• Brest-Naval Group. L’Ile-Longue au ralenti (LT.fr-17/10/19-12h)

    Naval Group. L’Ile-Longue au ralenti (LT.fr-17/10/19-12h)Après trois jours de mobilisation, autour de 200 grévistes refusent toujours de prendre le bateau à la base navale de Brest pour rejoindre l’île-Longue.

    Troisième jour de manifestation pour près de la moitié des salariés de Naval Group occupés sur la base de l’Ile-Longue. Cette mobilisation va-t-elle finir par peser sur l’organisation des sous-marins nucléaires et impacter le principe de la dissuasion ?

    Il y a des mouvements de grève qui ont plus ou moins d’incidence. Celui déclenché depuis mardi par la CGT (rejoint mercredi par l’UNSA) fait des remous au plus haut niveau de l’État avec une permanence de la dissuasion nucléaire à maintenir impérativement. Entre 200 et 300 salariés de Naval Group (sur 500 employés à l’Ile-Longue) sont mobilisés depuis mardi autour de leurs conditions de travail. Et leur absence à l’île-Longue se fait déjà ressentir… Ces heures non réalisées impactent le programme établi. Réception et préparation des sous-marins, manipulation de l’armement… Les grévistes savent qu’ils possèdent un puissant levier de pression. Pas étonnant qu’ils se soient rendus, ce jeudi matin, à la préfecture maritime de Brest pour sensibiliser le client principal et tenter d’obtenir un soutien supplémentaire.

     

    Conditions de travail


    Toujours en jeu, l’amélioration de leurs conditions de travail et le versement d’une prime d’attractivité pour venir travailler en presqu’île de Crozon. Ces salariés de Naval Group se plaignent de bâtiments vieillissants, concernés par la problématique des peintures au plomb, de l’amiante et de la concentration de radon. « C’est un vieux sujet qui n’avance pas » résume Mickaël Le Quinquis, délégué syndical CGT à Naval Group. « Depuis des années, nous demandons des travaux d’amélioration dans ces locaux ». « Les expositions à ces substances diverses continuent dans des bassins et des locaux sans lumière. Il faut vraiment être motivés pour venir travailler à l’île-Longue ! ».

    Revalorisation de la prime

    La principale motivation de cette mobilisation concerne justement la prime d’attractivité versée tous les jours aux salariés de l’île Longue. Cette prime vient compenser ces conditions de travail, les départs matinaux de la base navale, l’absence de mobilité à la pause méridienne et le retour tardif à la base. « Cette prime autour de 16 euros par jour, soit 320 euros par mois ne fait plus l’objet d’une grande différence avec la prime touchée par ceux qui restent travailler à la base navale de Brest. Nous demandons sa valorisation de 170 euros pour maintenir une certaine attractivité pour l’île-Longue ». Sujet essentiel pour un secteur déjà en manque de candidats dans certaines spécialités.

    « Nous avons conscience des contraintes avancées qui font déjà l’objet de compensations mais nous ne discutons pas sous pression » argumente la direction de Naval Group. Un échange a bien eu lieu avec les grévistes ce mercredi. Une véritable discussion est programmée mercredi prochain à Brest ou à l’île-Longue.

    La délégation qui s’est rendue, jeudi matin, à la préfecture maritime de Brest.

     

    « Nous sommes face à un mur » constatent les grévistes décidés à poursuivre le mouvement ce vendredi. « Mais nous savons que ça discute au plus haut niveau. Et l’État qui a besoin de ses sous-marins est encore actionnaire de Naval Group ».

    Stéphane JEZEQUEL

    source: https://www.letelegramme.fr/

    « Pompiers. « On manque cruellement d’effectifs » (LT.fr-16/10/19-18h31)Île-Longue. À l’appel de la CGT, la grève continue (OF.fr-17/10/19-11h55) »
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