• En Grèce,Thomas JACOBI le correspondant de « La Croix » agressé pour la deuxième fois par des néonazis (lacroix.com-20/01/20-19h12)

    En Grèce, le correspondant de « La Croix » agressé pour la deuxième fois par des néonazis  (lacroix.com-20/01/20-19h12)

    Les faits

    Couvrant une manifestation de l’extrême droite hostile à la présence de migrants en Grèce dimanche 19 janvier à Athènes, le journaliste Thomas Jacobi a été violemment agressé. Le gouvernement grec a annoncé l’ouverture d’une enquête.

    C’était dimanche 19 janvier, place Syntagma, devant le parlement grec au cœur d’Athènes. Selon la police, ils étaient 370 manifestants, des sympathisants de l’extrême droite et des membres du parti néonazi Aube Dorée, à manifester contre la présence de migrants en Grèce. « Cela me semble exagéré, ils devaient être environ deux cents sur cette immense place quadrillée par les forces de l’ordre massivement présentes », estime Thomas Jacobi, correspondant de La Croix et de la radio allemande Deusche Welle en Grèce, violemment agressé pendant la manifestation.

    « Les policiers ont tardé à bouger »

    « J’ai commencé à filmer le rassemblement et j’ai fortuitement capté dans mon champ de vision un groupe d’une dizaine d’hommes qui me fixaient, l’un d’entre eux qui avait le visage découvert s’est empressé de le recouvrir, j’ai compris que j’étais menacé mais c’était trop tard », explique-t-il.

    Le groupe se jette sur lui et le tabasse, puis le laisse, visage ensanglanté, lorsque, enfin, des policiers interviennent. « Les policiers ont tardé à bouger, il a fallu attendre plusieurs minutes l’intervention des forces anti-émeutes, après que des journalistes leur ont demandé d’intervenir », témoigne Thomas Jacobi.

    Thomas Jacobi est devenu une cible du parti d’extrême droite adepte de la violence. Il y a un an, jour pour jour, le 19 janvier 2019, il avait déjà été victime d’une agression similaire.

    Les partisans du parti l’ont identifié. En 2016, Thomas Jacobi avait participé à la réalisation du documentaire « Aube dorée, une affaire personnelle », de la journaliste Angelique Kourounis. Et le même duo poursuit son travail d’enquête en travaillant à un nouveau documentaire « Aube dorée, l’affaire de tous, quelle résistance ? »

    Acquittement requis pour les dirigeants du parti

    Ce n’est pas un hasard, selon Thomas Jacobi, s’ils ont récidivé le 19 janvier 2020. Cette manifestation était la première organisée à l’initiative de l’extrême droite depuis que, dans la phase finale du procès historique des 69 militants d’Aube Dorée, dont 17 anciens députés, la procureure a requis, le 18 décembre dernier, l’acquittement pour leur chef Nikos Michaloliakos et les principaux membres du parti, poursuivis notamment pour « organisation criminelle » et pour le meurtre du rappeur Pavlos Fyssas en 2013.

    « Les avocats de la partie civile ont fait valoir que c’était une invitation aux escadrons de la mort du parti de ressortir dans la rue. Aube dorée s’est senti à nouveau des ailes », fait valoir Thomas Jacobi, plus déterminé que jamais à enquêter, « à occuper l’espace, à surtout ne pas leur abandonner les rues et les lieux publics ».

    Selon lui, nul doute que ses assaillants sont des partisans de ce parti extrémiste. Des personnes ont témoigné les avoir vus, peu avant l’agression, parler avec Ilias Kassidiaris, porte-parole et numéro deux d’Aube dorée.

    Le gouvernement a dénoncé cette « attaque fasciste »

    Si les agresseurs ont pris ses trois téléphones et quelques effets personnels, Thomas Jacobi a réussi à sauver sa petite caméra en s’accroupissant. Sur les images, les agresseurs y sont visibles et reconnaissables. « Une enquête a été ouverte pour les retrouver et les déférer devant la justice », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas, après avoir condamné cette « attaque fasciste ». Des prélèvements ADN ont été faits sur les vêtements de Thomas Jacobi.

    L’association de la presse étrangère de Grèce et l’Association des rédacteurs en chef des quotidiens d’Athènes se sont aussi révoltées contre l’agression et ont dénoncé « les brimades, la brutalité et les comportements provocateurs, ainsi que le ciblage continu des journalistes, par les groupes d’extrême droite. »

    Reporters sans Frontières rappelle de son côté que l’association a « déjà tiré la sonnette d’alarme en dénonçant la multiplication des violences commises par des membres du parti Aube Dorée contre des journalistes, en particulier ceux qui couvrent les questions migratoires ».

    Alors que la Grèce figure au 65e rang du classement mondial de la liberté de la presse, RSF demande aux autorités « de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des journalistes et dissuader les mouvements extrémistes de les agresser ». 

    Marie Verdier

    le 20/01/2020 à 19:12

    source: https://www.la-croix.com/

    « Nantes – Saint-Nazaire. Nouvelle opération « Port mort » trois jours, la semaine prochaine (OF.fr-17/01/20-19h27)Libérez Rol-Tanguy !-parJean-Yves Jouannais (En-Attendant-Nadeau 30/10/2019) »
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