• Idlib : une schizophrénie occidentale... par Richard Labévière

    Idlib, cinq lettres qui résonnent à la fois comme l’espoir, le scandale et une nouvelle manifestation du mal récurrent de l’Occident. L’espoir d’une fin prochaine de la guerre civilo-globale de Syrie ; le scandale de jihadistes armés occupant la dernière région d’un pays souverain avec le soutien actif des Occidentaux, des pays du Golfe et d’Israël ; le mal de l’Occident : une schizophrénie récurrente consistant à aider des terroristes, de même filiation que ceux venus tuer nos enfants dans les rues de Paris, Berlin, Londres et de bien d’autres localités d’Amérique, d’Afrique et d’Asie.

    A l’ouest d’Alep – au nord-ouest de la Syrie – Idlib est la capitale du gouvernorat du même nom, à moins d’une centaine de kilomètres de la frontière turque. La majorité des habitants d’Idlib travaillaient dans les industries voisines d’Alep et dans l’agriculture. Très fertiles, les terres de la province – 6000 km2 – produisaient en abondance des céréales, du coton, des olives, des figues, du raisin, des tomates et du sésame. La région abrite les vestiges de plusieurs cités antiques dont celle d’Ebla – Tall Mardikh -, site exceptionnel de recherches archéologiques où furent découvertes des tables d’argile couvertes de caractères araméens, la langue du Christ.

    Depuis l’automne 2012, la ville est envahie par plusieurs groupes terroristes de la coalition Jaïch al-Fatah (l’Armée de la conquête) regroupant principalement Jabhat al-Nosra (la Qaïda en Syrie), Ahrar al-Cham, Faylaq al-Cham et d’autres factions de jihadistes armés, dont celles de l’organisation « Etat islamique »/Dae’ch. La ville d’Idlib abritait 3000 Chrétiens. Risquant de devoir se convertir à l’Islam sunnite, la majorité d’entre eux a dû fuir… vers le sud en direction de Homs, Hama et Damas ou vers le Liban voisin.

    En janvier 2018, l’armée gouvernementale syrienne a pu libérer une petite partie du gouvernorat d’Idlib et encercler l’enclave jihadiste, un tiers étant contrôlé par Dae’ch, les deux autres tiers par une coalition regroupée autour de Jabhat al-Nosra/Al-Qaïda. Depuis le début de l’été, ces groupes criminels sont assiégés, utilisant comme bouclier humain une partie de la population civile qui se monterait à trois millions de personnes. Selon d’autres estimations non stabilisées, la poche d’Idlib servirait aujourd’hui de refuge à 25, voire 30 000 jihadistes armés, dont une bonne partie d’étrangers (3000 Ouïghours avec leurs familles, plusieurs milliers de mercenaires des contingents en provenance de différentes régions du Caucase, quelques centaines d’activistes maghrébins, européens et asiatiques.

    UNE MÊME MACHINERIE

    Pourquoi ces gens se retrouvent-ils aujourd’hui concentrés dans la poche d’Idlib ? Durant la libération d’Alep en décembre 2016, puis ultérieurement avec celles de Deir ez-Zor, de la Ghouta et de Deraa, les autorités syriennes et leurs alliés russes ont, chaque fois, négocié une amnistie au bénéfice des groupes ayant accepté de rendre les armes ; les irréductibles choisissant la possibilité de s’exfiltrer à destination de la région d’Idlib. Ainsi et de fait, Idlib et sa province sont devenues le déversoir, sinon le sanctuaire de toutes les factions terroristes refusant d’accepter les progrès continus de la reconquête du « territoire national » par son « armée nationale », aidée de ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah libanais.

    A chacune des étapes de cette reconquête, les pays occidentaux – au premier rang desquels les Etats-Unis – ont annoncé, de manière métronomique, l’imminence d’attaques chimiques commanditées par le seul « régime de Bachar al-Assad », selon la terminologie des chancelleries et de la presse occidentales. A chaque fois a été enclenchée la même machinerie et ses mêmes rhétoriques alarmistes : celle du siège médiéval (Alep assiégée, encerclée, étouffée, coupée du monde, etc.) ; celle du « bain de sang » et de la martyrologie (Alep-Martyr, Deraa-martyr, la Ghouta-martyr, etc.) ; celle de la catastrophe humanitaire (sans précédent) et celle de l’usage d’armes chimiques, tandis que les Etats-Unis font obstruction – depuis 2002 quand cela ne les arrange pas- au déploiement des experts indépendants de l’OIAC (Organisation internationale de l’interdiction des armes chimiques – agence des Nations unies basée à La Haye aux Pays-Bas).

    L’ultime discours de « la ligne rouge » devait permettre d’effectuer des bombardements, pudiquement appelés « frappes » – en dehors de tout cadrage des Nations unies – comme ce fut le cas en avril 2018 ; « frappes chirurgicales » bien-sûr qui, officiellement, ne firent aucune victime. Ultérieurement, différentes enquêtes indépendantes de provenances diverses (Nations unies, services de renseignement, ONGs, etc.) devaient conclure qu’aucune preuve ne permettait d’attribuer ces attaques chimiques au « régime de Bachar al-Assad, alors qu’il était avéré que la « rébellion » en faisait un usage régulier.

    Il y a trois semaines, le conseiller américain à la sécurité nationale – John Bolton – remettait le couvert affirmant que des attaques chimiques se préparaient à Idlib et qu’il fallait ainsi s’attendre à de nouvelles « frappes occidentales » sur la Syrie… Quelques jours après, appliquant la « diplomatie du perroquet » – selon l’expression de Guillaume Berlat – le chef de la diplomatie française Jean-Yves le Drian proférait les mêmes menaces, mot pour mot. L’ironie de l’histoire est que c’est le même John Bolton – faucon parmi les faucons – qui en 2002 obtenait la tête du premier Directeur général de l’OIAC – le diplomate brésilien José Bustani -, ce dernier ayant eu l’impertinence de proposer le déploiement de ses inspecteurs en Irak afin de chercher les fameuses armes de destruction massive qu’on ne trouva jamais, oh grand jamais !

    Jean-Claude Mallet, l’inoxydable conseiller de Jean-Yves le Drian, surnommé par ses collègues le « Bolton français » cultive le même mépris pour l’OIAC, affirmant parait il à ses proches – comme Jérôme Bonnafont le patron d’ANMO (la Direction « Afrique du Nord/Moyen-Orient » du Quai d’Orsay) – qu’il « préférait voir Dae’ch au pouvoir à Damas, plutôt que Bachar al-Assad ! » Une telle clairvoyance diplomatique ne s’invente pas…

    DEUX REUNIONS DEDIEES

    Dans un tel contexte de provocation, le chef de la diplomatie syrienne – Walid Mouallem – a déclaré le 30 août dernier que « le gouvernement était résolu à libérer la totalité du territoire syrien ». Le 4 septembre, le Kremlin annonçait que l’armée syrienne s’apprêtait « à régler le problème du terrorisme » à Idlib. Depuis, les États-Unis multiplient les déclarations pour s’opposer à toute offensive contre les groupes terroristes retranchés à Idlib, tout en affirmant leur volonté de continuer à lutter contre le terrorisme ! Allez comprendre… ou plutôt cherchez l’erreur ! L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, réitérait la volonté du président Donald Trump : avertir le gouvernement syrien de ne pas reprendre la dernière partie du territoire syrien contrôlé par les jihadistes.

    Il y a quelques jours, David Ignatius – journaliste au Washington Post – citait un haut responsable de l’administration américaine, expliquant qu’il « fallait multiplier les initiatives pour résister à une attaque d’Idlib », ajoutant qu’« en ce moment, notre travail consiste à aider à créer des bourbiers (pour la Russie et le gouvernement syrien) jusqu’à ce que nous obtenions ce que nous voulons ». Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux sont particulièrement engagés dans trois de ces bourbiers : la Palestine, la guerre du Yémen et la dernière invention d’un « printemps arabe » en Irak pour essayer d’amener ce pays – majoritairement chi’ite – à s’opposer à l’Iran. Nous y reviendrons.

    Toujours est-il que les présidents turc, russe et iranien se sont réunis vendredi à Téhéran pour décider de la marche à suivre. Ils ont acté « une stabilisation par étapes », laissant la porte ouverte à la négociation avec les insurgés. La Russie et l’Iran se sont prononcés clairement pour une opération militaire visant à neutraliser les derniers groupes jihadistes pour « libérer la dernière portion du territoire national syrien d’une occupation terroriste soutenue par des puissances étrangères ».

    Si la Turquie partage la même volonté d’éradiquer la Qaïda de l’ensemble de la région, il n’en va pas de même pour les groupes terroristes dits « modérés » qu’elle soutient et garde comme un fer au feu afin de continuer à faire pression sur Damas pour l’empêcher de concéder aux Kurdes une entité autonome à ses frontières. Ankara craint – par-dessus tout – que le nord de la Syrie ne serve de base de repli aux activités du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, considéré en Turquie comme une organisation terroriste). Plusieurs observateurs attentifs de ce sommet ont pu constater un nouveau rapprochement d’Ankara et de Moscou au détriment d’une relation turco-américaine de plus en plus détériorée.

    L’ONU, qui réunissait aussi ce même vendredi le Conseil de sécurité sur la question d’Idlib, a de son côté appelé cette semaine les différents acteurs à « éviter un bain de sang ». Washington, Londres et Paris ont renouvelé leurs menaces de recourir à la force si « l’armée syrienne employait à nouveau l’arme chimique contre sa population, comme ce fut le cas à la Ghouta orientale au printemps dernier ». Dans les couloirs du Conseil de sécurité, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia s’est un peu lâché : « nous avons la forte impression que nos partenaires occidentaux enflamment l’hystérie autour d’Idlib et cherchent ensemble à ne pas autoriser la chute de la dernière importante enclave terroriste en Syrie ».

    Refusant d’admettre sa défaite militaire sur le terrain – alors que son objectif , faut il le rappeler, était bien la partition de la Syrie à l’image de ce que les interventions occidentales ont fait en Irak et en Libye -, la Coalition (Etats-Unis, France, Grande Bretagne, pays du Golfe et Israël) a clairement perdu la bataille sans toutefois renoncer à poursuivre la guerre… L’extension de la guerre de Syrie s’opère dans trois directions, autant d’anciens et de nouveaux « bourbiers », selon la terminologie du Washington Post.

    TROIS « BOURBIERS » FABRIQUES

    « La guerre est un caméléon », selon Carl von Clausewitz, et dans le contexte de la biodiversité politique des Proche et Moyen-Orient, la résurgence continuelle du conflit israélo-palestinien est un invariant depuis 1948. Violant régulièrement l’espace aérien libanais, la chasse israélienne effectue aussi de nombreux bombardements en Syrie, ciblant officiellement des objectifs « iraniens et du Hezbollah libanais ». Ces éléments de langage sont assez curieux, sinon parfaitement contradictoires puisque qu’aucune unité iranienne, ni le Hezbollah ne sont engagés de manière compacte, leurs soldats étant intégrés à des unités de l’armée régulière syrienne. Et les services de renseignement israéliens – ayant accumulé des échecs notoires pendant et depuis la dernière guerre menée contre le Liban (été 2006) – « ne sont pas en mesure de localiser avec précision les soldats iraniens, comme ceux du Hezbollah engagés dans les différents théâtres syriens », explique un officier européen de renseignement en poste en Jordanie.

    Il n’empêche que l’armée israélienne fournit armes et logistique aux terroristes de Jabhat al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie), qui opèrent sur le plateau du Golan. Au nom de l’action humanitaire, les terroristes blessés sont exfiltrés par des « ONGs israéliennes » pour être soignés dans des hôpitaux des colonies voisines. Tel-Aviv craint que la reconquête de la « totalité du territoire national » par l’armée syrienne ne remette en cause – à terme – sa présence sur le territoire du plateau du Golan, occupé et annexé depuis juin 1967. Benjamin Netanyahou profite de cette confusion guerrière pour imposer son « Etat juif » et l’instauration d’un régime d’Apartheid en Israël, tout en continuant la poursuite de déportations massives des populations palestiniennes de Jérusalem-Est et de Cisjordanie.

    Le deuxième « bourbier » concerne l’intensification de la guerre du Yémen, qui depuis 2015 consiste à amplifier une confrontation qui opposerait la minorité chi’ite houthi – supposément soutenue par l’Iran – aux forces gouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Au Yémen, la différenciation Sunnites/Chi’ites n’a jamais été réellement pertinente, la logique des affrontements relevant davantage d’une cassure régionale opposant les confédérations tribales du nord à celles du sud. Washington et Riyad ont délibérément transformé les différends yémenites Nord-Sud en opposition interne à l’Islam, en une « fitna » entre Sunnites et Chi’ites. En fait, il s’agit surtout d’une extension, d’un glissement de la guerre civilo-globale de Syrie vers le sud, opposant en grande partie les mêmes acteurs – non seulement dans le sud de la péninsule arabique, mais aussi sur les eaux entre les détroits d’Ormuz, de Bab-el-mandeb et la mer Rouge.

    Avec l’aide de la France, les Emirats arabes unis (EAU) opèrent un mouvement naval « d’enveloppement » de la péninsule arabique qui s’effectue à partir du détroit d’Ormuz, s’appuyant d’abord sur l’installation d’une importante base sur l’île yéménite de Socotra, transformée en porte-avions. Le nord de la Somalie constitue la deuxième étape de ce déploiement naval avec une implantation spectaculaire sur les docks de Berbera, l’un des rares ports en eau profonde de la Corne de l’Afrique. Une installation secondaire se poursuit dans le port de Bossasso.

    La troisième étape de ce déploiement maritime s’opère en Erythrée, dans le port d’Assab, au sud du pays sur la côte occidentale de la mer Rouge. L’installation émirienne a débuté en avril 2015, en échange de la modernisation de l’aéroport international d’Asmara, mais aussi d’une aide financière et pétrolière au gouvernement érythréen. L’ensemble du dispositif naval émirien est géré directement par le ministère de la Défense à Abou Dhabi. Les tâches de coordination opérationnelle sont effectuées par un état-major interarmées installé dans l’archipel des Hanish, à mi-chemin entre les côtes africaines et arabiques, entre le Yémen et l’Erythrée.

    Entre mer Rouge et détroit d’Ormuz, ce déploiement naval inédit s’explique – bien-sûr – par les bras de fer engagés contre l’Iran et le Qatar, mais aussi en raison d’une guerre portuaire régionale plus ancienne et plus profonde, l’obsession d’Abou Dhabi étant d’assurer un avenir hégémonique sans partage de Dubaï, la « Citée entrepôt »[1].

    Le dernier bourbier, le plus récent, vise à réactiver la dynamique d’éclatement et de polarisation communautaire en Irak. Vendredi dernier, des centaines de manifestants ont mis le feu au consulat iranien de Bassora où neuf manifestants ont été tués. Le couvre-feu a été instauré pour tenter de contenir un mouvement social « anti-corruption ». Selon un diplomate européen en poste à Bagdad, « les services américains ne sont pas étrangers à cette flambée de violence qui a ciblé des groupes armés chi’ites proches de l’Iran et les locaux du consulat d’Iran. Les américains cherchent à provoquer une espèce de printemps arabe pour imposer un pouvoir anti-iranien à Bagdad, incarné par leur homme : le premier ministre sortant Haïdar al-Abadi »- qui semble très fragilisé.

    Cette nouvelle crise intervient à un moment de paralysie politique à Bagdad. Le Parlement élu en mai dernier ne parvient toujours pas à s’accorder sur le choix de son président et les tractations se poursuivent pour trouver une coalition à même de former un gouvernement. Déchiré par des années de violences depuis l’invasion anglo-américaine de 2003, l’Irak se remet d’une longue guerre contre Dae’ch. Malgré d’importantes recettes pétrolières (7,7 milliards de dollars en août), le pays connaît toujours un fort chômage et des pénuries répétitives d’eau et d’électricité. « En termes de « bourbier », les services américains en connaissent un rayon et ne vont certainement pas en rester en si bon chemin afin de se venger de l’affront de la défaite américaine – et plus largement occidentale – en Syrie, un deuxième Vietnam dit-on au Pentagone », conclut le diplomate européen.

    UN DESASTRE FRANÇAIS

    Dernièrement sur les ondes de France Inter, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a dit au sujet de la question d’Idlib que « Bachar al-Assad a gagné la guerre. Il faut le constater, mais… il n’a pas gagné la paix ». Plutôt que de se réjouir de la fin prochaine d’une guerre hélas très meurtrière, le ministre a, une nouvelle fois, succombé à la « diplomatie du perroquet » sans esquisser le moindre mea culpa pour notre politique étrangère, véritable désastre depuis la décision prise par son prédécesseur Alain Juppé de fermer l’ambassade de France à Damas en mars 2012.

    A la suite de cette décision incompréhensible et lourde de conséquences – s’il fallait fermer les ambassades de France dans tous les pays avec lesquels nous avons quelques différends, on finirait par ne plus parler qu’avec la Confédération helvétique ou la Papouasie extérieure, et encore… – s’est imposée une série d’affirmations proprement idéologiques : Bachar est le seul responsable des centaines de milliers de morts de la guerre civile mais aussi régionale ; Bachar tue son peuple (avec des armes chimiques) ; Bachar est le seul dictateur de la région (sous entendu, l’Arabie saoudite et les autres pays sunnites de la région sont autant de démocratie-témoins..) ; Bachar doit partir, etc. Et Laurent Fabius franchissait plusieurs fois le mur du son de l’incompétence diplomatique, voire de l’obscénité, en affirmant notamment que « les p’tits gars de Nosra font du bon travail » ou que « Bachar n’a pas le droit d’être sur terre… »

    Pour l’instant, trois raisons essentielles expliquent partiellement ce désastre français : 1) avec le chiraquisme finissant (dans les eaux du G-8 d’Evian en juin 2003), une école néo-conservatrice française (surgeon de sa maison-mère américaine) a fait main-basse sur le Quai d’Orsay, une partie du ministère de la Défense et de l’Elysée. Hormis un alignement inconditionnel sur la politique étrangère américaine, cette secte (appelée aussi La Meute) nourrit une admiration tout aussi inconditionnelle de la politique israélienne et une haine liquide de l’Iran ; 2) la multiplication de substantielles ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Egypte et d’autres, obligent à quelques contorsions sélectives en matière de défense des droits de l’homme ; 3) une ignorance crasse de l’histoire, de la géographie et de l’anthropologie des Proche et Moyen-Orient gagne du terrain chez nos élites politico-administratives alors qu’il n’y a pas si longtemps encore l’école orientale du Quai tenait le haut du pavé…

    Malgré plusieurs répressions coloniales extrêmement brutales durant le Mandat, malgré la donation du Sandjak d’Alexandrette de la Syrie du mandat à la Turquie, malgré le transfert de la technologie nucléaire à Israël et bien d’autres facéties tout aussi lamentables, la France éternelle conservait néanmoins en Syrie une très bonne image, une certaine estime, sinon une estime certaine. Depuis trente ans, l’auteur de ces lignes y constatait un « désir de France » intact et polymorphe. De Victor Hugo au général de Gaulle en passant par la blanquette de veau et la diversité de ses terroirs, la belle France était considérée comme un pays occidental atypique – très à part – car porteur de cette troisième voix/voie gaullienne qui fait tant horreur aux néo-cons et autres mondialistes hystériques, arrogants et destructeurs.

    Quelques secondes de rêve : si la France était restée (par le biais de son ambassade à Damas et de ses excellents connaisseurs de la Syrie aujourd’hui montrés du doigt, censurés, voire « criminalisés ») en position d’observateur, comme a su le faire l’Allemagne et d’autres pays européens ; si la France était restée fidèle à sa troisième voie proche-orientale historique, elle serait aujourd’hui au centre du jeu, à armes égales avec la Russie et l’Iran. Elle serait en position de médiatrice, pièce maîtresse de la reconstruction politique et économique à venir.

    Au lieu de cela – et aux antipodes de ses intérêts vitaux – elle s’est mise délibérément hors-jeu, hors des processus d’Astana et de Sotchi (et pas seulement par russophobie délirante), n’occupant plus qu’un strapontin dans la négociation de Genève, essayant laborieusement de revenir par le biais de l’action humanitaire et du retour des réfugiés. Hormis les erreurs précédemment soulignées, comment les responsables de notre pays ont-ils pu se tirer dans le pied à ce point ?

    AU BOULOT !

    Parce qu’il ne faut plus nous raconter d’histoires et revenir au réel – plusieurs hauts responsables syriens nous l’ont dernièrement confirmé -, la France sera le dernier des pays auxquels fera appel la nouvelle Syrie. Et, les poules auront des dents avant de voir une société française se réinstaller en Syrie. Les Syriens préféreront se réconcilier avec les Etats-Unis et la Grande Bretagne, voire avec le diable avant de pardonner à la France éternelle ses partis pris idéologiques et ses leçons pseudo-morales ! Les Syriens feront affaire avec n’importe quelle entreprise européenne de Malte, d’Andorre, du Portugal ou de Papouasie extérieure (encore elle) avant de songer à fabriquer, commercer et penser français …

    Les historiens à venir nous expliqueront – un jour peut-être – comment un tel désastre français fut possible ; comment le pays de la Révolution de 1789, des soldats de l’An-II , jusqu’à ceux du Conseil national de la Résistance, a-t-il pu aider – en leur livrant des armes – des criminels voulant abolir la laïcité, le droit des femmes et la liberté de cultes et de croyances en Syrie ? Comment notre cher pays a-t-il pu consciemment favoriser l’expansion d’un Islam radical qui a fait tant de victimes en France et dans le monde entier depuis des décennies ? A défaut d’engager une psychanalyse collective, il faudra que les responsables de ce désastre rendent – un jour aussi – des comptes, parce que l’alignement occidental n’explique pas tout, d’autant que d’autres pays européens – répétons-le – ont choisi de ne pas aller aussi loin que la France dans le reniement, sinon la haine de soi !

    Oui, la question est bien de comprendre cette névrose mortifère dont les psychiatres continuent à interroger les mécanismes. Comme les autres psychoses, la schizophrénie se manifeste par une perte de contact avec la réalité et une anosognosie, c’est-à-dire que la personne qui en souffre n’a pas conscience de sa maladie (en tout cas pendant les périodes aiguës). Cette particularité rend difficile l’acceptation du diagnostic par la personne schizophrène et son adhésion à la thérapie médicamenteuse.

    En définitive et face aux échéances urgentes de la libération à venir d’Idlib et de la reconstruction de la Syrie, notre vieux pays et ses élites ont vraiment du boulot. Il serait temps de s’y mettre sans exclusive, ni excommunications…

    Richard Labévière
    10 septembre 2018

    [1] Roland Marchal : Dubaï : le développement d’une cité-entrepôt dans le Golfe. Editions du CNRS/CERI, juin 1997.

     

    sources: http://prochetmoyen-orient.ch/idlib-une-schizophrenie-occidentale/

    &  https://www.legrandsoir.info/idlib-une-schizophrenie-occidentale.html

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  • Gaza l'abandonnée résiste !

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  • Les USA et ses alliés menace la Syrie pour stopper l’offensive contre les islamistes à Idlieb (IC.fr-10/09/2018)

    C’est très vilain, après des années de , l’armée syrienne aidée par la Russie, son alliée de toujours, s’apprête à chasser du territoire national le dernier quarteron de fanatiques islamistes grassement financés par les Etats impérialistes occidentaux et par les pétromonarchies.

    Déjà les gentils médias tout-à-fait impartiaux que nous avons nous préviennent que, si l’armée syrienne utilise des armes chimiques (seuls les USA ont le droit d’utiliser le napalm ou les armes nucléaires, comme à Hiroshima ou au Vietnam), les « coalisés », France officielle comprise, la frapperont impitoyablement.

    Bref, visiteurs de ce site, attendez-vous à ce que la prise inéluctable de la dernière enclave en territoire syrien donne lieu, non seulement à des reportages choc sur la « sauvagerie » des Syriens et des Russes massacrant des bébés (alors que les Yéménites exterminés à l’aide d’armes livrés à Ryad par le gouvernement français, ou que les Palestiniens tirés comme des pigeons à Gaza par ce qu’ils appellent affectueusement « Tsahal » devraient presque remercier la France ?), mais inévitablement, à des révélations fracassantes sur l’emploi d’armes chimiques justifiant le bombardement par Washington, Paris et Londres du territoire syrien, naturellement, pour des raisons « humanitaires ».

    Blindés de l’armée française à Manbij, , avril 2018

    Et cela ne vient à l’idée de personne dans lesdits médias que si l’on veut épargner le sang des civils syriens à , il faut que les troupes venues de partout financées par les puissances étrangères ennemies de l’Etat syrien dégagent les lieux, d’autant que la frontière turque aux mains de l’OTAN n’est pas très éloignée.

    Et le pire sera que des tas de braves gens qui croient que périodiquement Nasser, Saddam, Khadafi, Castro, Milosevic, Chavez, Maduro, bref, l’ennemi ciblé au temps T par les puissances impérialistes, sont « le nouvel Hitler », vont gober tout cela en oubliant ce principe élémentaire que nous enseigne toute l’histoire des peuples : partout et toujours, et sans que cela exonère quiconque de ses exactions propres, l’ est l’ennemi principal des peuples.

    Les USA et ses alliés menace la Syrie pour stopper l’offensive contre les islamistes à Idlieb (IC.fr-10/09/2018)

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Déclaration du Parti Communiste de Turquie (TKP)

    Déclaration du PC de Turquie sur la situation monétaire du pays

    Que doit faire notre peuple face à la dépréciation de notre monnaie ?

     

     

    NE PLUS SE LAISSER DUPER.

    Notre pays est devenu le terrain de jeu des monopoles internationaux, des entreprises et des banques, dont nous ne pouvons même pas prononcer correctement les noms. C’est le résultat des politiques économiques libérales menées depuis des années. Ils ont fait de notre sang, de notre sueur et de nos larmes un cadeau pour les capitalistes étrangers qu’ils ont invités dans le pays en disant que ’nous avons une main-d’œuvre bon marché.

    Ils ont pillé les ressources naturelles en disant que ’nous brûlons les forêts, empoisonnons les rivières et que personne n’osera même nous demander des comptes .

    En pillant les ressources naturelles et sociales sans retenue, ils ont établi une économie de prêts qui leur rapporte des profits exceptionnels et dont ils sont fiers de la croissance.

    Dès le premier jour, il était évident qu’ils se heurteraient à un mur de briques à la suite de ce développement pourri. L’économie turque sombrerait dans une crise, y compris si les États-Unis ne s’en étaient pas mêlés.

    Les communistes soulignent la fragilité de l’économie turque depuis des années. Mais qu’est-ce que la fragilité ? La fragilité, c’est la vulnérabilité, c’est être impuissant à résister aux développements négatifs.Ce système d’exploitation, qui n’a pas d’avenir, qui a été soutenu en épuisant toutes les ressources et en rendant l’économie chaque jour plus dépendante, est fragile. Ce système d’exploitation a rendu la Turquie sans défense.

    RECONNAÎTRE L’AUTEUR DU CRIME

    Ils désignent l’administration américaine comme l’agent responsable de la dépréciation de la livre turque. C’est vrai. Outre les guerres d’agression, les coups d’État et les invasions, les États-Unis recourent également à des sanctions économiques, voire à des sabotages, pour maintenir leur position dominante dans le système impérialiste.

    Cependant, les États-Unis ne sont pas les seuls responsables de la crise actuelle. Il est vrai que le gouvernement AKP a également une responsabilité dans la crise actuelle. Les politiques économiques adoptées par l’AKP, au pouvoir depuis 16 ans, ont renforcé l’exploitation, le pillage et les injustices. De plus, ces politiques ont plongé le pays dans une crise profonde. Pourtant, il n’est pas vrai de dire que toute la faute revient à l’AKP concernant la crise actuelle.

    L’auteur réel n’est personne d’autre que la classe capitaliste qui ne se soucie que de ses profits ; ainsi que cet ordre social qui est basé sur l’exploitation. Il s’agit du résultat naturel du fait que notre économie repose sur l’enrichissement d’une petite minorité plutôt que sur la poursuite d’intérêts sociaux et nationaux, cela ne peut que nous mener à glisser vers des crises successives.

    S’OPPOSER À L’IMPÉRIALISME

    La Turquie est membre de l’OTAN. Les États-Unis ont des bases militaires et des troupes en Turquie. La Turquie a participé à des opérations militaires dans divers pays, surtout en Syrie, aux côtés des États-Unis et d’autres pays impérialistes. Jusqu’à hier, le parti au pouvoir en Turquie se vantait de son partenariat stratégique avec les États-Unis. À nouveau, c’est l’AKP qui était d’humeur festive lorsque des progrès ont été réalisés dans le processus d’adhésion à l’Union européenne. Hier comme aujourd’hui, les communistes ont toujours été debout et ont lutté contre l’OTAN, contre l’Union européenne, et contre les bases militaires étrangères dans notre pays.

    Vous ne pouvez pas lutter contre l’impérialisme en négociant avec lui. On ne peut pas être ’indépendant’ en déclarant certains pays comme amis un jour et comme ennemis l’autre jour. Le gouvernement de l’AKP a fait de la Turquie un pays clé dans la lutte au sein du système impérialiste, ce qui a rendu le pays sujet à toutes sortes d’opérations militaires, économiques et politiques. Un pays qui bénit les soi-disant ’marchés libres’, qui est membre de l’OTAN et candidat membre de l’Union européenne, est sans défense contre de telles opérations. Notre peuple doit se dresser contre l’impérialisme et montrer aux patrons qui craignent les ’relations tendues avec les États-Unis’ que c’est à lui que le pays appartient vraiment.

    FAIRE LA SOURDE OREILLE À CEUX QUI NOUS DEMANDENT DE FAIRE DES SACRIFICES.

    Ceux qui n’ont rien d’autre que leur travail à vendre pour gagner leur vie, les salariés, sont pauvres ; chaque jour ils sont exposés à la menace d’être licenciés. Maintenant, ils demandent à notre peuple de faire des sacrifices en prétendant que ’nous sommes tous dans le même bateau.

     Dans les jours à venir, ils vont commencer à décréter des ’programmes de stabilisation’ les uns après les autres. Les monopoles internationaux et les gros bonnets vont se mettre à pleurnicher ensemble et vont nous demander de faire des sacrifices, tout en continuant de gérer leurs affaires avec plaisir comme à leur habitude ! Ceux qui ont mis la Turquie dans une telle situation, ceux qui accumulent d’énormes richesses, ont déjà commencé à ’transformer la crise en opportunité’. Nous ne les laisserons pas enlever le pain de nos bouches et aggraver nos conditions de travail.

     Aujourd’hui, les travailleurs, les prolétaires, sont les plus vulnérables et forment la partie la plus désorganisée de la société. Les patrons et leur gouvernement feront tout ce qui est à leur disposition pour faire peser le fardeau de la crise sur les employés. Nous devons nous organiser contre cela. Le dicton « un peuple uni ne sera jamais vaincu » doit être pris au sérieux. Et nous devrions savoir que les personnes désorganisées sont vouées à s’appauvrir.

     

    FAVORISER LA CULTURE DE LA SOLIDARITÉ 

    Nous devons lutter contre la pauvreté et le chômage en nous organisant partout. Nous devons nous organiser contre les réductions salariales, contre l’allongement du temps de travail, contre les licenciements.La pauvreté, le fait de n’avoir rien d’autre à vendre que sa propre force de travail, le fait de gagner sa vie honnêtement ne sont pas des choses dont il faut avoir honte. Ce qui est honteux et constitue un crime, c’est de s’enrichir en exploitant les autres et en pillant les richesses sociales et naturelles. Nous devons faire revivre la ’culture de la solidarité’, l’une des valeurs les plus chères à notre peuple qui a été étouffée, forcée à l’oubli, par le règne de l’argent.

    Nous ne devons pas rester sourds à la pauvreté de notre voisin, au licenciement de notre collègue.Les capitalistes se regroupent et détiennent également le pouvoir politique ; notre seule assurance, c’est notre association, notre solidarité.

     

    LE CHANGEMENT DE L’ORDRE SOCIAL EST UN DROIT INCONTESTABLE

    Avant les élections du 24 juin, le Parti communiste de Turquie avait déclaré qu’il se profilait « une grande crise à l’horizon’ et que ’nous devons nous tenir prêts’.

    Nous devons nous organiser, nous battre contre les injustices, contre les efforts menés pour faire porter le fardeau de la crise sur les épaules des travailleurs et des exploités.

    Plus important encore, nous devons nous opposer à cet ordre social qui nous condamne aux opérations impérialistes, à un appauvrissement de près de 20% en une seule journée, au chômage et à la famine. Nous n’aurons pas de paix dans ce système d’exploitation. Le confort, la paix, la prospérité, l’abondance n’est rien d’autre que de la pure fantaisie dans ce système. Le système d’exploitation ne répond qu’au plaisir d’une petite minorité. 

    Cet ordre social doit être renversé sans tarder. Le règne des capitalistes doit prendre fin.

    PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE-13/08/2018

    source:https://www.initiative-communiste.fr

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  • Déclaration de la Commission internationale du PRCF 

    , le prince héritier d’ et son vrai chef, viennent de bombarder un marché au YEMEN. Des dizaines d’enfants ont été déchiquetés par ses bombes et ses avions. Bombes et avions vendus par MACRON et avant lui par HOLLANDE ou SARKOZY.

    On pourrait dire : mais vendre des armes n’exige pas que l’on s’en serve. Alors qu’attend l’Exécutif français pour décréter un embargo sur les ventes d’armes à un pays, l’ARABIE SAOUDITE, en guerre ? De GAULLE l’avait fait lors de la guerre israélo-arabe de 1967

    De plus il faudrait également cesser la fourniture d’armes aux alliés de RIYAD comme le régime dictatorial égyptien du maréchal al-SISSI.

    MACRON devient complice des crimes de guerre commis par ses amis et alliés du PROCHE-ORIENT, ARABIE SAOUDITE, EGYPTE,  EMIRATS ARABES UNIS.

    Bien entendu les États-Unis, protecteur et allié historique de la monarchie saoudienne, soutiennent la politique d’agression de MBS puisqu’elle vise les alliés yéménites de l’IRAN et qu’affaiblir et détruire l’IRAN est devenu un des objectifs principaux des Étasuniens. Bien entendu l’Union Européenne impérialiste est complice du régime obscurantiste et féodal de Riyad.

    On voit que l’impérialisme ne porte que mort et désolation partout où il intervient et quelles que soient ses marionnettes, et cela est vrai en PALESTINE, en SYRIE, en IRAK ou au YEMEN.

    L’impérialisme français, par la voix de MACRON, en alignant sa politique étrangère sur celle des États-Unis, en soutenant le régime terroriste de RIYAD et son agression contre le YEMEN, entraîne notre pays dans un engrenage meurtrier, un bourbier sanglant.

    Plus une arme au boucher de RIYAD et ses alliés !

    Sortons notre pays de la machine de guerre étasunienne qu’est l’OTAN !

    Quittons l’UE qui prépare des guerres aux quatre coins du monde !

     La Commission Internationale du PRCF-le 16/08/2018

     

     

    Ce reportage date de 2015, sous la présidence de François HOLLANDE.

    MACRON a remplacé HOLLANDE, mais Ie reportage est toujours d’actualité, les crimes dont la France est complice continuent de plus belle. MACRON a les mains tachées de sang !

    source: https://www.initiative-communiste.fr

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  • Yhon Luna – 

    Dans une déclaration publiée le 16 août, le Bureau Politique du Parti Communiste du Venezuela condamne les provocations et les dénonciations calomnieuse dont est victime l’un de ses députés, Yhon LUNA, qui serait lié à “des activités terroristes, fascistes, de corruption ou anti-nationales”.

    FACE À LA PROVOCATION CONTRE LE PCV, NOUS NOUS ADRESSONS À TOUT LE PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN 

    Le Bureau Politique du Comité Central du Parti communiste du Venezuela (PCV) réaffirme que sa ligne politique vise à défendre avec constance et ténacité les intérêts des travailleurs des villes et des campagnes, qui fusionnent avec ceux de la nation vénézuélienne, dans une tentative de concrétiser la mission historique de la classe ouvrière : la prise de pouvoir pour la construction d’une véritable société socialiste.

    Notre organisation politique a été fondée dans le secret absolu pendant la dictature pro-impérialiste du général Juan Vicente Gómez. Pendant 87 ans, dans le feu de la lutte de classe, nous avons entrepris d’avancer dans la construction et dans l’approfondissement de l’unité révolutionnaire, communale et populaire, des travailleurs et des paysans, comme objectif principal de notre action politique, nécessaire pour faire avancer avec succès le processus accéléré et cohérent d’accumulation des forces en faveur de positions toujours révolutionnaires, pour conquérir la libération nationale et la révolution prolétarienne, ce qui permettra à la classe ouvrière et au peuple de devenir l’avant-garde consciente et dirigeante des changements révolutionnaires dans la société vénézuélienne.

    La ligne politique du PCV est publique, construite organiquement lors du XVe Congrès, lors de la récente XIVe Conférence Nationale (qui a soutenu la candidature du Président Nicolás MADURO) et lors des sessions plénières du Comité Central du PCV.

    C’est dans ce contexte que l’ a été signé entre le Parti socialiste unifié du Venezuela () et le Parti communiste du Venezuela (PCV), signé avec l’engagement commun de le mettre en œuvre dans tous les domaines, d’avancer ensemble dans la défense de la patrie et dans les conquêtes des travailleurs, contre l’agressivité croissante et criminelle de l’ américain, de ses alliés européens et de l’opposition interne de droite contre le processus bolivarien et contre notre peuple.

    Le PCV n’a jamais été lié à des actes terroristes, pas plus qu’il n’a eu une politique orientée vers un coup d’État ; nous avons toujours été clairs, francs, directs et sincères avec le peuple vénézuélien.

    Les références historiques du rôle des communistes dans le développement des processus politiques et sociaux révolutionnaires à l’époque contemporaine ont souvent été déformées, voire criminalisant les luttes légitimes du peuple et sa libération définitive de la domination impérialiste.

    La bourgeoisie et le fascisme se sont déchaînés contre les mouvements sociaux et contre les partis politiques à orientation révolutionnaire et progressiste, en particulier marxiste-léniniste comme le Parti communiste, une guerre implacable qui cherche à rendre invisible et à faire disparaître tous ceux qui, comme nous, défendent les droits et les intérêts de la classe ouvrière et des autres classes sociales exploitées.

    Nous alertons tout le peuple vénézuélien sur la conduite criminelle de l’impérialisme, qui consiste en une provocation visant à diviser les forces révolutionnaires et leurs groupes dirigeants, comme cela s’est produit lors de l’invasion de la Grenade et d’autres pays du monde.

    Nous rejetons fermement et catégoriquement toute tentative de lier le Parti communiste du Venezuela ou l’un de ses dirigeants et militants à des activités terroristes, fascistes, de corruption ou antinationales, comme c’est le cas avec la campagne menée publiquement contre notre camarade Yhon LUNA, membre du Comité central du PCV et du Comité régional de l’État de Tachira, membre du Conseil législatif, président de la Commission permanente de la politique, de la justice, de la sécurité des citoyens, des droits de l’homme et des frontières.

    Le camarade Yhon LUNA, en sa qualité de dirigeant communiste et de député régional, conformément à la ligne politique de notre Parti, a traité diverses plaintes contre la corruption, contre les mafias et contre la violation des droits fondamentaux de respect de la vie, prétendument exécutées par les institutions de l’administration de la justice et par les fonctionnaires des agences de sécurité de l’État.

    Le PCV exige que le Procureur général de la République, la Cour suprême de justice ainsi que le Bureau du Médiateur désignent une commission spéciale pour mener une enquête impartiale, qui ne soit pas entachée par les intérêts particuliers de certains responsables de la sécurité de l’État, pour mettre en évidence la provocation, la manipulation de l’information et la tentative d’implication d’un dirigeant national du Parti communiste du Venezuela dans une conspiration, comme un moyen de détourner les dénonciations que notre camarade avait formulé.

    Le PCV poursuivra sa conduite historique en dénonçant l’agression impérialiste et, en même temps, tout acte contraire aux intérêts des travailleurs des villes et des campagnes, ainsi que la corruption où qu’elle soit, qu’il s’agisse dans les secteurs du grand capital ou dans l’action de groupes mafieux ancrés dans les institutions, organisations et organes des forces de sécurité. 

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  • Nicolas MADURO quelques instants avant l’attentat

     

    Communiqué de la Commission internationale du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

    Un attentat aux drones chargés d’explosifs a été commis par un groupe contre-révolutionnaire fasciste contre le président vénézuélien Nicolas MADURO et de hauts responsables du gouvernement bolivarien et de l’armée, durant un rassemblement pour le 81e anniversaire de la Garde nationale bolivarienne. Sept soldats de la garde nationale ont été blessés et sont hospitalisés.

    Le président a accusé l’ultradroite fasciste colombienne et son homologue colombien Juan Manuel SANTOS, soutenus par les Etats-Unis, d’être derrière cette tentative d’assassinat.

    Le président cubain Miguel DIAZ-CANEL et le chef du Parti communiste de Cuba (PCC) Raul CASTRO ont pour leur part réagi et condamné l’attentat, renouvelant leur soutien à MADURO.

    Peu après l’attentat, Nicolas MADURO a déclaré :

    « Il s’agissait d’un attentat pour me tuer, ils ont tenté de m’assassiner aujourd’hui. Je n’ai aucun doute que [les auteurs sont] l’ultradroite vénézuélienne alliée avec l’ultradroite colombienne de Juan Manuel SANTOS [le président colombien]. Les premiers éléments de l’enquête désignent Bogotá, ce qui explique les annonces faites par SANTOS ces derniers jours de la fin du régime de MADURO. SANTOS ne peut pas partir sans faire du mal au . »

    Solidaire depuis toujours du Parti communiste du Venezuela (PCV) et de la gauche populaire latino-américaine, le PRCF invite les militants franchement communistes et progressistes de France à contrer la campagne de désinformation permanente qui vise le Venezuela bolivarien et l’ensemble des pays de l’ALBA.

    Plus que jamais, la seule alternative qui reste ouverte aux progressistes latino-américains, face à l’assaut barbare de l’impérialisme et de l’oligarchie locale, est d’engager résolument la lutte pour la révolution anti-impérialiste et socialiste en se souvenant du mot d’Antoine Saint-Just : « ceux qui font les révolutions à demi n’ont fait que se préparer un tombeau ».

    Le PRCF exprime sa solidarité au président MADURO et a prié l’Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela, Son Excellence Héctor Michel MUJICA, de transmettre un message de fraternité de combat au président Nicolas MADURO.

    L’unité de toutes les forces antifascistes, patriotiques et révolutionnaires marchant résolument dans le sens de l’approfondissement du processus révolutionnaire bolivarien sera la meilleure riposte aux apprentis Pinochet et à l’impérialisme étasunien.

    La révolution doit se défendre et sa riposte doit être foudroyante !

     

    5 août 2018, 9h30

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •  Venezuela : Le Président Maduro échappe à un attentat

    Le ministre de la Communication du Venezuela, Jorge Rodríguez a annoncé au pays que le président Nicolás Maduro est en parfait état de santé après avoir été victime d'un attentat raté alors qu'il prononçait un discours pour le81° anniversaire de la Garde Nationale Bolivarienne, à Caracas. 

    Rodríguez a informé que l'attaque a été due à l'explosion d'une série de drones chargés d'explosifs qui ont survolé la tribune présidentielle.

    Bien que Nicolás Maduro soit sain et sauf et « soit en train de faire son travail habituel, » 7 fonctionnaires ont été blessés dans cette attaque.

    « Ils ont échoué et ils continueront à échouer, » a affirmé Jorge Rodríguez. 

    Le Président s'adressera au pays dans les prochaines minutes.

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos 

    source: ttp://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/08/venezuela-le-president-maduro-echappe-a-un-attentat.html

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  • Communiqué de la Commission Internationale du PRCF

    MALI : LE PARTI SADI ET SON CANDIDAT, OUMAR MARIKO, ONT PORTÉ LES COULEURS DE L'INDÉPENDANCE, DU PROGRÈS SOCIAL ET DE LA PAIX.(IC.fr-4/08/18)

     

    Au Mali les choses commencent à être corsées pour le clan du président-candidat IBK. En effet, au moment où ses partisans crient à sa victoire dès le 1er tour, 17 de ses adversaires dénoncent les irrégularités et violations par le président candidat lui-même et de ses soutiens, mettent en cause la crédibilité de la Cour constitutionnelle accusée de corruption et menacent de contester les résultats.

    Ces 17 candidats sont : Mohamed Ali Bathily, Soumaïla Cissé Aliou Diallo, Mamadou Igor Diarra, Dramane Dembélé, Housseiny Amion Guindo, Modibo Kadjoké, Modibo Koné, Choguel Kokalla Maïga, Oumar Mariko, Kalfa Sanogo, Mamadou O. Sidibé, Modibo Sidibé, Mountaga Tall,  Hamadoun Touré, Moussa Sinko Coulibaly et Djénébou N’ diaye.

     

    Oumar Mariko nous a fait l’honneur de participer au meeting international sur le stand du PRCF lors de la dernière Fête de l’ Huma.

     

    Rappelons les résultats du premier tour des élections :

    Ibrahim Boubacar KEITA (41,42%)

    Soumaïla CISSE (17, 80%)

    Aliou DIALLO (7,95%)

    Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo DIARRA (7,46%)

    Housseini Amion GUINDO (3, 89%)

    Oumar MARIKO (2, 32%)

    Modibo KONE (2, 28%)

    Choguel Kokalla MAÏGA (2,14%)

    Harouna SANKARE (1, 77%)

    Mamadou Oumar SIDIBE (1,64%)

    Modibo SIDIBE (1,43%)

    Kalfa SANOGO (1,21%)

    Mamadou DIARRA (1,12%)

    Modibo KADJOKE (0,95%)

    Moussa Sinko COULIBALY (0,92%)

    Adama KANE (0,81%)

    Daba DIAWARA (0,72%)

    Mountaga TALL (0,63%)

    Dramane DEMBELE (0,56%)

    Mohamed Ali BATHILY (0,54%)

    Hamadoun TOURE (0,52%)

    Niankoro Yeah SAMAKE (0,49%)

    Mamadou TRAORE (0,48%)

    Madame Djénéba N’ DIAYE (0,36%)

     

    Arrivé en sixième position le docteur Oumar Mariko candidat du parti SADI réalise un score qui le place parmi les forces qui comptent au Mali confirmant un ancrage qui se confirme. Le grand nombre de candidats (24), le soutien de l’impérialisme français pour le président sortant IBK  et les irrégularités dans le déroulement du scrutin a donc amené 17 des candidats, dont Oumar Mariko, à se réunir et élever une protestation commune.

    Des négociations sont engagées pour parvenir à soutenir un candidat commun de l’opposition au président sortant.

    Les jeux ne sont pas fait à Bamako et pour la première fois dans l’histoire des élections maliennes, un président en exercice est contraint à un 2e tour.

    Le 3 août 2018

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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