• Édition. La Presqu'île de Crozon sous l'Occupation (LT 23/12/2017)

    Le quai Kléber, la « Charcuterie du coin » de Jean-Louis et Louise Hascoët. Au-delà du parapet du Loch, le bistrot de Mme Taniou. (Ccollection Olivier Mantey)
    Le quai Kléber, la « Charcuterie du coin » de Jean-Louis et Louise Hascoët. Au-delà du parapet du Loch, le bistrot de Mme Taniou. (Ccollection Olivier Mantey)

    S'appuyant sur le journal du Brestois Maurice Caradec, écrit de juin 1940 à 1944, Brigitte Charoy publie un ouvrage passionnant sur la vie quotidienne en presqu'île de Crozon sous le joug allemand.

    19 juin 1940. La première kommandantur allemande s'installe à Camaret, à l'Hôtel des Pois. Trois officiers se présentent à l'hôtelière et visitent l'établissement. Ils décident d'installer leur bureau au café de l'hôtel. L'hôtelière réplique : « Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon... ». Si cette femme n'a pas eu gain de cause (« Impossible Madame, c'est la guerre »), Brigitte Charoy en a néanmoins fait le titre de son ouvrage.

    Témoins directs

    Passionnée d'Histoire et autodidacte, elle a rencontré au total près de 80 personnes, dont les souvenirs lui ont permis de restituer fidèlement la période de l'Occupation en presqu'île de Crozon : le ravitaillement à Telgruc ou à Châteaulin, ou encore les départs en bateau pour Brest depuis le Fret. Maurice Caradec, un Brestois et créateur de l'hôtel des Pois (l'actuel centre Apas BTP) de Camaret, constitue le point de départ de sa démarche. Courtier maritime au port de Brest, Maurice Caradec a passé la période de l'Occupation au Véryac'h, à Camaret, y tenant un journal. Il y consignait chaque événement, tout ce dont il était directement témoin. Rédigé de juin 1940 à 1944, ce journal représente près de 26.000 pages.
     
    Il a donc été une source précieuse d'informations pour Brigitte Charoy, qui a pu l'obtenir auprès de sa famille. Elle a également enquêté auprès des personnes évoquées dans le journal, soit des dizaines de témoins directs.

    Détails et anecdotes

    Enfin, son travail de longue haleine (deux ans au total entre les recherches et la rédaction de l'ouvrage) a été complété par des recherches aux Archives départementales. Afin de rassembler ces informations et de les rendre accessibles aux lecteurs, elle a créé un narrateur fictif qui tient un journal et raconte les faits vécus par les Presqu'îliens de l'époque. « Ma grande envie, c'est que ce soit lisible facilement par le plus grand nombre, notamment les jeunes. C'est important qu'ils s'intéressent à cette période et j'ai écrit de manière à ce que cela leur soit accessible. Ce qui m'intéressait dans ce journal de Caradec, c'était les nombreux détails de la vie quotidienne. J'ai pu y relever les événements. Et mon ami Francis Bescou m'a aidé à les relier et à reconstituer des dialogues, grâce à sa mémoire extraordinaire ».

    Pratique
    . « Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon ». de Brigitte Charoy. Prix : 22 €
     
     
    « Quimper-Voisins solidaires. La Ligue des Droits de l'Homme réclame un débat (LT 23/12/2017) Quimperlé-Regroupement des écoles du centre-ville (OF.fr-23/12/2017) »
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