• Aux portes de Quimper, une « situation indigne » pour les routiers et ouvriers du BTP (LT.fr-4/11/20-7h)

    Confinement : les routiers et les ouvriers, les grands oubliés
     

    Depuis le reconfinement, les restaurants ont fermé leurs portes au grand dam des employés du BTP, des routiers et commerciaux qui sillonnent les routes. Illustration à Saint-Évarzec, dans la zone d’activités de Troyalac’h.

    Certains restaurants dits « routiers » proposent des formules à emporter le midi, du lundi au vendredi. Mais impossible de manger à l’intérieur des établissements. Les routiers et ouvriers du BTP sont condamnés à pique-niquer. Comme si cela ne suffisait pas, plus de douche ni de toilettes à disposition.

    « On est obligé de subir. Nous sommes les oubliés, comme lors du premier confinement »

    « Cette situation est indigne pour ces hommes. Alors que les restaurants d’entreprises sont ouverts, eux sont obligés de manger sur des établis, caisses à outils, entre deux averses. Il faut que le gouvernement prenne des mesures pour que ces hommes puissent continuer à travailler de manière digne », s’insurge Éric Berder, l’adjoint au commerce de Saint-Évarzec.

    Quand le temps est clément, ces employés peuvent manger à l'extérieur, sur les parkings des restaurants.Quand le temps est clément, ces employés peuvent manger à l’extérieur, sur les parkings des restaurants. 

    Arnaud et Fred sont routiers pour la société de transports Lannurien. « Depuis le début du confinement, on mange dans nos camions ou sur les parkings. Le soir, on se débrouille comme on peut pour trouver des toilettes et une douche car il faut bien se laver. Et pour manger, c’est compliqué car la quasi-totalité des restaurants ne propose rien pour le soir. On est obligé de subir. Nous sommes les oubliés, comme lors du premier confinement », confient-ils.

    « Inadmissible que les ouvriers doivent manger sous la pluie ou le froid »

    Christophe Lemoing est responsable de l’entreprise Celt’Ardoise, sur le secteur de Saint-Evarzec. Il s’estime privilégié par rapport aux autres. « On a la chance de pouvoir manger dans les bureaux, mais je trouve inadmissible que les ouvriers doivent manger sous la pluie ou le froid ». Pour Cyril, de l’entreprise Goyat, il faudrait accorder l’accès des restaurants ouvriers à ceux qui ont une attestation de leur employeur. « On mange chacun dans nos cabines en ce moment. Pourquoi ne pas nous permettre d’avoir accès à l’intérieur des établissements avec le respect de la distanciation et des normes sanitaires ? Tout a déjà été mis en place dans ces restaurants après le premier confinement », insiste-t-il. « On pourrait justifier notre profession avec une attestation », complète-t-il.

    « Il faut préserver nos salariés »

    Jean-Marc Daniel est patron d’une entreprise de transport routier. Selon lui, il est temps que le gouvernement réagisse. « Pour aller à la guerre contre un ennemi invisible, il faut des guerriers. J’espère que cela ne se passera pas comme lors du premier confinement. Il faut préserver nos salariés. On leur demande de travailler, de se débrouiller mais ils n’ont pas les moyens de le faire », déplore-t-il, en signe d’appel au secours.

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

     
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