• Entretien du 4/02/2020 avec Annie Lacroix-Riz, professeur d'histoire contemporaine, à l’université Paris VII. Elle était interrogée au sujet du 75e anniversaire des accords de Yalta, un des piliers de la « légende noire » de l’URSS. Du 4 au 11 février 1945, Joseph Staline, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt se réunirent en Crimée afin d’hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, et de garantir la stabilité du nouvel ordre mondial après la victoire.

    Cet entretien peut être complétée par les éléments suivants :

    ♦ Sur l’URSS et l’« Occident », avant et pendant la guerre :

    « Le rôle de l’URSS dans la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) », mai 2015, http://www.historiographie.info/urssww2mai2015v2.pdf; version courte : https://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/LACROIX_RIZ/12194

    « Qui aidait Hitler? Souvenirs de l’ancien ambassadeur d’URSS en Grande-Bretagne, Ivan Maïski », Le Monde diplomatique, septembre 2014, p. 24, https://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/LACROIX_RIZ/50806

    Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, édition complétée et révisée, 2010, 720 p., passim

    Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, nouvelle édition complétée et révisée, 2010, 679 p., passim

    De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., passim 

    ♦Sur la contribution de la Pologne dirigeante à l’agression allemande, antagonique avec l’actuelle présentation « européenne » et présidentielle :

    https://www.historiographie.info/polognefranceww2mai2015e.pdf

    https://www.historiographie.info/Actes%20P7%20Bons%20et%20mauvais%20%C3%A9trangers%20vus%20de%20l%E2%80%99int%C3%A9rieur.pdf

    Sur ses liens avec l’Église romaine, le Reich et la France,

    Le Vatican, passim; Le Choix de la défaite, index Beck, Pilsudski, Radziwill; De Munich à Vichy, index Beck, Radziwill

     

    source: Annie LACROIX-RIZ

     

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  • 2 février 1943, victoire de l’Armée rouge à Stalingrad contre le nazisme ! IC.fr-Extrait d’un discours de Léon LANDINI, résistant FTP-MOI (Francs tireurs et partisans de la main d’oeuvre immigrée), Président du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) – 2006

    Le 2 février 1943, l’ remporta sur les bords de la Volga une victoire jamais égalée pour la liberté des peuples. Les soviétiques rencontrèrent une résistance fanatique des Hitlériens et de leurs satellites dont une division de SS lettons qui fut détruite dans des combats acharnés. Dans l’offensive et la bataille de Berlin, qui mit un point final à la guerre, l’ perdit 300 000 hommes. Au cours de la grande guerre patriotique, lUnion soviétique compta 27 millions de morts.

    A Stalingrad, l’armée hitlérienne flanquée des armées fascistes de Hongrie, Roumanie, Slovaquie et Italie, y subit une défaite irrémédiable, qui ouvrit, dans l’été 1 943 avec la bataille victorieuse de Koursk, l’ère des offensives généralisées de l’armée soviétique. Ces offensives la conduiront jusqu’à Berlin où le 30 avril 1 945 à 15 heures 30, elle plantera sur le Reichstag le drapeau rouge orné de l’emblème de la faucille et du marteau acculant, vingt minutes plus tard et à quelque distance de là, Hitler au suicide.

    Les soviétiques rencontrèrent une résistance fanatique des Hitlériens et de leurs satellites dont une division de SS lettons qui fut détruite dans des combats acharnés. Dans l’offensive et la bataille de Berlin, qui mit un point final à la guerre, l’Armée rouge perdit 300 000 hommes. Au cours de la grande guerre patriotique, l’ compta 27 millions de morts.

    En ce 2 février 2 006, soixante trois années après la victoire de Stalingrad, nous voulons clamer notre indignation et notre colère contre les héritiers et continuateurs du nazisme et du fascisme, les nostalgiques de Mussolini, de Hitler et de l’Europe allemande antibolchévique qui croient le moment venu de prendre leur revanche sur Stalingrad. Ces fascistes veulent faire interdire le communisme et son emblème, la faucille et le marteau, par l’Europe supranationale (*) où ils tiennent désormais, après l’élargissement à l’Est, le haut du pavé. Ils veulent blanchir les crimes monstrueux de l’hitlérisme et du fascisme et ils espèrent y parvenir en instaurant l’euro-maccarthysme et son cortège de chasse aux sorcières visant à criminaliser le communisme. Ils sont parvenus à saisir, en 2 005, la Commission de Bruxelles d’une demande d’interdiction de l’emblème du communisme, et, le 25 janvier 2 006, le Conseil de l’Europe pour la condamnation du communisme. S’ils ont été mis en échec dans le premier cas, et s’ils n’ont pas obtenu la majorité requise dans le second, il n’en reste pas moins qu’ils vont amplifier leurs efforts car ils ont rassemblé le vote de 99 députés fascistes et néo-munichois, toujours habités par l’ et l’antisoviétisme.

    (*) Ce que craignait et dénonçait Léon Landini, en 2006, est advenu le 19 septembre 2019 !

     

    Indignation générale après le vote révisionniste du Parlement européen, réécrivant l’histoire, réhabilitant le fascisme !

    Il n’y aura donc eu que 4 euro-députés français, courageux et dignes, pour voter contre la résolution révisionniste du Parlement européen, criminalisant le communisme et réhabilitant de facto le nazisme et ses régimes fascistes alliés. Quatre euro-députés de la France Insoumise. Contrairement à d’autres députés verts qui ont également voté contre, les députés EELV se … 

    Lire la suite deIndignation générale après le vote révisionniste du Parlement européen, réécrivant l’histoire, réhabilitant le fascisme !

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  • Libération du camp d’extermination d’Auschwitz : occulter le rôle de l’armée rouge dans la libération du camp c’est abîmer la mémoire des peuples et les désarmer....(IC.fr-27/01/20)Il y a 75 ans, enfonçant la Wehrmacht sur l’ensemble du front oriental, l’ ouvrière et paysanne progressant vers Berlin libérait le camp d’extermination d’ : elle assura aux malheureux très rares survivants, agonisants (la quasi-totalité du camp avait été évacué et les survivants « valides » évacués par les hitlériens dans les « Marches de la Mort »), tout l’appui possible et donna à la découverte des horreurs de la politique d’extermination de l’impérialisme allemand une publicité considérable. Ce fut un symbole majeur du rôle libérateur de l’Armée rouge dans une Pologne ravagée.

    Or les cérémonies prévues à Auschwitz en présence de chefs d’Etat de plusieurs pays « occidentaux » ignoreront sciemment la contribution centrale à la défaite du Troisième Reich de l’U.R.S.S., qui perdit 30 millions des siens durant la Deuxième Guerre mondiale. Or, comme chacun l’a su en 1945 et pendant les décennies suivantes, c’est la victoire militaire de l’ qui a empêché la « solution finale » qui attendait l’ensemble des juifs de la Terre si l’Allemagne hitlérienne venait à gagner la guerre. Scandaleusement, les représentants de la Russie ne sont pas invités à ces cérémonies : ils l’ont été en Israël, où la Pologne a refusé de se rendre, mécontente de voir souligner le rôle des antisémites polonais comme « auxiliaires » de la destruction des juifs. Une fois de plus, l’essentiel pour les dirigeants occidentaux, n’est pas de commémorer le martyre des millions de juifs exterminés par les nazis, ni de rendre hommage aux sacrifices des vainqueurs soviétiques et non-soviétiques du Troisième Reich, mais d’entretenir l’ d’Etat et de cultiver une russophobie revancharde qui n’est pas sans rapport avec les préparatifs militaires de l’OTAN, via notamment des grandes manœuvres imminentes et d’une importance exceptionnelle, à l’encontre de la Russie actuelle, si « dé-soviétisée » soit-elle. Et ce, alors que commence une campagne de la réaction polonaise et lettonne sur « l’occupation » criminelle de l’URSS en 1944-1945.

    Comment ne pas faire le lien entre cette attitude négationniste et le fait que le Parlement européen, toutes tendances confondues hormis les eurodéputés « insoumis » français et les parlementaires communistes grecs et portugais, a voté une résolution honteuse le 19 septembre 2019 : cette motion liberticide renvoie scandaleusement dos à dos (au nom de l’antitotalitarisme qui plus est !) le IIIème Reich génocidaire et son principal vainqueur, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, justifie l’interdiction des partis communistes d’ orientale (Pologne, Pays Balte, Ukraine…), ne dit mot de la présence de nostalgiques revendiqués du fascisme (à l’image du ministre letton de la Défense Artis Pabriks affirmant que « la Waffen SS est la fierté de la Lettonie), violemment antisémites, à la tête de plusieurs pays européens et réclame la proscription des symboles communistes en  !

    Par elle-même, cette résolution est déjà terriblement dangereuse puisque, en amalgamant le nazisme-fascisme au communisme, elle banalise et rehausse le premier – c’est-à-dire la forme la plus barbare prise par le capitalisme-impérialisme au XXème siècle – tout en criminalisant le passé, le présent et l’avenir de tous ceux qui luttent pour l’émancipation sociale de tous les humains, qu’ils se réclament ou non du communisme. Mais le négationnisme qui entoure les cérémonies du 75ème anniversaire est encore pire, s’il est possible, que la résolution du Parlement européen : en effet, en déniant ou en minimisant le rôle joué par l’URSS dans la libération d’Auschwitz, il s’agit de masquer la signification de classe de l’antisémitisme nazi qui, au service des buts criminels de l’impérialisme allemand, assimilait les juifs aux marxistes, aux communistes et à l’URSS (c’était le fantasme sanglant du « judéo-bolchevisme »). Et ce faisant, ce négationnisme antisoviétique obsédant désarme les citoyens des pays européens face aux résurgences de plus en plus nombreuses du nazisme-fascisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie et du racisme que nourrit, sur fond d’anticommunisme permanent, l’offensive mondiale des forces capitalistes contre les acquis sociaux, l’indépendance des nations, les libertés démocratiques et la paix mondiale. De la sorte, au lieu d’armer les jeunes, contre l’antisémitisme, le fascisme et le racisme, on rend ces derniers totalement incompréhensibles, donc impossibles à combattre rationnellement et politiquement.

    En 1944, signant à Moscou le Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle, le Général de Gaulle déclarait : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Pastichant ce propos sans trahir pour autant la vérité historique, nous ajoutons que la première République socialiste de l’, en écrasant le Troisième Reich, pour l’essentiel par ses propres moyens – a joué le rôle majeur dans la survie des juifs au XXème siècle; ces mêmes citoyens juifs que les classes dominantes d’Europe, favorables à la « collaboration » avec Hitler et au projet de « nouvelle Europe », étaient très majoritairement disposées à laisser exterminer sans rien tenter en leur faveur… pour peu que Hitler se montre capable de débarrasser l’Europe, le monde et la France du mouvement ouvrier révolutionnaire !

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  • À Paris vient d’ouvrir le « Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-Musée Jean-Moulin », à l’emplacement de l’ancien bureau de commandement de la Résistance parisienne, place Denfert-Rochereau. Or, le nom de l’homme qui y organisa l’insurrection contre l’occupant nazi n’apparaît nulle part : Henri Rol-Tanguy. Soixante-quinze ans après son combat, le rôle de cet ouvrier communiste, relégué par le pouvoir gaulliste à la marge du récit national, est de nouveau occulté. Pour En attendant Nadeau, l’écrivain Jean-Yves Jouannais, créateur de l’Encyclopédie des guerres, fait part de sa colère contre cette énième insulte à la mémoire du résistant mort en 2002 et demande réparation.

    Vous venez d’achever, ou d’entamer, heureux, la lecture d’À la recherche du temps perdu. Cela vous a donné envie de vous rendre en pèlerinage à Illiers-Combray. Ce que vous faites. Sur place, vous vous mettez en quête de la maison de Tante Léonie qui abrite le musée Marcel Proust. Vous vous trouvez bientôt, semble-t-il, à la bonne adresse. Là, vous vous entendez dire : « Bienvenue à la Maison Yann Moix. » Vous croyez avoir mal entendu. Non, vous avez bien entendu. L’écrivain y aurait passé ses vacances d’enfance entre 1977 et 1980. Source d’inspiration majeure de son œuvre, cette demeure est devenue naturellement propriété de la Société des Amis de Yann Moix. Vous vous permettez de penser que cela relève du délire. Vous le dites. Il vous est répondu que c’est l’écrivain en personne qui le dit, que cela devrait suffire à moucher votre perplexité. Vous osez demander s’il n’y a pas eu un temps où ce lieu était consacré à la mémoire d’un autre écrivain. « Effectivement, mais plus personne ne lisant Proust, il fallait réactualiser le lieu, accroître son attractivité, le doper en terme de communication. »

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de ParisBrassard du colonel Rol-Tanguy © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Laurent Sully-Jaulmes

    Ce pourrait être là le modeste synopsis d’une fable kafkaïenne sur le mode mineur. Réjouissant, certes, pouvant être traité jusqu’à produire une intrigue distrayante. Mais si vous désirez éprouver ce que recèle de profondément angoissant cette élucubration fantaisiste, je vous invite à la vivre par vous-même. Rien de plus simple. Essayez, par exemple, de vous rendre au musée Rol-Tanguy de la Libération de Paris. Il se trouve place Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement parisien. Pourquoi ce musée ? Simplement parce que la figure du colonel Henri Rol-Tanguy est tout aussi importante, pour le XXe siècle en France, que celle de Marcel Proust.

    Henri Tanguy, né en 1908 à Morlaix, mort en 2002 à Paris, était entré en clandestinité dès octobre 1940. Il allait devenir le responsable des F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans), branche communiste de la résistance armée au sein des F.F.I. Les F.F.I. de la région parisienne dont il devient justement le chef le 1er juin 1944. Il est alors promu lieutenant-colonel et prend à cette occasion son ultime pseudonyme, Rol, du nom d’un officier des Brigades internationales, Théo Rol, tombé en 1938 durant la bataille de l’Èbre. Dès lors, son unique obsession sera la libération de Paris, préparée en liaison avec le Comité d’action militaire du Conseil national de la Résistance et le délégué militaire national du général de Gaulle, Jacques Chaban-Delmas.

    Libérez Rol-Tanguy !-parJean-Yves Jouannais (En-Attendant-Nadeau 30/10/2019)

    Henri Rol-Tanguy © LAPI/Roger-Viollet

    L’avance des Alliés en Normandie donne le signal de l’insurrection. Le 10 août, des grèves éclatent. Le 15, le colonel Rol-Tanguy lance un appel aux forces de l’ordre pour qu’elles se rangent aux côtés des FFI. Le 18 août au matin commencent la grève générale et les premières occupations d’usine. Le soir, une affiche fleurit sur les murs invitant les Parisiens à se joindre aux FFI. Dès le lendemain, la préfecture de police est occupée par des policiers insurgés. Rol-Tanguy les harangue. Le 20 août, l’état-major FFI est installé dans son poste de commandement souterrain de la place Denfert-Rochereau, sous le Lion de Belfort. L’endroit en question est un abri de la défense passive construit en 1935 et destiné à accueillir des services publics en cas de bombardements aériens. Cent marches vous mènent à 20 m sous terre. C’est depuis ces catacombes que le colonel Rol-Tanguy a initié puis commandé l’insurrection de Paris.

    Aussi, à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, pourriez-vous être tenté par la visite du musée Colonel Rol-Tanguy. Or, ce que vous découvrez à l’adresse même du QG du grand résistant, c’est effectivement le musée de la Libération de Paris. Mais ce musée est consacré au général Leclerc et à Jean Moulin. Quant au nom du héros, il a disparu.

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de Paris

    Pourquoi musée Jean Moulin ? Nul ne saurait le dire. Lorsque Paris est libéré, Jean Moulin est mort depuis un an déjà. Pourquoi musée Général Leclerc ? On sait que, le 23 août, les insurgés envoient en mission le commandant Cocteau (« Gallois »), chef d’état-major du colonel Rol-Tanguy, auprès du général Patton pour signaler aux Américains que la moitié de la ville est libérée, mais qu’une offensive militaire permettrait d’accélérer la capitulation de l’ennemi et de sauver bien des vies. Ayant obtenu l’accord de De Gaulle, qui rappelle à Eisenhower sa promesse faite à Alger en décembre 1943 que la libération de Paris serait confiée à une unité française, le général Leclerc force la main aux Américains en donnant l’ordre de marche sur Paris aux éléments de reconnaissance de sa 2e DB. C’est le capitaine Dronne qui franchit les portes d’Italie et d’Orléans le 24 août 1944 à la tête de la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad. Ce sont précisément 18 véhicules, dont 3 chars du 501e RCC qui vont se poster en renfort devant l’Hôtel de Ville, le 24 août à 21 h 22.

    La prétendue libération de Paris par la 2e DB, ce n’est que cela : 3 chars stationnés sur le parvis de l’Hôtel de Ville, le 24 août, en fin de journée. Un symbole fort, assurément nécessaire, mais un mouvement tactique mineur. À ce moment-là, les 9/10e de la capitale ont été libérés par sa population et par les 100 000 hommes en armes sous les ordres du colonel Rol-Tanguy. Ce dernier assiste dans la foulée à la signature de l’acte de reddition sans condition des forces allemandes du général von Choltitz et en contresigne lui-même un des exemplaires. On connaît la suite, peu glorieuse, voire infamante. À savoir comment les généraux de Gaulle et Leclerc de Hauteclocque, pleins de mépris et de défiance à l’égard de ce communiste, vont s’employer à le chasser de l’histoire. Ce qu’ils parviendront à faire. Ce pathétique musée de la place Denfert-Rochereau en est la preuve.

    Henri Rol-Tanguy occulté par le Musée de la Libération de Paris© D. R.

    Précisons le caractère scandaleux de l’affaire. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de retirer quelque once de gloire à la postérité légitime accordée au maréchal Leclerc. Ni, d’ailleurs, dans l’autre sens, de transmuer Rol-Tanguy en demi-dieu légendaire. Mais bien de demander des explications, voire des réparations, quant à la manière dont on a désiré insulter un homme en oblitérant sa mémoire sous le poids d’autres récits, d’autres biographies, d’autres destins. On ne peut impunément caviarder les plaques mortuaires et faire mentir les tombes. Après la mort de Henri Tanguy, un homme s’est attaché à rallumer cette flamme qu’avec tant d’empressement, et si unanimement, on avait voulu voir s’éteindre. L’astrophysicien Jean-Pierre Bibring s’est battu longtemps pour qu’au moins un bout de rue lui soit dédié. En 2004, on lui fit l’aumône d’une quarantaine de mètres de trottoir, au milieu de la place Denfert-Rochereau, baptisés pompeusement « avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy ». Une quarantaine de mètres, parce qu’il est difficile d’être plus précis, cette voie n’ayant ni début, ni fin, ne desservant aucune adresse. Personne n’habitera jamais avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy. Une autre version du magnifique Bécon-les-Bruyères, publié par Emmanuel Bove en 1927. La plus petite avenue du monde comme suspendue, fantomatique, dans le vide d’une place parisienne. Un moignon de notoriété emmanché au bout des 1 235 m de l’avenue du Général-Leclerc, qui fut ainsi baptisée, quant à elle, dès 1948, quelques mois après la disparition de Leclerc.

    Le QG souterrain du chef des FFI est aujourd’hui comme la crypte d’un temple désanctuarisé, un temple dédié au culte oublié d’une divinité archaïque sur les fondations duquel on a bâti une chapelle pimpante et moderne. S’y trouve célébrée une religion plus touristique, à la liturgie simplifiée et mensongère. Mais je veux croire que ce mensonge est davantage tributaire de la bêtise que de la malversation. Il existe dans le vaste corpus des littératures nombre de textes dont personne, jamais, ne sut percer le secret et dont le sens fut dès leur origine mystérieux, hermétique, peut-être, à l’entendement de leur auteur même. Ainsi le Carmen Saliare, incantation propre aux Saliens, l’une des confréries sacrées instituées par Numa Pompilius. Les auteurs latins classiques, Horace le premier, reconnaissaient déjà en effet n’en pas saisir le sens. Quintillien, quant à lui, dans son Institution oratoire, prétend que les Saliens eux-mêmes n’entendaient rien à ce texte. Ils l’auraient adopté comme par distraction. Je veux croire que d’intituler « Musée Général Leclerc et Musée Jean Moulin » ce qui ne peut être que le « Musée Rol-Tanguy » est le fruit d’une inadvertance de cette sorte. Étourderie qui a l’avantage de pouvoir être corrigée aussi rapidement qu’aisément. Si ce n’était pas le cas, il faudrait sérieusement songer à corriger l’imbécile accroche publicitaire qui apparaît, triomphale, sur le site de ce Musée de la Libération de Paris-Général Leclerc-Jean Moulin : « Ils ont fait l’histoire, nous vous la racontons. »

    Jean-Yves Jouannais

    https://www.en-attendant-nadeau.fr/

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  • Anne Guillou à la rencontre des Lanvénécois (OF-22/11/19)

    Entretien

    Mardi soir, l’Université populaire du pays d’Iroise (UPPI) organisait, à Ti Lanvenec, une soirée-débat sur Nathalie Le Mel, Brestoise et figure incontournable de la Commune de Paris.

    Pour animer la conférence et faire découvrir cette femme engagée, l’UPPI a fait appel à Anne Guillou. Cette universitaire, originaire de Guiclan, a, entre 1966 et 1976, fait des recherches au Bénin, puis à l’Université de Madagascar, sur la condition de vie des femmes.

    De retour en France en 1976, elle est nommée au département de sociologie de l’Université de Nantes. En 1987, grâce à sa thèse sur « Les femmes, la Terre, l’argent », elle devient Docteur d’État de sociologie. Anne Guillou aiguille alors ses recherches vers la sociologie rurale, particulièrement sur les femmes et les rapports sociaux en milieu rural.

    Nommée à Brest en 1991, elle crée le département de sociologie à l’Université de Bretagne occidentale (UBO). Elle y exerce jusqu’en 2003 et son départ en retraite. De 1994 à 2013, elle anime le centre culturel de Luzec et se consacre à l’écriture de romans. Son 23e, Une embuscade dans les Aurès, est sorti en 2018.

    Anne Guillou, chevalier de l’ordre national du Mérite et officier de l’ordre des Palmes académiques, vit désormais à Morlaix.

    Vous avez répondu favorablement à l’UPPI pour cette conférence. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

    J’essaie de partager au mieux mes connaissances, c’est important d’évoquer des figures historiques, qui plus est locales. Des personnages qui ont beaucoup apporté aux Français et à leur histoire.

    Que représente Nathalie Le Mel pour vous ?

    Il faut parler d’elle, elle n’a pas laissé d’écrits et la mémoire collective l’a oubliée. Pourtant, cette Brestoise fut l’une des figures de la Commune de Paris. Elle ne fera jamais de concession à ce qu’elle estime juste.

    Quand avez-vous commencé à écrire ?

    Mon premier livre, Corps utile, corps fertile, est sur l’Afrique. En 1982, je suis retournée quatre mois au Bénin, et j’ai écrit les résultats de mon enquête sur les femmes de ce pays.

    Parmi les vingt-trois livres que vous avez écrits, le dernier est plus personnel…

    C’est une partie de ma vie. J’étais institutrice à Landivisiau et fiancée à Raymond Messager, fils de paysans de Guiclan. C’était un jeune officier, et début septembre 1960, il est affecté au poste militaire de T’Kout, dans les Aurès (N.D.L.R : en Algérie). Pendant son voyage aller, Raymond tombe dans une embuscade tendue par les rebelles et il y a laissé sa vie. C’est en partie un récit autobiographique, où j’essaie de donner un nouvel éclairage documenté sur ce conflit, qu’aujourd’hui encore certains préfèrent ne pas aborder.

    Une embuscade dans les Aurès, aux éditions Skol Vreizh. Anne Guillou a, lors de son passage, offert des livres dédicacés à la bibliothèque de Locmaria.

    Ouest-France du 22/11/2019

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  • 1989 – 2019, il y a 30 ans, l’ de l’Ouest annexé l’ de l’Est. Cette date anniversaire donne à nouveau lieu à un déferlement de propagande anticommuniste, qui n’a rien à envier au totalitarisme maccarthyste qui n’a jamais cessé, même après la fin du socialisme dans les pays de l’Est.

    Le PRCF à cette occasion et alors que l’Union Européenne pousse dangereusement les feux de la fascisation en réhabilitant le nazisme et les régimes fascistes et en criminalisant le communisme, appelle à la prise de conscience de tous les antifascistes. Un appel à l’action, avec l’invitation à participer à la manifestation antifasciste et contre l’anticommunisme organisée à Paris ce  à 14H.

    Une pétition est également lancée, à l’initiative d’un large collectif antifasciste de personnalités, communistes, républicains, gaulliste, à signer en ligne en cliquant ici.

     

    Communiqué du PRCF à l’occasion du 30e anniversaire de la fin de la 

    9 novembre : contre l’euro- débridé, les vrais antifascistes défendent les libertés de tous devant l’ambassade parisienne du fascisant régime polonais !

    Le 30ème anniversaire du 9 novembre 1989 donne lieu à une campagne continentale débridée d’anticommunisme et d’antisoviétisme à retardement.

    En déphasage complet avec les sentiments pour le moins mitigés des « Ossies » et des classes populaires de Russie et d’ centrale et orientale, tout est fait pour criminaliser la 1ère expérience socialiste de l’histoire, sans tenir compte ni de l’énorme pression militaire, économique et idéologique du camp impérialiste qu’a subie cette expérience, ni du bilan, terrible pour les travailleurs, pour la souveraineté des peuples, pour la paix mondiale et pour les conquêtes sociales et démocratiques, que comporte la destruction du camp socialiste européen et la re-mondialisation contre-révolutionnaire d’un capitalisme de plus en plus débridé, belliciste, prédateur et fascisant.

    Pire, réécrivant l’histoire, validant les persécutions anticommunistes en cours (Pologne, Pays baltes…), affichant sa collusion avec l’ultra-droite à l’offensive, déguisant sous un « antitotalitarisme » de façade son totalitarisme anticommuniste fascisant, le  vient de lancer une chasse aux sorcières continentale en adoptant le 19 septembre dernier une résolution odieuse qui amalgame le Troisième Reich exterminateur à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Une URSS dont De Gaulle disait, en signant le pacte d’alliance franco-soviétique le 10 décembre 1944 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».

    Ainsi, sous couvert de mettre à égalité l’envahisseur nazi et les défenseurs héroïques de Stalingrad, la très impopulaire UE diabolise les communistes tout en banalisant les fascistes (tout l’ARC anticommuniste européen, des eurodéputés du RN aux « socialistes » et aux « verts », a rallié la motion euro-maccarthyste qui propose à demi-mots d’interdire les emblèmes communistes de Gibraltar à Vilnius !). Par la même occasion, l’UE arrimée à l’OTAN cloue au pilori le peuple russe, dont l’héroïsme de masse a brisé l’ « invincible » Wehrmacht et ses auxiliaires venus de toute l’Europe pour édifier la « Nouvelle Europe » et anéantir le « judéo-bolchevisme »

    Dans ces conditions, le PRCF – que président les anciens Résistants FTP-MOI et FTPF Léon Landini et Pierre Pranchère – a invité plusieurs organisations communistes, antifascistes et gaullistes à prendre symboliquement la parole devant l’Ambassade polonaise à Paris ce samedi 9 novembre à 14h, au croisement des rues Constantine et Talleyrand.  

    Pour le PRCF, Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant, secrétaire national du PRCF,

    Fadi Kassem, agrégé d’histoire, secrétaire national adjoint du PRCF,

     


    Dans les prochains jours IC reviendra en détail sur le très noir bilan 30 ans après de l’annexion de la RDA, une annexion si justement dénoncé par le très sérieux mensuel Le Monde Diplomatique.

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  • Nous étions bien présents, ce dimanche, à la cérémonie d'hommage aux 27 martyrs communistes et patriotes de Châteaubriant.
    D'autres photos et vidéos de ce moment solennel à venir très rapidement dans les prochains jours.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.Cérémonie de Châteaubriant le 20 octobre 2019.

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  • Le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, 27 otages étaient fusillés par les nazis en représailles de l’assassinat d’un officier allemand à Nantes. La 78e commémoration s’est déroulée, dimanche à la Sablière, en présence de la petite fille d’Odette Nilès, de Philippe Martinez et d’un millier de personnes.

    78e commémoration des 27 otages fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941 (OF.fr-20/10/19-Carine Picard Nilès, petite-fille d’Odette Nilès, et secrétaire générale de l’Amicale Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt. 

    « Pour ne pas oublier ». Le mot est sur toutes les lèvres du quelque millier de personnes venues, dimanche 20 octobre, à La Sablière, rendre hommage aux 27 otages fusillés à Châteaubriant, 78 ans plus tôt.

    Passé le cortège des officiels, une foule d’anonymes a tenu à se rendre à La Sablière. Parmi lesquels Michel, habitant de Petit-Mars. « Je reviens tous les ans, pour qu’on n’oublie pas, pour qu’on ne les oublie pas : ils se sont battus pour qu’on vive en liberté. »

    Pour Michel, cet épisode marquant de l’histoire castelbriantaise l’est à titre familial : « Mon arrière-grand-père a été interné à Châteaubriant, au camp de Choisel puis à Rouillé, dans la Vienne. »

    Philippe, la cinquantaine, vient lui aussi tous les ans, honorer la mémoire de « ceux qui se sont élevés contre le racisme, l’intolérance. Ces mêmes maux qui resurgissent aujourd’hui. » Pour le quinquagénaire, tout est « affaire de transmission ». Il promet d’emmener ses enfants. En attendant, il s’est procuré la BD Immortels ! , que le Comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes vient d’éditer.

    Les 27 noms des otages ont résonné dans la carrière, assortis du « morts pour la France ». Les enfants de l’école Lucie-Aubrac ont évoqué la (trop courte) vie de Guy Môquet et fait l’éloge de la « liberté ».

    Philippe RIDOU

    78e commémoration des 27 otages fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941 (OF.fr-20/10/19-20h23)« Soyons dignes d’eux », une banderole qui a rassemblé l’UPR44 (Union populaire républicaine) et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).

    source: https://www.ouest-france.fr/

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  • source: https://www.youtube.com/

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