• Le quai Kléber, la « Charcuterie du coin » de Jean-Louis et Louise Hascoët. Au-delà du parapet du Loch, le bistrot de Mme Taniou. (Ccollection Olivier Mantey)
    Le quai Kléber, la « Charcuterie du coin » de Jean-Louis et Louise Hascoët. Au-delà du parapet du Loch, le bistrot de Mme Taniou. (Ccollection Olivier Mantey)

    S'appuyant sur le journal du Brestois Maurice Caradec, écrit de juin 1940 à 1944, Brigitte Charoy publie un ouvrage passionnant sur la vie quotidienne en presqu'île de Crozon sous le joug allemand.

    19 juin 1940. La première kommandantur allemande s'installe à Camaret, à l'Hôtel des Pois. Trois officiers se présentent à l'hôtelière et visitent l'établissement. Ils décident d'installer leur bureau au café de l'hôtel. L'hôtelière réplique : « Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon... ». Si cette femme n'a pas eu gain de cause (« Impossible Madame, c'est la guerre »), Brigitte Charoy en a néanmoins fait le titre de son ouvrage.

    Témoins directs

    Passionnée d'Histoire et autodidacte, elle a rencontré au total près de 80 personnes, dont les souvenirs lui ont permis de restituer fidèlement la période de l'Occupation en presqu'île de Crozon : le ravitaillement à Telgruc ou à Châteaulin, ou encore les départs en bateau pour Brest depuis le Fret. Maurice Caradec, un Brestois et créateur de l'hôtel des Pois (l'actuel centre Apas BTP) de Camaret, constitue le point de départ de sa démarche. Courtier maritime au port de Brest, Maurice Caradec a passé la période de l'Occupation au Véryac'h, à Camaret, y tenant un journal. Il y consignait chaque événement, tout ce dont il était directement témoin. Rédigé de juin 1940 à 1944, ce journal représente près de 26.000 pages.
     
    Il a donc été une source précieuse d'informations pour Brigitte Charoy, qui a pu l'obtenir auprès de sa famille. Elle a également enquêté auprès des personnes évoquées dans le journal, soit des dizaines de témoins directs.

    Détails et anecdotes

    Enfin, son travail de longue haleine (deux ans au total entre les recherches et la rédaction de l'ouvrage) a été complété par des recherches aux Archives départementales. Afin de rassembler ces informations et de les rendre accessibles aux lecteurs, elle a créé un narrateur fictif qui tient un journal et raconte les faits vécus par les Presqu'îliens de l'époque. « Ma grande envie, c'est que ce soit lisible facilement par le plus grand nombre, notamment les jeunes. C'est important qu'ils s'intéressent à cette période et j'ai écrit de manière à ce que cela leur soit accessible. Ce qui m'intéressait dans ce journal de Caradec, c'était les nombreux détails de la vie quotidienne. J'ai pu y relever les événements. Et mon ami Francis Bescou m'a aidé à les relier et à reconstituer des dialogues, grâce à sa mémoire extraordinaire ».

    Pratique
    . « Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon ». de Brigitte Charoy. Prix : 22 €
     
     
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    Gaston Balliot a réuni sur un même site Internet le combat des sardinières.
    Gaston Balliot a réuni sur un même site Internet le combat des sardinières.

    Un site web sur la Résistance en Pays bigouden a vu le jour voilà un an sous l'impulsion de trois anciens enseignants. Depuis quelques jours, un nouveau site propose de plonger dans l'univers des luttes sociales au temps des conserveries.

    Le travail fourni par trois anciens enseignants autour de la Résistance en Pays bigouden avait permis il y a un peu plus d'un an la mise en ligne d'un site sur le sujet. Depuis Gaston Balliot s'est remis au travail. Il s'est intéressé cette fois-ci aux luttes sociales et plus particulièrement à celles qui au début du XXe siècle ont agité les conserveries de l'Ouest Cornouaille. « Mon attention a été attirée par l'histoire des Pen-Sardins, puis je suis tombé sur l'affiche de Le Quernec consacrée aux luttes sociales en Pays bigouden ». Une affiche bien connue que son auteur avait réalisée pour le compte de l'Union locale CGT de Pont-l'Abbé afin d'annoncer une conférence sur les grandes grèves sardinières de 1926 et 1927. Une problématique qui fait alors écho au projet de réalisation d'un musée de la conserverie à Loctudy. « Je me suis dit qu'il y avait matière à faire quelque chose ».

    Mouvement de moindre ampleur en Pays bigouden

    Militant politique antilibéral, Gaston Balliot a souhaité aborder l'aspect social. Il se plonge alors dans les archives en ligne de la CGT, épluche les sources présentes sur la toile, y trouve écrits divers, photographies et documents. Le site est présenté sous forme de chapitres, dont deux plus importants consacrés à la révolte des sardinières de Douarnenez (1924-1925) et aux grèves dans les ports du Pays bigouden en 1926. « J'ai voulu rassembler le Pays bigouden et Douarnenez pour montrer que c'était la même lutte, le même combat. Ce sont d'abord des luttes de femmes, ce n'est pas banal.
     
    Ce sont aussi des luttes d'émancipation comme à Douarnenez ». Il évoque d'ailleurs le cas de Joséphine Pencalet, cette sardinière qui a été la première femme élue en Bretagne en 1925. En Pays bigouden, le « point de départ, c'est Lesconil », explique Gaston Balliot. Pour étayer son propos il s'est appuyé sur « Les luttes sociales dans la conserverie et le milieu maritime en 1926 et 1927 sur le littoral bigouden », un travail universitaire d'Anne Lebel (1981). « Elles ont essayé de coordonner les luttes avec Loctudy, Pont-l'Abbé mais cela n'a pas pris ». Pour Gaston Balliot ce qui a manqué c'est le soutien. « Il y a eu un manque de solidarité, le mouvement a pris moins d'ampleur en Pays bigouden ».

    Ne pas en faire l'économie

    Le travail fait aussi écho aux chants des sardinières, album de Marie-Aline Lagadic et Klervi Rivière dans lequel les deux Bigoudènes rendent hommage aux luttes des sardinières. Il s'arrête aussi sur le projet de musée qui devrait voir le jour dans l'ancienne conserverie Le Gall, dont l'activité a cessé en 1954. « C'est une bonne initiative qui permettra de témoigner à la fois du passé de Loctudy, du patrimoine industriel, et des conditions sociales de l'époque », assure Gaston Balliot. Qui ne verrait pas d'un mauvais oeil que son travail de collecte désormais en ligne vienne enrichir le projet. « On ne peut pas faire l'économie de cet aspect social sauf à en faire un musée patronal ».

    Pratique
    Le site est consultable à cette adresse : sardinieres.wordpress.com
     
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  • Il y a 20 ans disparaissait Georges Marchais

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  • Concarneau. Un paysan dans l’enfer de la Somme en 1916  (OF.fr-11/11/2017)Christophe Moisan accompagné de son épouse et de ses deux filles à Ros Vras.

    Les lettres envoyées par Christophe Moisan, paysan de Concarneau tué par des éclats d’obus en septembre 1916, ont été conservées. En ce jour de commémoration de l’Armistice de 1918, nous en publions quelques extraits.

    Né à Elliant en 1879, Christophe Moisan vit à Ros Vras, en Beuzec-Conq, à la déclaration de la Première Guerre mondiale. Ses lettres évoquent un homme qui suit les travaux de sa ferme tout en dévoilant sa vie quotidienne et ses craintes au front.« Nous avons fait 25 kilomètres dans l’après-midi avec un chargement complet et les 120 cartouches. On veut faire de nous des jeunes hommes de 20 à 25 ans malgré qu’il y a parmi nous de 40 à 46 ans », souligne-t-il le 3 février 1916.Quelques jours avant le printemps de cette même année, une lettre montre à quel point le soldat du front n’a plus de prise sur son destin. « On commence à penser qu’il n’y aura plus de fin, car tant qu’il y aura de l’argent et du pain, ce n’est pas des hommes qui manqueront encore les premiers. À la fin il ne restera plus personne », augure-t-il.

    « Il n’y a plus d’hommes »

    En juin la sentence tombe, cruelle. « Cette année sera encore bien plus dure car il n’y a plus d’hommes. » Le spectre de l’angoissante saignée n’épargne personne. « Si Jean sera appelé pour passer le conseil de révision il sera pris sûrement car il est un des plus forts de son âge. Ce sera malheureux pour lui car il est encore jeune. Et Pierre il n’a pas encore 17 ans », évoque-t-il à la mi-juin.Le réalisme du soldat brise l’espoir d’une fin de guerre à court terme prévue pour juin 1916. « Si on blague là-bas que la guerre finira au mois de juin, ce sera à souhaiter, mais je crois que c’est pour encourager les civils, pour moi je pense qu’il y en a encore pour 5 ou 6 mois. Je vous dis qu’on est encore à préparer de grandes attaques en face des Anglais. Enfin on peut dire qu’on ne sait rien du tout », avoue-t-il en mai.Et puis surgit cette image quasi surréaliste au terme d’une attaque survenue le 20 juillet. « C’était rigolo de voir deux blessés, un boche et un Français qui venaient en arrière bras dessus, bras dessous. » Dix jours plus tard, le patron de Ros Vras est aux tranchées : « Je ne peux pas vous dire ce qui m’arrivera car c’est terrible d’être sous ces éclats de ferrailles. »Lasses de tant de mois de guerre, les troupes montrent leur mécontentement le 27 août 1916, après dix jours de repos. « Beaucoup ont voulu se révolter, car ce n’est plus une vie. » En première ligne le 28, l’existence de Christophe Moisan est anéantie le 6 septembre, devant Soyécourt, dans la Somme, par des éclats d’obus, pendant la reprise du village de Deniécourt.

    source: https://www.ouest-france.fr

     

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  • Communiqué du 5/11/2017 du PRCF

     

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

     

     

    Imposant afflux militant au meeting du 4 novembre pour écouter, dans une ambiance très combative, les interventions et messages des dirigeants communistes et progressistes venus des cinq continents.

    Du PC portugais aux progressistes indonésiens et coréens en passant par les partis marxistes-léninistes du Mali, d’Italie, d’Espagne, de Grèce, de Palestine, de Syrie, d’Allemagne, de Suède, du Danemark, du Maroc, de Suisse, de Grande-Bretagne, des USA, du Québec, de Pologne, et bien entendu, de Russie et d’Ukraine, - sans oublier les représentants des ambassades cubaine et vénézuélienne, et bien entendu les interventions du PRCF, du CISC et des JRCF (extrêmement actives et… audibles !), les centaines de participants ont pu faire le lien entre les combats passés de Lénine, de Jeanne Labourbe, du Che, de Fidel, de Sankara, ET l’urgente nécessité actuelle de faire renaître un grand Mouvement communiste international de combat et, en France même, un VRAI parti communiste, un parti LENINISTE lié au syndicalisme de classe, un parti oeuvrant pour une France Franchement Insoumise (FFI !) à l’UE-OTAN et au capitalisme.

    Ont assisté au meeting des délégués de la Coordination communiste du Nord-Pas-de-Calais. Présent en tant que sympathisant de la « Grande Révolution d’Octobre », Djordje Kuzmanovic, le responsable international de la France insoumise, a pour sa part salué sur les réseaux sociaux le dynamisme éclatant du « rassemblement internationaliste du PRCF ».

    Le meeting a été suivi d’un spectacle aussi festif que combatif de la Compagnie Jolie Môme.

    Le comité central du PRCF qui s’est tenu dimanche a constaté avec joie « le saut qualitatif franchi depuis quelques mois par le PRCF » ; le CC du PRCF a appelé les militants à être de toutes les luttes, à appeler largement à l’adhésion autour d’eux, à impulser le développement très prometteur des JRCF, pour construire très activement les conditions d’une renaissance de plus en plus urgente du parti communiste, c’est-à-dire d’un grand parti LENINISTE, dans notre pays.

    C’est indispensable pour construire une France Franchement Insoumise à l’UE supranationale, une France en route vers le Frexit progressiste et vers la révolution socialiste dans notre pays. Plus que jamais l’heure est à renforcer le PRCF, dont la belle dynamique militante se confirme de mois en mois.

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Léon LANDINI, Président du PRCF

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Vue de la salle

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Vue de la salle

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Parti Communiste des Peuples d'Espagne

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Worker's Party -Britain

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Parti Communiste Danois

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Progressiste indonésienne

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Justo Rodriguez, le délégué cubain, militant des Jeunesses communistes de Cuba

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Alessio Arena, du Fronte popolare italien

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    vue de la tribune

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Conclusions de Georges GASTAUD, secrétaire National du PRCF

     à l’issue du meeting du 4 novembre 2017 – 100ème anniversaire d’Octobre 1917

     

    Amis et camarades, compagni, companeros y companeras, Genossen, comrades, tavarichi,

     

    Au nom du PRCF, je remercie les participants français et étrangers qui ont soutenu et participé à la totale réussite de ce rassemblement franchement léniniste, qui se situe aux antipodes, non seulement des calomnies fascisantes rebattues depuis un siècle des anticommunistes à l’encontre d’Octobre rouge, mais aussi des pseudo-hommages en trompe-l’œil dont les chevaux de retour de l’anti-léninisme se sont fait une spécialité en France. L’ensemble des interventions de hautes tenues de camarades représentant les communistes des cinq continents démontrent que 100 ans après Octobre, l’élan révolutionnaire est bien là, nécessaire et je veux souligner quelques idées-forces qui rassemblent la plupart des communistes et des progressistes de France et d’ailleurs.

     

    D’abord, il est impossible pour nous Français de préserver et étendre les conquêtes et le potentiel révolutionnaire issus du CNR, du Front populaire, de la Révolution jacobine et des Lumières, sans assumer offensivement l’Octobre rouge qui relança au 20ème siècle, sur des bases prolétariennes, tout l’héritage progressiste de l’humanité.

     

    Camarades, il est impossible aussi de défendre l’avenir, voire la survie de l’humanité au 21ème siècle, si l’on ne dénonce pas le bilan catastrophique de la contre-révolution qui a produit la barbare euro-mondialisation capitaliste. Le défi est clair: l’humanité laborieuse n’a plus le choix désormais, qu’entre un socialisme-communisme retrouvant la voie combative de Lénine, et une agonie de la civilisation programmée par un capitalisme devenu exterministe sur tous les terrains : militaire, économique, culturel, voire linguistique, et environnemental. Comme l’ont toujours dit Fidel et le Che, « Patria o muerte, socialismo o morir » !

    En France chacun peut désormais constater le terrible bilan des dégâts de l’anti-léninisme mutant et de tous ceux qui feignent de critiquer le réformisme mais dénigrent la « matrice léniniste » du et colportent un néo-menchevisme hostile à toute idée de parti d’avant-garde. De Décembre 1995 à ce printemps 2016 face à la Loi Travail, les travailleurs et les jeunes de France ont fait à de multiples reprises la preuve de leur combativité exemplaire : ce qui fait perdre le peuple c’est bien l’absence d’avant garde organisée et le défaut voir le sabotage de toute perspective révolutionnaire. Honte aux états-majors syndicaux qui continuent de fractionner les luttes, qui courtisent les dirigeants jaunes de la CFDT et de la CES, qui par exemple cette automne bloquent l’organisation d’une manifestation nationale de combat qui concrétiserait et impulserait dans la rue le tous ensemble pour stopper l’offensive de Macron-Thatcher ! Honte à ceux qui, usurpant le nom de communistes, préfèrent l’union sans issue des euro-gauches à la perspective révolutionnaire d’une sortie progressiste de l’euro, cette austérité faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres yanquis, dans la visée affichée d’une rupture franche avec le capitalisme.

     

    100 ans après la prise du Palais d’Hiver, intervenue un siècle après la prise de la Bastille, oui Camarades c’est bien en étant franchement léninistes que nous pouvons nous rassembler, avancer et conjuguer la révolution au présent. Oui Camarades, n’ayons pas peur d’être modernes et de refuser de revenir aux méthodes perdantes du 19e siècle pour nous appuyer sur l’expérience de nos victoires, n’ayons pas peur de nous organiser, tous ensemble, et de retrouver l’élan révolutionnaire en étant franchement léninistes pour faire gagner la classe ouvrière et l’Humanité face aux défis du XXIe siècle.

     

    Camarades, être franchement léninistes c’est rejeter l’opportunisme, qui voudrait dissoudre la classe ouvrière dans un front petit-bourgeois, et refuser le sectarisme, qui isole la classe ouvrière, en proposant avec le PRCF un large Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste pour isoler l’oligarchie et promouvoir une France Franchement Insoumiseà l’UE du capital impulsant une dynamique révolutionnaire à l’échelle européenne. Tirant les enseignements victorieux du Congrès de Tour, qui a vu les communistes de France, non pas « remettre la SFIO sur les rails de la lutte des classes », mais rompre tout lien organisationnel avec les réformistes d’alors, nous appelons nos camarades, y compris ceux du PCF, à refuser l’illusion suicidaire d’une « réorientation sociale » de l’UE d’autant que cette illusion accompagne l’idée non moins réformiste que l’on pourrait « du dedans », régénérer un appareil euro-verrouillé qui, depuis des décennies, nous enlise dans cette social-eurocratie bis qui a pour nom « Parti de la gauche européenne » alors que nous pouvons engager une dynamique révolutionnaire en sortant de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.

     

    Camarades, les attaques anti populaires de Macron-MEDEF, Le Pen et l’UE, nous imposent de reconstruire de façon urgente nos outils de combat : notre parti léniniste d’avant-garde, une grande CGT de classe et de masse. Tous ensemble, tendons la main aux communistes qui veulent reconstruire un parti de combat, c’est-à-dire un parti LENINISTE, pour soutenir le syndicalisme de classe et unir notre peuple autour de ses deux drapeaux révolutionnaires, le drapeau rouge des Communards et le drapeau tricolore des Sans Culotte. Camarades, refusons de nous laisser enfermer dans un tête-à-tête perdant avec la direction socialo-dépendante du PCF-PGE : les communistes peuvent s’unir dès maintenant pour agir à l’entrée des entreprises pour les quatre sorties, de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme . Camarades, militons tous ensemble à la convergence des luttes, par exemple en impulsant un temps fort [, national ou décentralisé selon nos forces,] le 29 mai 2017, à l’initiative des communistes, rassemblant toutes les forces syndicales et progressistes qui voudraient s’y associer, pour manifester contre l’UE et la politique de son brutal proconsul patronal, Emmanuel Macron !

     

    Camarades, le ventre de la bête immonde est toujours fécond : Fascisation de l’Europe de l’Est, encerclement euro-atlantique de la Russie et de la Chine, putschs oligarchiques en Amérique latine, martyre des peuples arabes coincés entre l’impérialisme et ses créatures intégristes, prédations de l’impérialisme français en Afrique, folle fuite en avant de Trump vers la guerre d’extermination nucléaire et l’exacerbation criminelle de la crise environnementale qu’aggrave partout la course au profit maximal.  Oui le capitalisme met en péril l’Humanité.

     

    A l’échelle internationale, Camarades,  avec le PRCF, appelons à la renaissance d’un grand Mouvement communiste international, pour faire vivre demain lorsque les choses auront mûri une nouvelle Internationale communiste tirant les enseignements du passé sans rompre le fil rouge des victoires populaires qui nous relie tous de Cuba socialiste à la Révolution chinoise, de Stalingrad à la Résistance, et bien entendu, à Octobre rouge et aux leçons extraordinairement vivaces de Marx, Engels et Lénine. Camarades, révolutionnaires, nous ne pouvons être de ceux qui opposent stérilement, à la manière du trotskisme, les leçons d’Octobre aux innovations d’esprit léniniste qu’apporta le 7ème congrès de l’Internationale Communiste. Oui nous devons adapter les formes du front antifasciste, patriotique et anti-impérialiste à notre époque, où la social-démocratie ancienne et nouvelle porte partout les contre-réformes, de Schröder à Hollande Renzi et Tsipras, sans parler du PSOE qui appuie sans honte le fascisant Rajoy. Mais le contenu de principe du 7ème congrès du Komintern demeure : de même qu’à l’échelle nationale un parti de classe est indispensable pour que la sympathique insoumission populaire au néolibéralisme se mue en franche insoumission à l’UE du capital, de même a-t-on besoin d’un grand Mouvement communiste international pour que renaisse le Front anti-impérialiste mondial, un front indispensable pour stopper la spirale de la guerre et du fascisme et pour défendre l’humanité contre l’exterminisme capitalisme.

     

     

     (Djorge KUZMANOVIC est chargé des questions internationales à La France Insoumise)

     

    Jolie Môme spectacle bouillant pour le centenaire de la Révolution d’Octobre

     

    GRAND SUCCES du MEETING du P.R.C.F. commémorant la REVOLUTION D’OCTOBRE (5/11/2017)

    Ce , c’est la compagnie qui avec son talent et son dynamisme à fait vibrer la fibre révolutionnaire en prenant possession de l’amphi de l’auditorium des Diaconesses.

    Une salle pourtant pas vraiment faites pour les arts vivants mais le défi a été relevé brillamment

    Un spectacle enthousiasment en clôture du principal rassemblement international pour le centenaire de la d’Octobre organisé à Paris par les militants franchement communistes avec le PRCF et les JRCF.

     

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