• Billet Rouge-Le Journal Télévisé de Laurent DELAHOUSSE… OU LA PLUIE AU SERVICE DE LA HAINE DE CLASSE – Par Floréal (6/06/2016)

    Après l’agression haineuse contre Mélenchon dans l’émission « Des paroles et des actes » (on peut penser ce qu’on veut de ce candidat mais on peut au moins attendre un minimum de courtoisie du « service public » à l’égard de ses invités !), l’émission de dimanche soir 5 juin présentée par le fringant Laurent Delahousse fut un sommet de manip idéologique, de pluralisme biaisé et d’appel… à la haine anti-C.G.T….

    En apparence, ce J.T. était fort peu politique puisque plus de la moitié du temps d’antenne a été consacrée aux intempéries et aux malheurs bien réels qu’elles comportent. En réalité, le but poursuivi par la rédaction et par les anti-syndicalistes et anticommunistes de combat que sont Pujadas, Nathalie Saint-Crique et autre P. Lenglet était entièrement de discréditer la grève des cheminots et la CGT.

    D’abord de longues minutes sur les inondations et sur les situations pénibles endurées par les gens à cette occasion. Situation que l’auteur de ces lignes est loin de sous-estimer puisque « Floréal » a lui-même vécu de près une crue catastrophique de l’Hérault en 1979. Mais situation qui ne fait pas oublier les manifestants matraqués – dont un jeune toujours entre la vie et la mort – ni ceux qui ont été envoyés dans un état grave à l’hosto par des « gentils usagers de la route » excités par les médias et fonçant sur les manifs…

    Puis, un peu moins longuement, focale sur les inondations à la RATP et à la SNCF. Gros plan sur les « travailleurs au travail » de ces deux entreprises qui réparent courageusement les dégâts (alors que d’habitude, quand il n’y a pas de grève, nos JT ne disent rien des travailleurs des services publics, notamment de l’EDF, qui réparent les infrastructures par tous les temps et en prenant de lourds risques personnels en cas de catastrophe naturelle). On voit alors le cadre portant casque et chasuble estampillée SNCF – comme le premier ouvrier cheminot venu – donner des explications techniques sur un ton hyper-responsable. Bravo !

    Puis on passe enfin au plat de consistance du JT, comme chaque soir : les grèves à la SNCF « qui se maintiennent malgré l’appel du (au choix selon les soirées : premier ministre, PDG de la SNCF, président de la République, présidente de droite de la Région francilienne, ça n’arrête pas…) à cesser le mouvement « par solidarité avec les sinistrés des intempéries ». Mais pourquoi pas à l’inverse, MM. les médiacrates ? Pourquoi ne pas demander au gouvernement, « par solidarité avec les Français inondés », de retirer le projet El Khomri de manière à supprimer la CAUSE de la grève ?

    Gros plan ensuite sur ce que dans son livre des années cinquante « Mythologies », le sémiologue Roland Barthes appelait déjà l’ « usager de la grève » et qu’on pourrait redéfinir, histoire de mieux comparer l’ouvrier cégétiste à Daesh (comme l’a fait F.-O. Giesbert toute honte bue), comme l’Otage Permanent des Méchants Gréviculteurs. TOUS les usagers SNCF, d’ordinaire si mal transportés par nos services publics euro-asphyxiés, sont remontés comme des coucous contre les grévistes ; pas un seul interviewé n’est compréhensif, surtout pas cette petite retraitée si bien choisie qui dit qu’elle « comprend » les revendications mais qu’il faut chercher d’autres moyens (en clair, faire grève à la japonaise : donner son salaire au patron mais travailler avec un brassard : Gentil Gréviste Inoffensif ?). Quel autre moyen que la grève, chère Madame, alors que le gouvernement se moque d’une pétition d’1,4 millions de signataires, qu’il matraque les manifs et qu’il contourne les parlementaires à coups de 49/3 ? Quels autres moyens chère Dame, sauf à laisser casser le Code du travail dont vous avez joui durant toute votre vie active à l’abri des méchants syndicats de lutte qui garantissaient vos droits ?

    Images suivantes, on aperçoit sur le quai d’une gare parisienne, en gilet rouge s’il vous plait, de gentils cheminots non-grévistes (cadres soucieux de leur carrière ou précaires forcés de faire ça) qui « rassurent » les usagers pendant qu’une bande d’affreux – AUXQUELS ON NE DONNE JAMAIS LA PAROLE – continuent de faire grève. Il n’y avait sûrement personne à la CGT cheminot ou à SUD Rail pour répondre aux questions de France II…

    Estocade « pluraliste » apportée par François Hollande qui, dans son style autoritaire mais néanmoins bredouillant – somme les grévistes de s’arrêter avant le sacro-saint euro de football (où l’on va pouvoir enfin admirer les émules du douteux Platini, du frétillant Valbuena et de l’irréprochable Benzema). Mais le même Hollande – qui détient la clé de la tranquillité publique ! – ne somme pas M. Valls (car l’alternative à l’arrêt de la grève n’est jamais présentée !) –de retirer le projet scélérat qui, sur sommation de Bruxelles, inverse la hiérarchie des normes et ouvre la voie au moins-disant social général, entreprise par entreprise et chantage à l’emploi « démocratiquement » à la clé, à propos des conditions de travail et de rémunération des travailleurs salariés (90% des travailleurs français).

    Si après tout cela vous n’avez pas encore saisi le message politique inavoué, vous êtes vraiment lourdaud : il y a la France qui souffre (pleurons ensemble !), la France qui l’aide (admirons en chœur !) et enfin, il y a l’Anti-France rouge qui accable égoïstement les deux premières (haïssons d’une seule voix !). On veut et on aura Martinez « dead or alive » pour parler dans la langue que chérissent ces messieurs du service public « national » de l’audiovisuel. Le « mal français », comme dit la droite « républicaine » du « Point », ce sont les cégétistes et les communistes (savante distribution des tâches entre l’audiovisuel public qui pose l’addition : « 2 + 2 = ? », et la presse écrite tenue par le CAC 40 qui scande, à l’usage des esprits lents et autres mal-comprenants : « 4, 4, 4 », c’est-à-dire en clair : feu roulant sur les « rouges », sur Thorez et Duclos – cf la couverture du Point – et, de manière de plus en plus ouverte, sur le Conseil National de la Résistance qui a pactisé avec eux pour mettre en place le « modèle social français » à l’époque de la Libération).

    Après quoi, M. Delahousse peut enfin passer à la grande politique : une minute pour le congrès du PCF (et on défie qui que ce soit d’avoir saisi à travers ladite minute ce qu’a proposé le congrès du PCF). Deux minutes à tout casser sur le rassemblement de Mélenchon et de la France insoumise (dix mille personnes convergeant à Paris en pleine grève des trains, ce n’est rien. Preuve supplémentaire d’insignifiance, aucune d’entre elle ne se plaint des grévistes !) et l’on entend une seule phrase de J.-L. Mélenchon (11% des voix en 2012 tout de même…) déclarant qu’il ne s’engage pas dans la présidentielle pour témoigner mais « pour prendre le pouvoir ». Rien sur son projet politique… mais tremblez dans les chaumines, le bolcho-jacobinisme est à nos portes !

    Enfin, le triple du temps imparti à Mélenchon et au PCF réunis est attribué à l’illustre François Baroin : nouvelle d’importance galactique, ce « ex-chiraquien » soutiendra Sarko ! Il s’en suit qu’UN individu – dont pas un Français sur 100 n’a retenu le nom – qui envoie UN message à l’AFP a plus de poids pour Delahousse, Pujadas et Cie, que la CGT (1 million et demi d’adhérents) – accusée et vilipendée mais privée de tout droit de réponse – et que les milliers de congressistes rouges, qu’ils soient réunis par le PCF à Aubervilliers (c’est une ville, ça ?) ou par Mélenchon à la si malsonnante Place de Stalingrad

    Après tout cela, ces individus malveillants, intéressés, dénués de dignité professionnelle, viendront expliquer qu’il faut « sauver la démocratie » menacée par « les » populismes, gauche populaire et extrême droite raciste étant savamment amalgamées sous ce vocable infâmant…  Alors que jour après jour, les procédés FASCISANTS des petits marquis médiatiques suent la haine de classe « distinguée » et préparent savamment le triomphe « irrésistible » du parti fasciste…

    « Il est toujours fécond le ventre qui a enfanté la Bête immonde », disait Brecht. Mais aujourd’hui, la Bête a rasé sa petite moustache et laqué sa grande mèche frontale. Cette Bête ‘modernisée’, il nous faut apprendre à la reconnaître « relookée », tirée à quatre épingles, excitant à mots couverts à la revanche anti-prolétarienne et truffant sa haine du Rouge de globish branché.

    Scintillante comme un gibet enguirlandé, prenant la forme de présentateurs sympas et cravatés, elle n’a en réalité qu’une seule mission : toujours et partout, appeler par cent détours à EN FINIR : LIQUIDER LES ROUGES.

    Floréal le 6/06/2016

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  • Billet Rouge-Appeler un chat un chat. A propos des "casseurs"- par ARIS (IC.fr-20/05/2016)"Casseurs" ? Encore une formule pour empêcher de penser. Comme « totalitarisme » ou « populisme ». Ce genre d’outil idéologique vise à cacher la vraie nature des choses. A empêcher le débat. Revenons à nos cagoulés.
    Ces gens sont des militants politiques. Des militants inspirés par une pensée. Celle-ci est l’expression d’un vieux courant politique, l’anarchisme. Un courant qui ressuscite après sa défaite historique, de nature politique et idéologique, face au marxisme et au léninisme. 
    Pourquoi la résurgence actuelle de ce courant ? Pourquoi ce qu’il faut bien appeler une régression idéologique majeure ? Parce que le PCF actuel, en proie à la « mutation » de R. Hue puis à la « métamorphose » de P. Laurent, a déserté le marxisme et le léninisme (la formule « marxisme-léninisme » a été purgée des statuts en… 1979 !). C’est-à-dire le combat de classe, de masse, l’élaboration d’une stratégie antimonopoliste fédérant le peuple contre le grand capital pour rouvrir une perspective politique révolutionnaire.
    Parce que la direction de la CGT à longtemps rejoint le syndicalisme de collaboration de classe de la CES, courtisé la CFDT et abandonné la lutte de classe et de masse au nom du « syndicalisme rassemblé ».
    Le  rôle de la classe ouvrière, de son rôle d’avant-garde étant nié par les directions du PCF, cela a des conséquences très graves sur la situation politique et idéologique.
    Une partie de la petite bourgeoisie abandonnée à son individualisme, son libertarisme vide, son libéralisme de fait, son instabilité, son inculture théorique, son refus du prolétariat, son rejet pseudo-révolutionnaire de la nation, de sa langue* (« no borders », « kill the capitalism ! ») et de son histoire, se tourne vers l’anarchisme. Certes il existe de facon résiduelle un anarchisme poulaire mais ce sont bien les petits-bourgeois qui donnent le ton de cette mouvance.
    Celle-ci s’inscrit bien dans un bain idéologique qui est viscéralement et  profondément anticommuniste. De Bakounine au « Comité invisible », ce sont bien les platitudes invertébrées et la logorrhée pseudo-révolutionnaire qui règnent sur ce petit monde. Animés par une haine tenace à l’égard du communisme réel et organisé, incapables d’une analyse historique cohérente, incapables de tenir compte d’un rapport de forces, dépourvus de toute perspective politique autre qu’un nihilisme qui finit toujours comme allié objectif de la réaction, confondant trop souvent antifascisme et anticommunisme, amalgamant l’URSS de Stalingrad aux exterminateurs nazis que l’Armée rouge a écrasés au prix de mille sacrifices, ces gens sont méthodiquement instrumentalisés par les pouvoirs.
    Même leur conception des grands événements révolutionnaires est marquée par cette incapacité de classe petite-bourgeoise à comprendre la Révolution française  (voir le livre de Hazan sur 1789) ou la Commune. Éric Hazan se fait même l’allié des libéraux à la Furet dans sa détestation de Robespierre. Même sous le masque des "Enragés", c’est bien le vieux refrain contre-révolutionnaire qui est repris par nos petits-bourgeois plus ou moins désespérés.
    La radicalité et la violence révolutionnaires n’ont rien à voir avec la provocation et l’irresponsabilité. Si certains jeunes font montre d’un réel courage physique, c’est de manière totalement contre-productive : ils permettent depuis des semaines aux média-menteurs de la bourgeoisie de détourner l’attention du refus de masse de la loi El Khomri, de son origine européenne qu’il est tabou d’évoquer sous prétexte de faux internationalisme, de la nécessité d’une manifestation nationale de combat appelant à la grève interprofessionnelle et au blocage des profits. C’est pourtant ainsi que l’on peut faire mordre la poussière à Valls. Et c’est à partir de la lutte des masses, et pour la protéger à la fois de la violence de l’Etat et de celle des provocateurs masqués que se posera tôt ou tard, non pas de manière folklorique mais en lien avec le mouvement de masse et pour permettre sa victoire, la question de la contre-violence révolutionnaire face aux gouvernants qui mettent en place un fascisant Etat policier.
    Ceux qui dirigent ces mouvements, et plus encore, ceux qui les manipulent et qui dévoient la légitime colère de la jeunesse, sont de faux révolutionnaires qu’il faut démasquer.
    Reste que les casseurs, les grands, les vrais casseurs, les casseurs de masse, ce sont le grand capital et son UE supranationale, cette prison des peuples où l’extrême droite s’installe peu à peu aux commandes sur fond de chasse aux sorcières et d’anticommunisme. Ce sont les pouvoirs Sarko-Hollande. C’est le MEDEF. C’est le FN qui n’est que le Pitt- bull de Gattaz.
    Ce n’est qu’en renforçant les communistes, et parmi eux, le PRCF qui n’a de cesse de proposer des SOLUTIONS REALISTES pour faire grandir le mouvement populaire, que ces conséquences de la trahison réformiste des états-majors du PCF et de la CGT – que nous ne confondons pas avec les magnifiques militants lutte de classe de ce syndicat – seront surmontées et que le combat de classe et de masse contre la casse de nos acquis et de notre pays par le capitalisme pourra gagner. Et que la sortie de l’UE-OTAN par la porte à gauche ouvrira de nouveau la perspective du socialisme.

    *l’inculture de l’anarchisme contemporain est telle que nombre de ces jeunes, qui trouvent « nationaliste » la défense contre le tout-anglais, semblent ignorer que le chanteur anarchiste par excellence qu’était Léo Ferré a écrit une chanson pour le dénoncer !

    Aris le 20/05/2016

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  • Concours Eurovision

    Honte à France-Télévision

    par Floréal

    Billet Rouge-Concours Eurovision: Honte à France-Télévision-par Floréal

    « Pour être encore en haut d’ l’affich’ / Faudra que je braille en angliche / Si je n’ veux pas finir en loques / Il me faut braire en amerloque ! » (Jean Ferrat)*.

    Ce soir, les amateurs de chansonnette auront le « choix » entre l’innommable « The Voice » de TF1 et le concours de l’Eurovision, où le chanteur choisi par le service public de Télévision… chantera EN ANGLAIS. Les termes de ce « choix » laissent voir où en est le totalitarisme et la colonisation linguistique dans notre pays en pleine dérive transatlantique.

    Les amateurs de foot ne pourront pas se consoler avec un hymne en français à la gloire des « Bleus » vu que la FFF, « sponsorisée » (quel joli mot !) par Carrefour-Market (à moins que ce ne soit Carrefour-City ?) est lui aussi… en anglais !

    Dans le même temps, les députés – ceux-là même qui s’apprêtent à avaliser le « Job Act » à la française, alias « loi El Khomri » - ont abaissé les quotas de chanson francophone prévus par la loi Toubon de 35 à 30, voire à 25%. Au nom, ne riez pas, de la « diversité ». Alors que sur les 6000 chansons francophones répertoriées annuellement par la SACEM, même pas 15% accèdent réellement aux ondes nationales qui leur préfèrent la soupe mondialisée… et les éternels chanteurs francophones installés…

    Illustration de la même auto-phobie linguistique, il y avait ZERO journaliste du « service public de l’audiovisuel français » à la conférence de presse co-organisée par le député communiste Candelier et par l’Association COURRIEL, co-présidée par L. Landini et G. Gastaud, avec le soutien d’éminentes personnalités de la chanson, de la science, de la littérature, du syndicalisme et de la politique. Que c’est beau le « pluralisme » et la « défense de la langue française » tels que l’entend le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel !

    Mais qu’on se rassure, le lendemain de cette conférence de presse CENSUREE, nombre de radios et de télés publiques faisaient la promo des « nouveaux mots du français » répertoriés par la maison Larousse. Laquelle s’arroge le droit d’estampiller « made in French » de nouvelles fournées d’anglicismes qui finiront bien par submerger notre petit patois hexagonal…

    Devant tant de preuves accablantes, quel progressiste, quel anticolonialiste sincère peuvent-ils encore nier l’existence d’une POLITIQUE EXTERMINISTE à l’encontre des langues nationales et au profit du tout-globish qui, bien loin de porter la langue de Shakespeare, colporte surtout et avant tout les signifiants pervers de la mondialisation néolibérale ? Et ce n’est certes pas la promulgation du « JOB ACT » édicté en Italie, et qui n’est rien d’autre que le grand frère de la loi dite El Khomri, qui nous prouvera le contraire, d’autant que ces deux attentats aux droits ouvriers ont été commandités EN ANGLAIS, et avec quelle morgue, par le commissaire européen Pierre Moscovici ; lequel, toute honte bue, ne s’adresse plus qu’en cet idiome, illégalement promu par l’UE (en violation des traités existants !) à son homologue Michel Sapin. Mais après tout, Emmanuel Macron ne vient-il pas de faire cours en anglais à des étudiants français de Sciences Po ? au fait, comment dit-on ALIENATION en patois maastrichtien ?

    Par bonheur, la chanteuse… autrichienne de l’Eurovision chantera, elle, EN FRANÇAIS, preuve que notre langue n’est devenue un parfait repoussoir que dans les pauvres élites américano-formatées du French Hexagone. Cela dit, comme nous ne sommes pas plus favorables au tout-français (dont on est fort loin, avouons-le) qu’au tout-anglais, et nous eussions préféré pour notre part qu’elle eût le courage de chanter EN ALLEMAND, dont les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven et Wagner sont là pour attester que la langue de Heine n’est pas une petite langue, musicalement parlant !

    A quand un vrai concours de la chanson francophone mondiale mis en place par les télés française, québécoise, par la RTBF, la Suisse romande, les radios africaines qui le souhaitent, pour montrer la diversité du et des français parlés et chantés sur cinq continents ?

    A quand une véritable mondiovision où chaque pays chanterait dans sa langue en montrant aux autres sa culture ?

    On aurait là un bel exemple d’internationalisme linguistique, ce contraire à la fois du repli national type FN et de la supranationalité culturelle made in Wall Street qui, sous couvert d’ « ouverture » et de « modernité », attire les jeunes vers un monde d’une uniformité culturelle, linguistique et gastronomique sans précédent !

    Floréal le 14/05/2016

    *ceux des anars français qui relaient inconsciemment la politique mondiale d’uniformisation linguistique (cf les banderoles « Kill the capitalism ») devraient réécouter, ou plutôt, DECOUVRIR, ce qu’a écrit Léo Ferré à ce sujet…

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  • Billet Rouge-Autocritique "exoplanétaire"-par Georges Gastaud (IC.fr 3/05/2016)Dans les années septante du dernier siècle, Le Hasard et la nécessité de Jacques Monod, prix Nobel de biologie, militant communiste devenu grand pourfendeur du marxisme, avait fait grand bruit.

    Affirmant que la vie sur Terre résulte d’une sorte de « miracle matérialiste » (l’expression était de Michel Serres) et qu’à ce titre elle était rigoureusement imprévisible avant son apparition subite (« nous avons tiré le bon numéro au jeu de Monte-Carlo »), l’auteur « réfutait » avec virulence la dialectique de la nature d’Engels, ou de son grand successeur, le biochimiste et expérimentateur soviétique Alexandre Oparine : pour les marxistes en effet, la vie apparaît (faut-il dire « finit par apparaître ») nécessairement dans des conditions déterminées quand l’évolution des données climato-géologiques et des conditions chimiques permettent qu’émergent des composés matériels capables de se répliquer, puis d’évoluer sous l’emprise de la sélection naturelle. Il s’agit là d’un « saut qualitatif » analogue en sa forme à celui qui se produira des milliards d’années plus tard, quand, parvenu à un certain seuil d’évolution biologique, un cousin bipède des grands singes se mettra à produire ses conditions d’existence, à fabriquer des outils (donc des techniques) et à les transmettre à ses descendants, générant ainsi des formes de culture transmissibles par héritage, nécessitant une éducation et porteuses d’historicité. C’est ce que l’on nomme le matérialisme historique.

    Au contraire du marxisme, qui constate que le monde matériel peut générer du sens et de l’organisation sans la moindre intercession divine ou miraculeuse, le matérialiste mécaniste qu’était J. Monod expliquait alors, suivi par toute la vogue structuraliste de cette époque pas si progressiste qu’on veut bien le dire, que le matérialisme dialectique n’est qu’une resucée du providentialisme religieux, un « finalisme » sans consistance scientifique. C’est peu dire que bien des « marxistes » à l’affut des modes idéologiques ont donné dans le panneau à l’époque, avides qu’ils étaient de rejeter ces « vieilleries » qu’étaient, aux yeux de l’idéologie dominante qui fait et défait les carrières, le matérialisme dialectique, la dialectique de la nature, le matérialisme historique – ; privée de son socle philosophique, la théorie politique marxiste, qui explique comment passer du capitalisme au communisme via la révolution prolétarienne, la dictature du prolétariat et la construction du socialisme, a été liquidée à son tour quand le très « novateur » 22ème congrès du PCF (1976) a répudié la dictature du prolétariat au profit de « la démocratie » (sous-entendu : au-dessus des classes). Et cette autodestruction révisionniste du marxisme n’a pas peu contribué au désarmement idéologique total du PCF et, dans la foulée, de la CGT et du mouvement ouvrier, dont on mesure tristement l’actuelle désorientation.

    Le malheur, pour l’idéologie dominante et les « novateurs » – prématurément vieillis – du marxisme, c’est que le « miracle matérialiste » de Monod a de plus en plus de plomb dans l’aile.

    D’une part l’évolution des connaissances biologiques a produit une grave crise théorique dans les conceptions néo-darwinistes** dont Monod et son ami Jacob – d’une toute autre taille philosophique que son collègue, avouons-le* – étaient les Grands Pontifes dans les années 1970. Le biologiste théoricien Guillaume Suing rend compte de cette crise et des pistes possibles pour la surmonter dans son livre récent paru chez Delga Evolution, la preuve par Marx, que j’ai eu l’honneur de préfacer.

    On a aussi beaucoup progressé dans la connaissance des comètes dont le rôle dans la production de macromolécules et donc, dans la mise en place des conditions permettant l’émergence ultérieure du vivant, est de plus en plus exploré : on est donc bien loin du hasard miraculeux chers à MM. Monod et Serres.

    Enfin, l’astronomie a fait un bond en avant avec la découverte et la mise en observation de milliers d’exoplanètes, c’est-à-dire de planètes gravitant autour d’étoiles plus ou moins proches de notre système solaire ; alors qu’à l’époque de Monod, « on » pouvait s’imaginer – à l’encontre de ce qu’ont toujours supposé de grands matérialistes comme Lucrèce ou Cyrano de Bergerac – que notre planète, et donc la vie qu’elle héberge – était seule de son genre dans la galaxie, voire dans l’Univers…

    Il se trouve en outre qu’un nombre appréciable (de 30 à 40% selon certaines estimations) de ces exoplanètes graviteraient dans la « zone habitable » de leur étoile, c’est-à-dire pour simplifier, à une distance ni trop grande ni trop petite, où par conséquent l’eau peut rester liquide en surface et où peuvent ainsi s’enclencher et se maintenir des processus de biogenèse (comme ceux qui ont peut-être passagèrement eu lieu sur Mars tant que l’eau circulait en masse à sa surface, ce que la cartographie fine d’immenses canyons et cascades a définitivement confirmé).

    Bref, s’il y a des milliards d’exoplanètes dans l’Univers, et peut-être déjà dans la seule Voie lactée, et que des millions d’entre elles orbitent dans la « zone verte » de leur étoile, ce serait un miracle, non de Dieu mais… du Diable, qu’il n’y en eût aucune d’habitée par des formes de vie évidemment très différentes de ce que nous connaissons sur notre bonne vieille GaÏa (où néanmoins la biodiversité est déjà époustouflante !).

    Les astronomes qui viennent d’ailleurs de découvrir ces jours-ci trois nouvelles exoplanètes (distantes seulement de la Terre de 39 années-lumière) pensent que sur deux d’entre elles l’eau liquide pourrait exister dans certaines zones précises et que sur la troisième, l’océan pourrait recouvrir une bonne partie de la surface de cette planète, certes très proche de son étoile, mais pas trop « cuite » pour autant étant donné que ladite étoile est une naine rouge bien moins chaude que notre soleil.

    Quand on en est là, le « miracle matérialiste » de Serres/Monod se dissout et se transforme en… mirage idéaliste : on revient en effet dans l’ordre pas si imprévisible que ça des statistiques et des probas explorées dès longtemps par ce bon Laplace. En effet, quand il y a des millions, voire des milliards d’endroits attestés où les conditions s’approchent de ce qui est nécessaire pour qu’émerge la vie, « ce serait bien le diable » si la vie n’avait surgi que chez nous. Le « providentialisme », l’ « anthropocentrisme », le « finalisme » que d’aucuns reprochaient naguère au marxisme, ce n’est pas – n’en déplaise à Monod – de penser que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers et qu’à force de jouer au « jeu de Monte-Carlo » on finit toujours par gagner, comme le pensent fort raisonnablement adeptes du matérialisme dialectique, mais de s’imaginer qu’à l’inverse notre Terre serait seule en son genre, que notre soleil serait la seule étoile dotée d’un système planétaire (on sait déjà que c’est archi-faux) et qu’en conséquence, le vivant n’aurait sa place que chez nous. Avec à la clé, le Providentialisme « brut de fonderie » pour lequel travaillait en fait, bien malgré lui sans doute, le livre jadis si encensé de Monod : Jardin d’Eden, « péché originel » d’Adam, Rédemption réservée à l’homme seul et le « retour du religieux » en prime pour notre belle époque rétrograde. Cyrano avait déjà fait scandale au 17ème siècle en se demandant si la Rédemption vaudrait pour d’éventuels habitants de la Lune…

    On attend donc avec intérêt (mais gageons qu’il nous faudra beaucoup de patience…) que ceux qui avaient « réfuté le marxisme » dans les années septante en suivant Monod comme des moutons, produisent une autocritique. Et qu’ils soumettent par conséquent leurs opinions philosophiques, comme il se doit pour toute construction réputée rationnelle, au verdict de l’observation. Mais à vrai dire, l’antimarxisme étant devenu un pré-requis confortable pour faire carrière dans les médias et à l’université, un tel comportement matérialiste serait des plus… « miraculeux ».

    *La logique du vivant de François Jacob reste un grand livre, philosophiquement parlant, ce qui ne signifie pas qu’il soit incontestable.

    **Le néodarwinisme n’est pas plus un nouveau darwinisme que le néolibéralisme n’est un nouveau libéralisme !

    Georges Gastaud est l’auteur de « Lumières communes », à paraître chez Delga et de « Sur la dialectique de la nature », numéro spécial d’Etincelles.

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    Billet Rouge-La CGT n’a pas d’excuses à présenter – Par Floréal(IC.fr-19/04/2016)Inévitable porte-parole de tout ce que notre pays compte de réactionnaires haineux, le glacial Eric Ciotti a fustigé la CGT pour son affiche accusant les violences policières contre les jeunes et les syndicalistes, allant jusqu’à sommer Cazeneuve de porter plainte contre le premier syndicat français. Ce député de l’ultra-droite, que rien de sérieux ne sépare sur le fond du FN, a été aussitôt suivi sur cette voie, celle de la haine de classe anti-Rouges, par le représentant de la CFDT-Police, dont il serait naïf d’espérer qu’il appelât l’ensemble des policiers à respecter la liberté d’expression dans les manifs, à ne pas tabasser des jeunes à terre, à ne pas sortir la lacrymo ou le taser pour un oui pour un non… Car il ne suffit pas d’être la police d’une « République » pour mériter le nom, si souvent usurpé, de « police républicaine »…

    Il est vrai que l’exemple vient de haut. Quand Valls, qui inspirait dans l’ombre le plan de casse d’Air France, traite de « voyous » les ouvriers du transporteur sans recadrer son directeur regrettant publiquement les conditions de travail du 19ème siècle, quand le Parquet menace de 23 mois de prison les syndicalistes de Goodyear qui ont défendu leur emploi, quand tous les médias ou presque encensent la direction jaunâtre de la CFDT, l’agent orange du MEDEF, et ne parle qu’en mal de la CGT, quand le pouvoir multiplie les lois liberticides à la Sarko, cible les binationaux et institue l’état d’urgence à perpète, faut-il s’étonner si des flics de base se lâchent contre des jeunes et des salariés qui ne font que défendre la dignité de l’homme au travail, gravement amputée par la circulaire Travail de l’UE, dite loi El Khomri ?

    En réalité, la violence vient du grand patronat licencieur, maître chanteur à l’emploi, privatiseur et délocaliseur.

    Elle vient de la « construction » européenne si chère hélas dans son principe aux états-majors syndicaux, eet qui est entièrement tournée contre les souverainetés populaires et contre le monde du travail.

    Elle vient des médias achetés par les Dassault, Bolloré, Lagardère, ou pilotés d’une poigne de fer par le gouvernement. « Les puissants ne cessent d’attaquer les pauvres, disait Auguste Blanqui. Et quand ceux-ci osent se défendre, ils se font traiter de bêtes sauvages ».

    Non la CGT n’a pas à s’excuser, au contraire, c’est en étant claire, offensive, radicalement hollando- et euro-critique, en sortant du carcan maastrichtien de la CES, en redevenant 100% rouge et en brisant les chaînes rosâtres du « syndicalisme rassemblé » avec les chiens de Berger du MEDEF, qu’elle redeviendra le grand syndicat de classe et de masse qui apporta tant de victoires aux salariés de France.

    Allez, camarade Martinez, encore un effort pour comprendre que le mot « soviet » employé contre la CGT par la réaction n’est pas une insulte : au contraire, quand les salariés du monde entier se confrontaient à l’appareil répressif des bourgeois et aspiraient à créer LEUR Etat, celui de la Commune de Paris ou des Conseils ouvriers russes, le grand patronat tremblait et la classe ouvrière passait à l’offensive !

    Floréal le 19/04/2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Mensonges en contrebandes – par Floréal

    Figure de proue de notre histoire révolutionnaire, Maximilien Robespierre invitait à « passer la vérité en contrebande ». La vérité, pas le mensonge !

    Il est donc logique que les figures de proue de nos temps contre-révolutionnaires s’évertuent à passer leurs mensonges en contrebande. Ou plus exactement, à produire et à écouler des contrefaçons.

    Quand les jeunes carriéristes du FN revendiquent Jean Moulin pour parrainer leur groupe de Sciences po, comment les atlantistes Juppé, Copé et Cie, qui viennent d’aider Hollande à parachever le ralliement de la France à l’OTAN, auraient-ils vergogne à se dire « gaullistes » ? Pourquoi Emmanuelle Cosse, qui hier encore était plus verte que verte, hésiterait-elle à entrer dans un gouvernement qui, avec la loi Macron, assassine le rail à l’avantage des très polluants transports par autocar ? Pourquoi Hollande cesserait-il de se dire socialiste, lui dont chaque décision économique (privatisations), diplomatique (guerres et ingérences tous azimuts) et « sociale », insulte la mémoire de Jaurès ? Et comment Pierre Laurent, qui continue indécemment de défendre la « construction européenne » et l’euro hésiterait-il à se dire « communiste » ?

    Dans un tel paysage politique nauséabond et mensonger, on comprend pourquoi les militants du PRCF tiennent à se dire FRANCHEMENT communistes. En l’occurrence, l’adverbe est presque aussi important que l’adjectif, même si les deux pris ensemble relèvent à vrai dire du pléonasme.

    Mais en ces périodes de fourberie généralisée, mieux vaut encore se répéter que se contredire.

     

    Floréal le 14/04/2016

    source : initiative-communiste.fr

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  • Disons le franchement: voir, avec "Nuit debout", une partie de la jeunesse, encore extrêmement faible, dont la sociologie est à observer (quelle est la participation de la jeunesse populaire des quartiers par exemple?), se réunir sur les places de nos villes pour échanger, débattre, lutter, rêver d’un autre monde que celui du capitalisme meurtrier, du capitalisme terroriste, du capitalisme destructeur des êtres humains et de leur environnement, cela nous fait franchement plaisir.

     Nous n’aimons pas récupérer et flatter comme certains, nous voulons débattre, organiser et lutter. Donc tout en félicitant ceux qui participent à cet engagement sympathique nous devons éviter qu’après une phase euphorique le soufflet ne retombe. C’est cela la responsabilité politique telle que nous la concevons

    August Bebel, grande figure du socialisme allemand, avait coutume de dire " Quand nos ennemis de classe me félicitent, je me demande quelle bêtise j’ai pu dire". Ce réflexe, les jeunes des "Nuit debout" doivent l’acquérir car comment ne s’interrogeraient ils pas devant la déferlante médiatique bienveillante dont ils sont l’objet, alors que le syndicalisme de classe ou les militants franchement communistes sont méthodiquement censurés dans les médias

    Partout dégouline le sucre écœurant de la flatterie. Pourquoi ?

    Parce que ce mouvement "n’a pas de revendications", parce qu’il est "contre les organisations", parce qu’il est "libertaire", parce qu’il rejette "les recettes du passé", parce qu’il est "antimarxiste", parce qu’il « se méfie des syndicats » (et non de leurs directions conciliatrices, ce qui serait fort juste), parce qu’il veut faire "comme Podemos", parce qu’il est « pro-européen », et nous pourrions ainsi continuer la litanie.

    Et il est vrai que cette petite musique se fait entendre dans ce mouvement, la petite musique de l’apolitisme, du spontanéisme, de l’anarchie, de l’euro-constructivisme, autant de maladies que le mouvement ouvrier et populaire a connues et vaincues, mais qui ressurgissent forcément dans les phases de recul et de contre-révolution. Ces idées entraîne des positionnements qui méritent la critique. Non pour condamner les "Nuits debout" mais pour rappeler que le capitalisme ne sera pas renversé sans que  le monde du travail ne prenne sa place centrale dans la lutte : et pour cela ne négligeons pas le lieu central de l’affrontement de classes entre capital et travail qu’est l’entreprise. Oui à la lutte des « Places »… si elle conforte la lutte des classes, pas si elle prétend s’y substituer !

    Que la jeunesse rassemblée sur les Places, si elle veut être réellement rebelle, s’inspire du militant syndicalise suédois-américain Joe Hill qui quelques heures avant son exécution par l’appareil répressif étasunien écrivait à ses camarades de l’IWW : " Ne perdez pas de temps dans le deuil. Organisez-vous ! ".

     Lire à ce sujet la critique qu’en défense du syndicalisme revendicatif de classe et de la nécessaire organisation politique du combat, G. Gastaud a produite, sur le site du PRCF d’un texte de F. Lordon intitulé « nous ne revendiquons rien ». Ce texte a aussi été diffusé sur le site Agoravox, sur Le Grand Soir et sur le site de faire vivre et renforcer le PCF.

    Aris, le 10/04/2016

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  • Billet Rouge-Kriegspropaganda sur France 2 – par Floréal [propagande et bourrage de crane] #guerre #loitravail

    6 avril 2016 – JT de 20 h présenté par Pujadas

    Ça commence par un « sujet » anxiogène sur la « menace russe » : en toute impartialité, on y présente la Russie comme un agresseur en Ukraine et en Syrie (sympa pour les néonazis de Kiev et pour les fanatiques de Daech !), on tend le micro à un gouvernant polonais sans rappeler que l’extrême droite est au pouvoir à Varsovie ; on ne demande naturellement pas à un officiel russe de présenter son point de vue (vive le pluralisme !) et on conclut sur l’idée assenée par un « expert » que la projection de nouvelles troupes de l’OTAN à la frontière russe est une nécessité absolue. Et ça tombe bien : le hasard faisant bien les choses, l’OTAN vient justement de déployer 4000 soldats supplémentaires aux frontières Est de l’UE… Rappelons, puisque Pujadas a omis de le faire, que lorsque Moscou a signé les accords dits de réunification allemande, l’Occident avait juré que jamais l’OTAN n’avancerait plus loin que la frontière Est de l’ex-RDA et que les pays de l’Est ne seraient pas intégrés à l’Alliance atlantique : chose faite aujourd’hui puisque l’adhésion à l’UE implique l’adhésion à l’OTAN ! Alors, qui agresse et qui encercle qui de l’ « ours » russe ou de l’ « Oncle Sam » ? Rappelons aussi, à propos d’ « expansionnisme » russe, que les si pacifiques troupes américaines qui forment l’armature de l’OTAN sont à des milliers de lieues de leur pays quand elles patrouillent sur la frontière russe. Que dirait-on si, sous prétexte que les USA tentent de déstabiliser les pays de l’ALBA amis de la Russie, 4000 soldats russes, des drones, etc. étaient déployés à Cuba ou au Nicaragua ?

    Ça continue par un sujet sur les fonctionnaires territoriaux où le journaliste regrette à demi-mots qu’on ne puisse pas licencier les fonctionnaires (seulement les « révoquer » (ça change tout !) et où l’on présente comme des héros de la modernité deux maires LR du 92 qui font tout pour dégager un max de territoriaux ! Décidément, Sarko, Fillon, Juppé et Cie, dont le programme annonce la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires, peuvent se féliciter d’avoir à France-2 des journalistes aussi professionnels !

    On poursuit avec un sujet sur les mirifiques embauches en vue à St-Nazaire – sans évoquer seulement la question de savoir si les métallos de St-Nazaire dont le temps de travail a été augmenté sans compensation salariale vont désormais être augmentés, maintenant que le carnet de commande des Chantiers est bien rempli… Non, tout va très bien Madame la Marquise, merci aux gentils patrons qui embauchent et à M. Hollande qui signe le contrat (combien, par ailleurs, de suppressions d’emplois publics et privés aujourd’hui même en France ?).

    Rien de sérieux sur les « nuits debout » et sur la mobilisation contre la loi Travail, pas de focale sur les « bons Français » frontistes, de droite ou PS pris la main dans le sac au Panama, ni sur les 250 milliards (au bas mot) qui sont planqués à l’étranger par les milliardaires et dont le rapatriement liquiderait d’un coup les prétendus « dette souveraine », « trou de la Sécu », « déficit des complémentaires », etc. Non, ce qui passionne France II, ce sont les « emplois commerciaux non pourvus » par ces fainéants de chômeurs qui, décidément, ne-veulent-pas-travailler…

    Au fait, l’ingénieuse El Khomri n’aurait-elle pas une idée sur la manière dont il faut s’y prendre pour licencier, révoquer et pour commencer, clouer au pilori, ces « journalistes » cumulards que nous payons fort cher pour répandre le mépris du travailleur, conditionner les esprits à la croisade antirusse, inviter au mépris du service public ? Comment leur appliquer, le moment venu, ce qu’ils prônent chaque soir à l’abri de leurs très hauts salaires et sans craindre en rien la précarité qu’ils prônent pour autrui : la suppression de LEUR retraite, de LEURS remboursements hospitaliers et, le moment venu, de LEURS indemnités chômage ?

    Floréal-le 6/04/2016-JT de 20 h. présenté par Pujadas

    Source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Transparence fiscale mondiale? Chiche ! Par FLOREALLes révélations qu’un mystérieux « lanceur d’alerte » aurait transmises à la Süddeutsche Zeitung et que Le Monde a reprises sur l’évasion fiscale mondiale blanchie par des « spécialistes » panaméens provoquent des remous dans le monde entier.

    Pourtant nul marxiste ne sera exagérément surpris en « apprenant » que la fraude fiscale des privilégiés est colossale*, qu’elle est planétairement organisée, que fort peu d’Etats bourgeois soi-disant « endettés » prennent contre elle les mesures qui s’imposent (c’est le cas de le dire !).

    Rien de stupéfiant non plus au fait que de vertueux potentats politiques, financiers (ou des sportifs censés incarner l’orgueil national) qui prélèvent déjà des sommes folles sur le dos de leurs peuples respectifs, les volent une deuxième fois en se soustrayant à l’impôt, ce moyen incontournable pour financer les services publics, la protection sociale et le vivre ensemble des citoyens.

    Cependant les incurables mal-pensants que nous sommes avouent leur perplexité : pourquoi les premières révélations distillées par Le Monde ciblent-elles avant tout, voire exclusivement, les grands satans habituels de l’Occident : les dirigeants russes, syriens et chinois (ou plus exactement, des « proches » de ces derniers), c’est-à-dire les diables rouges, jaunes ou marrons des croisades impérialistes en cours ou en préparation…

    Entendons-nous bien : militants du mouvement ouvrier, nous ne nous portons garants d’aucun Etat bourgeois, d’aucun fauteur de politique néolibérale, d’aucun parasite de la classe capitaliste, d’aucun people médiatico-sportif quels qu’ils soient et où qu’ils se trouvent : car notre but final est d’avancer partout vers une société sans classes où « le développement de chacun sera la clé du développement de tous » (Marx) à l’inverse des sociétés capitalistes où l’Etat est au service des riches. Or, pour l’instant du moins, les seuls Français mis en cause par le nouveau scandale du Panama sont le très décevant Platini et l’inusable Balkany, sans parler de l’hyper-carbonisé Cahuzac, ex-champion ministériel de l’euro-austérité… pour les salariés ! Pourquoi ne pas s’interroger un peu plus, au hasard, sur le fait, qu’a rappelé Yves Calvi le 4 avril, que c’est sur les instances de Sarkozy que Christine Lagarde a retiré le Panama de la liste des paradis fiscaux ? Pas un dirigeant allemand ou américain n’est par ex. cité pour l’instant parmi les méga-fraudeurs. Or c’est bien l’US Army  qui, sur ordre de Bush Senior, a écrasé Panama Ciudad sous les bombes à la Noël 1989, enlevé le président légal en lui substituant des hommes à la botte de l’Oncle Sam*. Gratuitement ? Comment les maîtres du dollar seraient-ils blancs comme neige alors qu’ils ont pris la tête de la déréglementation financière (environnementale et sociale !) mondiale ? Et si ces gens sont si férus de Transparence, que ne cessent-ils leur traque contre Edward Snowden, toujours réfugié à… Moscou ?

    De même que la vérité, c’est toute la vérité et rien que la vérité, de même la transparence n’est-elle vraiment… transparente que si elle l’est pour tous… et que son but réel n’est pas de déstabiliser les « Grands Satans » de l’Occident… tout en renforçant le nouvel ordre mondial des ingérences impérialistes. En attendant, étonnons-nous de la méthodologie journalistique du Monde qui, en possession de millions de fiches, ne cible jour après jour que ceux qu’il a décidé de mettre politiquement sur le grill…

    Donc, si dans les jours qui viennent les « révélations » continuent à ne frapper que des comparses au « Nord » et à l’ « Ouest », il y aura lieu de faire un usage maximal du doute méthodique, non pas à l’égard des faits eux-mêmes s’ils sont avérés, mais à l’encontre des buts de guerre poursuivis par ces piliers de l’ordre euro-atlantique que sont Le Monde et la Süddeutsche Zeitung.

    Si ce n’est pas le cas et que les révélations frappent tous azimuts preuves à l’appui, sans soutenir en rien les tentatives d’ingérence auxquelles vont immanquablement se livrer les Etats prédateurs de l’OTAN au nom de l’oxymorique « morale financière », nous ne pourrons que rêver à l’urgente renaissance d’un grand Mouvement communiste international de combat, et pourquoi pas d’une Internationale communiste de nouvelle génération : celle-ci pourrait en effet utiliser au service des peuples les moyens d’investigation, de communication et de démocratie qu’offre l’ère numérique ; elle pourrait alerter les travailleurs et les aider à internationaliser leurs luttes tout en respectant les souverainetés nationales que visent, en tout premier lieu, la fraude fiscale et les milliardaires qui la pratiquent avec la collusion des Etats bourgeois et de leurs cartels mondiaux et continentaux.

    Floréal le 5/04/2016

    *estimée à 600 milliards d’euros rien que pour la France (cf le livre de Peillon, journaliste à La Croix sur Les 600 milliards qui manquent à la France), alors que nos services publics et notre protection sociale sont exsangues et que les saligauds qui agissent ainsi sont les premiers à exiger l’austérité pour les « petites gens »…

    *… le jour même où Ceausescu et son épouse faisaient l’objet d’une exécution sommaire à Bucarest après un simulacre de procès.

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-"Austrasiens", "Occitans", "Hauts-Franciens", "Burgondes" de l’ex-République indivisible, divisez-vous! Par FLOREALOccitanie, Nouvelle Austrasie, Hauts de France, et pourquoi pas Burgondie, le redécoupage en Länder de feue la République française « une et indivisible » issue de 1793 s’accompagne d’un tripatouillage verbal qui tente d’inscrire dans la symbolique collective le dépeçage euro-régionaliste du territoire national :

    -le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ce « plat pays » par excellence, est rebaptisé Hauts de France. Gommé le Nord prolétarien de Guesde et de Lafargue, enterré le Pas-de-Calais des mineurs rouges, dissoute la très républicaine Picardie ouvrière et paysanne. Fi du département de Robespierre (né à Arras) et du mineur communiste Thorez (né à Noyelles-Godault) ! Fi du Picard Saint-Just, l’Archange de la Révolution et de l’Amiénois Babeuf, fondateur du premier parti communiste de l’histoire avec sa Conspiration pour l’Egalité (1796) ; évacuées de la mémoire les premières « jurées-communes » picardes, qui secouèrent le pouvoir des prélats à Laon ou à Beauvais ! Obsolète la Grande Jacquerie antinobiliaire qui, partie de Douai, fit brièvement jonction en 1358 avec l’insurrection parisienne d’Etienne Marcel… Qu’importe : Hauts-de-France, cela flatte la France d’en haut même si, incidemment, cela transforme en Bas-Français les citoyens vivant au Sud de l’Oise

    – L’Occitanie, pourquoi pas, sauf que l’aire de l’aire de la langue d’Oc était bien plus étendue au Moyen Âge… et que le but cherché par les notables « occitans » et « catalans » est surtout de flatter les régionalistes qui, sous couvert de condamner « Paris » et d’entretenir des ressentiments remontant au 13ème siècle, veulent s’arrimer au Sud des Pyrénées dans la perspective antinationale et ultralibérale de l’ « Europe fédérale des régions ». A l’arrière-plan de cela, la Charte européenne des langues régionales chère à Hollande, qui substituerait à la citoyenneté française universaliste née en 1789 le micro-découpage du peuple français en minorités ethno-linguistiques. Des minorités réactionnaires qui, à défaut de contester le tout-anglais du Grand Marché Transatlantique, rejettent déjà à demi-mots le français, langue constitutionnelle de la République, comme ne s’en cachent même plus les séparatistes corses de Talamoni…

    – et le plus beau pour la fin : la « Nouvelle Austrasie » qui désignerait le Grand Est et dont le nom nous ramène en-deçà de… Charles Martel, lequel avait réunifié la Gaule éclatée des Mérovingiens finissants. Ah, l’heureux temps des Austrasiens, quand les rois francs de dialecte germain siégeaient à Aachen (Aix-la-Chapelle) et que les batailles incessantes avec les Neustriens et les Burgondes ruinaient régulièrement artisans et manants…

    Au-delà de ces dénominations carnavalesques dont notre peuple sous-estime peut-être la portée régressive, qu’il s’agisse surtout pour nous de refuser la contre-réforme territoriale et la désastreuse loi Notre, d’appeler la France à sortir de cette destructive UE supra– et infranationale et d’inviter les travailleurs à virer les nouveaux féodaux qui se partagent la France en niant les identités, nationale et de classe, qu’avaient forgées des siècles de luttes progressistes.  

    Floréal le 26/03/2016

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  • Billet Rouge-C’est LO-GI-QUE, on vous dit! – Par Floréal

    C’est pour « doper l’emploi privé »… demain, qu’il faut, dès aujourd’hui,  supprimer des milliers d’emplois publics (SNCF, Edf, Territoriale etc.).

    C’est pour « renforcer la souveraineté de la France » que notre pays doit sagement obtempérer aux ordres de Bruxelles et des agences de notation.

    C’est pour « enrichir la langue française » qu’il faut sans cesse dire « yes » au lieu de « oui », « OK » au lieu de « d’accord » et « the Voice » au lieu de « la Voix ».

    C’est aussi pour « sauver nos libertés » qu’il faut renforcer l’Etat policier et permettre à Big Brother d’espionner les échanges informatiques privés.

    C’était d’ailleurs parce qu’ils étaient pour la Constitution européenne, dont l’équivalent a été mis en application, que les Français lui ont dit non et non pas oui.

    Et c’est pour être logique et cohérent que le pays de Descartes est sommé en permanence de prendre le jour pour la nuit, la gauche pour la droite et… le plat pays pour les Hauts de France !

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Hauts de France ou France d’en haut ? Par Floréal (IC.fr- 15/03/2016)

    La contre-réforme territoriale imposée par le PS et par l’ex-UMP ne se contente pas de diluer nos communes dans les Métropoles et nos départements à taille humaine dans des Länder à l’allemande, sans souci de désarticuler le territoire national et la « République une et indivisible ».

    Voilà que Xavier Bertrand (le nouveau président du Nord-Pas-de-Calais-Picardie) décide, une fois passées les élections, que le Nord-Pas-de-Calais/Picardie s’appellera désormais Hauts de France. Dénomination stupide pour notre plat pays qui n’est pas en haut mais au nord de l’Hexagone. Et déni de l’identité locale, historique et sociale des Chtis : pourtant, n’en déplaise à l’UM, le Nord, ça restera le « bolcho » Geo Hage, les métallos et les ouvrières textiles, le Pas-de-Calais, c’est toujours l’Arrageois Robespierre, le coco Maurice Thorez, les marins, les gueules noires qui firent grève sous la botte allemande ; la Picardie ça reste les premières Jurées Communes de notre histoire (Laon…), la Grande Jacquerie du Moyen Âge, ou encore Gracchus Babeuf, le précurseur des partis communistes du monde entier avec son « Manifeste pour l’Egalité » (1795).

    Tout cela, certes, n’est pas « vendeur » dans le cadre de l’Europe des régions pilotée par Berlin au profit des transnationales. Hauts de France, ça sonne mieux pour la France d’en haut qu’incarne Xavier Bertrand !

    Quant au PRCF, tout en combattant le FN, il n’a jamais appelé à voter pour X. Bertrand (ou pour Estrosi, contrairement au PCF et au PS). Les vrais communistes continueront de combattre la loi Notre qui détruit la France et la fonction territoriale pour que revivent le Nord, le Pas-de-Calais, la Picardie populaires… et la France républicaine !

     

    Floréal le 14/03/2016

    Source: initiative-communiste.fr

     

     

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  • Billet Rouge-VALLS INSULTE GRAVEMENT LES PROGRESSISTES DE CE PAYS-Par Aris (IC.fr-10/03/2016)

    Valls panique. Suant, éructant, insultant, le premier ministre de Hollande ne se contrôle plus. L’amalgame injurieux, la calomnie odieuse remplacent l’argumentation rationnelle.

    Cet homme est dangereux. Digne des pires exemples de son courant politique, les Noske, les Moch, les Lacoste, Valls, que les honteux lauriers de Clemenceau à Courrières font, parait-il, rêver, nous plonge dans le marécage mollétiste, celui qui envoyait les paras torturer et ou tenter d’empêcher la juste nationalisation du canal de Suez déjà allié à l’Etat colonial d’Israël.

    Valls a tenu devant le CRIF les propos orduriers suivant : « Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau. Un antisémitisme d’extrême droite mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…), il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. »

    Comment ose-t-il ? Le sang de martyrs communistes et anti-sionistes du fascisme a certes disparu des livres d’histoire falsifiés et des écrans télé enchaînés par le fric de ses maîtres milliardaires, mais tout de même lui, il sait puisque, paraît-il, il aurait fait des études d’histoire. Il sait le mensonge absolu qui consiste à traiter les antisionistes que nous sommes fiers d’être , avec d’ailleurs des milliers de Juifs eux-mêmes antisionistes, d’antisémites.

    Pour que les choses soient parfaitement claires voilà ce qu’écrivait Staline en 1931 : Le chauvinisme national et racial est une survivance des mœurs misanthropiques propres à la période du cannibalisme. L’antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme racial, est la survivance la plus dangereuse du cannibalisme. L’antisémitisme profite aux exploiteurs, comme paratonnerre afin que le capitalisme échappe aux coups des travailleurs. L’antisémitisme est un danger pour les travailleurs, car c’est une fausse route qui les égare hors du droit chemin et les conduit dans la jungle. Aussi les communistes, en tant qu’internationalistes conséquents, ne peuvent être que les ennemis jurés et intransigeants de l’antisémitisme. En URSS, la loi punit avec la plus grande sévérité l’antisémitisme comme phénomène opposé au régime soviétique. Selon les lois de l’URSS, les antisémites actifs sont condamnés à la peine de mort ».

    L’amalgame fascisant de Valls ne déshonore donc que lui-même.

    Les vrais communistes continuerons le combat contre le sionisme et l’antisémitisme parce qu’ils sont des communistes et des internationalistes.

    Ils continuerons leur combat contre Valls parce qu’il se comporte non pas en patriote mais en plat courtisan d’une puissance étrangère occupante, ségrégationniste, coloniale et meurtrière.

    Ils soutiendront la campagne BDS et les militants condamnés à Colmar.Loi El Khomri, état d’urgence, criminalisation des syndicalistes (Air France, Goodyear…) et des militants internationalistes, une UE de plus en plus fascisante, décidément ce régime est pourri ! Place, dans les luttes, à un grand mouvement national de combat et construction du Front Antifasciste, Populaire, Patriotique et Écologique (FRAPPE) et la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN pour engager la sortie du capitalisme et la construction du socialisme qui en est la seule alternative.

    Aris-le 10/03/2016

     

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  • Billet Rouge-Echéance nationale pour tous. Par Floréal (IC.fr 11/02/2016)

    Voulant séduire la droite et l’extrême droite faute de satisfaire le mouvement ouvrier, Hollande s’est lancé dans un processus scabreux visant à constitutionnaliser l’état d’urgence (encore un bond en avant pour les libertés !) et à déchoir de leur nationalité française les binationaux convaincus de menées terroristes.

    Le brouillon personnage qui régit l’Elysée a ainsi ouvert une nouvelle boîte de Pandore : car la part minoritaire des députés PS qui n’a pas encore tout renié s’est récriée contre une mesure qui déchirerait l’égalité de principe entre Français (un binational n’est pas un semi-national). D’où les valses hollandiennes et les contorsions vallsistes pour rétablir un semblant d’égalité citoyenne au moyen de l’absurde revendication, ô combien motivante, de la… « déchéance nationale pour tous » ! Mais un autre obstacle surgissait alors : la déchéance d’un mono-national  le rendrait apatride, ce qui est contraire aux engagements internationaux de la France.

    Pour finir, on a une droite sarkozyste qui soutient Hollande par tropisme xénophobe, une autre droite qui vote contre le projet Hollande pour régler des comptes avec Sarkozy et une « gauche » qui vote pour le projet afin de ne pas désavouer « son » président ; enfin on a une gauche un peu plus décente qui vote contre parce que, de A à Z, ce projet est dangereux, indécent, et que – même si trop de progressistes hésitent encore devant ce mot – il participe de la fascisation galopante de notre pays… tout en dopant le FN qu’on prétend combattre !

    Bien entendu, pendant qu’on « débat » à perte de vue sur le projet hollandien, la politique française au Proche-Orient, en Ukraine, en Libye, au Mali, s’enfonce dans l’ornière néocoloniale, hyper-atlantiste et criminogène.

    Bien entendu, Valls, Macron, Touraine et Cie persévèrent dans leurs attaques antisociales sous les surenchères ultra-patronales (faut-il dire « macronales » ?) de la droite et du MEDEF.

    Bien entendu, l’euro-austérité continue d’enrichir les « marchés » tout en appauvrissant les couches populaires et moyennes et en plombant la reprise économique.

    Bien entendu, la prétendue « lutte contre le chômage » de Valls-MEDEF continue d’alimenter la course à la précarité, la destruction des statuts, des conventions collectives et du Code du travail. Sans créer un emploi en plus, bien au contraire, puisque plus les patrons palpent, plus le sous-emploi s’étend.

    Bien entendu, le produire en France agricole est en passe de rejoindre dans la grande fosse commune de Maastricht l’industrie nationale, les services publics, la retraite à 60 ans, l’Université à la française et la pêche artisanale…

    Bien entendu, dans l’indifférence de la quasi-totalité de la « classe politique », extrême gauche comprise, l’arrachage linguistique de la langue française au profit du tout-anglais avance chaque jour à pas de géant.

    Bien entendu, les braves « frondeurs » socialistes n’ont pas une minute à consacrer à la dénonciation de cette broutille : la prochaine et intégrale réintégration de la France dans l’OTAN, avec la perspective, ô combien « nationale », du triomphal retour en France des G.I.’ chassés naguère par Charles De Gaulle.

    Bref, quand ils disent, sans s’entendre parler, « déchéance de nationalité pour tous », les gens au pouvoir ne croient pas si bien dire : tant cette expression glaçante dit vrai du train général d’auto-phobie nationale et d’autodestruction qui détruit notre pays.

    Alors, plus que jamais, en exigeant les quatre sorties (euro, UE, OTAN, capitalisme) et sans baisser la garde contre les faux souverainistes de la droite ultra, il revient aux travailleurs, militants franchement communistes et syndicalistes de classe en tête, de briser l’étau qui strangule la France entre le broyeur maastrichtien à deux pinces (faux socialistes et faux républicains) et le talon d’acier de la xénophobie d’Etat.

    Floréal-le 11/02/2016

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  • Billet Rouge-Pour une orthographe française une et indivisible – par Aymeric Monville, (IC.fr-4/02/2016)La simplification de l’écriture chinoise par les communistes, la réforme du cyrillique par les bolcheviques : l’histoire regorge de réformes progressistes et même populaires de la graphie.  On peut également invoquer des contextes spécifiques de lutte des classes dans la langue comme la défense du démotique contre la katharevousa, c’est-à-dire du grec populaire contre le grec académique.

    Est-ce de cela qu’il s’agit avec l’orthographe simplifiée de 1990 qui va désormais faire son entrée fracassante dans les manuels scolaires à la rentrée prochaine ?

    NON.  Bien au contraire.

    Les réformes précitées intervenaient avant l’alphabétisation de masse. Elles étaient le prélude à une homogénéisation de la langue sur tout le territoire, promesses d’un traitement égalitaire des citoyens devant la loi.

    Ce que la réforme de 1990 devenue force de loi en 2016 entérine c’est un français à deux vitesses. Les deux graphies sont correctes, nous dit la ministre de la Culture, celui avec accent circonflexe et celui sans ; celui qui écrit « nénuphar » et l’autre qui se contente de « nénufar », celui qui écrit « événement » et celui qui se rappelle que, malgré qu’on en ait, la graphie n’a jamais correspondu à la prononciation.

    Evidemment il y aura toujours un français plus correct que l’autre, celui qu’a poli une nation millénaire, ayant eu accès à l’enseignement primaire pour tous depuis plus de cent ans, mais qui deviendra la propriété de quelques-uns et non un trésor pour tous.

    En laissant entrer un français au rabais dans les manuels scolaires, on souscrit à cette idée gauchiste (au sens très politique que lui donnait Lénine) que la langue – et toute norme avec elle – est fasciste.

    C’est évidemment le contraire. Dans ce domaine, pour paraphraser Lacordaire, c’est la norme qui libère et la liberté – ou plutôt le laxisme – qui opprime. C’est parce qu’il y a une norme qu’on peut éviter autant le relâchement que le snobisme, autant le « patois » en bas que l’hermétisme en haut.

    Le français est à ce titre l’une des langues les plus normées du monde, pour des raisons historiques évidentes.

    Nous formions il y a peu une nation où il était devenu difficile de stigmatiser selon les origines sociales de par l’établissement d’un français non châtié mais normé, à l’écrit comme à l’oral.

    La langue était par elle-même porteuse d’histoire et de sens. Elle signifiait la fraternité et le progrès.

    L’histoire a commencé avec l’invention de l’écriture,  qui entérinait l’établissement des classes sociales et la division du travail. D’un côté les scribes aptes à nommer et dénombrer les possessions du maître, de l’autre le peuple.

    Ne retournons pas à ces temps obscurs. Ne laissons pas l’histoire s’écrire à notre place.

    Aymeric MONVILLE-4/02/2016

     

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  • Billet Rouge-Badinter, ou la peine de mort pour le Code du travail – par Floréal (IC.fr -27/01/2016)Il est juste de le rappeler, l’avocat socialiste Badinter a joué un rôle majeur dans l’abolition de la peine de mort en France ; il n’en est que plus injuste d’oublier que le premier homme d’Etat à exiger l’abolition fut… Maximilien Robespierre. Prenant de loin le relais de l’Incorruptible assassiné, la Commune de Paris décida en 1871 d’envoyer la guillotine à la casse. Hélas, dans les deux cas, l’abolition, décidée en son principe, ne put avoir de suite effective et immédiate : en 1793, l’invasion étrangère conjuguée à l’insurrection vendéenne contraignit le Comité de salut public à mettre en pratique dans toute sa rigueur la devise révolutionnaire aujourd’hui bien édulcorée « liberté, égalité, fraternité ou la mort ». Quant aux généreux Communards, assiégés par Bismarck et promis au par Thiers à l’extermination (laquelle fut mise en pratique lors de la « Semaine sanglante »), ils n’eurent d’autre choix que de prendre les armes face aux affameurs et aux massacreurs de Versailles…

    Certes, depuis ses envolées parlementaires de 1981, Robert Badinter n’a pas brillé par ses positions progressistes : membre du Conseil constitutionnel, il a entériné sans états d’âme, non seulement la cassation des très rares lois vaguement favorables aux travailleurs votées sous Sarko ou sous Hollande ; il a même scandaleusement validé, comme ses pairs, le principe antinational selon lequel les traités européens priment sur le droit français… Constitution comprise. En conséquence de quoi, le Conseil constitutionnel n’examine plus que les lois d’origine française et il ferme royalement les yeux sur les 80% de textes restants qui ne sont que la « transposition » en droit français des directives supranationales et néolibérales émanant de Bruxelles…

    N’empêche, Badinter, et surtout son épouse, la philosophe Elisabeth, restaient encore, à tort ou à raison, des figures de la « gauche morale », à défaut d’avoir jamais brillé sur le terrain principal, celui du conflit capital/travail. Le moins qu’on puisse dire est d’ailleurs que Badinter n’a jamais brillé en tant que spécialiste du Droit du travail…

    C’est pourquoi, alors que Valls prend de front la vraie gauche sur toute une série de sujets (état d’urgence à rallonge, loi intrusive sur le renseignement, casse du Code du travail, de la durée légale du travail, des statuts publics, de la justice prud’homale, du collège, etc.), alors que la « justice » s’acharne sur les ouvriers CGT de Goodyear ou d’Air France, c’est une nouvelle ignominie morale de la part de MM. Hollande/Valls que d’avoir obtenu de Mr Badinter, bientôt âgé de 88 ans, qu’il couvre de son nom encore prestigieux la casse du Code du travail exigée par le MEDEF et parrainée par « Bercy-Macron ».

    Ainsi le vieil homme sortira-t-il de la vie politique, non sur son aura de 1981, mais sur une saloperie antisociale ; oubliés Voltaire et Hugo, Badinter finira en une sorte d’Ambroise Croizat à l’envers

    Bravo donc, M. Hollande, pour votre nouveau « coup politique » si bien ajusté contre la vraie gauche. Après tout, quand on ose invoquer Jaurès, le Front popu ou le CNR pour « couvrir » une politique social-impérialiste, social-maastrichtienne et social-liberticide (sociale en paroles, impérialiste, maastrichtienne et liberticide en fait), cela ne coûte pas cher que de compromettre de son vivant un vieil homme qui méritait peut-être de terminer moins salement sa carrière de défenseur des droits.

    Floréal le 27/01/2016

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Péc’resse ou Edith Stein, il faut choisir. Par Floréal (IC.fr 25/01/2016)

    Pécresse la bien-nommée, dont le parti revendique agressivement les « racines chrétiennes de la France » et qui vient de conquérir la région francilienne, a noblement décidé de supprimer les réductions sur les cartes transports des sans-papiers franciliens. Ce geste d’une grande humanité fait honneur à la nouvelle France souhaitée par Sarkozy…

    C’est pourquoi nous dédions aux « bons Français », aux « bons chrétiens », aux « bons Européens » et aux autres néolibéraux dégoulinants d’égoïsme de classe et de bonne conscience ces quelques lignes d’Edith Stein, la religieuse catholique d’origine juive que les nazis firent périr à Auschwitz :

    « Pour le chrétien, il n’y a pas d’étranger ; le prochain est toujours celui qui se trouve devant nous et qui a le plus besoin de nous – qu’il soit parent ou non, que nous le trouvions sympathique ou non, qu’il soit ou non moralement digne de notre aide. L’amour du Christ ne connait pas de limites, il n’a pas de cesse et n’est rebuté ni par la laideur, ni par la saleté ».

    Peut-être que Dieu, s’il existe, enverra en enfer les mécréants de notre sorte qui se battent pour une société sans oppression ni exploitation. Dans ce cas, son paradis ne nous intéresse pas… surtout si c’est pour y fréquenter des « chrétiens » tels que Thatcher, Pécresse ou autres Sarkozy, que Benoît XVI avait poussé la miséricorde ecclésiale jusqu’à l’introniser « chanoine du Latran »…

    Mais en attendant, dans cette « vallée de larmes » où triomphe l’injustice, les vrais chrétiens à la E. Stein sont peut-être plus proches des vrais communistes que nous tentons d’être, non pas dans les mots et dans les postures électorales et xénophobes, mais DANS LA PRATIQUE du combat pour le « PAIN QUOTIDIEN ». 

    Floréal-le 23/01/2016

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  • Puisque, une fois n’est pas coutume, on fait l’honneur à certains communistes, de répondre à leur argumentaire et, qui plus est, au nom de , rentrons dans le débat.

    Rappelons les épisodes précédents :

    1. Pierre Laurent a récemment utilisé dans une intervention, avec de bien gros sabots, la phrase emblématique de La Guerre des étoiles (imposée partout par l’anglais ), actuellement ressortie sur les écrans : « Que la force soit avec vous ».
    2. Le site « Vive le PCF » lui reproche, entre autres et à juste titre, de faire de la démagogie avec de la sous-culture étasunienne.
    3. Le site « Slate » donne une leçon de subtilité gramscienne à ces « communistes orthodoxes » qui ne savent pas se servir de ce qui fait partie de la culture populaire et peinent à se faire entendre.

    De l’auteur de ce dernier article, Gaël Brustier, nous apprenons par la connaissance du « premier genre » que fournit internet  qu’il est : « Militant du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2013, travaille pour Arnaud Montebourg au conseil départemental de Saône-et-Loire, puis est chargé de mission au cabinet de Julien Dray, vice-président du conseil régional d’Île-de-France délégué à la Culture, entre 2012 et 2015. » 

     

    On pourrait s’arrêter là et s’amuser qu’un conseiller du PS éprouve le besoin de voler au secours d’un secrétaire national PC décidément peu légitime.

    Billet Rouge-« Star Wars » et les communistes : les sociaux-traîtres contre-attaquent !-Par Aymeric MONVILLE (IC.fr 15/01/2016)Néanmoins, sur le fond, Brustier n’a pas tort de dire que Star Wars fait désormais partie du « sens commun », terme qui doit être compris dans toute son acception gramscienne (à gros traits ce d’où il faut partir pour amener les masses à la conscience de leurs intérêts de classe).

    Mais le problème est d’abord politique. C’est celui de l’influence de l’impérialisme étasunien, ici dans son volet sous-culturel : impérialisme auquel le PS est complètement soumis à tout point de vue, et notamment au plan culturel depuis au moins les accords Blum-Byrnes qui ont « hollywoodisé » le pays.

    Il s’agit par conséquent de la capacité des communistes à lutter pour une culture populaire qui émane du peuple et non pour une culture rendue populaire parce qu’imposée au peuple par la puissance de feu médiatique et financière.

    C’est là l’essentiel. Mais d’autres questions théoriques se posent :

    S’il s’agit de dire, comme l’avait bien fait naguère une Florence Dupont, que Homère fut aussi le Dallas de l’Antiquité, pourquoi pas.

    C’est faire ici une analogie : Homère et à l’Antiquité ce que Dallas est aux années 70 et Star Wars à notre époque. Mais non une comparaison : Dallas et Star Wars ne sont, évidemment, pas l’Iliade et l’Odyssée.

    Et Marx – à rebours du péché d' »historicisme » qu’on lui prête souvent – posait subtilement la nécessité de trouver ce qui, dans les chefs-d’oeuvre de l’Antiquité, fait qu’ils ont encore la faculté de nous toucher, malgré leur éloignement. Or force est de constater qu’on ne pourra pas en dire autant dans quelques siècles, à cause du manque de profondeur humaine du propos, de ladite « guerre des étoiles ».

    Billet Rouge-« Star Wars » et les communistes : les sociaux-traîtres contre-attaquent !-Par Aymeric MONVILLE (IC.fr 15/01/2016)En effet, de ce « désert culturel qu’ils appellent pax americana » (pour paraphraser Tacite) et dont Star Wars est un des emblèmes, il ne restera rien de valable pour les générations futures, rien de ce qui fait participer à une vision humaniste et progressiste de la culture, de ce en quoi elle participe du développement humain.

    C’est Lukács qui a amplement alerté sur le problème de la (cf. Problèmes du réalisme) liée au fétichisme de la marchandise, à la réification induite par le développement/pourrissement du mode de production capitaliste, phénomène dont je ne sache pas qu’il ait été volontairement négligé par Gramsci, théoricien de vaste culture hégéliano-marxiste et donc bien conscient des avatars concrets de ce que le jeune Marx percevait encore sous le terme générique et par trop hégelien d’aliénation.

    Billet Rouge-« Star Wars » et les communistes : les sociaux-traîtres contre-attaquent !-Par Aymeric MONVILLE (IC.fr 15/01/2016)Voilà donc quelques suggestions de lectures complémentaires qu’on pourrait faire à M. Brustier, mais une simple familiarisation, par exemple, avec les thématiques de l’Ecole de Francfort l’aiderait sans doute à ne pas se focaliser sur les aspects purement stratégiques et conjoncturels développés par Gramsci. Lequel, détaché ici de sa famille de pensée, fait une fois de plus (pensons auxdites cultural studies) l’objet de manipulations sociales-démocrates grossières.

    Faut-il rappeler qui était Gramsci? Faut-il rappeler ce qui distingue Gramsci de Julien Dray ou d’Arnaud Montebourg?

    Faut-il rappeler que Gramsci ne voulait pas seulement « gagner » (les élections, les « primaires à gauche » etc.) mais changer le monde?

    Changer la vie, comme vous disiez, messieurs, citant Rimbaud, avant 81.

     

    Aymeric Monville-le 15/01/§2016 

    (peut être cité et publié partout si repris dans son intégralité avec sa source)

     

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Valls éructe et insulte les militants antisionistes,-par ARIS, fils de Résistants antifascistes.(IC.fr 10/01/2016)« Ne pas rire, ni haïr, ni maudire, ni se lamenter, mais comprendre ».  

     

    Baruch Spinoza (fondateur de la pensée laïque, Livre III de L’Ethique.

     

    Amalgame. Odieux amalgame. Valls l’homme lige du MEDEF, l’homme qui éructe sa haine de la République et des ses principes, l’homme qui se couche devant les puissants mais matraque les travailleurs, les pompiers , les syndicalistes, les opposants à la démolition de la République par l’UE et le grand capital, ose tout.

     

    Voila que durant un hommage aux victimes de l’Hyper-casher il insulte les militants anti-impérialistes, anti-sionistes en les amalgamant aux fascistes.

     

    Valls n’en n’est pas à sa première bassesse.

     

    Il avait déclaré le 29 mars 2014 :
    Il a expliqué que ce "nouvel antisémitisme" (par opposition à l’antisémitisme "rance, vieux", de l’extrême droite française) "se nourrit de la haine d’Israël, de l’antisionisme, parce que l’antisionisme, c’est la porte ouverte à l’antisémitisme… Parce que la mise en cause de l’Etat d’Israël (…) basée sur l’antisionisme, c’est l’antisémitisme d’aujourd’hui". (source Médiapart 29 janvier 2015).

     

    Valls a récidivé hier soir dans l’ignominie : confondant dans une même dénonciation antisémites fascistes ou d’extrême-droite, comme Dieudonné, Soral ou autre Le Pen et la gauche anti-sioniste qualifiée "d’extrême-gauche" pour mieux enfoncer son vieux clou rouillé des "deux extrêmes". Confondant la campagne de boycott des produits israéliens  issus des territoires occupés de Palestine avec les propos authentiquement antisémites des réseaux sociaux.

     

    Cette crapulerie intellectuelle et politique n’a pas d’excuse même si nous pensons , contrairement à Valls, qu’il y a des explications à cette fébrile et imbécile agressivité du Premier ministre : électoralisme écœurant, sionisme hystérique, atlantisme forcené, cynisme obtus, inculture patente….Vous voyez, Monsieur Valls, comprendre n’est pas excuser.

     

    Valls après avoir amalgamé les militants anti-fascistes, anti-sionistes, anti-colonialistes qui combattent la politique d’occupation, d’assassinat, de terreur de l’Etat d’Israël avec l’anti-sémitisme, a ajouté la stupidité à l’odieux. En déclarant :
    "Pour ces ennemis (les terroristes) qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser".

     

    Comment un Premier ministre de la France peut-il s’exprimer de façon aussi insensée ? Quelle aberration intellectuelle peut-elle amener un être doué de raison à tenir des tels propos ? "Expliquer c’est vouloir excuser" : cette phrase totalement absurde et irresponsable, comme les précédentes, mériterait d’entraîner le limogeage immédiat de Valls des responsabilités politiques qui le dépassent si nous vivions dans une République rationnelle et respectueuse des citoyens. Hélas ce n’est pas le cas. « Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire », déclarait D’Alembert en préfaçant l’Encyclopédie, ce sommet des Lumières françaises prér-révolutionnaires. « Refusons de penser », répond Valls qui se fait ainsi, à son insu, le chantre de l’OBSCURANTISME, comme c’est le cas de tout pouvoir réactionnaire.

    Reste qu’il est du devoir de tout républicain attaché à l’honneur de notre patrie de dénoncer cet homme dangereux pour la France, pour les libertés et pour la paix.

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  • ●Les voeux de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCFBien qu’un peu vain, l’usage des voeux de nouvel an a le mérite de cultiver ce sentiment rare en régime capitaliste: la bienveillance de l’homme envers son semblable.

    Cependant, plutôt que d’attendre une improbable amélioration spontanée de la sombre situation actuelle, mieux vaut compter sur nos propres efforts pour unir les communistes,  rassembler les syndicalistes et fédérer les vrais républicains en vue de sortir de l’UE supranationale par la porte à gauche.

    Telle est la bonne résolution que notre organisation prend pour elle même pour 2016. La réussite ne dépend pas de nous mais l’effort commun oui!

    Georges Gastaud – Secrétaire National du PRCF – 1er janvier 2016

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  • Billet Rouge-Après les graves incidents d’Ajaccio. DECOMPOSITION CORSEE, par Floréal –

    Ainsi donc, dans un quartier populaire d’Ajaccio, une bande d’abrutis dangereux a attiré des pompiers dans un guet-apens et les a odieusement rossés et blessés. Plus facile pour ces minables de s’attaquer lâchement aux travailleurs du service public que de contester politiquement la riche bourgeoisie d’Ajaccio, l’U.E. capitaliste et la France de plus en plus américano-formatée de Neuilly-sur-Seine…

    Aussitôt connue cette agression de bas étage, de francs racistes et islamophobes (ou alors ce terme doit être rayé du vocabulaire !) ont attaqué en réunion une mosquée en ciblant nommément nos compatriotes musulmans et en blessant certains d’entre eux qui n’avaient strictement rien à voir avec le guet-apens tendu aux pompiers. En termes clairs, cela s’appelle un pogrom antimusulman !

    Dans ces conditions il n’est que plus scandaleux de voir que, avec un sens rare de l’à-propos, et même si son papier indécent a, dit-il, été écrit avant les évènements d’Ajaccio, l’éditorialiste de Corse-Matin (l’édition locale du très réactionnaire Nice-Matin)  qui est aussi, par un heureux effet dû au cumul de fonctions cher à certains, le correspondant du Monde en Corse, titre à boulets rouges sur… le « racisme anticorse » ; et cela au seul motif que plusieurs hommes politiques – à l’exception de Hollande (mot dont l’étymologie néerlandaise veut opportunément dire plat pays…) – ont condamné l’incroyable déclaration de guerre à la France, à la Constitution, à la langue française, à la loi, mais aussi aux élus et aux Corses fidèles à la République, qu’a constitué l’hyper-agressif discours prononcé en corse par Talamoni, avec son appel même pas voilé à l’indépendance et sa demande de libération pour des individus accusés pour certains de crimes de sang. Ainsi donc, dire pis que pendre dans une enceinte républicaine de la France – à laquelle tant de Corses ont sacrifié leur vie pour libérer l’île du joug mussolinien – et tolérer le fait que nombre de murs sur l’Île soient pollués du très « humaniste » slogan I.F.F. (I Francesi Fora, Les Français dehors, ou en clair : la Corse aux Corses !), s’assoir arrogamment sur la loi – ce qui mènerait en prison n’importe quel communiste qui en ferait autant – tout cela semble bénin à Albertini… Alors que répliquer VERBALEMENT et POLIMENT, d’une manière factuelle et argumentée à la mise en scène provocatrice de Talamoni devant l’Assemblée de Corse, comme l’ont fait, chacun à sa manière, Chevènement ou le PRCF, ce serait du « racisme anti-corse » accompagnée de « flatulences », car c’est ainsi que parlent désormais des gens qui écrivent pour le « Monde »… On se demande au passage de quel châtiment, terrible de préférence, serait au juste passible ce « racisme anti-corse » imaginaire dans la future Corse « indépendante » (de Paris, pas de Bruxelles et de Berlin !) et ô combien « libérale », au sens que le grand patronat et les promoteurs immobiliers donnent à ce mot – que nous annoncent les Talamoni, Siméoni et leurs braves admirateurs du « Monde » ?

     Ça ne vient pas une seconde à l’idée du journaliste du Monde – le révérencieux quotidien d’Alain Minc toujours aux avant-postes de l’auto-phobie nationale – que le discours ultranationaliste de Talamoni et de ses pareils (même si hypocritement ils dénoncent les excès trop voyants résultant de leur posture politique irresponsable) puisse déboucher sur du racisme antifrançais et plus encore, car ces derniers sont minoritaires dans l’île, donc bien plus fragiles, sur du racisme anti-arabe et antimusulman (alors même que le drapeau accaparé par les nationalistes corses représente une tête de Maure !!!) ?

    Redisons cependant combien il serait faux de culpabiliser la Corse et les Corses en général dans la montée de cet identitarisme FASCISTE à plusieurs têtes – car le mot fascisant est désormais trop faible pour désigner cette xénophobie virulente. Le danger principal pour la nation française en crise et pour tous ceux qui vivent sur son territoire, y compris pour les Corses vivant en Corse ou ailleurs, est à Paris où le MEDEF ne sait plus que faire pour exiger à coup de Manifestes le démontage de l’Etatnation, réclamer la casse des acquis sociaux du CNR, revendiquer la « reconfiguration des territoires », les « Etats-Unis d’Europe », le passage au tout-anglais (« FREE CORSICA » voit-on ridiculement sur certains monuments corses : manifestement, l’indépendantisme ne va pas jusqu’à demander que la Corse se rende indépendante de Washington et de la langue unique que l’Empire impose au monde !) voire « l’Union transatlantique ». Le danger principal est aussi à l’Elysée puisque, de Jospin à Hollande, les gouvernements maastrichtiens successifs ont accepté de fait de négocier avec le séparatisme violent, ont toléré la sortie du territoire corse de l’Etat de droit (le fait que bien d’autres territoires que la Corse aient subi le même sort n’a rien de rassurant !) ; pis, ils ont encouragé le dé-Maastri-cotage de la République une et indivisible avec la contre-réforme territoriale qui « länderise » notre pays à l’allemande, ou avec la Charte européenne des langues régionales qui, loin de permettre l’épanouissement complémentaire du français et des langues régionales dans le cadre de l’école républicaine, vise surtout à désétablir le français, « langue de la République » aux termes de la Constitution, et socle du vivre et lutter ensemble cher au mouvement ouvrier et aux vrais républicains.

    Et tout cela alors que les autonomistes et autres séparatistes – fondus en un seul bloc électoral lors des Régionales – représentent une minorité des Corses (sans parler de la masse des Corses qui vivent sur le continent ou qui y ont fait souche depuis des générations), que le corps électoral corse avait refusé par référendum la fusion des deux départements en une seule collectivité territoriale (qu’on leur impose désormais avec la régionalisation, comme on l’impose aux Alsaciens qui avaient dit non eux aussi par référendum !) et que le peuple français dans son ensemble a dit non à la Constitution européenne supranationale, donc non aussi et a fortiori à une Europe fédérale des régions, lesquelles seraient des proies faciles pour l’Empire européen piloté depuis Berlin… et pour les sociétés transnationales agissant dans le cadre du « TAFTA » sous le couvert d’une langue unique euro-mondiale qui est pour elle une formidable moyen de contourner le contrôle populaire !

    Il serait incomplet de ne pas signaler que le Front (ANTI-)National, qui n’invoque la France que pour promouvoir sa xénophobie d’ultra-droite, courtise les séparatistes en Corse ; d’ailleurs, il se dénomme « Fiamma corsa » en Corse en abandonnant la langue nationale pour se présenter aux élections : exactement comme Marion Le Pen flirte avec les identitaristes nissards et comme Marine Le Pen voisine avec les nostalgiques du Reich antifrançais, anti-wallons et anti-langue française du Vlaams Belang au parlement supranational. Ce parlement européen auquel elle émarge grassement, en tant qu’eurodéputée au lieu de boycotter les élections supranationales !

    Rappelons à tout ce petit monde que le généreux Pascal Paoli fut robespierriste, rousseauiste, universaliste et républicain, que l’ultracentralisation de la France au 19ème siècle ne fut pas l’œuvre des « jacobins » persécutés, ni celle des Communards massacrés, mais bel et bien celle d’un certain Napoléon Bonaparte… puis de son neveu Napoléon III.

    En réalité, l’avenir de la Corse, comme celui de la Bretagne, de l’Alsace, des Pyrénées Atlantiques et des Pyrénées Orientales, etc., ne passe pas par la SANGLANTE régression, digne des Guerres de religion d’autrefois, que serait l’éclatement communautaro-régionaliste de notre pays ; un futur digne pour tous les jeunes de notre pays passe au contraire par le TOUS ENSEMBLE et EN MEME TEMPS DES TRAVAILLEURS et par le Front antifasciste, Patriotique et Populaire pour l’indépendance. Pas l’indépendance de la Corse par rapport à « Paris », car que pèserait Ajaccio face à l’Axe Berlin-Washington ? Mais l’indépendance reconquise de la France dans son ensemble par rapport à l’UE du capital pour marcher au socialisme et, dans le cadre de cette dynamique authentiquement résistante et révolutionnaire, réduire les inégalités, relancer l’emploi productif et les services publics, rendre tous les jeunes Français capables de maîtriser leur langue nationale commune et leur histoire (et pourquoi pas une langue régionale pour tous ceux qui le souhaitent ?), bref, pour RECONSTRUIRE LA FRANCE DES TRAVAILLEURS chantée par Jean Ferrat, cette France qui souffre, qui peut de moins en moins de moyens s’exprimer dans « Le Monde » et « Corse-Matin », et qui se retrouve toujours unie, dans l’histoire multiséculaire de notre pays, contre l’exploiteur et contre l’oppresseur, et cela en toute fraternité avec les travailleurs venus d’ailleurs.

    C’est cette France des travailleurs qu’il faut arracher à la spirale de mort ouverte par l’euro-désintégration de notre langue commune, du « produire en France » et de nos acquis sociaux et dans la montée du parasitisme dévastateur du tout-financier, du tout-tourisme, du tout-immobilier… En avant vers la République sociale, souveraine, une, laïque et indivisible, diverse également, populaire et démocratique, en marche vers le socialisme avec un puissant secteur public et nationalisé planifiant le développement équilibré, industriel, agricole, éducatif, etc. de TOUTES les régions françaises avec du TRAVAIL correctement payé et une vraie place dans la société pour tous les jeunes de Corse et d’ailleurs !

    Floréal, le 26/12/2015

    A lire également:

    -Contre la déclaration de guerre à la France du séparatiste Talamoni-par Georges GASTAUD et un entretien avec Jean-Pierre Chevènement

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  • Billet Rouge-L'IMPASSE ! poème de Yves letourneur (le 15/12/2015)

    L’IMPASSE

     

    Marianne assignée à résidence par

    L’état d’urgence de ce scrutin traquenard

    Qui la remet aux mains d’un groupe de faussaires

    Et de gauche et de droite, en fourbes partenaires

    De sa mise en tutelle à l’ombre du Marché,

    Se disant vertueux pour avoir empêché

    Dans l’immédiat que la peste brune l’emporte

    A laquelle pourtant ils ont ouvert la porte !

     

    Paris souillé hélas par cette forfaiture

    En forme de victoire à la piteuse allure

    Où se donne à nouveau le concert éculé

    Des ‘’Réformes’’ à faire et dont le proclamé

    S’exaspère chez les  pseudo’’ Républicains’’

    Qui, les ayant déjà votées avec entrain,

    Estiment toutefois qu’il faut qu’on accélère

    Pour complaire à Brussel, leur élan délétère.

     

    Car ils ont « entendu le peuple », voyez-vous ;

    Ils savent ce qu’il veut : que l’on renverse tous

    Les obstacles auxquels se heurte l’Entreprise ;

    Ce code du travail obsolète qui brise

    Son essor créateur ; tous les acquis sociaux,

    Et cet ‘’ assistanat’’, source de tous les maux,

    Dont un Wauquiez a fait son cheval de campagne.

     

    Buté, l’Exécutif maintient et non sans hargne

    Son cap. Manuel Valls veut même l’endurcir,

    Renvoyant au passé ce rêve d’avenir

    Qui traîne encor au sein de sa propre famille

    Comme un lointain reflet du temps de la faucille.

     

    Un sursaut salutaire a certes conjuré

    Mais à quel prix honteux ! le désastre annoncé,

    Cette gauche ayant dû se fondre et disparaître

    Dans une droite qui ne peut que se repaître

    De sa déliquescence, en feignant d’honorer

    Un ‘’ Front républicain ‘’ lui servant à truquer

    Sa proche connivence avec du bleu Marine.

     

    Nous en sommes donc là ! Cette pente assassine

    Guette l’Europe entière et la nuit brune vient

    Qu’en fait le Capital depuis toujours contient

    Quand il va jusqu’au bout  de son hégémonie.

                                                                                                             

    De Jaurès, il est temps, retrouvons le génie !

     

    Yves Letourneur – 15/12/2015 

     

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  • Billet Rouge-  -Par A.M.

    Valls appelle à voter choléra pour faire barrage à la peste

    soyons sérieux: quelle différence entre Sarkozy-Estrosi-Morano et consorts avec le FN ?

    Droite extrême, extrême-droite les différence deviennent inaudibles, invisibles.

    En terme de posture sans doute trouvera-t-on quelques nuances vite atténuées : on peut aussi  entendre et voir des responsables de l’UMP plus à droite que ceux du FN et inversement. Bref les droites anti-ouvrières, antinationales, antipopulaires se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

    D’ailleurs que reproche la droite à son extrême? Sa posture anti-européenne et certains aspects de son programme économique : retour à la retraite à 60 ans par exemple.

    Or Marine Le Pen a déclaré qu’elle envisage "la perspective de rester dans l’UE si celle-ci nous rend notre souveraineté"… ce qui revient à vouloir un cercle carré. Et à dire au revoir à la perspective de sortir de l’euro.

    Et reprenons l’exemple de la retraite à 60 ans.
    Que dit Marine Le Pen : " Lorsque nous aurons fait toutes les économies nécessaires sur les gabegies de l’Etat, nous reverrons la situation, si nous nous rendons compte qu’il faut travailler plus longtemps, alors nous vous dirons précisément les raisons pour lesquelles il faut le faire." Parions que lorsque MLP "reverra la situation" sa conclusion sera que le retour à la retraite à 60 ans "est hélas impossible"… 

    Que dit le secrétaire général du FN Nicolas Bay : "Nous n’avons jamais défendu la retraite à 60 ans. Nous avons défendu le principe des 40 annuités, ce qui est un peu différent." En effet… d’autant qu’il rajoute, pour que Gattaz entende bien : "personne ne peut atteindre les 40 annuités à 60 ans, compte tenu de l’âge plus tardif de l’arrivée sur le marché du travail."

    Enterrée la promesse de la retraite à 60 ans comme le seront toutes les autres promesses qui du FN qui n’ont d’autre but que d’attirer des gogos qui ont oublié que " Les promesses n’engagent que ceux qui y croient" comme le disait Henri Queuille.

    On le voit LR et FN c’est blanc bonnet et bonnet blanc, pour ne pas dire bonnet brun et brun bonnet.

    Revenons donc à notre bouillant premier ministre M. Valls. Le voilà, martial, agitant son épée de carton, jouant au Clemenceau en fer blanc, nous annoncer qu’il appelle à voter pour les candidats LR pour faire barrage au FN. De qui se moque-t-il ? D’abord des citoyens qui ont voté PS parce qu’ils sont contre la droite et l’extême-droite et qu’ils avaient encore, malgré tant de démentis de l’expérience historique, la naïveté de croire que le PS était de gauche. Puis à tous les Français à qui il veut faire comprendre que le PS et LR pourraient bien, un jour prochain, forger une "grande coalition" à l’allemande (n’est-ce pas notre modèle?) et gouverner ensemble pour appliquer les ordres de nos maîtres à tous, le MEDEF et l’UE. C’est à demi-mots ce que vient de proposer ce matin sur France-Inter le géopoliticien favori de l’Europe atlantique et supranationale, M. Guetta.

    De plus tant que le rôle de l’opposition aux droites social-démocrate et LR sera joué par le FN pas de souci ! Et si jamais ces gens gagnaient il n’y aurait finalement qu’à élargir la coalition et le "cercle de la raison".

    Que les ouvriers, les employés, les artisans, les petits commerçants, les petits paysans, les enseignants,  les fonctionnaires, les chômeurs qui sont tentés par la démagogie du FN réfléchissent à cela.

    Et qu’ils se tournent vers l’histoire pour savoir qui, vraiment, a été à leurs côtés, toujours, dans les luttes, dans les boîtes, dans les facs, contre l’exploitation, contre la misère et contre les guerres. Parfois au prix de leur liberté et de leur vie. Et la réponse s’imposera toute seule, comme une évidence : les communistes, les vrais de vrai, ceux qui ont toujours uni le drapeau tricolore au drapeau rouge frappé des outils ouvriers et paysans pour combattre le fascisme, le capital, et porter à bout de bras l’indépendance nationale, le progrès social, le « produire en France », la solidarité internationale des peuples, la fraternité de tous les humains épris de liberté, d’égalité et de fraternité quelle que soit la sonorité de leur nom.

    On ne parle pas des ectoplasmes politiques qui vendent leur âme et leur classe pour une place de plus en plus réduite dans un exécutif régional, mais des vrais communistes qui ne renient rien, qui ne désertent pas, qui tiennent bon dans l’adversité.

    Aidons-les, rejoignons-les, cessons de nous lamenter, de compter les points, d’attendre que « le parti » de nos rêves soit reconstruit ! Contre la peste brune et ceux qui la rendent possible, on ne résiste pas en buvant du bordeaux à la terrasse des bars branchés, on retrousse les manches et on va à la porte des usines en exigeant la rupture avec l’UE atlantique et en combattant le FN et tous ceux qui l’alimentent.

     

    A.M. le 8/12/2015

    source: initiative-communiste.fr

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  • Billets Rouges-Résistance communiste: la preuve par le 11 novembre 1940 – par Georges Gastaud

    En ce 11 novembre 2015, Hollande et Sarkozy s’apprêtent à célébrer bras dessus-bras dessous la guerre « patriotique » de 1914-18 dont le but était, nous dit-on, de « défendre la liberté » en alliance… avec le tsar !

     

    En réalité, et quel qu’ait été le courage des Poilus envoyés à la boucherie (et dont le sacrifice fut noble puisqu’ils croyaient réellement défendre la France), la « Grande Guerre » fut une immonde boucherie dont le but était le repartage du monde et de l’Europe entre l’impérialisme austro-allemand et les puissances de l’Entente : en font foi les traités secrets entre l’Angleterre, la Russie et la France, ces traités que publia Lénine en novembre 1917, quand la Révolution prolétarienne vint porter un coup fatal à l’engrenage exterminateur de la guerre mondiale.

     

    Mais il y a un AUTRE 11 novembre dont on parle fort peu : c’est le 11 novembre 1940 où, principalement à l’appel de l’Union des Etudiants et des Lycéens communistes, une grande manifestation patriotique de la jeunesse se rendit à l’Etoile drapeau tricolore en tête pour honorer le Soldat inconnu aux accents de la Marseillaise : c’était sous la botte allemande, la manifestation était évidemment interdite, et les jeunes qui s’y rendaient risquaient leur liberté ou leur peau. Parmi eux, le jeune Guy Môquet, qui sera d’ailleurs arrêté, avant d’être fusillé par la suite à Chateaubriand. Ce Guy Môquet que diffame odieusement Michel Onfray, l’homme qui trouve désormais des vertus au dialogue avec l’ultra-droite et auquel notre camarade Landini, ancien officier FTP-MOI et Grand Mutilé de Guerre, a répondu de manière cinglante dans le livre publié chez Delga.

     

    Entre cent exemples, que notre camarade Léon a développés par ailleurs, la manif de l’Etoile et le rôle central qu’y prit l’UECL fournit la preuve du caractère calomnieux des « manuels d’histoire » en usage dans nos collèges. Les écrits de ces « historiens » continuent en effet d’affirmer que les communistes français – qui pourtant combattaient déjà le fascisme sur les champs de bataille d’Espagne au sein des Brigades Internationales (créées par le Komintern)* – n’auraient résisté qu’après l’invasion de l’URSS par Hitler. Alors que le premier appel à la résistance lancé depuis le sol français par le PCF clandestin est l’appel de Charles Tillon daté du 17 juin 1940, l’appel dont on ne parle JAMAIS à notre jeunesse. Après tout, le but de la grande bourgeoisie au pouvoir, de Sarkozy à Macron et de Fillon à Manuel Valls, n’est-il pas de « démanteler le programme du CNR », comme y appelait froidement le grand patron Denis Kessler dans un éditorial tristement fameux de 2007 ? N’est-il pas de liquider la Nation et ses acquis, largement issus des sacrifices des communistes français, pour lui substituer l’ « Union transatlantique » et les « Etats-Unis d’Europe » sous tutelle berlinoise ?

     

    On comprend d’ailleurs pourquoi l’actuelle « réconciliation franco-allemande » (en fait la vassalisation de la France par l’Allemagne à l’initiative du grand patronat « français ») ne vaut guère plus cher que la guerre impérialiste franco-allemande de 1914 ou que la « Kollaboration » hitléro-pétainiste de 1940 : sous des formes diverses selon les conjonctures historiques, il s’agit à chaque fois de projets impérialistes tournés contre le monde du travail, contre les peuples, contre la nation française (mais aussi, en réalité, allemande), contre la paix mondiale que la « Grande Europe » actuelle, intégrée à l’OTAN et pilotée depuis Washington, menace à nouveau très directement quand elle soutient le régime pronazi et belliqueusement russophobe au pouvoir à Kiev.

     

    Plus que jamais il nous faut donc dénoncer le négationnisme anticommuniste qui s’est encore déchaîné ces jours-ci avec l’émission « Apocalypse Staline », à laquelle Annie Lacroix-Riz a dignement répondu à l’invitation du .

     

    Il faut faire lire largement le livre de Léon Landini « Réponse à Michel Onfray ».

     

    Il faut faire savoir partout que les communistes ont été le cœur de la résistance patriotique armée sur le sol national, même si eux n’ont jamais nié l’apport d’autres forces.

     

    Il faut montrer aux jeunes générations que l’objectif de ces campagnes de déformation de la vérité historique vise moins le passé que le présent et le futur de notre jeunesse que l’on veut priver des conquêtes essentielles pour lesquelles sont morts les patriotes, communistes et non communistes, et qui ont nom indépendance nationale, Sécurité sociale, retraites par répartition, nationalisations, statuts, conventions collectives.

     

    Comme le dit Léon Landini, la mémoire vaut moins pour le souvenir que pour l’avenir : et c’est pourquoi, tant qu’il y aura une classe dominante intéressée à mentir pour défendre ses privilèges, il n’y aura pas de mémoire sans lutte… ni de lutte sans mémoire.

     

     

    Georges Gastaud,

    fils de Résistant gaulliste, auteur de Patriotisme et Internationalisme.

     

     

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  • Billet Rouge-Les inconséquences de l’UPR, par Olivier Rubens (7/11/2015)

    Comme le disait le regretté Henri Krasucki : « la lutte de classe n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse ». Des phrases que le président de l’Union Populaire Républicaine devrait un peu plus méditer.

     

    Dans une vidéo publiée mi-Octobre, François Asselineau juge en effet « inacceptable » le traitement réservé aux chemises du DRH d’Air France et de son collègue. Ces personnes seraient des salariés au même titre que les autres et devraient être pleinement respectées.

    C’est ignorer à quel point le patronat corrompt ses chiens de garde à grand renfort d’accès optionnel au capital[1]. Ces roquets ne sont pas les moins acharnés à mordre. Après que la direction de Goodyear ait renoncé à toute poursuite, les « cadres «  séquestrés (et rémunérés) ont poursuivi l’action pénale pour leur propre compte. On ne peut les considérer comme des victimes et déplorer sincèrement la criminalisation croissante de toute action ouvrière visible !

    Sur un autre plan, la même vidéo attribue les difficultés d’Air France au seul contexte du transport aérien et à la concurrence (avérée) des compagnies du Golfe. C’est oublier que l’attaque contre l’ensemble des services publics est un souci majeur de l’Union Européenne et que les travailleurs de toutes les corporations sont pris pour cible. La menace est réelle contre les compagnies nationales mais le mot « nationalisation » ne fut pas prononcé par ce dirigeant qui se réclame néanmoins du programme du CNR. .

    Le rappelle qu’une vraie dynamique de Front Patriotique et Populaire devra mettre « le monde du travail au centre de la vie politique ». Nous avons eu le plaisir de découvrir sur certains murs la nouvelle affiche de l’UPR invitant à "sortir de l’euro, sortir de l’UE, sortir de l’OTAN", trois slogans qu’on doit initialement au PRCF. Alors, encore un effort pour contester la dernière sortie, qui donne sens aux précédentes, "sortir du capitalisme" !

    Olivier RUBENS

    [1] en globish : stock-option

    source: initiative-communiste.fr

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  •  « Si j’ veux rester en haut de l’affiche / Faudra que je chante en angliche, / Si je n’ veux pas finir en loques / Il me faut braire en amerloque».

    Jean Ferrat.

    RAMINAGLOBISH AU POUVOIR – par Floréal (27/09/2015)Sir Luc Besson fait délicatement pression sur l’ex-« Young Leader » Fleur Pèlerin (faudra-t-il désormais écrire Flower Pilgrin ?) pour que la ministre de la culture abroge la loi obligeant les producteurs de cinéma à tourner en français s’ils veulent obtenir des subventions d’Etat (et à travers elles, l’argent de ces demeurés de contribuables francophones)… Et si l’Etat-PS – qui ne demande que ça*– restait sourd à ses sommations (hypothèse d’école !), Besson quitterait aussitôt le 93 pour licencier son petit personnel et tourner ailleurs ses futures « superproductions »… Que c’est beau le patriotisme et la dignité humaine dans certains milieux de la « culture »… et du parti « socialiste » !

    Relayant le chantage bessonien, M. Leroux, le député PS du 93 (qui est aussi le patron du groupe PS) demande aussitôt, non pas que le 93 soit réindustrialisé pour rendre un vrai travail à chacun, mais que la loi républicaine soit amendée et re-calibrée selon les vœux très désintéressés de M. Besson… Tant pis pour le principe selon lequel la loi est faite pour tous et non pour offrir des privilèges à certains, et surtout, tant pis pour la langue française, cœur de la « personnalité de la France » aux termes de la loi Toubon, que nos « élites » sacrifient derechef au tout-anglais cher au MEDEF et à l’UE atlantique…

    Après tout, ce gouvernement ne va-t-il pas prochainement demander au Congrès parlementaire de « désétablir » encore un peu plus la « langue de la République » en ratifiant la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Qu’importe que ce texte dangereux détricote la citoyenneté républicaine en institutionnalisant l’idée de « minorités » linguistiques, créant une sorte de droit opposable à ne pas parler le français en France ? Cette charte vise-t-elle à promouvoir nos langues régionales, ce patrimoine indivis de la nation qu’il faudrait associer à l’apprentissage du français et non pas opposer à la langue nationale et à l’unité de la République ? Nullement : la « charte » favorisera au contraire les groupes euro-séparatistes qui, de la Bretagne à la Flandre et de la Corse au Roussillon rêvent d’en finir avec la République une et indivisible pour inscrire leur « indépendantisme » médiéval dans le cadre de l’Europe des régions. Au final, qui bénéficierait d’un tel désétablissement du français si ce n’est le tout-anglais patronal qui s’apprête à faire un nouveau bond en avant avec la mise en place annoncée du « Grand Marché Transatlantique » ?

    Ainsi procède le Raminaglobish transatlantique : de même que notre peuple est pris en étau entre le Parti Maastrichtien Unique (PS et droite classique) et le « rassemblement bleu Marine », de même notre langue – celle de Molière et d’Hugo, des Lumières et du CNR, excusez du peu ! – est prise en tenaille entre les requins du tout-anglais transatlantique et les piranhas aux dents longues des séparatismes régionaux.

    Or non seulement la gauche établie et l’extrême gauche-caviar ne bronchent-elles pas devant cet arrachage linguistico-institutionnel (il est vrai que presque tout l’arc politique hexagonal s’apprête à valider la contre-réforme territoriale en participant aux régionales !), mais le PCF-PGE, qui a tout oublié d’Aragon et de Ferrat, soutient la Charte européenne. Fi des Sans Culottes, l’heure est aux déculottades, qui précèdent les déculottées !

    Quant à nous nous répétons que, pas plus que la « collaboration », la résistance ne se divise.

    Ne nous laissons pas couper la langue, résistons de tout notre corps, de toute notre langue, de tout notre cerveau !

     *Si vous en doutez, demandez à Lady Fioraso, qui a institué l’anglais comme langue universitaire ! – ou à Mister Schrameck, le patron du CSA qui suggère d’insérer dans les quotas de chanson francophone les chansons de « Français » chantant en anglais…

    Floréal le 27/09/2015

    source:initiative-communiste.fr

     

     

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  • Billet Rouge-Hollande, ou ce plat pays qui n’est pas le mien! Par Floréal (IC.fr-8/09/2015)

    Cela ne dérange pas Hollande, élu pour « combattre la finance » et l’ultralibéral Sarkozy, de ramper devant le MEDEF et d’anticiper n’importe lequel de ses vœux, si indécent soit-il. A défaut de rectitude, contentez-vous de reptitude , dirait sans doute la bien-nommée Mme Royal ralliée à son ex-compagnon ! Après les coupes claires dans les cotises patronales dues à la Sécu, après la démolition du statut des profs, le bradage d’Alsthom au capital yankee, l’expulsion des « langues inutiles » du collège (latin, grec, mais aussi allemand, italien, et bientôt le français lui-même : il n’y en a plus que pour l’anglais transatlantique » dans notre belle Education « nationale » !), après la baisse des retraites, le blocage du salaire des fonctionnaires, la fermeture « mittalienne » de la sidérurgie, après la casse d’Aulnay-Citroën, l’évaporation du livret A, la mise à mort du repos dominical et la privatisation des aéroports, voici la démolition annoncée du Code du travail : tout doit disparaître des acquis de 1905, 1936 et 1945 et il n’y a que la première trahison qui coûte !*

     

    Cela ne choque pas davantage le sens national – s’il existe – du président en titre de déclarer – le lundi – que la France en crise ne pourrait pas accueillir un flot de réfugiés, puis – Angela ayant froncé le sourcil et ayant besoin d’un flux de main-d’œuvre à bas coût pour doper l’industrie d’outre-Rhin – de clamer trois jours plus tard que notre pays accueillerait… les quota exacts de réfugiés qu’avait fixés un peu plus tôt la toute-puissante Commission européenne ! Rompez, disait-on naguère dans la Grande Muette, mais ici, et quoi que l’on puisse penser du fond de cette terrible affaire, c’est plutôt « Rampons ! », et « Deutschland über alles »…

     

    Cela ne dérange pas davantage Hollande, qui se réclame à tout propos de Jaurès – tombé sous les balles des va-t-en-guerre de 1914 – d’être le principal boutefeu de la guerre civile en Syrie, comme Sarko l’avait été, à l’appel de l’irresponsable en chef BHL, de l’ingérence franco-anglaise en Libye. Fort contre les pays dominés de l’Est et du Sud, mais faiblissime devant les dominants anglo-saxons et leurs vassaux des pétromonarchies, obséquieux devant Sa Sainteté le Pape (en toute « laïcité républicaine », Valls est allé représenter la France à la cérémonie de canonisation de Jean Paul II…), à plat ventre devant l’aile droite du PS (ce n’est plus « merci patron », c’est « Bercy Macron » !) mais méprisant envers tout ce qui se situe sur sa gauche, ce président de l’à-plat-France ne sait porter fièrement qu’une seule chose : son patronyme aux résonnances maastrichtiennes (pardon au fier peuple néerlandais qui sait encore, lui, ce qu’est le patriotisme !) ; et il fait chaque jour de notre Hexagone un pays plus plat et plus « rangé » de ses glorieuses révolutions passées, bref, un Waterloo morne plaine de chaque instant… qu’un tsunami « bleu marine » n’aurait dès lors aucune peine, si l’on ose dire, à balayer, à laminer et à ratiboiser d’un seul coup d’un seul !

     

    Pourtant, connaissant un peu l’histoire de ce pays, qui trop souvent somnole sous les coups en rouspétant, mais qui devient terrible aux puissants quand il prend enfin le mors aux dents, le Grand Aplatisseur devrait se méfier : les géologues nous enseignent, preuves à l’appui, que les Alpes et les Pyrénées continuent de se soulever ; et même nos vieux volcans arvernes ne demandent qu’à rougeoyer à nouveau…

     

    A quand donc la Montagne triomphant de nouveau de la Plaine dans ce plat pays qui est le sien et qui ne demande qu’à redevenir le nôtre ?

    Floréal-le 8/09/2015

    *mais au fond, c’est en trahissant la France des travailleurs que la social-démocratie reste glorieusement fidèle à son histoire, de Renaudel à Jospin en passant par Jules Moch et Guy Mollet !

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  • Billet Rouge "Valeurs américaines", par Floréal (21/08/2015)Le piratage de masse d’un site de rencontres amoureuses donne lieu à une énième chasse aux sorcières aux Etats-Unis. Il est probable que des employés municipaux, des fonctionnaires, des militaires seront prochainement congédiés pour « immoralité » s’il est avéré que leur nom figure sur cette liste diabolique. Le commentaire de France-Inter, si impitoyable quand il s’agit des libertés censément violées à Cuba ou en Russie, vaut alors son pesant de moraline vassalisée : « dans un pays très attaché aux valeurs morales, comme les Etats-Unis, déclare le journaliste de service, l’adultère peut être un motif de licenciement » : bravo pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles ! Suit aussitôt, dans la même émission, une déclaration d’un porte-parole officiel de l’US Army qui claironne à l’adresse des pêcheurs : « nous exigeons une conduite exemplaire de notre personnel ».

     

    Certes, l’adultère, qui ne coïncide pas avec le libertinage (sauf à criminaliser le droit au plaisir…) n’a rien de glorieux. Mais n’est-il pas un million de fois plus grave, du point de vue des « valeurs morales » chères à l’Oncle Sam, que la Maison-Blanche fasse espionner le monde entier (chefs d’Etat « alliés » compris), que les majors US de l’alimentaire détruisent l’agriculture paysanne avec leurs OGM, que les institutions financières fondées sur le dollar strangulent les pays pauvres, que l’armée et les services spéciaux US aient semé le chaos de l’Irak au Soudan en passant par la Syrie, que la CIA ne cesse de fomenter des coups d’Etat en Amérique latine ou qu’en Ukraine, le si « moral » Obama encourage le régime  pronazi de Kiev à provoquer la Russie avec tous les risques de guerre mondiale que cela comporte ?

     

    « Je sème partout la guerre, / Ça plait à Dieu le Père,/ Soupçonné d’adultère / Les élections je perds… ».

    Comme France-Inter, on peut nommer cela « attachement aux valeurs morales » ; à nos yeux, cela montre surtout que la « modernité » US marie à la perfection la brutalité impériale à la la tartufferie la plus ringarde.

    Floréal, le 18/08/2015

    initiative-communiste.fr

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  • Billet Rouge-Boycottez Hildalgo ! – par Floréal

    C’est dans le cadre de l’opération annuelle « Paris-Plage » qu’Anne Hidalgo, la maire « socialiste » de Paris, promeut benoîtement le jumelage de Paris avec Tel-Aviv, la capitale économique d’Israël.

    Bien entendu, la figure de proue de la « gauche » bobo jure ses grands dieux que cette promo touristique de la « douceur de vivre » à Tel-Aviv n’a rien de politique…

    Ben voyons ! Car ça n’a rien de « politique », voyez-vous, si à Tel-Aviv la bourgeoisie libérale israélienne jouit de toutes les commodités de l’existence pendant qu’un Mur de l’apartheid enclave et morcèle les territoires palestiniens indûment occupés…

    Rien de « politique » si les Palestiniens sont privés d’eau par l’accaparement néocolonial de toutes les ressources aquifères de leur territoire ancestral.

    Rien de « politique » si des colons israéliens, installés dans les territoires occupés en violation des résolutions de l’ONU, font griller des maisons arabes avec les nourrissons qui s’y trouvent ;

    Rien de « politique » si Gaza n’est qu’une prison à ciel ouvert régulièrement agressée, bombardée, exterminée ;

    Rien de politique si, pendant que les uns bronzent sur les plages, d’autres, qui sont contrôlés et humiliés vingt fois par jour par la soldatesque de Tsahal. Israël n’est-il pas ce joyeux Etat « festif » où tout récemment, un fanatique religieux récidiviste a tué à l’arme blanche, sous l’œil indolent des policiers, une jeune Arabe qui participait à la Marche des Fiertés ?

    Bref, c’est en tout « apolitisme » qu’aux uns revient la « douceur de vivre », tandis qu’aux autres échoit l’horreur de mourir !

    En réalité, Mme le Maire de Paris, vous êtes aussi « internationaliste » quand il s’agit de défendre les peuples opprimés que vous êtes digne descendante de républicains espagnols quand vous vous pavanez devant Juan Carlos et que vous êtes l’authentique successeur d’Etienne Marcel quand vous massacrez la langue française au profit du tout-anglais transatlantique (cf tout récemment le méprisable « Hacking de l’Hôtel de ville », parrainé par vos soins) : tout se tient, et la trahison des peuples, espagnol, palestinien… français, ne se divise pas !

    Militants franchement communistes et anti-impérialistes, nous ne pouvons donc qu’approuver la légitime indignation de L’Humanité, la voix autorisée du PCF muté, quand ce journal dénonce à la Une votre indécente promo de Tel-Aviv, dont le vrai sens est de contrer la campagne BDS (qui invite à boycotter tout ce qui provient d’un Etat pratiquant notoirement l’apartheid). Mais alors, chers rédacteurs de l’Huma-mutée, il convient de pousser votre logique jusqu’au bout : si vous et vos amis écolos êtes sincères quand vous parlez de solidarité franco-palestinienne (et de soutien aux courageux Israéliens qui combattent la colonisation…), que ne démissionnez-vous donc pas sur le champ de cette majorité municipale PS que vous avez fait élire en ralliant la liste Hidalgo dès le premier tour en 2012, au grand dam de nombreux communistes et progressistes parisiens ?

    Elus et maires-adjoints parisiens du PCF et des Verts, Boycottez, Désinvestissez, Suspendez donc votre participation indécente à cette majorité pseudo-progressiste qui n’est que l’appendice du très atlantique, euro-libéral et patronal gouvernement Hollande, et ce coup d’éclat militant fera mille fois plus pour la solidarité avec les peuples en lutte que toutes vos aimables fières proclamations de papier !

    Floréal le13/08/2015

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  • Billet Rouge-La preuve par Tsipras-par Floréal

    Habitué à présenter ses reculades comme des « avancées » et les capitulations du P.G.E qu’il préside comme des « novations révolutionnaires », Pierre Laurent s’est félicité qu’Alexis Tsipras ait réussi à « imposer à l’U.E » une véritable négociation ».

    On peut craindre qu’en 1938, confronté à « l’Accord de Munich » qui consacrait la première europe allemande, l’actuel président du P.G.E ait pas salué ce traité de la honte comme une « étape vers la Paix »?

    Tristes dirigeants du Front de Gauche qui, en imitant Tsipras, (un pas en avant, dix pas en arrière et baissant la tête) montrent ce qu’il en serait en France même, de cette  « Gauche radicale » qui accepte de négocier le révolver sur la tempe sans avoir le courage de brandir la seule menace qui vaille: sortir unilatéralement de la zone euro, appeller à dissoudre l’eurodictature et  constituer un front des Peuples pour l’indépendance et la coopération.

    Et comment s’étonner que ceux qui ont châtré le Non populaire français du 29 mai 2005 en réclamant la  » renégociation de la constitution européenne » encensent aujourd’hui  un premier ministre grec qui trahit les 61% d’électeurs du Non pour imposer des contre-réformes qui ne suffiront jamais au Moloch germano-européen?

    Certes les grecs ont bien fait d’adresser un NON cinglant à l’euro-dictature (comment dit-on merde en grec?) car ce faisant, ils ont rejeté la servitude volontaire qu’exigeait d’eux la bourgeoisie hellène; et oui les travailleurs grecs peuvent maintenant, avec les communistes et le syndicat de classe PAME, prendre appui sur le NON majoritaire trahi par Syriza pour demander des comptes à la nouvelle sociale démocratie en exigeant que la Grèce sorte toutes dettes annulées, du mouroir de l’euro et de l’U.E atlantique, qu’il se tourne allègrement  vers les B.R.I.C.S et l’Alba et qu’il prenne le seul chemin capable de préserver la vie et l’honneur de leur Nation: celui du Socialisme.

    Mais nous Français qui avons mille fois plus de moyens que les Grecs pour liquider le broyeurs européen, quitter l’O.T.A.N et nationaliser les secteurs clés de l’économie, nous devons cesser de donner des conseils aux grecs ou d’appeler Hollande à sauver le soldat Tsipras: la meilleure défense c’est l’attaque et l’ennemi principal-l’oligarchie du Cac40 à genou devant Berlin – est dans notre propre pays. Car si la France quitte la première par la gauche l’euro et l’U.E atlantique le carcan se disloquera aussitôt créant de fait une situation révolutionnaire pour le plus grand malheur des financiers et pour le plus grand bonheur des Peuples.

    Passons les premiers, exigeons que la France sorte unilatéralement s’il le faut de l’euro de l’U.E de l’O.T.A.N et du capitalisme.

    Floréal -le 14/07/2015

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