• Sur l'air de "Utile" par Julien Clerc avec Aurélien et Valentin au chant, Clémence au piano. Retrouvez-nous pas en tournée dans toute la France, jusqu'à on sait pas quand ! www.lesgoguettes.fr

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  • Jacques Pellen en concert au Novomax de Quimper, en novembre 2018.Jacques Pellen en concert au Novomax de Quimper, en novembre 2018. 

    Musicien-chercheur passionné, adepte d’une « esthétique jazz sous influence bretonne », Jacques Pellen, le guitariste brestois, est mort, à 63 ans, des suites du coronavirus, à l’hôpital de Brest.

    Jacques Pellen est parti ce mardi 21 avril 2020 au petit matin. Il venait d’avoir 63 ans. Admis il y a trois semaines à l’hôpital Morvan de Brest, le grand guitariste a lutté contre le coronavirus.

    « Il part presque tout seul, sans cérémonie, sans rituel. Au fond, je crois que c’est ce qu’il aurait voulu, mourir tranquille, en solitaire, écrit Ronan Pellen, son neveu. Mes pensées vont à sa compagne Armel et à Pat, si présents ces dernières semaines ».

    Multiples expériences

    Incroyablement éclectique, Jacques Pellen aimait « croiser le fer de l’improvisation ».Musicien-chercheur passionné, adepte d’une « esthétique jazz sous influence bretonne », Jacques Pellen reste à l’origine de nombreuses expériences, dans lesquelles il pratiquait le mélange des genres, la subtile fusion de ses influences, comme la célèbre Celtic Procession.

    De ses multiples expériences jazz, folk, celtique ou classique, de ses nombreuses collaborations, Dan ar Braz, Kristen Noguès, les frères Molard, Soïg Sibéril, Riccardo Del Fra ou encore Henri Texier, Jacques Pellen avait gardé un style particulier, dans lequel fusionnent toutes ces influences.

    A-hed an aber, « sur les rives de l’estuaire », c’est le titre du dernier album de Jacques Pellen. C’est, surtout, une traversée musicale, sur six ou douze cordes, pour la première fois en solitaire… « Autrement dit, une sorte de bilan très personnel », nous confiait alors le virtuose taiseux. Il préférait – et de loin – laisser les auditeurs libres de se faire leurs propres impressions, plutôt que d’expliquer sa démarche artistique.

    Les variations Pellen

    Au zénith de son talent sur cet album, Jacques Pellen avait choisi de le refermer sur January Man, une composition de Dave Goulder, chanteur, guitariste et compositeur anglais, surtout connu pour cette chanson qui raconte l’inexorable écoulement du temps.

    Jacques Pellen en interprète une version plus nostalgique. Plus celtique. Veloutées, cristallines, métalliques, celtisantes, les guitares s’épanouissent dans tous les registres. La synthèse d’un riche parcours artistique qu’on pourrait appeler les « Variations Pellen »…

    «C’est vraiment trop con mon ami Jacques, écrit, profondément touché, en larmes, Dan Ar Braz, le guitariste quimpérois avec lequel il avait noué une formidable amitié. Ensemble, ils ont créé une musique bretonne plus perméable aux richesses d’ailleurs et plus moderne que jamais.

    « Tu étais pour moi un mystère émouvant, un habitant de ma jeunesse, un questionneur pertinent et enrichissant, un magistral artisan musicien, criblé de ces doutes qui nous font grandir, appliqué, d’une façon tellement particulière qu’il m’est difficile de la décrire, continue Dan Ar Braz. Une belle personne pour qui j’avais un immense respect et que j’aimais profondément, un incroyable musicien. »

    Jacques Pellen, formidable guitariste, inspiré et inspirant. 

    Elle aussi « infiniment triste »,l’artiste Yuna Le Braz, salue, bouleversée, cet « immense artiste » : « De tous les amis musiciens de mon père, Jacques était celui dont je me sentais le plus proche, confie la fille de Dan Ar Braz. D’une profonde humanité, Jacques m’a soutenue, guidée, aussi bien dans la vie que dans ma carrière, il m’a montré la voie, rassurée dans les moments de doute. Sa disparition, si brutale, représente une énorme perte. »

    Comme de nombreux musiciens proches de Jacques Pellen, Yuna Le Braz regrette « de ne pas pouvoir vraiment lui dire au revoir » : « C’est déjà très dur. Et savoir qu’en plus, on ne pourra pas se réunir, qu’on ne pourra pas lui rendre un dernier hommage, rajoute à la peine. »

    Le producteur Yann Pelliet, du label Parker Prod, est très triste de l’annonce du décès du musicien : « Jacques était un musicien hors-normes. Talentueux, ingénieux, précis et juste… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l’artiste et son œuvre. Il a inspiré, et continuera d’influencer, des générations de musiciens de Bretagne et d’ailleurs. Nous travaillions ces derniers jours encore en studio sur de futurs projets… malheureusement il nous quitte prématurément avec une partition inachevée. »

    La carrière musicale de Jacques Pellen (1957-2020)

    Le producteur Yann Pelliet a rappelé quelle a été la carrière de Jacques Pellen dans un texte que voici.

    Jacques Pellen devient musicien professionnel au milieu des années 70 en accompagnant les artistes bretons Melaine Favennec, Annkrist ou Kristen Noguès. En 1979, il crée avec Bruno Nevez un duo de guitares qui, dès l'année suivante, se transformera en quartet avec l'arrivée du bassiste François Daniel et du batteur hongrois Peter Gritz. Accompagné de musiciens de Jazz d’envergures tels que l’ancien contrebassiste de Chet Baker, Riccardo Del Fra ou le célèbre trompettiste Kenny Wheeler, Jacques Pellen participera à de nombreuses créations durant les années 80.

    En 1994, il participe à l’aventure L’Héritage des Celtes, menée sur scène comme sur le disque par le guitariste Dan ar Braz. En 1997, il forme un nouveau groupe avec le chanteur breton Erik marchand et le trompettiste sarde Paolo Fresu, élu meilleur jazzman européen en 1996, ainsi que le contrebassiste Henri Texier (album Condaghes). Il collaborera également avec les frères Boclé, Kristen Noguès et John Surman et rejoint le casting de l’album Lights in the dark de l’iconoclaste Hector Zazou !

    Pour son disque Ephéméra (2003), il invite la chanteuse Annie Ebrel et les musiciens Erik Marchand, Riccardo Del Fra, Paolo Fresu, Peter Gritz. Son album Lament for the Children (2007) est réalisé en trio avec Marcello Pelliteri et Gildas Boclé. Actuellement il se produit avec Offshore, Dan Ar Braz, Eric Barret et travaille sur la création Ar Rannoù / Les Séries avec Annie Ebrel et le quartet rock One Shot.

    Jacques Pellen est également a l'origine de la Celtic Procession un big-band qui a révolutionné la musique bretonne dans les années 90 et a influencé toute une génération de musiciens. En 2018, paraît son dernier album A-hed an aber dans lequel le guitariste porte un regard sur son parcours musical…. et c’est une première : en solitaire ! Une balade au pays des abers (référence aussi à John Abercrombie) où l’on voit se côtoyer Gerschwin et Kristen Noguès, des airs irlandais, bretons et des compositions plus personnelles… 

    Discographie :

    2018 : A-hed an aber en solo (Paker Prod)

    2017 : Shorewards avec le quatuor Offshore (Paker Prod)

    2013 : Quiet Place avec Eric Barret (L'autre Distribution)

    2007 : Lament for the Children (Naïve Records)

    2003 : Ephemera (Naïve Records)

    1999 : Celtic Procession live aux Tombées de la nuit (Naïve Records)

    1998 : Condaghes (Silex)

    1996 : Sorserez (Gwerz Pladenn)

    1993 : Triptyque (Gwerz Pladenn)

    1993 : Celtic Procession (Silex)

    1990 : Pellen 4 avec Riccardo Del Fra, Peter Gritz, Kenny Wheeler (Caravan)

    Frédérique GUIZIOU

     source: https://www.ouest-france.fr/

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  •  16  avril 2020
     
    En ce temps d’arrêt des spectacles à l’Opéra national de Paris, des membres issus des trois corps artistiques de l’institution, l’Orchestre, les Chœurs et le Ballet ont tenu à remercier à leur manière tous ceux qui sont aujourd’hui en première ligne dans la lutte contre la pandémie. Ces initiatives spontanées sont le fruit de leur volonté d’exprimer leur profonde gratitude et leur soutien à tous ceux qui travaillent avec dévouement et courage pour nous protéger.
     
    Vidéo réalisée par Cédric Klapisch.
     
    C’est après avoir reçu un lien Twitter sur la vidéo réalisée par le Ballet de Rome, qu’est venue l’idée de réaliser une vidéo avec mes collègues du Ballet de l’Opéra de Paris. L’image était simple: les danseuses et danseurs dans leur quotidien de confinés continuant à s'entraîner malgré les espaces exigus, la vie familiale, le manque des proches. Non seulement, cette vidéo était la preuve quel que soit le métier, nous devions rester chez nous, mais aussi un formidable message de remerciement et de soutien envoyé à l’ensemble des personnes qui oeuvrent pour que nous puissions bientôt retrouver nos studios, nos salles de spectacle et surtout notre public. Il m’a paru évident de proposer l’idée de réaliser cette vidéo à mes collègues du ballet. Leur enthousiasme et leur volonté de délivrer ces messages étaient présents dès le début. Quelques jours après, nous avons été contactés par le réalisateur Cédric Klapisch qui souhaitait nous proposer la même idée. Nous avons évidemment décidé d’unir nos forces. Le projet devenait concret, et plutôt que de le réaliser “dans notre coin”, nous avons informé la Direction de l’Opéra de Paris. Leur réaction, leur soutien, leur aide, ont grandement contribué à la mise en place de ce projet. Le Directeur musical Mr. Philippe Jordan et l’Orchestre de l’Opéra national de Paris ont accepté de soutenir ce projet en donnant leur accord pour l’utilisation de la Danse des Chevaliers (n°13)​ ​extrait de la partition de Roméo et Juliette. La musique puissante et lyrique de Sergueï Prokofiev magnifiquement composée et dirigée, illustre bien trois sentiments que chacun où qu’il soit a ressenti face cet ennemi invisible: la peur, l’espoir, puis enfin une volonté de relever la tête et de venir à bout de cette situation dystopique. C’est grâce à cette mobilisation nationale et à ces Français qui par leur dévouement ont permis à tout un pays de vivre, certes au ralenti, mais de continuer à vivre et à nous fournir l’essentiel vital tel que ravitailler les magasins, faire circuler le courrier, maintenir le réseau internet pour garder le lien avec nos proches, continuer d’instruire nos enfants, être aidé, être soigné, être sauvé. L'adaptation en un temps record des entreprises et de leur chaînes de productions sont venues appuyer cet élan de solidarité. Plusieurs initiatives artistiques ont déjà participé à ce soutien. Il nous a semblé essentiel que l’Opéra national de Paris en sa qualité d’institution publique devait par la voix de ses artistes contribuer à cette solidarité collective et rendre le confinement des français un peu moins douloureux.
     

     

     
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  • le 26 mars 2020  
     
    2ème version de la chansonnette des balcons. On est là ! Paroles et accords de la chansonnette ici : https://cie-joliemome.org/?p=7565 
    À l'heure où nous postons ce clip, nous venons d'apprendre la disparition d'Aïcha caissière dans un grand supermarché de St Denis, notre ville. Notre colère lui est dédiée ainsi qu'à ses proches camarades et collègues. SALOPERIE DE VIRUS ! N’hésitez surtout pas inventer vous-même de nouveaux couplets, c’est tout le principe de cette chanson de manif des Gilets Jaunes !
     
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  • Interprète d’« Aline » et des « Mots Bleus », le chanteur Christophe est mort, ce jeudi, à Brest, des suites d’une maladie pulmonaire. Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, avait 74 ans.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Grand Corps Malade Officiel

    L’intégralité des revenus de ce morceau sera reversée à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (93) et l’hôpital François Quesnay de Mantes la Jolie (78) via la Fondation Hôpitaux Paris - Hôpitaux de France. "Effets secondaires " Auteur : Grand Corps Malade - Compositeur : Mosimann (Merci à Tiery-F et Slo-Slo Creative Agency pour le coup de main)

     

    source: https://www.youtube.com/

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  • Louise Ebrel et Denez Prigent en 2005.Louise Ebrel et Denez Prigent en 2005.

     

    Après avoir appris le décès de la chanteuse bretonne Louise Ebrel, Denez Prigent a souhaité lui rendre hommage en racontant leur première rencontre.

    « Louise a eu une grande importance dans mon parcours musical. » Ce mardi 31 mars 2020, le chanteur breton Denez Prigent a appris le décès de Louise Ebrel, voix emblématique de la Bretagne, à l’âge de 87 ans.

     

    Passage dans l’émission Des mots de minuit sur France 2 en 2003 :

     

    « C’était une personne qui parlait très bien le breton, raconte-t-il. Celui de Carhaix. Elle l’avait appris enfant. Elle avait une voix qui se rapprochait de celle de sa mère, Eugénie Goadec, des fameuses sœurs Goadec. Elle possédait un répertoire qu’elle tenait de sa mère et des sœurs de sa mère, ainsi que de son père. »

    Denez Prigent raconte le jour où il a rencontré Louise Ebrel. Un jour mémorable. Il venait de sortir son premier album et se produisait en concert au Run ar Puñs de Châteaulin. « C’était la grande époque des cafés-concerts ! Je me souviens de cette salle remplie, pour voir un groupe de chants de troubadours toulousains, très connu à l’époque. »

    « Tu as intérêt à bien le chanter »

    À la fin de son passage a capela, il termine par le chant E Ti Eliz Iza, transmis par Eugénie Goadec, mère de Louise. « Une amie me l’avait fait rencontrer alors que j’étais professeur de breton à Carhaix. Elle m’avait appris ce chant. » C’est alors que dans la salle s’élève une voix : « Tu as intérêt à bien le chanter ! »

    De retour dans sa loge, il découvre Louise Ebrel, « portant un chapeau rouge, très coquette ». Elle lui dit : « C’est moi qui t’ai interpellé ! J’ai mes raisons : je suis la fille d’Eugénie Goadec. » Denez la convainc alors de venir avec lui sur scène pour le rappel. « À cette époque, elle ne chantait pas encore sur scène. Elle n’a manifesté aucun trac et nos voix se sont parfaitement accordées. » À la fin, tonnerre d’applaudissements. « Je lui ai dit : on ne va pas se lâcher ! »

     

    Denez Prigent et Louise Ebrel au Festival de Cornouaille de Quimper en 2005 :

     

    C’est alors que commence leur histoire et celle de Louise, sur la scène. « Je me dis qu’elle a eu deux vies : une comme employée et ouvrière. Et, à sa retraite, une deuxième, comme chanteuse professionnelle. » Le couple de Kan ha diskan (chansons à danser) se produit partout en fest noz puis en concerts et dans des festivals durant une quinzaine d’années. « Louise a été une part importante de mon parcours musical, raconte-t-il. C’est une grande perte pour la musique bretonne. »

    Flora CHAUVEAU
     
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