•  Bolivie: Discours d’investiture du vice-président de l ́État plurinational de Bolivie Monsieur David Choquehuanca (Bolivar Infos-10/11/20)Avec la permission de nos dieux, de nos frères aînés et de notre Pachamama1​ ​, de nos ancêtres, de nos achachilas2​ ​, avec la permission de notre Patujú3​ ​, de notre arc-en-ciel, notre feuille de coca sacrée.

    Avec la permission de nos peuples, avec la permission de tous ceux qui sont présents et absents dans cet hémicycle.

    Aujourd’hui, permettez-moi de prendre quelques minutes afin de partager notre vision avec vous.

    La communication, le dialogue est une obligation, c’est un principe du vivre bien.

    Les peuples des cultures millénaires, ceux de la culture de la vie, avons conservé nos origines depuis la nuit des temps.

    Nous, les enfants, avons hérité d’une ancienne culture qui comprend que tout est lié, sans division ni exclusion.

    C’est la raison pour laquelle on nous a dit de nous unir, d’aller ensemble, sans laisser tomber personne, pour que tout le monde ait tout et que personne manque de rien.

    Le bien-être collectif est le bien-être individuel, aider nous aide à grandir et à être heureux, renoncer à quelque chose au profit de son prochain nous renforce. S’unir et se reconnaître dans le “tout” est la voie du passé, du présent, de demain et de toujours, cette voie de laquelle nous ne nous sommes jamais éloignés.

    L’ayni4​ ​, la minka5​ ​, la tumpa6​ ​, notre colka7​ et autres codes des cultures millénaires sont l’essence de nos vies, de notre ayllu8​ ​.

    Ayllu n’est pas uniquement l’organisation sociétale des être humains, ayllu est un système d’organisation de la vie, de tous les êtres vivants, de tout ce qui existe, de tout ce qui s’écoule, en équilibre avec notre planète ou notre mère, la terre.

    1. 1  Pachamama : Terre-Mère.
    2. 2  Achachilas : Esprits des aïeux qui protègent la communauté.
    3. 3  Patujú : Plante dont la fleur, aux couleurs du drapeau de la Bolivie rouge, jaune et vert, est un symbole national.
    4. 4  Ayni : principe de ​réciprocité​ et de solidarité générale.
    5. 5  Minka : tradition du travail collectif à des fins sociales.
    6. 6  Tumpa : protocole d’invitation, d’invocation des esprits sacrés et des défunts.
    7. 7  Colka : grand entrepôt où sont stockés des aliments principalement.
    8. 8  Ayllu : communauté composée de plusieurs familles dont les membres considèrent qu'ils ont une

    origine commune (filiale ou religieuse) qui travaille de façon collective dans un territoire de propriété commune.

    Des siècles durant, les modèles de civilisation de l’Abyayala9​ ont été déstructurés et beaucoup d’entre eux exterminés, la pensée originelle a systématiquement été soumise à celle des colons.

    Malgré tout cela, ils n’ont pas réussi à nous faire disparaître, nous sommes en vie, nous venons de Tiwanacu1​ 0​, nous sommes forts comme la pierre, nous sommes kalawawa1​ 1​, nous sommes Cholke1​ 2​, sinchi1​ 3​, Rumy1​ 4​, nous sommes Jenecherú1​ 5​, le feu qui ne s'éteint jamais, nous venons de Samaipata1​ 6​, nous sommes le jaguar, nous sommes Katari1​ 7​, nous sommes les peuples aïnous, maoris, comanches, mayas, nous sommes guaranis, mapuches, mojos, nous sommes aymaras, quechuas, jokis et nous sommes tous les peuples faisant partie de la culture de la vie, qui avons réveillé notre larama1​ 8​, le même larama qu’autrefois, un rebelle emplit de sagesse.

    Aujourd’hui, la Bolivie et le monde vivons une transition qui se répète chaque 2’000 ans, le cycle des temps, nous passons de l’intemporel au temporel, amorçant une ère nouvelle, un autre Pachakuti1​ 9​ ​dans notre histoire.

    Un soleil nouveau et une nouvelle expression dans le langage de la vie, où l’empathie pour l’autre ou le bien collectif remplace l’individualisme égoïste, avec des boliviens qui se considèrent tous égaux et conscient qu’ensemble nous sommes plus forts. Le temps est venu de retourner au Jiwasa2​ 0​, il ne s’agit pas du ‘soi’ mais du ‘nous’

    Jiwasa représente la fin de l’égocentrisme, Jiwasa est la mort de l'anthropocentrisme et la fin de l’eurocentrisme.

    Il est temps de redevenir Jisambae2​ 1​, ce code qui a protégé nos frères et soeurs guaranis et également Jambae2​ 2​, un être qui n’a pas de maître, personne dans ce monde doit se sentir maître ou propriétaire de quiconque ou quoi que ce soit.

    Depuis l’année 2006, nous avons entamé en Bolivie un travail exigeant dans le but de connecter nos racines individuelles et collectives pour redevenir nous-mêmes, nous

    1. 9  Abyayala : nom que le peuple Kuna utilise pour se référer aux Amériques.
    2. 10  Tiwanacu : désigne le lieu considéré comme berceau de la civilisation pré-inca du même nom.
    3. 11  Kalawawa : transparent, sans rien à cacher.
    4. 12  Cholke : graîne incassable, traditionnellement accrochée autour du cou des nouveaux-nés.
    5. 13  Sinchi : forts, courageux.
    6. 14  Rumy : durs à cuire.
    7. 15  Jenecherú : mot d’origine tupiguarani qui signifie « feu qui ne s’éteint jamais »
    8. 16  Samaipata : nom du lieu où s’élève le mystique et mystérieux rocher sculpté de Samaipata.
    9. 17  Katari : divinité représentée par un serpent ailé, symbolisant la vitalité de l'eau qui irrigue les terres

    agricoles et permet l'existence des communautés.

    1. 18  Larama : nom donné aux sages, philosophes et scientifiques.
    2. 19  Pachakuti : « changement de la terre », arrivée d’un temps nouveau, retour à l’équilibre, à l’égalité

    originelle.

    1. 20  Jiwasa : un tout, composé de singularités.
    2. 21  Jisambae : communication codée qui aida le peuple Guaraní à se protéger
    3. 22  Jambae : individu libre, qui n’a pas de maître.

    recentrer, revenir à notre taypi2​ 3​, a la pacha2​ 4​, à l’équilibre qui laisse émerger la sagesse des civilisations les plus importantes de notre monde.

    Nous sommes en plein processus de récupération de nos connaissances, des codes de la culture de la vie, des schémas de civilisation d’une société qui vivait en intime connection avec le cosmos, la terre, la nature, la vie individuelle et collective, de construction de notre sumak kamaña2​ 5​, de notre sumajakalle2​ 6​, garantissant ainsi le bien-être individuel et commun.

    Nous sommes en période de récupération de notre identité, notre racine culturelle, notre sake2​ 7​, nous avons cela, nous avons une philosophie, une histoire, nous avons de tout, nous sommes des êtres humains et nous avons des droits.

    Une des références inébranlables de notre civilisation est la sagesse héritée des connaissances liées à la terre, garantir l’équilibre en tous temps et espace. C’est savoir comment gérer toutes les énergies complémentaires, celle cosmique venant du ciel avec celle qui émerge du centre de la terre.

    Ces deux forces telluriques interagissent en créant ce qu’on appelle la vie, un ‘tout’ composé de ce qui est visible, Pachamama et spirituel, Pachakama2​ 8​.

    En appréhendant la vie du point de vue des énergies, nous avons la possibilité de modifier notre histoire, la matière et la vie, telle la convergence de la force chachawarmi2​ 9​ lorsque l’on se réfère à la complémentarité des opposés.

    Les temps nouveaux que nous commençons seront soutenu par l’énergie de l’ayllu, la communauté, les consensus, l’horizontalité, les équilibres complémentaires et le bien commun.

    Historiquement, on entend la révolution comme un acte politique pour changer la structure sociale pour ainsi transformer la vie de l’individu, aucune des révolutions a réussi à modifier la conservation du pouvoir pour maintenir le contrôle sur les personnes.

    Il n’a pas été possible de changer la nature du pouvoir, cependant le pouvoir lui a réussi à déformer l’esprit des politiciens, il a pu les corrompre. Il est très difficile de modifier l’influence du pouvoir et de ses institutions mais c’est un défi que nous relèverons avec la sagesse de nos peuples, notre révolution est une révolution des idées, elle est une révolution des équilibres car nous sommes convaincus que pour

    1. 23  ​​Taypi : noyau ou centre de la terre, point de rencontre des forces positives et négatives, lieu où les opposés, l’antagonisme coexiste.
    2. 24  Pacha : terre, cosmos, univers, temps et espace.
    3. 25  Sumak kamaña / vivir bien : concept du vivre bien.
    4. 26  Sumajakalle : action de garantir le bien individuel et le bien collectif ou communautaire.
    5. 27  Sake : racine culturelle.
    6. 28  Pachakama : univers spirituel, en complément à Pachamama.
    7. 29  Chachawarmi : complémentarité des opposés, dualité et harmonie.

    transformer la société, le gouvernement, la bureaucratie, les lois et le système politique, nous devons nous transformer en tant qu’individus.

    Nous allons promouvoir les conjonctions avec l’opposition afin de chercher des solutions entre la gauche et la droite, la jeunesse rebelle et la sagesse des anciens, entre les limites de la science et la nature sans faille, les minorités créatives et les majorités traditionnelles, entre les malades et ceux qui ne le sont pas, les gouvernants et les gouvernés, entre leadership et don de soi pour servir les autres.

    Notre vérité est très simple, le condor prend son envol à la seule condition que son aile droite soit en parfait équilibre avec son aile gauche. La tâche de nous former pour devenir des êtres équilibrés a été brutalement interrompue il y a des siècles de cela, nous n’avons pu la mener à bien mais à présent l’heure de l’ère de l’ayllu, la communauté, est arrivée et est avec nous.

    Cela implique que nous soyons des individus libres et équilibrés pour construire des relations harmonieuses avec les autres et notre entourage, il est urgent que nous soyons des êtres aptes à maintenir les équilibres pour soi et la communauté.

    Nous sommes à l’époque des frères de la apanaka pachakuti3​ 0​, nous ne luttions pas seulement pour nous mais aussi pour eux et surtout pas contre eux, nous luttions pour obtenir un mandat, nous ne cherchions pas l’affrontement, au contraire, nous cherchions la paix. Nous n’appartenons pas à la culture de la guerre, ni de la domination, notre lutte vise toute tentative de soumission et combat la pensée unique coloniale, patriarcale, qu’elle vienne d’où elle vienne.

    L’idée de la rencontre entre l’esprit et la matière, le ciel et la terre, Pachamama et Pachakama, nous permet de penser qu’une femme et un homme nouveau puissent guérir l’humanité, la planète et la sublime vie qui la compose, pour rendre la beauté à notre terre-mère.

    Nous défendrons les trésors sacrés de notre culture face à toute ingérence, nous défendrons nos peuples, nos ressources naturelles, nos libertés et nos droits.

    Nous retournerons à notre Kapak Ñan3​ 1​, le noble chemin vers l’unité, la voie du respect envers nos autorités, pour nos soeurs, le chemin du respect pour le feu, la pluie, le respect de nos montagnes, nos rivières, notre mère la terre, le chemin vers le respect de la souveraineté de nos peuples.

    Frères et soeur, pour conclure, les boliviens devons surmonter la division, la haine, le rascisme, la discrimination entre compatriotes, finissons-en avec la persecution de la liberté d’expression et la judiciarisation de la politique.

    1. 30  Apanaka pachakuti : comprenez les frères de l'opposition politique.
    2. 31  Kapak Ñan : Voie véritable, le juste chemin. Aussi employé pour désigner le fameux réseau de routes qui traversait l’empire Inca.

    Finissons-en avec l’abus de pouvoir, celui-ci doit être employé pour aider, le pouvoir doit circuler, comme l’économie, il doit être redistribué, il doit circuler, s’écouler, comme le sang s’écoule dans notre organisme. Plus d’impunité mais justice, frères et soeurs.

    Mais la justice doit véritablement être indépendante, mettons un terme à l’intolérance, à l’humiliation et la violation des droit humains et de la terre-mère.

    Le temps nouveau signifie être à l’écoute du message de nos peuples et qui a été émi du fond de leurs coeurs, cela signifie guérir des blessures, nous regarder avec respect, récupérer la patrie, rêver ensemble, construire la fraternité, l’harmonie, l’intégration et l'espoir afin de garantir la paix et le bonheur des générations à venir.

    C’est uniquement de cette manière que nous atteindrons le vivre bien et la gouvernance par nous-mêmes.

    Vive la Bolivie! Jallalla32!

     

    David Choquehuanca

    Vice-président de l ́État plurinational de Bolivie

     

    Traduction réalisée par Cristian Saavedra Salomon. cristian.saavedra@outlook.com

    Source:  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/bolivie-discours-d-investiture-du-vice-president-de-l-etat-plurinational-de-bolivie-monsieur-david-choquehuanca.html

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  • « C’est avec une grande fierté que nous avons récupéré pacifiquement ce qui appartient au peuple vénézuélien et bolivien et aux peuples du monde : l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela. Merci au peuple bolivien qui a donné la victoire au MAS, aux mouvements sociaux, à David Choquehuanca, à Luis Arce, à Evo Morales, grâce à eux, nous sommes ici et nous reprenons ce qui est au peuple, » a déclaré Arreaza.

    Ensuite, il a montré l’état dans lequel se trouve l’ambassade et a signalé que des appareils électro-ménagers, un réfrigérateur, des téléviseurs, des ordinateurs et des œuvres d’art ont été emportés par les représentants du « président » autoproclamé  Juan Guaidó.

    Selon Arreaza, les « usurpateurs » dirigés par le soi-disant diplomate José Gregorio Cumare Hernández sont entrés « de force » il y a 1 an et ont « démantelé » le consulat : « Ils ont emporté des livres, des ordinateurs, des œuvres d’art. Ils ont même volé le buste du Libérateur, » a-t-il déclaré. 

    « Ici, il ne reste pas 1 ordinateur, pas un stylo, pas un serveur, pas un tampon, pas un portrait de Bolívar, » a dénoncé Arreaza et il a ajouté que ce qui s’est passé à l’ambassade, c’est ce que Guaidó souhaite faire dans tout le Venezuela : « C’est ce qu’ils veulent faire avec notre peuple : le piller, le démanteler. »

     

     

     

    source en espagnol :  https://albaciudad.org/2020/11/ceso-la-usurpacion-en-bolivia-venezuela-recupero-su-embajada-en-la-paz-video/

    source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/venezuela-les-representants-de-guaido-ont-pille-l-ambassade-en-bolivie.html

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  • Bolivie : Evo Morales en Bolivie

    L’ex-président de la Bolivie dirigeant du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Evo Morales a déclaré dans son 1er  discours à Villazón, Bolivie, après être rentré d’exil ce lundi : « Nous avons rétabli la démocratie sans violence. nous avons récupéré la Patrie. »

    Reçu par une multitude de personnes sur la place  Bolívar de la ville frontalière avec l’ Argentine, dans le département de Potosí, Morales a qualifié ce moment d’historique : « Dans le monde, il y a des coups d’Etat contre des Gouvernements révolutionnaires, anti-impérialistes, qui ne rétablissent pas rapidement la démocratie et le Gouvernement pour le peuple, » a-t-il ajouté.

    Il a donné les raisons du coup d’Etat de novembre 2019 : « Le coup d’Etat n’est pas seulement le produit de la lutte des classes, pas seulement parce qu’ils n’acceptent pas que les indigènes puissent gouverner, ça a été un coup d’Etat contre notre modèle économique parce que notre modèle économique vient du peuple. » 

    Et il a ajouté que ce coup d’Etat était dirigé contre l’action de son Gouvernement pour récupérer les ressources naturelles : « L’impérialisme et le FMI ne l’acceptent pas, » a-t-il ajouté.

    « L’Empire, le Fonds n’acceptent pas cela. La lutte de toute l’humanité des nouvelles générations est la lutte pour déterminer à qui à qui sont les ressources naturelles (...) Quand les empires veulent prendre nos ressources naturelles, ils nous divisent, ils nous dominent. En Bolivie, nous, les mouvements sociaux unis, nous décidons que ce sont les Boliviens sous l’administration de l’Etat. »

    Il a aussi analysé l’importance de la lutte électorale et politique : « Seulement avec le pouvoir syndical, communal, social, nous ne pouvions pas nationaliser. Il était important de stimuler le pouvoir politique, de faire des élections nationales et de passer de la lutte orgnaique à le lutte politique. »

    A propos des actions du Gouvernement étasunien avant les élections du 18 octobre dont le binôme Luis Arce-David Choquehuanca du MAS est sorti vainqueur, il a dit : « Quel était le but de l’empire nord-américain ? Interdire le MAS. Il n’a pas pu. »

    « Quand le MAS y a participé, ils ont dit que le MAS ne pouvait pas revenir au Gouvernement ni Evo en Bolivie. Merci au peuple bolivien, » a-t-il déclaré. 

    Et il a demandé aux autorités actuelles,  Luis Arce et David Choquehuanca, de « faire un acte de justice envers les ex-membres du Tribunal Suprême Electoral et des Tribunaux départementaux pour les accusations de fraude aux élections »  d’octobre 2019.

    Presque à al fin de son discours, Evo Morales a  souligné qu’il y a 3 raisons de se réjouir pour les Boliviens : la victoire de Luis Arce et de  David Choquehuanca aux  élections, le retour au pays d’ Evo Morales, de l’ex-vice-président Álvaro García Linera et d’autres exilés et la défaite aux élections étasuniennes du républicain Donald Trump.

    Il a remercié le peuple de Villazón pour son accueil et a envoyé un salut aux présidents d’Argentine, Alberto Fernández, du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, du Venezuela, Nicolás Maduro, de Cuba, Miguel Díaz-Canel et « à tous ceux qui ont été inquiets et se sont occupé constamment » de sa situation.

    Le président de la Fédération des Associations Municipales de Bolivia, Álvaro Ruiz, a également pris la parole : « Un dirigeant national, un homme qui a représenté la croissance pour notre Patrie revient sur sa terre, dans sa Patrie. Nous le recevons à bras ouverts. »

     

    Source en espagnol :  https://www.telesurtv.net/news/evo-morales-bolivia-dice-hemos-recuperado-democracia-sin-violencia-20201109-0017.html

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/bolivie-evo-morales-en-bolivie.html

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  • Se prevé que en la mañana del lunes el expresidente Morales cruce la frontera con Bolivia.

    Le président de l’Argentine, Alberto Fernández a offert dimanche soir un repas d’adieu à l’ex-président de la Bolivie, Evo Morales qui, lundi rentre dans son pays après 1 an d’exil.

    « Une partie de ma vie reste pour toujours en Argentine, » a dit  Morales lors de ce repas à l’hôtel de tourisme de La Quiaca, une ville située au nord de la province argentine de Jujuy sur la frontière avec la Bolivie.

    L’ex-président (2006-2019) rentre lundi en Bolivie après être parti en exil en novembre 2019 après le coup d’Etat contre lui. Il est allé d’abord au Mexique puis en Argentine.

    « Nous reviendrons et nous serons des millions, » avait-il déclaré lors de son exil en Argentine, citant la prophétie du cacique indigène Túpac Katari. Cette phrase est en train de devenir réalité.

    Evo Morales rentre le lendemain de l’investiture de Luis Arce, du même parti que lui, le Mouvement Vers le Socialisme (MAS), comme président de la Bolivie.

    Evo Morales a pris dimanche l’avion à Buenos Aires pour se rendre à Jujuy, où il a rencontré la dirigeante sociale argentine Milagro Sala, et s’est ensuite rendu à La Quiaca, sur la frontière avec la Bolivie, où il passera la nuit.

    Lundi, il devrait faire le trajet La Quiaca, Villazón, où il y aura une cérémonie, Tupiza, Atocha et Uyuni.

    Il arrivera le 11 novembre à l’aéroport de Chimoré d’où il est parti pour l’exil, le même jour, l’année dernière.

     

    Source en espagnol :   https://www.telesurtv.net/news/argentina-presidente-fernandez-ofrece-cena-evo-morales-20201109-0001.html

    Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/argentine-alberto-fernandez-dit-au-revoir-a-evo-morales-sur-la-frontiere.html

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  • Se encuentran en suelo boliviano el presidente de Argentina, Alberto Fernández, y el canciller de Venezuela, Jorge Arreaza.

    Différents chefs d’Etat de la région et du reste du monde arrivent en Bolivie pour assister à l’investiture de Luis Arce comme président et de David Choquehuanca comme vice-président du pays.

    Le président de l’Argentine, Alberto Fernández, et le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza sont déjà sur le sol bolivien. Quelques heures plus tard est arrivé le ministre des Affaires Etrangères de l’Iran, Mohammad Yavad Zarif, qui a déjà rencontré Arce et Choquehuanca. 

    Le roi Felipe VI d’Espagne accompagné du dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias, s’est aussi déplacé à La Paz ainsi qu’une délégation des Etats-Unis dirigée par le sous-secrétaire au Trésor pour les Affaires Etrangères Brent Mclntosh.

    Selon le porte-parole de la commission de transition, Freddy Bobaryn, on attend dans les prochaines heures l’arrivée du président de la Colombie, Iván Duque, et celle de l’ex-président du Panamá, Martín Torrijos.

    Le président du Paraguay, Mario Abdo Benítez, le président du Conseil des Ministres du Pérou, Wálter Martos, le chancelier de l’Uruguay, Francisco Carlos Bustillo, et le chancelier du Chili, Andrés Allamand, devraient arriver dimanche, à lapremière heure.

    Des organisations sociales et indigènes comme la Confédération des Nationalités Indigènes de l’Equateur (CONAIE) et le `conseil Américain des Peuples Indigènes du Canada ont aussi été invitées à la cérémonie qui aura lieu au siège de l’Assemblée Législative Plurinationale et débutera à 7H00,heure locale 

    On attend également des représentants du peuple Maya K'iche de Guatemala, de Convergence Sociale-Front Large du Chili et d’autres organisations du Pérou, du Venezuela, du Panamá, du Mexique, d’Argentine, de Colombie, du Honduras et du Brésil.

    Evo rentrera lundi

    L’ex-président Evo Morales a déclaré samedi lors d’une conférence de presse qu’il rentrera en Bolivie le 9 novembre prochain et qu’il est certain que son entrée ne provoquera pas de problèmes juridiques. 

    Le dirigeant révolutionnaire a précisé qu’il passera la frontière dans la matinée, à 10 ou 11H et qu’il parcourra en caravane différents villages et différentes localités du pays pour arriver le 11 novembre à Chimoré, dans le Tropique de Cochabamba (centre), où il restera.

    Dans un message diffusé sur Twitter, Evo a remercié le président de l’Argentine, Alberto Fernández, qui l’accompagnera pour passer le frontière « pour des raisons de sécurité. »

    Evo a déclaré qu’il laissait « une partie de son cœur » en Argentine.

     

    source en espagnol :   https://www.telesurtv.net/news/bolivia-delegaciones-arriban-posesion-luis-arce-20201107-0014.html

    source en français (traduction de Françoise Lopez) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/bolivie-arrivee-des-delegations-pour-l-investiture-de-luis-arce.html

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  • A moins de 48 heures de leur investiture, le président et le vice-président élus ont fait une offrande à la Pachamama dans les ruines de Tiwanaku, témoin muet de l’un des empires les plus importants du monde, lors d’une cérémonie privée qui a été comme une investiture symbolique.

    « Nous sommes à Tiwanaku, au début de la cérémonie d’offrande à la Pachamama pour que santé et force nous accompagne pour gouverner la Bolivie, » a écrit Arce sur son compte Twitter.

    Tiwanaku est un énorme ensemble de ruines situé à 20 kilomètres du lac Titicaca et à 71 de La Paz, qui s’étend sur de 420 hectares. A 3,840 mètres au-dessus du niveau de la mer, c’est la zone archéologique la plus haute d’Amérique.

    On avait écarté l’idée d’une cérémonie dans la semaine à Tiwanaku, pour éviter des dépenses et à cause de la pandémie de COVID-19.

    Considérant que c’est un important centre spirituel antérieur aux Incas, Arce et Choquehuanca ont participé à la cérémonie avec des prêtres andins et des chefs des communautés indigènes de la zone avant deprêter serment devant l’Assemblée Législative.

    Le futur président et le futur vice-président se sont recommandés à la Pachamama comme l’avait fait le président Evo Morales en 2006 au début de son mandat, également à Tiwanaku.

    « Avec beaucoup d’engagement et d’amour pour la Bolivie, avec notre frère David Choquehuanca, nous avons reçu la bâton de commandement des sages indiens. Les énergies de la Pachamama et de nos ancêtres nous accompagnent. Merci au peuple bolivien ! »

     

    Source en espagnol :  https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/11/06/bolivia-arce-y-choquehuanca-piden-en-tiwanaku-salud-y-fuerza-para-gobernar/

    Source en français (traduction de F Lopez) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/bolivie-arce-et-choquehuanca-demandent-a-la-pachamama-force-et-sante-pour-gouverner.html

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  • Joseph Robinette Biden Jr, 77 ans, deviendra le 46ème Président des Etats-Unis d'Amérique. A l'issue d'une élection présidentielle aux rebondissements forts, Donald Trump a été battu.

    Si il n'y a rien à attendre de cette personne et de son parti, espérons que la pression des Etats-Unis contre Cuba se relâchera, que l'impérialisme contre le Venezuela et les pays socialistes soit enfin battu par la mobilisation des peuples et des forces de progrès.

    Une analyse du scrutin pour comprendre comme cela c'est déroulé.

    Article et traduction Nico Maury

     
    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis
     

    Même si les résultats ne sont pas définitifs, et qu'il manque les résultats des Etats du Nevada, de l'Arizona, de Caroline du Nord et de Pennsylvanie, la Géorgie a donné le coup de grâce aux espoirs de réélection de Donald Trump. Cette Géorgie conservatrice qui n'a pas donné de majorité aux démocrates depuis 1992, vient de sonner la fin de cette mascarade électorale antidémocratique.

    Joe Biden dispose désormais du nombre de délégués nécessaires pour être proclamé Président élu des Etats-Unis d'Amérique.

    Cette proclamation peut prendre du temps, il faut attendre tous les résultats et l'aboutissement des procédures judiciaires lancées par le président sortant.

    Processus électoral indirect et profondément antidémocratique

    La victoire des démocrates n'aura pas été aussi facile qu'annoncée par les instituts de sondage. C'est clairement la participation et le vote par correspondance qui auront permis à Biden de s'imposer difficilement face à Donald Trump.

    Joe Biden aura remporté le vote populaire (50,5% des voix), mais ce dernier ne compte pas dans la victoire, car l'élection présidentielle aux Etats-Unis est indirecte.

    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis
     
    1- Gagner la majorité du collège électoral

    Chaque Etat dispose d'un collège électoral (qui correspond au nombre de représentants + les 2 sièges au sénat). Le candidat qui arrive en tête remporte l'intégralité du collège électoral (sauf dans le Nebraska et dans le Maine où il y a des districts).

    Ainsi, Joe Biden remporte la majorité dans 24 Etats et Donald Trump dans 26 Etats. Mais comme le poids démographique dans les Etats est différents, le poids du collège électoral varie. A cette heure Joe Biden dispose de 284 délégués contre 214 pour Donald Trump.

    C'est grâce à quelques états qu'il obtient son élection, par la reconquête de Wisconsin, du Michigan, de la Pennsylvanie (perdues en 2016) et par la conquête extraordinaire de la Géorgie.

    Cet héritage des Pères fondateurs des USA est profondément archaïque et antidémocratique. Crée pour s'assurer de ne pas donner la charge suprême à un "incapable", ce système a permis l'élection de Donald Trump en 2016 et permet de donner plus facilement des victoires aux Républicains, même si ils sont battus par le vote populaire.

    2- Un scrutin qui entrave l'exercice du droit de vote

    Si l'on doit parler du mode de scrutin, là aussi la tentation antidémocratique est forte :

    Les listes électorales ne sont pas centralisées, elles sont gérées par les Etats fédérés et ces derniers, en fonction de leurs couleurs, peuvent décider de favoriser un électorat au détriment d'un autre. Par exemple la Floride restreint le droit de vote aux anciens prisonniers (majoritairement afro-américains)

    Dans les Etats, le découpage des circonscriptions électorales ne suit pas une logique démographique comme en France. Chaque Etat choisi de favoriser des comtés en fonction d'autres. Il y a des bureaux de vote plus nombreux dans certains comtés et qu'un seul dans un autre.

    Le but est très claire, il y a une volonté politique de restreindre le droit de vote à certaines catégories sociales au profit d'autres.

    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis
     
    3- Une méthode archaïque de vote et de comptage

    Il existe des particularités propre aux Etats-Unis : Le vote anticipé (qui existe dans certains Etats et pas d'autres) et le vote par correspondance (qui n'existe plus en France depuis les années 70). Très clairement la pandémie de coronavirus aura boosté ces deux techniques de vote.

    Et comme le vote par correspondance dépend des aléas du système postal (public) étasunien, les résultats peuvent être totalement antagoniste entre ce qui sort des urnes et ce qui sort des boites postales. C'est comme cela que Biden battu dans le Wisconsin, le Michigan, la Géorgie, la Pennsylvanie parvient à s'imposer après plusieurs jours de dépouillement.

     
    Sur la dynamique électorale

    Quelques cartes pour comprendre les dynamiques électorales :

    Sur la carte ci dessous, on peut observer l'évolution du vote.

    Les Dems (bleu) se renforcent sur la côte Est & Ouest, mais aussi sur le Texas, le Colorado et en Géorgie. C'est en Géorgie que c'est finalement jouer la victoire.

    Le GOP (rouge) se renforce dans l'Ouest (Idaho, Utah), à l'ouest du Mississippi et dans une partie de la Rust Belt (région ouvrière). Pourtant ce progrès électoral est insuffisant et ne permet pas à Donald Trump de conserver une majorité dans le Wisconsin et le Michigan.

    Une analyse du vote ouvrier serait intéressante, car il semble que la classe ouvrière ait décidé de renouveler son appui à Donald Trump.
     
    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis

     
     
    Au niveau des comtés, on constate que les Etats-Unis sont coupé en deux. On a d'un côté le Biden des villes vs le Trump des champs.

    L'électorat Dems se situe dans les grandes villes du pays et l'électorat républicains dans les petites villes et les campagnes.
     
    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis

     
     
    Sociologie électorale
     
     
    La mascarade est enfin terminée, Joe Biden sera le 46ème Président des Etats-Unis

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  • El atentado contra Luis Arce fue perpetrado por un grupo de personas que detonaron un aparato con dinamita en las afuera de la sede del MAS.

    Le porte-parole du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Sebastián Michel, a dénoncé jeudi un attentat contre le président élu Luis Arce grâce à l’explosion d’un engin au siège du groupe politique dans le quartier  de Sopocachi, de la capitale bolivienne.

    Selon lui, cet attentat a été perpétré par un groupe de personnes qui a fait exploser un engin avec de la dynamite alors que se tenait une réunion à laquelle participait le président élu Luis Arce.

    « Il y a quelques minutes, nous avons été victimes d’un attentat de la part d’un groupe qui a déposé un paquet de dynamite au siège de campagne où notre propre président élu Luis Arce était en réunion. Nous sommes très préoccupés par ce qui s’est passé », a déclaré Michel dans une interview accordée à Televisión Universitaria et Red Uno.

    Sebastián Michel a déploré que les autorités en charge de la sécurité du pays ne se soient pas prononcées à ce sujet et n’apportent pas la sécurité nécessaire, plus encore à une autorité qui a été élue par la majorité du peuple bolivien.

    « Nous n’avons vu aucune déclaration à ce sujet du ministre du Gouvernement Arturo Murillo, alors, nous pensons que nous sommes à la merci de nous-mêmes, totalement sans protection et que personne ne nous apporte la garantie nécessaire à la sécurité de notre président, » a-t-il ajouté.

    Le représentant du  MAS a indiqué que cet attentat fait partie du climat de violence provoqué par des secteurs de droite après la victoire aux élections de Luis Arce.

    Michel a précisé qu’au moment de l’attentat, des personnes en charge du contrôle de l’information et de la commission qui travaillait à la cérémonie d’investiture étaient là.

    La cérémonie d’investiture est prévue pour dimanche 8 novembre au palais Législatif et elle mettra fin à presque 1 an de dictature de Jeanine Áñez.

     

    source en espagnol :  https://www.telesurtv.net/news/bolivia-atentado-contra-luis-arce-20201105-0046.html

    source en français (traduction de F.Lopez) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/11/bolivie-attentat-contre-le-president-elu-luis-arce.html

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  • Buenos Aires, 5 nov (Prensa Latina) L'ancien président bolivien Evo Morales a souligné aujourd'hui à ses compatriotes l'urgence de travailler ensemble à la reconstruction du pays.

    Sur son profil Twitter, M. Morales a souligné qu'après les élections, "ce ne sont pas des moments de confrontation, mais d'accord et de planification pour surmonter la crise économique".

    Toujours à partir de cette plateforme, le leader indigène, qui retournera bientôt dans son pays après s'être réfugié en Argentine suite à un coup d'État, a rappelé le Sommet des Amériques qui s'est tenu il y a 15 ans à Mar del Plata, lorsque la gauche latino-américaine a dit non à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).

    Je rends un hommage particulier à Néstor (Kirchner), Hugo (Chávez) et Lula (Da Silva)", a déclaré M. Morales, qui a évoqué les présidents et les mouvements sociaux qui travaillent ensemble pour la Grande Patrie contre le néolibéralisme.

    Hier, les médias boliviens ont confirmé le retour de l'ancien président dans le pays lundi prochain, et il devrait entrer en territoire bolivien par le pont sur la rivière La Quiaca, le point de passage de la frontière entre les deux pays.

    Il sera ensuite reçu lors d'un événement organisé par des représentants des mouvements sociaux et des autorités locales.

    Le retour aura lieu un jour après l'inauguration de Luis Arce, du Mouvement vers le socialisme, qui sera le président bolivien pour les cinq prochaines années.

    jcm/dla

    source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=409125&SEO=destaca-evo-morales-urgencia-de-trabajar-para-reconstruir-bolivia

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