• L’inimaginable interview d’un président de la République française à un magazine allemand-par Pierrick Tillet (le yetiblog.org 14/10/2017)

    Incroyable ! Cette dernière interview accordée par le président français Macron au magazine allemand Der Spiegel vous laisse sur le cul.

    Extraits (je vous les mets en gros et en couleurs tant ce qu’ils contiennent est énorme et ahurissant) :

    « Je me suis étroitement coordonné avec la chancelière et je lui ai parlé à la fin de la campagne et même le soir des élections [législatives allemandes du 24 septembre, ndlr]. Elle a même reçu une copie de mon discours avant que je le prononce. »

    Puis, au journaliste allemand qui lui demande s’il a tenu compte des remarques de la chancelière allemande :

    « J’ai pris en compte certaines choses […] Mais nous sommes d’accord sur l’essentiel : la chancelière partage les objectifs et les orientations que j’ai énoncés dans mon discours, et c’est important pour moi. […] Il était important pour moi d’éviter de déclencher des discussions en Allemagne qui auraient forcé la chancelière à se distancier de mon discours. »

    Enfin, plus loin dans la même interview, pour enfoncer le clou de la servilité la plus crasse, et dans un média étranger qui plus est :

    « Je ne cèderai pas au triste réflexe de la jalousie française. Parce que cette jalousie paralyse le pays. »

    Fermez le ban ! Devant une telle incontinence verbale, on hésite entre l’ébahissement suscité par une démonstration de franche connerie et la noire colère contre un tissu de viles saloperies. Voilà un président français en exercice qui :

    1. avoue soumettre ses discours au chef d’une puissance étrangère ;
    2. les corriger en conséquences pour ne pas le blesser ;
    3. et, pour faire bonne mesure de déférence, tape sur les citoyens du pays qu’il est censé représenter.

    En d’autres temps, ce con aurait été passé par les armes pour haute trahison.

     

    Pierrick Tillet

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  • Ce dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 États parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional.

    Les bolivariens remportent une large victoire avec 17 États contre 5 pour l’opposition. Celle-ci gagne notamment dans les États stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois États historiquement gouvernés par la droite : les États d’Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat chaviste Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky.

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    Pour mieux comprendre le ressort vivant du , il suffit de comparer deux images. En haut : une droite machiste, blanche, liée à l’entreprise privée, adoubée par Donald Trump, l’Union Européenne, Emmanuel Macron, Mariano Rajoy, Angela Merkel et les grands médias internationaux, pour « rétablir la démocratie ». En bas, les secteurs populaires – une population métissée, majoritaire, mais invisibilisée par les médias – font la fête à Petare, un des plus grands « barrios » d’Amérique Latine, après la victoire du candidat bolivarien Hector Rodriguez. (1)

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    Le candidat bolivarien Hector Rodriguez a gagné son pari de reprendre l’État de Miranda à la droite.

    C’est le 22ème scrutin depuis que le chavisme est arrivé au gouvernement, et le deuxième de l’année (on peut y ajouter plusieurs consultations – organisées en interne et sans cadre légal – par les partis de droite en 2017). Cette élection des gouverneurs sera suivie par celle des maires puis, en 2018, par les élections présidentielles.

    Ces résultats qui donnent au chavisme 54 % des votes nationaux contre 45 % à la droite sont d’autant plus intéressants que ces élections ont lieu dans un contexte difficile. Il y a deux mois et demi encore, une insurrection armée dirigée par l’extrême-droite cherchait à renverser le gouvernement élu, avec un bilan de près de 200 morts (2). Cette déstabilisation prit fin le 30 juillet, lorsque la population jusque-là restée en marge de ces violences s’est mobilisée pour élire une Assemblée Constituante. Désavouée, la droite s’est alors déchirée entre un secteur radical maintenant l’objectif de revenir au pouvoir sans passer par les urnes et un secteur acceptant de revenir à la voie électorale. Pour tenter d’infléchir le scrutin en sa faveur, la droite, le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis ont remis toute la pression dans la guerre économique, avec l’envol astronomique des prix de certains de produits de base afin d’augmenter le mécontentement populaire. Comme d’habitude, soucieuse d’alimenter le storytelling international, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

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    Les experts du Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (CEELA) ont suivi l’ensemble du processus électoral.

    Parmi les observateurs internationaux dont 50 experts électoraux, le colombien Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du est le plus moderne du continent et que plusieurs jours avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques du vote, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde ». (3)

    Avec 22 scrutins en 18 ans de processus bolivarien, le Venezuela continue donc à battre tous les records en nombre d’élections et même si les secteurs radicaux de la droite crient à la fraude quand les résultats ne les favorisent pas, celle-ci en a remporté plusieurs, comme les législatives de 2015.

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    DMMSYJxWkAEo1Dd                    Scènes de la campagne et de l’élection régionale du 15 octobre 2017.

    Contrairement à ce que les médias veulent faire croire au monde entier, la droite vénézuélienne dispose de tous les moyens pour s’exprimer. La majorité des médias, privés, et des réseaux sociaux (bots y compris…) lui est largement favorable sur les plans local, régional, national et international (4). On comprend le silence des médias internationaux sur ce scrutin qui contredit, une fois de plus, le plus grand fake news de l’histoire contemporaine : « la dictature au Venezuela ». Les urnes rappellent aux « journalistes » qu’il ne faut pas sous-estimer l’existence et la conscience du peuple vénézuélien.

    Thierry Deronne, Caracas, le 15 octobre 2017

    Notes

    1. Lire « On n’a encore rien dit du Venezuela »,https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/09/25/on-na-encore-rien-dit-du-venezuela-le-journal-de-linsoumission/
    2. Pour un graphique et un tableau précis et complet des victimes, des secteurs sociaux, des responsables et des personnes condamnées, voir https://venezuelanalysis.com/analysis/13081 ; Sur les assassinats racistes de la droite : Sous les Tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique – 27 juillet 2017 ; Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi « la vie des Noirs compte » (Truth Out) – 24 juillet 2017
    3. « Former US President Carter : Venezuelan Electoral System “Best in the World” », https://venezuelanalysis.com/news/7272
    4. Au Venezuela la majorité des médias, comme l’économie en général, sont privés et s’opposent aux politiques sociales du gouvernement bolivarien. Voir Mensonges médiatiques contre France insoumise, partie I : « Maduro a fermé 49 médias ». – 4 septembre 2017. On peut lire aussi, sur ce thème :Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France Culture,http://wp.me/p2ahp2-1M7

     

    sources: http://wp.me/p2ahp2-3Ek  &  https://www.initiative-communiste.fr

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  • La Syrie libère Al Mayadin, la coalition US passe un accord avec Daesh à Raqqa, la Turquie envahit la province d’Idleb (IC.fr-15/10/17)

    Après Deir Ez Zorr, il y a quelques semaines, c’est l’une des principales villes de la vallée de l’Euphrate – Al Mayadin – qui vient d’être libérée par l’armée républicaine syrienne. L’offensive lancée par la Syrie pour chasser est ainsi en train de porter ses fruits, le groupe terroriste islamiste se voyant ainsi privé de la principale ville qu’il contrôlait encore en Syrie et qui était devenue sa capitale de facto.

    Cette victoire syrienne est obtenue dans des conditions difficiles, grâce au soutien du groupe aérien de l’armée russe en Syrie – qui comprend moins d’une trentaine d’avions, à comparer aux centaines d’avions déployés par les USA et leurs alliés de l’OTAN, France comprise, dans la région – du Liban et de l’Iran. Elle démontre par les faits qu’il est possible de défaire Daesh et que la progression de l’État Islamique – avec les conséquences tragiques tels que les attentats en France – est bien le fruit du laisser faire par les capitales occidentales qui se sont appuyées sur Daesh pour mettre la Syrie à feu et à sang pour profiter du chaos, pour avancer leurs pions dans cette région stratégique et riche en pétrole. Rappelons que ces dernières semaines, afin d’entraver la progression de l’armée syrienne, une contre-offensive de Daesh a  pu se déployer à travers des centaines de km² de désert censés être contrôlés par des rebelles soutenus par les États-Unis et la France. Oui, dans la guerre contre Daesh, les masques tombent.

    De fait, on se demande comment les centaines d’avions – y compris de l’armée française – les livraisons massives d’armes et les militaires présents en nombre de la coalition US n’ont jamais permis de faire reculer pendant plus de 3 ans Daesh. Poser la question c’est y répondre. Il suffit de se souvenir que la multinationale française du ciment – Lafarge – a payé Daesh au moment même où cette organisation terroriste commanditait des attentats en France. Et cela sans que le gouvernement et le ministre des affaires étrangères de l’époque n’y trouvent à redire. Laurent Fabius – qui déclarait que Al Nosra -c’est à dire Al Quaida) faisait du bon boulot en Syrie – désormais président du Conseil Constitutionnel, l’une des plus hautes institutions en France, se retrouve désormais dans la collimateur de la justice.

    La libération de la majeure partie du pays et le contrôle de la quasi-totalité de ses grandes villes de Syrie par les autorités souveraines de Damas est un camouflet infligé à l’hyper -impérialisme euro-atlantique. Une défaite géopolitique résultant de la mobilisation asymétrique russe et iranienne, avec le soutien diplomatique de la Chine. La libération de Deir Ez Zorr et de Al Mayadin est ainsi à mettre en rapprochement avec la volte-face du président Trump qui prétend répudier les accords multilatéraux signés concernant la question nucléaire avec Téhéran, des accords garantis par Paris et Berlin. Là aussi les masques tombent et Macron comme Merkel apparaissent pour ce qu’ils sont, les pions de Washington, à la remorque d’un président américain dont chacun ne peut désormais plus nier qu’il est la menace principale contre la paix mondiale.

    À Raqqa, la coalition US passe un accord avec Daesh

    À l’inverse, à Raqqa, la coalition américaine vient de passer un marché avec Daesh pour finaliser la prise de la ville : un étrange marché qui consiste à permettre aux milliers de terroristes islamistes regroupés dans la ville de sortir avec leurs armes vers… la province de Deir Ez Zorr. En vertu de quoi les combats se sont arrêtés. Les familles des victimes des terroristes de Daesh en France jugeront comme il se doit cette politique de la coalition américaine à laquelle Macron participe, consistant à laisser poursuivre ailleurs les crimes des terroristes islamistes qui ,de Raqqa, ont commandité – nous dit-on – les attentats contre Charly et l’Hyper Casher, puis les attentats contre le Bataclan, Nice, Saint-Etienne du Rouvray etc…

    Erdogan et la Turquie se lancent ouvertement à l’assaut de la Syrie : les troupes turques franchissent la frontière vers Idleb

    Dans le même temps, violant le processus de Genève et les négociations d’Astana en cours, la Turquie de l’autocrate Erdogan – profitant une fois de plus du soutien militaire de l’OTAN et financier de l’Union Européenne qui lui verse des milliards d’euros a une nouvelle fois violé les frontières, envoyant ses soldats dans le nord de la Syrie, dans la province d’Idleb. Une province où elle subventionne et influence déjà de nombreux groupes terroristes islamistes qui agissent dans cette région, dont le principal est ouvertement affilié à Al Quaida. Le but de cette nouvelle invasion turque violant le droit international est à la fois de continuer à prendre le contrôle du nord de la Syrie, mais également d’attaquer les Kurdes dans cette zone frontalière du Kurdistan turque.

    JBC

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Sigez la carte-pétition adresséeà Macron-Libérez Salah Hamouri !!

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  • Che vive en nuestras resistencias! (IC.fr-7/10/2017)

    Ernesto Guevara est mort, assassiné par l’armée fasciste bolivienne et sur l’ordre d’un président américain “démocrate”, voici tout juste un demi-siècle, et pourtant son exemple communiste continue comme jamais d’inspirer la jeunesse révolutionnaire du monde.

    Che, qu’il est sot d’opposer à Fidel, c’est l’alliance “jusqu’à la victoire toujours”, du patriotisme anti-impérialiste et des classes populaires insurgées contre le capitalisme, pour le socialisme et le communisme.

    C’est l’idéal d’une société fondée sur le travail partagé, les lumières, l’égalité entre les nations.

    C’est l’idée juste que le tout-marché et la soif de profit ne peuvent être au mieux qu’une concession provisoire à nos modes de vie mesquinement égoïstes hérités de millénaires de barbarie.

    C’est l’idée que l’homme n’est homme que lorsqu’il se projette sur un idéal plus grand que lui.

     

    C’est le juste constat, à contre-courant de nos temps opportunistes et gorbatcheviens, qu’on ne construit pas la paix en renonçant par avance à répondre avec toute la combativité nécessaire, à l’énorme violence de l’impérialisme.

    Alors que l’empire yankee dirigé par Trump manifeste de plus en plus, sur tous les plans, militaire, économique, culturel, environnemental, sa nature exterministe, et que la révolution cubaine poursuit son difficile combat sans le secours de l’URSS et du camp socialiste, les militants franchement communistes du Prcf et des Jrcf vous donnent rendez vous au grand rassemblement du 4 novembre prochain à Paris, pour du même mouvement, commémorer la Révolution prolétarienne d’octobre 17, honorer les grands révolutionnaires cubains, et mettre en oeuvre dans les formes et dans les conditions d’aujourd’hui, le mot d’ordre plus actuel et plus anti-exterministe que jamais de Fidel, de Che, de Celia et de Camilo :

    LA PATRIE OU LA MORT, LE SOCIALISME OU MOURIR, NOUS VAINCRONS! “

    GEORGES GASTAUD,  porte-parole du Prcf.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/articles/untitled-20/

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  • Le collectif Liberté pour Salah appelle la population à se rassembler, place des Otages, demain, à partir de 18 h.Le collectif Liberté pour Salah appelle la population à se rassembler,place des Otages, jeudi, à partir de 18 h.

    Arrêté dans la nuit du 23 août à son domicile de Jérusalem-est, le Franco-Palestinien Salah Hamouri a été condamné à six mois de détention administrative, sans aucun motif officiel. Un collectif pour réclamer sa libération vient d'être lancé dans la région.

    Dix-sept groupes mobilisés sur le pays de Morlaix

    Aujourd'hui, sur les 6.000 prisonniers palestiniens détenus par Israël, plus de 500 sont en détention administrative. « Ils ne connaissent pas le motif de leur maintien en détention, qui peut être renouvelé sans aucune inculpation ni jugement », dénoncent les membres du collectif. À ce jour, 17 associations, partis politiques, syndicats et réseaux de solidarité du pays de Morlaix ont décidé de mettre en lumière l'histoire de Salah Hamouri. Ce jeune Franco-Palestinien de 32 ans est considéré comme « terroriste » par l'État israélien. Son arrestation est arrivée alors qu'il venait d'obtenir son diplôme d'avocat. Un fait particulièrement troublant, sachant qu'il s'agit d'un militant de la cause palestinienne. « Et donc d'un opposant gênant ».

    Demande d'une intervention d'Emmanuel Macron

    « On suit la situation au jour le jour », clament d'une même voix les membres du collectif. Ils réclament une intervention du Président Emmanuel Macron auprès des autorités israéliennes. Un représentant de l'Élysée doit recevoir, lundi 9 octobre, la compagne de Salah Hamouri, ses avocats, ainsi que des membres du comité national. Dans la région, un premier rassemblement pour informer la population aura lieu ce  jeudi, place des Otages, à partir de 18 h.
     
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  • Halte à la fascisante répression de Mariano Rajoy en Catalogne ! (IC.fr-30/09/2017)

    Communiqué de la commission internationale du PRCF –

    29 septembre 2017

    Halte à la fascisante répression de Mariano Rajoy en Catalogne ! (IC.fr-30/09/2017)

    On se reportera si besoin aux raisons déjà explicitées pour lesquelles le PRCF regarde avec le plus grand scepticisme l’« indépendantisme » de la bourgeoisie catalane inféodée à Bruxelles, à Berlin et à l’OTAN. Mais pour l’heure, c’est le comportement fascisant de l’Etat monarchique espagnol en général qui doit d’abord alerter tous les démocrates, tant les méthodes utilisées par Rajoy pour empêcher le référendum d’autodétermination en rappellent la période franquiste ; et disons-le tout net, ce « centralisme » policier, monarchiste et militariste, aux antipodes du centralisme démocratique cher à la Robespierre, puis à Lénine, est encore pire que le séparatisme bourgeois (que d’ailleurs il alimente a contrario !) pour diviser les peuples et les pousser artificiellement à la détestation mutuelle au seul bénéfice des forces du capital.

    L’unité fraternelle des peuples d’ ne se fera pas plus par la contrainte policière madrilène que l’unité combative des travailleurs de France, Pyrénées-Orientales évidemment incluses, ne se fera sous l’égide du « pacte girondin » porté par Macron, le destructeur acharné de la « République sociale, une et indivisible ».

    C’est au contraire dans la lutte commune contre l’euro, cette austérité continentale faite monnaie, contre l’UE, cette prison des peuples destructrice des Etats historiquement constitués, contre l’OTAN, cette machine de guerre impérialiste et, bien entendu, contre le capitalisme, ce système de plus en plus fascisant et mortifère, que les travailleurs de chaque pays et de tous les pays pourront œuvrer ensemble à la solidarité de classe dans chaque pays et entre tous les pays.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Une réflexion de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, d’Antoine Manessis, responsable PRCF aux relations internationales, et Annette Mateu-Casado, membre du secrétariat politique, défenseur de la culture catalane.

    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’étant pas négociable aux yeux des communistes, le PRCF condamne l’attitude grossièrement répressive du pouvoir de Madrid à l’encontre des éventuels participants au référendum catalan. D’autant que l’attachement de Mariano Rajoy et du roi Felipe à la « démocratie » est aussi suspect qu’est évidente leur commune filiation avec l’ franquiste dont le centralisme, non pas démocratique, mais fasciste, est largement responsable historiquement des divisions de l’Espagne actuelle.

    Il n’en faut pas moins s’interroger sur l’ « indépendantisme » de la grande bourgeoisie catalane. Il s’inscrit totalement dans la « construction » euro-atlantique qui est la négation même de l’indépendance des peuples et plus encore, de leur droit inaliénable à construire le socialisme. Comment des actuelles composantes régionales des Etats existants (Espagne, France, Italie, Belgique, ex-Yougoslavie, ex-Tchécoslovaquie…) seraient-elles plus fortes face à l’Axe Bruxelles-Berlin-Washington (donc face à l’oligarchie euro-atlantique qui met les peuples en coupe réglée) en s’isolant les unes des autres, plutôt qu’en s’unissant aux autres composantes dans le respect des diversités culturelles ? Comment les prolétaires de chacune de ces « grandes régions » cultivant l’euro-séparatisme seraient-ils plus forts pour lutter contre le capital si, à l’intérieur de chaque « nouveau pays » séparé des Etats existants et transformé en nouvelle micro-étoile du drapeau européen, les travailleurs sont divisés encore davantage selon la langue et selon la nationalité ?

    D’autant qu’en France même, des forces réactionnaires travaillent, dans plusieurs régions limitrophes du pays, à démanteler la République une et indivisible issue de la Révolution, à prendre la langue française – élément unificateur majeur du pays – en étau entre le tout-anglais transatlantique et la langue régionale érigée en arme de division. A l’arrière-plan de ce séparatisme régionaliste soi-disant opposé à « Paris » et à l’ « Etat », le pouvoir « parisien » lui-même se déchaîne contre le « jacobinisme » (phase éminemment progressiste de notre histoire où, sous l’autorité de Robespierre, l’unité territoriale du pays s’est conjuguée avec la généralisation de l’autonomie communale) défend ce qu’il appelle un « pacte girondin » : Macron entend ainsi saper l’unité de la République, exploser les acquis nationaux du peuple (conventions collectives de branche, statuts, diplômes nationaux, Sécu, services publics d’Etat, retraites…), favoriser les grandes régions, les « régions transfrontalières » et les euro-métropoles destructrices des communes et des départements.

    En ce qui concerne la France, et tout en défendant très clairement les langues et les cultures régionales en tant que patrimoine indivisible de la nation, le PRCF appelle les travailleurs, de Lille à Perpignan et de Brest à Sartène, à faire échec à Macron-MEDEF, à l’UE supranationale, au Pacte transatlantique en gestation, à l’OTAN, à tous ceux qui veulent à la fois araser les conquêtes sociales du CNR, l’autonomie des communes de France, la souveraineté de notre pays et le droit de ses travailleurs à construire tous ensemble, le socialisme dans la perspective du communisme.

    Sans cautionner en quoi que ce soit la moindre violence du pouvoir de Madrid à l’encontre de la population vivant dans la Généralité catalane, le PRCF appuie la revendication des communistes et des progressistes d’Espagne qui proposent la mise en place d’une Espagne républicaine et socialiste, confédérale, indépendante de l’UE et de l’OTAN, pleinement respectueuse de ses nationalités et en marche vers le socialisme*.

    Georges GASTAUD, Antoine MANESSIS & Annette MATEU-CASADO

    *nous signalons que nos camarades du Parti communiste des peuples d’Espagne appellent au vote blanc à ce référendum.

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Palestine. Mobilisation pour Salah à Quimper (LT.fr -15/09/2017)

    À l'appel d'une dizaine d'associations (Acat Bretagne, AFPS, Arac, Attac, CCFD Terre Solidaire, Ensemble, Mouvement de la Paix, NPA, PCF, UDB), une cinquantaine de personnes se sont réunies hier, devant la préfecture, pour demander la libération de Salah Hamouri. Ce Franco-Palestinien de 32 ans est victime d'un « acharnement et d'un harcèlement du pouvoir israélien », selon les manifestants qui ont réclamé sa libération immédiate, s'indignant du « mutisme du Président de la République et du gouvernement français ».

    source: http://www.letelegramme.fr

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  • Le Venezuela envoie 10 tonnes d’aide humanitaire à Saint-Martin, malgré la position de Paris  Deux hommes recherchent des affaires dans les débris de leur restaurant sur la plage d'Orient Bay à Saint-Martin, dévastée par l'ouragan Irma, le 10 septembre 2017

     

     

    En dépit des propos de son homologue français, qui avait qualifié son gouvernement de dictature, le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l'envoi d'aide humanitaire à l’île française dévastée par l’ouragan Irma.

    Le gouvernement du Venezuela a annoncé le 10 septembre qu'il ferait parvenir 10 tonnes d'aide humanitaire à l'île de Saint-Martin, ravagée par l'ouragan Irma. Des biens de première nécessité tel que de l’eau, de l'équipement de secours, des vêtements ou encore des matelas seront envoyés sur place.

    Le ministre des Relations intérieures, de la Justice et de la Paix Néstor Reverol a déclaré que ces aides seraient livrées par un avion des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) selon le quotidien El Nacional.

    Face au désastre humanitaire à Saint-Martin, le ministre vénézuélien des Relations extérieures, Jorge Arreaza, s'est exprimé sur Twitter : «Le Venezuela et l'ALBA [Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique] seront toujours présents pour tendre leur main fraternelle face à toute difficulté. Nous sommes encore alertes dans les Caraïbes.»

    Dix personnes sont mortes et plus d'une centaine ont été blessées dans la partie française de Saint-Martin à la suite du passage de l'ouragan Irma. On estime à 95% le pourcentage d’habitations détruites.

    Couac diplomatique entre Macron et le Venezuela

    L'annonce de l'aide apportée à l'île française par le gouvernement vénézuélien survient alors que les relations sont au plus bas entre le pays d'Amérique latine, qui traverse une grave crise, et Paris.

    Le 29 août, dans un discours face aux ambassadeurs français, Emmanuel Macron avait notamment qualifié le Venezuela de «dictature qui tente de survivre au prix d'une détresse humanitaire sans précédent, alors même que les ressources de ce pays restent considérables».

    Réponse dès le lendemain du ministre Jorge Arreaza dans un communiqué : «Les propos du président de la République française démontrent une profonde méconnaissance de la réalité.»

    Le ministre vénézuélien avait alors appelé au «respect pour sa démocratie», estimant que l'intervention verbale du dirigeant français constituait une «ingérence» dans les affaires du Venezuela.

    L'Alliance bolivarienne au secours d'une île française

    Le ministre Néstor Reverol a souligné que l'initiative vénézuélienne faisait partie de la coopération internationale de l'ALBA, même si l'île de Saint-Martin n’en est pas membre.

    Initiée en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chavez, l'ALBA est une organisation politique, culturelle, sociale et économique vouée au renforcement de la coopération économique et écologique entre certains pays d’Amérique latine et des Caraïbes, comme Cuba, la Bolivie, le Venezuela ou encore Sainte-Lucie. Une alliance par ailleurs chère à Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitait y faire adhérer la Guyane et les Antilles françaises.

     

    source: https://francais.rt.com

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