• Quimper-Mineurs isolés. Deux jeunes dans une situation inquiétante (LT.fr-12/07/19-15h37)Caroline Fehr et Florence Le Balc’h à l’occasion d’une manifestation devant le palais de justice en janvier dernier.

    Dama et Abdel sont deux mineurs isolés et gravement malades dont la situation inquiète l’association le Temps Partagé, qui a saisi le défenseur des droits.

    L’association le Temps Partagé, qui s’investit dans la défense des mineurs isolés ayant fui leurs pays annonce avoir « saisi le défenseur des droits parce que le droit et la dignité la plus élémentaire le commandent ». « Nous réclamons, une prise en charge urgente pour Dama et Abdel avant que l’irréparable n’arrive », indique Florence Le Balc’h, coprésidente de l’association avec Caroline Fehr. Dama, jeune Malien de 16 ans arrivé en novembre 2018 à Quimper et mis à l’abri par le Conseil départemental, attend que le parquet ou le juge des enfants se prononcent sur sa minorité. Six mois que Dama espère une réponse des magistrats, car sans sa reconnaissance de minorité, il sait que ses chances d’être scolarisé, de travailler, d’avoir une vie sociale seront fortement compromises pour lui. 

    Dama est atteint d’un cancer

    « Le parquet et le juge des enfants, autorité en matière de protection de l’enfance en danger, ne se prononcent toujours pas tandis que le Conseil départemental a conclu, pour sa part, à sa minorité à l’issue de ses évaluations. Que font nos magistrats pour protéger ce jeune ? », interroge Florence Le Balc’h qui précise qu’en plus « d’être un mineur non accompagné, il est atteint d’un cancer ». Diagnostiqué il y a deux mois, Dama est soigné en hôpital de jour mais ne bénéficie d’aucune protection juridique. « Le foyer d’urgence dans lequel il se rend après chacune de ses chimios n’est pas adapté à un enfant malade », affirme Florence Le Balc’h qui poursuit : « Nous avons tiré la sonnette d’alarme pour que ce jeune soit reconnu mineur afin qu’il bénéficie au plus vite des droits attachés à sa situation et tels que prévus par la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) qui obligent les États signataires, dont la France, à protéger ses enfants en situation de danger ». La semaine dernière, Dama a fugué de son « foyer » et du domicile d’une personne qui l’avait recueilli. « Dama est fatigué, il a peur et l’incertitude sur son avenir semble l’avoir emporté sur les conséquences désastreuses d’un arrêt brutal de ses soins », s’inquiète la présidente de Temps Partagé.

    Abdel souffre de troubles psychologiques

    Abdel, jeune Camerounais de 17 ans, a été mis à la rue par décision de non-lieu à assistance éducative du parquet. « Avant cette date, Abdel, souffrait déjà de troubles psychologiques importants puisqu’hospitalisé en urgence à l’hôpital Gourmelen pendant quinze jours en état de stress post-traumatique avec des symptômes d’altérations cognitives et émotionnelles liés à son parcours migratoire. Sorti le 13 juin 2019 avec un traitement lourd, Abdel a rechuté et a été à nouveau hospitalisé », raconte Florence Le Balc’h. « Nous avons alerté les services départementaux et l’autorité judiciaire afin d’obtenir pour lui une mesure provisoire de prise en charge, pour qu’il puisse se soigner ; parce que nous pensons qu’il peut être un danger pour lui-même voire pour les autres », dit-elle. Abdel est à la rue depuis le 8 juillet dernier.

    Lannig STERVINOU

    source: https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/mineurs-isoles-deux-jeunes-dans-une-situation-inquietante-12-07-2019-12337473.php

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  • La Libre Pensée reçoit les docteurs Christophe Prudhomme, Jérôme Marty et Laurent Thines à propos du fichage des Gilets jaunes, des armes de répression (LDB, grenades de désencerclement…)

     

    Emission présentée par David Gozlan, Secrétaire Général de la Libre Pensée.

     https://www.franceculture.fr/emissions/divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine/divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine-emission-du-dimanche-09-juin-2019

    France-Culture 9/06/19-La Libre Pensée reçoit les docteurs C. Prudhomme, J. Marty et L. Thines à propos du fichage des Gilets jaunes, des armes de répression (LDB, grenades de désencerclement…)

    David Gozlan : Nous avons l’honneur de recevoir les docteurs Jérôme Marty, médecin généraliste, président de l'Union Française pour une Médecine Libre de Fronton, et Christophe Prudhomme, urgentiste, porte-parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France à Bobigny, ainsi que le professeur Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, qui est en ligne avec nous.

    Depuis maintenant près de neuf mois, le mouvement des gilets jaunes secoue le pays. Nous avons eu à faire à un président de la République qui d’abord a volontairement minimiser, puis a sorti l’arme du grand débat, pour finir par dire que tout le monde devait rentrer chez soi. A la suite des manifestations sur la loi dite travail, qui avaient déjà connu de violentes charges policières, nous sommes entrés dans une dimension nouvelle avec des blessés, des mutilés. Ces blessés se rendent naturellement dans les hôpitaux et sont pris en charge par le personnel hospitalier. Vous êtes signataires d’une pétition demandant l’arrêt du fichage des Gilets jaunes et autres manifestants, pouvez-vous nous expliquer votre démarche ? Docteur Marty ?

    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-devoir-de-desobeissance-ethique-100-medecins-contre-le-fichage-des-gilets-jaunes_2076629.html

    Docteur Marty : On va demander d’abord à Christophe Prudhomme qu’il en parle car il faut rendre à César ce qui est à César : c’est lui qui a lancé la première alerte au mois de décembre. Nous on l’a relayée au mois de février et ça été très relayé par la presse, mais c’est lui qui a lancé les choses.

    Docteur Prudhomme : Effectivement ce fichier on le connait. Il a été mis en place à la suite des attentats, c’et un fichier qui permet de recueillir les identités des victimes lors d’un événement gravissime (attentat, accident d’avion, de train) et qui a pour objectif de pouvoir permettre aux familles de retrouver d’éventuelles victimes. C’est la raison pour laquelle on relève les identités. C’est donc bien un fichier qui collecte les identités des patients. Pour nous cela pose problème parce que l’on accepte tout à fait cette démarche dans le cadre qui est définit par la loi. Par contre lors d’un mouvement social, pour nous c’est inacceptable. En tant qu’urgentistes, il y a une règle, valable pour tout médecin : on ne demande pas ses papiers à la personne que l’on soigne.

    David Gozlan : oui vous n’êtes pas là pour ça.

    Dr Prudhomme : On n’est pas là pour ça. On est là pour soulager la détresse. Et ce d’autant qu’il y a nécessité d’une relation de confiance. Et cette relation de confiance peut être rompue si effectivement on révèle l’identité. Cela fait partie du secret médical l’identité. Là le problème c’est qu’il y avait injonction des directions hospitalières sur ordre du gouvernement ! Et le gouvernement c’est la sécurité publique et donc le ministère de l’Intérieur. Pour nous ça pose problème.

    Il doit y avoir une séparation entre le monde médical et le monde de la police. Quand il y a besoin de la police on fait appel à elle, se sont les affaires médico-judiciaires, mais on ne mélange pas au quotidien la police et la médecine. Il faut être clair sinon il y a rupture de cette relation de confiance avec les patients, ce qui peut être contreproductif. Si les patients ont peur de revenir à l’hôpital, en particulier sur des blessures oculaires, il peut y avoir un retard de prise en charge catastrophique avec une véritable perte de chances.

    Quand nous avons découvert que l’on activait ce dispositif cela nous est apparu scandaleux. A l’hôpital, si non ne met pas cela sur la place publique, on va mettre la poussière sous le tapis ! Donc nous avons alerté tout de suite les médias pour que ça sorte et visiblement les pouvoirs publics étaient très embêtés et se sont enferrés dans le mensonge. Et quand on commence à mentir, un mensonge peut justifier le mensonge précédent et là ils sont au fond du trou.

    David Gozlan : Plus d’une centaine de médecins ont signé cet appel.

    Docteur Marty, votre démarche a été, je pense, similaire à celle du Dr Prudhomme, mais quand il dit « il y a une mise en relation » cela veut dire que tous les services de police, ou de justice car à terme il y a aussi la question de la justice si la police instruit, peuvent être saisis de ce fichier ?

    Docteur Marty : oui c’est dans la loi. Le ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Justice peuvent utiliser ce fichier. On ne dit pas qu’ils l’on fait mais ils peuvent le faire. Et rien que ça ouvre à toutes les dérives. Il y a eu un dévoiement de l’utilisation de ce fichier, comme l’a dit Christophe Prudhomme. C’est normalement utilisé dans des circonstances extrêmement particulières et là on n’était pas dans des circonstances extrêmement particulières on était dans ce que j’ai appelé des « circonstances continues » puisque après 23 samedis de gilets jaunes on ne peut plus parler de circonstances particulières. Ce sont des circonstances continuent. Et comme il le dit cela touche tout le monde, tous les médecins, généralistes, spécialistes de ville, hospitaliers ou urgentistes, on est tous touchés par ça parce que l’on touche aux valeurs mêmes de la médecine, au socle de la médecine qu’est le secret médical, la déontologie, l’éthique et on ne peut pas accepter que l’on dévoie à la fois nos valeurs et que l’on dévoie l’utilisation d’un fichier pour aller bafouer le secret médical, utiliser à des fins politiques, judiciaires, que sais-je, des renseignements sans le consentement du patient. On n’a jamais demandé aux patients quels qu’ils soient, on ne leur a jamais dit « attention vous risquez d’avoir votre nom là et il risque d’être potentiellement exploité par une administration qui n’est pas l’administration sanitaire ». Là nous sommes totalement à côté de notre mission et les médecins se sont élevés contre ça à juste raison.

    David Gozlan : La ministre Agnès Buzyn a déclaré : "Il n'y a en aucun cas de fichage, je me fiche de savoir si ce sont des manifestants, des forces de l'ordre, des journalistes ou des passants", a-t-elle lancé rappelant que la SI-VIC est "un système purement administratif qui permet de repérer les victimes et de mieux les orienter". Qu’en est-il et que pensez-vous du discours des pouvoirs publics ?

    Docteur Marty : Madame Buzyn ment. C’est grave parce qu’elle est médecin. Se serait un politique non médecin … mais elle est médecin ! C’est catastrophique ! Sa défense ne tient pas. La définition d’un fichier c’est de relever un certain nombre d’éléments de manière systématique. Quand ces éléments sont les identités, ça s’appelle un fichage. Voilà ! ça c’est du français. Le terme fichage peut avoir une connotation positive ou négative mais là il n’y a aucune raison d’activer ce fichier civique lors d’un mouvement social. D’ailleurs les arguments utilisés par Mme Buzyn ou le directeur général de l’assistance publique sont de bas étages et ne correspondent pas à la réalité de notre quotidien. Monsieur Martin Hirsch, Directeur de l’Assistance Publique, a commencé à expliquer qu’il avait besoin d’activer ce fichier parce qu’il y avait une suractivité et qu’il fallait qu’il puisse analyser cette suractivité pour pouvoir mettre les moyens en conséquence dans les services d’urgences. On relève quotidiennement grâce à l’informatique notre activité en temps réel : on sait combien on a de patients dans le service d’urgences, combien il nous reste de lits etc. C’est en continu, à disposition de l’Agence régionale de santé, on l’utilise pour tous les événements sanitaires (grippe, canicule etc.) pour effectivement adapter les effectifs.

    Vous savez, hormis deux ou trois manifestations sur les 23 journées « Gilets jaunes » où il y a eu un peu plus d’activité, en particulier la manifestation en décembre où nous avons été surpris par le nombre de blessés, il n’y a pas eu de catastrophe sanitaire. Donc la justification d’activer ce dispositif n’est pas valide.

    Ce qui est grave c’est l’accumulation de mensonges. Ça c’est catastrophique quand se sont des politiques qui essaient de justifier l’injustifiable face à des valeurs qui sont des valeurs de société. Les valeurs de déontologie et d’éthique sont des valeurs qui fondent la qualité d’une société.

    Docteur Prudhomme : Il faut rappeler les atermoiements que l’on a vécu. On a eu quand même un directeur de l’APHP qui nous a dit au départ qu’il n’utilisait pas ce fichier. On lui a prouvé que oui. Il a dit qu’il l’utilisait mais que ce n’était pas nominatif. On lui a claqué les copies d’écrans venant de ses services sur lesquelles il y avait injonction de ne pas oublier de prendre les données nominatives. Il a acquiescé. Il a dit qu’i n’y avait pas d’éléments médicaux. On lui a claqué les photos d’écrans avec les éléments médicaux et il a fini par nous dire que c’était l’erreur d’un stagiaire !

    Tous cela n’est pas sérieux ! Si le sujet n’était pas si grave il prêterait à en rire. Malheureusement comme le dit Christophe Prudhomme c’est un sujet qui est extrêmement grave. On a une Ministre qui est médecin, elle sait que cela bafoue le secret médical et elle se réfugie derrière une espèce d’utilisation administrative qui serait normale. Non ce n’est pas normal.

    David Gozlan : Concernant les manifestations, certains ont parlé de scènes de guerre. D’autres ont parlé d’armes de guerre utilisées par la Police. Je me tourne vers le Professeur Thines.

    Vous êtes neurochirurgien au CHU de Besançon et vous avez mis en ligne une pétition pour demander à terme l'arrêt des flash-ball, LBD, grenades lacrymogènes ou de désencerclement dans les manifestations. Dans votre pétition il y est écrit : « Un projectile de type LBD4O, par exemple, lancé à plus de 90m/sec (324 km/h) a une force d’impact de 200 joules : c’est comme si on vous lâchait un parpaing de 20kg sur le visage ou la tête d’une hauteur de 1m ! ».

    https://www.change.org/p/les-soignants-fran%C3%A7ais-pour-un-moratoire-sur-l-utilisation-des-armes-dites-moins-l%C3%A9tales

    Professeur Thines, pourquoi avoir lancé cette pétition, où est-ce que vous en êtes et avez-vous une réponse des pouvoirs publics ?

    Professeur Thines : Merci pour votre invitation. On a de la chance aujourd’hui car tout le panel de la profession est représenté avec un médecin généraliste, un urgentiste et un chirurgien !

    Nous ce que l’on dit en tant que soignants, et c’est ce que j’ai voulu relayer au travers de cette pétition, c’est que nous sommes légitimes pour nous insurger contre l’usage d’armes de guerre, puisque ces armes sont classifiées par toutes les conventions comme telles. D’ailleurs on a vu un député suisse qui a lancé une motion dans son propre pays pour interdire l’exportation de ces armes en France puisqu’elles sont utilisées contre des citoyens et non pas sur des terrains de guerre.

    Nous ce que l’on dit en tant que soignants, c’est qu’au nom de notre déontologie, en particuliers les articles 2 et 12 du code de déontologie médicale, on est tout à fait légitime pour alerter la population sur une menace de santé publique qu’est cette épidémie de mutilations à répétition que l’on voit tous les samedis. C’est pour cela que l’on prend la parole, pour éveiller la conscience de vos auditeurs sur cette problématique. Il y a plus de 220 blessés graves par l’utilisation de ces armes que sont les lanceurs de balles de défenses, les grenades de désencerclement et même les grenades lacrymogènes. Il y a eu 5 personnes amputées, 24 personnes éborgnées et même un décès suite à un tire de lacrymogène dans le visage.

    David Gozlan : Quand vous dites 220 blessés graves se sont des chiffres que même le ministère reconnait. On n’est pas dans la surenchère d’un côté ou de l’autre ?

    Professeur Thines : Ce n’est pas de la surenchère et je vais même vous dire que ces chiffres sont sous-estimés compte tenu du fichage des manifestants et des pressions politiques qui s’exercent sur les manifestants. Il y a beaucoup de personnes, et j’ai moi-même été contacté sur les réseaux sociaux par un certain nombre de personnes qui étaient blessées, qui n’osent pas se rendre à l’hôpital.

    Ces chiffres sont des chiffres sous-estimés que l’on peut retrouver sur des médias alternatifs comme « Allo place Beauvau » de David Dufresne, et qui sont des chiffres assez concordants qui relèvent les mêmes données. Il y a plus de 2000 manifestants qui ont été blessés, 2 400, et parmi ceux-là 220 blessés par ces armes sublétales pour lesquelles on appelle à leur interdiction au travers de cette pétition des soignants pour un moratoire autour de ces armes moins létales. Ce sont des armes létales en soient et qui sont utilisées à des fins politiques, on l’a bien vu ces derniers mois. Ce qui est inacceptable. En tant que médecins nous sommes scandalisés de voir des concitoyens mutilés chaque semaine.

    David Gozlan : On pourrait être étonné qu’il n’y ait pas plus de blessés graves ou même de morts avec l’utilisation de telles armes. Est-ce qu’avec cette pétition vous avez eu un retour du gouvernement ? Est-ce qu’ils prennent la mesure de ce qu’ils utilisent ?

    Professeur Thines : Quand vous dites qu’il n’y a pas eu tant de blessés que ça …

    David Gozlan : Non, je dis qu’il y aurait pu y avoir beaucoup plus de morts et de blessés graves.

    Professeur Thines : oui mais c’est un chiffre quand même inédit quand on voit qu’il y a eu plus de blessés qu’en Mai 68 pendant ces semaines de manifestations de gilets jaunes. Je pense que c’est quand même assez inédit.

    Pour ce qui est du positionnement de notre gouvernement, on a encore entendu, je dirais malheureusement cette semaine, Monsieur Nuñez qui se félicite de l’usage de ces armes et de la bonne gestion des manifestations par les forces de l’ordre qui sont sous sont commandement. Quand on voit qu’il y a eu plus de 220 blessés graves, plus de 2400 manifestants blessés et plus de 1700 policiers blessés, je ne pense pas que l’on puisse se féliciter et s’enorgueillir d’un tel bilan. Je crois même que dans ces conditions le gouvernement et le ministère de l’Intérieur devraient vraiment se poser des questions sur sa légitimité.

    David Gozlan : Eux ne vous ont toujours pas répondu sur quoi que ce soit ?

    Professeur Thines : J’avais alerté le Défenseur des droits, Monsieur Toubon, qui m’a répondu qu’il prenait en compte ma requête. Maintenant on voit bien que ce soit à l’échelle des armes sublétales, que ce soit à l’échelle du fichage des manifestants, ou puisque l’on est en train de parler de médecine, à l’échelle de la qualité des soins et de la souffrance des soignants à l’hôpital - et on le voit à travers la grève des urgences - on voit bien que notre gouvernement est dans un dénie total, dans une surdité et dans une fuite en avant qui est extrêmement inquiétante.

    David Gozlan: Professeur Thines je vous remercie. On va revenir pendant 20 secondes sur cette actualité : les urgences sont en grèves. Je me tourne vers le Dr Prudhomme qui est un peu au centre de cette bataille. On a un peu halluciné aujourd’hui, jour d’enregistrement de l’émission, puisque l’on a vu des médecins, des infirmières, des aides-soignantes, que l’on est allé chercher chez eux pour combler les trous et manques du fait de cette grève. On en est où ?

    Docteur Prudhomme : on est face à un gouvernement autoritaire qui refuse tout dialogue avec des salariés qui aujourd’hui protestent avant tout contre le fait qu’ils n’arrivent pas à prendre en charge les patients en toute sécurité. C’est quand même grave ! Ils réclament pour eux, mais surtout pour leurs patients. Que l’on est en face un gouvernement autoritaire et qui ne répond pas et bien je trouve cela un peu scandaleux.

    Docteur Marty : Il y a une phrase dans la pétition qui dit que le médecin n’a pas vocation à obéir. Mais c’est valable pour tous les soignants. Dans des circonstances comme celles-ci qui font prendre des risques à la fois aux médecins et aux patients, les médecins et les patients n’ont pas vocation à obéir et leur rôle dans leur indépendance c’est de savoir se lever et dire non. C’est ce que font nos confrères aux urgences et il faut les saluer pour ça.

    David Gozlan : Je vous remercie tous les trois pour cette émission.

    Je vous informe d’une réunion à l’initiative de la Libre Pensée le 11 juin à la Bourse du Travail de Paris, autour du livre sur les gilets jaunes qui vient sortir.

     


    Sous l’égide de la Libre Pensée

    Présentation du livre et débat "Gilets jaunes, pour un nouvel horizon social"

    Mardi 11 juin 2019-De 18H à 21H

    Grande salle Ambroise Croizat

    Bourse du Travail

    3 rue du Château d’eau - 75010 Paris

    (Métro : République)

     

    La Libre Pensée invite les organisations syndicales Force Ouvrière, CGT, FSU, Solidaires à venir et à prendre place dans le débat


     

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  • Les représentants des associations ce mercredi devant la préfecture. Les représentants des associations ce mercredi devant la préfecture. 

    Les représentants d’une quinzaine d’associations humanitaires finistériennes se sont réunis, ce mercredi, devant la préfecture pour dénoncer l’exclusion des personnes étrangères sans-papiers. Une manifestation est annoncée le 12 juin.

    Une nouvelle fois, les associations de défense des droits de l’homme ont critiqué, ce mercredi, la position du préfet du Finistère vis-à-vis des étrangers sans papiers ou en cours de démarche pour être régularisés. « Nous exigeons que soit rétablit le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin », résume Suzy, du Planning Familial 29.

     « Principe fondamental »

    « Nous ne sommes pas là pour évoquer le manque de places d’hébergement mais pour dénoncer le fait que depuis une date assez récente, c’est-à-dire depuis l’arrivée du préfet dans le Finistère, le 115 (le dispositif d’hébergement d’urgence) ne repose plus sur le principe fondamental de l’inconditionnalité, explique les associations. Ce principe veut que toute personne à la rue, sans ressources, en difficulté, puisse solliciter l’aide à l’hébergement de ce dispositif. On peut malheureusement lui répondre qu’il n’y a plus de place, mais on ne peut pas lui répondre qu’elle n’y a pas droit. Or la Direction départementale de la cohésion sociale, sous les ordres du préfet, donne consigne aux gestionnaires du 115 de ne pas résoudre les appels provenant des personnes étrangères sans-papiers ». Ce qui ne va pas sans créer un malaise chez le personnel chargé de cette mission comme l’a montré un mouvement de grève fin mai à Brest. « Dans le Finistère, cette politique est formalisée, mais oralement, précise Olivier de la Ligue des Droits de l’Homme. Il n’y a pas d’écrit ».

    Deux manifestations dans le Finistère

    « Or nous avons affaire à des personnes vulnérables, ce qui conduit à des situations humainement dramatiques », soulignent les militants. Les associations évoquent des sans-abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, des femmes victimes de violences…

    Les associations ajoutent que la préfecture a déjà été condamnée par le tribunal administratif de Rennes. « Elle est attaquable sur ces mesures discriminatoires, ajoute une autre militante. Et que l’on ne nous sorte pas des raisons budgétaires. Nous avons eu récemment une famille azérie, qui était à Plougastel et ensuite a été déplacée à Morlaix, à Quimperlé, à Landivisiau avec à chaque fois des frais de déplacement, d’hébergement ».

    « Nous exigeons que soit rétablît le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin », concluent les associations.

    Deux manifestations sont prévues le mercredi 12 juin à 18 h 30 à Brest, place de la Liberté, et à Quimper, place de la Résistance. 

    Les signataires : Abri côtier urgence femmes de Concarneau, Accueil des réfugiés dans le Cap, Accompagnement des jeunes isolés migrants, Cimade du Finistère, Collectif Aide aux droits des étrangers (Adé-Brest), Collectif aidons les réfugiés Brest, Collectif citoyens solidaires de Cornouaille, Fraternité Douarnenez, Ligue des droits de l’Homme du Finistère, Planning familial 29, Solidarité Côte-des-Légendes, le Temps partagé, Travesias, Zéro personne à la rue, Droit d’asile Quimper…

    Ronan LARVOR

    source: https://www.letelegramme.fr/

     

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  • Gilets jaunes. Prison avec sursis requise contre Éric Drouet (LT.fr-5/06/19-17h20)Éric Drouet, lors des manifestations des gilets jaunes à Paris en février.

    Éric Drouet, figure des gilets jaunes, risque de la prison avec sursis et une amende, selon les réquisitions du procureur ce mercredi.

    Le parquet de Paris a requis mercredi quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende à l’encontre d’Éric Drouet, figure emblématique du mouvement des gilets jaunes, pour avoir participé à une manifestation non déclarée avec une sorte de matraque dans son sac. Le jugement sera rendu le 4 septembre. Le chauffeur routier de 34 ans avait été interpellé dans l’après-midi du samedi 22 décembre, lors de l’acte 6 de ce mouvement inédit, dans le quartier parisien de la Madeleine, au milieu de quelques dizaines de manifestants bloqués dans une rue par les forces de l’ordre.

    Le procureur a demandé qu’il soit reconnu coupable de tout ce qui lui est reproché : « participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations », ainsi que « port d’arme prohibé de catégorie D » -- « un bout de bois » selon la défense, « une matraque en bois » pour l’accusation. Aux yeux du magistrat, Éric Drouet « est volontairement venu avec une matraque », et « quand on vient avec une matraque on est dans une logique de violence ».

    Son avocat plaide la relaxe

    Le prévenu avait dit aux enquêteurs qu’il avait oublié ce bout de bois, « souvenir » de son père, dans le sac à dos qu’il utilise habituellement au travail. « En tant que routier on a tous quelque chose pour se défendre », a-t-il expliqué à l’audience. Le procureur a également pointé une publication sur un groupe Facebook lié à Éric Drouet, « rejoignez-nous ! Besoin d’aide », y voyant « une logique d’affrontement ». « Du début à la fin, il n’y a eu aucune violence » dans ce cortège, a au contraire souligné Éric Drouet. Une vidéo tournée par une manifestante et diffusée à l’audience montre plusieurs dizaines de gilets jaunes immobilisés dans le calme par les forces de l’ordre, jusqu’à ce que celles-ci viennent interpeller Éric Drouet parmi eux.

    Le défenseur du chauffeur routier, Khéops Lara, a plaidé la relaxe. Il a notamment contesté la qualification d’« arme » de ce « bout de bois », un simple « grigri ». Auparavant, l’avocat avait plaidé la nullité des poursuites, estimant qu’Éric Drouet « a été interpellé brutalement, sans motif légitime ni préalable, pendant une manifestation pacifique » et dénonçant « une procédure qui détourne le droit pénal » pour « empêcher les gens de manifester ». Le tribunal se prononcera sur cette requête en nullité au moment de son jugement en septembre.

    Pour l’« organisation » « sans déclaration préalable » de cette manifestation du 22 décembre, ainsi que d’une autre le 2 janvier, il a été condamné le 29 mars à Paris à 2 000 euros d’amende, dont 500 avec sursis. Contestant être un « organisateur » du mouvement et se présentant uniquement comme un « relais », il a fait appel. Cet habitant de Seine-et-Marne fut l’un des initiateurs de la première mobilisation nationale des « gilets jaunes » le 17 novembre en créant sur Facebook l’événement « Blocage national contre la hausse des carburants ». Après plus de six mois de mobilisation, le mouvement peine désormais à rassembler.

    source: https://www.letelegramme.fr/

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  • Gilets jaunes blessés : «Des policiers seront renvoyés en correctionnelle», assure Rémy Heitz (LP.fr-30/05/19-Rémy Heitz, le nouveau procureur de la République de Paris, a été nommé en novembre 2018. Frédéric Dugit

    Dans une interview exclusive au Parisien – Aujourd’hui en France, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, dresse le bilan judiciaire des six mois de mobilisation des Gilets jaunes. Il annonce les premiers résultats des enquêtes visant les forces de l’ordre.

     
    Nommé à la tête du parquet de Paris début novembre, Rémy Heitz a d’emblée été happé par la gestion des débordements en marge des rassemblements des Gilets jaunes. Samedi après samedi, la capitale a connu des pics de violence, imputés aux manifestants, mais aussi parfois aux forces de l’ordre. Critiqué pour la timidité présumée de son parquet à poursuivre les auteurs de violences policières, le procureur assure que personne ne bénéficiera d’une quelconque impunité. Et annonce pour la première fois les suites données aux enquêtes visant les forces de l’ordre.

    Alors que la France s’apprête à vivre l’Acte 29 des Gilets jaunes, quel bilan judiciaire faites-vous de ces six mois de mobilisation ?

    RÉMY HEITZ. Ce mouvement des Gilets jaunes a considérablement mobilisé mon parquet. Certains week-ends, il a fallu réunir jusqu’à 25 magistrats pour faire face à l’afflux de gardes à vue. Plus de 40 audiences supplémentaires ont dû être créées. Ce sont tous les acteurs de la chaîne pénale, dont je veux souligner l’engagement, qui ont dû s’investir dans des conditions inédites : les magistrats, les greffiers, les avocats, les policiers… Sachant que plusieurs dossiers nécessitent des investigations longues, c’est un mouvement qui nous occupera encore pendant de longs mois.

    Qu’en est-il concernant les manifestants ?

    Depuis le début du mouvement le 17 novembre, nous avons recensé 2 907 gardes à vue. En dépit de ce contentieux de masse, nous avons toujours privilégié une approche personnalisée de chaque situation et eu le souci des victimes. 1 304 gardes à vue ont donné lieu à un classement sans suite, soit 44,8 % des dossiers. 1 357 personnes ont en revanche été déférées, dont 515 jugées en comparution immédiate. Pour les autres, nous avons eu recours à tout le panel des réponses pénales : plaider-coupable, convocation ultérieure… Nous avons aussi requis beaucoup d’interdictions de paraître.

    LIRE AUSSI >L’épineux dossier des violences policières

    Il y a quand même un écart important entre le nombre de gardes à vue et les poursuites. Les arrestations n’ont-elles pas été trop massives ?

    Non. Une personne est placée en garde à vue par un officier de police judiciaire lorsqu’il existe des indices laissant supposer la commission d’une infraction. C’est pourquoi je réfute totalement le terme entendu parfois de garde à vue préventive. Il s’agit ensuite d’objectiver. Par exemple, quand des manifestants ont été retrouvés en possession de gants coqués, nous avons cherché à vérifier si c’était bien par volonté d’en découdre avec les forces de l’ordre. Si les éléments ne tenaient pas, les magistrats en ont tiré les conséquences. La moitié des classements se sont soldés par des rappels à la loi, preuve que ces gardes à vue n’étaient pas nécessairement dénuées de fondement.

    Vous avez été très critiqué sur votre circulaire incitant à faire durer les gardes à vue au maximum, même en cas de classement, pour éviter aux militants de participer aux manifestations…

    J’ai mal vécu cette mise en cause, car nous avons toujours agi dans le respect du cadre posé par la loi. Le code de procédure pénale prévoit la possibilité de placer un mis en cause en garde à vue pour « garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser l’infraction ». C’est sur ce fondement que ces consignes ont été données. Je les assume. Je tiens toutefois à souligner, que, contrairement à ce que j’ai pu lire dans certains articles, il n’a jamais été question de maintenir en garde à vue quelqu’un en l’absence d’infraction.

    Plusieurs enquêtes se poursuivent…

    Oui, 30 dossiers ont été confiés à la police judiciaire. Il s’agit des cas les plus graves et complexes : les agressions de forces de l’ordre, les pillages d’enseignes de luxe ou le saccage de l’Arc de Triomphe… Certains dossiers remontent au 24 novembre : l’attaque des magasins Givenchy et Dior, les violences contre un commandant de police blessé à l’œil… Les investigations sont plus longues, il y a notamment un travail important à mener sur la vidéo.

    Et qu’en est-il des dossiers visant les forces de l’ordre ?

    Je veux être très clair : il n’y a aucune volonté de ma part d’éluder ces violences ou de les minimiser. À ce jour, 174 enquêtes ont été ouvertes : 171 confiées à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) et 3 à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). 57 dossiers ont été clôturés et remis à mon parquet qui est en train de les analyser. Je peux d’ores et déjà vous dire que 8 d’entre elles ont justifié l’ouverture d’une information judiciaire, c’est-à-dire que la poursuite des investigations est désormais confiée à des juges d’instruction.

    De quels dossiers s’agit-il ?

    Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais cela concerne par exemple les faits dénoncés par Jérôme Rodrigues le 26 janvier ou bien encore ceux commis dans un restaurant Burger King le 1er décembre. Il s’agit notamment des dossiers où les préjudices sont les plus lourds, avec des infirmités permanentes par exemple, qui datent pour la plupart des premières manifestations de novembre et décembre. Plusieurs dossiers ont trait à l’usage de lanceurs de balle de défense (LBD).

    Quelles décisions seront prises sur les autres dossiers ?

    Toutes ces procédures vont être analysées avec beaucoup d’attention. Il y aura des classements sans suite. Il y aura aussi des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d’ici la fin de l’année.

    LIRE AUSSI >Les regrets du policier qui a blessé Geneviève Legay

    Des poursuites ont-elles déjà été engagées ?

    Non. À ce stade, aucun policier ou gendarme n’a été mis en examen. Un policier a été placé en garde à vue dans une affaire où un manifestant a été blessé et hospitalisé, mais l’enquête est toujours en cours.

    N’y a-t-il pas une différence de traitement entre les Gilets jaunes massivement renvoyés en comparution immédiate et les forces de l’ordre dont l’examen des cas prend plus de temps ?

    Cela tient à la spécificité des violences qui leur sont reprochées et à la complexité des investigations. Il faut resituer les événements dans leur contexte. Depuis six mois, les forces de l’ordre effectuent des missions extrêmement difficiles. Elles ont subi de violentes agressions, mais ont su garder leur sang-froid. La République leur doit une reconnaissance toute particulière. Il faut aussi rappeler que les forces de l’ordre peuvent avoir un recours légitime à la force, ce qui n’est pas le cas des manifestants venus pour commettre des violences ou des dégradations. La question est alors de savoir si policiers et gendarmes ont pu parfois faire un usage illégitime ou disproportionné de la force. Cela prend du temps : il faut analyser des heures de vidéos, recueillir des témoignages, identifier les auteurs et évaluer le préjudice des victimes… Mais la justice passera dans ces affaires, comme dans toutes les autres.

    Utiliseriez-vous le terme de violences policières ?

    Je parlerais plutôt de violences illégitimes, car c’est bien la question de la proportionnalité qui est posée.

    L’IGPN, un service de police, est-elle légitime pour enquêter sur ses collègues ?

    J’ai une totale confiance dans l’IGPN. Les enquêteurs de ce service sont réputés pour leur rigueur et leur impartialité.

    Timothée Boutry, Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê

    source: http://m.leparisien.fr/

    (*) C'est une démarche curieuse que celle d'un Procureur de la République de donner un entretien à un journal particulier au lieu de tenir une conférence de presse ouverte à l'ensemble des journaux. Rappelons simplement que la nomination de M Remy Heitz le 8/11/2018 était déjà curieuse et atypique. Selon le Journal du Dimanche "l'Elysée est accusé d'être intervenu dans la nomination de Rémy Heitz. En juillet, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait en effet auditionné trois autres candidats, qui tous été recalés, finalement. Selon Le Monde et Le Canard enchaîné, aucun n'avait satisfait le chef de l'Etat. Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a donc été lancé, irritant le monde de la magistrature."  Le présent entretien est donc a lire avec les précautions d'usage.  la rédaction de l'HR.

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  • Les salariés du 115 sont  en grève. Leur mobilisation est exceptionnelle .Il est important que nous soyons nombreux pour les soutenir car leurs demandes vont dans le sens de ce que demandent toutes les personnes qui , à un moment de leur vie en France , ont besoin d'un toit pour les protéger .

    PIQUE-NIQUE REVENDICATIF

    le Mardi 28 mai à 12h

    devant le siège de l’association AGEHB

    avenue Le Gorgeu (face à la fac de sciences)

     

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  • Depuis 6 mois une répression inédite s’abat sur le mouvement des Gilets Jaunes. A travers les témoignages de blessés, spécialistes et militants, le documentaire inédit de StreetPress décrypte les dérives du maintien de l’ordre.

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  • Les personnels du 115 sont en grève depuis ce lundi matin. Chargés du dossier de réfugiés venus d’Azerbaïdjan, ils protestent contre une procédure qui va à l’encontre de leurs valeurs. La grève est reconduite ce mardi.

    Ils parlent d’une goutte d’eau et de vase. Du dossier de trop. Depuis plusieurs semaines, le 115 doit prendre en charge le dossier d’une famille azéri. La famille Jumshudov, trois enfants de 11 ans, 7 ans et 18 mois, est trimbalée de ville en ville, d’hôtel en hôtel. Après Brest et Morlaix, ils sont actuellement à Quimperlé. La situation est dénoncée par la Ligue des droits de l’Homme. 

    Or, l’Animation et gestion pour l’emploi et hébergement à Brest (Agehb), et son service d’urgence du 115, est chargée de trouver des solutions d’urgence pour cette famille, sur consigne de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS). « On se sent comme un outil de la préfecture pour décourager cette famille », dénonce le collectif du 115, qui ne souhaite pas s’exprimer individuellement. Ils ont donc décidé de planter le piquet de grève pour la journée. Un seul salarié a répondu aux appels du 115, contre trois habituellement.

    Mal-être au travail

    Ils dénoncent une politique qui se systématise depuis cinq ans. « Depuis le début de l’année, on a compté trois cas similaires », affirme l’un des membres du collectif. Un dévoiement de leurs valeurs à leurs yeux. « C’est terrible pour les réfugiés, et cela entraîne un important mal-être au travail », ajoute-t-il.

    Le service d’hébergement d’urgence avait déjà, à plusieurs reprises, refusé de traiter ce dossier azéri. Les cadres de l’association ont donc pris le relais, fait rare. La grève est donc un signe de protestation envers leur direction. « On aimerait qu’elle nous soutienne est qu’elle affirme les valeurs de notre association ».

    Pascal Frotin président de l’Agehb, dit comprendre le mouvement. Mais sans vouloir rentrer dans le détail du dossier, précise que l’association est « un prestataire de services, avec une mission ». « Nous sommes tenus d’appliquer les consignes ».

    Pascal Fortin doit se rendre, ce mardi, à la DDCS, pour discuter de ce dossier. La grève est donc reconduite d’une journée, « pour marquer le coup ».

     

    Source : letelegramme

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  • La parole au Dr Gérald Kierzek, urgentiste à Paris (IO n°553 -semaine 16/05 au 22/05/19)Vous êtes signataire, avec une centaine de médecins, d'un appel condamnant le fichage des Gilets jaunes venus se faire soigner aux urgences après avoir été blessés lors des manifestations. Quels sont les faits ?

    G. K. Début avril, nous recevons pour consigne aux urgences de signaler les Gilets jaunes avec le fichier « SI-VIC » que l'on utilise très exceptionnellement, en cas d'attentat ou de catastrophe sanitaire. J'étais donc très étonné car on ne rentrait pas du tout dans ce cadre. Là, c'est une rupture du secret médical, car cela permet d'identifier des gens comme Gilets jaunes blessés lors d'une manifestation.

    Je le fais savoir par un tweet qui est largement repris. Le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch.le 14 avril, dans un interview à Libération, répond en niant la transmission de données nominatives. Mais quelques jours après, Le Canard enchaîné sort en écrivant: « Il y a des noms. » L’ AP-HP fait alors volte-face en disant: « Il y a peut-être des noms, mais il n’’y a pas de données médicales.. ». Re-enquête du Canard Enchaîné qui publie le fac-similé du fichier qu'il arrive à se procurer. Et l'AP-HP de dire : «Ah ben oui! il y a des noms, il y a peut-être des don-nées médicales, mais c'est de la faute des médecins ... »Et re-volte-face, ils disent: « Ben finalement! c'est lin stagiaire qui aurait rentré des données ... » On voit bien que c' est du n'importe quoi en termes de communication.

    Les faits sont là. Ce fichier existe. Il a été activé avec des consignes qui ont été données par l'AP-HP. Alors après, qui a fait du zèle, qui a fait quoi? C'est tout l'objet de cet appel pour demander une enquête parlementaire, pas une enquête interne, parce que les faits sont extrêmement graves, à savoir la constitution d'un fichage violant le secret médical.

     

    Mais quand on va aux urgences, on prend bien votre nom et votre prénom ...

    G. K. Oui, mais ça s'appelle un dossier médical ! Et ce dossier médical, il est protégé par le secret médical ... Il ne part pas à l' Agence régionale de santé, au ministère de la Santé ou je ne sais où ..; « SI-VIC », c'est un fichier parallèle au dossier médical, qui n'est plus couvert par le secret médical. Dans le cadre des attentats, on comprend bien que c'est pour informer les familles, etc. pour tracer les blessés. C'est interministériel, avec l'lntérieur, les Affaires étrangères, pour des raisons d'enquête et de sécurité évidemment .Tout ça est très encadré. En outre, les malades doivent en être informés. Or,là, à aucun moment, Ils ne l'ont été. Et une manifestation, ce n'est pas un attentat!

     

    Que pensez-vous des événements intervenus à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, en marge de la manifestation du 1er Mai et de l'utilisation qui en a été faite ?

    G. K. Quand je vois, le soir du 1er Mai, «Attaque de La Pitié-Salpêtrière! », je me dis: c'est scandaleux. Évidemment, l'attaque d'un hôpital, c'est scandaleux …

    Sauf que ça me rappelle un événement: Necker, il y a deux ans. On avait dit à l'époque: « Il y a une horde de casseurs voire des syndicalistes, qui ont brisé les vitres et attaqué l'hôpital Necker ... »Mais l'enquête avait montré que c'était juste un type isolé et quand un manifestant lui avait dit qu'il s'agissait d'un hôpital, il avait arrêté immédiatement A l'époque, l'AP-HP avait fait une communication odieuse de récupération.

    Et puis rapidement dans la soirée de ce 1er Mai, des gens de l'AP-HP, qui sont de La Pitié, me donnent des informations: « Ce n'est pas du tout une attaque. » Et donc le 2 mai, je dis: « Prudence avant de parler d'attaque: il y a bien eu une intrusion mais ne sont-ce pas des manifestants qui étaient pourchassés et qui se sont réfugiés dans un hôpital? Et là d’un hôpital qui est la cible, on passe à un hôpital qui devtent refuge, qui est le rôle de l'hôpital " . Alors, quand je regarde avec un peu de recul ce qui s'est passé ce jour-là, je me dis que c'est une nouvelle fois une opération de communication, comme à Necker, et qu'il faut une enquête à ce propos. Qui a poussé le ministre à communiquer comme ça ?
    Qui a donné les informations? Pourquoi la directrice de La Pitié-Salpêtrière ou le directeur de l'AP-HP communiquent sur tous les médias en disant que c'est scandaleux en parlant « d'intrusion gravissime».

    Si on fait le lien avec le fichage, ça aurait arrangé bien du monde qu'un hôpital, ieu hautement symbolique, soit pris pour cible: « Les Gilets jaunes, les casseurs, vous vous rendez compte, ils s'attaquent à un hôpital ... On fait bien de les ficher !».

     

    Une grève se développe dans les services d'accueil des urgences un peu partout dans le pays. Pour quelles raisons?

    G. K. : Il y a la situation dans les urgences, et, si on recule un peu la focale, c'est l'hôpital, c'est la santé en France, c'est-à-dire les soignants… Les services des urgences sont en grève parce que les personnels ont des conditions de travail déplorables, ils n'en peuvent plus, il y a de moins en moins de lits dans les hôpitaux, alors que de plus en plus des malades viennent se faire soigner...

    C'est tout l'hôpital qui est comme ça. On ferme des lits, on ne recrute pas le personnel sufflsant, on le presse en permanence donc.du coup, c'est du harcèlement, les personnels partent et on n’arrive pas à fidéliser les équipes. Et si on recule un peu plus la focale, c'est le système de santé et les soignants qui ne sont plus écoutés dans ce pays. On nous a dit « On fait des économies », et donc mis des gestionnaires à la tête des Agences régionales de santé notamment. Mais si on voulait soigner les gens, on aurait mis des soignants à la tête de ces ARS!

    Que ce soit à l'hôpital ou en médecine libérale, personne n'en peut plus : les généralistes sont débordés, obligés de faire de l'abattage à 25 euros la consultation, avec les pressions des ARS comme: « On va vous subventionner des assistants pour faire 6 malades par heure" !Tout est fait pour harceler et épuiser les soignants et qu'ils n'aient le temps nécessaire pour s'occuper des patients. Ce que l'on voit aux urgences,c'est le débordement de tout un système, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. c'est juste le symptôme d'une maladie qui est en train de devenir très aigüe. On a pu avoir de l'espoir en se disant: « La ministre Buzyn est médecin » etc. Son diagnostic semblait bon, mais là on voit bien que le traitement ne vient pas. Il ne suffit pas de dire qu'on ne ferme pas les hôpitaux, si c'est pour les vider de leur substance en supprimant les services…

    Car j'ai peur que ce soit ça.le plan Santé 2022 : on garde les hôpitaux de proximité. mais en fait, qu'est-ce qu'il y a dans la définition de l'hôpital de proximité ? Même pas de chirurgie!

     

    Source : Informations Ouvrières n°553 (semaine du 16 au 22 mai 2019)

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  •  L'appel des 100-"Un devoir de désobéissance éthique" : 100 médecins contre le fichage des gilets jaunes (lexpress.fr-8/05/19)

    Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel. C'est pourquoi nous refusons le fichage des "Gilets jaunes" blessés arrivant aux urgences. De même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l'hôpital à des fins autres que médicales.  

    Le secret professionnel, pilier ancestral de notre profession, a été institué dans l'intérêt des patients. Il couvre tout ce qui est porté à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession. Il s'agit non seulement de ce qui lui a été confié, mais aussi de ce qu'il a vu, entendu ou compris. Il a l'interdiction de divulguer les informations dont il est dépositaire.  

    L'article 4 (article R.4127-4 du code de la santé publique) de la loi relative aux droits des malades renforce ce secret puisque "toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant". Le non-respect du secret professionnel est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. 

    Patients, imaginez que vous alliez à l'hôpital et que votre présence, votre identité voire des informations médicales ne soient plus confidentielles et immédiatement communiquées à des tiers dans un fichier parallèle à votre dossier médical, fichier dans lequel vous seriez inscrit par exemple en raison de votre appartenance politique, sexuelle, religieuse ou ethnique ?  

    C'est exactement ce qui se passe depuis cinq mois avec le dévoiement de l'utilisation d'un dispositif réservé aux situations sanitaires exceptionnelles nommé SI-VIC et mis en place suite aux attentats de novembre 2015. Selon la CNIL, cette base de données vise à établir "une liste unique des victimes d'attentats pour l'information de leurs proches par la cellule interministérielle d'aide aux victimes" et peut être étendue à des "situations sanitaires exceptionnelles". 

     L'appel des 100-"Un devoir de désobéissance éthique" : 100 médecins contre le fichage des gilets jaunes (lexpress.fr-8/05/19)

    Or, depuis cinq mois, ce dispositif est détourné par l'administration hospitalière et les agences régionales de santé (ARS), notamment l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'ARS Ile-de-France. Les autorités sanitaires enjoignent médecins et équipes soignantes à rentrer dans cette base de données les patients "gilets jaunes", à saisir leurs identités et données médicales mais aussi tout élément d'identification physique pour remonter des informations aux différentes autorités. 

    Pour nous, médecins, l'existence même d'un fichier parallèle renseigné après sélection de nos patients pour n'y entrer que les "gilets jaunes" est parfaitement antidéontologique. Aucune information n'est donnée aux patients sur ce fichage, aucun consentement n'est recueilli. La tenue en temps réel, comme demandée par les autorités, permet une identification et une localisation précise des patients. 

    Nous, médecins, faisons donc face à une injonction irréalisable au regard de notre éthique et de notre déontologie: la violation du secret professionnel au détriment des malades et ce, en dehors de toute dérogation légale. Nous sommes face à l'institutionnalisation d'une dérive inacceptable: le fichage de patients à des fins possibles d'exploitations politiques ou judiciaires. Cette dérive constitue une faute pénalement répréhensible. 

    Les tentatives de communication, de justification et, finalement, de diversion de l'AP-HP et de l'ARS Île-de-France sont autant d'aveux de culpabilité. Pour fuir leurs responsabilités, les autorités sanitaires se défaussent sur nous, soignants. 

    Nous sommes médecins, nous devons aux patients la garantie d'un exercice respectueux des malades, des lois de notre pays, du Code de la Santé Publique, du Code Pénal et la Déontologie de notre profession. 

    Face à des demandes illégales, nous répondons donc par un devoir de "désobéissance éthique". Nous refusons d'obéir à l'Administration. 

    Nous demandons l'ouverture d'une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur l'utilisation dévoyée du logiciel SI-VIC. 

    Nous, médecins, appelons à un arrêt immédiat de l'utilisation du fichier SIVIC pour les mouvements sociaux. Comme l'histoire l'a montré maintes fois, face à l'indigne les médecins n'ont pas vocation à obéir, et ont su résister, parfois au péril de leur vie pour respecter le serment d'Hippocrate dans l'intérêt des patients et des citoyens.  

    Les 100 premiers signataires 

    Ali Benali Sabrina, médecin généraliste, Paris 

    Arvers Philippe, addictologue et tabacologue à Varces, administrateur de la Société francophone de tabacologie, chercheur associé à l'université de Grenoble 

    Attali Fabrice, médecin généraliste, Paris 

    Ballois Maxime, médecin généraliste, Lille 

    Bapt Gérard, député honoraire, ancien président de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le Mediator, ancien membre du CA de l'ANSM 

    Bellhasen Loriane, psychiatre, médecin chef de service du Centre F. Gremy, Paris 

    Bellhasen Mathieu, psychiatre, chef de pôle, cofondateur de Utopsy, Asnières 

    Belmatoug Nadia, interniste à Beaujon, Clichy 

    Ben Kemoun Paule Annick, ophtalmologiste, Baugé 

    Ben Salah Amina, interne en médecine physique et de réadaptation, Paris 

    Bérès Jacques, chirurgien, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, Paris 

    Boukantar Mohamed, médecin généraliste, Paris 

    Calafiore Matthieu, maître de conférence, médecine générale, Lille 

    Canis Michel, chirurgien gynécologue, chef de service démissionnaire, CHU Clermont-Ferrand 

    Chaumeil Franck, médecin généraliste, vice-président de l'UFML, Bordeaux 

    Chemla Patrick, psychiatre médecin chef de secteur, Reims 

    Chevallier Laurent, interniste nutritionniste, Montpellier 

    Choukri Ben Omrane, médecin généraliste, Paris 

    Cremniter Didier, psychiatre des Cellules d'Urgence Médico-Psychologique, Paris 

    Cuq Philippe, chirurgien, président de l'Union des chirurgiens de France, Toulouse 

    Debré Bernard, urologue, ancien ministre, ancien député, conseiller de Paris 

    Delaunay Régis, cardiologue, chef de service, référent médical du Système d'Information Patient, St-Brieuc 

    Delépine Gérard, chirurgien cancérologue, Paris 

    Delépine Nicole, pédiatre cancérologue, Paris 

    Delion Pierre, psychiatre professeur de pédopsychiatre-psychiatrie, Lille 

    Denormandie Philippe, chirurgien, Garches 

    Des Elisabeth, Pneumologue, Cugnaux/Grand Toulouse 

    Deschenau Alice, Psychiatre, cheffe du service Addictions, GH Paul Guiraud, rédactrice en chef de What's up Doc, Villejuif 

    Desruelle Philippe, gynécologue-obstétricien, Strasbourg 

    Druais Pierre-Louis, Président du Collège de la Médecine Générale (CMG), Le Port-Marly 

    Ducassé Jean-Louis, anesthésiste-réanimateur, urgentiste, ancien chef de service du Samu 31, CHU de Toulouse 

    Dupagne Dominique, médecin généraliste, Paris 

    Durand Matthieu, chirurgien urologue, praticien hospitalier universitaire, fondateur de What's up Doc, Nice 

    Emmanuelli Xavier, ancien anesthésiste réanimateur ancien président et co fondateur de médecin sans frontières (prix Nobel de la Paix), président du Samu Social International, Paris 

    Erbstein Jean-Jacques, médecin généraliste, écrivain, Créhange 

    Escat François, chef de service des urgences de la clinique de l'Occitanie, vice-président du syndicat national des urgentistes de l'hospitalisation privée, Toulouse 

    Fraslin Jean-Jacques, médecin généraliste, Bouguenais 

    Frasnier Olivier, urgentiste, groupe hospitalier de Bretagne sud 

    Ghosn Jade, infectiologue, Président de la Société Française de Lutte contre le SIDA, Paris 

    Golse Bernard, professeur émérite de pédopsychiatrie, ancien chef de service à Necker, Paris 

    Grand Alain, épidémiologiste, chef de service, CHU Purpan, Toulouse 

    Grimaldi André, diabétologue, professeur émérite, ancien chef du service de diabétologie de la Pitié-Salpêtrière, Paris 

    Guez Fabien, cardiologue à Ambroise Paré, Boulogne 

    Guy Coichard Christian, médecin de la douleur, membre de la Commission médicale d'établissement AP-HP, Paris 

    Haertig Alain, urologue, professeur, expert judiciaire, membre du Conseil de l'ordre des médecins, Paris 

    Halimi Philippe, radiologue, ancien chef du service de radiologie de l'HEGP, président-fondateur de l'association Jean-Louis Mégnien, Paris 

    Halioua Bruno, dermatologue, président de l'Association des Médecins Israélites de France, Paris 

    Hamon Jean-Paul, médecin généraliste, président de la Fédérations des Médecins de France, Clamart 

    Hauteville Dominique, médecin des hôpitaux, professeur agrégé du val de Grâce, oncologie médicale à Paule-Brousse, Villejuif 

    Hercberg Serge, épidémiologiste, directeur INSERM, Bobigny 

    Hervé Christian, médecin légiste, Président de la Société Française et Francophone d'Ethique Médicale et de l'Académie Internationale Ethique, Médecine et Politiques Publiques, Paris  

    Houpert Alain, radiologue et sénateur de la Côte d'Or, Dijon 

    Humbert Philippe, professeur de dermatologie, Besançon 

    "Jaddo", médecin généraliste, blogueuse, écrivaine 

    Jardry Jean-Pierre, médecin généraliste, administrateur de la Fédération Hospitalière de France, Cannes 

    Jomier Bernard, médecin généraliste, sénateur et conseiller de Paris 

    Kahn-Bensaud Irène, pédiatre, ancienne présidente de l'Ordre des médecins de Paris 

    Kierzek Gérald, urgentiste, Paris 

    Lantieri Laurent, chirurgien plasticien, chef de service, HEGP, Paris 

    Le Goff Jean-Yves, chirurgien viscéral et digestif, Le Blanc Mesnil 

    Legeais Didier, urologue, ancien président du syndicat des médecins de l'Isère et ancien vice-président de l'union des chirurgiens de France, Grenoble 

    Legrand Bertrand, médecin généraliste, fondateur observatoire du tiers payant, Tourcoing 

    Lehmann Christian, médecin généraliste, écrivain, Poissy 

    Libert Arnaud, médecin généraliste, Paris 

    Loeb Emmanuel, psychiatre, pharmacologue, président de "Jeunes médecins", Kremlin-Bicêtre 

    Lowenstein William, addictologue, président de SOS Addictions et ancien membre du bureau du Conseil national du sida, Paris 

    Lugrin Carl, médecin généraliste, Paris 

    Maheu Emmanuel, rhumatologue à l'hôpital Saint-Antoine, Paris 

    Maisonneuve Hervé, spécialiste de l'intégrité scientifique, ancien professeur associé en santé publique à Paris Sud, Paris 

    Marty Jérôme, médecin généraliste, président de l'Union Française pour une Médecine Libre, Fronton 

    Masmejean Emmanuel, chirurgien orthopédique, SOS Mains, HEGP, Paris 

    Masson Jean-Philippe, radiologue, président de la Fédération nationale des médecins radiologues, Carcassonne 

    Meller Stephan, médecin généraliste, Caen 

    Mullner Joachim, psychiatre, Paris 

    Nenninger Thomas, Biologiste, membre de la Commission Nationale de la Biologie médicale, Paris 

    Pelloux Patrick, urgentiste, président de l'Association des Médecins Urgentistes de France, SAMU de Paris, Paris. 

    Pen Loïc, urgentiste, chef de service démissionnaire, Creil 

    Pigement Claude, gastro-entérologue, ancien vice-président du conseil d'administration de l'ANSM, Aubervilliers 

    Pourcher Guillaume, chirurgien de hôpitaux, Académie Nationale de Chirurgie, Paris 

    Privat Alain, neurobiologiste, ancien directeur INSERM, Montpellier 

    Prudhomme Christophe, urgentiste, porte-parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France, Bobigny 

    Renard Gilles, PU-PH, ancien chef de service d'ophtalmologie et directeur scientifique de la Société française d'ophtalmologie, Paris 

    Reynaud Michel, professeur de psychiatrie addictologie, ancien président de la Fédération française d'addictologie et membre de la Conférence nationale de santé, Paris 

    Roche Albert, médecin, président du Crif Bordeaux-Aquitaine (Conseil représentatif des institutions juives de France), Bordeaux 

    Schapiro David, chirurgien ophtalmologiste, membre de la Société française d'ophtalmologie, Paris 

    Son-Forget Joachim, médecin radiologue, député de la circonscription des Français établis en Suisse et au Liechtenstein 

    Slama Marc, chirurgien plasticien, ancien chef de service de chirurgie maxillo-faciale, Paris 

    Slitine Lamia, rhumatologue, Paris 

    Smolski Nicole, anesthésiste-réanimateur, syndicaliste, présidente honoraire d'Action Praticiens Hôpital, Lyon 

    Souciet Anne, médecin de PMI, Paris 

    Spire Bruno, directeur de recherches à l'INSERM, Président d'honneur de AIDES, Marseille 

    Taieb Jonathan, Secrétaire Général, Association des Médecins israélites de France, Paris 

    Tanquerel, Jean-Jacques, médecin département d'information médicale (DIM), Saint-Malo 

    Tartière Suzanne, anesthésiste-réanimateur, ancienne directrice médicale du samu Social, Samu de Paris 

    Thinès Laurent, neurochirurgien, professeur, Besançon 

    Toledano Alain, cancérologue radiothérapeute, président de l'Institut Rafael et du conseil médical de l'Institut d'Oncologie des Hauts de Seine, Neuilly-sur-Seine 

    Tourmente Charlotte, médecin et journaliste, Paris 

    Trivalle Christophe , Gériatre, membre de la Commission médicale d'établissement AP-HP, Villejuif 

    Vallancien Guy, urologue, membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), Paris 

    Varnet Olivier, neurologue, syndicaliste, secrétaire général SMNH-FO, Gonesse 

    Venier Fabrice, urgentiste, Rouen 

    Weill Martine, médecin, journaliste, Paris 

    Yeguiayan Jean-Michel, médecin du travail et urgentiste, Saint-Etienne 

    Zann Michèle, pédopsychiatre chef de pôle et présidente de CME de l'Eps Roger Prévot, Moisselles 

     

    sources: https://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-devoir-de-desobeissance-ethique-100-medecins-contre-le-fichage-des-gilets-jaunes_2076629.html

    & Informations Ouvrières n°553 (semaine du 16 mai au 22  mai 2019)

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