• Brest-Naval Group. La construction ne reprendra pas (LT.fr-

    Brest-Naval Group. La construction ne reprendra pas (LT.fr-Les représentants de la CGT espèrent encore que Naval Group va relancer la construction à Brest, alors qu’un portique vient d’être enlevé. (David Cormier)

    Des représentants syndicaux qui s’inquiètent et veulent une relance de la construction à Brest. Une direction qui ferme cette porte mais entend rassurer sur le volet maintenance. Chez Naval Group (comme ailleurs), on ne voit pas l’avenir de la même façon, selon sa position dans l’entreprise.

    Un portique est parti cet été (un symbole fort, même s’il aurait fallu sérieusement le rénover pour vraiment continuer à l’utiliser), les énergies marines renouvelables n’ont pas décollé comme bien du monde le promettait au début de la décennie, des bâtiments sont transférés à la Marine nationale, les derniers navires construits (en partie) à Brest par DCNS (l’ancien nom de Naval Group) remontent à plus de dix ans (des bateaux de projection et de commandement et, un peu plus récemment, des tronçons de frégates multimissions - les Fremm - pour seconder Lorient). Le sentiment se diffuse dans la base navale (et la population) que la construction de navires militaires s’en va par petits bouts et appartient au passé, à Brest. Mais des représentants de la CGT espèrent encore la voir relancée.

    Les quatre pétroliers : un espoir vain ?

    « La loi de programmation militaire prévoit quatre pétroliers ravitailleurs, commencent-ils. Les chantiers de Saint-Nazaire ont un carnet de commandes plein pour des années. Les bassins 2 et 3, en bas des Capucins, ont été rénovés pour 30 M€ pour accueillir les Fremm, qui ne sont pas là. Il y a le bassin 6 au Salou. Globalement, on a de la place dans la base navale ». Concernant les futurs pétroliers, ils pourraient bien être construits en bonne partie en Italie, du fait du rapprochement de Naval Group avec Fincantieri. Le reste (l’armement, le système de communications) irait peut-être à Saint-Nazaire. Rien n’indique que Brest a une chance d’emporter le morceau.

    Selon la CGT, la direction aurait avancé, l’an dernier, qu’il faudrait 80 M€ d’infrastructures et 20 M€ en formations pour relancer la capacité de construction du site brestois, en bonne partie perdue avec les années.

    Il s’agirait de mettre à niveau du personnel de Naval Group et des sous-traitants. Le directeur de Naval Group Brest, Éric Balufin, ne confirme pas ces chiffres « qui ont circulé. Ils n’ont pas de sens parce qu’il n’y a pas de projet à court ou moyen terme de construction neuve de navire de surface à Brest. La réalité des budgets de la Marine nationale, le marché national voire européen étant ce qu’ils sont, ce n’est pas prévu ».

    « Des perspectives assez exceptionnelles » grâce à l’export

    Mais le directeur se veut rassurant sur plusieurs points. « Le site va continuer à participer à ce travail en soutien d’autres sites. C’est important car cela marque la capacité du groupe à le faire et cela participe au maintien de compétences. Ce sera le cas, au premier trimestre 2019, pour les sous-marins (nucléaires d’attaque) Barracuda, assemblés à Cherbourg ». Une tâche qui ne sera pas énorme, toutefois, pour le personnel de la cité du Ponant.

    M. Balufin ajoute que, « ad vitam aeternam, tant qu’il y aura des sous-marins lanceurs d’engins à l’Île Longue, c’est ici que la maintenance se fera, comme pour les Fremm. Cela représente 60 % de notre activité. Et il y a des perspectives assez exceptionnelles, notamment à l’export, sur des navires vendus à l’étranger. Ce sont des missions à forte valeur ajoutée et du personnel de Brest y participe de plus en plus, sur place. Là aussi, cela aide au maintien de compétences. J’entends les inquiétudes mais ces perspectives nous permettront de maintenir, et pourquoi pas de développer l’activité à Brest ».

    « Mais on ne lâche pas nos revendications ! », martèlent les délégués CGT. « Il y a 400 emplois à créer dans la construction, dont pas mal chez les sous-traitants », estime par exemple Roland Guilcher. Ils ont été reçus par le PCF, par les deux députés de La République en Marche et par le maire de Brest, François Cuillandre, « qui a écrit à la ministre des Armées »

    David CORMIER

    source: https://www.letelegramme.fr/

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