• Communiqué 

     

    Ligue des droits de l'Homme

    Crise sanitaire: la tentation des pouvoirs exceptionnels

     

    Après quatre mois d’état d’urgence sanitaire, une fausse sortie de celui-ci, puis un rétablissement du régime d’exception, le gouvernement a saisi le Parlement d’un projet de loi “autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et portant diverses mesures de gestion de la crise sanitaire” qui tend à installer la France sous un régime dérogatoire du droit commun et liberticide jusqu’au 1er avril 2021.

    Le maintien de mesures administratives privatives ou restrictives de libertés ou de droits d’une ampleur sans précédent, et dont la violation est pénalement sanctionnée, confirme l’approche gouvernementale purement punitive et de défiance à l’égard de la population. Il s’inscrit pleinement dans le sillage sécuritaire de lois ou projets restreignant les libertés publiques et organisant une surveillance généralisée.

    La durée cumulée de l’état d’urgence sécuritaire et sanitaire ferait que la France, depuis 2015, aurait été gouvernée pendant presque trois années sous un régime de pouvoirs exceptionnels. Alors qu’il constitue une anomalie dans une démocratie, ce régime tend ainsi à devenir un moyen utilisé pour pallier les carences des pouvoirs publics dans leurs politiques publiques relatives à la sécurité intérieure ou à la santé publique.

    L’exécution de ces mesures conduirait aux mêmes dérives, abus, violences policières et discriminations qui ont affecté la période antérieure, le contrôle juridictionnel, tant administratif que judiciaire, se révélant le plus souvent totalement ineffectif. Elle conduirait encore à une aggravation des inégalités sociales et territoriales.

    Profitant de l’occasion et forçant la Constitution, le gouvernement, comme il l’avait déjà pratiqué en mars 2020, entend aussi obtenir l’autorisation du Parlement de légiférer, par voie d’ordonnances, sur des pans entiers de matières législatives, les projets d’ordonnances étant, au surplus, dispensés de toute consultation obligatoire prévue par une disposition législative ou réglementaire. Dénaturant les institutions publiques, une telle confusion des pouvoirs accentuerait la crise démocratique qui affecte notre pays.

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle les parlementaires à ne pas adopter ce projet de loi qui reconduit des mesures qui portent atteinte aux droits et libertés fondamentaux, altère l’Etat de droit et qui, octroyant des pouvoirs inédits par leur ampleur à l’exécutif, dégrade la démocratie.

    Paris, le 27 octobre 2020

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  • Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, en déplacement à la préfecture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, le 20 octobre.Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, en déplacement à la préfecture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, le 20 octobre.

    Nous savions que la démocratie était fragile, mais nous pensions que le triptyque « démocratie, Etat de droit, droits de l’Homme » qui la caractérise résisterait aux dérives. Or nous découvrons, depuis les attentats de New York en 2001, qu’il a pu facilement être détruit en quelques années dans la plupart des Etats occidentaux, y compris en Europe et dans notre propre pays : assassinats ciblés, société de surveillance, enfermement préventif, justice prédictive, internements de sûreté marquent un basculement vers un régime autoritaire. D’un droit pénal de la responsabilité, qui fonde la punition sur la preuve de la culpabilité et la proportionne à la gravité de la faute, nous basculons vers un « droit pénal de la sécurité », un droit policier, voire guerrier, qui traite le suspect en criminel et le criminel en ennemi hors la loi.

    Neutralisant la présomption d’innocence et remplaçant la responsabilité par une dangerosité indémontrable, ce droit sécuritaire ajoute à la punition une « mesure de sûreté » à durée indéterminée. Mis en place à propos des délinquants sexuels (2007), il s’est étendu depuis 2015 au terrorisme. Puis la pandémie a encore renforcé l’obsession sécuritaire, et la folie normative s’est emparée de nos sociétés de la peur, d’autant plus facilement que la combinaison « traçage, affichage, puçage… » permet de contrôler des « populations » humaines, assimilées à des produits dangereux. C’est dans ce contexte que la France avait adopté, pour lutter contre le terrorisme, plusieurs textes censurés par le Conseil constitutionnel en tout – loi relative aux contenus haineux sur Internet –, ou en partie – loi instaurant des mesures de sûreté qui s’ajoutent à l’exécution de la peine.

    Et voici que l’assassinat particulièrement barbare d’un professeur qui enseignait la liberté d’expression par un jeune réfugié tchétchène se revendiquant de l’idéologie islamiste incite certains courants à remettre en cause le pouvoir du juge constitutionnel, voire à durcir le droit des migrations.

    « Les juges risquent d’être stigmatisés s’ils jouent leur rôle de gardiens des libertés »

    Au stade actuel, le juge reste un rempart contre les dérives sécuritaires, mais un rempart qui s’affaiblit, au motif qu’en empiétant sur le pouvoir législatif, on instituerait un « gouvernement des juges » synonyme de « déficit démocratique ». Or la démocratie ne consiste pas seulement dans la majorité des suffrages, qui peut très bien conduire à des despotismes « légaux ». Elle suppose la résistance des droits de l’homme, et de l’Etat de droit, et le rôle du juge est d’autant plus important que la banalisation de l’état d’urgence légitime un transfert du pouvoir législatif à l’exécutif. Dans notre monde de rapports de force politiques, militaires, économiques, mais aussi médiatiques et culturels, le droit risque plus que jamais d’être instrumentalisé pour justifier le système, et les juges stigmatisés s’ils jouent leur rôle de gardiens des libertés. 

    D’au­tant que la perma­nence des crises (terro­risme, pandé­mie, chan­ge­ment clima­tique, révoltes sociales, désastre huma­ni­taire des migra­tions…) et l’im­mi­nence des catas­trophes qu’elles annoncent (au plan natio­nal, euro­péen, voire global) pour­raient rapi­de­ment nous submer­ger si nous ne parve­nons pas à unir nos efforts pour éviter, à la fois, le grand effon­dre­ment annoncé par les collap­so­logues et le grand asser­vis­se­ment préfi­guré par le modèle chinois.

    Pour unir nos efforts, il n’est pas néces­saire de construire un Etat mondial, mais il ne suffit pas de juxta­po­ser les diffé­rences. Encore faut-il les ordon­ner, dans un proces­sus d’hu­ma­ni­sa­tion réci­proque, autour de valeurs communes inspi­rées par les diverses visions de l’hu­ma­nisme. Et encore faut-il que le droit renforce les respon­sa­bi­li­tés et que des juges impar­tiaux et indé­pen­dants en garan­tissent la mise en œuvre, orga­ni­sant les inter­ac­tions entre acteurs et entre niveaux norma­tifs. Cela implique un rééqui­li­brage entre les liber­tés indi­vi­duelles et les soli­da­ri­tés collec­tives ; entre l’es­prit de respon­sa­bi­lité et le devoir d’obéis­sance ; entre l’in­dé­pen­dance et l’in­ter­dé­pen­dance. Or ce rééqui­li­brage, chacun de nous devra le faire d’abord en lui-même pour renon­cer à certains excès auxquels le « produc­ti­visme-consu­mé­risme » nous a habi­tués.

    (…) 

     

     

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  • Cour d’une école primaire

    Par Alexandra Flouris, psychologue hospitalière, Pédiatrie, GHU site Bicêtre, APHP , Emmanuelle Lacaze, psychologue spécialisée en neuropsychologie, Service de Neuropédiatrie, Hôpital Trousseau, APHP , Stéphanie de Bournonville, neuropsychologue, Pédopsychiatrie, Fondation Vallée et psychologue pour enfants-adolescents en libéral , Christelle Landais, psychologue clinicienne, psychanalyste, en Institut Médico-Educatif et en libéral et Marine Schmoll , psychologue clinicienne en établissements d’accueil de jeunes enfants et en libéral

    Cette mesure, prévue dès lundi dans les écoles, risque de nuire aux besoins d'expression de l'enfant sur le plan affectif, langagier, émotionnel, corporel, s'alarment des psychologues.


    Tribune. Alors que nous vivons le deuxième opus de ce confinement, et que le gouvernement semble avoir pris en compte l’importance du maintien de l’ouverture des écoles, nous, psychologues, spécialistes de l’enfance, nous interrogeons sur l’apparition de nouvelles mesures telles que l’obligation du port du masque à partir de six ans.

    Un enfant de six ans, rappelons-le, n’a pas atteint l’âge de raison, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore atteint la maturité cérébrale nécessaire pour penser de manière abstraite. Il navigue encore entre un imaginaire puissant, et une réflexion capable de prendre en compte la réalité. Inhiber des comportements impulsifs reste encore complexe, bien que les règles sociales soient en voie d’acceptation. Les besoins d’expression d’un enfant de six ans, encore considéré comme jeune enfant, sont multiples : sur le plan affectif, langagier, émotionnel, corporel. Toute entrave à cette communication spontanée, naturelle et nécessaire, si elle n’est pas porteuse de sens, est susceptible de laisser des traces à long terme.

    En tant qu’adultes, nous avons appris à travailler quotidiennement avec le masque, à faire nos courses avec, à le porter lorsque nous parlons à nos aînés, nos collègues, nos amis, nos connaissances, à le supporter pour tenter d’endiguer la propagation d’un virus qui ne semble pourtant pas s’arrêter. Nous prenons sur nous pour accepter ce qui nous semblait autrefois inacceptable, en espérant que nos efforts porterons un jour leurs fruits. Nous quittons pour cela la logique immédiate et utilisons constamment notre pensée abstraite pour inhiber nos comportements impulsifs.

    Mais tous les jours nous touchons à ce masque encore trop grand qui nous tombe sous le nez, nous l’enlevons chaque fois que nous avons l’opportunité de nous retrouver seuls, nous supportons les maux de tête, les sensations de vertige et de manque d’oxygène. Nous le changeons lorsqu’il est trop humide, notamment quand nous avons parlé longtemps avec. Nous souffrons de ne plus voir le sourire de l’autre, et adaptons en permanence notre communication pour être mieux compris, parlons plus fort, précisons fréquemment l’état et les nuances de nos émotions.

    Un enfant de six ans est toute la journée en collectivité. De 8h30 à 16h30 a minima, il ne peut se dérober au groupe. On lui demande d’apprendre à lire et à compter avec 15, 20, 30 de ses congénères. Il s’agirait donc de porter ce masque en permanence, sauf au moment du repas, sans le manipuler ou l’utiliser de manière inadéquate, ce que nous nous permettons de douter. Les enfants tenteront sans aucun doute de nous écouter, de s’adapter à cette nouvelle norme que nous leur imposons, de se conformer. Mais est-ce réellement dans leur intérêt, et à quel prix ? Nous parlons là de coût psychique, bien entendu. 

    Ces derniers mois, les Sociétés de pédiatrie n’ont eu de cesse de nous rappeler l’importance de mesures assouplies et raisonnables entre enfants et en particulier en milieu scolaire, y compris concernant le port du masque. (1)

    Pour protéger qui cette nouvelle décision est-elle actée ? Les enfants entre eux ? Leurs parents ? Leurs grands-parents avec lesquels ils ne seront de toutes façons plus en contact les prochaines semaines ?

    S’il s’agit des enseignants, ceux que nous rencontrons nous racontent leur lassitude de porter eux-mêmes un masque pour transmettre, pour se faire entendre, pour se faire comprendre. Ils évoquent leur épuisement à rattraper les effets du premier confinement sur des enfants qui réapprennent peu à peu à être élèves, à se concentrer, à utiliser du matériel collectif, à jouer au ballon sans se sentir menaçant ou menacé.

    Nous ne pouvons nous résoudre à attendre plusieurs mois voire plusieurs années d’enquêtes sur les conséquences psychologiques de nos décisions en temps de Covid alors même que nous disposons d’un siècle d’observations, d’écrits, de recherches, de connaissances sur la psychologie de l’enfant menés par nos confrères et consoeurs psychologues, pédiatres, pédopsychiatres, psychanalystes, développementalistes, neuropsychologues, psycholinguistes, psychopédagogues…Ces savoirs- là, nous les avons.

    Si cette guerre sanitaire aura probablement des répercussions psychologiques inévitables, peut-être même sur plusieurs générations, nous avons le devoir de nous interroger sur les effets iatrogènes potentiels des armes que nous utilisons.

    Un enfant de six ans auquel nous imposons des règles continues, contraignantes, qui n’ont pas de sens pour lui et qu’il n’est pas en capacité de respecter, au mieux, pose des questions auxquelles nous tentons de répondre, si tant est que l’on puisse l’entendre…Au pire, il s’inhibe, il s’agite, il somatise. Si nous n’y prenons garde, il entame son estime de lui-même, devient anxieux, voire déprime, comme nombre d’enfants, d’adultes et adolescents que nous entendons et accompagnons quotidiennement depuis sept mois dans nos cabinets et consultations, pétris d’angoisses de mort et de sensations de privations de lien social.

    Soyons raisonnables, nous qui avons atteint depuis longtemps l’âge de raison. Ne cédons pas à toutes les peurs, et ne sous-estimons pas le coût de la perte de l’insouciance et de la liberté d’une qualité d’expression orale, notamment à l’âge de six ans.

    La question des masques à partir de six ans est une des parties immergées de l’iceberg. Elle montre bien la difficulté à penser l’enfant dans sa globalité et la prévention de troubles psychiques en état d’urgence, d’autant plus lorsque cette urgence dure et s’installe.

    A cette crise aux répercussions sanitaires, économiques et psychologiques majeures, nous souhaiterions des réponses préventives qui ne prennent pas seulement en compte l’avis et le conseil de spécialistes en sciences dures et de syndicats, mais d’experts en psychologie notamment infantile, des professionnels spécialisés en sciences humaines et personnes quotidiennement au contact d’enfants.

     

     (1)  https://www.sfpediatrie.com/actualites/rentree-scolaire-covid19-enfants-ne-posent-pas-probleme

     

    Alexandra Flouris psychologue hospitalière, Pédiatrie, GHU site Bicêtre, APHP, Emmanuelle Lacaze psychologue spécialisée en neuropsychologie, Service de Neuropédiatrie, Hôpital Trousseau, APHP ,
    Stéphanie de Bournonville neuropsychologue, Pédopsychiatrie, Fondation Vallée et psychologue pour enfants-adolescents en libéral ,
    Christelle Landais psychologue clinicienne, psychanalyste, en Institut Médico-Educatif et en libéral ,
    Marine Schmoll psychologue clinicienne en établissements d’accueil de jeunes enfants et en libéral
     
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  • Pr. Jean-Marc Rolain, Dr. Sarah Aherfi, Pr. Matthieu Million, IHU Méditerranée Infection.
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  • Confinement ? Point de vue de Laurent BRUN, secrétaire de la Fédération CGT des Cheminots (FB-30/10/20)Confinement ?
    par Laurent BRUN
    secrétaire de la Fédération CGT des Cheminot.e.s
     
    Le problème de notre pays c est que le Gouvernement Macron est engoncé dans une idéologie ultra libérale fanatique qui le conduit à ne pas anticiper, ne pas intervenir sur les outils économiques et se contenter de faire du marketing politique. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est du dogmatisme.
     
    Le confinement est une mesure très archaïque. Comme on ne sait pas quoi faire d’autre, on fige le pays en espérant que ça fige le virus. C’est une mesure du moyen âge, qui peut se comprendre lorsqu’on est « surpris » en mars, que l’on ne dispose pas des plus élémentaires moyens matériels, et que l’hôpital est incapable de faire face à une épidémie massive.
    Mais 8 mois plus tard, pourquoi est-on en situation de n’avoir pas plus de choix ?Le confinement est un désastre économique et social. Sa mise en œuvre une seconde fois me met personnellement très en colère. Et ce n’est pas la colère hypocrite du MEDEF dont les membres les plus eminents, en bons capitalistes sans morale, ont profité de la pandémie pour s’enrichir ou pour restructurer et délocaliser les industries. C’est la colère des milliers de pauvres qui vont se noyer dans des difficultés financières supplémentaires parce que perdre quelques euros de revenu est un drame pour eux. La colère des milliers de chômeurs supplémentaires et de tous ces jeunes qui débarquent sur le « marché » de l’emploi dans ce contexte. La colère des filières culturelles ou sportives qui meurent. La colère des salariés des « commerces non essentiels » qui sont abandonnés. La colère de la sécu exangue parce que ses caisses sont prises pour un distributeur automatique par le Gouvrnement alors que les profits ne sont même pas égratignés. La colère pour les infirmières et les médecins qui servent de paillasson à leur Ministère, comme les profs d’ailleurs. La colère des premiers de corvée à qui on promet une 2ème vague plus meurtrière que la 1ère. La colère pour nous tous. Nous devons nous confiner. Mais nous devons aussi demander des comptes à ce Gouvernement inconséquent. Ce sont des criminels.
     
    Je ne m’étend pas sur la situation, nous la connaissons tous. Même Macron, tout de mépris vêtu, est obligé de reconnaître les erreurs. Mais il s’en exonère immédiatement sous le prétexte qu’on ne pouvait pas faire autrement. Responsable mais pas coupable. On l’a déjà entendu et c’est la question principale : pouvait on faire autrement ?
     
    Sans aucun doute puisque d’autre pays y sont parvenus. En octobre, la chine - pays d’1,3 milliards d’habitants - prenait de nouvelles mesures ciblées et massives des qu’elle détectait quelques dizaines de cas... pas de seconde vague à l’horizon.Le Vietnam ne compte que quelques cas détectés, tous importés, ces dernières semaines.Pendant que l’Amérique du Sud plonge comme l’Europe, Cuba n’a connu que 87 décès et la pandémie semble sous contrôle. Il faut rajouter que l,île révolutionnaire a envoyé près de 50000 médecins dans divers pays du monde pour aider à soigner (dont 15 en Martinique).Objectivement, il n’y a pas que les pays socialistes qui s’en sortent bien : la Nouvelle Zélande (pays qui a renationalisé son chemin de fer il y a quelques mois - spéciale dédicace) s’inquiétait le 15 octobre d’une possible recrudescence après avoir détecté 1 cas !!! Des mesures énergiques étaient immédiatement prises...A chaque fois il semble y avoir une caractéristique commune : on détecte vite car on test systématiquement et massivement, et on agit pour circonscrire le foyer infectieux.
     
    Donc que devrait-on faire en France ?Nous sommes « en guerre » selon le Président Macron. Et pourtant il se contente d’attendre le virus derrière la ligne Maginot des mesures barrière. La encore, je précise qu’il faut effectivement appliquer ces mesures. Mais elles ne sont que symboliques et manifestement peu efficaces. C’est ce qu’on applique quand il n’y a plus rien d’autre. C’est comme si toute la sécurité des circulations ferroviaires reposaient seulement sur le port du gilet orange. Heureusement que nous avons les mesures techniques lourdes et les procédures de sécurité, sinon il y aurait des morts tous les jours ! Le gilet ne sert modestement que lorsque toutes les autres mesures ont été débordées... donc en fait, il vaut mieux éviter d’avoir à s’en remettre à lui, même s’il faut le porter !
     
    - Donc c’est parti pour le confinement. Déjà on s’interroge : pourquoi l’Etat se contente d’interdire et n’organise pas. Il faut réquisitionner les centres de colo ou de vacances (qui de toutes façons ne servent pas) pour loger correctement les SDF, les orphelins, et tous ceux qui sont en détresse. A ce titre, le Comite Central d’Entreprise SNCF avait mis à disposition des pouvoirs publics ses propriétés lors du précédent confinement mais très peu ont été utilisées... Ensuite il faut stopper les procédures d’expulsion locative (je sais, la treve commence le 1er novembre, mais elles reprennent le 31 mars et rien ne sera réglé à ce moment là d’après le conseil scientifique, donc autant anticiper et trouver des solutions alternatives). Il faut également assurer le ravitaillement des personnes isolées, ou celles qui ne peuvent pas sortir (handicapées), ou celles qui ne devraient pas sortir car jugées fragiles face au virus. Certaines mairie ont mis en place des choses mais c’est insuffisant et inégal d’une ville à l’autre. Pourquoi ne pas mobiliser les personnels municipaux pour les livraisons et réquisitionner les plate forme de la grande distribution pour l’approvisionnement... la « guerre », c’est le moment où on organise la survie, pas celui où on fait des expériences de décentralisation libérale !
    - concernant l’application numérique pour tracer les cas contacts. Il y a clairement un manque de confiance des citoyens vis à vis de ce dispositif. La crainte principale semble être le flicage ou l’utilisation mercantile des données collectées par l’entreprise privée fabricante. Plutôt que de faire la morale, le Gouvernement devrait chercher à faire la transparence : confier la création et la gestion de cet outil à un organisme public au dessus de tout soupçon (l’INSEE ou une autre structure disposant d’un peu d’indépendance pourrait s’en occuper), et créer un organisme de contrôle de l’utilisation avec des représentants de toutes les tendances politiques, d’associations, et même de citoyens tirés au sort. Bref, tout faire pour que ce dispositif ne soit plus un objet de controverse mais redevienne un outil technique neutre au service de l’intérêt général. Au passage, l’indépendance des fonctionnaires grâce à leur statut, ça sert à ça...
     
    - si on veut limiter le confinement dans le temps, faire baisser rapidement le taux de contamination et surtout éviter une remontee lors du deconfinement, il faut tester, tester, tester !!! Mais pas selon le système actuel (on ne test que les cas symptomatiques donc c est déjà trop tard, et on attend les résultats trop longtemps donc ça ne sert à rien). Il faut passer au test systématique afin de débusquer tous les cas non symptomatiques, les confiner rapidement et ainsi briser la chaîne de contamination. Donc déjà il faut des tests rapides et simples d’utilisation (les test anti géniques donnent un résultat en 30 minutes et ne nécessite pas de geste médical). La chine en dispose depuis mars après avoir organisé la coopération de 22 de ses universités afin de les développer... en France ils débarquent à peine parce qu’on laisse les entreprises privées et le marché les développer... Grâce à eux il est possible de créer de véritable Check point partout, par exemple à l’entrée des EHPAD (ce qui permettrait d’autoriser les visites), évidemment à tous les points d’entree du pays, et dans n’importe quelles structures repérées comme génératrice de foyers d’infection. L’armée pourrait être mobilisée pour créer des points de test dans les quartiers, dans les gares, dans les centres commerciaux. Les employeurs pourraient également être mis à contribution : ils ne veulent pas du confinement, et bien qu’ils organisent les tests systématiques à la prise de service. En France 287 grandes entreprises emploient 4 millions de salariés, ce serait déjà ça de moins à organiser pour les pouvoirs publics. Si on élargi aux entreprises de taille intermédiaire c’est 7,5 millions de salariés de plus. Enfin l’école et l’université pourraient aussi être des lieux de tests massifs. Et une foi la détection largement déployée, il faudrait confiner immédiatement les cas positifs, en prévoyant des dispositions pour les exonérer du travail et les indemniser (afin qu’ils ne soient pas récalcitrants à se faire tester), et aussi pour les isoler de leur famille s’ils le souhaitent (dans le cas contraire, c’est toute la famille qui serait confinée). Si ce genre de dispositif était déployé réellement, le confinement systématique ne serait plus nécessaire. Et on disposerait aussi de statistiques fiables sur l’évolution de l’épidémie.
    - pour terminer il faut se préoccuper sérieusement de la dernière ligne de défense, l’hôpital public, qui est dans un état grave. Macron fanfaronne en expliquant qu’on ne peut rien faire puisqu’il faut 5 à 10 ans pour former le personnel. Il faudrait déjà néanmoins afficher l’arrêt des fermetures de lits et une programmation pluriannuelle de formation et d’embauche de personnel médical. Ça ne résoudrait pas nos problèmes d’aujourd’hui mais ça éviterait d’en créer dans 10 ans, comme l’ont fait Sarkozy et Hollande. 10 ans c est demain. Ensuite il faut re motiver sérieusement les effectifs existants, stopper l’hémorragie. Au delà du plan d’embauche il faut de la reconnaissance : les personnels revendiquent 300€ d’augmentation mensuelle, accordons leur immédiatement, sans mégoter ! La CGT a chiffré la mesure à 8,7 milliards. Certains en seront horrifiés mais c’est 1/10e du CICE qui n a crée aucun emploi, c’est la moitie du plan d’aide au secteur aérien qui licencie à tour de bras, etc... et c’est une vraie mesure de relance parce qu’en plus, ça dope la consommation et donc la reprise économique... Cote réaction immédiate pour faire face à la vague, il faut une mobilisation générale pour soulager la médecine de ville et les urgences, pour faire les tests partout, etc... cette mobilisation pourrait par exemple s’incarner dans la réquisition des spécialités non essentielles (chirurgie plastique et plein d’autres). Ces gens ont fait médecine. Ils ne peuvent peut être pas traiter un patient en réa, mais ils peuvent sûrement aider aux étapes antérieures de la maladie. Il faut réquisitionner les personnels et infrastructures privées, et pourquoi pas solliciter l’aide des pays qui ont déjà vaincu la maladie. Les personnels de santé eux mêmes ont probablement des idées sur la manière de leur apporter des moyens. La aussi il ne faut pas ergoter ! Nos lits de réa, qui devaient passer à 15000 avec des respirateurs made in France qui ne sont finalement jamais arrivés, doivent effectivement être augmentés. 50 lits en moyenne par departement c est un scandale. Lancer une entreprise publique de fabrication de ce genre de matériel ne serait pas du luxe. Et en profiter pour rouvrir quelques hôpitaux fermés récemment pourrait aussi être utile, notamment pour ne pas reporter trop d’opérations et de traitement des autres maladies graves. Si les chinois arrivent à construire un hôpital de campagne en 15 jours, nous devrions pouvoir rafraîchir et re équiper un bâtiment assez rapidement (hôtel-Dieu à Paris et à Lyon, val de grâce...). Peu importe qu’ils aient été cède pour des opérations immobilières. Si on peut mettre entre parenthese le code du travail, pourquoi ne le pourrait on pas avec le code du commerce ? On reprend ce qui n’aurait jamais dû être vendu, dans l’intérêt supérieur de la Nation !
     
    - Alors bien sûr tout cela coûte beaucoup d’argent. Donc dans les mesures d’urgence, il faut aussi trouver de quoi assumer. A situation exceptionnelle (nous sommes en guerre ou pas ?), mesure exceptionnelle : les sociétés du CAC40 prévoient 30 milliards de dividendes à leurs actionnaires cette années, taxons cela à hauteur de 50, 70, ou 100%, en fonction de ce qui est nécessaire. Si l’on élargi à toutes les sociétés cotées de France, on peut imaginer qu’au moins 80 a 100 milliards sont mobilisables. Et si l’on rajoute les grandes fortunes, les très hauts revenus, la rémunération des propriétaires d’entreprises non cotées, on voit qu’il n’y a pas trop de problème. Si Chypre a pu prélever 60% de l’épargne de ses citoyens au delà de 100000€ pour faire face à une petite crise financière, nous pouvons faire pareil sur les grosses fortunes pour affronter la pire pandémie de notre siècle. Et si nous voulions être encore plus efficaces, on ne se contenterait pas de taxer, on reverserait la somme sous forme de salaire exceptionnel aux salariés, l’Etat en récupèrerait au moins 20% sous forme de fiscalité, les collectivités locales en profiteraient aussi, et la sécu - grâce aux cotisations sociales - en récupèrerait 30%, et ça doperait un peu la consommation pour relancer les spectacles, les librairies, les restau, etc...
     
    Le dernier point c’est la mise en œuvre. 2 étapes : dès maintenant, trouver des formes de lutte sociales pour exiger des mesures concrètes de son entreprise, d’ une autorité de santé, d’un préfet... la CGT peut y contribuer alors syndiquez vous, organisez vous, battons nous !et en 2022 on vire ces incompétents et on se mobilise massivement pour porter au pouvoir des gens qui mettront réellement des solutions en place !
     
    Voilà, j’écris tout parce que ça fait du bien de formaliser ses idées pour les soumettre au débat. Je n’en peut plus des commentaires permanents sur les chaînes d’info et de la répétition stupide des éléments de langage du gouvernement dans la plupart des médias. Oui on peut faire autrement que l’enchaînement d’imbécilités qu’ils nous imposent !!
     

     Laurent BRUN

    secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminot.e.s

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  • La propagation de l’épidémie de covid-19 enfle massivement de jour en jour. Mettant encore une fois en lumière la gravité catastrophique et criminelle de la politique poursuivie pour complaire aux ordres de l’Union Européenne du Capital et satisfaire aux critères de Maastricht et autres diktats de la Commission Européenne consistant à étrangler l’hôpital public en France. En fermant les hôpitaux par dizaines et les lits par centaines de milliers, en restreignant massivement l’accès pour la jeunesses aux formations de médecins et d’infirmiers. Le résultat c’est que le pays manque cruellement des moyens humains et de matériels pour répondre à la crise épidémique. Ce n’est pas une surprise : depuis des années déjà les syndicalistes manifestent pour dénoncer la situation. Aux alertes des collectifs hospitaliers le régime Macron répondait encore en 2018-2019 par des coupes budgétaires, ricanant qu’il n’y aurait pas d’argent magique pour nos hôpitaux publics. Cet argent qui est cependant rendu disponible pour gaver les actionnaires des multinationales du médicament, ainsi que les structures d’hospitalisations privées.

    Au soir du 28 octobre 2020, on ne peut pas ne pas comparer l’annonce des 15 177 hospitalisations de malades positifs au covid-19 sur la semaine écoulée avec les seulement un peu plus de 210 000 lits disponibles dans les hôpitaux publics du pays. Et qui expliquent grandement pourquoi le régime Macron en est réduit à annoncer en prenant un ton martial sonnant faux que tous les malades ne pourront plus être soignés. Évidemment que sa politique consistant à fermer hôpitaux et lits, à supprimer des postes de soignants et bloquer la formations et le recrutement de médecins ne peut aboutir qu’à accroitre le risque de survenue d’une telle catastrophe. Si la pandémie de covid-19 de part sa puissance en est la tragique concrétisation, nous n’oublions pas qu’en 2019 les soignants avaient déjà indiqué que l’hôpital public n’avait plus les moyens de pouvoir faire face à une épidémie de grippe. Déjà en 2003 une canicule avait révélé ce à quoi mène une telle politique. À l’inverse des dogmes euro austéritaires, traduction politico-économique des priorités du capitalisme qui sont que les profits de la classe capitaliste valent mieux que la vie des travailleurs, c’est au contraire l’accès aux soins pour tous à l’hôpital public qui devrait être la règle. Pour la de chacun, comme pour la santé du pays et de ses libertés démocratiques.

    C’est bien cette exigence que les militants du PRCF de l’ARC13 rappellent dans un communiqué, s’indignant de la politique poursuivie par le gouvernement de Macron contre l’hôpital de la Timone et son centre des maladies infectieuses, préférant entretenir une fausse polémique autour de certains médicaments très peu coûteux, en prétendant les interdire d’accès aux médecins jusque dans le cadre hospitalier tout en assurant la promotion de molécules coûteuses, plutôt que de répondre à la question urgente, celle de l’accès aux soins pour tous.

    On rappellera également utilement le communiqué du PRCF : Coronavirus : la vigilance sanitaire est indispensable, le départ de la macronie aussi !

     



    Non à la basse vengeance du gouvernement contre l’IHU Méditerranée – Oui à l’accès pour tous aux soins à l’hôpital public.

    par le PRCF-13, le 28/10/20

    PRCF-13 lors 1ère manif lors du déconfinement de mai 2020

    Le PRCF n’a pas vocation à se prononcer sur les traitements médicaux comme tels. Cependant, sans sortir de son rôle, le PRCF a déjà eu l’occasion d’exprimer son indignation à propos de l’interdiction faite aux médecins de ville comme aux structures médicales de prescrire en leur âme et conscience, et avec l’accord éclairé des patients, des médicaments à potentialité antivirale connus depuis des décennies et dont les risques peuvent donc être facilement encadrés. Rappelons en outre que cette interdiction a été prononcée sur la base d’études falsifiées de l’aveu même de leurs auteurs, parues dans une revue médicale naguère plus exigeante sur la solidité de ses articles.

    L’interdiction que vient ainsi de prononcer le gouvernement de livrer à l’IHU Méditerranée ses commandes ordinaires d’ (produit en France et diffusé sans ordonnance avant mars dernier) relève manifestement de la basse vengeance si ce n’est d’une volonté de favoriser un médicament produit par une transnationale américaine (le remdesivir), soutenu par l’UE et dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est bien plus controversé médicalement que l ‘hydroxychloroquine interdite 

    Les centaines de médecins et de soignants travaillant à l’IHU Méditerranée, et dont la population marseillaise n’a eu qu’à féliciter pour l’accès le plus large aux dépistages et aux soins qu’ils ont tentés et réussis à garantir à toute la population y compris la plus précarisée au sein de l’hôpital public, sont ainsi humiliés publiquement sans aucun souci de la liberté de prescrire, de l’obligation de soigner et de l’unité nationale tant vantée. On voudrait ainsi accroître les tensions entre “Paris’ et et détourner l’attention des responsabilité du gouvernement sur l’état désastreux de l’hôpital public résultat de l’euro austérité en entretenant une polémique inutile qu’on ne s’y prendrait pas autrement…. D’autant que dans le même temps, le 1er ministre Castex et son ministre de la Santé Véran ont lors de leur dernière visite à Marseille une nouvelle fois refusé l’effacement de la dette du CHU de la Timone, l’un des plus dégradées de France, malgré l’appel à la solidarité nationale lancée par la nouvelle municipalité.

    Mais les Marseillais ne tomberont pas dans ce piège grossier. C’est tous ensemble et en même temps que les travailleurs de notre pays doivent se dresser, comme aux grandes heures de la Révolution française, pour virer l’oligarchie capitaliste et les lobbyistes de Big Pharma et pour imposer pour le service public et les médecins et soignants le droit et les moyens de soigner sur tout le territoire de la République.

     



     

    Olivier Véran, la méthodologie scientifique et la controversée hydroxychloroquine

    par T & C-pour InitiativeCommuniste.fr

     

    Décidément l’affaire du traitement contre le Covid-19 à base d’hydoxycloroquine et azythromicine mis au point par les équipes de l’IHU de Marseille n’en finit pas. IC fait le point sur la situation, sans se prononcer sur la pertinence ou l’efficacité de tel ou tel traitement, ce qui dépasse et de loin les compétences de vos serviteurs officiant au sein de la rédaction, mais en s’intéressant à ce qu’elle révèle de l’usage apparent de certains arguments méthodologiques, et ce alors que l’on ne peut que déplorer de ne pas disposer des éléments permettant de conclure totalement. À titre d’information nous rappelons que l’hydroxychloroquine et l’azytrhomicine restent d’usage possible à Cuba comme au Venezuela, pays où l’épidémie est par ailleurs sous contrôle, par la mise en œuvre de bien d’autres mesures, y compris le port du masque et des mesures de confinement, de dépistage et d’isolement.

    Alors que les études qui tendaient à démontrer son efficacité étaient toutes critiquées pour leurs biais méthodologiques, l’étude Discovery lancée sous le haut patronage de l’INSERM devait mettre un terme à la polémique. 

    Garantie à la méthodologie irréfutable grâce à une étude “internationale”, soutenue, s’il vous plaît, par la « super Union Européenne », ses résultats devaient être irréfutables et rapides.

    Résultat : débutée en mars 2020, les résultats n’en sont toujours pas connus…

    Quoique certains éléments commencent à fuiter et ils sont pour le moins déconcertants !

    Première information, les résultats ne peuvent être pertinents car les « bras » (comprendre le groupe de participants qui reçoivent le même produit) n’ont pas recruté assez de patients. La faute revient, entre autres, à nos « partenaires » européens qui n’ont jamais joué le jeu de l’étude et n’ont jamais entrepris aucune étude sur aucun bras. On voit ici combien l’Union Européenne n’aura jamais apporté aucune aide dans le combat contre la pandémie, mais uniquement contribué à la catastrophe en détruisant notre industrie d’une part, en accélérant la circulation du virus au nom du dogme de la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, interdisant la mise en place des contrôles sanitaires aux frontières….

    Autrement dit, les résultats ne peuvent être pertinents à cause d’un problème… de méthodologie ! Comble s’il en est un, quand on se souvient que c’est sur ce point que les études sur l’hydroxychloroquine ont été critiquées par les mêmes qui nous vantaient cette étude fantôme Discovery, à commencer par un certain Oliver Véran…

    Ce dernier est d’ailleurs clairement responsable du manque de candidats dans le bras testant l’hydroxychloroquine, puisqu’il a interdit l’usage de ce médicament dès le 26 mai 2020 après l’étude bidonnée du Lancet et ne l’a jamais réautorisé, alors que le traitement était clairement l’un des plus prometteurs de ceux retenus par cette étude comparative !

    Car c’est le deuxième enseignement de l’étude, les résultats, qui faute de patients sont donc partiels et ne permettent ainsi pas une démonstration totale et définitive, laissent apparaître une premier tendance à l’efficacité, certes modérée, du traitement à base d’hydroxychloroquine sur la mortalité du covid-19!

    Ces premiers résultats bruts sont les suivants :

    • il y aurait moins de morts dans le groupe soigné à l’hydroxychloroquine que dans le groupe qui n’en a pas reçu;
    • il y aurait également plus de patients guéris au bout de 29 jours;
    • toutefois à ce stade de l’étude, il demeure un risque statistique non négligeable que cette observation ne soit pas due au médicament mais au hasard (estimé à 40%), et cela en raison du trop faible nombre de patients inclus dans ce bras de l’essai.

    Pire, vous pourrez lire ci-dessous que selon certaines sources une autre étude, française, démontrait une efficacité plus que certaine de l’hydroxychloroquine mais qu’elle a été, encore une fois, stoppée nette!

    Il s’agit de l’étude française Hycovid, étude randomisée contre placebo conduite à Angers. Les résultats obtenus feraient état de 48% de décès de moins parmi les malades soignés à l’hydroxycloroquine. Étude portant sur des malades hospitalisés non admis en réanimation de plus de 75 ans.

    Alors bien sûr ces éléments sont toujours insuffisants pour trancher de façon claire et définitive si oui ou nom l’hydroxycloroquine est un médicament efficace contre le covid-19. Mais le moins que l’on puisse dire est qu’il est très regrettable que les essais devant répondre à cette question aient été arrêtés avant même d’avoir permis d’apporter la réponse scientifiquement argumentée.

    Observons au demeurant que les mêmes qui se sont acharnés pour décider de l’interdiction de l’hydroxychloroquine, sont ceux qui se sont précipités pour :

    • acheter sans qu’aucun essai randomisé en double aveugle n’ait alors prouvé une quelconque efficacité, un médicament couteux et sous brevet de la firme US Gilead, le remdesivir. La Commission Européenne a ainsi passé pour près d’un milliard d’euros de pré- commande

    Bref, après le scandale des masques, de la situation de l’hôpital public, d’un confinement trop tardif, d’un déconfinement prématuré et totalement raté, d’une rentrée des classes improvisée, de transports en commun bondés, d’un couvre-feu qui ne répond que de manière incertaine aux préoccupations sanitaires, etc., l’incurie criminelle du régime Macron n’en finit plus de nous étonner : on n’en attendait rien et on est quand même déçu.

    Bref, à quand le procès de ce régime, qui, en l’espèce, est synonyme de « révolution » ?

     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Dans une vidéo que nous relayons, le Professeur Laurent Thines, neurochirurgien à l'hôpital de Besançon et qui a notamment dénoncé à plusieurs reprises les dégâts du maintien de l'ordre à la française dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, s'alarme de la récente mesure annoncée par le gouvernement Macron consistant à faire payer un forfait pour l'accès aux urgences, lorsque celui-ci n'aboutit pas à une hospitalisation. Au delà d'une situation hospitalière catastrophique suite aux politiques de démantèlement de l'État social menées par les gouvernements successifs, menant sur un manque criant de moyens et d'effectifs là où le président ne voit qu'un "problème d'organisation", Laurent Thines dénonce une mesure qui viendra toucher de plein fouet les populations les plus précaires qui subissent, en banlieue comme en campagne, la désertification de l'accès aux soins médicaux. Alors que la crise sanitaire se poursuit, le gouvernement n'a clairement pas pris acte des critiques et revendications formulées par le milieu médical, voire pire, s'acharne dans un cynisme qui vise à transformer l'hôpital public en institution privatisée, financée par les cotisants aux mutuelles afin de dégager toujours plus de bénéfices pour les entreprises et le milieu financier, au prix de vies humaines.

     
     
     
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  • EXCLUSIF. 90 sportifs de haut-niveau, représentants d'établissements, de salles ou d'institutions, docteurs, professeurs de médecine lancent un appel pour la réouverture des établissements et associations accueillant la pratique d'activités physiques et sportives.

    Zinédine Zidane, Stéphane Diagana, Marie-Amélie Le FurZinédine Zidane, Stéphane Diagana, Marie-Amélie Le Fur

     

    En raison de l'épidémie de Covid-19, les salles de sports, gymnases et salles polyvalentes sont fermés dans de nombreuses métropoles, classées en alerte renforcée ou alerte maximale. 90 signataires, sportifs de haut-niveaux, notamment Zinédine Zidane, Stéphane Diagana ou Marie-Amélie Le Fur, représentants d’établissements et d'institutions, docteurs et professeurs de médecine, demandent un changement de regard sur un secteur "injustement pointé du doigt". Voici leur tribune pour le JDD. "Nous, professionnels de l'encadrement de l'activité physique et sportive, sportifs de haut niveau et professionnels de la santé, déplorons la stigmatisation des lieux de pratique d'activité physique et sportive comme vecteurs de propagation de la pandémie actuelle.

    Lire aussi Covid-19 : enfants, adultes… quelle pratique sportive est-elle encore possible?

    Il ne s'agit pas de nier la gravité de cette dernière, ni d'affirmer l'absence totale de risque au sein de ces établissements, mais bien de dénoncer des décisions infondées, sur le plan sanitaire, social et économique. En effet, dans le respect des protocoles actuels en vigueur, le risque de pratiquer une activité physique et sportive dans un établissement dédié, salle ou gymnase, n'est pas démontré scientifiquement. Aucun cluster issu de ces structures n'a d'ailleurs été signalé à date par les Agences Régionales de Santé (ARS).

    Ce message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses, ne doit plus être répété

    Les bénéfices de l'activité physique et sportive sur la santé des Français sont aujourd'hui incontestables et incontestés. Il est également formellement démontré que dans d'autres épisodes épidémiques d'infection, les personnes pratiquant régulièrement une activité physique ou sportive ou ayant une bonne capacité physique, étaient moins gravement atteintes.

    Le confinement a déjà entrainé l'arrêt brutal de l'activité physique et sportive de nombreux Français. Le corps médical a par ailleurs eu la plus grande difficulté à poursuivre ses recommandations auprès de patients persuadés de prendre plus de risques à continuer cette pratique sportive, qu'à l'arrêter. Ce message erroné, anxiogène et aux conséquences désastreuses, ne doit plus être répété.

    Lire aussi TRIBUNE. Faire du sport-santé "une priorité du monde de demain"

    Après cette période de confinement qui a meurtri les corps et les esprits, mais également les trésoreries, les acteurs du sport se sont mobilisés pour accueillir leurs adhérents et licenciés dans les meilleures conditions sanitaires possibles. Dès lors, pourquoi ces fermetures? Il est hors de question pour les professionnels de santé d'interdire aux malades chroniques de prendre leur traitement, l'activité physique et sportive en étant une des composantes à part entière.

    Les inégalités dans l'accès aux activités physiques et sportives se creusent

    Nos inquiétudes se confirment également sur le plan social, puisque nous constatons que les inégalités dans l'accès aux activités physiques et sportives se creusent, touchant principalement les femmes, les seniors et les catégories socioprofessionnelles les moins élevées. 

    Face à cette situation injustifiée et désastreuse pour l'ensemble du secteur, nous refusons de voir sacrifier la dernière tentative pour ces acteurs d'assurer la reprise de leur activité après une crise lourde de conséquence. Sinon, nombre de ces fermetures temporaires deviendront malheureusement définitives…

    Lire aussiCrise sanitaire : près de 5 millions de licenciés en moins

    A la lumière de ces éléments, nous demandons aujourd'hui solennellement aux pouvoirs publics la réouverture de l'ensemble des établissements et associations accueillant la pratique d'activités physiques et sportives quelles que soient les zones, un soutien économique ciblé pour soutenir des entreprises et associations sportives en perte de fréquentation alarmante et une prise en compte des protocoles sanitaires déjà opérants et évolutifs afin de préserver la santé des Français et l'économie de notre pays."

    Les signataires 

    Stéphanie BARNEIX, multi-championne du Monde de sauvetage en mer ; Dr Denys BARRAULT, Président de la société française de médecine de l’expertise et du sport ; Sébastien BEQUART, co-Fondateur GymLib ; Dr Karim BELAID, Médecin du sport et président du réseau ETP diabète ADDIAMO ; Emmanuelle BESCHERON, championne du monde de sauvetage ; Jérémy BONDER, Champion de France escalade ; Frederic BOONAERT, médecin du sport, kinésithérapeute et ostéopathe - Martinique) ; Gilles BRAVO, Fondateur Hoops Factory ; Charles BRUMAULD, diététicien-nutritionniste ; Bruno CHEYROU, Ex-International de Football ; Virgile CAILLET, directeur-général d'UNION Sport et Cycle ;  Dr Audrey CAMARZANA, Médecin cardiologue ; Samy CAMARZANA, co-fondateur Arkose ; Pr François CARRE, Professeur en physiologie cardio-vasculaire ; Alizé CORNET, Joueuse de tennis ; Sébastien CORNET, Fondateur Esprit Padel ; Guillaume DEBELMAS, co-Fondateur le FIVE ; Grégoire de BELMONT, Co-Fondateur Arkose ; Fabienne DELAIRE, Dirigeante COMSPORTS – Présidente du SY.DEL ; Gregory de RADIGUES, Président Keep Cool ; Stéphane DIAGANA, Champion du monde d'athlétisme ; Philippe DIALLO, Président du CoSMoS ; Leslie DJHONE, champion du monde d'athlétisme ; Thierry DOLL, Président FranceActive ;  Cédric DOUMBE, Champion du monde de KickBoxing ; Daniel Du LAC, Entraineur de l’équipe de France d’escalade de bloc ; Gaëtan DUBUISSON, Directeur Général Fitness Park ; Pr Martine DUCLOS, Service de Médecine du Sport et des Explora, Fondatrice COPPELLIA DANSE ; Gaelle FRIZON de LAMOTTE, Fondatrice OLY BE ; Elodie GARAMOND, Fondatrice le TIGRE YOGA ; Johanna GEYER CARLES, Championne de France de Cross-Country ; Yosi GOASDOUE, Champion de France de Semi-Marathon ; Dr Youna GOURRONC, Médecin cardiologue ; Lucile GRENTZINGER, co-Fondatrice Blast ; Dr Jean-Luc GRILLON, Médecin conseiller DRJSCS ; Jean-Pierre GRUPPI, Dirigeant CONVISPORT ; Cédric GUELLE, co-Fondateur URBAN SOCCER ; Steve GUILLOU, co-Fondateur Arkose ; Dr Christophe HAUSWIRTH, Médecin expert scientifique dans les domaines du sport santé ; HIT THE ROAD, YouTubeur et athlètes de parkour ; Gérard HOLTZ, ex-Journaliste sportif ;Tony JALINIER, co-Fondateur le FIVE ; Vanessa JODAR, directrice Planet Fitness Group ; Dr Roland KRZENTOWSKI, Président Mon Stade Paris Maison Sport Santé ; Julien LALANNE, champion du monde de sauvetage ; Mickael LANDREAU (Ex-International de Football ;  Benjamin LANG, Double vice-Champion du Monde d’aviron ; Antoine LAYMOND, Instructeur de Muay Thaï et de  Krav Maga ; Preston LEE RAVAIL, Coach sportif ; Guillaume Le FLOCH, Dirigeant d’établissements de Fitness et de Foot5 dans le 93 ;  Marie-Amélie LE FUR, Présidente du comité paralympique et sportif français ; Yann Le MEUR, Physiologiste du sport ; Mélissa Le Névé, Double championne de France d’escalade ; Thierry LOUVET, finaliste olympique aviron– Fondateur Incept-sport ; Alexandra LUX, Championne du monde de sauvetage ; Stéphane MADELENAT, Fondateur Apollo sporting club ; Véronique  MAILLET, Fondatrice QEE Yoga ; Olivier MARYNX, Gérant ALTISSIMO ; Denis MASSEGLIA, Président du Comité national olympique et sportif français ; Christophe MATEUS, Fondateur Magic-Form ; Mickael & Bassa MAWEN, Champions de France escalade - qualifiés aux jeux olympiques de Tokyo ; Lyes MEKESSER, co-Fondateur ARKOSE ; Thomas MONNIER, Directeur Général Adjoint KEEP COOL ; Nicolas MOUSQUES, Président Groupe Impulsion ; Safi N’DIAYE, membre de l’équipe de France de Rugby Féminin ; Valérie NICOLAS, ex-Internationale et championne du Monde de Handball ; Mathieu NICOURT, Champion d’Europe d’arts martiaux, acteur, fondateur de la Free Fight Academy ; Dr Yves PAGES, Président de la Société Française de Sport Santé ; François PETIT, Champion du monde, Président du groupe Climb Up ; Pr Aurélien PICHON, Directeur de la Faculté des Sciences du Sport de l'Université de Poitiers, Président de la Conférence des Directeurs et Doyens d’UFR STAPS ; Solenne PIRET, Double Championne du monde Paraclimbing ; Christine POURCELOT, Fondatrice La Salle de Sport ; Pr Léandre POURCELOT , Chef du département de médecine nucléaire et ultrason du CHU de Tours, Directeur de l’unité INSERM 316 ; Thomas REMOLEUR, ex-kinésithérapeute du sport, directeur d’Olbia conseil ; Thomas RIBOLLET, médecin du sport-Bordeaux ; Nicolas SAVINAUD, Ex-Footballeur ; Dr Dorothée SCHMIDT, médecin du sport ; Régis SONNES, entraineur Stade Toulousain ; Stéphane SUZZONI, Directeur général Mon stade ; Pr. Jean-François TOUSSAINT, Professeur de Physiologie, Université de Paris & CIMS, Hôtel-Dieu, Directeur de l’Institut de Recherche Médicale et d'Epidémiologie du Sport ; Stéphane TRAINEAU, Champion du Monde de Judo, Directeur des équipes de France de Judo ; Jérôme VALENTIN, Président UNION Sport et Cycle ; Frédéric VALLET, Fondateur On AIR ; Dr Charlotte VERGNENEGRE, Praticien hospitalier, Service des Maladies Respiratoires ; Joseph VIEIVILLE, co-Fondateur Le FIVE ; Nicolas Warter, Co-Fondateur Urban Soccer ; Céline WISSELINK, co-Fondatrice Groupe Verona ; Lucille WOORDWARD (journaliste scientifique, professeur de fitness ; Zinédine ZIDANE, ex-International de Football. 

     

    source: https://www.lejdd.fr/

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  • La deuxième vague n’est pas virale mais économique et sociale : l'appel de 250 intellectuels


    Dans cette tribune, 250 universitaires, scientifiques, professionnels de santé et juristes alertent sur les conséquences économiques et psychosociales de la gestion politico-sanitaire de la crise du Covid. Ils estiment que la prochaine catastrophe ne sera pas virale mais économique et sociale, et qu’elle ne concernera pas les élites privilégiées mais d’autres catégories sociales beaucoup plus vulnérables.


     

    Dans son avis du 22 septembre 2020 sur le "contrôle renforcé de l’épidémie", le Conseil scientifique Covid-19 s’interrogeait sur les mesures politiques à prendre. Il précisait qu’il "aborde ces questionnements en privilégiant un point de vue sanitaire", reconnaissait que "des aspects économiques plus généraux sont signalés en raison de leur importance", mais estimait que cela "ne relève pas de ses compétences" (page 26-27). On se demande alors à quoi servent l’anthropologue et le sociologue qui font partie de ses membres. Quatre jours plus tard, les deux prix Nobel d’économie 2019 Abhijit Banerjee et Esther Duflo appelaient dans le journal Le Monde à un reconfinement général de la population pour "sauver Noël". Le lendemain (27 septembre), le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, déclarait dans les médias que "il ne faut pas avoir peur du télétravail". Enfin, certains  journalistes (ici Libération, là L’Express) ont inventé ces derniers jours une nouvelle étiquette à coller sur le tiroir dans lequel ils voudraient enfermer ceux qui ne partagent pas l’opinion qu’ils défendent avec le gouvernement : les "rassuristes", opposés benoitement aux "responsables".

    Un recul inédit depuis la Seconde Guerre mondiale

    Tous ces propos témoignent de la vision du monde des élites françaises, du moins de celles et ceux qui contrôlent la parole publique. Las, pendant ce temps-là, d’autres réalités leur sont invisibles. Au risque de ne pas « rassurer », il faut en effet avertir que la prochaine catastrophe ne sera pas virale mais économique et sociale, et qu’elle ne concernera pas ces élites privilégiées mais d’autres catégories sociales bien plus vulnérables.

    Selon les calculs de l’INSEE, la gestion de la pandémie aura fait perdre à la France une dizaine de points de Produit Intérieur Brut (PIB), un recul inédit depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour comparaison, la crise de 2008 avait entrainé l’année suivante un recul de moins de 3% du PIB. Le taux de chômage devrait également dépasser les 10% à la fin de l’année où plus d’un million de chômeurs sont attendus selon le directeur de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE). Ceci implique une hausse globale des inégalités et de la pauvreté, prévient le directeur de l’Observatoire des inégalités, qui note également que "un grand nombre de départements observent fin août une augmentation de l’ordre de 10% des allocataires du RSA par rapport au début de l’année 2020". Ce n’est pas un hasard si, ce 30 septembre, le Secours populaire alertait sur la forte augmentation des demandes d’aides alimentaires depuis le confinement. 

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    Ce recul historique ne concerne pas toutes les professions ; tandis que certaines n’ont pas senti passer la crise, il touche au contraire massivement les secteurs du commerce et de l’artisanat, des services aux entreprises et aux ménages, ainsi que les artistes. Cibles privilégiées des mesures contraignantes du gouvernement, le secteur événementiel, l’hôtellerie et la restauration payent un lourd tribut, surtout les franges les plus précaires de leurs salariés : intérimaires et saisonniers.

    Ce sont les entreprises et les salariés les plus vulnérables qui sont les plus impactées par la gestion de la crise

    La France étant le pays le plus touristique du monde, ce secteur représentait en 2018 près de 3 millions d’emplois et environ 7,5% du PIB. Ceci a particulièrement affecté la capitale ainsi que les régions méditerranéennes dépendantes du tourisme estival. Grâce au chômage partiel de leurs employés et aux aides de l’Etat, ces sociétés dépendant du tourisme ont survécu lorsque leur trésorerie leur permettait une année à perte. Les autres (beaucoup de petites entreprises familiales) ont déjà fermé boutique. Et la plupart disparaitront si 2021 ressemble à 2020.

    A LIRE AUSSI >> Reconnaissance du Covid-19 en maladie professionnelle : "Un système qui sert bien plus à empêcher l'indemnisation qu'à la faciliter"

    Au final, ce sont les entreprises et les salariés les plus vulnérables qui sont les plus impactées par la gestion de la crise. Ce n’est pas un hasard si l’INSEE comptabilise nettement plus de morts du Covid parmi les étrangers et les immigrés et constate que le département ayant connu la plus forte hausse de mortalité en mars-avril 2020 est la Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine. Comme l’écrit la DREES dans son dossier du mois de juillet, "le cumul des inégalités face à l’épidémie et face au confinement font ainsi de la crise sanitaire actuelle un fort révélateur d’inégalités sociales".

    La santé ne se réduit pas à l’absence de maladie

    Par ailleurs, la combinaison de la détresse économique et sociale objective et de la peur ressentie par les personnes les plus fragiles du fait d’une communication politique et médiatique particulièrement anxiogène a déjà et aura encore longtemps des conséquences sur la santé physique et mentale : augmentation des consommations de tabac, d’alcool et probablement d’autres drogues et médicaments psychotropes, anxiété, insomnie et autres troubles du sommeil, dépression, suicide, syndrome de glissement des personnes âgées, etc.

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    Sans parler des effets de la peur de la mort, de la culpabilité et des éventuels syndromes post-traumatiques et symptômes obsessionnels chez les personnes infectées et autres "cas positifs" dépistés. Quant aux enfants et aux adolescents, on ignore encore comment ils vivent tout cela et les traces que cela laissera en eux. On n’a pas non plus mesuré précisément l’impact de la fermeture des établissements scolaires au printemps dernier sur le décrochage et l’échec scolaires. Qui ne comprend que tout cela est pourtant extrêmement important ?

    Nous réclamons que l’on en finisse avec les décisions prises dans l’entre-soi.

    Chacun s’accorde à dire que le premier devoir du gouvernement comme de chaque citoyen est de protéger les personnes "à risque", mais il est temps de considérer que la vulnérabilité est tout autant psychosociale que physiologique. Il est temps de rappeler que l’OMS elle-même, dans le préambule de sa constitution, définit la santé comme "un état de complet bien-être physique, mental et social [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité". A négliger les gens fragiles autres que les personnes âgées, on risque fort de provoquer d’autres maladies dont les effets se feront sentir pendant de longues années.

    Enfin, c’est à nouveau la constitution de l’OMS qui déclare qu’"une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations". C’est pourquoi nous réclamons que l’on en finisse avec les décisions prises dans l’entre-soi d’un "Conseil scientifique" ou d’un cabinet ministériel, pour ouvrir en retour un vrai débat démocratique sur la politique sanitaire.

     

    Les 250 premiers signataires :

    Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS
    Xavier Timbeau, économiste, directeur de l'Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE)
    Arnaud Plagnol, psychiatre, professeur de psychologie à l’Université Paris 8  
    Nicolas Sembel, professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille
    Marnix Dressen-Vagne, professeur de sociologie à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
    Thierry Oblet, maître de conférences en sociologie à l’Université de Bordeaux
    Pascal Roman, professeur de psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse à l’Université de Lausanne
    Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris, ancien président des Etats Généraux de la Prévention
    Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM, directeur de l’IRSAN
    Jean Roudier, professeur de médecine, rhumatologue, directeur de l’unité INSERM UMRs 1097
    Paul Touboul, professeur émérite de médecine à l’Université Lyon 1 et ancien chef de service à l’Hôpital cardiologique de Lyon
    Catherine Gire, pédiatre, Chef de service de réanimation, soins intensif et néonatologie à l’Hôpital Nord de Marseille
    Marc Rozenblat, médecin, Président du Syndicat National des Médecins du Sport-Santé
    Gérard Maudrux, cardiologue, président honoraire de la Caisse De Retraite des Médecins de France et de la Caisse d’Assurance Maladie des Professions libérales de Province
    André Comte-Sponville, philosophe
    Anne Atlan, directrice de recherche au CNRS, généticienne des populations et sociologue
    Elise Carpentier, professeur de droit public à l'Université d'Aix-Marseille
    Didier Blanc, professeur de droit public à l’Université de Toulouse
    Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’INSERM
    Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS
    Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste des maladies allergiques et respiratoires, directeur de recherche à l’INSERM
    Yannick Gottwalles, Cardiologue, Chef du Pôle Urgences à l’hôpital Pasteur (Colmar)
    Éric Desmons, professeur de droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord
    Laurent Sedel, médecin, ancien chef de service en orthopédie à l’hôpital Lariboisière
    Pascal Lardellier, professeur à l’Université de Bourgogne
    Jean Louis Rouvillain, professeur à l’Université des Antilles
    David Lepoutre, professeur de sociologie à l'Université Paris-Nanterre
    Lucie Jouvet Legrand, socio-anthropologue, maîtresse de conférences à l’Université de Franche-Comté
    Benoit Marpeau, maître de conférences en histoire à l’Université de Caen-Normandie
    Marc Richevaux, magistrat, maître de conférences à l’Université du Littoral Côte d'Opale
    Cécile Bourdais, maîtresse de Conférences en psychologie à l'Université Paris 8
    Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS
    Mathias Delori, politiste, chargé de recherche CNRS
    Michel Deshaies, professeur de géographie à l'Université de Lorraine
    Bénédicte Helfer, médecin, risques sanitaires majeurs et gestion de crise
    Sylvie Laval, psychiatre
    Charles Menard, psychiatre  
    Thierry Gourvénec, pédopsychiatre
    Frédéric Badel, psychiatre
    David Esfandi, psychiatre (Bordeaux)
    Martine Wonner, psychiatre, députée du Bas Rhin
    Jérôme Coutelan, psychothérapeute (Bouches-du-Rhône)
    Tamara Baron, psychologue
    Murielle Dellemotte, médecin du travail
    Louis Fouché, médecin, anesthésiste réanimateur à Marseille
    Olivier de Soyres, médecin anesthésiste réanimateur
    Bernard Marsigny, médecin anesthésiste réanimateur
    Olivier Lhoest, médecin anesthésiste réanimateur
    Patrick Carlioz, chirurgien pédiatre, membre de l’Académie Nationale de Chirurgie
    Daniel Chollet, Médecin Pneumologue (Aubagne)
    Sophie Colas, médecin, coordinatrice des Centres références maladies rares, Marseille
    Alain Wurtz, professeur émérite de Chirurgie Thoracique à l’Université de Lille
    Michelle Zancarini-Fournel, historienne, professeur émérite à l’Université de Lyon
    Pierre Couturier, maître de conférences en sociologie à l'Université Clermont-Auvergne
    Nicolas Leblond, maître de conférences de droit privé à l’Université Polytechnique Hauts-de-France
    Etienne Douat, maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
    Alain Deville, physicien, Professeur émérite à l’Université Aix-Marseille
    Guy Chapouillié, professeur émérite à l’ENSAV Université Jean-Jaurès
    Chantal Brichet Nivoit, médecin, correspondante de l'AIEMPP à l'Université Paris-Descartes  
    Claude Gautier, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure (Lyon)
    Frédéric Barbe, maître de conférences associé à l’Ecole d'Architecture de Nantes
    Colette Anné, mathématicienne au CNRS (Nantes)
    Bernard Giral, médecin généraliste et président CPTS du pays d'Arles
    Françoise Giorgetti-D’Esclercs, médecin Oto-rhino-laryngologiste (CHU La Timone)
    Daniel Scimeca, médecin généraliste libéral, Union Régionale des Professions de santé d’Ile-de-France
    Alain Le Hyaric, médecin spécialiste Santé Publique (Paris)
    Jean-Pierre Letourneur, médecin, hépatogastroentérologue (Saint-Malo)
    Cécile Fortanier, docteur en Economie de la Santé, Cadre Hospitalier
    Jérôme Reynier, docteur en psychologie sociale, enseignant en BTS Santé
    Stéphane Tessier, médecin de santé publique, docteur en sciences de l'éducation
    Philippe Laurent, médecin généraliste
    Véronique Ahari, médecin nutritionniste (Poitiers)
    Jean-Luc Stanek, médecin, Santé Navale et chirurgien-dentiste
    Helene Chollet Médecin généraliste (Marseille)
    Gérard Ostermann, médecin Interniste
    Jean Emsallem, médecin angéiologue chargé de cours aux facultés de médecine de la Sorbonne Université et d’Aix-Marseille Université
    Isabelle Aubert, maitre de conférences HDR à l’Université de Bordeaux
    Evelyne Fargin, professeur de Chimie à l’Université de Bordeaux
    Patrick Frayssinet, biologiste, directeur de recherche Urodelia, Toulouse
    Eugenia Lamas, chercheuse en éthique de la recherche biomédicale à l’INSERM
    Romain Descendre, professeur à l’ENS de Lyon, UMR 5206 Triangle
    Maryse Esterle, sociologue, enseignante-chercheure honoraire de l'Université d'Artois
    Camille Allaria, docteure en sociologie, chercheuse associée au laboratoire de santé publique d’Aix-Marseille Université
    Marie Estripeaut-Bourjac, maître de conférence HDR à l’Université de Bordeaux
    Jean-François Pascal, gériatre, chef de service SSR
    Sybille Burtin-Philibert, médecin spécialiste de Santé Publique
    Frédéric Schnee, médecin gériatre coordonnateur en EHPAD
    Natacha Galet, psychologue clinicienne en CMPP et psychanalyste
    Gérard Delépine, chirurgien cancérologue statisticien
    Nicole Delépine, pédiatre cancérologue
    Nathalie George, médecin du travail
    Didier Giraud, médecin (Paris)
    Romain Torrents, médecin, praticien hospitalier au centre antipoison et toxicovigilance (AP-HM)
    Pierre Guerre Berthelot, médecin hospitalier, anesthésiste
    Emmanuelle Lemonnier, médecin généraliste
    Claude Murtaza, médecin généraliste
    Delphine Rive, médecin généraliste à Rezé
    Isabelle DONOT, médecin généraliste, Haute Savoie
    Jean-Luc Boesch, médecin généraliste (Saint-Jean-de-Vedas)
    Jean Louis Thillier, médecin, immunopathologiste
    Laurent Durinck, anesthésiste
    André Burnol, ingénieur ENSTA Paris, docteur en hydrogéochimie
    Pierre Concialdi, chercheur en sciences sociales
    Marie-Laure Cadart, médecin et anthropologue
    Claire Delval, médecin généraliste (77)
    Paul-André Bellot, chirurgien-dentiste
    Frédéric Préaux, médecin, radiologue
    Didier Delaitre, médecin légiste (Le Bourget)
    Éric Ménat, médecin généraliste (31)
    Thierry Medynski, médecin généraliste
    Claire Lenclud, médecin généraliste
    Tanguy Martinelli, médecin généraliste en Dordogne
    Eric Reboli, médecin urgentiste (Paris)
    Olivier Soulier, médecin, homéopathe (Marcq en Baroeul)
    Florence Jacquelin, médecin spécialisé en soins palliatifs
    Isabelle Erhardt, médecin généraliste, médecin régulateur au SAMU de Lille
    Philippe Bos, médecin anesthésiste retraité (46)
    Joëlle Jansé, gynécologue-obstétricien
    Patrick Bellier, médecin, pneumologue et allergologue (Sainte-Foy-les-Lyon)
    Stéphanie Boulet, médecin généraliste (Isère)
    Béatrice Segurens, chercheuse en génétique et métagénomique au CEA
    Shanti Rouvier, docteur en psychologie clinique et psychopathologie
    Bernard Dugué, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie
    Didier Montet, docteur en sciences et technologie alimentaire, HDR en biochimie
    Violaine Guérin, médecin, endocrinologue et gynécologue
    Jean-Baptiste Mouzet, praticien hospitalier, Gériatre, soins de suite
    Vincent Reliquet, médecin, Comité Médical AIMSIB (Tourcoing)
    Michel Brack, ex médecin attaché INSERM à l'hôpital de la Pitié Salpetrière
    Alexandra Henrion-Caude, chercheur, ancienne directrice de recherche INSERM
    Catherine Delmas, médecin dermatologue (Toulouse)
    Christophe Petiau, médecin, neurologue (Strasbourg)
    Christophe Pinet, médecin, gynécologue-obstétricien
    Michel Angles, médecin généraliste
    Hubert Sroussi, médecin généraliste
    Patrick Sautereau, médecin généraliste (Caen)
    Fouad Daoud, médecin généraliste (Lyon)
    Ingrid Novaro-Mas, médecin généraliste (Marseille)
    Jean-Pierre Eudier, chirurgien-dentiste
    Jean-Jacques Coulon, médecin généraliste (Bourges)
    Bénédicte Dassonville, médecin généraliste, psychothérapeute
    François de Chabalier, psychiatre, épidémiologiste
    Thierry Loloum, médecin, psychiatre (16)
    Béatrice Segurens, chercheuse en biologie moléculaire et génétique, CEA
    Aurélia Vessière, virologiste, chercheure en maladies infectieuses à l'Université de Bordeaux
    Christophe Leroy, biologiste, docteur en biologie moléculaire et cellulaire
    Hélène Banoun, pharmacien biologiste, docteur en pharmacologie moléculaire, ancien interne AP-HP
    Vincent Pavan, maître de conférences en mathématiques à l'Université d'Aix-Marseille
    Thierry Orsière, ingénieur de recherche HDR en Toxicologie Génétique à Aix Marseille Université
    Marie Laurendeau-Petit, gynécologue
    Florence Lair, radiologue
    Jean-Loup Mouysset, médecin, oncologue
    Caroline Mouzet-Heaulmé, médecin généraliste
    Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université Paul Valéry Montpellier 3
    Jacques-Guy Petit, professeur émérite d’histoire à l’université d’Angers
    Bruno Péquignot, professeur émérite de sociologie à l’Université Paris Sorbonne Nouvelle
    James Masy, maître de conférences en Sciences de l'éducation à l'Université Rennes 2
    Michèle Leclerc-Olive, chercheure émérite au CNRS (ARTeSS-IRIS- EHESS)
    Marie-José Minassian, professeur de philosophe à l’Université Paris 8
    Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’Université de Bourgogne Franche-Comté
    Dominique Labbé, politiste, enseignant émérite à l’Université de Grenoble-Alpes
    Marianne Bordenave-Jacquemin, maître de conférence en physiologie végétale, Sorbonne-Université (Paris)
    Jacques Bichot, professeur honoraire d’économie à l’Université Lyon 3, membre honoraire du Conseil économique et social
    Arlette Bourcier-Mucchielli, psychologue, professeur honoraire à l’Université de Nice
    Pascale Gillot, maître de conférences en philosophie à l'Université de Tours
    Heike Freire, philosophe et psychologue à l'Université de Valencia
    Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS
    Alexandra Menant, docteur en biologie, chercheuse au CNRS
    Rosa Gutierrez Silva-Lenud, infirmière, diplômée en Santé publique
    Denis Agret, médecin urgentiste santé publique
    Jacques Rionda, médecin anesthésiste-réanimateur
    Gilles Perrin, anesthésiste réanimateur à l’Hôpital de la Conception (Marseille)
    Koryna Socha, médecin anatomopathologiste
    Idriss Abiola, infirmier anesthésiste (Paris)
    Yves-Marie Mattheyses, Infirmier Anesthésiste
    Soizic Noël-Bourgois, infirmière diplômée d’Etat, docteur en ethno-anthropologie
    Suzanne Robert-Ouvray, docteur en psychologie clinique, psychothérapeute
    Sandrine Dekens, psychologue clinicienne
    Elodie Guennec, médecin et psychothérapeute
    Anne-Gabrielle Mottier, Orthophoniste
    Nathalie Demonté Dubruque, médecin généraliste (34)
    Béatrice Petit, médecin généraliste (Marseille)
    Dominique Leiber, médecin généraliste
    Jeanine Jemet, médecin généraliste
    Tanguy Martinelli, médecin généraliste en Dordogne
    Vincent Manns médecin généraliste
    Elisabeth Pouffier, médecin généraliste
    Nathalie Caradot, médecin généraliste (Sainte-Foy-Les-Lyon)
    Martine Mérour, médecin pneumologue retraitée
    Gérard Le Roux, médecin généraliste retraité
    Dominique Géraud-Coulon, médecin rééducateur (05)
    Marie Christine Rea, infirmière
    Serge Rader, pharmacien (Paris)
    Nicole Chaudiere, pharmacienne
    Marie-Claire Cabelguenne, pharmacien, coordinatrice MSP du Lectourois (Gers)
    Justine Schaal, infirmière
    Jacques Bouaud, chercheur en informatique médicale, LIMICS
    Nadia Lamm, professeur de philosophie retraitée à l’Université de Rouen
    Christophe Lemardelé, docteur en histoire des religions, chercheur associé au CNRS
    Aurélien Dyjak, docteur en sociologie, formateur
    Laurence Maury, psychologue (psychologie sociale et cognitive)
    Luc Petitnicolas, responsable R&D, chargé de cours au Campus de la fonderie de l'image (CNA-CEFAG)
    Marc Roux, professeur honoraire de Zootechnie à l’AgroSup de Dijon
    Bernard Cornut, polytechnicien, ingénieur civil, géopolitique et histoire
    Anne-Marie Begue-Simon, maitre de conférences en anthropologie retraitée, expert honoraire près des tribunaux
    Fausto Lanzeroti, masseur-kinésitherapeute, Ostéopathe
    Thomas Meunier, chercheur au Woods Hole Oceanographic Institution (MA, USA)
    Éric Bouvier, docteur en pharmacie, dirigeant d’entreprise
    Valérie Giraud, médecin, sexologue clinicienne
    Martine Idée, neurologue libéral (Montpellier)
    Joseph Anconina, cardiologue
    Eve Villemur, médecin homéopathe, nutritionniste et psychothérapeute
    Alexandra Nicolay, magistrate, vice-présidente placée à la Cour d'Appel de Limoges
    Sonia Lumbroso, magistrate, membre du syndicat de la magistrature
    Clément Schouler, magistrat, membre du Syndicat de la magistrature
    Bernard Palanque, magistrat retraité, membre du Syndicat de la Magistrature
    Gilles Gutierrez, magistrat, Cour d’appel de Douai
    Daniel Rodriguez, magistrat
    Astrid Lahl, magistrate, Coordinatrice Pôle social et Tribunal Judiciaire de Rennes
    Myriam Kerneis, avocat à la Cour d'Appel de Pau et Médiateur Judiciaire
    Christophe Lèguevaques, avocat au Barreau de Paris
    Stephan de Lamer Denoyés, avocat aux barreaux de Paris et de Bordeaux
    Eveline Jaumary-Lapeyre, avocat, Docteur en Science Politique
    Christine Claude-Maysonnad, avocate (Tarbes)
    Arnaud Durand, avocat au Barreau de Paris
    Édith Delbreil, avocate au Barreau d'Avignon
    Carole Rostagni, avocat au Barreau d'Avignon
    Brice Grazzini, avocat au Barreau de Marseille
    Nicolas Fady, avocat au Barreau de Strasbourg
    Anne Victoria Fargepallet, avocate à Paris
    Jean-Jacques Gandini, avocat honoraire au Barreau de Montpellier
    Catherine Berthol, Notaire à Strasbourg
    Alexandra Carrasco, traductrice, autrice (Essonne)
    Sophie Tasker, traductrice, expert judiciaire près la Cour d’Appel d’Agen
    Gilles Mottet, enseignant, artiste, compositeur
    Frédéric Hasselmann, artiste
    Jean-Philippe Acensi, fondateur de l’Agence Pour l’Education par Le Sport
    Jean-Jacques Robin, juriste consultant, ancien directeur d’établissement médico-social
    Sophie Lambert-Wiber, maître de conférences HDR en droit privé à l’Université d'Angers
    Blanche Magarinos-Rey, avocate au Barreau de Paris
    Malika Balduyck, enseignante-chercheuse et praticien hospitalier à l’Université de Lille
    Hervé Joly, historien, chercheur au CNRS (Lyon)
    Leila Gofti-Laroche, pharmacien et épidémiologiste, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes
    Pierre-Yves Collombat, agrégé de philosophie, ancien Sénateur du Var, ancien Vice-président de la commission des lois
    Arnauld Cabelguenne, pharmacien, docteur en sciences toxicologie et cancers (Gers)
    Agnès Florin, professeur émérite de psychologie de l'enfant à l'Université de Nantes
    Richard Ollier, chirurgien dentiste
    Pascale Brun, médecin généraliste, acupuncteur (11)
    Dominique Eraud, acupuncteur, phytothérapeute, nutritionniste
    Maryse Pechevis, avocat au Barreau de Montpellier
    Alain Cras, médecin généraliste (63)
    Roland Pfefferkorn, professeur émérite de sociologie à l’Université de Strasbourg

     

    source: https://www.marianne.net/

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