• Manifestation du CPGB-ML à Londres en Mai 2009

    Nous publions ce point de vue très intéressant de nos camarades du Communist Party of Great-Britain – marxist-leninist, car il nous semble aller à l’encontre de l’euro-régionalisme et du pacte girondin actuel dont l’objectif est la dissolution de notre patrie en autant de pseudo-Länder soumis à l’OTAN et la BCE.

    Contrairement à l’Irlande qui fut – et demeure pour sa partie nord – une colonie de la Grande-Bretagne, l’histoire de l’ est différente et il n’y a pas plus de raison, au prix d’une régression du concept de nation à tels ou tels fantasmes ethnicisants de séparer artificiellement l’Angleterre de l’, pas plus qu’il n’y en aurait à isoler nos compatriotes bretons du reste de leur pays.

    Rappelons aussi que  signifie sortie britannique et pas seulement sortie anglaise et que c’est parce qu’elle vise à être unie que la classe ouvrière britannique défend sa souveraineté.

    En cette époque de divisions communautaristes et identitaires de notre pays, divisions fomentées par la classe dirigeante actuelle, nous espérons également que cette analyse rappellera aux plus progressistes de nos compatriotes que le communisme, surgi avec Babeuf et la conjuration des Egaux, n’a pu naître que sur le terreau de la République une et indivisible de Robespierre.

    A. Monville commission internationale du PRCF

    Ecosse : une part de la nation britannique (par le Parti communiste de Grande-Bretagne – marxiste-léniniste)

    La résolution suivante a été adoptée à une écrasante majorité par les délégués au sixième congrès du CPGB-ML en octobre.
    Affirmant qu'”une nation est une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de composition psychologique stable et évolutive sur le plan historique, qui se manifeste dans une communauté de culture” (J.V. Staline), ce congrès est d’avis qu’au moment de l’union en 1707 de l’Angleterre et de l’Écosse, l’Écosse n’était pas une nation car elle manquait de plus d’une caractéristique essentielle à la nation.

    Ce congrès note qu’au cours du demi-siècle qui suivit le soulèvement jacobite et la bataille de Culloden en 1746, qui aboutit à la suppression des Jacobites, la destruction du système féodal fut suivie d’un développement phénoménal du capitalisme en Ecosse, au cours duquel l’Ecosse acquit toutes les caractéristiques de la nation. Cependant, précisément à cette époque, la dialectique de l’histoire était telle que le peuple écossais, tout comme le peuple anglais, a jeté son sort dans la construction d’une nation britannique commune. Le développement du capitalisme en Écosse a non seulement comblé le fossé entre les hautes terres et les basses terres d’Écosse, mais a également rendu l’économie écossaise impossible à distinguer de celle de l’Angleterre. En 1815, il n’y avait plus d’économies anglaise et écossaise distinctes, mais seulement une économie britannique commune.

    Le Congrès note en outre que le peuple écossais – de toutes les classes sociales, et pas seulement des sections bourgeoises – a joué un rôle vital dans la construction de la nation britannique, dont il fait partie intégrante depuis. La nation britannique n’est ni un racket anglais ni un projet élitiste des cercles dirigeants d’Angleterre et d’Écosse. La nation britannique est bel et bien une communauté stable et évolutive sur le plan historique, avec une langue et un territoire communs, avec une vie économique commune qui soude les différentes parties de l’Angleterre et de l’Écosse en un tout économique, et avec une composition psychologique commune.

    Ce congrès affirme que, contrairement aux mythes nationalistes écossais, l’Écosse n’était ni une nation opprimée ni soumise au colonialisme anglais. Elle n’était pas non plus une associée subalterne de l’Angleterre. Loin de là : les Écossais ont joué un rôle égal, et souvent prépondérant, dans la vie économique, culturelle et sociale de la Grande-Bretagne, ainsi que dans l’établissement de l’empire britannique qui, à une époque, régnait sur un tiers de l’humanité.

    Le Congrès affirme en outre que, contrairement aux mythes propagés par les nationalistes écossais de ” gauche “, le mouvement ouvrier écossais n’a à aucun moment été animé par des sentiments séparatistes et nationalistes. Si, de temps à autre, le mouvement militant de la classe ouvrière écossaise s’est plongé dans l’histoire écossaise et a utilisé les noms de figures du passé comme William Wallace et Robert le Bruce, ce n’est que pour invoquer des figures du passé qui ont lutté contre l’autorité établie. Les noms de ces personnages, et les chants qui leur sont associés, ont été tout autant invoqués par les ouvriers des moulins du Lancashire, alors qu’inversement la Magna Carta a été invoquée à tort dans la lutte contre la bourgeoisie non seulement par les ouvriers du Lancashire et de nombreux autres endroits en Angleterre mais également par ceux de l’Écosse. En effet, il n’était pas rare que les travailleurs écossais, lors de leurs manifestations militantes, chantent ” God Save the King “.

    Ce congrès est d’avis que, historiquement, les travailleurs d’Écosse, tout comme ceux d’Angleterre, ont fait face à l’État britannique et se sont efforcés de le réformer ou de le renverser. A aucun moment, la classe ouvrière écossaise n’a été d’avis que sa misère pourrait prendre fin par la séparation de l’Ecosse de l’Angleterre. Les travailleurs écossais se considéraient en très grande majorité comme britanniques, tout comme les travailleurs anglais. Ils étaient fermement convaincus qu’ils auraient coulé ou nagé en tant que prolétaires britanniques.

    Au vu de ce qui précède, ce congrès estime que le mouvement nationaliste écossais est une entreprise rétrograde et réactionnaire, dont le succès ne peut qu’entraîner dans son sillage une rupture catastrophique dans l’unité du prolétariat britannique historiquement constitué. Ce congrès est en outre d’avis que, nonobstant toute apparence d'”indépendance” extérieure qui pourrait résulter d’un vote favorable au référendum de 2014, la seule séparation réelle réalisée dans la pratique serait celle des collègues de travail du reste de la Grande-Bretagne. En temps de crise, le nationalisme, comme le racisme, est un outil utile pour nos dirigeants pour diviser notre mouvement et nous empêcher de combattre efficacement le système d’exploitation capitaliste.

    Ce congrès estime en outre que la volonté apparente du SNP de maintenir le financement des services d’éducation et de santé n’est rien de plus qu’un pot-de-vin à court terme pour les travailleurs écossais, visant à les persuader de placer leurs espoirs de sortie de crise sur des politiciens capitalistes, tout en les éloignant d’une lutte commune contre la privatisation avec leurs collègues anglais. En réalité, ils permettent simplement à la classe dirigeante d’attaquer les travailleurs une section à la fois, l’aidant ainsi à atteindre son objectif de sauver son système pourri en faisant payer les plus pauvres pour la crise.

    Ce congrès est donc résolu :

    1. Travailler pour un NON au référendum écossais.
    2. Tenir au moins une autre école du parti sur le thème du nationalisme écossais, dans le but d’aider les camarades à prendre confiance en eux pour défendre la cause du parti auprès des travailleurs qui ont été infectés par des sentiments nationalistes.
    3. Produire deux brochures : l’une basée sur l’article de Lalkar, qui présente les arguments scientifiques contre le nationalisme écossais, et l’autre qui utilise un langage simple pour aborder des questions et des préoccupations communes, comme (par exemple) “Etes-vous en train de me demander d’être fier d’être britannique ?”, “N’êtes-vous pas en faveur d’un renforcement des pouvoirs locaux pour le peuple écossais” et “Est-ce que l’indépendance de l’Ecosse n’affaiblira pas l’impérialisme anglais”.

    Proletarian Issue 51 (décembre 2012)

    Le débat sur le futur de l’Ecosse : un point de vue communiste. Par le Scottish Communists.

    Alan MacKinnon (ancien président du Scottish CND) et Johnnie Hunter (organisateur écossais de la Young Communist League) ont débattu en aout 2017 de ce qui était proposé avec le référendum sur l’indépendance organisé en 2014 par le gouvernement SNP.

    Le meeting était l’occasion de lancer une brochure du CPB du même titre qui peut être acheté pour 1 £ chez Unity Books.
    A gauche, il y a ceux qui pensent que la séparation est un raccourci magique vers le socialisme et qui voient dans la division de la classe ouvrière britannique sur des bases nationalistes un atout à défendre plutôt qu’un recul massif dans la lutte contre un vaste programme de coupes.
    Que signifie réellement l’ indépendance dans ce club capitaliste qu’est l’Union européenne?
    Peut-être même y a-t-il même ceux qui pensent que les Écossais sont plus progressistes que le reste de la Grande-Bretagne?

    les communistes écossais répondent de la façon suivante : “Une analyse marxiste et de classe est nécessaire et fait largement défaut dans le discours général, même à gauche. En tant que communistes, nous apportons cette analyse à tous et insistons pour que nous examinions la réalité plutôt que tout sentiment romantique ou des voeux pieux. C’est ce dont nous avons besoin pour prendre la bonne décision en tant que pays allant de l’avant.”

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  • Le film est loin d'être un manifeste en faveur de « la cause cubaine », comme le prétendent les intolérants qui ne manquent jamais, et d'un point de vue artistique, il présente à la fois des réussites et des déficiences 

    Affiche de promotion du film.

    La plateforme Netflix vient de sortir Cuban Network et le film est regardé et commenté.

    La principale valeur du film d'Oliver Assayas est que, fidèle à la vérité historique, il est explicite sur le droit des Cubains à infiltrer les organisations contre-révolutionnaires des exilés cubains installés à Miami, et de veiller ainsi à la sécurité de leur pays, une action vitale pour stopper la vague d'attentats terroristes durant les années 1990, sous le regard complaisant du gouvernement des États-Unis.

    Le film est loin d'être un manifeste en faveur de « la cause cubaine », comme le prétendent les agitateurs qui ne manquent jamais, et du point de vue artistique, il a certaines réussites et certaines déficiences (déjà signalées dans ces mêmes pages, à l'occasion de sa première lors du dernier Festival du Nouveau cinéma latino-américain de La Havane).

    Mais la contre-révolution vociférante ne pardonne pas. Tout comme elle a déversé des flots d'insultes contre le film et l'a boycotté à Miami sans l’avoir vu – sachant seulement qu'une histoire sur les Cinq Héros avait été présentée au Festival du film de Venise (2019) –, elle fulmine aujourd’hui contre son lancement récent par Netflix, et recueille des signatures parmi les énergumènes enragés pour réclamer son retrait de la plus importante plateforme internationale de streaming. 

    « Nous demandons à Netflix de retirer le film Cuban Network de sa programmation pour dommages et préjudices », est une exigence ridicule exprimée dans un document qui déclare également que le film « défend les espions castristes meurtriers, condamnés aux États-Unis ». 

    Vieux schémas, mensonges répétés, postures pathétiques, non pas contre un film vaste, controversé, révélateur, imparfait, mais contre une vérité qui semblerait s’échapper d’une maison, et que les signataires de la pétition – sans aucun argument solide à proposer – prétendent aujourd'hui effacer de la carte par tous les moyens.

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  • Candidat à la Présidence du Mouvement vers le Socialisme (MAS): Luis Arce

    La présidente de fait de la Bolivie, Jeanine Áñez, tombe de plus en plus le masque obligatoire de démocratie qu'elle a dû mettre, avec la complicité des Etats-Unis et de l'Union Européenne, pour justifier le renversement violent d'Evo Morales en novembre de l'année dernière. Maintenant, dans une démonstration flagrante que dans ce pays, il n’existe pas de garanties constitutionnelles et que le règle est la persécution, une attaque se prépare contre le candidat à la présidence pour le Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce.

    La forme juridique donnée à cette décision politique antidémocratique est la plainte déposée mardi contre Luis Arce devant le Ministère Public pour les soi-disant dégâts qu'aurait causé à l'Etat la mise en marche de l'Agence Publique pour l’administration des apports sociaux aux travailleurs.

    Ce n'est pas la première fois que le candidat du MAS est attaqué depuis qu'il est rentré en Bolivie après avoir séjourné quelques temps au Mexique. Le jour-même de son arrivée à La Paz, le 28 janvier, à l'aéroport d'El Alto, on lui a remis une citation à comparaître devant la justice dans l'affaire Fonds Indigène. L'action engagée ce mardi est plus perverse au moment où l'ex-ministre de l'Economie de Morales est en tête des intentions de vote aux élections du 6 septembre prochain.

    Mais ce n'est pas une surprise. Le Gouvernement de fait fait tout ce qui est en son pouvoir pour rester au pouvoir qu'il a pris illégalement le 12 novembre 2019 après une réunion que les ambassadeurs de l'Union Européenne, León del Torre, et du Brésil, Octávio Henrique Dias García Côrtes,ainsi que d'autres organisations politiques et civiques ont organisée dans les locaux de l'Université Catholique Bolivienne (UCB) pour donner une certaine légitimité au coup d'Etat, selon María Galindo, une féministe radicale et une opposante invétérée au président Evo Morales. C'est pourquoi la reconnaissance de la présidente de fait par les Gouvernements des Etats-Unis et du Brésil quelques heures plus tard n'a pas été une surprise.

    La meilleure arme d'Áñez et de ses collaborateurs pour essayer de rester au pouvoir est l'épidémie de coronavirus dont l'expansion n'a pas pu être contrôlée jusqu'à présent à cause de l'absence de plan cohérent du Gouvernement et de l’énorme pénurie de respirateurs et de matériel de biosécurité au milieu de dénonciations de corruption lors de l'achat du matériel.

    On ne connaît pas encore la réaction du candidat de gauche ni les mesures qu'il va prendre dans le domaine juridique mais les organisations sociales ont déjà déclaré qu'elles résisteraient aux tentatives du Gouvernement de fait destinées à interdire au MAS de participer aux élections.

    La politique répressive du Gouvernement de fait n'a pas changé d'un iota depuis le coup d'Etat et il est probable que le montage de « faux positifs » continue à augmenter pour justifier une nouvelle vague de violence. Ce qui a varié, par contre, c'est la disposition de la société, en particulier des organisations sociales, qui se trouvent dans une étape de recomposition et de plus en plus unies, à exiger des élections générales.

    Ernesto Reyes

    Source en espagnol :  http://www.cubadebate.cu/noticias/2020/06/30/dictadura-boliviana-se-dispone-a-detener-a-candidato-del-mas-que-lidera-intencion-de-voto/#.Xvw3KSFR2-4

    Source en français (traduction de Françoise Lopez):   http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/07/bolivie-la-dictature-s-apprete-a-arreter-le-candidat-du-mas.html

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  • Après 100 jours de quarantaine, la Bolivie fait état, au 24 juin, de 27 487 contagions, de 876 décès et d'une moyenne de 1000 contaminations par jour. Et aussi, de la fermeture partielle d'hôpitaux et de laboratoires, de la contagion du personnel de santé, du manque d'équipements de biosécurité et de malades décédés dans la rue suite à l'absence de mesures politiques et à la corruption du gouvernement de facto.

    Le système sanitaire s'est effondré au Béni et à Santa-Cruz, et il devrait rapidement se produire la même chose à Cochabamba et à La Paz. Ces quatre départements concentrent 92% des contagions et la ville de Santa-Cruz en est le foyer principal.

    La Bolivie est le seul pays de la région à affronter la pandémie sous une dictature et se dirige, en l'absence de politique d'état de prévention et d'endiguement du COVID-19, vers un effondrement total au niveau national. Il n'existe pas de plan d'intervention d'urgence coordonné, ni de comité scientifique qualifié alors qu'il y a un besoin pressant de médecins spécialisés et d'équipes sanitaires. La Présidente de fait, Jeanine Añez, se contente de gérer les chiffres officiels de contagions et de morts.

    Trois Ministres de la Santé qui se sont succédés pendant la quarantaine, ont présenté leur "plan stratégique" fondé sur des promesses d'approvisionnement en équipements sanitaires dont l'acquisition n'a pas pu être vérifiée. Añez n'a pas su atteindre l'objectif de la quarantaine qui était de fournir des intrants, des équipements sanitaires, des infrastructures, du personnel soignant, etc. au système de santé, afin de répondre à la forte demande qui pouvait se produire. 

    Il n'existe pas de coordination entre le niveau du pouvoir central et les niveaux administratifs départementaux et municipaux, ni avec les différents secteurs de la société, ce qui rend impossible tout engagement dans une approche sérieuse de la conjoncture.

    Le "Comité Scientifique" manque de qualification : six associations scientifiques de médecine d'urgence, de thérapie intensive, de médecine interne, d'infectiologie, de pédiatrie et de l'Université Mayor de San Andrès (UMSA) ont été exclues de sa formation. Il se compose de huit médecins sans expérience en la matière dont le président est le gendre d'Añez, Mohammed Mostago, qui a fait office de conseiller pour définir les actions du plan contre le COVID-19 et effectuer les achats de fournitures et d'équipements sanitaires. Impliqué dans le "cas des respirateurs", il s'est enfui aux Etats-Unis au motif que "son travail de conseiller était terminé" en plein effondrement sanitaire.

    Depuis le début de la quarantaine, de nombreuses manifestations de médecins ont eu lieu dans le pays, réclamant instamment des équipements de biosécurité, le renforcement des compétences, le recrutement de personnel, etc. Les Maires eux-mêmes ont exigé que leur soit attribués les budgets nécessaires pour verser les salaires impayés des médecins. 

    Le département du Beni, dont est originaire Añez, se trouve en plein collapsus et 50% des médecins y ont été contaminés, selon Jorge Gomez, directeur du Service Départemental de la Santé (SEDES), en raison du manque d'équipements de biosécurité. Trinidad, sa capitale, est le foyer de l'épidémie.

    Le 22 mai, le Gouverneur du Beni a déclaré l'état de catastrophe sanitaire et s'est vu obligé de demander de l'aide à un district limitrophe du Brésil. 

    Le 25 mai seulement, six Ministres dont l'actuelle Ministre de la Santé, Eidy Roca se sont rendus au Beni avec 10 ambulances et des dons en matériel de biosécurité de l'ONG "Main à main" ainsi que 3 avionnettes ambulances. On vend ainsi l'image d'une Bolivie "pauvre" qui survit grâce à la charité.

    L'héritage reçu

    Añez impute "l'héritage reçu" à Evo Morales. Pourtant, en Bolivie, le budget santé n'était que de 362 millions jusqu'en 2005 ; en l'espace de seulement 13 ans, Evo l'a multiplié par 7.

    Entre 1825 et 2005 (époque républicaine), il y avait 2870 hôpitaux dans tout le pays ; entre 2006 et 2018, le gouvernement d'Evo en a construit 1061 de plus.

    Presidente Morales entrega moderno hospital de segundo nivel e ...

    De 1825 à 2005, le recrutement de personnel de santé s'élevait à 17 175 items ; de 2006 à 2018, ce chiffre a augmenté de 18 550 items atteignant un total de 35 725.

    En 2005, il n'y avait que 579 ambulances dans tout le pays, le gouvernement populaire d'Evo a porté leur nombre à 2076.

    Le Système Unique de Santé (SUS) a été mis en place, garantissant la protection médicale universelle et gratuite à 51% des Boliviens et Boliviennes qui ne bénéficiaient d'aucune assurance de santé. Un transfert de technologie a été réalisé de l'INVAP argentin à trois centres d'oncologie de Bolivie, ce qui est complètement inédit dans l'Histoire du pays.

    Des médecins boliviens ont bénéficié de bourses pour se spécialiser à Cuba, en Russie, en Argentine, en Chine, entre autres pays. La création d'un Ministère des Sciences et de la Technologie était prévue pour cette année, projet interrompu par le Coup d'Etat. 20 hôpitaux de seconds et troisièmes niveaux que le gouvernement de Morales était sur le point d'inaugurer, ont été laissés à l'abandon, de même que les avionnettes ambulances achetés sous son gouvernement.

    La pandémie

    Le premier cas de COVID-19 dans le pays a été enregistré le 10 mars. Le 22 mars, une quarantaine stricte a été établie, puis est devenue une quarantaine active le 1er juin afin de rouvrir certains secteurs de l'économie, comme cela se faisait dans d'autres pays, et de contrôler en même temps la courbe des contagions.

    Quelque chose de très insolite est arrivé alors en Bolivie : le gouvernement central, sans aucun plan de sortie progressive de la quarantaine rigide, s'est dégagé de sa responsabilité d'endiguer le COVID-19 en la transférant aux administrations départementales et aux mairies.

    Plusieurs régions du pays se sont "auto encapsulés" en voyant se répandre la contagion et ses niveaux augmenter.

    A La Paz et à Cochabamba, plusieurs hôpitaux ont fermé, entre autres celui du Thorax et le "Viedma" suite à la contagion massive du personnel qui n'a pas été remplacé, et la quarantaine y a été renforcée cette semaine.

    La mauvaise gestion d'Añez a eu pour effet que des personnes sont mortes dans la rue, certaines devant les portes mêmes des hôpitaux et d'autres chez eux. Ces images ont rappelé la cruelle réalité de Guayaquil.

    Un fait choquant est survenu à Cochabamba où le cadavre d'un homme a été retrouvé dans la rue : il s'est avéré que cette personne atteinte de Covid-19 s'était déplacée d'hôpital en hôpital, sept au total, durant cinq heures en demandant une aide médicale, sans l'obten

    D'autres cas similaires ont été relevés au Beni, à Santa-Cruz et à La Paz. Le 24 juin, un patient atteint de COVID-19 s'est suicidé en voyant son état clinique s'aggraver faute de médicaments, en se jetant du troisième étage de l'Hôpital Solomon Klein, à Cochabamba.

    D'autre part, l'Institut Médico-Legal a rapporté 50 décès quotidiens pour insuffisance respiratoire sévère de personnes qui attendaient chez eux le résultat de leurs tests à Santa-Cruz. A Cochabamba, 13 corps ont été retrouvés à leur domicile et des fosses communes ont dû être aménagées en raison de l'encombrement du crématorium destiné aux cadavres non-identifiés.

    Le Ministre des Travaux Publics, Ivan Arias, affirme que les décès dans les rues sont survenus du fait que des gens "attendent la dernière minute pour se rendre à l'hôpital". En revanche, la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme soutient que "ces décès sont dus à l'impossibilité pour les personnes contaminées à obtenir une assistance médicale, en raison de la saturation des hôpitaux".

    Le pays a besoin de toute urgence de fournitures et d'équipes de santé.

    D'après l'Association Bolivienne de Médecine d'Urgence et de Thérapie Intensive (SBMCTI), il n'y a que 210 médecins urgentistes et il est indispensable de doubler ce chiffre ; mais Añez interdit la venue de médecins cubains.

    100 lits seulement sont destinés au Covid-19 dans tout le pays, alors qu'il en faudrait au moins 700. A ce propos, l'achat de 500 lits pour les unités de soins intensifs et de 450 000 réactifs a été annoncé e 16 avril. Les lits ne sont jamais arrivés et jusqu'au jour du 3 juin, soit presque deux mois plus tard, seuls 70 000 réactifs sont disponibles. 

    Les ex-Ministres de la Santé, Anibal Cruz et Marcelo Navajas, avaient promis 500 respirateurs il y a trois mois de cela ; le 15 mai sont arrivés 170 respirateurs surfacturés et inutilisables pour les patients gravement atteints par le COVID-19. Le 22 juin, on a appris que 10 respirateurs avaient été achetés, encore une fois à un prix abusif, et ont disparu.

    Le pays manque de réactifs depuis le début de la quarantaine et les tests sont réservés aux patients qui présentent "une symptomatologie active", de telle sorte que la Bolivie est devenue le pays de la région où l'on pratique le moins de tests. Les résultats de ces tests en nombre insuffisant ne sont souvent connus que post-mortem, car, étant acheminés par voie terrestre, ils mettent plus d'une semaine à parvenir aux laboratoires de Cochabamba, Santa-Cruz et La Paz. Il y a de cela un mois à peine, des laboratoires ont été mis en service à Tarija, au Beni et à Chuquisaca. Le collapsus de ces laboratoires est imminent faute de personnel en nombre suffisant. Au Centre National des Maladies Tropicales (CENETROP), le laboratoire le plus important de Santa-Cruz s'est déclaré en état d'urgence, du fait qu'il n'a pas reçu les thermocycleurs nécessaires pour l'analyse des tests, 4000 analyses restant de ce fait en suspens.

    Colapsan los hospitales y la gente muere en la calle

    Le plus choquant, c'est qu'il n'y a que 33 laboratoires pour tout le pays, d'après ce qu'a annoncé Mohammed Mostajo le 16 avril dernier, dont 23 relevant du Programme HIV et Tuberculose, et 10 donnés par le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD), ce qui représente 3 laboratoires pour chacun des 9 départements du pays.

    Par ailleurs, les tests coûtent en moyenne 150 dollars dans les cliniques privées, ce qui fait de la Bolivie le deuxième pays de la région en ce qui concerne la cherté des tests. Le 18 juin, Añez, qui tient un faux discours sur sa préoccupation pour la santé publique, a empêché l'entrée en Bolivie d'un avion provenant de Chine avec une cargaison de 1 600 000 équipements de biosécurité surtaxés à 400% : 800 000 masques N95, 200 000 gants, 50 000 combinaisons, 20 000 bonnets et 10 000 lunettes destinés à des entreprises privées et au Ministère de l'Energie, qui était intervenu dans la transaction.

    Le vol a été annulé pour éviter un nouveau scandale de corruption après la fuite de l'information.

    On assiste à une gestion macabre des chiffres épidémiologiques dans le but d'empêcher la tenue des élections. Au début de la quarantaine, ces chiffres étaient bas et ont été vendus comme un "succès". Mais du jour au lendemain, quand le peuple bolivien a exigé la tenue d'élections, ils se sont envolés et Eidy Roca, l'actuelle Ministre de la Santé, prévoit plus de 130 000 contagions pour la date des élections le 6 septembre, triplant quasiment les projections de l'ex-Ministre de la Santé, Anibal Cruz, qui évoquait 48 000 contagions. Les putschistes manipulent les chiffres épidémiologiques depuis le début de la pandémie, en fonction de leurs intérêts et calculs électoraux pour empêcher la tenue des élections.

    Du fait de l'inaction du gouvernement de fait, les chiffres épidémiologiques ne sont pas connus avec exactitude, non seulement parce que les tests ne sont pas réalisés à grande échelle et que nombre d'entre eux sont en attente d'analyses, mais aussi parce qu'Añez dissimule et manipule systématiquement les informations à ce sujet.

     Véronique Zapata*

    *Journaliste et psychologue Bolivienne. Collaboratrice du Centre Latinoaméricain d'analyses stratégiques. 

    Source en espagnol : http://estrategia.la/2020/06/25/colapsa-bolivia-unico-pais-que-atraviesa-la-pandemia-con-dictatura/

    Source en français (traduction de Frédérique Buhl) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/06/bolivie-un-pays-en-collapsus-le-seul-a-affronter-la-pandemie-sous-une-dictature-officialisee-un-pays-en-collapsus-le-seul-a-affronte

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  •  

    Le conflit diplomatique le plus long de la Bolivie dure depuis 7 mois : c'est le siège de la résidence de l'ambassade du Mexique à La Paz où 7 ex-autorités du Gouvernement d'Evo Morales sont toujours réfugiées parce que le Gouvernement de fait continue à refuser de leur accorder le sauf-conduit pour quitter le pays face au danger que court leur vie.

    Ceux qui se trouvent dans cette prison virtuelle sans avoir été condamnés sont l'ex-ministre de la Présidence Juan Ramón Quintana Taborga, l'ex-ministre de la Défense, Javier Zavaleta, l'ex-ministre du Gouvernement Hugo Moldiz Mercado, l'ex-ministre de la Justice Héctor Arce Zaconeta, l'ex-ministre de la Culture Wilma Alanoca Mamani, l'ex-gouverneur du Département d'Oruro, Víctor Hugo Vásquez et l'ex-directeur de l'Agence des Technologies et de l'Information, Nicolás Laguna.

    Ils reçoivent des menaces de mort, par exemple de la part du ministre Arturo Murillo, qui a dit en prenant possession de sa charge : » Nous allons aller à la chasse de Juan Ramón Quintana, » entre autres. Les membres de leur famille sont aussi persécutés et violentés et leurs logements pillés. Dans aller plus loin, le week-end dernier, 200 policiers ont menacé – à nouveau – d'entrer dans la résidence par la force.

    « Aujourd'hui, on a enregistré un mouvement inhabituel de la police dans les environs de la résidence du Mexique en Bolivie. Après avoir discuté avec les autorités du Ministère des Affaires Etrangères qui ont assuré l'intégrité de l'enceinte conformément au Droit International, la police s'est retirée, » ont-ils twitté, le 14 juin dernier, sur le compte officiel de l'ambassade du Mexique en Bolivie pour alerter le monde sur la situation de danger qu'ils vivent.

    Selon l'article 22 de la Convention Américaine des Droits de l'Homme, valable aussi bien pour la Bolivie que pour le Mexique, « toute personne a le droit de chercher et de trouver refuge en territoire étranger en cas de persécution pour des délits politiques ou de droit commun ayant un rapport avec la politique conformément à la législation de chaque Etat et aux conventions internationales. » Selon le Droit International, la propriété en question est territoire mexicain. 

    La Commission Inter-américaine des Droits de l'Homme (CIDH) a exigé, un mois après que l'asile leur ait été accordé, « qu'on remette les sauf-conduits aux personnes qui ont trouvé refuge dans les ambassades du Mexique et d'Argentine ou dans d'autres sièges diplomatiques pour qu'ils puissent exercer leur Droit de l'Homme d'obtenir l'asile et de trouver refuge de telle façon que leurs noyaux familiaux respectifs ne soient pas fragmentés. » Une demande restée sans réponse du Gouvernement de transition jusqu'à aujourd'hui.

    Il y a eu des cas similaires dans la région : l'ex-président Héctor Cámpora est resté 3 ans réfugié à l'ambassade du Mexique en Argentine, ce qui a causé sa mort par manque de soins médicaux, Víctor Raúl Haya de la Torre a trouvé refuge à l'ambassade de Colombie au Pérou en 1950.

     

    Source en espagnol :   https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/06/19/bolivia-siete-meses-de-acoso-a-la-embajada-mexicana-en-la-paz/

    Source en français (traduction de Françoise Lopez) :  http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/06/bolivie-7-mois-de-harcelement-a-l-ambassade-du-mexique-a-la-paz.html

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  • La  – terriblement frappée par le covid-19 – à la  et la Martine, compte parmi les déserts médicaux en France. Avec pour conséquences des difficultés d’accès aux soins.
    C’est dans ce contexte qu’en application d’une loi récente levant l’interdiction qui leur était faite injustement, des  cubains vont pouvoir apporter leur aide pour le plus grand bénéfice de la  de nos concitoyens de la caraïbe.

    15 médecins cubains spécialistes en pneumologie, infectologie, radiologie et urgences viennent en effet d’être envoyés par  socialiste pour aider en Martinique.

    Cette première mission durera 2 mois

    Alors que Cuba apporte son aide à la France, comme elle l’a fait avec nos voisins italien ou d’Andorre, et comme elle le fait avec une soixantaines de pays dans le monde où officient près de 30 000 médecins cubains, il apparait plus que jamais urgent de se mobiliser pour faire justice pour Cuba en faisant cesser le criminel blocus américain qui frappe de façon encore renforcée les cubains.

    signez la pétition contre le blocus de cuba : cliquez ici

     

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  • Le 26 juin 2020, les étudiants et les employés universitaires ont participé à une manifestation à Quito, la capitale, contre les coupes budgétaires et contre la crise économique pour la pandémie du coronavirus. « Ici, il n’y a pas de politique pour protéger l’emploi, il n’y a pas de politique en faveur des secteurs les plus appauvris de l’Équateur » a signalé une des manifestantes. La police a essayé de disperser les manifestants mais ceux-ci ont riposté.

    Par ailleurs, la Fédération des Chambres de Commerce de l’Équateur estime que les pertes dans le commerce de toute la nation durant la quarantaine ont atteint 5 milliards 807 millions de dollars. Selon des données de la Banque Centrale équatorienne, depuis le début des restrictions ayant pour but d’endiguer la propagation du coronavirus, les ventes ont chuté de 21,4% en mars et de 45,6% en avril. Pour sa part, le ministère de la Production et du Commerce Extérieur a estimé que les pertes des entreprises à cause de la quarantaine commencée le 17 mars, ont atteint 12 milliards de dollars. Le secteur des micro-entreprises a été l’un des plus touchés par la baisse de la demande, « Ceci a généré une diminution des ventes, des limitations d’accès aux matières premières, une réduction de la main d’œuvre, la limitation de l’accès au financement » a expliqué Belén Luzón, chef d’Affaires de Coopérative Andalucía, dédiée à des activités de services de tourisme et de loisirs.

    Avant que l’épidémie ne frappe, l’ qui avait voté pour la poursuite de la révolution citoyenne de  avait vu le président  trahir en appliquant les ordres du  et en se soumettant aux ordres de Washington. Avec pour résultat l’application d’un terrible paquet austéritaire frappant la population. Provoquant d’énormes manifestation de rue, obligeant Moreno à fuir un temps la capital, tandis qu’il faisait donner de la violence policières pou écraser la contestation. Tout en menant un procès politique pour écarter de la prochaine présidentiel son principal et très populaire opposant, l’ex président Correa.

    Après le répits d’un semblant de négociation et ensuite avec la chape de plomb du confinement pour cause de terrible épidémie de covid-19 – très mal gérée – la contestation sociale et démocratique se remobilise très logiquement en Equateur.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • La Paz, 26 jun (RHC)- Le président du Tribunal Suprême Électoral (TSE) de la Bolivie, Salvador Romero, a fait savoir que les élections générales prévues le 6 septembre prochain se dérouleront dans un climat de sécurité sanitaire pour prévenir le Covid-19. Salvador Romero a précisé que le processus électoral se déroulera de façon similaire à une démarche bancaire et que le TSE enverra au ministère de l’économie et des finances publiques un budget supplémentaire pour assurer l’achat de matériel de sécurité sanitaire. Pour sa part, le porte-parole du TSE, Francisco Vargas, a assuré que dans les prochains jours sera présenté un document qui montrera la nouvelle programmation du calendrier électoral. Francisco Vargas a expliqué que pour l’élaboration des protocoles de sécurité sanitaire, le TSE s’est basé sur l’expérience d’autres pays où se déroulent des élections durant la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, l’ex-président de la Bolivie, Evo Morales a appelé au dialogue national dans ce pays pour concilier un agenda permettant la réactivation de la vie économique, sociale et politique une fois le Covid-19 surmonté. Sur son compte twitter, Evo Morales a signalé que l’espace de concertation doit inclure l’état, des acteurs productifs et sociaux pour définir l’agenda économique de l’après-pandémie.
     
    Reynaldo Henquen
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  • Une équipe de médecins cubains arrivent à l\'aéroport Martinique-Aimé-Césaire, au Lamentin, le 26 juin 2020.Une équipe de médecins cubains arrivent à l'aéroport Martinique-Aimé-Césaire, au Lamentin, le 26 juin 2020

    Cette mission fait suite à l'adoption, en mars, d'un décret autorisant l'intervention de médecins cubains dans certains territoires d'outre-mer, afin de venir renforcer les équipes locales.

    Une délégation de 15 médecins cubains est arrivée vendredi 26 juin en Martinique, a appris l'AFP auprès des autorités cubaines. Il s'agit de la première mission de ce genre sur un territoire français. Cette arrivée fait suite à l'adoption, en mars, d'un décret autorisant l'intervention de médecins cubains dans certains territoires d'outre-mer (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon) afin de venir renforcer les équipes locales. La mission en Martinique, qui durera deux mois, servira à couvrir certaines spécialités dont la pneumologie, l'infectiologie, la radiologie ou encore la médecine d'urgence, selon les autorités martiniquaises. Ces médecins pourront aussi aider à lutter contre l'épidémie de coronavirus.

    Au total, près de 30 000 médecins cubains sont déployés à l'année dans une soixantaine de pays, où ils aident à compléter le maillage sanitaire. Ce programme, lancé dans les années 1960 par Fidel Castro, a par ailleurs connu un véritable regain en raison de la pandémie de Covid-19. Selon les derniers chiffres du gouvernement cubain, l'île a envoyé environ 3 000 professionnels de santé en mission temporaire dans 28 pays, dont le Mexique, la principauté d'Andorre, l'Afrique du Sud ou encore le Qatar.

    Le programme est durement critiqué  par les Etats-Unis et le Brésil, qui dénoncent notamment les conditions de travail de ces professionnels, dont une grande partie du salaire revient à l'Etat. Jeudi 25 juin, les autorités andorranes ont ainsi annoncé que deux soignants de la mission cubaine ont refusé de retourner dans leur pays, pour demander l'asile politique en Europe. Cuba, qui a commencé à facturer ce service aux pays les plus riches à partir des années 2000, en a gagné 6,3 milliards de dollars en 2018, ce qui en fait l'une de ses principales sources de revenus.

    source: https://www.francetvinfo.fr/

     

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