• Jean-Paul Le Bouëdec, 76 ans, a commencé sa carrière à 16 ans, aux Forges d’Inzinzac-Lochrist puis a travaillé 30 ans à la SBFM. Son fils y est entré en 1992. Ce samedi 1er mai, ils ont tous les deux Jean-Paul Le Bouëdec, 76 ans, a commencé sa carrière à 16 ans, aux Forges d’Inzinzac-Lochrist puis a travaillé 30 ans à la SBFM. Son fils y est entré en 1992. Ce samedi 1er mai, ils ont tous les deux défilés pour le maintien de cet outil industriel dans le pays de Lorient. 

    Depuis dix jours, les salariés de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, bloquent l’usine de Renault pour protester contre son départ. Tous se battent pour l’emploi industriel mais aussi pour la mémoire d’une usine qui a vu défiler des générations de fondeurs. Souvent de père en fils. Comme Jean-Paul et Laurent Le Bouëdec.

    À 76 ans, Jean-Paul Le Bouëdec a défilé ce samedi 1er mai, dans les rues d’Hennebont (56) aux côtés des salariés de la Fonderie de Bretagne dont Renault cherche à se séparer. Parce qu’il a consacré 30 ans de sa vie à la Société bretonne de fonderie et mécanique, devenue Fonderie de Bretagne en 2009. Avant ça, dès ses 16 ans, il avait travaillé cinq ans aux forges d’Inzinzac-Lochrist jusqu’à leur fermeture en 1966. Jean-Paul Le Bouëdec a défilé pour le patrimoine industriel du pays de Lorient mais surtout pour son fils, Laurent, 52 ans, qui a suivi ses traces en entrant à la SBFM en 1992. « C’était un peu une évidence. Mon père y travaillait, mon cousin, mon oncle aussi, c’était une histoire familiale », raconte le Hennebontais. Et il est loin d’être seul. À la Fonderie de Bretagne, on est souvent fondeurs de père en fils.

    La fonderie : une ambiance, une mentalité

    Après des petits boulots, à l’Arsenal notamment, le jeune homme de l’époque cherchait un CDI et puisqu’il tâtait pas trop mal le ballon, l’US Montagnarde l’a fait entrer à l’usine caudanaise. « C’était comme ça que ça se passait à l’époque. Il y avait pas mal de footeux à la SBFM. Je connaissais déjà du monde en arrivant ». La fonderie, un travail fatigant, dangereux à l’époque du père de Laurent, « mais je n’ai pas été effrayé par le travail, il y avait l’ambiance, la mentalité, c’est important ». Et quand on entre à la Fonderie de Bretagne, on entre souvent à la CGT. « On m’a presque mis le couteau sous la gorge pour que je prenne ma carte », plaisante le quinquagénaire. Alors Laurent a adhéré, une fois de plus comme son père, dont il est fier. « 35 ans d’usine dont 30 à la SBFM ce n’est pas rien. Lui aussi était de toutes les mobilisations, en 1981, en 1998. Il est inquiet pour son fils car aujourd’hui le travail ne court plus les rues ».

    « On ne doit rien à personne »

    « Qu’est-ce que je pourrais bien faire à 52 ans ? », se demande Laurent. Une phrase que l’on entend souvent chez ceux qui ont passé plusieurs décennies dans les murs de la Fonderie. De jour. De nuit. Renault a annoncé, le 11 mars, vouloir se séparer de l’usine. Les salariés veulent poursuivre l’aventure avec le groupe français et occupent le site depuis le 27 avril. « On s’est toujours battu, on a souvent gagné et on ne doit rien à personne ». L’échec de cette nouvelle mobilisation, Laurent Le Bouëdec ne veut même pas y penser. « Ce serait très dur… Là, c’est le flou total mais j’y crois ». Avec le plan amiante, Laurent Le Bouëdec partira à la retraite dans cinq ans et il n’imagine pas voir son usine fermer. Ni avant son départ, ni après. « Je ne veux pas partir avec la porte fermée, cela me ferait mal au cœur. Je suis fier d’être un fondeur, de bosser ici. C’est un savoir-faire ».

    La déception Renault

    En 30 ans, Laurent Le Bouëdec a connu une dizaine de postes à la Fonderie de Bretagne, « on peut dire que j’ai fait le tour de l’usine de la bavure des pots d’échappement, que l’on ne produit plus, à la fusion en passant par le noyautage. Aujourd’hui, je suis à la manutention ». Il travaille en 2/8, de 6 h à 14 h ou de 14 h à 22 h pour un salaire de 1 850 €, « certains diront que c’est bien mais après 30 ans de boîte, ce n’est pas fou, ça remplit le frigo mais pas de quoi faire des folies », confie le manutentionnaire. Nul besoin de s’entretenir longtemps avec Laurent pour comprendre qu’il ne se bat pas que pour un emploi et le salaire qui va avec. « On est comme des frères, on est une famille », rabâche Maël Le Goff, leader CGT, aux salariés. Laurent, célibataire et sans enfant, a effectivement fait de la fonderie sa famille. « Ici ce sont mes amis, on se voit le week-end, en dehors du boulot ». Alors il lutte pour cet outil industriel qu’il connaît par cœur. Ce week-end, il a dormi à la fonderie sur un matelas gonflable. « Je suis déçu de Renault, quand on lit le tableau noir qu’il dresse de la fonderie… Ça fait mal d’entendre parler de son usine comme ça. On ne demande pas grand-chose : juste travailler. C’est un devoir de se bagarrer ». Pour Jean-Paul et les autres.

     

    source:  https://www.letelegramme.fr/

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  • Le dimanche 28 mars dernier, la marche pour le climat avait rassemblé quelque 600 personnes sur le port de Vannes.Le dimanche 28 mars dernier, la marche pour le climat avait rassemblé quelque 600 personnes sur le port de Vannes.

    ​Un collectif d’associations répond à l’appel national à manifester dimanche 9 mai 2021 « pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement ». Rendez-vous est donné à 10 h 30 au port de Vannes (Morbihan).

    Le 9 mai prochain, quelques jours seulement après le vote solennel de l’Assemblée nationale autour du projet de loi Climat et résilience, un collectif d’associations (1) répondra à l’appel national à manifester « pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement ».

    La marche débutera à 10 h 30 de l’esplanade Simone-Veil rive droite du port de Vannes (Morbihan). Le dimanche 28 mars dernier déjà, il était de manière indépendante ou rassemblés, plus de 600 personnes à défiler.

    « Le texte de loi clairement insuffisant »

    Pour le collectif, « malgré plus de 5 000 amendements proposés, le texte de loi s’avère clairement insuffisant face à l’urgence climatique et ne représente en rien les ambitions initiales des propositions qui émanent pourtant de la société civile. »

    Et de conclure : « L’occasion est gâchée, la démocratie est négligée, et notre avenir est toujours plus incertain. Il est encore temps pour les citoyennes et citoyens d’agir et de défendre leur avenir. Un avenir plus sain et plus juste. »

     

    (1) Collectif Citoyen pour le Climat (Vannes), La Renverse (Arradon), ActionAid Pays de Vannes, Green Vannes (Youth for climate, Alter-Actif (Arradon), Silence aux dessus de nos têtes (Meucon), Arradon en transition, Attac 56.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les salariés fondeurs se rendant mardi 4 mai à l’assemblée générale quotidienne. L’activité reste bloquée à Caudan.Les salariés fondeurs se rendant mardi 4 mai à l’assemblée générale quotidienne. L’activité reste bloquée à Caudan. 

    Ce jeudi 6 mai 2021, les fondeurs grévistes vont à la rencontre du médiateur nommé par le préfet du Morbihan. Ils sollicitent une nouvelle entrevue avec Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération.

    Ils l’attendent de pied ferme. Ce jeudi 6 mai 2021, les salariés grévistes de la Fonderie de Bretagne vont rencontrer le médiateur, nommé mardi par le préfet du Morbihan.

    Les fondeurs ont prévu de se déplacer en cortège du site caudanais vers la sous-préfecture de Lorient. Ils le disent à demi-mot, on peut s’attendre à quelques ralentissements en début de matinée sur la RN 165 et la pénétrante…

    Le médiateur a bien été nommé dans les 24 heures, comme l’avait promis le préfet Patrice Faure. Il s’agit d’Éric Boireau. Il occupe le poste de directeur adjoint à la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités.

    Ce haut fonctionnaire aura pour charge de réinstaurer un dialogue entre les fondeurs et la direction de Renault. « Il connaît nos revendications », prévient Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie. 

    Reprise, un mot banni

    Outre le plan de charges, le volume, la condition sine qua non est « le maintien du site de la Fonderie de Bretagne et le maintien dans le groupe Renault ».

    Tout autre scénario est exclu à leurs yeux. C’est pour cette raison que la CGT a sollicité une nouvelle entrevue avec le président de Lorient Agglomération, Fabrice Loher. Hors de question pour eux d’entendre « parler de reprise, comme peuvent le dire certains élus ».

    Les salariés grévistes, qui bloquent le site depuis huit jours (le 27 avril), s’appuient sur un courrier en date du 28 juillet 2020, envoyé conjointement au Premier ministre et au ministre de l’Économie. Par ce biais, la CGT exhorte les élus « de confirmer leur soutien sur la base de revendication des salariés ».

    Pour l’élu CFDT de la fonderie, Fabien Latapie, la nomination du médiateur « tombe à point nommé pour les organisations syndicales et la direction. La priorité reste un emploi durable à la fonderie de Bretagne. » Les salariés restent dans l’attente. La CFDT appelant « à faire bloc avec la CGT », ici à Caudan comme dans les autres fonderies de France.

     

    Loïc TISSOT 

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie, résume aux grévistes l’entrevue avec le préfet.Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie, résume aux grévistes l’entrevue avec le préfet. 

    Pas de reprise du travail tant que les négociations n’ont pas abouti : la grève continue sur le site de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan). La CGT ne dérogera pas sur les revendications. En premier lieu, le maintien au sein du groupe Renault.

    Pourquoi ? Comment ?

    Que s’est-il passé ce mardi 4 mai 2021 pour les salariés de la Fonderie de Bretagne ?

    Quatre-vingts d’entre eux (sur 340 salariés) ont fait le déplacement de Caudan jusqu’à la préfecture. Objectif ? Qu’une délégation soit reçue et que ça bouge quant à la nomination d’un médiateur. Cela a été chose faite et c’est le préfet en personne, Patrice Faure, qui les a reçus. « Il nous a assuré qu’un haut fonctionnaire sera nommé d’ici 24 heures. » Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie le redit, au vu d’un dialogue rompu avec les directions locale et générale de Renault : « On pourra ainsi commencer à négocier sur la base de nos revendications ».

    Quel message a souhaité porter la délégation de salariés grévistes ?

    Les salariés grévistes ne veulent pas entendre parler d’un potentiel repreneur. La clé de voûte, à leurs yeux, c’est le maintien de la Fonderie dans le groupe Renault. « Un repreneur s’est prononcé pour les Fonderies du Poitou et SAM de Viviez (NDLR : un ancien PDG de SAM, Patrick Bellity). La première chose, cela a été de demander des subventions à l’État, il n’a pas d’argent en poche. » Volume, plan de charge, 15 équipes de travail par semaine… Les grévistes veulent des garanties écrites.

    Les salariés fondeurs se rendant à l’assemblée générale quotidienne. L’activité reste bloquée à Caudan.

    Est-ce que la désignation du médiateur peut changer le cours des choses ?

    Le secrétaire CGT de la Fonderie reste prudent. Et est pointilleux sur le fond et la forme. Il a appuyé, les grévistes veulent un « médiateur » qui saura faire la navette entre deux parties qui ne peuvent se parler et non un « observateur ». Selon Maël Le Goff, le préfet, Patrice Faure, remontera les différentes doléances. « Tant que rien n’est signé et acté, il n’est pas possible de reprendre le travail. » Voilà une semaine (depuis le 27 avril) que l’activité est bloquée. Et cela va continuer. Le syndicaliste appelant à « l’assiduité des équipes », jusqu’à 22 h. « On ira jusqu’au bout », quand bien même la météo prévoit des lendemains pluvieux.

     

    Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie, résume aux grévistes l’entrevue avec le préfet. 

    Des actions prévues cette semaine ?

    Les cégétistes reçoivent la bénédiction de leurs pairs. Les cheminots retraités versent  1 000 € au nom de la solidarité. La coordination syndicale départementale CGT des services publics du Morbihan apporte son soutien. D’autres mouvements dans la semaine, demande un gréviste ? « Ce serait bien qu’on montre qu’on est loin d’être morts. » En attendant le concret, la CGT s’est fendue d’un courriel à certains élus, rappelant qu’au-delà du soutien, il s’agit de « de discuter sur nos bases revendicatives, pas sur les leurs. »

     

     

    Loïc TISSOT

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Ce mardi après-midi, une centaine de salariés se sont retrouvés à l’assemblée générale quotidienne, sur le site de la fonderie. Le secrétaire CGT de la Fonderie de Bretagne, Maël Le Goff, a fait le topo de la réunion avec le préfet.Ce mardi après-midi, une centaine de salariés se sont retrouvés à l’assemblée générale quotidienne, sur le site de la fonderie. Le secrétaire CGT de la Fonderie de Bretagne, Maël Le Goff, a fait le topo de la réunion avec le préfet.

    Voilà une semaine que les fondeurs en grève ont stoppé leur activité à Caudan. Ce mardi 4 mai 2021, après une opération escargot menée du site caudanais vers Vannes (Morbihan), ils ont été reçus par Patrice Faure. Ce dernier a annoncé la mise en place d’un médiateur entre les salariés et leur direction.

    Mission accomplie pour les fondeurs de Caudan. L’opération escargot menée ce mardi 4 mai 2021, sur la RN165 du site de la Fonderie de Bretagne jusqu’à la préfecture du Morbihan à Vannes a porté ses fruits. Les portes se sont ouvertes pour recevoir une délégation.

    Un observateur sous 24 heures

    Ils sont repartis, peu avant midi, avec au moins une réponse. Au terme d’un entretien d’une quinzaine de minutes avec le préfet Patrice Faure, celui-ci leur a annoncé la mise en place d’un médiateur.

    La garantie des volumes

    C’était l’une des demandes des salariés, dont le convoi était emmené par le syndicat CGT. « Ce fut assez rapide, note le représentant syndical Maël Le Goff. L’observateur sera mis en place dans les vingt-quatre heures pour renouer le dialogue entre nous et Renault. Car c’est le silence radio avec eux. Nous n’avons aucun échange. »

    L’autre demande des salariés concernait « la garantie des volumes et de rester chez Renault. Le préfet nous a dit qu’il le remonterait. Nous avons toujours revendiqué ça. On bloque l’usine depuis une semaine et ça commence à bouger. »

     
    Ce mardi 4 mai, une délégation des fondeurs en grève du site de Caudan va être reçue par la préfecture du Morbihan.

    Opération escargot

    Les salariés avaient décidé de se rendre à la préfecture n’ayant « aucune nouvelle ce lundi », observait Maël Le Goff, délégué CGT du site de production. Ce mardi 4 mai 2021, le convoi d’une trentaine de véhicules a provoqué un fort ralentissement sur la voie express.

     

    À la fonderie de Bretagne à Caudan (Morbihan). 

    80 salariés devant la préfecture

    Le convoi est parti de Caudan vers 8 h 30 et est arrivé dans le centre de Vannes à 9 h 30. À 9 h 45, il était stationné devant la préfecture, dans l’attente d’un éventuel entretien.

    Près de 80 salariés ont fait le déplacement. Une cinquantaine est restée à la fonderie de Bretagne, à Caudan.

    Les salariés en grève de la Fonderie de Bretagne devant la préfecture du Morbihan, à Vannes

     

     

    Le soutien de 2 000 personnes

    Après la manifestation du 1er-Mai qui a réuni, à Hennebont, près de 2 000 personnes en soutien aux salariés de la Fonderie de Bretagne, l’occupation du site se poursuit. Les fondeurs en grève ont stoppé leur activité depuis déjà une semaine.

    « On va jusqu’au bout de la lutte »

    Ce mardi après-midi, une centaine de salariés se sont retrouvés à l’assemblée générale quotidienne, sur le site de la fonderie. Le secrétaire CGT de la Fonderie de Bretagne, Maël Le Goff, a fait le topo de la réunion avec le préfet. Il le répète à l’envi : « D’ici mercredi midi, un médiateur sera nommé. A partir de là, on pourra commencer à négocier sur la base de nos revendications. » Plan de charge, maintien dans le groupe Renault, 15 équipes de travail par semaine : pas de reprise de travail tant que rien n’est signé et ne va pas dans le sens des demandes des salarié. Et la suite ? D’autres mouvements à venir ? « Je pense qu’il faut continuer à montrer qu’on est loin d’être morts. »

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Les fondeurs se sont rendus, en opération escargot, à la préfecture de Vannes où ils ont été reçus par le préfet. Il leur a assuré la nomination d’un observateur en vue d’une médiation avec le groupe Les fondeurs se sont rendus, en opération escargot, à la préfecture de Vannes où ils ont été reçus par le préfet. Il leur a assuré la nomination d’un observateur en vue d’une médiation avec le groupe Renault.

    Les représentants des salariés de la Fonderie de Bretagne ont été reçus à la préfecture du Morbihan, à Vannes, mardi 4 mai, en fin de matinée. Ils ont eu l’assurance de la nomination d’un « observateur dans les 24 h » pour une médiation avec Renault.

    80 salariés de la Fonderie de Bretagne dans 25 voitures ont pris la route vers Vannes ce mardi 4 mai au matin, en opération escargot. Arrivés à la préfecture peu avant 10 h, ils ont été reçus à 11 h 20 et sont repartis juste avant midi, klaxons hurlant. « Le préfet nous a assuré qu’un observateur sera nommé dans les 24 h pour la médiation avec Renault. Il veut qu’un plan de charge soit établi pour faire tourner l’usine normalement », rapporte, à la sortie de l’entrevue, Sébastien Joly, délégué du personnel.

    80 personnes dans 25 voitures se sont rendus ce mardi matin à la préfecture de Vannes. Les salariés de la Fonderie de Bretagne, sans nouvelles de la médiation demandée il y a près d'une semaine, ont o80 personnes dans 25 voitures se sont rendues, ce mardi matin, à la préfecture de Vannes. Les salariés de la Fonderie de Bretagne, sans nouvelles de la médiation demandée il y a près d’une semaine, ont obtenu la nomination d’un observateur.

    « Nous voulons des garanties écrites »

    Une assemblée générale se tiendra à 14 h, ce mardi, pour informer les salariés de la teneur de l’entretien avec le préfet, « mais il n’est pas question de lever le blocage pour l’instant. Nous voulons que Renault ramène la production partie à l’étranger et nous voulons des garanties écrites », martèle Sébastien Joly.

     

    source:  https://www.letelegramme.fr/

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  • Les salariés de la Fonderie de Bretagne occupent toujours l’usine de Caudan ce lundi 3 mai. " Hors de question de lâcher " assurent-ils. Les salariés de la Fonderie de Bretagne occupent toujours l’usine de Caudan ce lundi 3 mai. " Hors de question de lâcher " assurent-ils.

    Ce mardi, cela fera une semaine que les salariés de la Fonderie de Bretagne bloquent l’usine de Renault à Caudan. Depuis, aucune avancée significative, la CGT s’impatiente et elle le fera savoir à la préfecture ce mardi.

    Presque une semaine de mobilisation à la Fonderie de Bretagne à Caudan. Les salariés occupent toujours l’usine pour protester contre le départ de Renault et exiger du constructeur le retour des volumes, partis à l’étranger depuis l’incendie en 2019. Après un 1er mai réussi et le défilé de 2 000 personnes, fondeurs en tête, les militants abordent leur deuxième semaine d’occupation avec détermination. « On vient d’apprendre que la ligne de la Zoé, à l’usine du Mans, est arrêtée car il n’y a plus de pièces venues de la Fonderie de Bretagne, cela montre bien que oui, la Fonderie de Bretagne produit pour les véhicules électriques », clame Maël Le Goff, devant une centaine de salariés ce lundi.

    10 000 € collectés

    La CGT est toujours dans l’attente d’une médiation demandée mercredi 28 avril. « Il est grand temps que ça bouge. Alors on va le montrer à la préfecture demain » annonçait ce lundi Maël Le Goff, aux salariés. Ils partiront en convoi de voitures direction Vannes en opération escargot, à 8 h 30 et les fondeurs comptent bien être reçus par les services de l’État.

    La cagnotte de solidarité, mise en ligne la semaine dernière par les fondeurs, affiche plus de 3 900 € ce lundi et 6 000 € ont été collectés sur place.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Près de 2000 personnes ont marché dans les pas des travailleurs de la Fonderie de Bretagne, samedi, dans les rues d’Hennebont.Près de 2000 personnes ont marché dans les pas des travailleurs de la Fonderie de Bretagne, samedi, dans les rues d’Hennebont. 

    ​Près de 2000 personnes dans les rues d’Hennebont (Morbihan), samedi 1er mai 2021, ont défilé et soutenu les salariés de la Fonderie de Bretagne en lutte. Le débat s’est prolongé dans le pré de Kerbihan où le ton est parfois monté d’un cran.

    Un 1er mai sous le soleil. Radieux. Pas vraiment pour les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan, en lutte depuis 5 jours. Samedi, le pavé hennebontais a réuni près de 2000 personnes, unies, pour ne pas dire soudées, dans ce combat des fondeurs pour sauver leur outil de production. Un site sur lequel pèse une épée de Damoclès lourde à supporter.

    Mais, dit-on, l’union fait la force. Les hommes et les femmes de la fonderie en appellent donc au soutien de la population du pays de Lorient. « Ce soutien est vital et celui des élus, les représentants de cette population, l’est tout autant. Et ils doivent être fermes face au groupe Renault qui réclame régulièrement de l’argent à l’État ». C’est en substance ce que dit Jimmy, l’un des nombreux fondeurs présents dans le cortège.

    Deux sonneurs-fondeurs ouvrent le bal. Ils sonnent avec le plus d’entrain possible malgré tout. Espérant, comme leurs collègues et amis, que la décision de Renault de céder la fonderie ne sonnera pas le glas d’un métier auquel personne ne veut renoncer.

    Une table ronde en plein air était organisée avec les élus à la suite du défilé pour échanger sur l’avenir de la fonderie du groupe Renault. Ici Maël Le Goff, secrétaire CGT de la fonderie, au micro, et Jean-Michel Jacques, député LREM. 

    Relocaliser

    À l’issue de la marche, ce 1er mai de soutien s’est poursuivi dans le pré de Kerbihan. Plusieurs élus du pays de Lorient ont répondu à l’appel du débat. Ils ne sont pas légion. Mais il y a là, prêts à affronter le feu des fondeurs, Jean-Michel Jacques, député LREM, les maires d’Hennebont, André Hartereau, de Caudan, Fabrice Vély, de Lanester, Gilles Carréric, et Damien Girard, élu d’opposition (Lorient en Commun) à Lorient. Interpellé sur une transition écologique qui nuirait au bon développement de l’industrie automobile, ce dernier remet les pendules à l’heure. « La transition écologique est vitale pour l’ensemble de la planète. Il ne faut surtout pas rejeter les fautes libérales sur l’écologie. Nous pouvons relocaliser et nous battre ensemble pour une économie de territoire qui soit résiliente ».

     
    Lors des prises de parole en milieu de matinée en centre-ville d’Hennebont. 

    Faire plier Renault ?

    Jean-Michel Jacques doit aussi essuyer quelques échanges sur le vif : « Je sais que je fais face à une assemblée militante. L’État peut agir mais ne peut plier le bras de Renault. La fonderie, je la défends depuis les débuts. C’est un outil rénové, performant, à préserver ». Fabien Gache, de la CGT Métallurgie, remet les points sur les i : « La filière auto, c’est 150 000 emplois déjà perdus entre 2004 et 2018, une course obsessionnelle à l’enrichissement d’une poignée d’actionnaires. Un modèle électrique hors d’atteinte de la plus grande partie de la population. Sur les fonds publics, Renault ne s’en cache pas, ou l’État crache au bassinet ou le groupe va produire ailleurs ».

    Dans le cortège, en nombre, les salariés de la Fonderie de Bretagne. 

    « Cette fonderie vous appartient »

    Les maires de Lanester et Caudan plaident pour une meilleure mobilisation des élus locaux sur le dossier. Le temps presse. « En veillant à ce que la politique locale ne soit pas rattrapée par des choix libéraux », espère Gilles Carréric. « Reprendre la main ! », lance Damien Girard. « Une bataille de tous les élus, ajoute Phillippe Jumeau (PCF 56). S’adressant à Jean-Michel Jacques : Que faites-vous pour préserver le social sur notre territoire ? » Gérard Perron, ancien maire d’Hennebont, veste de la SBFM sur le dos, aura le dernier mot : « Du temps de la SBFM, aujourd’hui de la Fonderie, l’histoire se répète malheureusement. Ne laissons pas les bonimenteurs prendre les commandes de votre outil de travail. Camarades, cette fonderie vous appartient ! » Tonnerre d’applaudissement.

    Des prises de paroles syndicales mais aussi des intermittents et précaires qui avaient dépêché un porte-voix original (image de droite) : le druide « Cégétix » ! 
     
    Pierre WADOUX
     
    source: https://www.ouest-france.fr/
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  • La Fonderie de Bretagne est bloquée par les salariés depuis mardi 27 avril. Un débat sur son avenir et celui de la filière automobile est organisé ce samedi 1er mai, à Hennebont.La Fonderie de Bretagne est bloquée par les salariés depuis mardi 27 avril. Un débat sur son avenir et celui de la filière automobile est organisé ce samedi 1er mai, à Hennebont. 

    Alors que la Fonderie de Bretagne est toujours bloquée par les salariés, un débat sera organisé, ce samedi 1er mai, après le traditionnel défilé à Hennebont, autour de l’avenir de la filière automobile et de l’usine de Caudan.

    Ce samedi 1er mai prendra des allures de soutien à la lutte des salariés de la Fonderie de Bretagne. La CGT et la Fédération des travailleurs de la métallurgie organisent un « débat sur la filière automobile en lien avec les enjeux environnementaux et sociaux », à la fin du traditionnel défilé, à Hennebont, à 11 h 30, aux halles de Kerbihan. Derrière les lignes, il faut y voir une conférence sur l’avenir de l’usine de Caudan, des conséquences du départ de Renault. La préfecture a autorisé le débat mais limité le nombre de participants à 500 dans le respect des gestes barrières. Le 9 avril, les organisateurs avaient fortement invité les élus du territoire à participer.

    Prise de parole syndicale, politique et citoyenne

    Jean-Michel Jacques, député du Morbihan, Damien Girard, élu d’opposition à Lorient Agglomération, Gilles Carréric, maire de Lanester et Fabrice Vély, maire de Caudan, y ont répondu favorablement. Le débat sera animé par Fabien Gâche, ancien délégué central de Renault.

    La CGT veut présenter le projet porté par les salariés pour la Fonderie de Bretagne, « Un projet viable, qui répond aux enjeux actuels. Nous montrerons ce qu’est l’outil industriel, ce qu’il est en capacité de faire dans l’avenir, quel que soit le type de motorisation », assure Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint de la fédération des travailleurs de la métallurgie. Les citoyens sont également invités à prendre la parole, « car la population a participé au financement de la Fonderie de Bretagne », assure la CGT. L’État, la Région et Lorient Agglomération ont contribué aux investissements de la Fonderie de Bretagne à hauteur de 8,2 M€.

    Des formations politiques en soutien

    Les soutiens à la Fonderie de Bretagne affluent. Samedi, l’Union démocratique bretonne sera représentée : « Ce 1er mai 2021 revêt une dimension particulière. Entre les ouvriers de fonderie de Bretagne à qui l’État propose une enveloppe financière pour se reconvertir, abandonnant toute idée de relocalisation et méprisant cet outil industriel stratégique, et les intermittents et précaires occupant le Grand Théâtre pour lutter contre la réforme de l’assurance-chômage ».

    Lorient en commun marchera aussi aux côtés des fondeurs et invite « les citoyennes et les citoyens par leur présence à venir soutenir les salariés ».

    Lorient Agglomération Terre & Mer, « insiste une nouvelle fois sur le fait que les avancées pour défendre les emplois ne seront possibles que par une mobilisation politique forte et concrète auprès des salariés de la Fonderie de Bretagne ».

    Pratique

    Débat sur la filière automobile et l’avenir de la Fonderie de Bretagne, samedi 1er mai, de 11 h 30 à 13 h, aux Halles de Kerbihan, à Hennebont.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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