• «Déshonneur», «hallucinant», «indécent» : l'Elysée repris de volée après son hommage à MaradonaUne banderole de Diego Maradona dans les tribunes du stade Norberto Tomaghello, le 26 novembre 2020

    La présidence française a fait l'objet de vives critiques – notamment de la part du Venezuela – après son communiqué en hommage à Diego Maradona, dans lequel l'Elysée a remis en question certaines initiatives politiques du footballeur de légende. Publié le soir-même de l'annonce du décès de Diego Maradona le 25 novembre, le communiqué rédigé par l'Elysée en hommage au footballeur argentin de légende n'a pas laissé indifférentes la diplomatie vénézuélienne ainsi qu'une partie de la gauche française.

    En cause, un passage du texte évoquant certaines initiatives politiques de l'ancienne star du ballon rond. «Ce goût du peuple, Diego Maradona le vivra aussi hors des terrains. Mais ses expéditions auprès de Fidel Castro comme de Hugo Chavez auront le gout d’une défaite amère. C’est bien sur les terrains que Maradona a fait la révolution», a en effet jugé la présidence française dans le paragraphe précédent la conclusion de son communiqué.

    La diplomatie vénézuélienne renvoie Emmanuel Macron aux Gilets jaunes

    «Monsieur Emmanuel Macron et ses conseillers ont voulu afficher une prose poétique pour dire adieu au grand Diego. Mais ils déshonorent ses idéaux et ses luttes. La seule défaite est celle d'une classe politique qui tremble devant l’uniforme jaune des ouvriers», a commenté le ministre vénézuélien des Affaires étrangères sur Twitter.

    «Petitesse», «hallucinant», «indécent», s'irritent des partis de gauche

    Le texte a en outre fait réagir une partie de la gauche française, à l'image des plusieurs remontrances exprimées publiquement sur le même réseau social. «C'est parfois à la grandeur des géants qu'on voit mieux la petitesse», a par exemple réagi le parti communiste français.

    Guillaume Quintin, secrétaire général du Parti de gauche, a pour sa part dénoncé un communiqué «totalement halluciné et hallucinant» au regard du «tacle vicieux contre Chavez et Castro». «Bande de nazes !», a-t-il commenté.

    «Faux. Et indécent.», a pour sa part estimé Pierre Jacquemain, rédacteur en chef du magazine semestriel Regards, dont la ligne éditoriale est ancrée à gauche.

    L'ancien international argentin est décédé d'une crise cardiaque dans la banlieue de Buenos Aires. Auteur: RT France Le champion du monde 1986, un des meilleurs joueurs de l'histoire du football, venait de fêter ses 60 ans. 

     

    source : https://francais.rt.com/international/81129-deshonneur-hallucinant-indecent-elysee-repris-volee-apres-son-hommage-maradona

     

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  • Malgré la répression policière et la pandémie de COVID-19, les travailleurs et les agriculteurs et leurs alliés à travers l’ ont participé à la grève panindienne contre les récentes réformes néolibérales poussées par le gouvernement Narendra Modi.

    Le jeudi 26 novembre, l’Inde a été témoin de la plus grande grève organisée de l’histoire de l’humanité. Plus de 250 millions de travailleurs et d’agriculteurs, ainsi que leurs alliés parmi les étudiants, les féministes et les groupes de la société civile, ont participé à la grève nationale. La grève coïncide avec la Journée de la Constitution indienne, qui commémore l’adoption de la constitution en 1949, et s’inscrit dans le contexte d’une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs et la protection des agriculteurs par le gouvernement de droite du Premier ministre Narendra Modi.

    La manifestation des agriculteurs des États autour de Delhi s’est poursuivie tard dans la nuit jeudi et tôt vendredi. Des milliers d’agriculteurs ont brisé blocus après blocus et se sont dirigés vers la ville. La police a utilisé des canons à eau contre les manifestants à plusieurs reprises, mais n’a pas réussi à briser leur motivation. Ils devraient atteindre les frontières de Delhi vendredi.

    La grève a été organisée par une coalition de mouvements de travailleurs et d’agriculteurs, avec 10 confédérations nationales du commerce et le groupe de coordination, All India Kisan Sangharsh [Comité de coordination de la lutte des agriculteurs] (AIKSCC), qui se compose de plus de 200 groupes d’agriculteurs à travers l’Inde. Des groupes de défense des droits des femmes, des syndicats d’étudiants et diverses organisations de la société civile ont également participé à la grève. La grève a également reçu le soutien des partis de gauche et de plusieurs groupes d’opposition. Certaines des principales demandes contenues dans la charte en 12 points avancée par les organisateurs comprennent le retrait d’une série de lois récemment adoptées par le gouvernement Modi abrogeant les principales protections des prix du travail et des prix agricoles, un retour en arrière dans les récentes politiques de désinvestissement dans les principales entreprises, la mise en œuvre des régimes de protection sociale existants pour les travailleurs ruraux et l’expansion des politiques de protection sociale pour aider les masses touchées par les retombées économiques de la pandémie COVID-19

    Des milliers d’agriculteurs, ainsi que des membres de groupes syndicaux et d’autres mouvements, de toute l’Inde, ont également organisé un rassemblement dans la capitale nationale de Delhi. Le rassemblement a été confronté à une répression féroce de la part de la police de Delhi qui a utilisé un blocus, des actions de matraque et des canons à eau pour arrêter la marche. Finalement, le blocus a été surmonté.

    Dans une confrontation similaire avec les autorités, des groupes de travailleurs et d’agriculteurs ont immobilisé les grandes villes métropolitaines comme Calcutta et Mumbai, avec des sit-in organisés sur les principaux axes de transport. La ceinture industrielle et minière à travers l’est et le centre de l’Inde a également été témoin d’un arrêt virtuel.

    Les organisateurs ont déclaré que la grève est une préparation à d’autres luttes à venir dans le pays. « Les travailleurs et les paysans ne se reposeront pas tant que les politiques désastreuses et perturbatrices du gouvernement BJP ne seront pas inversées. La grève d’aujourd’hui n’est qu’un début. Des luttes beaucoup plus intenses suivront », a déclaré Tapan Sen, secrétaire général du Centre des syndicats indiens (CITU), l’une des confédérations syndicales participant à la grève.

    La grève intervient à un moment où les retombées économiques de la pandémie du COVID-19 ont poussé l’Inde dans une véritable récession, exacerbant les inégalités et les privations existantes. Le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a baissé d’un record de 23,9%, tandis que le chômage a grimpé à 27% sans précédent.

    Au milieu d’une crise aussi généralisée, le gouvernement de droite dirigé par le parti Bharatiya Janata a mis en œuvre de nouveaux amendements aux codes du travail et introduit des projets de loi agricoles qui ont annulé les progrès historiques majeurs réalisés en matière de droits des travailleurs et de protection des exploitations agricoles.

    Malgré les tentatives de la police de réprimer la grève à plusieurs reprises, des rassemblements massifs ont eu lieu à travers le pays. Des membres du Syndicat des employés de la santé ainsi que des travailleurs du port de Jawaharlal Nehru, un grand port de la capitale commerciale de l’Inde, Mumbai, participent à une grève.

     

    Article traduit du Peoples Dispatch, 27/11/2020 par PG pour www.initiative-communiste.fr

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Prévoyez-vous le retrait éventuel de la loi suite à un tel mécontentement ?

    La position de retrait est la position minimale, déjà partagée, par exemple, par l’ancien président François Hollande, dont Macron était le ministre. Les débats actuels portent plutôt sur la démission du ministre de l’Intérieur ou celle du préfet de police. Sur la plus importante chaîne de service public, donc financée par l’État, et donc assez consensuelle en général, une journaliste a osé demander au ministre pourquoi il était toujours en place malgré les différents scandales que nous avons vus. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y avait une stratégie de sécurité renforcée lorsque Macron a fait appel, il y a cinq mois, à un ami de Nicolas Sarkozy, un ancien président très à droite et très “répressif”. L’objectif était de faire appel aux électeurs d’extrême droite, mais cela a tellement révolté la population que même les milieux bien informés ont réalisé que cela allait trop loin.

    A votre avis, ce projet de loi affecte-t-il vraiment la liberté d’expression ?

    Oui, car la réalité sur le terrain est que deux cents journalistes ont été battus ou ont vu leur équipement détruit par la police lors des manifestations depuis le début des gilets jaunes (ce sont des chiffres rapportés par la presse). Il y a donc déjà de l’intimidation, elle ne ferait que se renforcer avec cette loi. Et des scandales comme celui-ci montrent qu’avant de voir les images circuler, ces policiers ont eu le réflexe de faire ce qui apparaîtra probablement comme une contrefaçon d’écriture publique, à savoir dire que l’homme battu s’était jeté sur leur arme de service, ce qui est complètement contredit par les images.

    Qu’en est-il des policiers ? Qui les protégerait ?

    Bien sûr, il y a des individus qui franchissent les limites, mais il y en a aussi beaucoup qui assurent la sécurité…
    Il n’est pas nécessaire d’avoir une loi sur la diffusion des images pour lutter contre les appels à la violence contre les policiers. Cela crée un faux problème alors que des solutions juridiques existent déjà. Il faut comprendre que vous avez de véritables ligues d’extrême droite déguisées en syndicats de police qui font pression pour créer ce climat délétère. Et je ne parle pas du président lui-même qui, comme l’a montré l’affaire Benalla, a toléré l’utilisation d’une sorte de milice privée.

    Les protestations deviennent plus violentes, comment le gouvernement devrait-il agir ?

    Selon un sondage, 85% des Français pensent que “dans les prochains mois, la France pourrait connaître une explosion sociale”, contre 72% en janvier 2020 et 66% en novembre 2018. Bien sûr, les gens ont des attitudes différentes face à cette explosion sociale, certains la voient comme un chaos, d’autres comme une promesse de justice. Mais n’oublions pas que pour les Français, le mot “révolution” est souvent positif, représentatif de leur essence nationale, à tel point que pour son livre de campagne, Macron lui-même, devenu une sorte de roi de France, avait choisi un titre séduisant. Devinez quoi ? “Révolution”.

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

     

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  • Las declaraciones de Arreaza se refieren al fragmento en que Macron califica como “derrota amarga” las visitas que realizara el astro del fútbol argentino a Fidel y Chávez.

    Le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza, a condamné jeudi les critiques du président français Emmanuel Macron concernant les idéaux du célèbre footballeur argentin  Diego Armando Maradona, mort mercredi. 

    « Monsieur Emmanuel Macron et ses conseillers ont voulu faire de la prose poétique pour dire adieu au grand Diego mais ils Ldéshonorent ses idéaux et ses combats. La seule défaite, c’est celle d’une classe politique qui tremble devant le gilet jaune des travailleurs, » a déclaré Arreaza.

    Il évoque ainsi le passage de al lettre dans lequel Macron qualifie de « défaite amère » les visites que a star du football argentin a rendues aux dirigeants Fidel Castro et Hugo Chávez, en 1987 et en  2001.

    Le dirigeant de la Révolution Cubaine Fidel Castro avait apporté son soutien au célèbre joueur de football lors de l’une des étapes les plus difficiles de sa vie.

     

    Source en espagnol :   https://www.telesurtv.net/news/venezuela-rechaza-criticas-macron-maradona-20201126-0033.html

    Source en français-(traduction de Françoise Lopez):   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-macron-critique-les-ideaux-politiques-de-maradona.html

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  • Caracas, 25 novembre 2020

     

    Chers membres de la famille et cher peuple argentin,

    C’est avec un profond chagrin que j’écris ces lignes : nous avons reçu un coup dévastateur pour nos sentiments. Un ami, un frère, a disparu physiquement, un Géant sur le terrain et hors du terrain. Le Peuple du Venezuela est de tout cœur avec vous, ses filles, ses fils, et avec notre frère, le Peuple argentin. 

    Depuis le début de sa carrière, il était évident que Diego allait écrire l’histoire sur le terrain et il l’a fait. Avec l’Albiceleste et tous les clubs dans lesquels il a joué, il a écrit littéralement des pages en or, des pages inoubliables.

    Je suis de ceux qui considèrent Diego comme le plus grand footballeur de tous les temps : il y a un avant et un après Maradona, un avant et un après le crack de la prodigieuse main gauche, l’artiste inégalable, le cerf-volant cosmique qui continue et continuera à voler haut.

    Rebelle, irrévérencieux mais surtout un vrai patriote, un inébranlable combattant pour l’unité de la Grande Patrie. Je veux évoquer le  Diego qui est devenu l’un des grands fossoyeurs de la ZELA[1], ici, à Mar del Plata en novembre 2005: il était là, avec notre Commandant Eternel, prouvant qu’il était le champion de la dignité.

    En réalité et en vérité, le Pibe de Oro d’Amérique a bien mérité l’amour de nos Peuples. Diego ne nous laisse pas seulement un extraordinaire héritage dans le football :  notre Pelusa incarne un héritage humain et politique aussi lumineux qu’impérissable.

    Je parle du Diego des peuples, du Diego fidèle à ses origines, du Diego des enfants,  du Diego qui vivra toujours en nous : le fils de Fidel, le frère d’Hugo et d’Evo, mon frère. Le Diego qui ne cachait pas son amour infini pour le Venezuela, le Diego qui fut un défenseur irréductible de la Révolution Bolivarienne, le fier chaviste.

    Recevez une accolade infinie du Peuple de Bolívar et de  Chávez qui porte  Diego dans son cœur.

    Nicolás Maduro Moros


    NOTE de la traductrice

    [1] Zone de Libre Echange des Amériques (ALCA en espagnol)

     

    Source en espagnol :   https://albaciudad.org/2020/11/presidente-maduro-envio-carta-al-pueblo-argentino-tras-la-partida-fisica-de-diego-armando-maradona/

    Source en français (traduction de Françoise LOPEZ) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-condoleances-du-president-maduro-au-peuple-argentin-pour-la-mort-de-diego-maradona.html

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    • Maradonna est mort à quatre ans d’intervalle, le même jour que Fidel, mais le coeur “gros comme ça” de l’Amérique latine, celui de la tendresse pour les déshérités et du courage indomptable continue à battre…
    • J’étais à Cuba quand Maradona est venu pour une cure de désintoxication, il était dans un état terrible, un véritable clown hagard que Fidel a pris dans ces bras en disant simplement “Maradona a un coeur gros comme ça!” Il est ressorti aminci, ressuscité et chaque fois qu’il avait besoin de revenir Cuba et Fidel l’accueillaient sans jamais lui reprocher ses dépendances. Maradona disait avec simplicité son amour et Fidel, le grand seigneur, peu amateur de dévotion acceptait ces manifestations avec l’amitié qu’il avait pour les enfants et l’estime pour les combattants. Quelle abîme avec les mafias qui en Italie l’avaient intoxiqué volontairement pour le tenir. (note de Danielle Bleitrach)

     

    Maradona le « Che » du sport, « fils » de Fidel et « soldat » de Maduro

    Maradona rencontrant le président cubain Fidel Castro le 27 octobre 2005 à La Havane. PHOTO SERVICE DE PRESSE DE CUBA, VIA ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

     

    (Paris) Surnommé « le Che du sport » par Fidel Castro, son « second père », « amoureux » d’Hugo Chavez et « soldat » de Nicolas Maduro, Diego Maradona a toujours montré un engagement politique à gauche toute, à coups de formules-chocs détonantes dans le monde du football. Publié le 25 novembre 2020 à 13h19

    OLIVIER LEVRAULT
    AGENCE FRANCE-PRESSE

    Mar del Plata, 2005. Le président américain George W. Bush se rend en Argentine au Sommet des Amériques pour défendre un projet de zone de libre-échange continentale. Il y trouvera Maradona.

    Appelé à la tribune par le président vénézuélien Hugo Chavez, l’ancien joueur appelle la foule à « virer » Bush d’Argentine. Ovation assurée.

    Diego Maradona et le président vénézuélien Hugo Chavez le 4 novembre 2005 à Mar del Plata, au Venezuela.PHOTO AGENCE STR, VIA ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

     

    Il faut dire que Maradona avait préparé le terrain, demandant à « rejeter cette ordure humaine qu’est Bush », dans le train qui le menait à Mar del Plata aux côtés de 150 personnalités, dont le futur président bolivien Evo Morales et le réalisateur Emir Kusturica, qui en tirera un documentaire.

    Comme en écho, en 2019, alors entraîneur des Dorados de Sinaloa en deuxième division mexicaine, Maradona s’en prend cette fois à Donald Trump : « Les shérifs du monde que sont ces Yankees croient que parce qu’ils ont la plus grande bombe au monde ils peuvent nous diriger. Mais non, pas nous. Cette marionnette qu’ils ont comme président ne peut pas nous acheter ».

    Cette aversion pour les États-Unis est profondément ancrée chez l’enfant de Villa Fiorito, bidonville des faubourgs de Buenos Aires.

    Fidel et le Che dans la peau

    « El Pibe de Oro », le gamin en or, n’a pas oublié ses racines et n’a jamais caché ses idéaux. À des années-lumière de l’autre joueur de l’Histoire, le Brésilien Pelé, qui fut ministre dans son pays et jugé proche des institutions, dont la FIFA.

    Diego Maradona, en visite à Cuba lors d’une cure de désintoxication de cocaïne, montrant son tatouage de Fidel Castro à Fidel Castro à La Havane, le 29 octobre 2001.
    PHOTO ARCHIVES REUTERS
     

    En 1987, un an après « la main de Dieu » et son sacre mondial, Maradona rend visite pour la première fois à Fidel Castro à Cuba.

    Quand il tutoie la mort en 2000 et 2004, souffrant de dépendance à la cocaïne et d’obésité depuis la fin de sa carrière en 1997, c’est sur l’île qu’il va se faire soigner. En 2005, devenu animateur de télé à succès, il interviewe Castro à La Havane dans son émission « La noche del Diez ».

     Diego Maradona arborait fièrement un tatouage du révolutionnaire argentin Che Guevara.
    PHOTO MARCOS BRINDICCI, ARCHIVES REUTERS
     

    Leur relation est aussi épistolaire et c’est par une lettre à Maradona que l’ancien chef d’État cubain le rassure sur son état de santé, en 2015. Quand un an après, l’annonce de la mort de Castro est véridique, Maradona déplore la perte d’un « second père » et pleure : « Je me sens cubain ».

    Un lien qu’il a jusque dans la peau : au mollet gauche, l’ancien sélectionneur argentin est tatoué de l’effigie de Castro. Autre figure de la révolution cubaine, l’Argentin Che Guevara l’accompagne à l’épaule droite.

    « L’histoire a voulu qu’ils partent le même jour », lui a rendu hommage le ministère des Affaires étrangères de Cuba à la mort de Maradona, mercredi 25 novembre 2020, quatre ans jour pour jour après celle de Castro.

    « Amoureux » de Chavez

    « Moi j’aime les femmes, mais je suis sorti complètement amoureux (du déjeuner) parce que j’ai connu Fidel Castro, (le président libyen) Mouammar Kadhafi et maintenant je connais un géant comme Chavez », lance l’ancien footballeur en 2005 après sa rencontre avec le président vénézuélien.  

     Un fan de soccer montrant une bannière aux couleurs de l’Argentine sur laquelle figurent Diego Maradona et le révolutionnaire Ernesto « Che » Guevara. La photo a été prise alors que Maradona était hospitalisé à Buenos Aires le 3 novembre 2020.
    PHOTO NATACHA PISARENKO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
     

    « Avec Fidel Castro, Chavez (et les présidents du Brésil et d’Argentine) Luiz Inacio Lula da Silva et Nestor Kirchner […], je crois que l’on peut former une bonne alliance contre la pauvreté, la corruption et rompre la relation filiale avec les États-Unis », dit-il, affirmant que l’émotion d’avoir connu Chavez avait été « peut-être plus forte » qu’une victoire en Coupe du monde.

    En 2013 puis 2018, Maradona se présente comme un « soldat » du successeur de Chavez, Nicolas Maduro, et assiste à ses assemblées électorales.

    En marge de la finale de la Coupe du monde 2018 en Russie, il rencontre Mahmoud Abbas, président palestinien : « Cet homme veut la paix en Palestine. Le président Abbas a un pays à part entière », est-il écrit sous la photo des deux hommes sur le compte Instagram du « Diez ».

    Chez lui aussi, en Argentine, Maradona embrasse le pouvoir, quand il est à gauche. Il dit, à la mort de Nestor Kirchner en 2010, que « l’Argentine a perdu un gladiateur » et, en 2015, envoie des roses à Cristina Kirchner pour la fin de son mandat, huit ans après qu’elle a pris la suite de son mari.

     
     
     
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  • Deux anciens ministres putschistes ont réussi à fuir la Bolivie par le Brésil, mais Jeanine Áñez n'a pas réussi à fuir et a été arrêté par la foule qui la retient chez elle.

    Plusieurs dirigeants politiques et militaires putschistes sont actuellement en détention.

    La peur change de camp, les putschistes vont répondre de leurs crimes pour les massacres de Sacaba et de Senkata en novembre 2019.

    Article et traduction Nico Maury

    Jeanine Áñez n'a pas réussi à fuir la Bolivie, les putschistes commencent à tomber

    Arturo Murillo et Fernando López en fuite

    Le commandant général par intérim de la police bolivienne, Jhonny Aguilera, a annoncé mardi que les anciens ministres putschistes du gouvernement et de la défense, respectivement Arturo Murillo et Fernando López, avaient quitté le pays. Murillo s'est enfuit au Panama (et serait actuellement aux États-Unis) et López au Brésil.

    Le bureau du procureur a émis des mandats d'arrêt contre Murillo et López pour l'affaire des gaz lacrymogènes achetés avec des pots de vin début novembre. Interpol sera saisi pour activer le mandat d'arrêt international.

    Mandat d'arrêt contre Victor Zamora

    Le bureau du procureur du ministère bolivien de la Justice a émis ce lundi un mandat d'arrêt contre l'ancien ministre putschiste des Hydrocarbures de la Bolivie, Victor Zamora, pour des allégations d'abus de pouvoir dans l'entreprise Petrolera Yacimientos Petrolifos Fiscales Bolivianos (YPFB) .

    On ne sait pas où se trouve Zamora, il n'a pas été retrouvé à son adresse déclarée, ni dans les autres domiciles connus, comme l'a rapporté le commandant de la police, le colonel Johny Aguilera.

    Zamora est accusé de trafic d'influence et de violation à la Constitution et aux lois du pays.

    Plainte déposée contre Marcel Rivas

    Le ministre du gouvernement de la Bolivie, Eduardo del Castillo, a rapporté ce lundi qu'une plainte pénale avait été déposée contre l'ancien directeur des migrations, Marcel Rivas, pour abus d'influence et manquement à ses devoirs.

    Lors d'une conférence de presse, le ministre a accusé Rivas d'avoir utilisé l'institution à des "fins politiques", tout en précisant que le procès sera lancé en raison de 1061 alertes à l'immigration émises sous son administration, dont 42% ont été diffusées "illégalement". Ces alertes ont été émises "pour persécuter des responsables du Movimiento Al Socialismo, des politiciens, des journalistes, des diplomates et même des hommes d'affaires".

    Le parquet bolivien soutient qu'il existe des liens entre l'ancien directeur des migrations, arrêté jeudi à La Paz, et l'évasion des anciens ministres Arturo Murillo et Fernando López.

    Le général Alfredo Cuellar arrêté pour complicité dans le massacre de Sacaba

    Alfredo Cuellar est le premier militaire a être arrêté en raison des événements survenus sur le pont Huayllani.

    La police bolivienne a arrêté mardi après-midi le commandant de la garnison militaire de Cochabamba, le général Alfredo Cuellar, pour des accusations liées à un massacre survenu en novembre 2019 dans le secteur du pont Huayllani, dans la région de Sacaba.

    Le mandat d'arrêt a été émis en raison du risque de fuite et d'obstruction à l'enquête. Le haut gradé fait l'objet d'une enquête pour le meurtre de 12 personnes et des blessures causées à 125 autres personnes, lors de la répression du gouvernement putschiste contre les manifestants opposé au coup d'État contre Evo Morales.

    L'ancienne présidente putschiste, Jeanine Áñez, empêchée de fuir

    L'ancienne présidente putschiste de la Bolivie, Jeanine Áñez, n'a pas pu monter à bord d'un avion pour fuir le pays. Des dizaines de personnes ont empêché la fuite de l'ancienne sénatrice du pays.

    "Nous l'avons coincée alors qu'elle tentait de s'enfuir au Brésil. Nous l'avons arrêtée, elle est enfermée dans un appartement et maintenant elle doit répondre des massacres de Senkata et Sacaba".
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  • El cuerpo de Maradona yace en la Casa Rosada cubierto por la bandera argentina y por sendas camisetas de la Selección albiceleste y del club de sus amores, Bocca Juniors.

    Le corps de la star du football Diego Armando Maradona, mort mercredi à 60 ans, est arrivé jeudi matin à la Maison Rose, siège du gouvernement, où le peuple argentin lui rendra un dernier hommage.

    Les restes de l’ex-champion du monde (1986) sont arrivés à la Maison Rose jeudi à 01:08 heure locale (04:08 GMT), pour être veillés. 

    Le Gouvernement du président Alberto Fernández a décrété 3 jours de deuil national et fait savoir que les portes de la Maison Rose seront ouvertes à partir de 06:00 heure locale (09:00 GMT) pour que des milliers d’admirateurs puissent veiller leur idole. 

    A le demande de la famille, le peuple pourra entrer à la Maison Rose jusqu’à jeudi 16:00 heures (19:00 GMT). Devant la Maison Rose, la foule a entonné l’hymne national.

     

    Source en espagnol :   https://www.telesurtv.net/news/futbol-argentina-multitud-despide-maradona-velorio-20201126-0002.html 

    source en français (traduction de Françoise Lopez) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-veillee-funebre-a-la-maison-rose-pour-diego-armando-maradona.html

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  • Venezuela : Maradona avait aidé secrètement à contourner le blocus

    Maduro a fait savoir mercredi que Maradona l’avait aidé à contourner le blocus économique et financier des Etats-Unis « dans certaines choses secrètes » destinées à amener au Venezuela des aliments d’un secteur particulier qu’il n’a pas précisé. « Il se bougeait et nous a aidés dans certaines choses secrètes pour amener des aliments au peuple du Venezuela. Je peux le dire aujourd’hui. Le Grand Diego, en attendant tous les détails, de tout, toujours. »

    Le président vénézuélien a souligné que Maradona a été « courageusement loyal  » envers son amitié malgré les pressions qu’il a subies pour rompre ces liens. « Il m’a raconté qu’une fois, quelqu’un de très puissant l’a approché et lui a offert des contrats, des signatures, de la publicité mais lui a demandé de se séparer du Venezuela et de Maduro. Il lui a dit de prendre sa signature et d’aller au diable. »

    Maduro a aussi raconté qu’un banquier avait également dit à Maradona que tous ses comptes finiraient par être bloqués à cause de son amitié avec le Venezuela et la Révolution Bolivarienne : « Maradona m’a dit : « Je ne romprai jamais mon serment de loyauté et d’amitié véritable. Jusqu’à al mort, je serai avec vous. » Et il en a été ainsi. Merci, Diego, où que tu sois, merci ! »

     

    Source en espagnol :  https://albaciudad.org/2020/11/las-sentidas-palabras-de-maduro-despidiendose-de-maradona-revelo-que-el-ayudo-en-cosas-secretas-para-evadir-el-bloqueo-video/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/venezuela-maradona-avait-aide-secretement-a-contourner-le-blocus.html

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  • En 1995 Diego Maradona a créé un syndicat de footballers avec des personnalités connues de l’époque comme Eric Cantona et avec le soutien Jorge Burruchaga ou de Fernando Redondo. L’Association Internationale des Footballers Professionnels (AIFP) l’a élu président, naturellement. Grâce à la pression qu’ils ont pu réaliser ensemble, ils ont réussi à améliorer certaines conditions de travail des joueurs professionnels avec ce qu’on appelle la « loi Bosman[1]. » 

    Le 28 septembre 1995, le rebelle du football a fondé à Paris avec de célèbres joueurs comme Eric Cantoná et George Weah l’Association Internationale des Footballers Professionnels (AIFP). Ciro Ferrara, Gianfranco Zola, Gianluca Vialli, Hristo Stoichov, Laurent Blanc, Michael Preud’Homme, Rai, Thomas Brolin, faisaient aussi partie de ce syndicat. Diego en fut élu président et Cantona vice-président.

    « Le joueur de football est le joueur le plus important et nous allons défendre ses revendications jusqu’à al mort, » avait dit Maradona sans langue de bois en présidant l’une des réunions de la AIFP. Il a affronté le groupe de la FIFA et, fidèle à ses origines populaires, a cherché l’appui de ses semblables. Les joueurs professionnels étaient vulnérables  face aux capitaux monstrueux qui semaient la discorde dans les affaires concernant le football : de véritables pions de luxe de l’entreprise sportive qui les utilisait et les jetait selon son bon plaisir.  Diego a cherché à équilibrer la balance.

    L’une des plus importantes réussites de l’association a été d’obtenir le soutien du Belge Jean Bosman qui a vaincu le puissante UEFA devant les tribunaux, ce qui a provoqué l’ouverture des ligues de l’Union européenne aux joueurs communautaires. Cette revendication est connue sous le nom de « loi Bosman » et permet le libre transfert sans indemnisation ni quota de sjoueures professionnels de la communauté des ligues de l’Union européenne des Associations de Football (UEFA).

    Le syndicat souhaitait que les joueurs reçoivent un pourcentage que les millions générés par les contrats télévisés, des matchs ne puissent pas avoir lieu à midi parce que cet horaire portait était préjudiciable au rendement physique et à  la santé des joueurs. Il se déclarait aussi contre les grands capitaux consacrés à acheter les licences des clubs.

    Ces initiatives n’ont pas abouti à ce moment-là mais ont créé un précédent. « Nous, les footballers, sommes trop individualistes, nous avons beaucoup à apprendre pour avancer, » a dit le Brésilien  Sócrates après cet échec.

    Au XXIème siècle, avec des joueurs multimillionnaires qui possèdent des. contrats bien établis, les normes de  la FIFA sont devenues plus souples sur les transferts au point que ceux-ci dépendent à présent de la volonté du joueur.

     

    Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/11/25/argentina-resumen-gremial-diego-el-sindicalista-aceiteros-anuncian-quita-de-colaboracion-estado-de-alerta-y-nuevas-medidas-chubut-trabajadores-de-la-salud-piden-a-los-diputados-votar-en-contr/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-diego-le-syndicaliste.html

     

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    NOTE de la traductrice: 

    [1] L'arrêt Bosman trouve sa source dans le litige opposant le footballeur belge Jean-Marc Bosman à son club du FC Liège. Celui-ci refusant son transfert vers le club français de Dunkerque, Bosman a porté l'affaire devant la CJCE. Il conteste la conformité des règles régissant les transferts, au regard du droit communautaire. Deux points étaient notamment contestés par Jean-Marc Bosman :

    • la possibilité pour un club de réclamer une indemnité de transfert pour un joueur ayant fini son contrat (en 1995 cette possibilité a déjà été abandonnée dans la plupart des autres pays européens mais subsiste en Belgique) ;
    • les quotas limitant à 3 le nombre de joueurs étrangers ressortissants de l'Union européenne dans une équipe de club, qui constituent une discrimination entre nationalités européennes.

    La CJCE donne raison à Bosman, considérant que les règlements de l'UEFA, et notamment ceux instaurant des quotas liés à la nationalité, sont contraires à l'article 48 du traité de Rome sur la libre circulation des travailleurs entre les États membres1.

    Conséquences juridiques en Europe[

    L'arrêt Bosman a une portée considérable, non seulement pour le football mais pour toutes les disciplines sportives professionnelles ou semi-professionnelles, et ce dans tous les pays membres de l’Union européenne.

    Cette décision (jurisprudence) établit l'illégalité des quotas de sportifs communautaires et de ceux de sportifs non communautaires ressortissant d’États ayant signé des accords d’association ou de coopération de l’Union européenne. C'est-à-dire que depuis cet arrêt, il n'est plus possible de limiter le nombre de sportifs des nationalités concernées dans une équipe ou une compétition professionnelle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arrêt_Bosman

     

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