• La marche nationale "la force du peuple" s'est déroulée le 6 juin 2015. Elle a été une manifestation populaire extraordinaire à laquelle se sont joints plus de 100 00 personnes. Promue par la Coalition Démocratique Unitaire (CDU) , une coalition électorale qui rassemble le Parti communiste Portugais, les Parti des écologiste "les verts" et des milliers d'indépendants, la marche a constitué une démonstration puissante de la conviction dans la possibilité de rompre avec 38 années de politique de droite et de 28 années d'intégration européenne capitaliste afin  d'accomplir une alternative patriotique de gauche présentée par le PCP et la CDU aux Portugais. 

    Au cours du meeting qui a clôturé la marche, Jéronimo de Sousa secrétaire général du PCP a déclaré: "Cette immense force nous donne l'espoirNul n'est le propriétaire des voix des Portugais. Il est dans les mains de cette mer immense de personnes de donner une force pour le succès de la politique patriotique de gauche. La force promue aujourd'hui par la CDU entre Le Marqués de Pombal et Restauradores. "

    Le Secrétaire général du PCP a dirigé une action de masse qui, sans interruption, pendant plus de deux heures et demie, s'est déversée  dans l'Avenue de la Liberté avec les drapeaux de la coalition électorale Démocratique PCP-PEV et des slogans, basés sur des causes justes, qui pouvaient être vues sur les banderoles et les placards, qui clamaient la défense des fonctions sociales de l'Etat, le refus des privatisations et de la vente au détail du Portugal, le rejet du garrot de la dette qui est utilisé pour légaliser une augmentation de l'exploitation et de la pauvreté, la soumission croissante du pays aux intérêts du grand capital.

    "Une grande démonstration de la force du peuple" a souligné Jéronimo, à son arrivée aux Restauradores, le lieu final de la marche qui fut simultanément une démonstration indélébile du rejet de la course à l'humiliation et à la corruption et une ferme affirmation de la volonté et de la confiance en la politique de la gauche patriotique, dans la libération du pays, dans la production nationale et l'emploi, dans la défense des services publics, dans la justice fiscale, le développement, la souveraineté et la démocratie.

    Des milliers et des milliers de Portugais, venant du Nord du Portugal et du Sud - hommes, femmes, jeunes ouvriers, retraités et chômeurs - en nombre assez grand pour remplir les Restauradores et les trois Avenues de la Liberté, de sorte que le Secrétaire général du Parti a aussi souligné: "regardez la force du projet et des convictions, de la vérité, l'honnêteté et la dignité qui, sont incarnés dans la CDU et qui se sont répandues par la grande campagne d'éclaircissement des masses que la coalition et ses militants développeront aux élections législatives, faîtes nous un Etat, avec confiance, que le Portugal a un avenir avec la force du peuple."

    sources: http://www.lien-pads.fr  & http://www.communcommune.com/

     

     

     

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  • Déclaration de l'Initiative CWPE pour la journée mondiale de l'environnement (IC.fr-5/06/2015)Les travailleurs en Europe et d’autres pays subissent les conséquences des politiques de longue date qui ont été poursuivies en ce qui concerne l’environnement et les conséquences sont particulièrement graves:

    • Avec la contamination des ressources en eau
    • Inondations
    • Les forêts brûlées
    • l’érosion des sols qui s’aggrave
    • Pollution de l’air
    • La réduction des espaces verts gratuits dans les zones urbaines et semi-urbaines
    • La poursuite de la commercialisation de la terre

    En outre, il y a une réaction en chaîne de conséquences dans le processus de production alimentaire, où les besoins de la population sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité des monopoles, comme l’a démontré la récente réunion des monopoles et de leurs syndicats à l’EXPO à Milan.

    Les peuples sont de plus en plus privés de la possibilité de jouir des beautées naturelles, des plages, des forêts, des parcs et paient un prix élevé pour leur marchandisation.

    La gestion des déchets est devenue un terrain privilégié pour la rentabilité des monopoles, créant de graves dangers pour la santé publique.

    L’UE porte d’énormes responsabilités dans cette situation, car elle favorise la logique réactionnaire du « pollueur-payeur ». La dégradation et la destruction de l’environnement naturel et leur intensification au niveau européen et international, la marchandisation croissante des ressources naturelles révèlent de manière toujours plus évidente les effets de la voie capitaliste de développement.

    C’est sur ce terrain que l’accentuation des contradictions entre les Etats capitalistes se manifeste à l’échelle internationale pour le contrôle des marchés, l’établissement d’objectifs, les mécanismes de contrôle et la distribution des fonds afin de faire face au changement climatique. Cette confrontation devrait s’accentuer  avant la signature d’un accord climatique international, qui servira les intérêts des monopoles, au Sommet de Paris qui se tiendra cette année en Décembre.

    L’environnement sera menacée tant que la propriété privée des moyens de production existera. L’impact conscient planifié et équilibré de l’homme sur la nature ne peut exister que dans une société qui est basée sur la propriété sociale de toutes les ressources naturelles et les moyens de leur utilisation, sur la planification centrale, sur la production à la prospérité sociale comme critère.

    Afin d’ouvrir la voie à cette perspective d’espoir, les partis communistes et ouvriers qui participent à la lutte Initiative CWPE s’engagent chaque jour pour la protection :

    • des forêts et aquifères
    • des espaces libres et de l’environnement de travail
    • Pour la prévention des risques liés aux tremblement de terre et aux inondations
    • Pour la création d’un organisme public unique pour la gestion des déchets et la gestion totale des ressources en eau détenu exclusivement par l’Etat

    Les larges masses de travailleurs doivent prendre position dans cette lutte, dans laquelle les partis communistes et ouvriers sont en première ligne, contre les intérêts des monopoles et de l’UE.

    Le PRCF est membre de l’IC WPE – www.initiative-cwpe.fr rassemblement de partis et de mouvements communistes et ouvrier en europe.

    Statement of the Secretariat of the Initiative on World Environment Day

    initiative cwpe _logo

    The workers in Europe and other countries experience the consequences of the longstanding policies that have been pursued regarding the environment, consequences that are particularly serious:

    • With the contamination of water resources
    • Floods
    • Burnt forests
    • Constant soil erosion
    • Air pollution
    • The reduction of free green spaces in urban and semi-urban areas
    • The further commercialization of land

    In addition, there is a chain reaction of consequences in the food production chain, where the people’s needs are sacrificed at the altar of the profitability of the monopolies, as the recent gathering of the monopolies and their unions at the EXPO in Milan demonstrated.

    The peoples are increasingly denied the possibility of enjoying natural beauty, beaches, forests, parks and are paying a high price for their commodification.

    Waste management has developed into privileged terrain for the profitability of the monopolies, creating serious dangers for public health.

    The EU bears enormous responsibilities for this situation, as it promotes the reactionary rationale of the “polluter pays”. The intensifying downgrading and destruction of the natural environment at a European and international level, the increasing commodification of the natural resources reveal even more sharply the outcomes of the capitalist path of development.

    It is on this terrain that the sharpening of the contradictions of the capitalist states internationally manifests itself over the control of the markets, the setting of goals, the control mechanisms and the distribution of funding in order to deal with climate change. This competition is expected to sharpen before the signing of an International Climate Agreement, which will serve the interests of the monopolies, at the Paris Summit that will be held this year in December.

    The environment will be endangered as long as the private ownership of the means of production exists. The conscious planned and balanced impact of man on nature can only exist in a society that is based on the social ownership of all the natural resources and the means for their utilization, on central planning, on production with social prosperity as its criterion.

    In order to pave the way for this hopeful prospect, the communist and workers parties that participate in the Initiative struggle every day for the protection of:

    • The forests and aquifer
    • The free spaces and the work environment
    • For the creation of earthquake and flood protection
    • For the creation of a single public organization for waste management and the total management of water resources exclusively by the state

     

    The broad masses of workers must take a position in this struggle, in which the communist and workers parties are in the frontline, against the interests of the monopolies and the EU.

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  • APPEL URGENT A SOUTENIR UN JOURNALISTE EMPRISONNE A ODESSA

    Ukraine : Rompre le silence radio ! personne ne peut se taire !Traduit par Marianne Dunlop

    La vague d’épurations qui a déferlé sur Odessa en avril-mai de cette année a emporté avec elle un grand nombre de citoyens qui exprimaient à voix haute leurs opinions. La liste complète des personnes arrêtées n’est pas accessible au commun des mortels, la police ne communique pas sur ce sujet. C’est pourquoi plusieurs semaines après les faits continuent de remonter à la surface des détails choquants des sévices infligés par la junte de Kiev aux dissidents. Une de ces victimes, dont le nom n’apparaissait pas au départ, est un journaliste du site d’opposition « Infocenter », Vitali Didenko.

    En automne 2014, le Rédacteur en chef du site « Infocenter » Yevguéni Anokhine a été arrêté soi-disant pour avoir des liens avec des terroristes. C’est-à-dire avec les Républiques de Donetsk et Lougansk. Le SBU (services secrets ukrainiens) a découvert dans son ordinateur une liste de gens pouvant faire l’objet d’un échange entre les républiques populaires et l’Ukraine. Dans la mesure où les organes de police n’avaient rien réussi à trouver de mieux comme motif de son arrestation, ils ont été obligés de jouer les imbéciles et prétendre ignorer qu’un journaliste a le droit de collecter ce genre d’information dans un but professionnel. Au bout du compte, Anokhine a été échangé contre des prisonniers des FAU, et, ses papiers d’identité confisqués, livré à la république de Lougansk, où il se trouve à ce jour.

    Après l’arrestation d’Anokhine, le journaliste Vitali Didenko qui travaillait déjà à « Infocenter » l’a remplacé au poste de Rédacteur en chef. Depuis ses années à la fac, Didenko sympathisait avec les idées communistes et avait une bonne connaissance du marxisme. Il s’est opposé au Maïdan, le considérant comme un mouvement réactionnaire et une arme aux mains des puissances impérialistes qui se battent pour le partage des sphères d’influence en Ukraine. Pour la même raison il n’a pas soutenu les nationalistes russes et s’est opposé au régime post maïdan à partir d’une plate-forme démocratique ouvrant sur une perspective socialiste. Cependant, son activité en qualité de journaliste d’Infocenter se bornait à une critique du régime instauré en Ukraine d’un point de vue de défense des valeurs démocratiques en général.

    Mais comme on sait, le régime instauré en Ukraine considère toute critique à son adresse comme du séparatisme, dès lors qu’elle ne s’appuie pas sur l’idéologie communément admise. Dans la mesure où  « Infocenter » et Vitali Didenko en personne ont toujours rejeté le bandérisme, ils étaient des cibles idéales. Sentant la menace, Didenko avait déjà changé d’adresse à la fin de l’année dernière, et peu avant son arrestation, il avait encore déménagé. Mais le SBU a retrouvé sa trace et, faisant pression sur le propriétaire, a mis son appartement sur écoute (illégale), et à l’aube du 29 avril a débarqué avec un mandat d’arrêt. Didenko a tenté de s’enfuir et s’est jeté du deuxième étage. L’opération a mal réussi : il s’est cassé un bras et deux côtes, devenant une proie facile pour ses persécuteurs.

    Comme on pouvait s’y attendre, Didenko a été accusé de séparatisme, malgré le fait que sur le site « Infocenter » n’aient jamais été publiés d’appels à la séparation de quoi que ce soit appartenant à l’Ukraine. En plus de son activité journalistique, on lui reprochait un soutien informationnel et organisationnel à la « Rada populaire de Bessarabie ». Cette « rada » est une association qui regroupe des représentants des minorités nationales dans le sud de la province d’Odessa. Elle a été créée en avril 2015 et dès le départ fait l’objet de répressions –  le régime de Kiev a vu en elle un organe séparatiste. Sans doute parce que la « Rada » rassemble des personnalités qui ne soutiennent pas la dictature post maïdan. Enfin, comprenant que les accusations portant sur les activités journalistiques et associatives ne suffiront pas pour mettre Didenko à l’ombre, au cours d’une perquisition on a « trouvé » chez lui de la cocaïne. Tous ses amis ont été profondément surpris de cette « trouvaille » : il menait un mode de vie sain, ne fume pas, ne boit de l’alcool que les jours de fête, et avant la crise politique jouait au football.

    Les services secrets avaient calculé juste. Les accusations de séparatisme étaient tellement bancales que le 15 mai la Cour d’appel a rejeté la décision d’arrêter Didenko. Mais le SBU l’a accusé de détention illégale de stupéfiants et arrêté de nouveau le 19 mai. L’avocat de Didenko a fait de nouveau appel, mais cette fois-ci, les « Maïdown » (partisans du maïdan) s’en sont mêlés. Le 27 mai ils ont intercepté le procureur et l’ont menacé de « lustration par la benne à ordures », si la Cour annule l’arrestation. Celle-ci a donc laissé Didenko derrière les barreaux.

    Le rôle des « Maïdown » dans l’affaire Didenko est remarquable à tous points de vue. Quand début mai le juge l’a placé pour la première fois en détention préventive, peu de gens étaient au courant. Seulement ses parents, le tribunal, les services secrets et… un groupe de Maïdown de la soi-disant association « Oberig ». Les identités de deux d’entre eux sont faciles à déterminer : il s’agit de la « journaliste » Vera Zaporojets et du militant Secteur droit à la réputation sulfureuse Mikola Dotsenko. Ils se sont présentés au tribunal et ont commencé à harceler moralement Didenko et son père. Ils en ont fait une vidéo https://www.youtube.com/watch?v=KAnFnvrKwIM&feature=youtu.be

    A en juger par leur discours, ils connaissent parfaitement le dossier de l’enquête, y compris les enregistrements réalisés au domicile du journaliste. Dans les couloirs du tribunal, ils ont joué le rôle de « procureurs bénévoles », s’efforçant de briser et de calomnier le prévenu, et en même temps de le rabaisser en public, afin de diffuser cette scène d’humiliation au monde entier, le privant par là-même de la sympathie et du soutien de l’opinion publique. Une circonstance assez pénible était aussi le fait que le père du journaliste est partisan du pouvoir à Kiev. Quoi qu’il en soit, la vidéo et le comportement inquisitoire des pro-maïdan dans les couloirs du tribunal ne jouent pas en leur faveur, car ce sont eux qui ont le mauvais rôle et non leur victime sans défense.

    Deux circonstances donnent un tour assez piquant à la situation. Premièrement, les inquisiteurs accusent Didenko de travailler non pour ses idées, mais uniquement pour de l’argent, alors que justement l’organisation « Oberig » a été exclue de « Pravy sektor » [Secteur droit, NdT] pour malversations financières, dont détournement de biens et d’argent. Et d’ailleurs il serait étrange que le rédacteur en chef d’un site d’information et dont c’est l’emploi principal ne reçoive pas de salaire. Deuxièmement, l’un des harceleurs moraux du journaliste d’opposition est recherché par la police pour avoir participé au passage à tabac du député Choufritch. Nous parlons de Mikola Dotsenko. Néanmoins, il se promène tranquillement à travers tout le bâtiment du tribunal et a même accès aux dossiers d’instruction des services secrets. Il est clair que sans un soutien direct du SBU, Zaporojets, Dotsenko et toute leur bande, qui se fait appeler « Oberig », n’auraient pas pu se comporter de cette manière.

    Ainsi, l’affaire Vitali Didenko témoigne clairement de l’arbitraire juridique et du caractère répressif du régime de Kiev. Un journaliste d’opposition, un homme de gauche a été accusé de séparatisme pour la seule raison qu’il n’accepte pas l’idéologie du pouvoir en place et qu’il collabore avec des associations en désaccord avec le régime. Lors de son interpellation on a placé de la drogue chez lui pour pouvoir l’accuser. Et après son arrestation, pour le discréditer moralement, on a utilisé des bandits et des trafiquants protégés par le SBU et qui couvrent leurs agissements de mouchards et d’inquisiteurs sous des accréditations journalistiques.

    Vitali Didenko est aujourd’hui détenu à l’hôpital d’un établissement pénitentiaire. Il souffre non seulement des blessures qu’il s’est faites en tentant vainement de fuir, mais aussi de harcèlement psychologique. Il a besoin de notre soutien moral. C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui peuvent de diffuser largement ces informations sur la persécution d’un journaliste d’opposition, le mépris des droits civiques en Ukraine et les méthodes infâmes utilisées par les pro-maïdan pour faire pression sur le prévenu et sur la justice.

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  • Discours de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, au meeting des Assises du communisme, le 30 mai 2015, Paris, place Edouard Herriot.

     

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Chers concitoyens et camarades,

     

    Nous sommes ici, réunis à proximité d’un Parlement félon, pour rappeler à chacun la grandeur d’une victoire populaire et l’abjection du viol institutionnel qui a aussitôt prétendu l’annuler :

     

    • La victoire, c’est celle du peuple français, qui en refusant à 55% la prétention de l’UE de se constituer en Etat supranational, s’est prononcé pour continuer la nation et pour refuser l’institution d’un Empire néolibéral tourné contre les peuples. La victoire du 29 mai 2005, ce fut avant tout celle de la classe ouvrière puisqu’alors, 80% des ouvriers, 62% des employés, 62% des 18-25 ans, ont refusé la constitution européenne et à travers elle, la mortifère U.E. du capital. Déjà en 92, la majorité des ouvriers avaient voté Non à l’appel du PCF de Marchais et de la CGT de Krazucki.

     

    • Le viol institutionnel en revanche, c’est celui qu’ont fomenté ensemble le faux gaulliste Sarkozy et le pseudo-socialiste Hollande. Ces deux piliers du Parti Maastrichtien Unique, le seul « PMU » où le peuple joue perdant à tous coups, ont en effet fait passer au parlement un ersatz de la constitution européenne retoquée par le peuple. L’actuel président et son prédécesseur, qui n’ont cessé de violenter Marianne tout en usurpant le beau mot de « républicains », se sont donc à jamais délégitimés. Illégitimes également les députés félons qui ont trahi leurs mandants en adoptant le traité de Lisbonne et le Pacte budgétaire qui font de l’Assemblée nationale voisine un théâtre d’ombres « médéfiennes », berlinoises et américaines. Quant au « parlement européen » qui sert de cache-sexe coûteux aux viols à répétition des référendums français, irlandais, danois, hollandais, nous nous réjouissons du fait que dans toute l’Europe, les citoyens, ouvriers en tête, le boycottent massivement malgré le vote obligatoire dans plusieurs pays.

     

    • Mais cela d’autres ici l’ont dit avant moi. J’aimerais surtout fustiger ici, au nom du PRCF, les doux agnelets qui ont « accompagné » le viol UMPS de Marianne au son pseudo-critique de leurs violons « euro-constructifs ». J’ai nommé ces dirigeants de la petite gauche euro-formatée, dirigeants du Parti de la Gauche Européenne en tête, qui le soir même du 29 mai 2005, expliquaient à la télé que les électeurs du Non venaient de mandater Chirac pour… renégocier la constitution européenne ! Alors même que Sarko et Hollande, qui avaient milité bras dessus-bras dessous pour le Oui venaient de perdre la face, alors qu’il fallait exiger leur départ et profiter de l’élan du 29 mai pour contester le Traité de Maastricht lui-même et pour associer les luttes à venir à l’exigence de sortir de l’UE, les dirigeants de la gauche euro-constructive et « prolo-destructive » indiquaient obligeamment à Chirac et à Sarko l’issue de secours pour eux et pour l’UE : sous le nom de « renégociation », il s’agissait pour le pouvoir UMP secondé par le PS, de sortir de leurs cartons un « autre traité », pour une « autre Europe » dans une « autre mondialisation » et sans doute, dans un « autre capitalisme » relooké et enfin assagi !

     

    • Aujourd’hui, les faits sont là : en tant que peuple souverain, le peuple français a été destitué, pire : il a été dé-constitué par la mise au rebut de sa souveraineté nationale. Virtuellement la nation française a été subrepticement dissoute. Quand nous, fidèles à Marianne la Rouge plus qu’au drapeau clérical de l’U.E. et qu’au hideux rassemblement bleu marine, nous dénonçons les violeurs, quand nous appelons aux « trois sorties », sortie de l’euro, sortie de l’UE et sortie de l’OTAN, quand nous appelons à faire de ces trois sorties la piste d’envol d’une quatrième sortie, la rupture avec le capitalisme, nous appelons du même geste à reconstituer la France, à reconstruire notre pays malade de la prétendue « construction » européenne, aujourd’hui aggravée par la mise en place secrète du Pacte transatlantique policé par l’OTAN.

    La France à la découpe

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Car la « construction » européenne, ce n’est rien d’autre en fait que la balkanisation, que la désintégration euro-atlantique des Etats-nations d’Europe et aussi des Etats multinationaux hérités de l’histoire, URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie, et prochainement peut-être, Belgique, Espagne et Royaume désuni, sans parler de la France dépecée en euro-régions.

    Regardons, amis et camarades, le peuple grec martyrisé, les peuples italien, portugais, espagnol, plongés dans la jungle sociale !

    Regardons les ex-pays socialistes de l’Est désindustrialisés et redevenus des néo-colonies germano-américaines !

    Regardons notre propre pays malade des inégalités, des discriminations, du chômage de masse, de la précarité, de la division savamment cultivée entre actifs et chômeurs, entre salariés de diverses origines, entre jeunes et retraités, entre travailleurs du privé et salariés du public constamment cloués au pilori.

    Regardons ce que signifie concrètement le maudit euro, la maudite « dette souveraine » en termes de délocalisations orchestrées par le MEDEF, en termes de casse des retraites, des salaires, des indemnités chômage, des aides au logement, des remboursements Sécu, de l’Education nationale, de l’hôpital public, de la SNCF, d’EDF-GDF et j’en passe.

     

    30mai paris (84)

    Regardons ce que signifie, au nom des métropoles, la paupérisation totale des communes ! Ecoutons ce que signifie la mise à mort du français et des autres langues d’Europe à l’appel du président allemand qui appelle toute honte bue les Européens à abandonner leur langue maternelle pour se plier au tout-anglais du maître transatlantique.

    Regardons toutes ces guerres et ingérences porteuses de futures guerres exterminatrices mondiales que l’UE-OTAN en pleine ruée vers l’Est veut susciter contre la Russie, dont l’Armée rouge a pourtant payé le prix principal pour vaincre Hitler !

    Regardons Fabius et Hollande, au nom de l’UE-OTAN, trouver des vertus démocratiques aux néonazis de Kiev qui interdisent le parti communiste et font brûler vifs les syndicalistes d’Odessa.

    Regardons ces guerres sans fin qui, sous couvert de droits de l’homme à géométrie variable, ensanglantent le Proche-Orient et l’Afrique pour le seul profit des transnationales, avec le soutien permanent de l’OTAN excitée par BHL !

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Regardons ces mouvements fascisants qui dévoient le sentiment national bafoué des peuples privés de souveraineté et qui tournent le patriotisme véritable en son contraire, le racisme et le communautarisme intégriste, son sous-produit explosif.

    Regardons cette domination arrogante de Berlin et de son suzerain états-unien qui multiplie les diktats contre les peuples du Sud, rebaptisés « PIGs », les « cochons » ! Laissez aussi le fils de résistant que je suis constater avec honte que le ministre allemand Schäuble n’a trouvé aucun contradicteur à l’Elysée quand il a déclaré qu’il faudrait bientôt réformer la France « de force »… Et pour cause, car en attendant si les circonstances le permettent de jouer sa propre carte impérialiste, la bourgeoisie française frappée à la fois de xénophobie et d’auto-phobie nationale, est ravie de se mettre sous la coupe de Berlin pour liquider en France les acquis du CNR, comme l’y invite le manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’aire

    Non, amis et camarade, l’UE n’est pas une « construction » anodine qu’il faudrait « remettre sur les rails » de la démocratie ; conçue dans et pour la lutte antisoviétique et antisyndicale, elle n’est rien d’autre qu’un carcan supranational, patronal et contre-révolutionnaire aux mains des financiers, un pur dispositif fascisant et impérialiste d’entente des forts contre les faibles : car à mesure que les peuples signifient leur rejet massif aux eurocrates, la tentation de « passer en force » saisit nos prétendues élites, qui comptent aussi sur l’OTAN et sur la prétendue gendarmerie européenne pour rétablir l’ordre capitaliste quand les peuples, à bout de patience, finiront par s’insurger, comme les y a appelés le syndicat PAME du haut de l’Acropole.

    Eventer le mensonge de l’Europe sociale

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Il est donc lamentable que, s’alignant sur la social-démocratie et sur ses supplétifs gauchistes, dont les Etats-Unis d’Europe furent toujours le slogan, que, oubliant les positions franchement anti-Maastricht de Marchais et de Krazucki, reniant même la parole vite reniée de Robert Hue selon lequel, je cite, « la monnaie unique est antinomique de progrès social », nombre de dirigeants de l’ainsi-dite « gauche radicale » continuent de prétendre, comme si l’expérience des peuples n’était rien, qu’il est possible de réformer, d’humaniser, de démocratiser l’UE. En réalité, citoyens, l’UE sera sociale et démocratique le jour où l’OTAN remplacera les B.52 par le traineau du Père-Noël et où, très gentiment, Frau Merkel, suivie des fascisants potentats des pays baltes, du xénophobe Orban, des chasseurs de sorcières anticommunistes de Varsovie, de la City de Londres et de la très reptilienne social-démocratie parisienne, décideront soudain d’interdire les contrats zéro heure à Londres, d’en finir avec les boulots à 1 euro à Berlin et de secourir enfin les 20 000 Africains qui se noient chaque année en Méditerranée (au passage, cela signifie 200 fois plus de morts en un an qu’il n’y eu de mort durant toute la durée du Mur de Berlin !). Oui, cette Europe sera « sociale » quand on verra M. Juncker, le n°1 bruxellois, fermer les paradis fiscaux qu’il organisait lui-même quand il dirigeait le Luxembourg…

     

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) En réalité, amis et camarades, le mot d’ordre de l’Europe sociale paralyse nos luttes. Il met les syndicats, y compris les ex-confédés rouges de France, d’Espagne et d’Italie, à la remorque de la C.E.S., le machin bureaucratique chargé d’accompagner l’euro-austérité décidée pour gaver de fonds publics les marchés financiers. Pire encore, ce mot d’ordre d’Europe sociale coupe la classe ouvrière française de ses traditions patriotiques de défense du produire en France et de l’indépendance nationale. Et pendant que les états-majors euro-formatés célèbrent les vertus insoupçonnées du « service public européen », c’est le couple mortifère constitué par le FN et par ses frères-ennemis de l’intégrisme religieux qui infectent la jeunesse et le monde ouvrier désemparé. Quelle différence avec l’époque où, à l’appel des Communards défendant Paris contre Bismarck, ou du PCF clandestin créant les FTP et les FTP-MOI, notre classe ouvrière se dressait dans sa diversité en arborant à la fois le drapeau rouge du prolétariat mondial et le drapeau tricolore de Carmagnole-Liberté !

    Avec le slogan typiquement social-impérialiste de l’Europe sociale, c’est, pour les travailleurs, la subordination assurée, c’est la honte du racisme, c’est la déchéance idéologique assurée, car ce slogan nous met à la remorque de nos ennemis et nous contraint, même pas au réformisme traditionnel, mais à l’accompagnement pseudo-social et jaunâtre, « chéréquien » en un mot, des contre-réformes dictées par l’oligarchie euro-atlantique.

    Le sens révolutionnaire des quatre sorties

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) C’est au contraire le mot d’ordre tranchant, à la fois prolétarien et franchement républicain, des « quatre sorties », sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, avec en prime – pour nous communistes – la sortie du capitalisme et de la marche au socialisme, qui permettra au monde du travail d’en finir avec sa subordination à la petite bourgeoisie bobo, à la bureaucratie de la C.E.S. ou aux millionnaires en blazer bleu-marine. Il existe en effet un lien d’essence entre la reconquête de l’indépendance nationale et la reconquête de l’indépendance des ouvriers par rapport à toutes les fractions bourgeoises. Reprendre en main le drapeau des Sans Culottes, ce drapeau qu’ont trahi les eurocrates et qu’a sali Le Pen, c’est le bon moyen pour remettre la classe travailleuse au cœur du rassemblement populaire majoritaire et pour relancer pour du bon, non dans les auto-proclamations dérisoires mais dans la pratique, la marche vers le socialisme, en prouvant à tous que le grand capital détruit la nation alors que la classe ouvrière veut la sauver en la régénérant.

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Si en effet, à l’initiative des ouvriers, des communistes et des forces franchement républicaines, un large bloc populaire réactualisant les principes du CNR, associait à nouveau, contre l’UE, les idées de progrès social, d’indépendance nationale, de coopération internationale, de nationalisation des entreprises stratégiques, de reconstruction des acquis sociaux, des services publics et du produire en France, bref, le projet fédérateur d’une République sociale, souveraine, laïque, fraternelle, une et indivisible territorialement, pacifique et fraternelle, alors oui, l’initiative sociale et politique changerait de camp !

     

    Et si notre pays prenait l’initiative, y compris unilatérale au début, de sortir de l’UE-OTAN, alors ce serait, pour le plus grand bonheur de tous les travailleurs d’Europe, une crise majeure de la domination capitaliste en Europe ; cela activerait partout l’Europe des luttes, et cela créerait les prémices d’une crise révolutionnaire que les vrais progressistes n’ont pas à redouter, tant c’est au contraire la résignation actuelle qui est mortifère.

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) C’est au contraire s’il reste dans l’euro et l’UE que notre peuple ne s’en sortira pas, c’est si l’on n’en sort pas par la porte à gauche que notre pays « y restera ». C’est pourquoi, dans les conditions actuelles qui différent fort de celles de 1945, le but final du Front antifasciste, populaire et patriotique que résume le sigle « FRAPP ! » n’est en rien une sorte de compromis historique avec le capital. Il n’est pas davantage une étape interminable tendant à ajourner le socialisme. Il en est au contraire un ferment décisif puisque la domination capitaliste actuelle passe par la dissolution des nations et que l’action pour les reconstituer sur des bases progressistes heurte de front la domination du grand capital.

    La signification rassembleuse de notre action

    Pour cela, il faut combattre l’émiettement des forces communistes, ouvrières, républicaines, qui est le triste héritage de l’implosion contre-révolutionnaire et de l’opportunisme échevelé qui prédominaient durant les années 80-90.

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Unir les communistes, tout d’abord. Rompant avec les excommunications ridicules, avec les chefferies de village et avec les auto-proclamations grotesques, unissons-nous pour aller aux entreprises sur la base des quatre sorties qui fédèrent les Assises, préparons ainsi par un travail pratique, fraternel, bienveillant, la future unité organisationnelle qui permettra le jour venu la renaissance du vrai parti communiste sans exclure un camarade, où qu’il soit aujourd’hui organisé. Ensemble parlons aux travailleurs aux métallos, aux cheminots, aux enseignants et aux hospitaliers en lutte, sans oublier les habitants des quartiers populaires et les étudiants, futurs salariés.

    Unir, ensuite, les syndicalistes de classe en cessant d’ériger des barrières artificielles entre les communistes, expression politique de la classe ouvrière, et les syndicalistes rouges, expression sociale de la même classe. Face aux dérives euro-constructives des états-majors cultivant les demi-actions, l’union sans exclusive des syndicalistes de lutte est indispensable pour qu’advienne le « tous ensemble en même temps » sans lequel le monde du travail perdra jusqu’au dernier acquis. N’oublions pas qu’en 43, la CGT de Benoit Frachon a apporté sa contribution décisive au programme du CNR « Les Jours heureux » ; car l’indépendance syndicale n’a rien à voir avec l’apolitisme hypocrite, et oui, elle a tout à voir avec la rupture des liens d’euro-dépendance avec la C.E.S., avec l’UIMM et avec les dirigeants compromettants de la CFDT.

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Unir les républicains patriotes qui rejettent à la fois le FN et l’UMPS et qui, comme nous, veulent sortir la France de l’euro, de l’UE et de l’OTAN sur des bases antifascistes. Face aux contrefaçons qui pullulent, il faut que les communistes fidèles à Croizat et à Manouchian, que les socialistes fidèles à Jaurès, que les patriotes fidèles à l’idée de la France libre mais rejetant les aventures impérialistes en Afrique, il faut que les républicains fidèles à Jean Moulin, multiplient les contacts. Aux communistes que nous sommes de comprendre que notre identité n’a que faire du repli, que la classe ouvrière est au cœur de la nation républicaine et laïque dans sa diversité politique, que nous devons tout faire pour que les Lordon, Sapir, Todd, etc., dialoguent publiquement avec nous tout en comprenant que la criminalisation du communisme historique est l’obstacle n°1 à l’union du peuple français contre ses prédateurs du capital.

    Unir les forces internationalistes contre l’UE. Membre de l’Initiative européenne anti-UE aux côtés d’une trentaine de PC européens, le PRCF constate qu’un nombre grandissant d’organisations communistes et progressistes, en Espagne, au Portugal, etc., se prononcent désormais pour les 3, voire pour les 4 sorties. C’est seulement si les forces progressistes assument pleinement la lutte anti-UE que le terrain de la radicalité sera soustrait aux usurpateurs de l’extrême droite. Communistes, progressistes d’Europe, unissons-nous pour sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et, le moment venu, du capitalisme dans une seule dynamique conquérante ! Républicains non communistes d’Europe, comprenez qu’il n’y a pas de salut pour les nations d’Europe tant que les vrais communistes, ceux qui n’ont pas mangé leur chapeau pour cheminer derrière le PS, continueront d’être exclus du débat, voire interdits et lynchés comme nos camarades ukrainiens. Sans une renaissance du communisme organisé en France, la nation s’évaporera et inversement, si les communistes ne savent pas réunir le combat de classe au patriotisme républicain, comme le firent Thorez et Duclos à l’époque du Front populaire, alors, les communistes seront marginalisés et le monde du travail connaîtra un nouvel esclavage.

    Débattre et fédérer ; décembre 2015

    C’est dans cet esprit que nous diffuserons largement à la fête de l’Huma l’appel de notre meeting, que nous débattrons avec un maximum de démocrates comme cela vient d’être le cas à Grenoble avec François Ruffin et comme ce sera prochainement le cas au café hyper-républicain de JL Pujo, ici présent. Et comme la renaissance de la France est inséparable de la renaissance communiste, chacun est invité à réfléchir à l’idée d’un meeting ou d’un grand débat commun, pourquoi pas à la Mutualité, en décembre 2015, pour fêter à la fois le 95ème anniversaire du congrès de Tours et le 20ème anniversaire de décembre 95, premier affrontement national entre les travailleurs et les tenants de Maastricht.

    Amis et camarades,

    30 mai 2015-Discours de G. Gastaud au rassemblement contre l'UE à Paris (Vidéo) Notre mouvement s’appelle les Assises du communisme. Mais quand on voit notre pays couché devant les diktats du MEDEF et de l’UE relayés par Macron, quand on voit le FN qui séduit dans les usines et les intégristes qui percent dans la les quartiers à l’abandon, quand on voit aussi en sens inverse les progressistes euro-critiques qui gagnent du terrain en France et en Europe, j’ai envie de dire : l’heure n’est sûrement pas à… s’asseoir ! Alors, oui, « Debout les communistes, debout les syndicalistes de classe, debout les républicains antifascistes, « tirons » tous ensemble pour que notre pays sorte sur des bases progressistes de l’UE atlantique et nous ferons d’une pierre deux coups : nous rendrons à la France sa liberté et au mouvement ouvrier sa force d’impulsion révolutionnaire. Union, action avec les communistes, avec les syndicalistes de classe, avec les vrais progressistes ! Ensemble, clamons que, pour que reviennent des Jours heureux, il faut sortir de l’UE ! et tous ensemble, brisons les chaînes de l’Union européenne !

     

    source:  http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/30-mai-discours-de-georges-gastaud-secretaire-national-du-prcf/

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