• Carrefour-Quimper. Primes, scanettes, station essence : la grogne des salariés (LT-1/04/2018)

    Les grévistes ont érigé une haie de chariots au niveau des portiques de sécurité pour filtrer les entrées.Les grévistes ont érigé une haie de chariots au niveau des portiques de sécurité pour filtrer les entrées.

    L'appel à la grève a été peu suivi samedi au Carrefour Quimper, qui a ouvert normalement ses portes. La quarantaine de grévistes a néanmoins pu faire entendre ses revendications pécuniaires et les inquiétudes sur les changements à venir dans l'hyper quimpérois.

    Comme dans tous les supermarchés et hypermarchés Carrefour de France, les syndicats (FO, CGT, CFDT) étaient mobilisés samedi à Quimper. Difficile d'ailleurs de les rater aux différentes entrées. Les grévistes distribuaient des tracts, faisaient signer des pétitions et avaient même érigé une haie de chariots au niveau des portiques de sécurité pour filtrer les entrées. Le mot d'ordre de grève générale n'a cependant pas été très suivi parmi le personnel puisque seule une quarantaine de salariés a participé au mouvement, sur les 236 que compte le magasin. L'hypermarché a donc fonctionné normalement. Les manifestants contestaient la suppression annoncée de 5.200 emplois, le projet de passage en location-gérance de plusieurs hypermarchés, ainsi que la baisse de la participation. 57 € étaient prévus au départ, mais ce sera finalement 407 € cette année avec le complément annoncé de 350 €. Cette participation était de 610 € en 2017. « Dire qu'il y a dix ans, c'était près de 1.000 € », lâche un salarié. « S'ils ont lâché 350 €, c'est seulement parce qu'ils ont eu peur de la grève du 31 mars », assure le tract de FO. « 350 € pour les employés, alors que les actionnaires vont se partager 359 M€, peste Patrick Mayeur, délégué CFDT. Cette somme devrait être investie dans le plan social et dans l'entreprise ».
     
    L'automatisation de la station en 2019
     
    Les grévistes ont également évoqué des inquiétudes locales. Comme le manque de personnel. « Nous avons été jusqu'à 300 employés ici, nous sommes désormais 236, explique Michelle Laurent, déléguée CGT. Le manque d'employés est criant, il faut toujours y pallier, appeler des équipes en renfort pour éviter la rupture de produits par exemple. Quatre postes administratifs sont menacés. Avec les magasins qui vont fermer, il y aura des reclassements, donc peu de perspectives d'embauches ». Autre inquiétude soulevée, l'automatisation de la station-service, annoncée pour 2019. « Deux personnes y travaillent actuellement, et en général ce sont des employés qui ont des contraintes médicales qui s'y trouvent », reprend la déléguée.

    Les scanettes à la rentrée

    Et puis il y a l'arrivée des scanettes, ces petits boîtiers mis à la disposition des clients pour enregistrer eux-mêmes les articles, programmée pour la rentrée. « Tout cela aura des incidences sur les emplois et les embauches à Quimper, soupire Patrick Mayeur. Nous sommes vraiment très inquiets pour l'avenir, pour les jeunes, pour les conditions de travail ».   
     
    source:  http://www.letelegramme.fr    
    « Plus le libéralisme avance plus les services publics reculent Faujour)« Samos, c’est une prison ! »-par Thomas JACOBI (la-croix.com 27-03-2018) »
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