• Concarneau. Pascal Piriou : « Comme une déclaration de guerre… » (IC.fr-21/09/18-21h37)

    L’élévateur à sangles du port de Concarneau a été inauguré le 15 mars 2018.L’élévateur à sangles du port de Concarneau a été inauguré le 15 mars 2018

    Dans le discours qu’il a prononcé, ce vendredi, à l’occasion des 25 ans de l’interprofession du port de Concarneau, Pascal Piriou, le président de l'IPC, a dénoncé le projet de création d’un élévateur à Brest.

    « Aujourd’hui, des nuages noirs s’amoncellent au nord du département… » Dans la dernière partie du discours qu’il a prononcé ce vendredi à l’occasion des vingt-cinq ans de l’Interprofession du Port de Concarneau, Pascal Piriou, son président, n’a pas mâché ses mots.

    « Cet élévateur risque de faire rentrer au bercail les bateaux brestois »

    « Je voudrais clairement mettre en garde ceux souhaitant déséquilibrer l’écosystème naval breton. Certains « apparatchiks » du nord tentent de pousser les élus de Brest et de la Région vers des choix d’investissements portuaires toxiques, et dans une direction qui risque de déstabiliser gravement le secteur naval en Bretagne. »

    Dans la ligne de mire du chef d’entreprise, le projet de création d’un élévateur sur Brest, à l’initiative de l’UMBR (union maritime de Brest et de sa région), qui regroupe une quarantaine d’entreprises. « La construction d’un nouvel élévateur à Brest nous tuera à terme si nous ne faisons rien, a enchaîné Pascal Piriou. Aujourd’hui, Concarneau ne compte, malheureusement, plus de flotte domestique. Et s’appuie sur ses propres capacités pour faire venir ses clients d’ailleurs. Cet élévateur risque de faire rentrer au bercail les bateaux brestois qui viennent ici en réparation. Lancer cet investissement sera donc considéré comme une déclaration de guerre. Nous devrons alors réagir pour ne pas mourir, et je vous garantis, qu’à Concarneau, on sait faire. Et c’est sans doute pour ça que nous sommes toujours debout. »

    Le président de l’IPC, qui regroupe quarante-six entreprises employant 1 250 personnes, a rappelé que la cale sèche de Concarneau, inaugurée 2002, tournait à plein régime, et que l’élévateur à sangles de 400 tonnes, inauguré au printemps, était « un succès. »

    « Comme la cale sèche, il ne désemplit pas, a-t-il enchaîné. Il a été conçu pour que nos clients trouvent à Concarneau le service qu’ils sont venus chercher. »

    « Ne pas écouter Bretagne Pôle Naval serait une grave erreur »

    Face à la possible concurrence du même genre d’engin à Brest, Pascal Piriou a sorti un atout de sa manche. « Bretagne Pôle Naval, qui est la seule association légitime à parler pour le secteur naval breton, a rendu les conclusions d’une étude à la Région. Quels investissements au service du secteur naval ? À quel endroit ? De quel type ? Pour quel usage ? Pour quels clients ? Les conclusions de cette étude sont claires, et ne vont pas dans le sens de ce qui se trame. Ne pas écouter Bretagne Pôle Naval serait une grave erreur. »

    Au moment de conclure, le président de l’IPC a interpellé, « de manière courtoise mais ferme », les élus de la Région, leur demandant de soutenir les professionnels du port de Concarneau. Pour ses vingt-cinq ans, l’IPC s’est trouvé un nouveau combat à mener.

    source: https://www.ouest-france.fr

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