• Brest : les personnels de l’Établissement français du sang oubliés du Ségur (LT.fr-5/11/20-18h44)

    Les personnels grévistes ont été réquisitionnés pour maintenir l'activité de l’Établissement français du sang. Les personnels grévistes ont été réquisitionnés pour maintenir l'activité de l’Établissement français du sang. 

    Les personnels de l’Établissement français du sang étaient en grève, à Brest, ce jeudi, pour revendiquer une revalorisation des salaires et la fin des suppressions de postes.

    Des distributions de tracts en matinée puis une banderole apposée à l’entrée du site de l’Établissement français du sang (EFS) de Brest, rue Félix-Le Dantec, jouxtant l’hôpital Morvan, ont marqué cette journée de grève. Une première dans cette structure. Le site de Brest comprend une Maison du don qui fonctionne sur rendez-vous. Des collectes mobiles de sang sont organisées sur tout le Nord-Finistère. Du fait de la crise sanitaire, les collectes ne sont plus possibles dans les entreprises ni à l’université ; en revanche, elles sont maintenues dans les communes.

    Personnels réquisitionnés

    « Les personnels ont été réquisitionnés pour assurer les prélèvements. Mais il y a une très forte mobilisation. Il y a très longtemps qu’il n’y avait pas eu un tel mouvement dans notre établissement », assure Laëtitia Le Moan, technicienne de laboratoire et déléguée syndicale CFDT du site de Brest de l’EFS. 

    Créé en 2000, l’EFS a réuni en une même entité tous les centres de transfusion sanguine de l’Hexagone, certains dépendaient d’un hôpital, d’autres, comme celui de Brest, d’une association. « En Bretagne, l’EFS est organisé sur six sites, à Brest, Quimper, Lorient, Vannes, Rennes et Saint-Brieuc. Nous sommes une centaine sur le site de Brest. L’EFS est une structure de droit privé, mais notre tutelle est le ministère de la Santé », ajoute Christine Guerry, technicienne de laboratoire et membre de la CSE.

    La première revendication des personnels porte sur leur exclusion du Ségur de la santé. « Pendant la crise sanitaire, nous n’avons pas failli, mais nous sommes méprisés et exclus du Ségur. Cela va creuser les différences de salaires avec l’hôpital et aggraver les difficultés de recrutement ».

    Des infirmiers pour l’entretien pré-don

    Les personnels demandent aussi la régularisation des classifications. Elle est obligatoire mais n’a pas été faite depuis sept ans. « C’est urgent, d’autant plus qu’il y a de nouveaux métiers. Les infirmiers peuvent assurer des entretiens pré-don qui étaient auparavant de la seule responsabilité des médecins. On ne sait pas pourquoi cela bloque ».

    Les personnels demandent aussi la fin des suppressions de postes. « Depuis dix ans, les départs en retraite ne sont pas remplacés, du fait de la poursuite de la concentration des services. Et nous demandons enfin le respect de la législation sur le temps de travail. Il y a beaucoup d’heures supplémentaires ». 

    Pas de manifestation, en raison du confinement, mais une réunion en visioconférence s’est tenue avec l’Agence régionale de santé à Rennes, tandis qu’une délégation était reçue au ministère de la Santé.

    Ce jeudi soir, l’EFS précisait que «sur 99 personnels du site brestois, 44 étaient en grève, dont 28 réquisitionnés, soit 40 % de taux de participation ».

     

    source: https://www.letelegramme.fr/

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