• En Europe, une fenêtre est ouverte pour une alternative de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste... |1| Cependant, si la gauche radicale, comme cela s’est passé en Grèce, ne respecte pas ses engagements, s’adapte à la gestion de l’austérité et à la poursuite des réformes néolibérales, cette fenêtre va se refermer et de nouvelles perspectives favorables se présenteront pour l’extrême droite et la droite dure |2|. Une force de gauche qui prétend parvenir à un changement doit s’engager à désobéir aux institutions européennes et aux créanciers, à mobiliser les citoyens et à rechercher la solidarité entre les peuples. Pour les pays périphériques comme la Grèce, la désobéissance implique la suspension du paiement de la dette pour avoir une marge de manœuvre afin d’investir dans la relance de son économie et dans la satisfaction des droits humains fondamentaux. Il est nécessaire de construire un rapport de forces face aux créanciers pour les obliger à s’asseoir à une table de négociations et leur imposer les solutions qui respectent les droits des peuples.

    L’alternative de gauche radicale en Europe

    Il n’a manqué que 1,7% des voix à Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise pour parvenir au second tour |3|. Aux États-Unis, si Bernie Sanders avait été le candidat face à Trump, il est probable qu’il aurait gagné. Avec 800 000 voix supplémentaires, le parti travailliste de Corbyn aurait pu gagner face au parti conservateur en juin 2017. Corbyn a fait une campagne fort marquée à gauche, en rupture totale avec l’orientation de Blair. Il avait choisi de donner une orientation internationaliste au Brexit avec une campagne économique de renationalisation. En Irlande du Nord, le Sinn Fein est passé de 4 à 7 députés. En Belgique, dans les sondages, les intentions de vote en faveur du PTB augmentent fortement. Tous ces exemples montrent bien que dans une partie de l’Europe, il y a une recherche de la part d’une partie importante du peuple d’une orientation de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste...

    Des gouvernements du changement

    Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale quand celle-ci gagne des positions dans les conseils municipaux et dans les parlements. Depuis mai 2015, dans l’État espagnol, des gouvernements du changement sont parvenus au pouvoir au niveau municipal. La marge de manœuvre des municipalités est très limitée : en raison de l’obligation du paiement de la dette, les services publics qui peuvent être remunicipalisés après avoir été confiés au privé sont extrêmement limités puisqu’ils ne peuvent investir des moyens importants pour la remunicipalisation.

    À Cadix, a eu lieu début juin 2017 la rencontre des municipalités contre la dette illégitime et les mesures d’austérité. Cette initiative a été lancée en novembre 2016 à partir du manifeste d’Oviedo qui réclame l’audit de la dette pour en déterminer la part illégitime. Ce manifeste « demande » aux municipalités fortes (Ahora Madrid, Barcelona en común...) de s’unir aux municipalités de taille moyenne et petite, étranglées par la dette, pour faire face au gouvernement. Si les gouvernements du changement optent uniquement pour agir comme de meilleurs gestionnaires de la misère des finances publiques, cela va être frustrant. S’ils combinent la meilleure gestion avec la réalisation d’une alliance des municipalités pour affronter ensemble le gouvernement espagnol alors il y a une alternative possible.

    Les leçons de la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en Grèce

    Une force de gauche qui prétend au changement doit s’engager à désobéir, à mobiliser les citoyens et à rechercher la solidarité des autres peuples. Si elle arrive au gouvernement, elle se doit de désobéir aux traités européens, aux diktats de la Commission européenne et des créanciers. Le cas grec en est l’exemple contraire. Tsipras est parvenu fin janvier 2015 au poste de premier ministre avec un appui populaire très fort mais il a fait le pari de maintenir une bonne relation avec la Commission européenne à travers des négociations interminables tout en continuant à payer la dette. Il pensait qu’il pourrait parvenir ainsi à une réduction importante de la dette, concédée par les autorités européennes. Cela n’est pas possible. L’Union européenne n’est pas réformable. Un gouvernement du changement doit utiliser la marge de manœuvre qui découle de l’appui populaire dont il bénéficie pour affronter la Commission européenne avec des arguments de justice sociale et la volonté d’en finir avec l’austérité. C’est là l’option de la désobéissance.

    Une seconde leçon est qu’un gouvernement du changement doit s’engager à mobiliser les citoyens de son pays et du reste du continent. Tsipras et Varoufakis voyageaient régulièrement à l’étranger pour négocier avec des représentants de la Commission ou du FMI sans mobiliser le peuple grec, ni en appeler aux peuples européens à se solidariser avec les Grecs pour affronter la Commission européenne. Si Tsipras avait informé l’opinion publique en permanence du contenu réel des négociations et du chantage auquel son gouvernement était soumis, s’il avait convoqué des mobilisations, s’il avait adopté un discours offensif appelant les peuples d’Europe à se mobiliser pour des objectifs communs, la situation aurait été radicalement différente. La Grèce, un des pays les plus faibles et périphérique de la zone euro aurait été – en suspendant le paiement de la dette - en condition de gagner la bataille contre la Commission européenne.

    Pour payer la dette, Tsipras a vidé le Trésor Public et exigé des administrations et entreprises publiques qu’elles transfèrent leurs liquidités à la Banque centrale. À cause de cela, il n’avait plus de ressource pour financer un plan d’urgence humanitaire à un niveau suffisamment important. Entre février et juin 2015, la Grèce a payé 7 milliards d’euros à ses créanciers sans recevoir un euro en contrepartie. Pendant ce temps, la BCE a utilisé tous les moyens de pression dont elle disposait. Dès le 4 février 2015, alors que le gouvernement Tsipras n’avait qu’une semaine d’existence, la BCE a bloqué les liquidités à l’égard des banques grecques ne mettant à leur disposition que les liquidités d’urgence bien plus coûteuses. Quelques mois plus tard lorsque Tsipras a convoqué le référendum, la BCE a également bloqué les liquidités d’urgence et le gouvernement grec a dû fermer les banques. La BCE a utilisé tous les moyens dont elle disposait contre le gouvernement de Tsipras tandis que lui n’en a utilisé aucun. Malgré le chantage auquel il était soumis, le peuple grec a rejeté massivement les exigences des créanciers le 5 juillet 2015. Tsipras a trahi ce mandat.

    Pour les pays périphériques comme la Grèce, la désobéissance implique la suspension du paiement de la dette pour dégager une marge de manœuvre pour investir dans son économie.

    Il faut combiner à cela d’autres mesures unilatérales : le contrôle des capitaux, la socialisation du secteur bancaire et l’augmentation du déficit budgétaire pour augmenter les dépenses publiques. C’est possible et nécessaire. C’est vrai que cela peut déboucher sur l’expulsion de la zone euro, même si les statuts de l’eurozone ne le prévoient pas puisque c’est à chaque pays de décider si il quitte ou non l’union monétaire. Je pense qu’avant de sortir il faut désobéir et ouvrir une marge de manœuvre pour activer une transition dans laquelle il est possible d’accumuler des forces et de maintenir l’appui populaire par la mobilisation, la participation et l’auto-organisation populaire.

    C’est une option radicale et un gouvernement peut prendre des mesures fortes si il est parvenu à convaincre les citoyens de la nécessité d’une telle perspective : il y a des secteurs stratégiques qui doivent être transférés au secteur public. La santé, l’éducation, l’énergie ou le secteur financier privé doivent être transférés au secteur public. Les pouvoirs publics ont besoin d’instruments pour investir massivement dans la transition écologique et cela implique de socialiser le système bancaire.

    L’Union européenne n’est pas réformable. Il faut donc mener la bataille à son encontre et montrer aux peuples qu’il y a des possibilités en utilisant la capacité de prendre des mesures unilatérales souveraines.


    Traduction de l’espagnol : Virginie de Romanet en collaboration avec la rédaction du site CADTM.

     Source orginale : Manu Robles-Arangiz Institutua

     Notes

    |1| Ce texte correspond à la conférence donnée lors de la conférence internationale organisée à l’occasion du congrès statutaire de ELA, le principal syndicat basque, qui est un partenaire du CADTM international depuis une quinzaine d’années.

    |2| Cela ne concerne pas que l’Europe. En Amérique latine, au Brésil, la politique désastreuse appliquée par le Parti des Travailleurs au pouvoir entre 2003 et 2016 a permis à la droite de revenir avec force au gouvernement.

    |3| Ce qui importe dans le résultat de la campagne de JL Mélenchon et de la France Insoumise, c’est qu’elle a été perçue comme une rupture à gauche par rapport aux trahisons du PS et qu’elle a mobilisé des dizaines de milliers de citoyens et de citoyennes dans des rassemblements massifs.

    Auteur:

    L'Union européenne n’est pas réformable, il faut désobéir-par Eric Toussaint (cadtm.org-25/07/2017)Eric Toussaint, docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

    source: http://www.cadtm.org

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  • Communiqué de la Commission internationale du PRCF

    GRAVES MENACE SUR LE PARTI COMMUNISTE DE .

    Nous apprenons que de graves menaces pèsent sur l’existence légale du PC Polonais (KPP).

    Le pouvoir cléricalo-fascisant du PiS (Droit et Justice), qui déjà, poursuit des militants du KPP devant les tribunaux, est en train de monter un dossier pour obtenir l’interdiction du KPP. C’est le ministère de la justice qui prépare ce mauvais coup contre la démocratie.

    Le pouvoir tente de présenter le programme du PC comme anti-constitutionnel en s’appuyant sur l’article 13 de la Constitution qui condamne “les pratiques du système totalitaire”. L’utilisation du symbole ouvrier et paysan de la Faucille et du Marteau étant utilisé pour “démontrer” le lien entre le PC de Pologne et le .

    C’est la Cour constitutionnelle qui tranchera sachant que le ministre de la justice est également procureur général et que les membres de cette Cour constitutionnelle ont été nommés par le pouvoir PiS…

    Cette grave attaque contre le KPP et les libertés démocratiques en Pologne est le symbole de ce qu’est aujourd’hui l’UE : la Grèce matraquée à mort par une austérité sauvage et les libertés de pensée et d’organisation niées en Pologne.

    Le PRCF appelle tous les démocrates à protester contre cette menace auprès de l’ ambassade de Pologne à Paris : paris.amb.info@msz.gov.pl

     

     

    Poème de Martin Niemöller

    Quand ils sont venus chercher les communistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas communiste.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas juif.

    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas catholique.

    Puis ils sont venus me chercher,
    Et il ne restait personne pour protester

     

    source:  initiative-communiste.fr

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  • Les députés communistes du KKE au parlement grecLes députés communistes du KKE au parlement grec

    INTERVENTION IMPORTANTE DU GROUPE PARLE-MENTAIRE DU PARTI COMMUNISTE DE GRECE CONTRE LA TRANSFORMATION DE LA GRECE EN POINT NODAL DE L‘OTAN

    Les 15 membres du groupe parlementaire du Parti Communiste de Grèce ont, d’un bloc, posé une question devant le parlement grec adressée aux ministres de défense nationale et des affaires étrangères concernant le dégagement du pays de toute guerre et intervention impérialiste.

    Question adressée aux ministres de défense nationale et des affaires étrangères

    Sujet: Le dégagement du pays de toute guerre et intervention impérialiste.

    Les décisions prises au cours des années passées par les gouvernements de Nouvelle Démocratie et du PASOK, ainsi que les décisions récentes du gouvernement SYRIZA-ANEL concernant l’implication de la Grèce aux guerres et aux interventions impérialistes continuent de lancer le pays et le peuple grec dans des opérations risquées et dangereuses.

    Le slogan « ni de terre, ni de l’eau aux assassins des peuples » est un slogan scandé par le peuple grec aux fils des ans a l’occasion de la guerre menée par les Etats-Unis, l’OTAN et l’UE contre la Yougoslavie en 1999 et plus tard durant les guerres en Afghanistan, Iraq, Syrie et Libye. Ce slogan est scandé dans les manifestations populaires partout en Grèce ou notre peuple condamne les décisions gouvernementales permettant la participation des forces armées grecques aux exercices militaires de l'OTAN, ainsi que l'utilisation de la base militaire de Souda et autres bases et état-major se trouvant sur le territoire grec pour promouvoir les plans impérialistes générales.

    Ces derniers jours, les ouvriers et les jeunes ont manifeste massivement a Chania exigeant la fermeture de la base opérée par les Etats-Unis et l’OTAN a Souda. De plus, en Alexandroúpolis et autre villes de Thrace, le peuple exige la non-utilisation du territoire grec pour le passage des forces armées militaires qui participeront à l’exercice militaire "Noble Jump" organisée par l’OTAN en Roumanie.

    Selon la presse, 4,000 cadres des forces armées de l’Albanie, Bulgarie, Royaume Uni, Etats-Unis, Espagne, Lettonie, Roumanie, Norvège, Pays-Bas et Pologne participeront a l’ exercice militaire susmentionnée en Roumanie. La Grèce participera en tant que « pays hôte » permettant le passage par le territoire de la Grèce du Nord des unités britanniques, espagnoles et albaniennes le long des axes routiers Alexandroúpolis – Ormenio et Krystallopigi – Promahonas.

    Selon les communiqués officiels, le gouvernement grec s’engage à offrir des facilitations au niveau de l'aéroport et du port d'Alexandroúpolis pour le chargement et le déchargement de personnel et des équipements. Le gouvernement mettra à la disposition des unités étrangères des installations de casernement pour le personnel. De plus, il proviendra à l’accompagnement et a la sécurité des troupes étrangères lors de leur entrée, passage et sortie de notre pays. Il organisera et encadrera un centre local de coordination et de support à Alexandroúpolis. Enfin et surtout, il mettra a la disposition des forces armées étrangères des services logistiques, médicales et de télécommunication.

    Il va sans dire que cet exercice militaire de l’OTAN prépare le chemin, comme toutes les précédentes, pour de nouvelles guerres et interventions ainsi que pour la création d’une force militaire interétatique que sera, si nécessaire, utilisée contre les peuples.

    Le gouvernement SYRIZA-ANEL est gravement responsable d’ayant suivi les pas des gouvernements grecs précédents qui au nom de la soi-disant doctrine de « valorisation géostratégique » de notre pays cède le territoire grec, nos casernes et mentes autres facilitations au mécanisme dévastateur de l’OTAN.

    Dans ce contexte, les positions et la lutte du Parti Communiste Grec et du mouvement populaire ouvrier revêtent d’une importance particulière : “Ni de terre, ni de l’eau aux assassins des peuples”; dégagement immédiat de notre pays de toute guerre et intervention impérialiste ; fermeture immédiate de la base de Souda, ainsi que de toute autre base militaire et état-major opérée par les Etats-Unis et l'OTAN ; retour de nos troupes de toute mission en dehors de nos frontières ainsi que le départ ultérieur et permanent de notre pays de l'OTAN et de tout autre organisme impérialiste.

    NOUS EXIGEONS que messieurs les ministres susmentionnés s'expriment sur la position du gouvernement vis-à-vis l'exigence populaire de non-implication de Grèce aux plans impérialistes et de la non-utilisation du territoire grec, des casernes et de sections de forces armées grecques lors de l'exercice militaire de l'OTAN "Noble Jump" et autres exercices militaires similaires.

    En outre, quelle est la position du gouvernement grec vis-à-vis l'exigence populaire de non-renouvèlement du contrat concernant la base de Souda avec les Etats-Unis? Le gouvernement est-il-prêt à fermer cette base militaire ainsi que les autres bases des Etats-Unis et de l'OTAN dirigées contre le peuple grec et contre les autres peuples du monde ? »

    Le 6 juin 2017

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  • Les listes du “Panspoudastiki KS” (PKS), bloc électoral du MAS (Front de lutte des étudiants - affilié au PAME et à la Jeunesse communiste - KNE) remportent la seconde place dans les université grecques (20,69%) et la troisième place dans les instituts techniques - TEI - (20,70%) - article et traduction Nico Maury

     

     

    20,70% pour les communistes grecs lors des élections étudiantes
     
     
     
    Les listes du “Panspoudastiki KS” (PKS) sont l'émanation du MAS (Front de lutte des étudiants), une structure syndicale organisée autour des jeunesses communistes (KNE). Les communistes ont de nouveau pris la deuxième place dans les universités en remportant 20,69% des suffrages (9284 voix), et s'imposent comme une force non négligeable dans les Instituts techniques (TEI) avec 20,70% des suffrages (2.737 voix).

    Ce score est en progression par rapport à 2015, ou le PKS avait recueilli 19,96% des voix et à 2016, ou le PKS avait recueilli 20,46% des voix. Depuis 2003, les étudiants communistes progressent d'élections en élections.

    Le Panspoudastiki représente la première force dans de nombreux syndicats d'étudiants. Par rapport à l'année dernière, les communistes sont premiers dans 47 syndicats étudiants, et dans 25 d'entre eux, a une majorité absolue au sein du Conseil d' administration.

     

     
    La droite en tête des élections, Syriza totalement détruite

    La droite universitaire "Nouveau Mouvement démocratique étudiant" (DAP) reste largement majoritaire avec 41,02% des voix dans les universités et 43,94% dans les TEI.

    Le PASP (branche du PASOK) renforce ses scores avec 12,71% dans les université et 24,33% dans les TEI, où elle est la seconde force étudiante.

    SYRIZA, avec sa branche étudiante Bloko, ne recueille que 1,04% dans les universités et 0,64% dans les TEI. Dans les universités, SYRIZA paie les conséquences des multiples capitulations de Tsipras face à la troïka, ses coupes budgétaires et son incapacité à se différencier des politiques menées par la ND et le PASOK.

    Du côté des listes d’extrêmes gauche (EAAK), les scores sont de 7,72% des voix dans les universités et 1,05% dans les TEI.

    Pour les listes d'Unité Populaire (AAS) il n'y aura pas de changement. Les anciens de Syriza reculent et leurs listes ne recueillent plus que 6,88% des voix et 0,91% dans les TEI.

     

    20,70% pour les communistes grecs lors des élections étudiantes

     

    20,70% pour les communistes grecs lors des élections étudiantes
     
     
     

     

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  • Europe, France, Italie : l’analyse des communistes italiens avec le Fronte Popolare [Entretien]

    La direction du , mouvement communiste italien a accordé un entretien à la rédaction d’Initiative Communiste, le journal du PRCF

    Dans la presse italienne, la victoire de Macron – dans un pays comme la France qui est en train de vivre de fortes contradictions et de nombreuses luttes sociales – a été exaltée presque unanimement et accueillie avec soulagement, ce que l’on peut aussi interpréter comme un soutien (même virtuel) aux actuelles classes dominantes européennes.

    A l’exception de la Ligue de Salvini pro-lepéniste, les principales forces politiques ont sauté sur le char du vainqueur, y compris le Mouvement 5 étoiles de Grillo qui, tout en attaquant Macron en tant que “banquier”, évalue positivement le supposé éloignement des partis traditionnels et s’est dit “prêt à collaborer” avec Macron “pour une Europe à la hauteur des peuples”.

    La tentative – même en – de faire passer l’extrême-droite comme l’unique alternative aux élites ultra-libérales a été en partie ruinée par le fort résultat de la France Insoumise, ce qui a démontré qu’il existe un espace politique progressiste et de rupture.

     Quel rapport entretenez-vous aujourd’hui avec l’Union Européenne ?

    Nous considérons que la question de la nature de l’UE et la façon dont il faut la traiter, représentent pour la gauche de classe européenne une ligne objective de division pour le mouvement communiste.

    Les faits les plus récents sont en train de faire tomber les uns après les autres masques et illusions avec lesquels avait été vendu le “projet européen”.

    Ce dernier naît en réalité, depuis les origines, comme un projet anticommuniste – dans le contexte de la Guerre Froide – mené par les classes dominantes européennes, subordonnées aux classes états-uniennes, en tant que puissant instrument de destruction des droits sociaux et d’inversion des rapports de forces en faveur du capital.

    En même temps, les traités et l’union monétaire ont déterminé un déplacement énorme du pouvoir économique et politique aux pays limitrophes de l’Union, en particulier en faveur du Grand Capital allemand et – en position subalterne – français.

    De ce point de vue, la perte de 25 % de la production industrielle italienne depuis le début de la crise à aujourd’hui, atteste le caractère anti-national et parasitaire de nos classes dominantes qui, pour satisfaire leurs intérêts, ont accepté et soutenu ce scénario.
    Les politiques suivies par l’UE assument de façon toujours plus claire les caractéristiques néocoloniales, comme le met en évidence le cas grec. Un pays touché par la crise à qui l’UE a imposé -contre l’avis contraire exprimé par le peuple Grec- privatisations massives, destruction des droits sociaux, coupes aux retraites, etc, pour recevoir des “aides” qui à 95 % sont allées directement payer les intérêts de la dette en faveur particulièrement des banques françaises et allemandes, et même en partie italiennes.

    Face à la perte de consensus subie ces dernières années et à l’aggravation des contradictions internes, les classes dominantes européennes semblent avoir l’intention de répondre avec une triple fuite en avant : plus de néolibéralisme, plus de fédéralisme et plus de militarisme.
    Celui qui à gauche continue de proposer une possible réforme et à taire le nationalisme comme solution de rupture, se trompe d’analyse puisque l’UE ne s’est pas perdue en route, mais est née depuis le début avec ces objectifs politiques et que ses traités ne sont modifiables qu’avec l’accord unanime de tous ses États membres.
    Celui qui théorise la possible réforme de l’UE soutient en substance que – dans des pays extrêmement variés par leur propre histoire, culture et surtout rapports de force internes entre classes – il est possible d’arriver simultanément à un échange radical dans le sens progressiste de la société.

    Une position qui s’est déjà avérée irréalisable et qui mène celui qui la suit, comme l’a montrée la capitulation de Tsipras, à trahir son propre peuple et à revêtir les habits de l’opposition à Sa Majesté.

    La campagne électorale de Mélenchon et de la “France Insoumise” – même sans ignorer ses évidentes contradictions et les différences nationales – comme cela a été évoqué précédemment, a été importante même pour nous parce qu’elle a montré qu’il existe bel et bien un espace politique pour affirmer un projet politique de masse, de rupture progressiste et révolutionnaire face aux institutions européennes. Nous partageons pleinement à ce propos la position soutenue par le PRCF.

    De ce point de vue, le mot d’ordre ItalExit créé par Eurostop, une plateforme sociale – dont nous sommes parmi les fondateurs – qui rassemble différentes organisations politiques et syndicales, nous semble être un facteur positif et inédit pour le valoriser et le faire vivre dans les luttes.

    De manière certaine, il faut aussi repousser la thèse soutenue par certains qui – dans une période de confusion risque de se répandre même à gauche – selon lesquels le retour à la monnaie nationale représenterait en soi la fin de la crise et d’une grande partie des problèmes ; outre le fait que la crise est propre au système capitaliste dans son complexe, il faut par ailleurs être conscients qu’une sortie – surtout par la gauche – des institutions européennes déterminerait une forte réaction de la part de l’impérialisme et poserait immédiatement les questions centrales du commandement dans la société et de la lutte pour le pouvoir.

    Comment êtes-vous en train de préparer le centenaire de la Révolution d’octobre ?

    En novembre nous participerons à une initiative importante à Rome avec d’autres organisations proches de nous ; dans le même temps des initiatives sur le même thème sont programmées pour l’automne à Milan et à Turin. Parallèlement nous avons constitué un “Comité pour le Centenaire de la Révolution d’Octobre. (https://www.facebook.com/OttobreRosso17) avec l’objectif de rassembler d’autres camarades pour une commémoration qui ne soit pas seulement historique et “nostalgique” (même s’il est nécessaire de lutter contre le révisionnisme anticommuniste), mais qui fasse vivre la mémoire de la Révolution Russe tout en revendiquant la nécessité d’une transformation sociale radicale en l’Italie et dans le monde d’aujourd’hui.

    source: initiative-communiste.fr   (27/05/2017)

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  • Ajoutée le 9 mai 2017

    Coralie Delaume interroge pour l'Arène nue l'économiste et professeur de finances Steve Ohana, auteur en 2013 de l'essai Désobéir pour sauver l'Europe (Max Milo).
    Politique de l'offre, relation avec l'Allemagne, crise grecque, banques italiennes, Brexit : différentes thématiques sont passées en revue. On y comprend assez vite que le projet européen de Macron est inadapté.

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  • source; youtube.com

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  • Grèce : mobilisation avec les communistes pour stopper la nouvelle euro offensive austéritaire de Tsipras UE PGE ! (IC.fr-12/04/2017)Photos des manifestations en – 15 juillet 2015 – à l’appel du PAME –

    A l’été 2015, Tsipras Syriza et leurs alliés du Parti de la Gauche Européenne violaient le vote populaire du peuple grec, en validant le nouveau memorandum imposé par l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI rejeté par le NON (OXI) massif des travailleurs lors du référendum. Dictature de l’UE du Capital ou démocratie il faut choisir. Ce que confirmait Juncker déclarant « il n’y a pas de choix démocratique contre les traités européens ». Depuis les diktats de l’Union Européenne et de la BCE ne se sont pas relâchés pour saigner les travailleurs grecs.

     

    Ni réformable, ni sociale, l’Union Européenne c’est la dictature du Capital

     

    Et Tsipras, Syriza et le PGE continuent de se cacher derrière les mêmes mensonges (« négocions pour changer l’UE, changer les traités ») pour appliquer dans les faits la même politique celle des mémorandums austéritaires, des « plans de sauvetage » qui ne consistent qu’à accroître encore plus la dette du pays tout en faisant exploser le chômage et la misère.

     

    En décembre dernier, alors que Tsipras faisait mine de faire une pause dans le programme de casse sociale, immédiatement l’UE (ajournement de la hausse de la TVA notamment), immédiatement l’Union Européenne a durci son chantage, sans résistance de la part de Tsipras. Il est vrai que le PGE – dont faut il le rappeler Pierre Laurent est l’un des principaux dirigeants – prétend que l’UE et l’euro protègent. Oui l’UE protège les multinationales, les banques, la dictature du Capital.

     

    C’est ainsi qu’en ce mois d’avril 2017, Tsipras est en train de signer un nouveau train de mesures écrasant la Grèce, imposé par la Commission Européenne. Peu avant le sommet de Rome, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait lui réexpliqué on ne plus clairement que l’UE c’est la dictature des marchés. En déclarant que les modalités des mémorandums signés par la Grèce et ses créanciers internationaux ne devaient pas forcément être compatibles avec les progrès sociaux et que « par conséquent, la Charte des droits fondamentaux ne s’applique pas en tant que telle aux mesures grecques ». Démontrant une nouvelle fois qu’entre la dictature de l’UE du Capital et les droits sociaux et démocratiques, les salaires des travailleurs il faut choisir. Pour sortir de l’Euro- que l’on se trouve à Athènes ou Barcelone, à Paris ou Bruxelles, à Lisbonne ou Sofia, il est indispensable de sortir de l’Union Européenne.

     

    Face à la nouvelle offensive euro austéritaire, la riposte populaire emmenée par les communistes grecs

    affiche de l’initiative cwpe contre l’UE du capital

     

    Loin des agressions permanentes contre les travailleurs grecs, et alors que la colère populaire gronde, le parti communiste grec () et ses syndicats de lutte des classes organisent la riposte. À l’image de la puissante mobilisation populaire à l’initiative du PAME avec des manifestations dans tous le pays vendredi 7  avril dernier (lire ci-dessous) après une mobilisation déclenchée dès le 20 mars par le .

     

    La situation en Grèce est un exemple criant de la nécessité d’un puissant effort de solidarité des travailleurs pour briser les chaînes de l’Union Européenne. Oui il y a urgence à sortir de l’Euro pour échapper à cette arme d’exploitation massive des travailleurs, à l’Union Européenne c’est arme de division massive des peuples européens mis en concurrence tous contre tous pour remplir les coffres des actionnaires des multinationales. Casse des retraites, baisses des salaires, hausses d’impôts pour les travailleurs, milliards d’euros donnés par dizaines et centaines à l’oligarchie capitaliste… Étranglement de la Grèce par un chantage odieux tandis que l’UE déverse des milliards d’euros pour financer les achats d’armes et les bombardements de la junte fasciste de Kiev sur le Donbass… Viol des décisions démocratiques prises par référendum par les peuples souverains,.. oui cela suffit. Pour s’en sortir, l’UE, l’euro, l’OTAN, le Capitalisme, il faut en sortir.

     

    La leçon grecque pour les élections présidentielles en France : le Frexit progressiste

     

    Ce qui se joue en Grèce, personne ne doit s’y tromper se joue également en France sous d’autres formes. Il suffit de se rappeler que les lois Macron ou El Khomri tout comme les privatisations, le CICE, la loi santé etc. sont la transcription directe des GOPE, ces ordres édictés dans le cadre du semestre européen par la Commission Européenne, c’est à dire par le MEDEF.

     

    Les 6 ‘49.3’ pour écraser le mouvement social, les coups de matraque, les grenades, les procès politiques par milliers, oui c’est bien l’Union Européenne en action. Il n’est pas de choix démocratique contre les traités européens.

     

    Et la conclusion, en cette période de campagne électorale en France doit s’imposer : pour appliquer un programme écologique, social, démocratique, le FREXIT populaire est une condition nécessaire. Un Frexit qui en privant l’oligarchie de l’Union Européenne et de l’Euro permettrait – loin de diviser et d’opposer les peuples – de rassembler les travailleurs en stoppant le dumping social, fiscal, environnemental, ouvrant au contraire une nouvelle ère de coopération internationaliste des peuples. En et dans le monde.

     

    Au-delà du vote, chaque travailleur doit donc dès maintenant s’organiser pour faire respecter son vote en impulsant ce Frexit populaire. Force est de constater que sur le terrain, comme en Grèce, ce sont les militants communistes avec le PRCF qui sont déjà à l’action pour, avec l’aide de chacun, faire réellement et concrètement place aux peuples.

     

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

     


     

    manifestation du KKE place syntagma

    Un autre accord, un autre pillage. Ca suffit! Avec le KKE pour notre juste cause, pour nos besoins contemporains ». Avec ce slogan, des milliers de personnes ont répondu à l’appel des Organisations du parti du KKE dans tout le pays et ont manifesté (20/3) contre les anciennes et nouvelles mesures anti-ouvrières, alors que la réunion de l’Eurogroupe était encore en cours pour finaliser l’accord antipopulaire entre le gouvernement et les unions impérialistes de l’UE et du FMI.

    Les centaines d’actions du KKE (rassemblements, manifestations, distributions de tracts, visites des lieux de travail, etc.) ont été le point culminant d’une activité politique à l’échelle nationale et ont souligné la nécessité d’intensifier les luttes et que le peuple unisse ses forces avec le KKE contre l’offensive antipopulaire et l’atmosphère de tolérance et de passivité encouragée par le gouvernement, l’UE et le FMI.

    Louiza Razou, membre du BP du CC du KKE et Secrétaire de l’Organisation de l’Attique du KKE, a prononcé le discours principal lors de la manifestation du KKE à Athènes. L. Razou a souligné que le peuple, la classe ouvrière, par son intervention militante et ses luttes, ont la capacité de  faire échec aux réunions de l’Eurogroupe qui ces derniers temps se tiennent souvent afin de discuter les conditions de l’offensive contre les droits du peuple. «Le juste développement» et «la reconstruction productive» est la manière de SYRIZA de dire ce que dit SEV (la Fédération hellénique des Entreprises), et elle a noté et expliqué que les «contre-mesures» notoires annoncées par le gouvernement sont en réalité des mesures et des réformes en faveur des groupes d’entreprises. Elle a également fait référence à l’aggravation croissante des antagonismes entre les impérialistes et a souligné: « La ligne politique qui exige le démantèlement des droits du travail et une force de travail moins chère derrière les portes de l’usine est la ligne politique qui transforme nos enfants en chair à canon dans des conditions de guerre impérialiste ».

    Après le rassemblement, il y eut une marche dynamique vers le parlement.

    Communiqué du KKE

     

    La grève générale se prépare en Grèce pour résister à la dictature de l’UE du Capital, gréve générale à l’appel du PAME pour la paix contre l’austérité

     

    · Les manifestations organisées le 7/4 à Athènes et dans 61 autres villes par des fédérations sectorielles, des centres de travail et des syndicats, qui se préparent également à une grève générale, ont donné une réponse militante immédiate à l’accord antipopulaire auquel sont parvenu le gouvernement et le quatuor à la réunion de l’Eurogroupe.

    · En même temps, les manifestations ont également dénoncé la nouvelle offensive impérialiste des États-Unis en Syrie et l’implication de la Grèce dans les dangereux plans de l’OTAN.

    source

     

    Athènes

    Thessalonique

    et plus de photos encore sur le site web des camarades du KKE

     

    source: http://www.initiative-communiste.fr

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  • 60ème anniversaire du traité de Rome-Rencontres Eurocritiques du 1er avril à Paris : l’intégralité du débat en #vidéo

    Le 1er avril 2017 à Paris se sont tenues les rencontres eurocritiques pour débattre librement de la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, à l’occasion des 60 ans du funeste traité de Rome instituant le début de la construction de l’Union Européenne.
    Un moment d’échange et de débat, de rassemblement organisé à l’initiative du PRCF, du Mouvement pour le Socialisme du 21ème siècle et des Clubs .

    Communistes, progressistes, syndicalistes, gaulliste républicain … une rencontre eurocritique pour défendre ensemble la souveraineté du peuple et briser les chaines de l’Union Européenne

    Le 25 mars 1957, le Traité de Rome officialisa la marche à l’intégration euro-atlantique de l’Europe occidentale.

    Depuis lors, les traités supranationaux et néolibéraux qui se sont succédé (notamment le Traité de Maastricht, les accords d’intégration à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est, le Traité de Lisbonne et le Pacte budgétaire…) ont encore aggravé les aspects négatifs de cette « construction » européenne et atlantique. Partout, les acquis sociaux, les souverainetés nationales, les emplois industriels et agricoles sont détruits. Partout, les possibilités d’alternative progressiste passent par les fourches caudines de l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Partout, ce sont les extrêmes droites et les communautarismes rétrogrades qui prospèrent là où l’on nous promettait la prospérité économique partagée et des échanges économiques et culturels équilibrés. Quant à la paix, l’UE, appariée à l’OTAN, la menace gravement en s’inscrivant totalement dans la politique atlantique de confrontation avec la Russie.
    C’est un débat libre et sans préjugé, rassemblant des représentants d’organisations de sensibilités politiques diverses autour d’une possible sortie progressiste de la France hors de l’euro, de l’UE et de l’OTAN : le PRCF, le MS 21, les Clubs Penser la France, avec également la présence de la Gauche républicaine et des syndicalistes du Front syndical de classe.

    Par-delà les fausses alternances thatchériennes ou carrément fascisantes, les différents intervenants ont pu exposer des propositions pour construire les conditions d’une véritable politique progressiste de progrès social, de laïcité républicaine, de paix, de souveraineté des peuples et de coopération internationale.

    Après les interventions de secrétaire national du PRCF, de Michèle Fraize du , de Jean Luc Pujo président des Clubs Penser la France, de Gilbert Rodriguez du Front Syndical de Classe, et de Patrice Hemet du relayant également une contribution de l’économiste Michel Zerbato, de la Gauche Républicaine.

    Parmi les participants, citons également Léon Landini – président du PRCF et résistant FTP MOI -, l’historienne Annie Lacroix-Riz ou encore l’emblématique syndicaliste CGT Renault qui avait mené la grève en mai 1968.

     

    source:initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Brexit ou Frexit? commentaires sur la sortie de l’UE après le débat télévisé du mardi 4 avrilLe débat des onze candidats de mardi dernier ne sera abordé ici qu’en ce qui concerne les « Quatre sorties », qui nous intéressent au premier chef  — et peut-être ne parle-t-on pas assez d’une cinquième qui serait celle de la Ve République, à laquelle nous souscrivons pleinement.

    Nous avons donc assisté, atterrés, à un dialogue de sourds entre deux dogmatismes, celui de Mme Arthaud et celui de M. Asselineau. C’est-à-dire entre un unilatéralisme trotskiste (on sort du capitalisme et peu importe comment on s’y prend) et un unilatéralisme néo-gaulliste (on sort de l’UE avec l’article 50 et tout ira bien).

    Si la position (plan A/plan B) de M. Mélenchon nous semble encore trop accommodante, la volonté affichée de suspendre les traités européens est encore la seule à pouvoir articuler le mouvement social potentiellement révolutionnaire et la subversion des carcans institutionnels. Ce n’est pas seulement parce que J.-L. Mélenchon a cité judicieusement Karl Marx, mais aussi parce qu’il comprend avec lui que le capitalisme est un rapport social et pas seulement une masse d’argent à se réapproprier et donc doit être pensé aussi dans le cadre juridique et institutionnel de l’exploitation, que notre sympathie, malgré nos réserves déjà formulées et qui restent entières, vont au candidat de « La France insoumise ».

    M. François Asselineau, on a pu s’en rendre compte, est le candidat du  bis, pas du . Avec le modèle anglo-saxon et l’exemple de la Suisse en étendard dans sa péroraison, — au passage deux paradis fiscaux.

    S’il a concédé, dans le cadre de pensée positiviste et essentialiste qu’il aime emprunter à M. Emmanuel Todd, que « Les Français ne sont pas les Britanniques » et donc auraient droit en vertu de leur propension à l’égalitarisme à plus de services publics qu’Outre-Manche (merci pour eux), on voit parfaitement les limites de cette conception arrêtée de la nation qu’il développe. Ainsi inscrit-il la protection sociale nationale dans l’ADN d’une sorte de France éternelle, reliant la sécurité sociale non à Ambroise Croizat, non à Charles de Gaulle (on lui aurait pardonné cette approximation) mais à… Saint-Louis!

    Au lieu de faire confiance à la créativité et à la combattivité du peuple (tout syndicaliste est pour lui un Tsipras en puissance s’il ne vote pas pour lui), il combat le présent au nom du seul passé. Comme Philippe Séguin en 1992, il oppose aux traités européens l’esprit de la constitution de la Ve République, dans un discours d’un formalisme juridique non seulement assommant, qui est loin d’évoquer le panache littéraire du général, mais relevant surtout de la pensée magique. Car enfin, la bourgeoisie française, devenue massivement compradore, s’est moquée des arguments de Séguin et du peu de souveraineté populaire que conservait la Ve. Preuve que le pouvoir n’est pas, en tout cas pas principalement, au bout des arguties juridiques et technocratiques. Depuis, faute de soutien de classe du côté de la grande bourgeoisie, passée massivement à l’euro-germano-atlantisme pour cause de mondialisation des fusions monopolistes, le gaullisme historique s’est étiolé. Charles Pasqua faisait encore 13% aux européennes de 2014, Asselineau n’a fait que 0,41% des voix, même s’il n’est pas exclu que sa référence au frexit, plus formelle que réelle de notre point de vue, puisse lui attirer plus de sympathies le 23 avril.

    Il ne s’agit pourtant même pas de comparer, argument par argument, la solution JLM (dénonciation des traités européens) à la solution Asselineau (article 50 et donc deux ans de négociation), mais de les penser dans le cadre actuel des rapports de forces, afin de répondre à la question essentielle qui nous est posée : la destruction imminente de notre pays et le danger de fascisation qui l’accompagne (car comment détruire un pays sans violer sa volonté de vivre ?).

    Aujourd’hui, nous sommes en passe d’avoir une Marine Le Pen, présidente, avec le doigt non sur l’article 50 du traité sur l’UE (elle n’en fera rien) mais sur l’article 16 de la Constitution (il serait temps que les gaullistes fassent leur aggiornamento quant à la Ve, qu’ils présentent toujours comme une panacée, alors qu’elle est un carcan non moins contraignant que l’UE) qui serait la clé d’une « France en ordre » mise au pas de conserve par le FN et par la droite des LR.

    Les récentes révélations sur les accointances et connivences de Mme Le Pen avec MM. Axel Loustau et Frédéric Chatillon montrent qu’elle n’a rompu avec la vieille garde Algérie française de son père que pour mieux s’acoquiner avec des anciens dirigeants du GUD, entre autres admirateurs du Waffen SS belge Léon Degrelle chez qui ils s’étaient rendus en pèlerinage. La police votant FN à plus de 50% (en 2015, contre 30% en 2012 et où en est-on aujourd’hui?), on est bien en droit de parler d’un risque de fascisation, favorisé par le cadre institutionnel pseudo-démocratique de notre pays.

    En l’état actuel des choses, seul Jean-Luc Mélenchon est véritablement en mesure de battre l’extrême droite au second tour, M. François Fillon étant archi-discrédité et M. Emmanuel Macron inconsistant, contradictoire, incertain, malgré sa médiatisation forcenée.

    Et en cas de victoire de MLP sur tout autre candidat, c’est à la France populaire qu’il faudra faire confiance pour mener la résistance, non seulement face à la destruction programmée de ce qui reste des libertés, mais pour empêcher le déshonneur du pays de 1789 se suicidant dans la honte de la xénophobie d’Etat.

    L’UPR, et M. François Asselineau, qui renvoient constamment dos à dos JLM et MLP, sauront-il prendre position en ce cas-là au lieu de répéter que MLP, au fond, n’est que la soupape de sécurité du système ?

    Ou céderont-ils aux sirènes, par exemple, de ceux qui les poussent sans doute à écrire, dans leur programme publié le 24 mars 2017, qu’ils affirment vouloir lancer un référendum sur l’immigration (mesure 198)? Référendum sur l’immigration dont chacun voit aisément qu’il reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore des affrontements communautaires dans notre pays, ce dont aucun patriote conscient ne veut : c’est ensemble que tous les citoyens, que tous les travailleurs doivent défendre du même mouvement la République, les acquis sociaux et l’indépendance nationale.

    Nous espérons sincèrement que les gaullistes de l’UPR, c’est-à-dire le noyau dur, sérieux, historique, de leur parti, vont abandonner, entre autres, cette mesure funeste que leur a soufflée leur aile droite, et reprendre la place qui leur convient dans un grand front anti-UE qui ne demande qu’à se reformer et dans lequel ils ont toute leur place, en tant que courant historique bourgeois respectable, mais qui ne saurait prétendre à une quelconque hégémonie aujourd’hui, et surtout pas sur le mouvement des travailleurs, dont les grèves de 1995, la rébellion de 2005 contre la constitution européenne (où 79% des ouvriers ont voté Non alors que la « France d’en haut » votait massivement pour le Oui) et la lutte contre la Loi Travail ont montré qu’ils restent la principale force mobilisable pour défendre notre pays.

    , 6 avril 2017

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