• DZ-Pollutions. « La plage du Ris en grand danger » (LT-28/02/2018)

    DZ-Pollutions. « La plage du Ris en grand danger » (LT-28/02/2018)

    À l'heure où les premières actions du nouveau plan algues vertes se dévoilent, les militants de BDZE avouent leur scepticisme. « Il y a un refus de prendre le problème à la base », estime Jean Hascoët, ici aux côtés d'Odile Bruneau, Martine Chapin et Annie Pigeyre.

     

    « La plage du Ris est en grand danger », alerte Jean Hascoët, président de Baie de Douarnenez environnement (BDZE). En cause, les pollutions bactériologiques et chimiques qui minent ce site depuis des années, résistantes aux plans de lutte qui se succèdent.

    « Les sites dont le classement aura été insuffisant pendant cinq années consécutives à partir de la saison 2013 devront être fermés définitivement ». C'est ce que dit l'Agence régionale de santé (ARS) dans son dernier bilan « Eaux de baignade », consultable en ligne. Deux plages de Guissény, dans le Nord-Finistère, sont d'ores-et-déjà concernées par la mesure. Et cinq autres sont dans le collimateur, affichant quatre années successives en dessous des seuils. Quatre plages du Nord du département (Santec, Plougoulm, Ploudalmézeau et Landuvez), la plage du Ris de Douarnenez figurant l'unique représentante sudiste de ce classement, dont elle se serait passée. « La plage est en grand danger, s'inquiète Jean Hascoët. Si le classement 2018 reste insuffisant ? et je ne vois pas comment cela va s'améliorer ? ce sera la fermeture définitive ». Avec son cortège de conséquences, pour la fréquentation touristique notamment.

    Pollution d'origine animale

    Un rapport a été commandé par la Ville à un laboratoire indépendant en 2017, concernant la qualité des eaux de baignade du Ris, les sources de pollution et les mesures qu'il convient de prendre. Ce rapport est en ligne sur le site de la Ville (à la rubrique Téléchargements). « C'est un rapport très complet, très bien fait », convient Jean Hascoët. Ce rapport pointe les sources de pollution et propose d'agir en priorité sur la principale, d'origine animale, en limitant l'accès des bovins aux cours d'eau et en s'attaquant aux risques de lessivage des épandages de lisiers de porc vers ces cours d'eau. Il faut également contrôler les installations d'assainissement collectif et non collectif aux abords de la plage (une opération est en cours) et sensibiliser le public au ramassage des déjections canines sur la plage.

    Or, une récente prise de position du Parc marin a fait sortir les défenseurs de l'environnement de leurs gonds. Début février, le parc émettait un avis favorable à une demande de dérogation à l'interdiction d'épandre du lisier à moins de 500 m d'une zone conchylicole, en application depuis 2009. La fameuse bande des 500 m. La demande émane d'un éleveur de Telgruc-sur-Mer et concerne des parcelles situées sur le bassin-versant des plages de Trez-Bihan et Trezbellec, en baie (Le Télégramme du 21 février). Neuf associations bretonnes, dont BDZE, viennent de demander au préfet de passer outre cet avis, « en contradiction absolue avec l'objectif de réduction des flux d'azote défini dans le plan algues vertes (PLAV2) ».

    Produire moins et mieux

    En tant que membre de Eau et Rivières de Bretagne, l'association BDZE est représentée dans le comité qui a élaboré ce plan à l'échelle des bassins versants de la baie et qui doit, depuis le 1e r janvier, le mettre en oeuvre, par le biais de l'Établissement public de gestion et d'aménagement de la baie de Douarnenez (Epab). « Ce qui m'est apparu, c'est qu'il y a un refus de prendre le problème à la base, commente Jean Hascoët. C'est-à-dire, de parler de changements de pratiques agricoles. Le PLAV 2, c'est tout de même 40 millions d'euros sur la Bretagne». « On discute beaucoup, on fait beaucoup de réunions au lieu d'avancer »,résume Martine Chapin. « Nous, à Douarnenez, on est énervés par cette impression de blocage, poursuit Jean Hascoët. Et on se rend compte que ceux de nos adhérents qui vivent dans le Porzay, où les éleveurs sont plus présents, hésitent à s'exprimer publiquement. Or, dépenser des millions d'euros pour refaire des berges de cours d'eau et des talus qui continuent à être détruits n'a pas grand sens si les pratiques agricoles ne changent pas, si l'élevage dans son ensemble ne se désintensifie pas, martèle l'écologiste. Il faut produire moins et mieux ! ».

    source: http://www.letelegramme.fr

     

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