• Comme chaque 16 juin, depuis dix ans, l’Association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva) du Finistère et des Côtes d’Armor organisait, hier, une cérémonie de commémoration, boulevard Jean Moulin, devant la stèle en mémoire des victimes de l’amiante. L’Addeva, qui a recensé 39 décès en 2017, compte actuellement 1 400 adhérents dans les deux départements. L’association assiste les victimes et aide leurs familles à défendre leurs droits et au montage de dossier de reconnaissance de maladie professionnelle. Gérard Fréchou, président de l’association, déplore toujours le manque de prévention vis-à-vis de ce fléau. Renseignements : Addeva, 6, rue Traverse, à Brest, tél. 02 98 46 91 51.
     
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    La bande dessinée de Kris et Étienne Davodeau, Un homme est mort, adapté en fiction d’animation, réalisée par Olivier Cossu, sera diffusée sur Arte mercredi 13 juin à 22h35, dans le cadre d’une programmation spéciale Festival d’Annecy. La fiction raconte le combat des ouvriers brestois lors des grèves de 1950 et raconte l’arrivée de René Vautier, un cinéaste engagé qui vient filmer les événements.

    https://www.actualitte.com/article/...

    "Un homme est mort" Edouard Mazé, mort le 17 avril 1950

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    Le film d’animation, qui a obtenu le Prix du public au Festival international du cinéma d’animation de Meknès 2018, se concentrera sur l’histoire d’amitié, mais aussi d’amour entre P’tit Zef, un ouvrier, et Paulette, une fille de commerçant qui prend part à la lutte syndicale. Il opérera également une reconstitution de Brest en 3D, au rythme de la musique de Yan Volsy et Pablo Pico.

    On y verra des événements réels comme la mort d’Édouard Mazé et le film de René Vautier rythmé par le poème de Paul Eluard, Gabriel Péri. Grâce à un cinéma ambulant, Vautier a parcouru la Bretagne pour montrer ce témoignage du combat et de la solidarité des ouvriers. La seule pellicule de ce film a malencontreusement été détruite. Les mots du poète, « Un homme est mort qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie », prennent dans ce contexte une dimension bouleversante.

    « Je trouvais qu’il y avait quelque chose de judicieux dans le fait de ramener cette histoire vers une forme animée. Kris, qui a initié le projet de la bande dessinée et l’a écrite avec moi, partageait cette idée. Après avoir remis à la lumière le film de René Vautier en bande dessinée, l’idée de le voir revenir à l’écran qui est son support originel, par le dessin, c’est magnifique, comme une évidence qui assume et valide les formes successives de ce récit » explique Étienne Davodeau qui a réalisé l’univers graphique du film tandis que Kris participait au scénario et à l’adaptation.

    « Gabriel Péri, le poème de Paul Eluard, lu et réinterprété par René Vautier lors des projections de son film sur ces événements de 1950, nous permet de ne jamais oublier le combat de ces hommes luttant contre l’injustice, parfois au péril de leur vie. On aime les villes qui n’ont pas à dire qui elles sont ni d’où elles viennent. Brest n’a pas ce luxe mais a su se relever alors qu’elle avait été mise plus bas que terre, tout comme ses habitants et ses travailleurs » complète Olivier Cossu.

    C’est en meme temps, un hommage à René Vautier 15 01 1928 - 04 01 2015 Une Grande Figure du cinéma militant, un engagement qui n’a jamais failli .

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    http://kebekmac.forumprod.com/un-ho...

    Un homme est mort est d’abord un film de René Vautier sur la mort de l’ouvrier Edouard Mazé, tué à Brest par les gardes mobiles, lors des manifestations et des grèves de 1950. Un commentaire reprenant un poème de Paul Eluard intitulé "Un Homme est mort" accompagne les images. Le film est projeté de nuit sur les lieux pendant près d’un mois. Il est définitivement détruit au cours de la dernière projection dans un ciné-club parisien. Quelques plans tournés à Brest sont utilisés par Robert Ménégoz dans Vivent les dockers (1951, 14 mn) et repris dans Le Chant des fleuves (1954) de Joris Ivens. Condamné pour le tournage du film Afrique 50 en violation du décret Pierre Laval (Ministre des colonies) de 1934, René Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahstein en zone française d’occupation allemande. Il sort en juin 1952. Film détruit L’histoire de "Un homme est mort" retranscrit par Étienne Davodeau et Kris sous forme de bande-dessinée les faits réels qui se sont produits lors des manifestations ouvrières à Brest en 1950. Les personnages sont eux aussi calqués sur des personnes réelles ; notamment René Vautier, réalisateur engagé du film perdu autour duquel tournent les évènements de la BD

    source: http://bellaciao.org

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  • 2014. Réal. E. Le Guillermic et D.Morvan.

    "Éclats d’une libération" documente la libération de la Bretagne en six étapes, d’avril 1944 à mai 1945. Ou comment des témoins, des lieux, des objets transcendent l’anodin et lui confèrent une portée universelle. À l’origine du film, des histoires de famille. Celle du père d’Erwan Le Guillermic celle de Marcel Le Guillermic .

     

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  • Après plusieurs annonces de diffusion reportée, cet épisode de Flash Talk a été enfin diffusé ce dimanche 6 mai à 13 heures sur la chaîne LCP. Présenté par : Sonia Chironi Raphäl Yem. L'enregistrement s'est déroulé à l'Université de Nanterre dans le dispositif spontané et détendu habituel de l'émission

    Prochaines diffusions LCP TNT :

    • Jeudi 17 mai 2018 à 14:15
    • Dimanche 20 mai 2018 à 07:02
    • Lundi 21 mai 2018 à 20:00
    • Vendredi 25 mai 2018 à 02:30
    • Dimanche 27 mai 2018 à 13:00
    • Lundi 28 mai 2018 à 00:00
    • Vendredi 1 juin 2018 à 02:00

    https://drive.google.com/file/d/10qtaY1xGw2NGQYDG3VbOmR93PJFhJol0/view?usp=sharing

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  • Florent Patron, directeur des éditions Locus Solus, Marc Bugeaud, président du festival Penn Ar BD, Roland Michon, auteur de la bande dessinée, et Jean-Luc Le Cam, du pôle universitaire. Florent Patron, directeur des éditions Locus Solus, Marc Bugeaud, président du festival Penn Ar BD, Roland Michon, auteur de la bande dessinée, et Jean-Luc Le Cam, du pôle universitaire.
     
     

    Éditée chez Locus Solus, la bande dessinée « Des graines sous la neige » dévoile le destin d'une communarde visionnaire. Une exposition, actuellement visible au pôle universitaire, est consacrée à Nathalie Le Mel, héroïne brestoise de la Commune.

    « Nathalie Le Mel a passé une dizaine d'années à Quimper où elle a monté, avec son mari, une librairie et un atelier de reliure rue Kéréon. Ils étaient tous les deux ouvriers relieurs de formation. C'était une librairie militante et on y trouvait les premiers penseurs socialistes de l'époque. Ils durent ensuite déplacer leur librairie du quartier des notables à celui plus populaire du Chapeau-Rouge avant d'immigrer à Paris avec leurs trois enfants », relate Roland Michon. « On ne sait pas grand-chose de sa vie à Quimper. Mais quand elle a été faite prisonnière après la Commune en 1871, on a ressorti des rapports de police établis à Quimper où il est dit qu'elle fréquentait des milieux subversifs c'est-à-dire des Républicains. Ils laissent aussi entendre que c'était une femme de mauvaise vie car elle osait sortir sans son mari », poursuit l'auteur, qui s'est appuyé sur des archives et les recherches sur la Commune d'un historien brestois pour le scénario de sa bande dessinée dédiée à une héroïne méconnue, dont le nom a été donné à une impasse à Quimper et à une place à Paris.
     
    Déportée avec Louise Michel

    « À un moment, j'ai pensé en faire un documentaire et puis il y a eu la rencontre avec la dessinatrice Laëtitia Rouxel », précise le réalisateur, qui est d'ailleurs parti du projet d'un cinéaste recherchant des survivants de la commune, dans le Paris de 1914, pour construire son récit. Nathalie Le Mel avait alors 87 ans et s'était remémoré les épisodes de sa vie et de son combat, des grèves aux réunions interdites, des premières revendications féministes à l'insurrection et aux barricades de mars 1871. On y découvre une femme déterminée, dont les convictions l'amèneront notamment à être partie prenante de nombreuses initiatives, comme la création, en 1868, de La Ménagère, première coopérative d'alimentation, et La Marmite un réseau de restaurants coopératifs pour permettre aux ouvriers d'avoir accès à une nourriture saine à un prix décent. Nathalie Mével sera déportée en Nouvelle-Calédonie, avec 148 autres insurgés dont Louise Michel, et s'éteindra à l'âge de 94 ans, en 1915, seule et dans une grande misère matérielle à l'hospice des Incurables d'Ivry-sur-Seine. « J'espère que des étudiants, des historiens pourront s'emparer de ce personnage et poursuivre les recherches », a indiqué Roland Michon lors du vernissage de l'exposition, lundi soir au pôle Pierre-Jakez Hélias, marquant ainsi le premier événement du festival Penn Ar BD qui réunira plus de 50 auteurs en dédicaces, le dimanche 11 mars, au parc des expositions de Penvillers.

    Pratique
    Exposition « Nathalie Le Mel, l'autre héroïne de la Commune (1871) », au pôle P.-J. Hélias jusqu'au 12 mars.
     
     
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  • Le comité de grève de 1924, avec au centre, au premier rang, le maire de...

    Le comité de grève de 1924, avec au centre, au premier rang, le maire de Douarnenez, Daniel Le Flanchec

    Anarchiste issu d’une famille catholique, fondateur du Parti communiste dans le Finistère avant de s’en faire exclure, ancien marin, tatoué et borgne, Daniel Le Flanchec a été maire de Douarnenez pendant quinze ans. Si ce personnage controversé est tombé dans l’oubli, il fut pourtant l’un des hommes politiques bretons les plus marquants de l’entre-deux-guerres.

    « Daniel Le Flanchec sent le soufre, écrit Jean-Michel Le Boulanger, dès la première phrase de la biographie qu’il consacre à l’ancien maire de Douarnenez. Il laisse en cette ville des souvenirs tellement contrastés qu’ils en deviennent suspects. Héros pour certains, salopard pour d’autres, l’évocation de son nom soulève, trop souvent, des silences gênés ». 

    Il reste, en effet, peu de traces aujourd’hui de ce personnage atypique. Né le 2 juillet 1881, à Trédrez, près de Lannion dans les Côtes-du-Nord, Daniel Le Flanchec est le fils d’un menuisier et d’une mère fileuse. Ses parents sont très croyants, son père occupe même le poste de sacristain dans la paroisse de Landerneau, où le couple et ses neuf enfants déménagent quelques mois après sa naissance.

     La mort n’épargne pas la famille catholique : Daniel perd quatre de ses frères et sœurs, ainsi que son père alors qu’il n’a que huit ans. Profondément marqué, il s’éloigne peu à peu de son éducation catholique. Après l’obtention de son certificat d’études, il devient apprenti charpentier et s’enrôle dans la Marine en 1899. À 18 ans, le voilà engagé volontaire pour cinq ans : il embarque sur les navires militaires et vogue vers la mer de Chine, pour participer à la guerre des Boxeurs.

    Naissance d’un anarchiste

    Entre deux campagnes, il fréquente les bistrots de la rue de Siam à Brest, où il perçoit l’effervescence de nouvelles idées socialistes et anarchistes. Il assiste même à un meeting du député du Tarn, un certain Jean Jaurès. Se forgeant une conscience politique, il est de plus en plus réfractaire à l’ordre militaire, et termine son engagement au mitard pour insubordination. 

    Rendu à la vie civile, le corps marqué par de nombreux tatouages, dont le symbole, sur chaque main, signifiant « mort aux vaches », il se marie en 1904 avec la fille d’un cheminot normand. Le couple s’installe à Brest en 1907, date à laquelle Daniel Le Flanchec perd un œil, dans des circonstances inconnues. Employé de mairie, le Breton est considéré comme un agitateur et un révolutionnaire par les services de la Sûreté. Il participe, en effet, à de nombreuses manifestations politiques où il fait entendre sa voix gouailleuse. Il écrit aussi dans des revues anarchistes et prend le parti de la bande à Bonnot, un groupe de braqueurs anarchistes qui défraie la chronique au début des années 1910.

    Fondateur du PCF dans le Finistère 

    Durant la Première Guerre mondiale, Le Flanchec est réformé, du fait de son œil crevé. Profondément antimilitariste, il devient militant socialiste et défend la révolution bolchévique. En 1919, à 39 ans, il divorce et se remarie avec une jeune veuve. Un an plus tard, le militant parcourt le Léon pour appeler à l’adhésion du Parti socialiste à la Troisième Internationale et le brillant orateur, capable de transcender le public, se fait peu à peu un nom. Il est d’ailleurs présent au congrès de Tours, en décembre 1920, qui voit la scission des socialistes et la naissance du Parti communiste français. 

    Daniel Le Flanchec devient même le secrétaire fédéral du PCF pour le Finistère, et se présente aux élections. Il est élu maire de Douarnenez en 1924, à l’âge de 43 ans. La fin de cette année-là est marquée par les grandes grèves dans les usines de conserves. Les ouvriers, qui vivent dans la misère, dénoncent des salaires trop bas. Le conflit s’envenime et de multiples manifestations sont organisées. Le nouveau maire y participe, il est un soutien indéfectible des sardinières et fait parler du conflit jusqu’à Paris, où des souscriptions sont organisées en faveur des grévistes. Le Flanchec devient l’un des personnages incontournables du mouvement ; il accueille de nombreux députés venus soutenir la cause des ouvriers douarnenistes.

    Le héros du peuple 

    Début janvier 1925, alors que le combat est sur le point d’être gagné, un « Jaune » à la solde des patrons d’usines tire sur Le Flanchec. Touché à la gorge, il s’en sort miraculeusement, ce qui renforce encore sa popularité. Il devient le héros des classes opprimées, et des chansons à sa gloire fleurissent dans les ports finistériens et dans tout l’Hexagone. Après cet épisode, Le Flanchec prend à cœur son rôle de maire. Finie la contestation, il devient gestionnaire et lance une politique de grands travaux à Douarnenez. Il fait construire de nombreux logements pour les sans-abri, développe le pavage des rues et l’éclairage public, dote la ville d’une nouvelle mairie et d’une salle des fêtes et lance le chantier d’agrandissement du port. Un programme qui plaît à ses administrés, qui le rééliront largement trois fois de suite, entre 1924 et 1940.

     

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     Une fin tragique

    Daniel Le Flanchec (à droite) posant avec des ouvrières. Le maire de Douarnenez...

    Daniel Le Flanchec (à droite) posant avec des ouvrières. Le maire de Douarnenez était un grand séducteur, mais féministe. Il est l’un des premiers à placer des femmes sur ses listes.

     

    Adulé par les siens, Daniel Le Flanchec commence à déranger les instances nationales du PCF (Parti communiste français). Dès 1930, il en est exclu temporairement. Certains de ses «camarades» dénoncent son clientélisme auprès des marins-pêcheurs et son affairisme. Pire, il n’applique pas à la lettre la politique du parti, ce qui fait grincer des dents à Paris. Mais c’est sa vie privée qui gène le plus. Depuis quelques mois, le maire de Douarnenez fréquente une comtesse, peu de temps après la mort de sa seconde épouse. La belle dame, brestoise d’origine, ex-religieuse et veuve du comte Morice du Lérain, est propriétaire d’un établissement de repos à Roscoff. Le couple détonne dans les rues de Douarnenez, et la femme a une forte influence sur son amant. 

    En 1936, alors que les idées du Front Populaire gagnent l’Hexagone, Le Flanchec autorise la tenue d’un meeting du PSF, un parti d’extrême droite ! Le Breton ne cache pas non plus son amitié avec un autre paria du Parti communiste: Jacques Doriot, ce qui entraîne son exclusion définitive en 1937. Des élections municipales anticipées sont organisées, auxquelles il se présente avec le soutien de la droite, ce qui ne l’empêche pas d’être réélu une nouvelle fois. En 1940, alors que l’armée allemande envahit la Bretagne, il refuse, par bravade, d’enlever le drapeau français du toit de l’hôtel de ville, un acte qui entraîne sa destitution, le 29 juin 1940. Contrairement à Doriot, qui se fourvoie dans la collaboration, Le Flanchec supporte mal l’occupation. En décembre 1941, il insulte des soldats allemands, croisés dans un bar. L’accident aurait pu en rester là si sa compagne n’avait pas tout fait pour l’éliminer: lassée de son Dany, celle-ci cherche à s’en débarrasser en le dénonçant pour détention d’arme. Il est arrêté et condamné à deux ans de prison, avant d’être déporté à Buchenwald en tant que militant communiste. Il y meurt le 11 mars 1944, d’une pneumonie. 

     

    source: http://www.letelegramme.fr

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    Figure majeure du mouvement ouvrier en France et de la résistance, cette féministe décédée en 1982 aura voué son existence au service des plus fragiles. Une nouvelle pétition demande son inhumation au Panthéon. Emmanuel Macron réserve sa réponse. Son destin extraordinaire plaide pour elle.

    "Etre une femme, une ouvrière et venir du Nord, c'est une triple pénalité ! s'enflamme Laurence Dubois, la présidente  des ami.es de Martha Desrumaux. En faisant entrer Martha au Panthéon c'est toute la classe ouvrière que l'on honore !"
     
    Parmi les ouvriers qui ont participé au chantier du Panthéon, au 18ème siècle, beaucoup venaient de la Creuse. Mais aucun ouvrier, à ce jour, homme ou femme,  ne repose dans le prestigieux monument
     
    Parmi les ouvriers qui ont participé au chantier du Panthéon, au 18ème siècle, beaucoup venaient de la Creuse. Mais aucun ouvrier, à ce jour, homme ou femme,  ne repose dans le prestigieux monument
     
    De fait, en examinant le profil des résidents du Panthéon, qui compte cinq femmes (avec Simone Veil) contre 76 "grands hommes", force est de constater qu'il n'y a aucune personnalité issue de la classe ouvrière. On trouve des militaires, des artistes, des politiques, des scientifiques mais aucun prolétaire.

    La France aurait-elle honte de ces ouvriers qui l'ont construite ? "Certes, insiste Laurence Dubois, Martha était cégétiste, communiste , féministe d'avant garde mais aujourd'hui, elle dépasse les clivages ! Elle aura consacré ses forces à défendre et valoriser les anonymes, ceux dont le militantisme et le travail ont aussi contribué au développement des valeurs de notre société. " .

    La pétition instruite par cette présidente passionnée dépasse désormais les 4000 signatures. Et le compteur continue de s'emballer...

    Martha Desrumaux, autodidacte de choc

    Née le 18 octobre 1897 à Comines (Nord), orpheline de son père à neuf ans, elle devient une "petite bonne" dans une famille bourgeoise avant d'intégrer une entreprise textile, dès l'année suivante. Son enfance est confisquée par le monde du travail. Martha Desrumaux  a dix ans. Elle découvre l'extrême dureté du quotidien ouvrier. A 13 ans, elle se syndique à la CGTU, la toute jeune Confédération Générale des Travailleurs qui, devenue CGT, comptera près de 4 millions d'adhérents au début des années 30. 
     
    Carte postale de 1910
    Carte postale de 1910


    En 1917, cette autodidacte de choc organise sa première grève aux usines Hassebroucq. Une victoire. Elle n’a que 20 ans, ne sait ni lire ni écrire, mais cela ne l'empêche pas de signer le protocole d'accord qui signifie l'arrêt du mouvement... et lui construit une solide réputation.

    En 1928, à la suite de son action lors des grèves très dures d’Halluin où l'on refuse  aux ouvriers du textile une augmentation de 50 cts, elle est inculpée, en novembre 1929, de "complot contre la sécurité intérieure de l’État". 
    Le tribunal correctionnel de Lille la condamne le 15 février 1930 à huit jours de prison avec sursis.
     
    Martha Desrumaux, à droite sur la photo, dans un groupe du textile à Lyon, en 1919.
    Martha Desrumaux, à droite sur la photo, dans un groupe du textile à Lyon, en 1919.
     

    La rencontre Martha Desrumaux avec Clara Zetkin


    En 1921, elle adhère au Parti Communiste et apprend à lire et à écrire. En 1927, elle part, seize mois durant, à Moscou à l'Ecole léniniste internationale où l'accueillent les instances féminines du parti bolchevik, les jetnodel. Avant son départ, le comité régional communiste notait à son sujet : " Excellente militante. Dévouée active, excellente agitatrice. Avec une éducation politique plus complète, pourrait rendre de grands services au Parti. Approuve et défend la politique du Parti. Remplit ses fonctions avec conscience et dévouement.".
     
     
    Clara Zetkin (1857-1933)<em>" Le droit de vote sans liberté économique n'est ni plus ni moins qu'un chèque sans provision."</em>
    Clara Zetkin (1857-1933)" Le droit de vote sans liberté économique
    n'est ni plus ni moins qu'un chèque sans provision."

    Outre son futur mari, Louis Manguine, ouvrier métallurgiste, elle y rencontre Clara Zetkin qui a lancé quelques années plus tôt, en 1910, l'idée d'une journée internationale des femmes.
    On peut lire sur son rapport d'évaluation qui conclut son long  séjour : " L’école lui a fait découvrir et lui a révélé le mouvement ouvrier, son histoire et le fond de notre doctrine et tactique de lutte. Elle est enthousiaste et d’un dévouement illimité pour le parti. " et un autre document précise : " Pas bonne pour l’organisation. Bonne pour le travail de masse dans les milieux du textile du Nord. Peut faire du travail dans l’illégalité. Pas de travail spécial. Confiance absolue. "
    A son retour en France, elle devient  la première femme élue au comité central et à la commission féminine du PC . Elle continue d'être de tous les combats sociaux.
    A Paris, on a beau moquer son accent ch'ti et sa grande taille (1,75m), la voici désormais devenue une personnalité solide et respectée au sein de la classe ouvrière.
    En septembre-octobre 1928, elle travaille à l'usine Tiberghien à Tourcoing, où elle organise et dirige avec succès la grève des " dix sous " contre la baisse des salaires décrétée par le patronat du Textile.

    L' organisation des marches de la faim

    Un peu partout en Europe, les mouvements ouvriers organisent  des "marches de la faim". En novembre 1933, entre Lille et Paris, une centaine de sans-emploi font le déplacement. Le parcours se fait en une quinzaine de jours, conduit par Martha Desrumaux et Charles Tillon.
     
    Marthe Desrumaux dans le film "La vie est à nous"
    Marthe Desrumaux dans le film "La vie est à nous"

    Elle apparait dans le film de Jean Renoir "La vie est à nous " (1936) et sera la seule femme membre de la délégation ouvrière chargée de négocier les "accords de Matignon" qui, placés sous l'arbitrage du Président du Conseil Léon Blum, entérinent les conquêtes du Front populaire ( les congés payés, la réduction du temps de travail et l'établissement des conventions collectives.)
    Pour appuyer sur les négociations, Martha est venue avec les fiches de paye des ouvrières du textile du Nord, indicateurs précieux des salaires de misère alors en vigueur.

    Rentrée dans la clandestinité en automne 1939, Martha, qui reste fidèle au Parti Communiste, a perdu tous ses mandats syndicaux après avoir refusé de dénoncer le pacte germano-soviétique, ce traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union  soviétique.
    Réfugiée un temps à Bruxelles, elle réorganise le PCF et revient à Lille le 6 juin 1940 où, à la mi-juillet, avec l'aide de jeunes communistes, elle saccage l’office de la propagande nazie. La voici devenue l'une des principales organisatrices de la Résistance dans le Nord-Pas-de-Calais.
     

    Martha Desrumaux (première personne à gauche sur la photo) à la tribune de l'Union des Jeunes Filles de France)
    Martha Desrumaux (première personne à gauche sur la photo) à la tribune
    de l'Union des Jeunes Filles de France)
     

    L' héroisme des mineurs en juin 1941

    La région est l'enjeu de toutes les attentions allemandes.
    Riche en réserve de charbon, sa production doit impérativement alimenter l'effort de guerre.  Avec le soutien d'autres militants,  dont Auguste Lecoeur et un grand nombre  de femmes, Marthe lance une  grève générale et patriotique fin mai-début juin 1941 et, le 3 juin, l’ensemble du bassin minier est touché.


    Sur les 143 000 mineurs recensés, 100 000 cessent le travail. La répression qui s'ensuit est particulièrement violente. Des dizaines de personnes sont fusillées, 450 sont arrêtées et parmi elles, 244 mineurs sont déportés en Allemagne.
    Cette fronde aura coûté près de 500 000 tonnes tonnes de guerre à l'économie allemande. Mais on traque les meneurs de ce mouvement. Parmi eux, Emilienne Mopty et Martha Desrumeau.  Toutes deux faisaient parties d'une liste d’otages dressée par le préfet Fernand Carles.
     

    Un « <em>block</em> » d'internement du camp de Ravensbrück.
    Un « block » d'internement du camp de Ravensbrück.
    Privatarchiv Norbert Radtke (Wikipédia)

    Ravensbrück

    En fait, Martha est victime d'une mesure mise en place par le régime nazi, la détention de sécurité (Schutzhaft). Elle permet la détention arbitraire d'une personne considérée comme dangereuse pour la sécurité du Reich.
    Elle est arrêtée le 27 août 1941 et déportée, sans jugement, le 28 mars 1942 à Ravensbrück, le camp de concentration réservé aux femmes. Elle se lie avec les déportées antifascistes des pays de l'Est et organise une résistance clandestine dans le camp. Son extême humanité constitue un oxygène vital pour les prisonnières et les enfants internés. 

    Martha après sa libération par la Croix Rouge Danoise
    Martha après sa libération par la Croix Rouge Danoise

    Lili Leignel alors âgée de 11 ans,  se souvient: "  Martha disait : C’est nin possible, des gosses comme ça dans les camps ! Elle négociait auprès de celles qui pouvaient recevoir des colis quelques friandises pour mes petits frères.  ".

    Martha Desrumaux est chargée de vérifier, aux douches, que les détenues n'ont ni poux, ni gale.
    Marie-Claude Vaillant-Couturier se souviendra : "Elle arrivait à parler aux femmes, en dépit de la présence des SS, essayait de les aider à supporter le premier choc et de les avertir de ce qu'il fallait faire pour éviter l'extermination : ne pas se déclarer malade, ne pas montrer ses infirmités pour ne pas recevoir la carte rose, ne pas se dire juive".
    Martha Desrumaux fait la connaissance de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, et de
    Germaine Tillion, grande résistante internée dans le camp, qui constatera que les Françaises sont " les plus détestées et les plus maltraitées dans les usines et dans les ateliers " et qu'elles se trouvent " écartées des postes avantageux et des travaux les moins pénibles ".

    Au sujets de ces années d'épouvante, Marthe laissera un témoignage  :  " Pour ceux qui ont connu la véritable Résistance du maquis (…) il peut paraître vain de parler de “résistance” dans un camp de concentration. Il est vrai que l’immense masse des détenues (…) était amorphe, affaiblie par la sous-alimentation, usée par le travail, minée par la maladie (…). Mais il est certain aussi que de cette masse se dégageait (…) une sorte de bouée qui surnageait et à laquelle les faibles se raccrochaient. Chacune était déjà un embryon de résistance, et c’est leur réunion qui constitua une véritable organisation de résistance. "

    En avril 1945, par l’intermédiaire de la Croix-Rouge, elle est échangée avec 299 autres détenues de Ravensbrück contre 300 femmes SS détenues en France. Elle est  élue maire-adjointe de Lille le 13 mai puis est députée, pour deux mois, à la première Assemblée constituante, le 3 octobre 1945.  Elle décède le mardi 30 novembre 1982, quelques heures après la mort de son mari.


    Martha Desrumaux au Panthéon ? En septembre 2013, le Président Hollande avait reçu le dossier, examiné l'affaire.... sans jamais donner aucune suite à cette demande pourtant soutenue par toute la région Nord.
    Pourquoi un tel mépris silencieux concernant cette femme hors du commun ? L'historien Pierre Outerryck avance une explication :"Elle était femme, ouvrière et n'a pas produit d'écrit. Elle venait elle de province et elle est restée dans l'ombre des médias. Pourtant, ce pays a été bati par des mains d'ouvrier et une partie de notre législation et en particulier ce qu'on appelle "le pacte républicain" a été construit  grâce au concours d'ouvriers."
    Le président Macron, originaire des mêmes terres, saura-t-il s'en souvenir ?

    Martha Desrumaux et son mari vers la fin de leur vie, à Evenos (Var)<br />

 
    Martha Desrumaux et son mari vers la fin de leur vie, à Evenos (Var)
      
    Frantz Vaillant 
     
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    Photo : 2 février 2013, célébration du 70ème anniversaire de la bataille de Stalingrad, à l’initiative du PRCF

     

    EN DÉFENDANT LA PAIX ET LA SOUVERAINETÉ DES PEUPLES, SOYONS DIGNES DES COMBATTANTS DE STALINGRAD !

     

    Il y aura soixante-quinze ans le 2 février 2018, au prix d’un héroïsme de masse, l’Armée rouge dirigée par le pouvoir soviétique et portée par tout un peuple stoppait, puis écrasait l’ « invincible » Wehrmacht à Stalingrad, inversant le cours de l’atroce guerre mondiale provoquée par Hitler. Au prix d’intenses souffrances, et malgré les pratiques exterminatrices employées par les hitlériens contre les peuples russe et biélorusse ainsi que les autres peuples de l’, l’Armée rouge ouvrière et paysanne encerclait et brisait les troupes de choc de l’envahisseur. Contre-attaquant sur tout le front, elle parachevait sa victoire en prenant Berlin et en contraignant Hitler au suicide. Le général de Gaulle, invité à Moscou en décembre 1944, rencontra le régiment Normandie-Niemen, retiré spécialement du front. Il signa le pacte d’assistance franco-soviétique qui permit à la France de retrouver son statut de grande puissance. Plus tard,  lors d’un voyage officiel en juin 1966 au cours d’une réception au Kremlin le général de Gaulle rappela la victoire de l’armée soviétique, il déclara qu’elle assura : « pour une très large part, celle de la France et de nos alliés ».

    Pour tous les Résistants français qui avaient refusé la honte de l’Occupation, de la partition, du pillage et de la fascisation de la France, qu’ils appartinssent à la France libre, aux Francs-Tireurs et Partisans (FTPF et FTP-MOI) ou à d’autres mouvements patriotiques clandestins, l’heure était venue de se regrouper dans le Conseil National de la Résistance sous l’égide de Jean Moulin pour appeler à l’insurrection nationale, participer à la libération du pays à côté de l’ensemble des Alliés et engager la réalisation du magnifique programme politique, économique et social du CNR intitulé Les Jours heureux, grâce auquel fut instauré un système de protection sociale dont nous bénéficions encore tous malgré toutes les attaques incessantes qu’il a subies depuis lors.

    Or 75 ans après l’immense espoir suscité par Stalingrad, par le CNR et par les grandes réformes de la Libération, le film de l’histoire semble tourner à l’envers. Sur le plan social, certains, dont Denis Kessler, appellent cyniquement à « démanteler le programme du CNR » issu du « compromis entre gaullistes et communistes à l’époque où les chars russes étaient à deux étapes du tour de France » propos publiés dans Challenges du 4 octobre 2007. D’autres, sous l’égide d’un camp euro-atlantique qui perd toute mesure, soutiennent à Kiev ou dans les Etats baltes des pouvoirs grossièrement pro-nazis. A l’appel des cercles les plus bellicistes de Washington qui trouvent de sérieux relais dans les capitales européennes dont Paris, certains appellent à renforcer sans cesse les budgets militaires de l’OTAN dans le but de soumettre les peuples russe et biélorusse à une intense pression militaire qui comporte d’immenses risques pour la paix mondiale et pour la sécurité de la France. À Vienne, à Berlin, de francs nostalgiques du Reich investissent le gouvernement autrichien ou le Bundestag. A Varsovie et dans d’autres capitales, les partis communistes sont persécutés alors que les extrémistes de droite paradent sans que l’UE ne s’en émeuve. A l’arrière-plan de ce déferlement réactionnaire, un effarant négationnisme historique antisoviétique et antirusse prétend effacer les sacrifices de l’Armée rouge et met scandaleusement sur le même plan les exterminateurs nazis et l’URSS, qui a pourtant joué le rôle central dans leur défaite.

    C’est pourquoi les signataires de ce texte, citoyens français et autres démocrates résidant sur notre sol, resteront fidèles à la mémoire des héros de Stalingrad, non seulement en rétablissant la vérité sur leur sublime exploit militaire, mais en appelant notre peuple à s’unir au présent contre les guerres impérialistes, contre la fascisation rampante de l’Europe, contre le démantèlement des acquis sociaux du CNR, pour la souveraineté des peuples, pour les libertés démocratiques, le progrès social et la libre coopération entre toutes les nations, notamment entre celles qui vivent entre l’Atlantique et l’Oural.

    Les premiers signataires :

    Léon LANDINI, Officier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, Président du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Décoré par l’Union Soviétique ; Pierre PRANCHÈRE, ancien résistant FTPF, ancien député de la Corrèze et député honoraire au PE, ancien membre du comité central du PCF (1964-1990), Institut des sciences sociales, Moscou (1965-1966), coordinateur des commémorations des 65ème et 70ème anniversaires de la victoire de Stalingrad ; Henriette DUBOIS (Nelly dans la Résistance) : d’octobre 43 à la Libération, assura la liaison de l’Etat-major FTP avec toute la Zone Sud – Légion d’Honneur à titre militaire – Combattante Volontaire de la Résistance ; Georges GASTAUD, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant, philosophe ; Michel DEBRAY, Vice-amiral, ancien président de l’Institut Charles de Gaulle ; François MAIREY, fils de Compagnon de la Libération ; René BARCHI, président honoraire de l’association des vétérans russes (CEI) du régiment Normandie-Niemen ; Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, Paris 7 ; Antoine MANESSIS, secr. PRCF à l’action unitaire (38) fils de Résistants, Grec (EAM-ELAS) et de Résistante Française (FFI Grenoble) ; Robert CHARVIN, doyen honoraire de la Faculté de droit de Nice, essayiste ; Annette MATEU CASADO, fille de Républicains espagnols communistes et résistants, trésorière nationale du PRCF ; Jany SANFELIEU, retraitée de l’Education Nationale, militante communiste (PRCF 89), fille de combattant antifasciste en Espagne et en France  ; Jean-Pierre HEMMEN, vice-président du PRCF, fils de Jean Hemmen, qui fut Commandant responsable politique dans les Brigades Internationales d’Espagne, participa à la création de l’O.S. (Organisation Spéciale du PCF) et fut fusillé en 1942 ; Olivier LONG, universitaire et peintre, Faculté des arts, université Paris 1 panthéon-Sorbonne ; Benoît FOUCAMBERT, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Sylviane RANOUX, membre du Conseil national de l’ANACR – Dordogne ; Jo HERNANDEZ, responsable national de la commission lutte du PRCF ; Didier FELDMANN, cinéaste ; Gilda LANDINI-GUIBERT, professeur agrégée d’histoire ; Marc-Olivier GAVOIS, professeur d’histoire en lycée ; Barbara Y. FLAMAND, écrivain ; Aurélien DJAMENT, mathématicien, militant CGT ; Bernard VITALIS, fils de supplicié par pendaison par la division SS Das Reich, le 9 juin 1944 à Tulle, militant PRCF ; Jean POIRIER, fils de résistant FTP arrêté et déporté – autres parents résistants déportés, défenseur de la mémoire des martyrs de Maillé, militant PRCF ; Gilliatt De STAËRCK, responsable national JRCF, (ouvrier des transports) ; Marie-Catherine DESAULTY, professeur retraitée, membre du CA du MS21 ; Bernard PARQUET, resp. PRCF-94 ; Freddy VISCONTI, militant syndical, militant communiste ; Vincent FlAMENT, PRCF-59, rédacteur en chef d’Initiative communiste ; Paul ESTRADE, fils de Résistant FTP 19, enseignant honoraire, (75) ; Fadi KASSEM, professeur agrégé d’histoire, responsable de la coordination du PRCF en Île-de-France ; Maxime VIVAS, écrivain, journaliste, administrateur du site Le Grand Soir ; Catherine CAZENAVE, professeur de philosophie (06) ; Marie-Claude BERGÉ, professeur d’histoire, membre du comité de rédaction de la revue théorique ETINCELLES ; Yves LETOURNEUR, poète ; Bruno GUIGUE, enseignant ; Marie-France FOVET, secrétaire générale de France-Cuba ; Jacqueline LAVY, Commission Exécutive UL CGT Annecy ; Denis LEMERCIER, maître de conférence retraité ; Danielle GAUTIER, ouvrière de la métallurgie, SYNDICALISTE C.G.T. ; Jean-Marc DEL PERCIO, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Pierre PEUCH, militant associatif Saint-Angel 19200 ; Christophe BREYSACHER, militant du MS21 ; Dejan KUZMANOVIC, ancien responsable de la formation à la Ligue des communistes de Yougoslavie.

    Des personnalités de divers pays se joignent à cet appel :

    Edmilson COSTA, Secrétaire-Général du PCB (Parti communiste Brésilien) ; Anita PRESTES, universitaire brésilienne, fille de Carlos Prestes, dirigeant historique du mouvement communiste brésilien ; Milton PINHEIRO, politologue brésilien et militant communiste brésilien ; Joseph KAYE, militant communiste américain, théoricien marxiste, New-York ; André PARIZEAU, secrétaire général du Parti communiste du Québec, secrétaire national du Comité exécutif central du PCQ, au nom du CC du PC du Québec ; Jean-Pierre DURAND, membre du Comité exécutif central du parti communiste du Québec ; Quim BOIX, secrétaire général de l’UIS (Union Internationale de Syndicats) des Pensionnés et Retraités de la FSM, responsable de la FSM en Espagne (excepté pays Basque) ; Dr Éva RUPPERT, militante allemande de la solidarité ; Jean VAN HEES, responsable du Parti communiste de Belgique (PCB) ; Alessio ARENA, secrétaire national du Fronte Popolare et Guido SALZA, responsable de la commission internationale du FP (Front Populaire Italien) ; Víctor Manuel LUCAS RANZ, secrétaire international du CC du PCPE (Parti  Communiste des Peuples d’Espagne).

     

    POUR  SIGNER LA PETITION EN LIGNE, CLIQUER ICI

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