• Bolivie : Tirer sur las blocages serait correct politiquement (resumenlatinoamaricano.org-11/08/20)

     

     

     

    Dans une interview accordée à la chaîne internationale CNN dont la journaliste considère que la Bolivie subit des « crimes de guerre » avec les blocages et qu'il faut que l'Armée intervienne, le ministre du Gouvernement Arturo Murillo a affirmé que « leur tirer dessus serait correct politiquement. »

    Il a fait ces déclarations en réponse aux questions du journaliste Fernando del Rincón qui, à cause de ce que le ministre lui a dit auparavant de la situation dans le pense, pense que le Gouvernement de fait ne fait rien face aux graves conflits.

    « Quand ces crimes de guerre surviennent, c'est l'Armée qui s'en charge, ministre Murillo. Pourquoi un crime de guerre n'est-il pas géré par l'Armée ? »  a demandé del Rincón.

    « Il y a un crime de guerre qui se produit sous votre nez, sous le nez du Gouvernement de Jeanine Áñez. Allez-vous permettre que cela continue avec des ponts aériens ? Il y a des groupes armés, » a déclaré del Rincón.

    « Savez-vous qu'ils peuvent faire un coup d'Etat à tout moment ? »

    Fernando del Rincón et le ministre Arturo Murillo, dans une capture d'écran  de l'entrevue sur CNN

    Bien qu'il ait prévenu il y a quelques jours qu'i pouvait intervenir contre les protestations à tout moment, Murillo a déclaré qu'une action militaire sur les blocages qu’organisent depuis le 3 août la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et le Pacte de l'Unité contre le report des élections serait compliquée.

    « Ce n'est pas seulement y aller et tirer, ce serait correct politiquement, » a répondu Murillo.

    Dialogue

    Mais il considère qu'on peut résoudre le conflit avant une éventuelle intervention des forces de l'Etat. S'il n'y a pas d'accord, « nous n'allons pas chercher d'autre façon qu'agir avec la main la plus dure, avec la loi en mains, » a-t-il déclaré.

    Aussi bien Murillo que son collègue de la Défense Luis Fernando López ont prévenu ces derniers jours que l'Armée et la police interviendront sur les blocages. Lundi, López a annoncé le transport de 66 tonnes d'oxygène de Santa Cruz à Cochabamba, La Paz et Oruro dans une opération militaro-policière et la supervision de la Croix Rouge Internationale.

    « Je ne vais absolument rien révéler qui ait à voir avec la tactique militaro-policière mais je peux vous garantir une chose : cet effort pour amener la vie va aller jusqu'à ses extrêmes conséquences ! Nous sommes décidés en tant que Gouvernement à amener la vie où on en a besoin en ce moment ! » a affirmé le ministre de la Défense à Santa Cruz.

    « tout cela est planifié et a ses limites, il n'y a aucun mort et nous ne voulons pas qu'il y ait de morts. La loi va être respectée, nous le garantissons. »

    Guerre civile

    Depuis dimanche, des groupes opposés aux protestations ont commencé à agir en différents points du pays. A La Paz, celui qui s'appelle Résistance des Jeunes a essayé de dissuader de faire grève contre le TSE sur la place Abaroa, l'Union des Jeunes de Santa Cruz a aidé la Police à débloquer la voie à Samaipata (Santa Cruz). A Cochabamba, des motards de la Résistance des Jeunes de Cochabamba (RJC) armés d'objets contondants et même d'armes ont débloqué une route à Vinto et à San Ignacio, le candidat à la présidence ex-dirigeant civique de Santa Cruz Luis Fernando Camacho a, comme il dit, favorisé le retrait des blocages.

    « Nous, nous essayons d'éviter une guerre civile dans le pays, les heures sont comptées, on le garantit, » a dit Murillo à Del Rincón.

    Quelques minutes plus tôt, le ministre et le journaliste avaient eu une querelle à cause des déclarations de Murillo disant que Rincón n'avait pas une lecture correcte de la situation en Bolivia à 10 km de distance.

    Rincón n'a pas permis les remises en question et a considéré que les commentaires du ministre étaient « choquants » et il a remis en question le fait que Murillo ait cherché à ôter sa responsabilité au Gouvernement en faisant allusion à d'autres candidats qui n'ont pas assisté à la réunion convoquée par Áñez.

    Pour le journaliste, le ministre a pris « un ton de défense, » agité la main et ensuite, l'a cachée...

    « Je ne vous attaquerai d'aucune façon, vous avez été un rempart du rétablissement de notre démocratie en novembre, vous avez montré au monde ce qui se passait en Bolivie, » lui a dit Murillo.

    Del Rincón a porté une attention particulière à la crise de novembre de l'année dernière quand, après une grave crise politique et des élections remises en cause, Evo Morales a démissionné de la présidence du pays.

      

    Source en espagnol :   https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/08/11/bolivia-para-el-ministro-murillo-meter-bala-en-los-bloqueos-seria-politicamente-correcto/

    Source en français (traduction de F Lopez) :   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/08/bolivie-tirer-sur-las-blocages-serait-correct-politiquement.html

     

    « CSE à Nantes-Plus de 1 000 suppressions d’emplois confirmées chez Hop ! (OF.fr-12/08/20-18h26) Bolivie : Les militaires refusent de réprimer (resumenlatinoamericano.org-11/08/20) »
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