• Affaire Suez Veolia : Encore plus jaune que Berger, la CFDT ENGIE ? (IC.fr-8/10/20)

    Les travailleurs de  mobilisés contre l’OPA 

    Sous couvert de “mettre en concurrence”, l’Union Européenne sous les offices zélés de Sarkozy a imposé la  d’EDF-GDF, offrant en 2008 GDF à l’opérateur privée de l’ et de l’assainissement, la Lyonaise des eaux devenue Suez. Les deux entités prenant le nom d’Engie en 2015. en 2017 le régime Macron décide de céder pour 8.7% du capital d’Engie encore détenu par l’agence des participations de l’État, descendant ainsi sous le seuil de 24% du capital et 28% des droits de vote. Issue de société coloniale (compagnie du canal de Suez, Banque d’Indochine), Suez avait été nationalisée en 1982 et privatisée en 1987. Elle fusionne complètement avec la Lyonnaise des Eaux en 1997. Suez contrôle ainsi une part importante de la distribution de l’ et de l’assainissement en France (19% de la population). Un secteur où l’autre acteur privé majeur est Veolia (ex- Vivendi, ex-Compagnie générale des eaux) qui contrôle 40% de la distribution. La SAUR et des régies publiques assurant le reste de la distribution. Veolia en lançant une OPA sur Suez s’assurerait une situation de monopole privé dominant sur l’ potable et l’assainissement, un bien commun et un service public essentiel de la population. Alors que les travailleurs sont évidemment opposés à cette fusion dont la traduction sera évidemment suppression d’ et pression à la baisse des salaires, Veolia a pu compter sur le soutien de la CFDT pour s’emparer de Suez : avec pour projet de vendre à la découpe les parties les plus juteuses de l’entreprise. À l’issue d’un vote, le conseil d’administration d’Engie qui compte 13 membres, a approuvé la vente avec sept voix pour, la plus courte majorité possible, face à quatre voix contre et deux abstentions. Sur les 13 membres, six “indépendants”, trois représentant de l’État actionnaire, trois représentants des salariés (1 CGT, 1 CFE-CGC, 1 CFDT) et 1 CFDT au titre des salariés actionnaires. Les 6 “indépendants” et la CFE CGC ont voté pour, les deux représentants de la CFDT ont quitté la salle, validant l’OPA. Le régime Macron aurait téléphoné aux représentant CFDT pour qu’ils se comportent ainsi d’après une source citée par Médiapart. Un vote contre de la CFDT aurait obligé la CFE-CGC à voter contre, faisant basculer le résultat du vote.

    Manifestation intersyndicale contre l’OPA de Veolia le 22 septembre 2020.

    On lira ci-dessous le communiqué justement dénonciateur de la C.F.D.T. Suez et le commentaire qu’en fait la Commission luttes du P.R.C.F. – Le 06/10/2020

    Nous publions ci-dessous la protestation publique hautement justifiée du syndicat CFDT de Suez. Ce texte dénonce la trahison ouverte des salariés d’Engie et de Suez par la représentation officielle de la CFDT Engie au C.A. d’Engie.

    Existe-t-il désormais la moindre limite aux trahisons sans fin d’un “syndicat” chéri des médias d’État, de l’UE et du grand patronat en général ? Certes, il n’y a que la première félonie qui coûte : rappelons fraternellement aux cédétistes et aux travailleurs poignardés dans le dos d’Engie, ex-GDF, que la CFDT n’a cessé de trahir la classe ouvrière, et plus généralement l’intérêt national, au moins depuis l’adoption du plan Juppé-Notat frappant la Sécu (1995 !), sans parler des trahisons à répétition de Chérèque, puis de Berger, sur les retraites, l’indemnisation du chômage, les contre-réformes scolaires, la casse du statut de la fonction publique et l’euro-destruction en cours de la SNCF, de France-Télécom, d’EDF-GDF, etc. 

    Au point que de plus en plus de cégétistes fidèles au combat de classe refusent désormais la stratégie d’alliance (dite “syndicalisme rassemblé”) de la Confédération CGT avec une organisation aussi macron-compatible, MEDEF-complaisante et euro-alignée (la direction de la CFDT coïncide pour ainsi dire avec celle de la très maastrichtienne CES) que l’est la confédération CFDT et bon nombre de ses antennes professionnelles.

    En ce qui concerne le PRCF, il n’a cessé de condamner les fusions capitalistes, qu’elles soient continentales (Alstom / Siemens par ex.), transcontinentales (PSA-Chrysler, Renault-Nissan…) ou PSEUDO-nationales, le but de la fusion Véolia-Suez n’étant pas de conforter le produire en France moribond, mais de mondialiser la chasse aux superprofits des oligarques du CAC-40 EN SACRIFIANT L’EMPLOI EN FRANCE, et dans la foulée, les savoir-faire et jusqu’à la langue française sacrifiée systématiquement au tout-anglais.

    Ces fusions sont inspirées par le “Besoin d’aire” du MEDEF (traduisez: le besoin d'”espace vital” du grand capital “français”). Ce « besoin d’aire », titre du manifeste patronal de 2012, essore la France et le monde du travail sans crainte de dissoudre notre pays et les conquêtes du CNR (dont la  de l’énergie et du sous-sol par Maurice Thorez et Marcel Paul) dans une “construction” euro-atlantique aussi délétère qu’irréformable. Ces fusions vont de pair avec les euro-privatisations (dont celles de GdF) et les euro-délocalisations, l’argent des contribuables n’étant bon qu’à socialiser les risques patronaux tout en laissant aux actionnaires la haute main sur les profits et sur la gestion.

    Le PRCF et sa commission luttes appellent en conséquence, non seulement à la nationalisation de l’eau en France, non seulement à la renationalisation d’Engie-Gaz de France et à la reconstruction d’un pôle public 100% nationalisé de l’Énergie, mais à un véritable Frexit progressiste débouchant sur la rupture de la France avec la domination du grand capital et ses instruments de domination nationale et continentale.

    Travailleurs d’ENGIE, de SUEZ de VEOLIA et de toutes les boîtes, avant que les casseurs patronaux, les “syndicalistes” jaunes et les vendeurs d’Europe sociale bidon n’aient totalement détruit notre pays et son industrie privée et publique, construisons le tous ensemble en même temps pour dire RETRAIT DE TOUTES LES CONTRE-REFORMES MAASTRICHTIENNES (retraites, sécu, indemnités chômage, casse du lycée et de l’Université, Parcoursup…), des EUROPRIVATISATIONS, des PLANS DE LICENCIEMENTS, DES EURO-DÉLOCALISATIONS, DES BAISSES DE SALAIRES. Edouard Philippe dit craindre une “tempête sociale” ? Prenons-le au mot et sachons qu’il n’y a de choix qu’entre le TOUS ENSEMBLE EN MÊME TEMPS potentiellement victorieux, et le chacun pour soi séparément qui ne mène qu’à la défaisance de notre pays et à l’humiliation sans fin de toute notre classe !

    Pour la commission Luttes du PRCF, Jo, José, Thomas et avec le plein soutien de Georges Gastaud et de Fadi Kassem, secrétaires nationaux du PRCF


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