• Massacre à la tronçonneuse ... ou comment on organise la fin du lycée-par Denis COLLIN (La Sociale 1/02/2018)Il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui sortirait de l’application du rapport Mathiot et les chiens de garde veillent au grain (y compris le SNALC définitivement rallié au pouvoir depuis qu’il a perdu une partie de ses effectifs). Certains font mine de croire que ce n’est qu’un rapport alors que Blanquer a annoncé que l’architecture ne changerait pas.

    Il y aurait à faire des considérations terminologiques intéressantes. La LV1 n’existe plus, elle est remplacée par l’anglais et suivie non d’une LV2 mais de « la langue vivante ». Les langues anciennes ne figurent pas dans le répertoire (sauf peut-être dans les options) et les mathématiques s’appellent maintenant « mathématiques-informatique ». Ces détails (le diable est dans les détails) sont en eux-mêmes révélateurs. Comme est révélateur le fait que ce rapport reprend de nombreux éléments de la réforme Darcos (rejetée à l’époque) et … des propositions de « Terra Nova », un club qui servait de boîte à idées pour toute l’aile droite du PS.

    Je vais essayer ici d’aborder le détail du projet et de montrer de quoi il s’agit en testant quelques cas.

    Dans mon lycée, il y a actuellement 14 sections de terminale qui demandent 60 heures d’enseignement de philosophie. Parmi ces 14 sections, 3 sections de terminale littéraire avec 8 heures hebdomadaires. Avec le rapport Mathiot, les heures de philosophie feraient partie du « tronc commune » (unité 1) où 6 disciplines se disputent 12 heures d’enseignement. On peut donc estimer que la philosophie aurait 2 heures sur ces 12 heures. Pour mon lycée, cela ne ferait plus que 28 heures de philosophie par semaine. On peut donc supprimer 2 postes sur les 4 ! Admettons que, par extraordinaire, la philosophie bénéficie de 3 heures hebdomadaires, cela ferait 42 heures soit entre un poste et un poste et demi supprimé. Soyons fou ! Imaginons que l’on introduise la philosophie dans une majeure ou une mineure de l’unité 2. Imaginons que plus de 12 élèves choisissent cette majeure ou cette mineure, cela ferait encore 3 ou 4 de philosophie soit au total entre 45 et 46. C’est toujours 15 heures de moins par rapport à la situation actuelle (un service d’agrégé, par exemple). Et c’est une hypothèse très optimiste car compte-tenu du nouveau mode dit d’orientation (en fait de sélection), les élèves sont invités à s’orienter en fonction des « attendus » des établissements d’enseignement supérieur. Quel élève choisirait une discipline pour laquelle les attendus « philosophie » seraient seulement ceux des UFR de philosophie et des CPGE littéraires (et encore, pas nécessairement) ? Dans le meilleur des cas, dans l’hypothèse la plus folle donc, seule une poignée d’élèves aurait 7 heures de philosophie au lieu de 8 aujourd’hui pour les 2000 classes de TL que comptent les lycées de ce pays. Pour tous les élèves des actuelles filières ES et S, le projet Mathiot détruit toute tentative de dispenser un enseignement élémentaire de philosophie.  En tout cas, dans les hypothèses les plus optimistes, on aboutit à la suppression d’un quart des professeurs de philosophie. Tout cela au nom de la promotion de la philosophie « discipline universelle ». Le rapport Mathiot est un exercice terrifiant de « novlangue ».  

    Poursuivons. Il y a 3 classes de TES. En mathématiques, cela fait 15 heures auxquelles il faut ajouter 2 heures pour la spécialité, soit 17 heures au total. Avec le projet Mathiot, on pourrait avoir des SES/math et des SES/histoire-géo. Admettons que les maths disposent encore de 4 heures dans le premier cas auxquelles on pourrait ajouter une mineure de maths de 3 heures. On aurait encore 7 heures pour une classe. Imaginons une deuxième SES/math sans mineure math mais avec une mineure complémentaire SES par exemple et enfin une troisième SES/histoire-géo avec un mineure math, on arriverait à 14 heures de maths (au lieu de 17). Mais si on espère conserver les heures de mathématiques, cela ne pourra se faire qu’au détriment de l’histoire … ou des SES. Autrement dit, dans une hypothèse optimiste pour les professeurs des mathématiques, on perd des heures dans cette discipline (environ 20%) et on perd des heures en histoire-géographie et en SES. Il y a un autre problème : les classes préparatoires ECE ont un horaire et un programme de mathématiques assez robustes. Le nouveau bac soit restreindrait drastiquement les possibilités d’accès au CPGE soit demanderait une refonte radicale (à la baisse) des programmes de mathématiques dans ces CPGE.

    Il y a des dizaines de combinaisons à tester et il est bien difficile de se faire une idée précise des variations horaires. Mais la tendance générale est parfaitement claire : une baisse drastique du volume des enseignements et le montage d’une véritable usine à gaz de disciplines au choix du client, privée de toute cohérence. Il n’y aurait plus de classes (et donc plus de conseils de classe !), plus d’unité de travail pour les élèves.

    Cette réforme nécessite aussi la réécriture de tous les programmes et l’articulation des programmes des troncs communs, des majeures et des mineures ; bref, l’organisation du chaos dans les enseignements disciplinaires.

    Enfin la réforme a des conséquences directes sur l’enseignement supérieur. Les CPGE auront le plus grand mal à recruter des candidats ayant un « profil » un tant soit peu cohérent et devront donc s’adapter au chaos. Et comme les CPGE préparent le recrutement aux grandes écoles, on voit que c’est à un dynamitage complet du système que veut procéder le ministre, ce qui n’est pas surprenant, puisqu’il n’a jamais caché que son objectif était bien de faire sauter le système.

    Cerise sur le gâteau : le rapport Mathiot préconise une large autonomie des établissements dans l’offre des majeures et des mineures et même la possibilité de proposer des enseignements qui ne figurent pas dans le « catalogue » national. Fin du caractère national des diplômes et fin de l’ « éducation nationale ». Et pour ceux qui s’inquiéteraient de la baisse générale de niveau des élèves, il y a une réponse toute prête : recours massive au « numérique », c’est-à-dire à l’enseignement par vidéos (MOOC).

    Il n’y a rien à garder de ce rapport. Il doit être rejeté en bloc et en détail, non seulement parce qu’il affaiblira dramatiquement le niveau des élèves mais parce qu’il liquide toute la philosophie généralement de notre système d’enseignement qui gardait quelques restes de la tradition humaniste. De ce point de vue, la discussion sur sélection ou pas sélection à l’Université est une question assez secondaire. La sélection est simplement un élément du dynamitage global du système éducatif. Il y a d'autres aspects sur lesquels on reviendra et qui ne sont pas moins graves.

    Denis Collin – 1 février 2018

    source:  : http://la-sociale.viabloga.com

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    Une interview de Blanquer donnée à « SOS éducation » et subrepticement supprimée du net :

    "Il faut simplement une méthodologie de la réforme." Qu’il développe ensuite :

    « Pour commencer en douceur, il faut donner de la liberté à certains territoires, à certaines structures, sur la base du volontariat. Il faut faire réussir des initiatives à moindre échelle, avant de les généraliser.

    Si on prend l’exemple de l’établissement autonome, on n’est pas obligé de le faire tout de suite à 100 %. Même en le voulant, de toutes façons, on n’y arriverait pas. Il faut commencer sur une petite base de 5 à 10 % d’établissements volontaires, montrer que c’est un jeu gagnant pour tout le monde, y compris pour les professeurs qui pourront choisir leur lieu de mutation. Par ailleurs, il faut aussi faire saisir qu’il y a des effets de système et que si un élément administratif est modifié, des éléments pédagogiques le seront aussi : si le recrutement des professeurs est modifié, leur formation le sera également, ainsi que le contenu des programmes. Tout se tient : il faut avoir une vision systémique, qui ne soit pas pyramidale et qui fasse confiance aux acteurs. »

    Sur l'éventualité de voir apparaître "une offre scolaire autonome", M Blanquier explique : "Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d'accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage les acteurs."

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  • Bernard Friot. Les nouveaux enjeux d'un sociologue communiste (LT 27/01/2018)Bernard Friot (avec Martine Petit d'Actes en Cornouaille) est l'auteur de « Vaincre Macron » (Éditions La Dispute).

     

    Le sociologue et économiste Bernard Friot était l'invité des associations Attac Quimper, Réseau Salariat et Actes en Cornouaille, hier, à l'Espace associatif de Quimper. Le militant communiste de longue date, a parlé de « l'échec de la mobilisation face aux réformes qui s'imposent sur le travail et les retraites ». Il a donné quelques pistes.

    Lors de vos débats en France, quel sentiment prédomine ?
    Il y a un fatalisme incontestable des travailleurs et aussi une aspiration à entendre des mots d'ordres différents. On s'est battu pour plus de justice sociale, alors que l'enjeu décisif c'est le pouvoir sur le travail. Je pense que la question de la souveraineté de l'outil de travail n'est pas assez posée. Donc on est dépendant de l'agenda de l'adversaire.

    Vous parlez de salaire à vie ?
    Il s'agit d'élargir le salaire à la qualification personnelle, à la personne du travailleur et non plus au poste de travail. Le capitalisme ne veut pas être employeur mais donneur d'ordre. Il faut populariser l'idée que le travailleur est digne de diriger l'entreprise. Le salaire à vie n'a rien à voir avec le revenu universel qui est un forfait et est cohérent avec le capitalisme. Ce principe ne dit rien sur la propriété de l'outil, mais accompagne la dérive mortifère de la production. L'agrobusiness par exemple remplace le travail vivant par la chimie et la machine alors qu'une agriculture responsable implique plus de travail vivant et une propriété de l'outil.

    La ZAD est un modèle ?
    C'est intéressant. En parcourant la France j'ai découvert qu'il y avait des milliers de ZAD. Une fraction non négligeable des jeunes diplômés ne joue pas le jeu. Ces initiatives sont entre deux écueils, la marginalité et la récupération. Or le mouvement ouvrier a quelque chose à dire sur ce sujet. Car il y a un effet de taille important. Cette réalité a été représentée dans les années 1946-1947 sur l'impulsion de la CGT et du PC par la fonction publique et le régime général de Sécurité sociale gérés par les travailleurs eux-mêmes, qui s'approprient, par la cotisation, une part de la valeur économique qu'ils produisent pour l'affecter à une production sans capital.

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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  • 80km/h : vitesse de la révolution ou partialitarisme ?-par Loïc Chaigneau (19/01/2018)80km/h : vitesse de la lumière révolutionnaire ou partialitarisme ?

     
    Il est bien loin le temps où la voiture figurait en bonne place parmi les symboles de ce que l’opinion commune se représente comme un moyen d’accéder à une forme de liberté.  Désormais, de la gauche institutionnelle ou écolo à la droite sécuritaire, l’automobile se voit accabler de tous les défauts : elle pollue, elle est sale, elle tue, elle est l’expression du plus pure individualisme ; bref elle est un moyen détourné d’accuser celui qui n’a pas d’autres choix que d’en conduire une afin d’assumer le principe de réalité et de faire vivre ceux qui l’en accusent. Ainsi et depuis juillet 2017 cette politique a notamment consisté à empêcher les conducteurs de vieilles voitures à moteur diesel de conduire dans Paris tandis que les nouveaux modèles à moteur essence de 4X4 parfois bien plus polluants continuent quant à eux à pouvoir circuler. Après cette ignominie donc, voici désormais que le gouvernement compte imposer une nouvelle limitation de vitesse sur certaines routes nationales et départementales : 80km/h au lieu de 90km/h. Aussi anodin que cela puisse paraître à première vue, c’est en fait ici le même fil rouge qui commence à s’inscrire en profondeur jusqu’à en laisser des stigmates trop voyants : celui de la chasse aux prolétaires, orchestrée dans la logique continue de contre-révolution…
     
     
    1. Le gouvernement a ses raisons que la raison ignore. 
     
      Les représentations avec lesquels nous vivons actuellement sont propres à une période de crise dont on nous cesse de nous rebattre en boucle les oreilles. A en croire les campagnes des candidats aux élections aussi diverses quelles soient,  l’insécurité, indépendamment même des actes terroristes, règnerait partout en maître. Aussi, partout et sans cesse toute mesure se présente dorénavant comme viable avec le seul prétexte de nous octroyer davantage de sécurité. Les mesures relatives au code de la route ne dérogent pas à cette règle, bien au contraire. C’est ainsi qu’au lieu d’étayer clairement les problèmes, s’il y en a, lié à la vitesse sur la route, beaucoup se contenteront d’insister sur la nécessité pour plus de sécurité de limiter davantage encore la vitesse légale autorisée. Aussi, à ce jeu là, il semble difficile d’être contre : qui serait prêt à militer pour plus d’insécurité en voiture ? D’autant plus quand il s’agit de mettre l’accent sur la vie d’un enfant, d’un parent ou d’un conjoint.
      Or, si nous acceptons de regarder avec un peu de lucidité et d’objectivité les faits plutôt que d’accepter un paradigme selon lequel l’insécurité sur les routes serait liée à la vitesse, le réel semble contredire le mélodrame ambiant. En effet et d’abord, les routes sur lesquels la vitesse maximale est autorisée, à savoir les autoroutes, sont celles où le moins de morts sont recensés chaque année[1]. Pourtant c’est aussi sur ces autoroutes que se retrouve le plus grand nombre de contrôles de vitesse. Par ailleurs, l’excès de vitesse n’intervient qu’en troisième instance dans les cas d’accidents de la route, derrière l’usage d’alcool et de stupéfiant. De plus, ces derniers peuvent évidemment être couplés à la vitesse. En réalité donc, ce qui n’est pas dit c’est que ce qui cause en majorité les accidents de la route, en dehors d’une consommation de drogues au volant, c’est le manque d’infrastructure viable et la contrainte pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens financiers de se tourner vers des routes, notamment départementales, bien moins correctement aménagées que les autoroutes qui présentent un risque minimal pour les usagers.
      A la lumière de ces faits, il nous faut comprendre dès lors que les intérêts recherchés ici ne sont pas la sécurité mais bien ceux d’un profit objectif, notamment pour des entreprises comme Vinci à qui la majorité des autoroutes appartiennent depuis que M De Villepin les leur a vendues. Mais c’est là aussi l’expression claire d’une lutte de classe qui ne dit pas son nom mais qui prend racine dans l’hégémonie culturelle contre-révolutionnaire de la classe dirigeante.
     
    2.      La voiture : instrument de libertés ou moyen d’oppression sur le producteur ? 
     
      Il faut rétablir un premier fait : la voiture est le moyen de locomotion le plus commun. L’automobile est l’outil de déplacement  le plus accessible tant d’un point de vue financier que technique ou pratique pour la majorité d’entre nous.
      Puis, il y a un deuxième point sur lequel il faut insister : la voiture, si elle peut être le moyen d’accéder à un loisir (partir en vacances) reste avant tout le moyen qui rend possible la production en permettant aux travailleurs de se rendre sur leur lieu de travail. Ce qui peut occasionner par ailleurs un certain nombre de frais réels quand il n’y a pas d’indemnités prévues. Aussi la voiture demeure d’abord et avant tout un bien d’équipement nécessaire à la production et dont il est difficile de se passer au risque de perdre son emploi, dans notre mode de production. Ce n’est pas, ou pas seulement par plaisir, que nous achetons tel ou tel modèle, mais d’abord parce que nous en avons besoin.
      Dans le même temps, il existe bel et bien des moyens de transport qui sont eux des biens de consommation, qui ne servent pas la production mais permettent uniquement à son propriétaire de jouir du luxe que ce bien lui offre : on songera dans les cas les plus explicite aux yacht par exemple, qui ont été depuis détournés de leur fonction première de locomotion en mer… quand la voiture du quidam permet à peine d’entrevoir sereinement de longue distance en dehors de l’itinéraire établit pour aller de chez soi au lieu de travail et inversement.
      La voiture est donc le moyen de locomotion des forces productives. Il est donc plus aisé de le discriminer et de l’attaquer lorsque ceux qui le condamnent ne connaissent que les aéroports des différents pays où ils se rendent ou bien lorsqu’il disposent de jets ou yachts privés ou même tout simplement d’un appartement suffisamment bien situé en ville afin de pouvoir se rendre à pieds ou à vélo jusqu’aux lieux de leurs affaires. Mais tout cela ne représente qu’un roseau de monde à côté de l’étendue émergée qui le compose dans son ensemble.
      Aussi, condamner l’automobile, c’est condamner le producteur. C’est opprimer celui qui n’a pas le choix d’être sur la route, dans les bouchons où les 80km/h sont de toutes façons rarement atteints. C’est condamner celui qui travaille loin de sa famille à devoir prolonger encore ces heures d’attente. C’est le condamner à contrôler sans cesse sa vitesse avec la pointe de son pied sur le frein, ce qui occasionne une lassitude mentale et une fatigue souvent bien plus conséquente que la vitesse elle-même, surtout sur des routes désertes. Mais sans cela, il se risque à recevoir une amende, en plus de la pénalité peut-être déjà perçue sur son salaire le matin du fait d’un retard minimal du à la peur de dépasser de peu la limitation de vitesse : ce sera alors autant de minutes de sommeil en moins pour combler un temps qui lui échappe alors même qu’il l’emprisonne.
     
    3. De l’idéologie sécuritaire à la gauche écologiste : même combat. 
     
      Devenez écologiste : privez-vous de voiture, privez-vous d’emploi, privez-vous d’argent, privez-vous de famille, privez-vous de vous-mêmes, la Terre, mieux s’en portera.
      Loin de moi l’idée de faire ici un faux-procès à l’écologie politique dont j’ai déjà eu parlé à plusieurs reprises dans mes écrits ou mes vidéos. Au contraire, il s’agit davantage ici de faire le constat objectif d’une alliance non dite entre un discours de classe dirigeante à visée sécuritaire et une certaine pensée prétendument de gauche et dite écologique. C’est la sauce Hidalgo : un Paris sans voiture, racheté par le Qatar, dont on sait les effort qu’il produit pour minimiser sa trace Carbonne.  En somme : les prolos à vélo tandis que le grand Capital international s’évertue à polluer l’Humanité toute entière dans une spoliation constante de la valeur produite par le prolétariat de part le monde. Finalement, comme le signalait Brel c’est peut-être d’abord la pollution morale et politique qui devrait à notre époque attirer notre attention.
      Car enfin, c’est au sein de ce même monde soi-disant libre et où l’extorsion de la plus-value est à son acmé que se produisent les catastrophe écologiques les plus conséquentes, qu’on ne songe aux quantités de pétrole déversées en mer par certains magnats du baril sans qu’aucune législation internationale ne trouve à y redire quoi que ce soit.  Mais il est plus aisé là-encore de voir la paille dans l’œil du voisin et de lui conseiller dans un puritanisme sans précédant un certain nombre d’attitudes visant à protéger une Planète qu’il ne serait a priori plus en droit d’habiter, « salaud de pauvre ».
     
    4.Réprimer l’automobiliste ou soutenir le déjà-là fonctionnel et alternatif des transports ?
     
        A l’heure où la direction de la SNCF annonce la suppression de plus de 2000 emplois pour 2018[2], la question des transports se doit d’être au cœur de nos préoccupations. Puisqu’en effet, outre la vitesse, ce qui conduit à une forte morbidité sur les routes c’est le nombre de kilomètres parcourus[3]. Or, l’une des meilleures solutions pour remédier à cela se trouve dans les transports en commun. Mais là où le bas blesse c’est qu’une fois encore le Capital poursuit sa logique systématique de permissivité avec le consommateur et de répressive avec le producteur, qui se trouve en réalité être le même à des moments différents. Ainsi, la publicité ne manque pas de capitaliser sur les aspects libérateurs de l’automobile face aux alternatives collectives. Mais au même moment, cela permet au Capital de se retirer de tout investissement dans les frais qu’occasionne le véhicule, laissant ainsi à l’usager du véhicule la seule charge de son entretien, quand bien même sa voiture ne lui sert qu’à se rendre sur le lieu de son emploi.
       C’est ainsi qu’une fois encore cette politique masque le réel au profit d’apparences qui ne manquent pas d’être levées dès lors qu’on s’attarde un peu sur la question. Une politique de sécurité routière réelle devrait d’abord consister en un investissement plus conséquent dans les transports publics et notamment ferroviaires, en particulier pour le transport de marchandises. 
      Finalement la privatisation massive qui est en cours dans le secteur des transports publics peut se révéler comme la première cause de mortalité sur les routes. En effet, le Capital fait depuis des années le choix du tout routier afin d’extraire complètement du champ des transports ceux qui s’organisent de manière collective. Or, une réduction massive du trafic permettrait déjà de minimiser les risques de mortalité sur les routes.
      Au lieu de cela, c’est une politique de flicage[4] permanant qui s’instaure et qui permet d’incriminer l’automobiliste qui se retrouve seul et a priori dépourvu de réponse lorsqu’il semble devoir y faire face.
     
    5. De la privation de nos libertés à la reconquête de la liberté. 
     
      Outre ce constat amer d’une situation qui tend à rendre la vie insupportable à ceux dont l’héritage a laissé des marques rouges quasi indélébiles qui ne peuvent être pardonnées par la classe dirigeante, nous assistons bien là à l’instauration d’un pouvoir, j’ose ici le néologisme, partialitaire. En effet, la notion de totalitarisme d’un point de vue étymologique et non historique, renvoie davantage à l’idée que la totalité l’emporte sur la partie : bref la démocratie réelle réalisée, le commun.  Ici, c’est bien l’inverse, c’est un partialitarisme, qui prend les habits de ce qui est habituellement décrit comme « totalitarisme » ou bien encore ce n’est que l’autre nom, plus politique, du capitalisme : chacun selon ses moyens et non ses besoins.
      Aussi, une minorité s’octroie le droit d’en retirer à la majorité. Cette même minorité ose nommer « privilégiés » la majorité lorsque celle-ci entend défendre et poursuivre ses droits et conquêtes sociales. Il s’agît dont d’un partialisme abjecte au service d’une minorité qui détient le pouvoir.
      Dès lors un certains nombres de nos libertés politiques se voient réduites à peau de chagrin : insécurité sur les routes, état d’urgence… L’Etat de droit cède la place au contrôle permanant. Pour peu que vous fassiez l’erreur d’appuyer un peu trop sur votre pédale d’accélérateur vous serez considéré comme un criminel, en plus d’être un pollueur, un beauf, un mauvais électeur…  
      Dans ce cadre là, il est plus temps que jamais alors que les prolétaires de tous pays prennent conscience de leur être de classe pour renouer avec leur liberté ontologique qui se constitue dans le collectif au détour du politique ! Aussi, les 80km/h ne seront plus que le souvenir vague d’une vitesse ayant engendré une révolution qualitative nécessaire.
     
     
    Loïc Chaigneau

     

                                                                                                                                            

     
    [1] Cf. données ONISR / BAAC
    [2] Cf. https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/2081-suppression-demplois-a-sncf-cheminots-doivent-defendre-service-public-de-nation-contre-leuro-privatisation/
    [3] Selon l'agence européenne du rail, il y a 52,6 morts par voyageurs/milliards de km parcourus en deux roues, 4,45 en voiture (en réalité5,2 en France), 0,433 en autobus, 0,156 en train.
    [4] En 2015, les délits routiers représentaient 34% des délits faisant l'objet de condamnations par les tribunaux (280 600 condamnations auxquels il faut ajouter 30 000 compositions pénales, soit 0,8% des titulaires du permis de conduire et 52% des contraventions de 5e classe). Les condamnations routières représentent quant à elles 21,2% des condamnations à des peines de prisons en 2015...  Cf.http://www.justice.gouv.fr/include_htm/reforme_penale_chiffres_cles_plaquette.pdf
     
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  • Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
    Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?

    Glaçant
    Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste. On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.
     
    Réalisateur: Eric Guéret (année 2015)
     
    source: https://www.arte.tv/fr/videos/067856-000-A/securite-nucleaire-le-grand-mensonge/

    Depuis de nombreuses années, des organisations comme Greenpeace tirent la sonnette d’alarme : les centrales nucléaires ne sont pas suffisamment sécurisées pour parer au risque d'attentats terroristes. Quelles sont les mesures à prendre d'urgence ? Andrea Fies s'entretient avec Mycle Schneider, expert franco-allemand du nucléaire, sur l'évaluation du danger et ce qui devrait être mis en œuvre. 
     
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  • Le Système Dette, Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation

     

    Enregistrement vidéo de la rencontre-débat avec Éric Toussaint qui s’est déroulée à Paris le lundi 13 novembre 2017 à l’occasion de la parution de son dernier livre : Le Système Dette, Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation

    Après une brève introduction d’Eric Toussaint dressant les grandes lignes de son nouveau livre, les 6 invité-e-s pour l’occasion (Didier Epsztajn, animateur du blog Entre les lignes entre les mots ; Pierre Khalfa, Fondation Copernic ; Gus Massiah, fondateur du Cedetim ; Rosa Moussaoui, grande reporter au quotidien L’Humanité ; Émilie Paumard, CADTM France ; Patrick Saurin, auteur de Les prêts toxiques : une affaire d’Etat, syndicaliste SUD BPCE et Catherine Samary, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC France) sont intervenu-e-s pour mettre en avant un aspect marquant de ce livre.

    De la doctrine de la dette odieuse aux principaux acteurs des dettes souveraines, en passant par les parallèles avec la situation actuelle en Grèce ou au Venezuela, cette présentation fut riche en contenu.

    Cette soirée animée par Aurélie Trouvé, co-porte-parole d’ATTAC, était co-organisée par le CADTM et Les Liens qui Libèrent, avec le soutien d’ATTAC France, d’EReNSEP, de la Fondation Copernic, de la librairie La Brêche, de Là-Bas Si J’y Suis et du CEDETIM.

    Vous pouvez vous procurer Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation sur le site du CADTM dans l’onglet « Publications ».


    De l’Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l’Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l’endettement extérieur et l’adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d’économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d’un pays et d’un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.

    Cette dictature de la dette n’est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. L’auteur analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
    Ce récit captivant donne les clés indispensables pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste au cours des deux derniers siècles.

    Éric Toussaint, historien et docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris 8, est porte-parole du CADTM international (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont Bancocratie (éditions Aden). Il a notamment coordonné les travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique, créée en 2015 par la présidente du Parlement grec.

     

    Auteur: Eric Toussaint


    docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

    source: http://www.cadtm.org

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  • Pour Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, « mettre à bas le système capitaliste est une priorité absolue si l'on veut sauver notre planète ». (Photo DR) Pour Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, « mettre à bas le système capitaliste est une priorité   absolue si l'on veut sauver notre planète ». (Photo DR)

     Spécialistes de la très grande richesse et Infatigables pourfendeurs de l'oligarchie, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot seront de passage, demain, à la Librairie Dialogues.

    Que dit l'histoire que vous abordez dans votre dernier livre de l'époque dans laquelle nous vivons ?
    Monique Pinçon-Charlot : « Ce que la colère des grands bourgeois du 14 mars 2016 (née du projet de construction d'un centre d'hébergement pour sans-abris en lisière du bois de Boulogne) signifie, c'est que, désormais, la violence des riches peut se manifester d'une façon collective et publique. Ce que Michel et moi n'avions encore jamais constaté... ».

    Malgré cette virulente opposition, ce centre d'accueil a vu le jour. Peut-on y voir une victoire des « petits » contre les puissants ?
    « C'est plus compliqué que ça. Cette colère, relayée dans le monde entier, s'est avérée contre-productive. Car nous avons démontré que les intentions de ces nantis n'étaient pas de défendre un bois de Boulogne non-constructible et au service du public, comme ils le revendiquaient, mais bien des intérêts privés. Face à quoi, ils ont ainsi été contraints de faire volte-face ».

    Vous dénoncez sans relâche depuis plus de trente ans un système qui n'en finit plus de creuser des inégalités. Ne ressentez-vous jamais une certaine lassitude ?
     
    « Non, car l'espoir fait vivre. Il est impératif de rester critique envers ce système totalement inique et dangereux. Car c'est aujourd'hui la planète qui est en danger. Il faut absolument se battre et valoriser le travail des éveilleurs de conscience, des lanceurs d'alerte, des actes de résistance. Et nous restons persuadés que les dominos peuvent basculer dans l'autre sens que celui de l'oligarchie et de la finance mondialisée. Parce qu'il n'y a que le peuple qui fait fonctionner l'économie réelle. Eux ne sont que des parasites et des spéculateurs ».

    Sociologue reconnue pour son indépendance, vous vous êtes engagée aux côtés de J.-L Mélenchon et présentée aux dernières législatives. Ne craignez-vous pas que cela donne du grain à moudre à vos opposants ?
    « La sociologie est une science humaine. Aux chercheurs du CNRS, on enseigne la neutralité axiologique, fondée sur la transparence et l'objectivité. Ce que mon mari et moi-même avons toujours refusé. Et à ceux qui nous taxent de partialité, nous répondons que oui, nous sommes engagés : parce que nous vivons dans un monde où la violence des riches a atteint de tels sommets que, si nous voulons être de bons sociologues, nous ne pouvons faire que le travail que nous faisons ».

    Pratique
    Ce mercredi,à 18 h, à la Librairie Dialogues, à Brest.
     
     
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  • Quarante ans de réflexions, quatre tomes auxquels s’ajoutera bientôt le cinquième. Les « Lumières communes » de Georges Gastaud proposent un cours de philosophie générale forcément imprégnée de marxisme.

    Georges Gastaud présente ses «Lumières communes» contre l’obscurantisme (Voix du nord 5/08/2017) Les quatre premiers tomes sont disponibles et le cinquième paraîtra bientôt.

    Il a enseigné la philosophie à des générations de lycéens, notamment à Cordorcet à Lens. Retraité depuis quelques années, Georges Gastaud s’était alors lancé dans la rédaction d’un «  traité de philosophie générale comme on n’en fait plus  ». L’ancien enseignant, militant communiste, propose à la lecture ses «  lumières communes, qui me semblent fort obscurcies à l’époque actuelle  ». Partant du constat que «  la philosophie rebondit sans arrêt entre des questions auxquelles on ne répond finalement jamais  », Georges Gastaud a décidé de tenter d’y apporter des réponses, justement.

    Et dans la réponse formulée par ce fervent communiste se trouve évidemment le nom de Karl Marx. «  Il est le fils de l’économie politique anglaise, du socialisme français et de la philosophie allemande. Pas étonnant donc qu’à mesure que le marxisme recule en France, les lumières reculent également. » L’ennemi de l’humanité étant à ses yeux le capitalisme qui «  a pris le dessus quand l’URSS est tombée et qu’on y a assimilé le marxisme. Mais le libéralisme ne pouvait pas être la solution. J’essaie de donner les outils pour penser la lutte des classes et la mener victorieusement car le capitalisme contemporain est incompatible avec la survie de l’humanité. » Le Lensois dénonce là la déshumanisation des rapports, le déclin de l’écologie, etc.«  On demande toujours plus aux salariés… et à la Terre. Mais les ressources ne sont pas inépuisables. »

    En rédigeant son œuvre, le Lensois se place en opposition «  aux gens qui ont le monopole de la représentation philosophique dans les médias  ». Il pense là à Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut ou Michel Onfray. «  Je propose un OVNI littéraire, reconnaît-il, car plus personne n’écrit des sommes comme celle-là. »

    Georges Gastaud touche à tous les domaines dans son œuvre, comme l’économie politique, les sciences… Des matières dans lesquels il n’est pas expert mais «  on ne peut pas passer sa vie à attendre que des experts de tous les domaines décident de se réunir pour y travailler, sinon on ne propose rien, on n’avance pas. » Le cinquième tome à paraître traitera de la morale, l’art et la politique. «  L’objet de cet ouvrage philosophique est de montrer qu’il est possible de reconstituer une vision du monde rationnelle, dans une période où la raison éclate en fragments… Je n’écris pas pour entrer au Panthéon mais pour être utile. »

    Audrey Halford

    Lumières communes (traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique). Éditions Delga. Prix 70 € (les quatre tomes).

    source: http://www.lavoixdunord.fr

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  • Georges Lukács (en hongrois György, en allemand Georg) (1885-1971) est un philosophe marxiste et sociologue de la littérature hongrois, d’expression allemande et hongroise. Il est considéré à maints égards comme le plus grand philosophe marxiste après Marx.

     

     

     

    Ajoutées le 11 juin 2017-Voir le site : http://www.librairie-tropiques.fr

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