• Emplois aidés. Une décision « hors sol » -1200 manifestants à Quimper (LT.fr 3/09/2017)

    Emplois aidés. Une décision « hors sol » -1200 manifestants à Quimper (LT.fr 3/09/2017)Diwan était très mobilisé.

    Mille deux cents manifestants mobilisés en trois jours pour soutenir les emplois aidés : l'appel de Diwan, relayé et élargi, a fait mouche. La perte d'un emploi, l'arrêt d'un contrat indispensable dans une association, sont plus faciles à comprendre que 150 pages sur les ordonnances. Ce dossier est donc peut-être celui qui ouvre la rentrée sociale.

    Les écoles Diwan étaient au coeur de la manifestation hier matin au pied du Frugy. Relayé par des collectifs associatifs nés à Quimper et Douarnenez ces derniers jours, l'appel à ce rassemblement aura en peu de temps mobilisé nombre d'acteurs différents. Au nom de l'intersyndicale CGT/FO/FSU/Solidaires, Olivier Cuzon a pointé une mesure qui conduit au « licenciement de milliers de personnes, aggravant massivement le chômage et la précarité » et « mettant à mal la cohésion sociale » : « Nous dire que ces emplois aidés coûtent cher, quelle arrogance quand on sait que nombre d'entre eux ont pour finalité une utilité publique. Sept mille cinq cents euros par emploi n'est-ce pas moins élevé que le montant du CICE de 340.000 € par emploi créé, bien souvent au seul profit des entreprises du CAC 40, sans autre résultat que nourrir les dividendes versés aux actionnaires ? ».

    L'exemple de Diwan Morlaix

    Le réseau des écoles Diwan emploie 207 personnes à des postes d'assistant maternel, d'aide à la cantine, pour l'entretien des locaux ou l'accueil en garderie dont 141 emplois aidés. Quatre vingt six de ceux-ci sont gelés à partir de la rentrée ou dans les semaines à venir. La délégation de Diwan Morlaix était, hier, très mobilisée pour sauver le poste de Christelle, assistante maternelle qui se retrouve au chômage lundi. « Nous ne pourrons ouvrir l'école ce lundi », constate un parent d'élève. Un rassemblement devrait avoir lieu devant la sous-préfecture.

     

    Les représentants de Diwan n'ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer la « brutalité » de la mesure vis-à-vis des employés, la « violence » pour les parents bénévoles qui voient leur école « en danger de mort » et le « désarroi » pour les enseignants privés de soutiens essentiels. Sans parler de « l'angoisse » des enfants.

    Incertitudes

    Le cas de Diwan a suscité de l'émotion jusqu'aux ministères. Il pourrait être réglé, mais dans l'immédiat, à la veille de la rentrée, les responsables du réseau n'ont aucune garantie. Même incertitude pour les assistants de vie scolaire, également visés par le gouvernement. « Les chiffres annoncés sont contradictoires, souligne Jean-Marc Tanguy, conseiller municipal quimpérois et spécialiste du handicap. Il y a un flou et je crains que comme les besoins augmentent chaque année, le compte n'y soit pas ».

    « Amateurisme

    C'est ce flou généralisé qui conduit les manifestants à dénoncer « l'amateurisme de la méthode gouvernementale. Nombre de commentaires portaient sur les propos récents des deux députées La République en Marche, Annaïg Le Meur et Liliane Tanguy. Toutes deux ont dit ces derniers jours qu'elles soutenaient la mesure gouvernementale, espérant « des solutions alternatives » aux emplois aidés. « Il y a chez elles une grande méconnaissance de la réalité du terrain, constate Annick qui les a rencontrées. Leurs réponses sur les économies nécessaires et sur la formation tournent en boucle. On est vraiment dans des propos hors sol ». Ce samedi, la manifestation est restée statique et plutôt décontractée. D'autres échéances s'annoncent en septembre, préparées de longue date.

    Ronan LARVOR

    source: http://www.letelegramme.fr

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