• Quimper. Un rappel à la loi pour les deux lycéens interpellés durant la manifestation du 16 janvier (OF.fr-19/02/20-15h52)

     

    Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés, jeudi 16 janvier 2020, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, à Quimper. Ils étaient convoqués au tribunal ce mercredi 19 février. Un rappel à la loi leur a été adressé.

    Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, étaient convoqués devant le délégué du procureur de Quimper (Finistère), ce mercredi 19 février 2020. Ils se voyaient reprocher leur participation à une manifestation non déclarée et une entrave à la circulation.

    Le 16 janvier dernier, ils avaient participé au défilé contre la réforme des retraites à Quimper, de la zone de Creac’h Gwen jusqu’au centre commercial Géant, où durant plusieurs minutes, les accès avaient été bloqués.

    Les deux lycéens avaient participé au blocage d’une bretelle d’accès de la galerie commerciale, empêchant le passage avec des morceaux de bois. 

    « On veut leur faire peur »

    Ce 16 janvier, 600 personnes avaient pris part à la manifestation. Nous étions nombreux à participer à ce rassemblement qui n’avait pas été déclaré. Mais les policiers ont choisi d’interpeller ces deux jeunes lycéens. On veut leur faire peur, estime Sandrine Allain, secrétaire générale de l’union locale CGT, présente ce mercredi 19 février devant le palais de justice de Quimper, comme 120 autres personnes, réunies en soutien.

    Ce sont des petits remplis de rêves, politiques et sociétaux. Ils veulent un monde juste. Là, en les interpellant, en les plaçant en garde à vue puis en les convoquant au tribunal, on tue leurs rêves, pense pour sa part Yann Foucher du syndicat FSU.

    Convoqués, les deux lycéens se sont vus adresser un rappel à la loi. 

    Basile CAILLAUD.
    source: https://www.ouest-france.fr/
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  • 120 personnes devant le tribunal pour soutenir les lycéens interpellés (LT.fr-19/02/20-20h28)

    120 personnes se sont rassemblées, ce mercredi, devant le tribunal de Quimper pour soutenir les deux lycéens interpellés lors d’une manifestation le 16 janvier. Ils ont reçu un rappel à la loi.

    « Je suis Enzo et Mateo » ou encore « Non à la répression des lycéens, non à la terreur », pouvait-on lire, ce mercredi après-midi, sur plusieurs pancartes devant le tribunal correctionnel de Quimper. 120 personnes, dont des Gilets jaunes, lycéens et syndicalistes, sont venus apporter leur soutien aux deux jeunes convoqués devant le délégué du procureur pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée. Pour rappel, les deux lycéens avaient été interpellés en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, le 16 janvier dernier, alors qu’ils bloquaient l’entrée du centre commercial Géant, à Quimper.

    « Ils sont injustement convoqués alors qu’ils ont simplement participé à une manifestation pacifique. On trouve ça aberrant », note Gérard Mas, un des manifestants présent ce mercredi. « Ils ont été ciblés par la police qui veut faire pression sur les jeunes. Pourquoi la police n’a pas arrêté ceux qui avaient organisé le rassemblement ? », s’interroge-t-il. Valérie Plouchard, de FO, poursuit. « C’est une arrestation sur ordre de la préfecture. Avec des motifs fallacieux. C’est une forme de répression supplémentaire contre des jeunes pour éviter qu’ils ne se mobilisent contre cette réforme des retraites, ce projet destructeur voulu par le gouvernement », explique-t-elle tout en dénonçant « les conditions scandaleuses de détention ».

    Un rappel à la loi

    « C’est un abus de pouvoir de la police », complète Philippe Germain, un Gilet jaune. « On espère qu’il n’y aura qu’un rappel à la loi. S’il y a autre chose, ce serait complètement disproportionné et on pourrait parler d’un abus de pouvoir de la justice », termine-t-il. « Ils ont eu un rappel à la loi avec trois ans de mise à l’épreuve », note Sandrine Allain, de la CGT. « D’après eux, on leur a clairement fait comprendre qu’ils n’avaient rien à faire dans les manifestations. C’est une atteinte aux libertés », déplore-t-elle.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • CHRU de Brest : le référent régional du collectif inter-urgences exclu trois jours (OF.fr-17/02/20-18h33)

    L’aide soignant et militant est sanctionné pour avoir interpellé la direction devant les patients, manquant à son « devoir de discrétion ». Un « bouc émissaire » de la grève qui dure depuis neuf mois selon Sud.

    Voilà neuf mois qu’une grève nationale s’exprime dans les services d’urgences des hôpitaux. À Brest, l’une des figures du mouvement vient d’être sanctionnée par la direction du CHRU. Morgan Quentel Barbi, aide-soignant aux urgences depuis dix ans, syndiqué Sud (sans mandat de délégué) et référent Bretagne du Collectif inter-urgences, écope de trois jours d’exclusion. « Une sanction lourde, déplore Sud. Nous dénonçons une sanction individuelle le désignant comme un bouc émissaire. La direction veut faire un exemple. C’est de l’intimidation ! ».

    Il lui est notamment reproché d’avoir mis en cause la direction devant les patients, par deux fois, aux urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche. Un « manquement à son devoir de discrétion » de fonctionnaire, précise Sud.

    Pour rappel, dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 janvier, Sud a fait valoir un droit d’alerte pour « danger grave et imminent », en raison d’une situation très tendue. « Après cette alerte, il n’y a pourtant pas eu de réunion du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), ce qui aurait pu calmer les choses », souligne Pascale Robardet, secrétaire départementale Sud.

    Puis, dans la nuit du samedi 1er février au dimanche 2, les urgences ont connu un autre accès de fièvre sociale. Confronté à une forte affluence et à une suspicion de coronavirus chez un patient, le personnel des urgences a exercé son droit de retrait. La direction a dénoncé une « instrumentalisation de la situation » par les syndicats.

    « C’était collectif ! »

    Le 6 février, suite aux événements, une réunion de service a eu lieu avec la direction. « Une pure mascarade où les agents ont eu le sentiment d’être désignés fautifs de ces situations. Les agents ont relayé leur inquiétude toujours plus grande d’avoir à gérer comme en 2016, un nouveau décès dans le couloir. », indique Pascale Robardet.

    Pour rappel, à l’automne, la direction du CHRU avait proposé un protocole d’accords que les syndicats ont refusé de signer, après avoir consulté leurs bases.

    Selon Sud, Morgan Quentel Barbi a effectivement interpellé le représentant de la direction venu dans le service, devant les patients, mais il n’était pas le seul. « Tous les soignants se sont exprimés. C’était collectif ! précise Pascale Robardet. Peut-être que le ton de Morgan n’était pas mesuré. Mais, depuis neuf mois, il faut comprendre que les personnels des urgences sont excédés de ne pas être entendus. »

    Pour sa défense, en « appel », l’aide-soignant a jusqu’à mercredi, 17 h, pour apporter des informations et témoignages. Les marques de soutien ne manqueraient pas, selon Sud.

    Laurence GUILMO.
     
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  • Quimper. La CGT manifeste devant le commissariat (OF.fr-12/02/20-11h09)

    Une trentaine de membres de la CGT du Finistère est venue soutenir un responsable de l’union locale de Quimper, ce mercredi 12 février 2020. Il est entendu pour un tractage, fin décembre 2019 au réseau de bus de la Qub.

    « Nous sommes venus soutenir un responsable de l’union locale CGT de Quimper. Il est actuellement entendu au commissariat après une distribution de tracts, le lundi 23 décembre 2019. La police l’a appelé hier soir pour lui dire qu’elle souhaitait l’entendre, ce mercredi 12 février 2020 à 10 h », explique Anne-Véronique Roudaut, la secrétaire générale de l’union départementale CGT du Finistère.

    Les manifestants devant le commissariat de Quimper. 

    Cellule contre les répressions syndicales

    Le 23 décembre 2019, entre 30 et 40 personnes avaient bloqué le dépôt de la Qub, situé au Petit Guélen. Les bus n’avaient pas pu sortir durant une heure et demie. Suite à cela, la compagnie gestionnaire du réseau, Kéolis, avait déposé plainte.

    « J’ai prévenu hier soir notre cellule nationale contre les répressions syndicales et je dois la tenir au courant de l’audition dans la journée. » Le responsable de l’union locale CGT de Quimper explique avoir été «entendu comme témoin après la plainte contre X pour le blocage. Mais on n’a pas bloqué, juste filtré les bus qui sortaient. C’est la direction de la Qub qui a bloqué en empêchant les cars de sortir !»

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Mobilisation au procès reporté de trois gilets jaunes à Quimper (LT.fr-12/02/20-13hUne cinquantaine de personnes se sont rassemblées, ce mercredi, devant le palais de justice de Quimper pour soutenir les trois prévenus.

    Trois hommes ont comparu, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Quimper pour répondre de dégradations commises lors de manifestations des Gilets jaunes, entre le 9 et le 10 mai, dans les communes de Mellac, Quimperlé, Arzano, Locunolé et Tréméven.

    Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice, puis dans la salle d’audience, pour les soutenir. En raison de la grève des avocats opposés à la réforme des retraites, l’affaire a finalement été renvoyée au 4 novembre, à 8 h 30.

    Les sympathisants des prévenus se sont ensuite retrouvés devant le tribunal pour échanger leurs impressions. Les personnes venaient de Quimperlé et d’un groupe baptisé « Gilets Jaunes Mutilés ». « On veut montrer par notre présence qu’un an après la mutilation de Gwendal, lors de la manifestation des Gilets jaunes, à Rennes, en janvier 2019, nous sommes toujours là pour le soutenir », a expliqué l’un d’eux. Ils ont indiqué qu’ils reviendraient le 4 novembre prochain.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Quimper. Une cinquantaine de Gilets jaunes au tribunal, le procès renvoyé (OF.fr-12/02/20-11h18)

    Une cinquantaine de Gilets jaunes sont venus soutenir trois de leurs collègues, ce mercredi 12 février devant le tribunal judiciaire de Quimper. Ils sont poursuivis pour avoir tagué des inscriptions sur des murs dans le pays de Quimperlé, dans la nuit du 9 au 10 mai 2019. Leur procès a été renvoyé au 4 novembre 2020.

    Une cinquantaine de Gilets jaunes sont venus soutenir trois de leurs camarades, ce mercredi 12 février 2020 devant le tribunal judiciaire de Quimper (Finistère). Les trois devaient être jugés pour avoir réalisé des tags sur des murs à Quimperlé et dans des communes voisines, dans la nuit du 9 au 10 mai 2019.

    Dans le calme

    Quimper. Une cinquantaine de Gilets jaunes au tribunal, le procès renvoyé (OF.fr-12/02/20-11h18)Mercredi 12 février 2020, une cinquantaine de Gilets jaunes sont venus soutenir trois de leurs collègues, poursuivis devant le tribunal judiciaire de Quimper pour des tags dans le pays de Quimperlé. 

    Avec la grève des avocats qui se poursuit, le procès des trois personnes poursuivies a été renvoyé au 4 novembre 2020. La manifestation de soutien des Gilets jaunes s’est déroulée dans le calme.

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • Brest. 200 personnes pour dire non à Marine Le Pen (OF.fr-30/01/20-13h22)

    Ils se sont rassemblés à 12 h 30 dans le centre-ville de Brest (Finistère). Soit trois heures avant la venue de la leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, pour officialiser la candidature de Renée Thomaïdis aux municipales.

    À 12 h 30, rendez-vous était pris pour un pique-nique devant l’hôtel Continental du centre-ville de Brest (Finistère), à l’appel de 18 organisations syndicales et politiques.

    Trois heures plus tard, dans l’établissement en question, Marine Le Pen devait présenter officiellement la candidate du Rassemblement national pour les élections municipales, Renée Thomaïdis.

    Le pique-nique, peut-être à cause du temps, a tourné au traditionnel rassemblement avec prise de parole des différentes forces syndicales et politiques de gauche.

     

    «Idées nocives»

    Pour la CGT, Olivier Pichon a été le premier à s’exprimer. « Quand nous avons appris que Marine Le Pen était à Brest aujourd’hui, on a pensé qu’il était nécessaire de dénoncer la présence de quelqu’un que nous ne souhaitons pas voir à Brest, compte tenu des idées nocives et dangereuses qu’elle porte », a-t-il indiqué.

    Plusieurs représentants d’organisations syndicales et politiques ont aussi pris la parole. «En six ans, pas un Brestois n’a vu le FN», a notamment lancé Pierre-Yves Cadalen, tête de liste LFI aux élections municipales.

    Peu après 14 h 30, une centaine de personnes étaient toujours présentes devant le Continental. Les policiers aussi, barrant l’accès à l’hôtel.

    Face à face entre policiers et manifestants

    Vers 16 h, les policiers font face aux manifestants, devant la permanence départementale du Rassemblement national.

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  • Un comité d'accueil antifasciste attend l'arrivée de Marine le Pen à Brest

    À l’appel de 17 organisations syndicales, politiques et associatives, environ 200 personnes manifestent ce jeudi midi devant l’hôtel où doit se rendre cet après-midi Marine Le Pen. À 14 h, la police bloque l’entrée de l’hôtel, après que des personnes sont entrées dans le hall. Le Rassemblement National a finalement décidé de déplacer le lieu de sa conférence de presse. 

    « Non, le Rassemblement national n’est pas un parti comme les autres ». À l’appel de 17 organisations de la gauche brestoise, environ 200 personnes sont réunies, ce jeudi midi, pour un « pique-nique antifasciste » devant l’hôtel qui doit accueillir Marine Le Pen cet après-midi. La présidente du RN vient soutenir la candidate de son parti aux municipales. « Il est absolument nécessaire de dénoncer les idées nocives et dangereuses du parti présidé par Marine Le Pen. Mais aussi de mettre en lumière le discours menteur de ce parti qui prétend être un débouché politique à la mobilisation sociale sur les retraites », s’est exprimé Olivier Le Pichon, patron de l’Union locale de la CGT.

    Olivier Le Pichon a proposé aux manifestants de déposer plainte, suite « aux menaces de Gilles Pennelle », figure principale du RN en Bretagne, dans Le Télégramme. S’adressant aux organisations de gauche, Gilles Pennelle a déclaré : « On s’en occupera particulièrement quand on sera au pouvoir, c’est-à-dire très prochainement, et on les mettra hors d’état de nuire ».

     

    Au cours de leurs prises de parole, plusieurs responsables politiques et syndicaux ont « dénoncé le vrai visage du RN, celui qui veut terroriser et détruire la République ».

    A 14 h, la police bloque l'entrée de l'hôtel.À 14 h, la police bloque l’entrée de l’hôtel. 

    Les policiers bloquent l’entrée de l’hôtel

    Depuis 13 h 30, des policiers du commissariat de Brest bloquent l’entrée de l’hôtel où, quelques minutes auparavant, des manifestants (de la mouvance « antifas ») avaient fait irruption. Ils n’auront finalement pas croisé la route de la présidente du Rassemblement National : la conférence de Marine Le Pen, prévue à 15 h 30, a en effet été déplacée d’endroit. Pour rappel, la présidente nationale du Rassemblement national est présente ce jeudi afin de lancer la campagne de Renée Thomaïdis, la candidate du RN à Brest. 

    Jean-Luc Padellec

    source: https://www.letelegramme.fr

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  •  Réforme des retraites : pourquoi le Conseil d'Etat veut-il que l'exécutif revoie sa copie ? (franceinfo.fr-25/01/20-20h52)

     

    Saisie le 3 janvier, la plus haute juridiction administrative française a notamment critiqué le choix de recourir à 29 ordonnances et déploré des projections financières "lacunaires". 

    Le projet de réforme des retraites n'a pas pas convaincu le Conseil d'Etat. Vendredi 24 janvier, la plus haute juridiction administrative française a vivement critiqué dans un avis plusieurs points essentiels de ce texte, adopté le matin même en Conseil des ministres. 

    Saisi le 3 janvier, le Conseil d'Etat a disposé de trois semaines pour étudier le texte sur la forme et s'assurer qu'il ne contenait ni contradictions, ni mesures illégales ou anticonstitutionnelles. Son jugement est sans appel : le gouvernement doit, au moins en partie, revoir sa copie. Voici les principales critiques formulées par les membres de cette institution chargée, entre autres, de conseiller le gouvernement.  

    Trop de modifications de dernière minute

    Il n'est pas rare que le Conseil d'Etat doive se saisir d'un texte législatif dans des délais courts. Mais cette fois, il regrette de n'avoir disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux avant-projets de loi (organique et ordinaire). Surtout, il déplore les nombreuses modifications (pas moins de six) apportées au texte initial. 

    "Le Conseil d'Etat souligne qu'eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu'aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu'il les examinait, la volonté du gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l'a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l'examen auquel il a procédé", déclare la juridiction dans son avis.

    Des projections financières "lacunaires" 

    Outre les deux textes de loi, une étude d'impact financier de cette réforme lui a aussi été transmise. Et cette étude n'a pas non plus, en l'état, satisfait les juristes. La première mouture était "insuffisante", et même une fois le texte complété, "les projections financières restent lacunaires", en particulier sur la hausse de l'âge de départ à la retraite, le taux d'emploi des seniors, les dépenses d'assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux, arguent-ils. 

    Dans certains cas, l'étude d'impact "reste en deçà de ce qu'elle devrait être, de sorte qu'il incombe au gouvernement de l'améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement", relève le Conseil d'Etat.

    Trop d'ordonnances 

    L'avis du Conseil d'Etat critique également le choix de recourir à 29 ordonnances. Ainsi, il souligne le fait, "pour le législateur, de s'en remettre à des ordonnances pour la définition d'éléments structurants du nouveau système de retraite". Selon les juristes, cela "fait perdre la visibilité d'ensemble qui est nécessaire à l'appréciation des conséquences de la réforme".

    Cette critique fait écho à l'explosion du nombre d'ordonnances, autrefois exceptionnelles. "La nouveauté avec le gouvernement Philippe est l'utilisation des ordonnances pour des réformes très politiques comme le droit du travail et la réforme ferroviaire, relevait déjà le site juridique Dalloz-actualité, en mars 2018. L'objet des ordonnances n'est alors pas tant de permettre une mise en application plus rapide, que d'éviter un enlisement des débats parlementaires : les lois d'habilitation peuvent être adoptées sans attendre la finalisation d'un texte précis." Une méthode dont le Conseil d'Etat pointe aujourd'hui la limite. 

    Des engagements voués à disparaître du texte

    Dans le sillage de la contestation, le gouvernement a garanti aux enseignants et aux chercheurs que leurs pensions ne baisseraient pas. "Cet engagement figurera dans la loi", assure le ministère de l'Education nationale. De même, les navigants aériens ont obtenu la sauvegarde de leur caisse complémentaire pour financer des départs anticipés.

    Or, selon le Conseil d'Etat, "ces dispositions renvoient à une loi de programmation, dont le gouvernement entend soumettre un projet au Parlement dans les prochains mois". Cela représente donc, selon la juridiction, "une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi", ce qui est "contraire à la Constitution". L'engagement de revalorisation des salaires des enseignants et des chercheurs est donc amené à disparaître du texte.

    La fausse promesse d'un "régime universel de retraite"

    Par ailleurs, le Conseil d'Etat relève que le projet de réforme n'instaure pas "un régime universel qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d'une population éligible unique, de règles uniformes et d'une caisse unique". Et pour cause, le texte crée "cinq régimes", avec "à l'intérieur de chacun de ces régimes" des "règles dérogatoires à celles du système universel".

    source: https://www.francetvinfo.fr/

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  • SUD Éducation dénonce une restriction des droits pour les mineurs étrangers

     Par une circulaire en date du 17 janvier, le recteur d’académie enjoint aux chefs d’établissements « la charge de vérifier que les élèves étrangers scolarisés en lycée professionnels sont en situation régulière ». SUD éducation dénonce cette circulaire qui « est un tournant dans la politique d’accueil et de scolarisation de l’Éducation nationale, qui était jusque-là assez bienveillante avec les jeunes migrants ». Le syndicat rappelle que « l’instruction scolaire est obligatoire en France pour les enfants de 6 à 16 ans, et de droit jusqu’à 18 ans, qu’ils soient de nationalité française ou étrangère. Il n’appartient pas à l’Éducation nationale de contrôler la situation d’un mineur étranger ».

    Le tribunal administratif saisi

    Et« les chefs d’établissements n’ont pas à jouer les agents supplétifs du ministère de l’Intérieur, en demandant aux jeunes migrants leurs papiers d’identité ». Et d’ajouter : « Par le passé, certains maires, pour le premier degré, ou chefs d’établissements, pour le second degré, ont essayé d’interdire l’inscription d’élèves dont les parents étaient en situation irrégulière, mais une circulaire ministérielle du 20 mars 2002 y a mis bon ordre. L’instruction est un droit reconnu à tout enfant par la Convention des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989 et que la France a ratifiée ». SUD éducation affirme qu’il « attaquera cette circulaire devant le tribunal administratif par un référé liberté ».

    source : https://www.letelegramme.fr/

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