• Douarnenez. Avec Bretagne et diversité, des films en circuit court, à voir ou à revoir (OF.fr-21/05/20-19h08)

    « Hommes de misaine », film de Jean-Paul Mathelier produit par Tita Productions.
    « Hommes de misaine », film de Jean-Paul Mathelier produit par Tita Productions.

    BED pour « Bretagne et diversité » s’enrichit. La plateforme audiovisuelle, inaugurée en 2014 à Douarnenez (Finistère), propose désormais plus de 800 films dont une majorité en intégralité et en accès libre. Un outil formidable pour voir ou revoir des pépites documentaires emblématiques de la diversité culturelle.

    Confinement oblige, Caroline Troin s’est consacrée ces dernières semaines à l’enrichissement de la plateforme Bretagne et Diversité « BED ». C’est en 2014 que la fondatrice et coordinatrice de l’association Rhizomes, codirectrice pendant vingt ans du festival de cinéma de Douarnenez initie ce projet alors qu’elle craint de voir s’émousser la mémoire des films projetés durant le festival. « En 2014, notre premier souci était de perpétuer la mémoire audiovisuelle du festival. Comment on en arrive à oublier les films, comment ils disparaissent… Je m’inquiétais de cette question, je songeais aussi plus largement à tous ceux qui n’ont pas accès au cinéma, aux endroits où le cinéma n’a pas une vraie place, où circulent essentiellement des films piratés », introduit-elle.

    Mémoire du festival de cinéma

    Après une rencontre féconde avec l’association lorientaise Bretagne Culture Diversité, le projet est financé. Une équipe se monte avec un développeur, un webmaster, des moyens techniques, une production. « Dans un premier temps, j’ai beaucoup pioché dans le terreau du festival, avec Daoulagad Breizh et Erwan Moalic. Le visiteur intéressé peut consulter l’onglet « Mémoire du festival de Douarnenez » mis à jour après chaque édition.

    Mais le site ne s’en tient pas là et répertorie aujourd’hui près de 800 films documentaires, emblématiques de la diversité culturelle dans le monde. « J’ai continué à ajouter des films venus de partout, que je voyais dans d’autres festivals, que les gens m’envoyaient ».

    « BED » ne se résume pas à un simple agrégateur puisque le visiteur a accès à des contenus éditorialisés, des portraits et un index de réalisateurs, des entrées thématiques, « Migrations », « Femmes » ou « Résistances » pour ne citer qu’elles.

    D’un coin à l’autre du planisphère

    L’attrait est aussi géographique : on peut ainsi se balader d’un coin du globe à l’autre grâce à la superbe cartographie de Philippe Rekacewicz. « Il y a un planisphère et une entrée par peuple. Au départ j’ai travaillé autour de neuf peuples, et j’en ajoute deux ou trois par an depuis. Les peuples autochtones comme les Amérindiens de toute l’Amérique, les Aborigènes d’Australie, les peuples Inuit, les peuples sans état comme les Roms, les Kurdes, les Palestiniens, les peuples métissés mais aussi les Berbères, les Basques ou les Bretons. » Une partie du site est d’ailleurs traduite en langue bretonne.

    Une sélection régulière de films

    Pour les indécis, une sélection « Coup de cœur » est faite chaque semaine « dans le grand réservoir des films » et les douze derniers sont présentés sur la page d’accueil. La production et la réalisation douarnenistes ou des environs n’est pas en reste puisqu’on retrouve sans peine de nombreuses pépites comme par exemple « Hommes de Misaine », le film de Jean-Paul Mathelier avec Brendan de Roëck, produit par Tita Productions, « Joséphine Pencalet, une pionnière », d’Anne Gouérou, portrait de l’ouvrière de conserverie à Douarnenez et première femme élue en Bretagne comme en France, au suffrage masculin dit « universel », « Qui a tué Louis Le Ravallec ? », film de Philippe Guilloux enquête-hommage à Donatien Laurent, ethno-musicologue breton récemment décédé ou encore « Nous n’irons plus à Varsovie », de Gérard Alle et Sylvain Bouttet. 

    Extraits de film ou films en intégralité

    L’intégralité des films disponibles l’est après un accord. « Je fais ça de façon formelle, explique Caroline Troin. Pour chaque film il y a un contact avec le producteur et un accord du réalisateur. Quand nous n’avons pas les droits pour le film dans son intégralité, nous proposons un extrait. Et pour chaque film, il existe une fiche avec un contact. C’est-à-dire que tout un chacun peut remonter la piste s’il veut trouver le DVD ou programmer le film ».

    Marion GONIDEC.

     

    source: https://www.ouest-france.fr/

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