• Ferrand. Du Canard au classement sans suite, retour sur l’affaire en cinq actes (OF.fr-13/10/2017)

    Ferrand. Du Canard au classement sans suite, retour sur l’affaire en cinq actes (OF.fr-13/10/2017)

    Pour Richard Ferrand, la vague Macron n’a pas duré bien longtemps. L’ex-ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, a rapidement été au cœur d’une vive polémique sur des soupçons de favoritisme. Cinq mois de turbulences qui prennent fin ce vendredi avec le classement sans suite de l’affaire par le parquet de Brest.

    1. Le Canard enchaîné porte la charge

    Le 24 mai, Le Canard Enchaîné met en cause le ministre, nommé le 17 mai, pour des tractations immobilières en 2011 impliquant sa compagne. L’hebdomadaire raconte comment les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins.

    L’entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d’une société immobilière appartenant à la compagne du ministre. En plus de bénéficier d’une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184 000 €, la SCI a vu la valeur de ses parts « multipliée par 3 000 » six ans plus tard, selon le Canard.

    M. Ferrand rétorque qu’il s’agissait de « la meilleure offre ». Il précise juste à propos du bref emploi de son fils comme collaborateur parlementaire : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas ».

    2. Le Parisien et Le Monde enfoncent le clou

    Le 24 mai, une source proche du dossier fait savoir que le parquet national financier (PNF) n’est pas compétent « à ce stade » pour ouvrir une enquête. Le 26, le parquet de Brest annonce qu'« en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».

    Le Premier ministre Edouard Philippe affiche sa confiance envers Richard Ferrand et érige les électeurs de sa circonscription de Carhaix-Plouguer, en « juges de paix », tout ministre battu aux législatives devant démissionner.

    Le 29, les Mutuelles de Bretagne assurent que M. Ferrand a agi en « parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d’administration ». Mais, le même jour, Le Parisien publie le témoignage d’un ancien bâtonnier de Brest évoquant un « enfumage » dans cette affaire.

    Le 30, le journal Le Monde assure que M. Ferrand « a fait bénéficier de plusieurs contrats des proches, dont son ex-femme et sa compagne ». Le ministre « réfute » tout mélange des genres et M. Philippe lui renouvelle sa « confiance ».

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    3. Enquête préliminaire ouverte

    La droite et la gauche estiment que le ministre doit démissionner, comme une large majorité de Français selon un sondage Harris Interactive. Le 31 mai, Richard Ferrand assure être « un homme honnête » tandis que le président Macron appelle le gouvernement à la « solidarité » et estime que la presse ne doit « pas devenir juge ».

    Le 1er juin, le procureur de la République de Brest annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire. L’association anticorruption Anticor adresse de son côté au parquet de Brest une plainte contre X sur le fondement du délit d’abus de confiance. Le 6 juin, les Mutuelles de Bretagne sont perquisitionnées.

     

    4. Réélu, Ferrand sort du gouvernement

    Le 19 juin, au lendemain de sa réélection comme député du Finistère, M. Ferrand se voit demander par le président Macron de quitter le gouvernement à la faveur du remaniement pour « briguer la présidence du groupe » parlementaire La République en marche. Il obtient ce poste le 24 juin.

    Le 27 juin, le Canard affirme que Richard Ferrand a embauché en 2000 sa compagne, alors étudiante et âgée de 25 ans, aux Mutuelles de Bretagne pour deux emplois, dont celui de directrice du personnel. L’entourage de M. Ferrand conteste toute illégalité.

    Le 7 juillet, M. Ferrand est interrogé par la police à Rennes, dans l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest. Le 27 juillet, le parquet juge nécessaires « des investigations complémentaires » et indique qu’une « décision sera prise après l’été ».

    5. Le parquet classe sans suite

    Le 13 octobre, le parquet classe l’enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l’action publique s’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie » ne sont elles « pas constituées, faute d’un préjudice avéré ».

    source: https://www.ouest-france.fr

     

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