avons peu de temps pour nous préparer et nous devons vraiment accélérer. L’internationalisme prolétarien n’est point quelque chose d’abstrait et nous avons besoin les uns des autres, développer notre solidarité, se connaître mieux, travailler en coordination afin de minimiser l’influence des ailes opportunistes dans le mouvement ouvrier et de la gauche, et d’arrêter la barbarie capitaliste. Je souhaite une bonne nouvelle année aux militants du PRCF, et progrès dans notre lutte commune…

    source: initiative-communiste.fr

     

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  • Le PRCF salue Raul Castro à Paris !

    Le Drapeau du était présent pour accueillir à Paris au Musée de l’Homme, ce 2 février 2016.

    Raúl Castro est venu vers la délégation du PRCF qui scandait parmi d’autres slogans « vive  », « hasta la victoria siempre », « Venceremos ».

    Raul Castro a salué , l’une des dirigeante du Pôle de Renaissance communiste en France d’un Viva VD (vive vous) répondant à son Viva el pueblo cubano, viva Fidel, viva Raúl.

    Le PRCF salue Raul Castro à Paris ! (IC.fr-3/02/2016)

     

     

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  • Agent LGS 117

    Un solférinien mangeait son chapeau devant les petits fours Le Grand Soir s’est invité au dîner de l’Elysée avec Raul Castro le 1er février 2016Un sympathisant, introduit dans l’entourage de Hollande, nous a refilé un carton d’invitation traficoté (ci-contre). Muni de ce Sésame, notre agent LGS 117 s’est glissé dans la foule en partie composée de courtisans qui auraient applaudi naguère si Cuba avait péri sous les missiles US. Mais là (puisque Obama a décidé de chagriner le parti républicain US par la normalisation), ils se bousculaient autour du président cubain, quêtant un regard, un sourire, n’osant espérer une poignée de mains à raconter illico par texto à la terre entière dont une partie penserait aussitôt : « Pauvre idiot, qu’est-ce qu’on en a à fiche, et pourquoi c’est important ? »
    LGS

    C’était dans la douceur d’une soirée d’hiver qui fit croire à Raul qu’il ne neigeait pas plus à Paris qu’à La Havane, ce qui était la seule explication plausible à la présence de centaines de dormeurs sur les trottoirs, couchés sur des cartons, peinards, à la fraîche. Quiconque n’est jamais sorti de Cuba imagine mal ce droit octroyé dans le monde libre, de dormir à la belle étoile. On voit presque autant de dormeurs en plein air à Paris que des musiciens dans les rue de La Havane.

    Le décor était autre à l’Elysée, dans une débauche de bouquets de fleurs, d’inconnus gras et entichés d’eux-mêmes, de marbre, de députés (si souriants qu’on ne pouvait deviner lesquels craignaient une révélation du Canard Enchaîné ouvrant sur une mise en examen), de dorures, de ministres satisfaits, de lustres de cristal, de moquettes épaisses comme le dossier judiciaire de Bernard Tapie, d’artistes mégalos, de bouteilles de champagne fraîches comme les relations entre Christiane Taubira et Manuel Valls, de larbins obséquieux (fiers de travailler à l’Elysée), de messieurs en costumes sombres comme leur âme, de dames emperlouzées comme la Castafiore et d’un buffet incroyable : petits fours fondant dans la bouche et petits chapeaux difficile à avaler : Fabius (le père, pas le millionnaire non imposable) y passa la soirée la plus masticatoire de sa vie.

    Les chapeaux de Fabius

    Le 19 juin 2003, il pleurnichait dans le Nouvel Obs (pardi !) : «  Cuba, l’île de nos rêves brisés est devenue celle de tous les cauchemars ».

    Le 29 octobre 2005, dans Libération (re-pardi !), Laurent Fabius s’alarmait : « Répression à Cuba, il faut agir ». Et de dénoncer les « conditions de détention barbares » imposées là -bas aux « combattants de la liberté » dont plusieurs font « une grève de la faim de plusieurs semaines ». Il invitait à se mobiliser contre un régime qui « démontre une fois de plus son caractère odieux » et il appelait » le gouvernement français et l’Union européenne à faire pression sur le gouvernement cubain ».

    Le 12 avril 2014, il était à Cuba (où il mangea de la langouste et son chapeau) : affirmant qu’il avait parlé avec Raul Castro « entre amis », que « débloquer le dialogue politique, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on est d’accord sur tout. Il y a des trajectoires historiques différentes, avec des sensibilités distinctes », que « Cuba a réalisé des avancées spectaculaires, par exemple dans le droit à l’éducation et le droit à la santé. ». qu’il voulait « aider au rapprochement entre l’Europe et Cuba », que « s’il existe des différences entre la France et Cuba, les convergences sont également très nombreuses », et que « les deux pays partagent « une même passion pour l’indépendance ».

    Le 1er février 2016, nous le retrouvons à l’Elysés, tout sourire faisant des courbettes devant le président cubain qui n’est pas dupe (il a lu les fiches Wikipedia des Fabius). La rumeur dit que Fabius (Laurent, pas le millionnaire oisif) a acheté une chapellerie pour s’entraîner. En tout cas, il déchire un feutre à belles dents en proclamant, bravache, entre deux déglutitions laborieuses, qu’il regrette que ne soient pas servis aussi des casquettes de guérilleros et le béret du Che.

    Un impertinent (car des amis français de Cuba, dont la liste a été dressée par l’ambassade, sont dans les locaux) veut lui demander ce qu’il pense du « régime odieux » d’Haïti sous le « barbare » baby Doc, bourreau de son peuple, fusilleur d’écoliers qui a vécu 25 ans en France en toute liberté car l’asile lui fut donné par... le Premier ministre de l’époque : Laurent Fabius. Mais Lolo lui fait signe qu’il a la bouche pleine. Le ruban du chapeau, ça s’avale presque comme un spaghetti, mais le reste...

    Fin janvier 2016, le site du ministère des Affaires étrangères nous a appris que Fabius est retenu le 1er février 2016 à 17 heures pour un entretien, puis à 20 heures pour un dîner avec « M. Raul Castro, président du conseil d’Etat et du conseil des ministres de la République de Cuba ». Il n’est plus « barbare » ni « odieux » le président Raul Castro. Et on ne dit plus « dictateur », mais « Monsieur » car Obama a fait envoyer des « éléments de langage » à Paris.

    Et pourquoi donc ce revirement des Français ?

    Cuba a-t-il changé son système politique, médiatique, judiciaire, électoral, économique comme le réclament depuis 50 ans les USA et leurs domestiques européens ? Non.
    Cuba a-t-il autorisé les femmes à sortir sans voile, sans leur mari, ou frère, ou fils comme chez notre ami l’Emir d’Arabie Saoudite ? Oh oui ! Depuis toujours.
    Cuba a-t-il renoncé à décapiter, lapider, couper des mains ? Non, cela ne fut jamais en vigueur.
    Cuba a-t-il renoncé à faire mourir par paquets de 12 des travailleurs immigrés sur les chantiers ? Ces crimes légaux sont commis chez notre grand ami le Qatar.
    Cuba a-t-il décidé de soigner sa population, de scolariser tous ses enfants, d’offrir à tous un toit, de la nourriture, une retraite ? Oui, depuis 1959.
    Cuba a-t-il cessé de bombarder des pays plus faibles que lui pour leur piquer leur pétrole ? Ce sont là les pratiques des USA avec la France comme supplétive.
    Cuba a-t-il enfin renoncé à assassiner la nuit les opposants dont les cadavres castrés sont découverts dans les caniveaux au petit matin ? Ces méthodes étaient celles du dictateur Batista, la créature cubaine des USA.
    Cuba vient-il de mettre fin à sa politique de ségrégation raciale qui fait que moins de 2 % de la population est métissée ? Voyons, vous nous parlez là des USA.
    Les policiers cubains blancs vont-ils arrêter de tuer des enfants noirs dans les rues ? Ils ne l’ont jamais fait.
    Les restructurations d’entreprises avec mise au chômage vont-elles enfin cesser avec leur cortège de ruine des salariés et la saisie de leur maison ? Cela n’est jamais arrivé depuis 1959.
    Cuba a-t-il décidé de rendre obligatoire une religion et une seule ? Cette loi s’applique plutôt chez quelques-uns de nos amis pétroliers.

    Alors, qu’est-ce qui a changé sur le socle du socialisme à la cubaine ?

    Rien de fondamental. Aucun principe n’est abandonné. Des ajustements s’opèrent, imposés par les temps nouveaux et par le rapprochement avec les USA. Mais le système cubain reste foncièrement le même et ne changera pas sous la pression de l’extérieur. C’est la locomotive mondiale Obama qui a bifurqué, et les wagons français suivent.

    Un verre en main, j’admire les salons de l’Elysée. Luxe, calme et volupté. Je laisse tomber un moment Fabius et j’essaie d’approcher Raul Castro. Mais c’est impossible : il est cerné par une foule de frotte-manches, de toco-manetos, de flagorneurs dont certains le couvent de regards énamourés, comme s’ils n’avaient pas rêvé 1000 fois de voir La Havane connaître le sort de Bagdad et le président cubain finir comme Kadhafi.

    En tout cas, je peux voir qu’il tient un verre de champagne et qu’il enfourne un petit gâteau à la crème. Je savais (mais je voulais vérifier) qu’il ne mange jamais sa casquette. Un de ses rares et discrets garde du corps, que j’ai soudoyé en lui promettant de lui présenter Pamela Anderson (pour boire un verre et plus si affinités) et Nadine Morano «  pasqué yé vo rigoler oun po, sinon c’est tristé Parisss » (les Cubains sont des blagueurs de première) me confie que Raul sourit en cachette (diplomatiquement) devant la débauche de drapeaux cubains flottant sur les Champs Elysées, chose impensable il y a si peu de temps.

    Anne Hidalgo me souffle : « Savez-vous qu’il est reçu en Visite d’Etat  ? C’est le summum protocolaire au-dessus de visite officielle, visite de travail et visite privée. Seules trois à cinq visites de ce type sont organisées chaque année ».

    Ce que je sais c’est que Reporters sans frontières s’étrangle : avec les dollars reçus d’officines écrans de la CIA, la fausse ONG a inondé les médias d’un cri de protestation aussi long que son silence quand les militaires US zigouillaient des journalistes en Irak ou les torturaient à Guantanamo.

    Je trinque avec Nathalie Cardone, interprète de la bouleversante chanson sur Che Guevara « Hasta siempre ». Arrive vers nous l’actrice Virginie Efira qui nous annonce qu’elle ne joue plus au poker. Je m’en fiche comme d’une chemise de DRH : je ne savais même pas qu’elle y avait joué. David Guetta est là aussi avec sa copine, Jessica Ledon, mannequin cubaine de 22 ans. Un journaliste du Parisien me confie que le DJ prépare un grand concert à Cuba. Je le remercie du tuyau en lui montrant Jean-Pierre Bel, ami de Cuba, ancien président du sénat, poste auquel il a renoncé par amour pour sa femme, une superbe Cubaine. Parodiant Valls parlant d’un autre pays, il pourrait dire : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté cubaine et à Cuba. Quand même, merde ! » En tout cas, ça va pour lui : il est aujourd’hui envoyé spécial personnel de François Hollande pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

    Un journaliste de la presse écrite (dont nous tairons le nom parce qu’on n’attaque pas ad hominem les alcooliques) zigazgue, assez éméché, en demandant ici et là si quelqu’un a vu « Hector Delage ou Maurice Vivace » (sic) du Grand Soir qui ne cessent de dire que son journal est la bénédiction des poissonniers et des cabanes du fond de jardin pourvues d’un clou pour y accrocher les feuilles découpées en carrés. Il est très énervé et agressif. Heureusement, les deux administrateurs sont en salle de rédaction du GS en train de préparer la « une » du journal militant d’information alternative. Impossible d’être en même temps à la tâche (où ils se complaisent) et aux honneurs (dans l’ivresse vaine des bulles éphémères).

    Je suis averti du danger par un diplomate de l’ambassade, par un invité de Cuba Linda, par un autre de l’association France Cuba et par un autre de Cuba Coopération (quatre sources sures). Je décide d’affronter le fâcheux en me présentant comme mercenaire médiatique appointé par Reporters sans frontières et Le Monde. Je lui désigne deux malabars à oreillettes, sympas comme Cambadélis devant des jeunes socialistes qui le sifflent à La Rochelle. Ce sont des gardes du corps de Hollande. Je dis : « Les voila ! Ils ont l’air costaud mais ils sont tout mous. Tape d’abord, discute ensuite ! ».

    La soirée avance : toujours pas de Julie Gayet en vue, pas même un socialiste, mais on croise Gérard Larcher, président du Sénat, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, Anne Hidalgo, Segolène Royal, Jack Lang (comment l’éviter ?) Alain Robert, l’architecte Jean Nouvel, David Douillet, Elisabeth Guigou, Marisol Touraine, Michel Sapin, des patrons du CAC 40.

    J’aperçois pourtant quelques Français qui n’ont pas peur du mot socialisme dans son acception jauressienne : Eric Tachou et Ana Katherine Martinez du bureau national de l’association France Cuba, Pierre Laurent, secrétaire du PCF, Jean-Luc Mélenchon (1), André Chassaigne, député communiste et grand ami de Cuba, Didier Lalande de Cuba Linda, Ignacio Ramonet, Maurice Lemoine, Pascal Joly de la CGT, Rémy Herrera, universitaire...

    Difficile parfois de distinguer entre l’être et le paraître. Par exemple, tenez, près d’une fenêtre, j’aperçois Robert Hue, liquidateur du PCF, aspirant à un poste ministériel (un secrétariat d’Etat ferait l’affaire) tapant le baratin à tous ceux qui pourraient parler de lui au président. Tous fuient assez vite pour ne pas prendre froid : on sait que les girouettes se plantent là où il y a du vent.

    Dans les salons feutrés, la rumeur court (invérifiée et sans doute fausse) que Rachida Dati vient d’essayer d’entrer, voulant embrasser Raul comme Danièle Mitterrand embrassa Fidel en 1995 sur le perron de l’Elysée, geste qui lui assura une notoriété mondiale. Dati aurait été refoulée par un vigile poli mais ferme : « Excusez-moi, Igor ou Grichka (je vous confonds toujours), mais vous n’êtes pas invité ».

    Par contre, il est avéré qu’un pitre s’égosille dehors : c’est l’anticastriste de service que les médias nous ressortent à chaque occasion. Il s’appelle Jacobo Machover, il écrit des livres que les éditeurs anticastristes éditent parce que l’anticastrisme se vend. Il laisse dire aux médias qu’il est « un Cubain en exil depuis les années 60 » parce que cette précision liée à son activisme laisse croire que son courage d’opposant a été réprimé. Sauf qu’il avait 9 ans quand il a quitté Cuba. Quel guignol ! A Cuba on appelle les gens comme lui « los gusanos » (les vers de terre).

    Puis, c’est le repas gastronomique rassemblant 200 convives choisis par les deux chefs d’État.

    A la table d’honneur, outre François Hollande et Raul Castro : Barbara Hendricks, Gérard Larcher, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Claude Bartolone et d’autres que j’oublie, mais assez gais. On entend rire au moindre mot d’un président Hollande, réjoui, rose, enrobé et resplendissant sous son reste de cheveux de jais.

    Au menu  : Saint-Jacques, dos de bar et entremets. Vins fins de la cave de l’Elysée (du Saint-Emilion).

    On a frôlé l’incident quand un serveur, croyant bien faire, a posé devant Raul Castro un Congri (plat national cubain fait d’oignons, de riz blanc, de haricots noirs et de morceaux de poulets ou de lard). Par bonheur, Hollande, plus vif à table que dans son bureau, a ordonné que le plat soit servi à Fabius qui commence à fatiguer des mâchoires. Il le fait d’autant plus volontiers qu’il craint que Fabius ne lui demande de manger lui aussi un bout de chapeau. Dame ! Hollande n’avait-il pas déclaré dans une longue chronique à charge publiée par le Nouvel Obs (pardi !) le 27 février 2003 que «  La belle révolution de 1959 contre la dictature de Batista, celle qui avait fait lever tant d’espérance au-delà même de l’Amérique latine, celle qui avait inspiré tant de rêve et de générosité partout dans le monde, s’est transformée en cauchemar politique » ?

    Raul demande à son hôte s’il compte garder longtemps Fabius au ministère des Affaires étrangères. Hollande répond qu’il vient de lui donner une planque (la planque des planques) hors du gouvernement (Conseil Constitutionnel) et qu’il sera remplacé par un solférinien de gauche si on réussit à en trouver un. Puis, Hollande parle de Macron, Castro comprend « Maricon » et la confusion les fait rire de bon cœur, comme si l’énarque avait soudain oublié que le guérillero est un barbare odieux qui fabrique des cauchemars.

    A table

    J’ai eu un moment d’angoisse pour trouver une place à une table puisque rien n’était prévu pour moi. Par bonheur, j’ai vu un serveur débarrasser un couvert d’un invité absent. J’ai prétendu que c’était moi, un peu en retard, et j’ai pu m’asseoir. Je suis à une table de 12 avec des patrons du CAC 40 qui me regardent, suspicieux. Je débite une phrase comme : « Les places financières creusent leurs pertes depuis l’ouverture dans le sillage de la retombée de l’or noir qui pèse lourdement sur le compartiment des pétrolières. Total et Technip enregistrent des replis de l’ordre de 3.5%. Les valeurs bancaires sont également très mal orientées ainsi que le secteur automobile » et ils jacassent là-dessus pendant tout le repas sans plus s’occuper de moi et sans même s’intéresser à ce qu’ils mangent. Ils ne boivent que de l’eau, en plus. J’ai fait un sort aux bouteilles. Hé, c’est avec mes impôts, non ?
    La garde républicaine joue de la musique cubaine en accompagnant un chanteur et une chanteuse : Guantanamera, Qui saz, qui saz, qui saz...

    La question des droits de l’homme

    Au moment du dessert, Hollande, poussé par l’intelligentsia médiatique, ose aborder la question des droits de l’homme  : « C’est vrai qu’en condamnant à la prison des syndicalistes de Goodyear, en désespérant les salariés d’Air France et en poussant au suicide les salariés de France Télécom, on a failli ».
    « Et les emprisonnements de vos dissidents Basques et Corses ? », demande Raul.
    « Heu, dit Hollande, on essaie heu de préserver l’unité de heu la patrie ».
    « Vous ne laissez plus les Espagnols des GAL (Groupes antiterroristes de libération) venir tuer les Basques chez vous ? ».
    « Noooon, c’était sous heu Pasqua. Nous on se contente heu de poursuivre les Français qui heu braillent trop fort qu’ils ne sont pas Charlie ».
    « Et pourquoi vous avez tant de chaînes de télévision et toutes pour le capitalisme, aucune pour le socialisme ? » s’étonne Raul Castro. «  Et pourquoi quand le peuple vote non au référendum vous faites comme s’il avait dit oui, et pourquoi on voit des hommes armés en uniforme partout à Paris, et c’était quoi, déjà votre phrase du Bourget sur votre adversaire qui ne se présente pas aux élections mais qui gouverne ? Et Djérôma Cahoussac, c’est lui qui vous colle des cheveux sur la tête ou bien il est en prison comme un jeune de banlieue qui a croisé un policier de la BAC ? Et celui qui a chassé Daniel Mermet, il a toujours une belle voiture et un bureau plus grand que le mien ? Et pourquoi tous vos journaux appartiennent à des banquiers et aucun à un parti de gauche ? Et pourquoi les Français qui meurent dans vos commissariats sont bronzés ? Et qu’est-ce qu’ils pensent de la liberté ceux qui font la queue aux restaurants du coeur ? C’est quoi que vous appelez « les sans-dents » ? On m’a dit que vous avez créé une Jungle à Calais : les animaux n’ont pas trop froids ? Est-il vrai qu’en France, on peut être ministre et même Premier ministre comme Villepin sans s’être une seule fois présenté à une élection ? Et Valls (absent) il est hospitalisé pour son cou raide et un regard halluciné à faire avouer à ses ministres qu’ils ont un compte en Suisse ? ».

    Drôlement en forme, l’octogénaire ; ça conserve la Sierra Maestra et les croisières en Granma ! François Hollande a retenu la célèbre phrase lancée en 2007 par le roi d’Espagne au président Chavez (« ¿Por qué no te callas ? »), mais il ne peut la dire sans provoquer un incident et puis, avec son accent de l’ENA, il craint de faire rire Jean-Luc Mélenchon qui parle couramment l’espagnol. Alors, il dit qu’il va créer une commission (« Capitalisme et liberté ») et tout ça. Heu !

    Bon, au final, la nourriture était bonne, des accords commerciaux ont été signés (dans les domaines du tourisme, du transport et du commerce équitable), la dette de Cuba est en partie annulée et la France réclame la levée du blocus. Cuba, qui résiste depuis 1959 à la plus formidable puissance du monde, la plus menaçante, la plus meurtrière à travers tous les continents (avec le consentement, voire le concours d’une Europe couchée et complice), Cuba est renforcé par la visite de son président à Paris.

    Cuba ne renoncera pas à sa politique qui fait sa gloire et sa grandeur : servir son peuple, tout son peuple, sans sacrifier son honneur et sans cesser d’être solidaire des pauvres de ce monde.

    Agent LGS 117
    (Se no e vero...).

    (1) Les médias (indécrottables) s’étonnent de la présence de Jean-Luc Mélenchon à ce dîner, mais trouvent normal d’y voir des anticommunistes et anticastristes patentés faire des sourires à un frère Castro. A la sortie du dîner, Mélenchon a eu sur Hollande ce mot qui répond à tous : « Il n’est pas que mauvais cet homme, il lui reste bien un petit quelque chose de bon. Ce quelque chose de bon, c’est Cuba ».

    source: legrandsoir.info


    Toast lors du dîner d’Etat en l’honneur de M... par elysee

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  •  La protection de l'environnement, c'est pourtant pas compliqué !

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