• Europe : une banque portugaise accusée de voler 1.7 milliard de $ au Venezuela servant à payer les médicaments du pays.(IC.fr-19/05/19)

    La saisie de 1,7 milliard de dollars au Portugal affecte tous les Vénézuéliens, déclare Arreaza. Les banques portugaises « obéissent aux Etats-Unis… car elles ont bloqué des ressources du peuple vénézuélien », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Venezuela.

    Les difficultés économiques du Venezuela ? conséquence du blocus économique et du pillage par les USA et l’Union Européenne

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a répété mardi que le blocage illégal d’un transfert de 1.7 milliard de dollars US de la banque portugaise Novo Banco « affecte tous les Vönézuéliens » et montre clairement que le Portugal suit les ordres du gouvernement des Etats-Unis d’Armérique.

    Le ministre des Affaires étrangères du Portugal affirme que dans son pays, les banques ne reçoivent pas d’ordres du gouvernement portugais, mais il est évident qu’elles en reçoivent des Etats-Unis. Elles ont bloqué de manière criminelle les ressources du peuple vénézuélien », a répondu Arreaza mardi à son homologue portugais via Twitter.

    Lundi, le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a dit qu’au Portugal les banques ne reçoivent pas d’ordres du gouvernement et que les litiges se règlent devant les tribunaux. Le gouvernement du Venezuela a déjà demandé aux autorités portugaises de libérer les biens de l’Etat illégalement retenus à Novo Banco.

    L’action de l’Europe c’est le blocage de livraison de médicaments vitaux au Venezuela

    Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a également déclaré que ces biens sont destinés à l’importation de médicaments, de nourriture, de biens industriels, de semences, d’engrais, au paiement des salaires des travailleurs et d’autres fournitures dans le cours normal du pays, soulignant la dimension criminelle et l’illégalité du blocus étasunien.   
    Depuis janvier 2019 seulement, l’administration Trump a imposé des sanctions à la Petroleos de Venezuela, S.A. (PDVSA), à la Banque centrale du pays et à des individus travaillant dans l’industrie minière et aurifère du pays.  
    En janvier dernier, Novo Banco a bloqué le transfert au Venezuela d’au moins 1.2 milliard de dollars US de l’entité financière détenue à 75% par la société financière privée étasunienne Lone Star Funds, a rapporté Reuters.
    « Je ne cesserai jamais de dénoncer le gouvernement étasunien pour avoir volé plus de 30 millions de dollars au Venezuela », a tweeté le président Nicolas Maduro, qui a ajouté que son pays allait augmenter sa défense contre le blocus impérialiste du président des Etats-Unis Donald Trump, qui est « un sabotage inhumain contre toutes nos importations ».

    Le blocus économique par l’UE et les USA, c’est 40 000 morts

    Le récent rapport intitulé « Economic Sanctions as Collective Punishment: The case of Venezuela » Les sanctions économiques comme punition collective : le cas du Venezuela publié par l’économiste de l’université de Colombia Jeffrey Sachs, et par Mark Weisbrot du Centre d’études économiques et politiques, a révélé que 40 000 personnes seraient peut-être mortes dans ce pays latino-américain ces deux dernières années à cause des sanctions économiques et du blocus général. 
    « Il est difficile déterminer comment des mesures, qui ont pour effet de détruire l’économie du Venezuela (…) peuvent viser à “aider le peuple vénézuélien”, comme le prétend le Trésor américain », a averti le rapporteur spécial des Nations unies Idriss Jazairi le 6 mai, à propos de l’effet négatif des sanctions.

    DG

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  •   Venezuela : La tentative de coup d'Etat a été dirigée par les Etats-Unis pour imposer un Gouvernement fantoche  (bolivar Infos 2/05/19)
     1er Mai 2019-la classe ouvrière s'est moblisée avec les mouvements sociaux et des étudiants
     

    Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a déclaré que le Gouvernement des Etats-Unis (USA) avait dirigé la tentative de coup d'Etat de ce 30 avril et a exigé qu'une enquête soit ouverte sur ce pays : « John Bolton a dirigé le coup d'Etat d'hier, je le dis, » a affirmé le Président. 

    Il a souligné que cette conspiration a été vaincue parce que la conscience du peuple vénézuélien s'est imposée : « Nous venons de vaincre l'un des complots de la droite, » a-t-i déclaré devant la foule mobilisée pour la Journée des Travailleurs.

    Il a affirmé que l'opposition vénézuélienne soutenue par les Etats-Unis n'a jamais compris qu'il existe un peuple majoritaire prêt à défendre le pays et une union civique et militaire inébranlable. Il a rappelé que les tentatives de coup d’État ont commencé dès 2002 avec le président Hugo Chávez et qu'elles ont toujours été vaincues. « Ils n'ont jamais rien pu et ne pourront jamais rien contre nous, en aucune circonstance, » a-t-il assuré.

    « Ils ne pourront pas comprendre la volonté absolue de défendre cette Révolution, notre Constitution Bolivarienne , l'indépendance nationale et le droit du peuple à construire son avenir, » a déclaré le chef de l'Etat.

    Il a convoqué le Congrès Bolivarien des Peuples pour le 4 et le 5 mai pour entendre ses propositions sur a façon de combattre le blocus financier des Etats-Unis.

    Le président Maduro a indiqué que, dans les prochains jours, il montrera les preuves pour que e pays sache qui sont les conspirateurs qui ont perpétré le coup d’État de ce mardi et qu'ainsi, justice soit faite. Et il a insisté sur le fait qu'il y aura des répercussions pour es responsables conformément aux lois de la République.

    Il a réaffirmé que le peuple révolutionnaire est capable de vaincre toute tentative de déstabilisation avec vaillance et courage : « Des nerfs d'acier, calme et raison. Mobilisation du peuple, de la femme, de l'homme et du jeune. »

    De plus, il a appelé le peuple à descendre dans la rue « si un jour, nous nous réveillons avec l'information qu'un groupe de traîtres envers la Patrie cherche à utiliser ses armes et à s'imposer. »

     

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

    Source :http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/05/venezuela-la-tentative-de-coup-d-etat-a-ete-dirigee-par-les-etats-unis-pour-imposer-un-gouvernement-fantoche.html

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     Venezuela : Tentative de coup d'Etat (Bolivar Infos 30/04/2019)Caracas le 30/04/2019

    Le président de l'Assemblée Nationale Constituante du Venezuela, Diosdado Cabello, a démenti la prise de la Base Aérienne de La Carlota après qu'un petit groupe de militaire se soit soulevé pour faire un coup d’État avec l'extrême-droite.

    « Il n'a été porté atteinte à aucune installation militaire dans le pays. Ils sont dans a rue , sur l'Echangeur Altamira et nous, nous dirigeons les opérations depuis la Base Aérienne de La Carlota, » a-t-il expliqué.

    Le gouvernement a appelé le peuple à se rendre à Miraflores pour rejeter la tentative de coup d’État. 

    La FANB continue à défendre la Constitution Nationale et ses autorités légitimes. Toutes les unités déployées dans les 8 Régions de Défense Intégrale disent que tout est normal dans leurs casernes et sur leurs bases militaires, sous le commandement de leurs commandants normaux.

    • Vladimir Padrino L. (@vladimirpadrino)

    Les autorités des diverses institutions de l'Etat ont pris position contre la tentative de coup d'Etat. 

    Le vice-président pour la Communication du Venezuela, Jorge Rodríguez, a fait savoir ce mardi qu'on a démantelé un petit groupe de militaires qui cherchaient à faire un coup d'Etat dans le pays. Sur son compte Twitter, il a alerté sur les activités de ce groupe : 

    « Nous informons le peuple du Venezuela qu'en ce moment, nous affrontons et nous désactivons un petit groupe de militaires traîtres qui ont pris position sur l'Echangeur Altamira pour faire un coup d'Etat contre la Constitution et la paix de a République, » a écrit Rodríguez et il a appelé instamment le peuple vénézuélien « à être en alerte maximum pour, avec la glorieuse Force Armée Nationale Bolivarienne, vaincre la tentative de coup d'Etat et préserver la paix. »

    Pour sa part, le ministre de la Défense du pays, Vladimir Padrino López, a condamné le mouvement putschiste et a affirmé son soutien au Gouvernement constitutionnel que préside Nicolás Maduro.

    « Les pseudo-dirigeants politiques qui se sont mis à la tête de ce mouvement subversif ont employé des troupes et des policiers avec des armes de guerre sur une voie publique de la ville pour créer l'angoisse et la terreur, » a-t-il écrit également sur Twitter. 

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

     

    source: http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/04/venezuela-tentative-de-coup-d-etat.html

     

    Le dirigeant d’opposition Leopoldo López, sans doute sorti de sa résidence surveillée par les forces d’opposition est apparu sur une vidéo avec le député Juan Guaidó sur la Base Aérienne de La Carlota entouré d'un groupe de militaires déserteurs.

    Leopoldo López, sur son compte Twitter, a affirmé que « la phase défintiive de la cessation de l'usurpation a débuté, l'Opération Liberté. » Il a aussi annoncé qu'il a été « libéré par des militaires aux ordres de la Constitution et du Président Guaidó. »

    Pour sa part, le « président par interim » autoproclamé a annoncé qu'en «  ce moment, » il se trouve avec les principales unités militaires de notre Force Armée pour engager la phase finale de l'Opération Liberté. »

    Information en développement

     

    source: http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/04/venezuela-tentative-de-coup-d-etat.html

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    ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
    GROUPE DU PAYS DE CORNOUAILLE
     

    17 avril: journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens

     
    Mobilisation du 17 avril: journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens 
    Pour les mineurs palestiniens, cibles de la répression israélienne
    Pour le soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim
     
      Le 17 avril est la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens. Aujourd’hui, ils sont au nombre de près de 5.500 dans les prisons israéliennes, dont près de 500 en détention administrative (emprisonnés sans inculpation, ni jugement), 48 femmes, 205 mineurs de moins de 18 ans (dont 32 de moins de 16 ans)(source: Addameeer, association palestinienne de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains). Le sort des mineurs est particulièrement dramatique. Les autorités israéliennes ont fait des arrestations et détentions des mineurs palestiniens de Cisjordanie une pratique systématique et coercitive visant à contrôler la société palestinienne. Les enfants peuvent être emprisonnés à partir de 12 ans, arrêtés par des soldats israéliens et jugés par des tribunaux militaires. Depuis 2015, environ 6.000 mineurs palestiniens ont été détenus par Israël. Chaque année, entre 500 et 700 enfants sont jugés. De l’arrestation au procès, leur parcours est jalonné de violences, voire de tortures, au mépris du droit international, et notamment de la Convention internationale des droits de l’enfants, qui accorde une protection particulière aux mineurs.  Selon l’UNICEF, les mauvais traitements envers les enfants palestiniens arrêtés et emprisonnés sont « répandus, systématiques et institu-tionnalisés.»
     
    Nous n’oublions pas, nous ne nous habituons pas !  
     
    Nous demandons au gouvernement français d’intervenir auprès des autorités israéliennes our protéger les mineurs palestiniens lors de leur arrestation et de leur interrogatoire, pour que les mesures appliquées aux mineurs palestiniens soient alignées sur celles appliquées aux mineurs israéliens, pour que des mesures de rétorsion soient prises envers Israël s’il persiste à violer le droit international et notamment la convention internationale des droits de l’enfant et la IVe Convention de Genève.
     Nous exprimons également notre soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim illimitée depuis le 8 avril pour protester contre leurs conditions de détention. Nous demandons aussi au gouvernement français d’intervenir auprès d’israël pour faire respecter la sécurité et les droits des prisonniers, notamment ceux en grève de la faim.
     Partout en France, des rassemblements et manifestations auront lieu le 17 avril, ou à des dates voisines, pour exprimer notre nécessaire solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens et plus particulièrement avec les mineurs emprisonnés.
     
     
    A Quimper, rassemblement le mercredi 17 avril, à partir de 17 h 30, Place Terre au Duc.
     
     
     
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  •  Venezuela : Juan Guaidó sous le coup d'une interdiction d'exercer une charge publique  (bolivarinfos-28/03/19)Juan GUAIDO ex-député et ex-Président de l'Assemblée Nationale du Vénezuela

    L'Inspection Générale de la République (CGR) a décidé d'interdire à partir de ce jeudi au député de l'Assemblée Nationale dans l'illégalité Juan Guaidó d'exercer une charge dans l’Administration Publique. Dans des déclarations à la presse, l'Inspecteur Général Elvis Amoroso a indiqué que le fonctionnaire a réalisé 91 voyages à l'étranger qui ont coûté plus de 310 millions de bolívars seulement en billets et qu'il n'y a pas d'enregistrement des ressources qu'il a utilisées pour ces déplacements. Il est resté 248 jours hors du pays. Il a également refusé d'informer l'Inspection de l'origine de ces fonds qu'il ne pourrait pas justifier uniquement par son salaire de député. 

    L'Inspecteur a indiqué que cette sanction sera appliquée pour la période maximale établie par la Loi contre la Corruption qui est de 15 ans. Amoroso a aussi signalé que Guaidó a usurpé des fonctions publiques et a commis avec des Gouvernements étrangers des actions qui ont porté préjudice au peuple du Venezuela et à son patrimoine public.

    Selon les informations données par le bureau chargé d'enregistrer les mouvements migratoires de la République Bolivarienne du Venezuela, Guaidó « depuis qu'il a pris ses fonctions de député de l'Assemblée Nationale (AN) a fait plus de 91 voyages hors du territoire national dont les billets ont coûté plus de 310 millions de bolívars sans indiquer la source des revenus qui ont payé les énormes coûts de ces voyages, » a expliqué Amoroso. 

    De plus, « il est resté plus de 248 jours hors du territoire de la République Bolivarienne du Venezuela, un temps supérieur à 8 mois, pour un cout moyen de séjour de 200 millions de bolívars sans justifier d'où il a sorti ces revenus pour payer ces séjours de plusieurs millions. »

    « En plus de l'utilisation de lignes aériennes commerciales, il (Guaidó) a utilisé des avions privés ou des « charters » sans justifier d'où il a sorti les ressources pour payer les faux-frais de ces innombrables voyages. »

    Pour ces raisons entre autres, la CGR a décidé d'interdire à monsieur Juan Guaidó d'exercer toute charge publique pour la période maximale établie (15 ans) dans le décret de rang et à force de Loi contre la Corruption. 

    On a aussi ordonné à l'organe de la CGR qui assure le suivi des déclarations de patrimoine faites sous serment de « faire les démarches pour donner une amende en vertu de la découverte d'informations cachées » et au Ministère pUblic de prendre les mesures correspondantes.

    On a aussi ordonné au SENIAT de contrôler les hôtels dans lesquels monsieur Juan Guaidó a séjourné sur le territoire vénézuélien pour que la CGR sache qui a financé le logement, la logistique et les banquets qui ont été réalisés pendant ces séjours. 

    Amoroso a aussi exhorté les organismes multilatéraux à ne pas se contenter d'une suele version des faits : « … Ils peuvent venir à la CGR pour vérifier chacune des données et vérifier pourquoi ce monsieur est sanctionné. »

    Ces sanctions n'ont rien à voir avec la situation politique, elles sont appliquées à cause du non respect et de la violation systématique de la Constitution, des lois de la République et du règlement intérieur des débats de l'Assemblée Nationale par le député Juan Guaidó, » a conclu Amoroso.

     

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

    Source en espagnol :

    http://albaciudad.org/2019/03/juan-guaido-es-inhabilitado-por-contraloria-general-venezuela/

    URL de cet article :

    http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/03/venezuela-juan-guaido-sous-le-coup-d-une-interdiction-d-exercer-une-charge-publique.html

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  •  Venezuela : 6 ans d'attaques du système d'électricité (bolivarinfos 27/03/19)Centrale d'El Guri au Vénezuela 

    Pour provoquer le chaos et déstabiliser la société vénézuélienne, le 7 mars dernier1, le système électrique vénézuélien a été à nouveau victime d'une attaque criminelle.

    Il s'agit d'une attaque du système de la Centrale Hydroélectrique Simón Bolívar, connue sous le nom d'El Guri, qui fournit l'énergie à 80% du pays avec des armes électromagnétiques. 

    Les manœuvres pour soumettre le peuple – une attaque considérée comme attaque par arme géophysique – planifiées et exécutées depuis les Etats-Unis et appuyées par l'extrême-droite vénézuélienne ont été mises en œuvre de 3 façons : informatique comme celle concernant le cerveau du barrage El Guri et Caracas, électromagnétique : c'est ainsi qu'on a interrompu la distribution et la transmission et aussi le processus de réparation en cours, et enfin l'incendie de stations et de sous-stations électriques qui a renforcé l'attaque physique.

    Les attaques du système de production de l'électricité au Venezuela ne sont pas nouvelles : elles datent de plus de 5 ans et ont des buts politiques.

     

    2013

    En septembre, les habitants du District de la Capitale et ceux d'au moins 10 autres villes ont subi une panne inattendue produite par un sabotage sur la ligne 765 située entre San Gerónimo et La Horqueta, dans l'état de Guárico. 

    Le 2 décembre, on tente à nouveau de couper l'électricité dans une partie du pays au moment où le chef de l'Etat faisait un discours avant les élections municipales. L'attaque a lieu sur la même ligne.

     

    2015

    En octobre 2015 un groupe d'individus armés sont entrés dans l'usine Alfredo Salazar, dans l'état d'Anzoátegui, a quelques 324 kilomètres de Caracas et ont volé du matériel électrique.

    Un mois plus tard, le Président dénonçait 17 attaques du système d'électricité en seulement 1 mois, en particulier dans les états de Zulia, Táchira et Falcón où on a trouvé un camion plein de tonnes de câbles volés au système d'électricité de l'ouest du pays.

     

    2016

    En février, une partie de Caracas est à nouveau privée d'électricité après l'incendie d'une réserve de câbles souterrains. 

    En mars, l'extrême-droite sabote à nouveau le système dans le sud du pays. Ce sabotage fait 1 mort et 1 personne est arrêtée en flagrant délit.

    Un mois plus tard, environ 20 individus cagoulés ont attaqué les installations de la sous-station San Cristóbal I, sur la frontière avec la Colombie.

    Entre fin avril et mi-mai, 2 nouvelles attaques ont lieu : la première sur une tour de câbles et la seconde dans l'état de Bolívar.

    En juin, un incendie se déclare dans la sous-station de Barinas 3.

     

    2017

    Depuis le mois d'août, la population de l'état de Zulia devient la principale cible de ces attaques : 3 en 5 mois. Les sous-stations de Punta Iguana, Punta de Palma et El Tablazo ont été victimes de vol de matériel stratégique. Selon les données du Ministère du Pouvoir Populaire pour l’Énergie Electrique, pendant cette année, 42 personnes sont mortes à cause de sabotages du Système d'Electricité.

     

    2018

    Zulia est à nouveau victime de vandalisme. Pendant le mois de janvier, 2 attaques ont eu lieu, 3 en février, 2 en avril, 2 en mai, 1 en juin et 1 en août. Entre août 2017 et août 2018, 130 personnes ont été arrêtées et 5 sont mortes au cours de ces sabotages 

    Depuis le début de la guerre de l'électricité qui s'est intensifiée sous le Gouvernement du Président Nicolas Maduro, plus de 200 personnes sont mortes en participant à des actes de sabotage et 150 sous-stations de CORPOELEC ont été affectées.

    Une conspiration nord-américaine planifiée

    Dans la récente attaque, il s'agit de « technologie de haut niveau que seul le Gouvernement des Etats-Unis possède (…) Ils produisent des attaques électromagnétiques contre les lignes de transmission » et interrompent le processus de reconnexion des différentes stations, a indiqué le Président. 

    Une attaque électromagnétique (EMP) peut être déclenchée de plusieurs façons et a des conséquences directes et indirectes. Les premières sont dues au « choc » électromagnétique et à la tension provoquée sur les systèmes électriques dans la Terre.

    Les contrôles électroniques endommagés et détruits, les dégâts s'étendent sur les systèmes qui leur sont connectés, rapportent les médias internationaux. Selon le site Mission Vérité, l'Armée de l'Air des Etats-Unis a publié début 2018 un rapport sur les conséquences éventuelles d'une attaque électromagnétique. 

    Celui-ci conclut que e système ou le réseau électrique de n'importe quel Etat peut être interrompu pour longtemps par une attaque électromagnétique. Cela est dû à l'interconnexion des systèmes et des infrastructures informatisés.

    Cette situation est proche de celle qui est survenue à el Guri, qui a subi une attaque informatique du contrôle automatique de régulation Ardas, une espèce de cerveau électronique informatisé qui réglé les 20 machines du système hydroélectrique, a expliqué le vice-président pour le secteur de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Jorge Rodríguez. 

    Ce document indique, en outre, une autre conséquence possible d’une attaque d'un pays par les Etats-Unis : une révolte sociale dans « les heures » et des conséquences technologiques sur de nombreux équipements et circuits d'ordinateurs, des pannes d'électricité « pendant longtemps » et il précise qu'il faudrait au moins 18 mois pour remplacer les éléments clef du réseau ou du système endommagé. 

    « Ils ont pris la guerre de l'électricité comme une guerre d'usure économique et contre le peuple, » a déclaré Maduro. Cette escalade putschiste met en évidence le fait que l'extrême-droite ne s'intéresse pas à l'ordre du jour de dialogue et de paix proposé par le Président, c’est pourquoi mardi dernier, il a annoncé la formation d'une Commission Présidentielle pour enquêter sur cette attaque multiforme perpétrée contre le SEN, une instance qui sera dirigée par la vice-présidente exécutive de la République Delcy Rodríguez. 

    (Note de Presse de La iguana)

     

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

    NOTE de la traductrice:
    (1) Et à nouveau le 25 mars !

    Source en espagnol :

    http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/03/26/venezuela-maniobras-con-fines-politicos-6-anos-de-embestidas-electricas-fotos-del-incendio-en-el-guri-ya-esta-controlado-completamente/

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  •  En France, comme dans les pays occidentaux impulsant avec les Etats-Unis la tentative de coup d’état contre le , chacun aura pu observer les quasi cris de joie des médias célébrant la gigantesque panne de courant qui a plongé, pendant plus de 24h, 70% du pays dans le noir. Une panne au conséquences désastreuses pour l’économie du pays – elle devrait coûter sans doute plusieurs milliards d’euros de dégâts – et pour la vie quotidienne des vénézuéliens.

    Le ministre des affaires étrangères, Jorge Arreaza, a dénoncé dans un communiqué sur son compte twitter :

    “Tandis que la société vénézuélienne faisait face avec calme aux conséquences du sabotage électrique et que les employés de Corpoelec ont travaillé sans relâche, l’entourage de Donald  était en train de faire la fête se réjouissant, avec une perversion coupable, des ennuis du peuple du Venezuela.

    Jorge Arreaza – ministre des affaires étrnagères du Venezuela
    manifestation pour la révolution bolivarienne et contre l’agression impérialiste US
    Caracas 9 mars 2019

    Immédiatement, le black-out a donné lieu à une campagne médiatique intense à l’international, pour s’en prendre au président élu du Venezuela, Nicolas , le putschiste Guaidó appelant à déclencher l’état d’urgence pour justifier une intervention militaire américaine contre le Venezuela. Les putschistes ont également tenté d’exploiter la situation pour essayer de retourner l’opinion qui soutient très majoritairement le président Maduro et la révolution bolivarienne, comme l’ont démontré les urnes. Peine perdue, malgré les difficultés – dans un pays chaud comme le Venezuela, le black-out complique pourtant de façon très dure le quotidien, ne serait ce que pour conserver la nourriture en l’absence de frigo – c’est aux côtés de Maduro que les Vénézuéliens sont descendus massivement dans la rue le 9 mars, tandis que Guaidó peinait à rassembler quelques centaines de manifestants à Caracas.

    Les causes de la panne géante : une cyber attaque.

    Le Venezuela dénonce une cyber-attaque contre sa principale centrale électrique comme étant à l’origine de la panne, dans ce qui serait un gigantesque attentat contre le pays. Une telle cyber-attaque ne serait pas une première : on se souvient que les USA avec Israël avaient lancé une telle attaque contre des équipements nucléaires en 2015 en Iran.

    La production électrique au Venezuela repose à 70% sur la centrale hydro- électrique de El Guri, d’une puissance de 10 200 MW avec 20 turbines installées sur l’Orénoque. A lui seul, ce barrage produit presqu’autant que 10 centrales nucléaires en France. C’est le 4e plus grand barrage du monde.

    C’est la panne du système de cette centrale hydroélectrique qui a privé le Venezuela de courant pendant de très longues heures.

    Alors que plusieurs lignes électriques ont été endommagées, que plusieurs explosions ont affecté des transformateurs électriques, l’électricité n’est que partiellement rétablie dans le pays. Les connexions à internet sont, elles, interrompues aux 2/3.

    Les turbines mises à l’arrêt par une cyber attaque

    Le Venezuela a donné les causes de la panne de la centrale qui sont terribles. C’est une cyber-attaque qui a saboté trois des cinq générateurs de secours de la centrale. Le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, a expliqué qu’en raison de l’attaque le système de contrôle de la centrale s’est mis en sécurité conduisant à l’interruption du fonctionnement de l’ensemble des 20 turbines hydro-électriques, privant d’alimentation électrique le pays. En effet, la production électrique de la centrale est régulée par un système de contrôle moderne informatisé qui permet de piloter la production de la centrale, afin de fournir à chaque moment la tension nécessaire au réseau.

    Evolution du nombre d’adresse IP différentes connectés sur le réseau internet au Venezuela depuis le début du 

    Alors qu’en moins de 24h le réseau était en passe d’être rétabli, la destruction d’une ligne électrique et de plusieurs transformateurs a considérablement ralenti le rétablissement du courant dans tout le pays.

    Le Venezuela dénonce une attaque américaine

    Le président du Venezuela a dénoncé une agression ignoble qui “affecte l’ensemble de la population, sans faire de distinction politique”. Le ministre, Jorge Rodrigez, a expliqué que les premières investigations montraient que le sabotage avait pour but de priver le peuple du Venezuela d’électricité pendant plusieurs jours. Il a pointé du doigt la revendication de l’attaque par le sénateur US, Marco Rubio, une des voix du régime US les plus en pointe dans l’agression contre le Venezuela qui, à peine quelques minutes après le début de la panne, a moqué la panne des générateurs de secours. “Comment Marco Rubio pouvait il savoir que les générateurs de secours étaient tombés en panne, alors qu’à ce moment-là personne ne le savait ?” tonne le ministre bolivarien. Les déclarations de Rubio sonnent, en effet, comme une revendication de l’agression américaine.

    Le gouvernement venezuelien a remercié les travailleurs de l’entreprise publique Corpoelec, l’équivalent de EDF au Venezuela, qui ont réussi à rétablir le courant. Le président Maduro a également remercié le peuple du Venezuela qui a réagi avec responsabilité et calme à “la plus brutale agression que le peuple du Venezuela ait eu à subir depuis plus de 200 ans”.

    Le ministre vénézuélien de l’Energie, Motta Dominguez, alertait dans l’après midi de jeudi sur une nouvelle cyber-attaque “ le barrage a été une nouvelle fois l’objet d’une attaque dans une guerre électrique (…). Mais nous avons un gouvernement solide, ils ne nous démoraliseront pas et ne nous feront pas tomber. Ils ont déjà échoué dans leurs tentatives précédentes et ils ne réussiront pas, non plus, cette fois ci.”

    Reprenant les éléments de langage de Washington, immédiatement sur les réseaux sociaux, les comptes favorables au coup d’état déversaient une propagande voulant faire croire que le black-out était le résultat d’un défaut de maintenance et d’un accident grave, diffusant une image d’une turbine cassée, censée être la tribune n°13 de la centrale de Guri, une image retweetée des milliers de fois. Propagande de guerre grossière, intox typique, puisqu’une simple recherche google permet de vérifier que cette image est celle d’un accident bien connu des hydroélectriciens survenu dans une centrale… russe, il y a plusieurs années.

    Pour ceux qui douteraient de la réalité de la cyber-attaque, ils liront avec intérêt l’analyse publiée par le magazine Forbes peu suspect de sympathie chaviste, c’est le moins que l’on puisse dire, disant que l’attaque américaine, comme cause du black-out, est très probable. Nous reproduisons et traduisons quelques extraits de ses explications, ci-après. Observons qu’une telle attaque est un motif supplémentaire de se mobiliser dès maintenant en France. Car elle montre ce dont est capable l’ US pour imposer sa domination sur le monde.

    JBC pour www.initiative-communiste.fr

    Pour le journal américain Forbes : une attaque américaine très probable

    Pour le magasine américain Forbes, la cause de la panne géante peut tout à fait être une cyber-attaque, c’est ce qu’explique le spécialiste Kalev Leetaru :

    “Alors que le Venezuela subit l’un des pires black-out de la période récente, le gouvernement a expliqué que le chute du réseau électrique, téléphonique et internet était due à une cyber-attaque pour débarquer son président. Si le black-out peut être vraisemblablement causé par un sous financement chronique de l’infrastructure électrique et sa maintenance tardive, l’idée qu’un état étranger manipule le réseau électrique, pour obliger à un changement de gouvernement, est très réaliste”.

    “Dans le cas du Venezuela, l’idée d’un gouvernement comme celui des USA, agissant à distance sur le réseau électrique, est actuellement très réaliste. Les cyber-actions à distance ne demandent que rarement une présence significative sur place, en faisant les opérations de manipulation non revendiquées idéales. Étant donné les préoccupations affichées, de longue date, du gouvernement US contre le gouvernement du Venezuela, il est probable que les USA maintiennent déjà une présence dans les réseaux d’infrastructure du pays, lui permettant d’interférer quasi directement dans les actions sur le réseau. Les infrastructures internet dépassées du pays et les infrastructures électriques ne présentent pas de défis formidables pour de telles opérations et rendent très facile l’effacement des traces d’une intervention étrangère”.

    “Une perte de l’électricité et des connexions très large, comme le Venezuela vient de la vivre dans cette fin de semaine, correspond bien à la cyber- stratégie moderne. Couper la puissance à l’heure du pic de consommation, assurant un impact maximal sur la société civile et des torrents d’images post-apocalyptiques médiatiques, correspond tout à fait aux opérations traditionnelles de propagande. L’une des tactiques que j’avais exposée, dès 2015, est de faire en sorte qu’une telle interruption se produise au moment du bouleversement de la société, de manière à délégitimer le gouvernement actuel, alors qu’un gouvernement en attente s’est présenté comme une solution de rechange opportune.”

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ian Brossat, invité de BFM TV et RMC info, les chaines de télévision et de radio du milliardaire soutien de Macron, P Drahi, l’adjoint au logement de la maire PS, Anne Hidalgo, et candidat du PCF PGE aux européennes a été interrogéle 25 février 2019 sur les Gilets jaunes, des questions fiscales et également la question européenne, sujet sur lequel il a dressé une nouvelle fois les louanges d’une Europe qui protège, en suivant les questions posées par l’aussi expérimenté que madré interviewer, JJ Bourdin. Est ensuite venue la classique provocation de l’éditorialiste, sur la situation au . Et la réponse du candidat  PGE a été édifiante pour tous les internationalistes soucieux du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour tous les antifascistes, pour tous les défenseurs de la paix. Brossat et le /PGE, refusent de soutenir , le président légitime, démocratiquement élu, du Venezuela

    Jean Jacques Bourdin “et le Venezuela est-ce que Nicolas Maduro doit ouvrir les frontières à l’aide humanitaire ?”

     : (…) Il y a une situation au Venezuela qui ne peut pas continuer comme cela. Et je pense que la solution elle tient en trois lettres, c’est l’ONU (…)

    Jean Jacques Bourdin ” mais Ian Brossat, cela veut dire quoi, cela veut dire que Nicolas Maduro doit ouvrir la frontière au lieu de laisser son peuple crever de faim ?”

    Ian Brossat : s’il n’y a pas une solution politique avec l’ONU, on ne s’en sortira pas. L’idée des USA est, derrière cette opération humanitaire, une opération militaire. C’est ça la réalité. Pour installer Guaidó à la place de Maduro. Donc, on pense ce qu’on veut du régime de Maduro. Et je ne suis pas un fan du régime de Maduro. Simplement, ce que je dis, c’est que la solution c’est l’ONU…”

     

    https://www.youtube.com/watch?v=xGiiRLBWlSI à 15’30”

    Une position qui choque. Antoine Manessis, secrétaire de la commission internationale du PRCF, met les points sur les i !

     

    Brossat, tête de liste du PCF-PGE aux Européennes, n’est pas “fan de Maduro” !

    Décidément les naufrageurs de L’Humanité veulent aussi dynamiter l’internationalisme.

    A l’heure où l’ étasunien et ses alliés fascistes brésiliens et colombiens, attaquent le Venezuela bolivarien et son président légitime Nicolas Maduro, à l’heure où Macron et l’UE participent à la coalition contre-révolutionnaire et anti-démocratique contre Maduro, Brossat la tête de liste de l’ ex-PCF trahit de façon grossière toute l’histoire et tous les principes des communistes.

    Imaginons : à la veille de Stalingrad un responsable du PCF déclare ” Je ne suis pas fan de Staline”. A la veille du 11 septembre 1973, un responsable communiste déclare “Je ne suis pas fan d’Allende”. A la veille de Thermidor un responsable Sans-Culotte déclare “Je ne suis pas fan de Robespierre”. Comment appeler cela sinon une lâcheté et une faute politique absolues.

    Non parce que Staline, Allende ou Robespierre comme Maduro sont  exempts de critiques. Mais parce qu’une barricade n’a que deux côtés et que lorsque l’ennemi de classe attaque et promet que les militants bolivariens et communistes seront « pendus ou brûlés », on serre les rangs. C’est une question de dignité et d’honneur : vous n’avez ni l’une ni l’autre, Monsieur Brossat.

    Antoine Manessis, secrétaire de la Commission internationale du PRCF.

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  • À l’occasion de la cérémonie du bicentenaire du discours d’Angostura à l’ambassade du Venezuela, Initiative Communiste a pu s’entretenir avec Maurice Lemoine, journaliste spécialiste du Venezuela

    À l’occasion du bicentenaire du discours d’Angostura, prononcé par le Libertador Simon Bolivar le 15 février 1819, l’ambassade du Venezuela en France avait convié des historiens (André BANSART, François DELPRAT, Paul ESTRADE) et un journaliste (Maurice LEMOINE) afin de présenter cet épisode fondamental de la lutte pour l’indépendance en Amérique du Sud. Cet évènement a été l’occasion de revenir sur la déstabilisation actuelle du régime bolivarien par l’impérialisme états-unien. Deux camarades JRCF ont pu s’entretenir avec le journaliste Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique et spécialiste de l’Amérique latine. Il est l’auteur entre autres des “Enfants cachés du général Pinochet”, précis de coups d’États modernes et autres tentatives de déstabilisation (2015, Don Quichotte) et de Chávez presidente !, (Flammarion, 2005)Initiative Communiste partage avec vous cet entretien éclairant, passionnant et honnête sur la crise vénézuélienne.

    Initiative Communiste : On parle souvent, dans les médias français, de la crise humanitaire au Venezuela. Quel est votre regard sur la question ?

    M.L. : Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela, cela est un argument de propagande dans le cadre de la guerre médiatique. Il existe des problèmes très sérieux, en particulier des pénuries qui atteignent tous les vénézuéliens et qui rendent la vie quotidienne absolument insupportable. Si elles sont en partie imputables aux erreurs du gouvernement, ces pénuries, dans une immense proportion, sont en réalité imputables à une guerre économique. En particulier, à un sabotage des réseaux de distribution. C’est à dire qu’il y a tout ce qu’il faut au Venezuela, sauf que, lorsque vous cherchez des pâtes, du riz, de la farine etc., vous ne les trouvez pas dans les supermarchés, vous ne les trouvez pas dans les boutiques, mais vous allez les trouver sur les trottoirs au marché noir et à des prix exorbitants. Par ailleurs, une autre partie de cette alimentation et de ces médicaments qui sont importés par le Venezuela partent dans le cadre d’une contrebande massive et organisée vers la Colombie, de sorte qu’effectivement les Vénézuéliens se retrouvent en situation de pénurie. Mais l’objectif de cette pénurie organisée est que la population se révolte et se retourne contre Maduro.

    Raison pour laquelle on impute la responsabilité totale de la crise à Maduro. Or, si son gouvernement peut commettre des erreurs (comme n’importe quel gouvernement dans le monde), celles-ci n’expliquent en aucun cas l’ampleur de la crise vénézuélienne. Mais, évidemment, l’emploi des termes « opération humanitaire », « aide humanitaire », amène l’opinion internationale à considérer que le chavisme, c’est-à-dire le « socialisme du XXIe siècle », qui était la grande idée de Chávez, mais aussi de Rafael Correa en Equateur, ou Evo Morales en Bolivie, ne fonctionne pas et que le socialisme amène un pays à la ruine. Donc, l’objectif concerne à la fois le Venezuela et Nicolas Maduro, mais aussi l’ensemble de la communauté internationale et en particulier nous, les Européens, afin de nous dissuader de voter contre le système et de nous embarquer sous quelque forme que ce soit vers le socialisme.

    I.C. : On parle beaucoup en ce moment avec le mouvement des « gilets jaunes » du RIC, est-ce que le système vénézuélien pourrait inspirer ces revendications ?

    M.L. : Il y a dans la constitution bolivarienne, vénézuélienne, qui a été élaborée en 1999 dans le cadre d’une assemblée constituante convoquée par Chávez et approuvée au terme d’une consultation populaire, quatre formes de référendum. Par exemple, le référendum révocatoire permet, à la mi-mandat, en recueillant un nombre de signatures adéquates, de poser la question : «  souhaitez-vous révoquer le président de la république, votre député, votre maire ? ».  Existent également le référendum consultatif et le référendum abrogatoire. Ces instruments, que commence à revendiquer la population française, existent déjà dans la constitution bolivarienne.

    Entre parenthèses, et puisqu’on parle des « Gilets jaunes », que nos médias dénoncent comme trop « musclés »… Au Venezuela, lorsqu’il il y a des violences, elles ne sont pas le fait d’ex-boxeurs sur-vitaminés. En 2014, lors des manifestations insurrectionnelles, 9 policiers ont été tués par balles ; en 2017, 7 ont été tués et 21 blessés par arme à feu ; le jour de l’élection de l’Assemblée nationale constituante, que prétendait empêcher l’opposition, un sergent de la Garde nationale a été  assassiné, 8 ont été gravement brûlés par une bombe incendiaire, 21 fonctionnaires de police blessés par arme à feu ! Curieusement, dans ce cas, la sphère médiatique se tait. Elle appuie même les manifestants. En 2017, lors des violences insurrectionnelles, des chavistes ont été lynchés, arrosés d’essence puis brûlés vifs. Les méthodes de l’opposition vénézuélienne ont peu à voir avec nos « Gilets jaunes ». Mais a-t-on entendu nos gouvernants les condamner ?

    Autre problème de perception : dans la culture de gauche, une manifestation est sympathique par définition. De la même façon, des policiers qui répriment sont par définition qualifiés de « salauds ». Sauf que, parfois, la manifestation réunit la droite et l’extrême droite. Sauf que, parfois, la police est celle d’un gouvernement révolutionnaire qui vient de construire et d’octroyer 2,5 millions de logements sociaux en six ans. Il faut analyser plutôt que d’avoir des réflexes bêtes et méchants. Qui est dans la manif, quel est l’objectif, etc. J’ai été observer de l’intérieur les manifestations de 2017, je n’ai pas vu de flash-balls ; dans un contexte infiniment plus violent, il n’y a pas eu, comme chez nous, 1.500 mises en garde à vue préventives. Comment Macron peut-il donner des leçons au Venezuela ?

    I.C. : Concernant Juan Guaidó, qui est-il et quelle est sa légitimité ?

    M.L. : Il n’y a qu’un président au Venezuela c’est Nicolas Maduro. Il est élu dans le cadre de la constitution. Le président auto proclamé Juan Guaidó, n’est que le président de l’Assemblée nationale. Il a été élu député en décembre 2015 avec 97.000 voix. Nicolas Maduro a été élu président de la République en mai 2018 avec plus de 6.000.000 de voix. Guaidó est président de l’Assemblée nationale depuis janvier 2019, dans le cadre d’un accord passé au sein de l’opposition. Cette Table d’unité démocratique (MUD) est une coalition de plusieurs partis, dont les quatre plus importantes, le « G-4 », ont décidé que tous les ans, par rotation, l’un d’entre eux occuperait la présidence de l’Assemblée nationale. Il se trouve que cette année 2019, c’est au tour de Guaidó qui est au départ un simple député du parti de droite radicale, Volontad Popular. Et il se trouve que l’opposition, à l’instigation de Washington, avait décidé que le jour de la prise de pouvoir du deuxième mandat de Nicolas Maduro, le 10 janvier, serait le début d’une guerre totale. C’est donc Juan Guaidó qui est l’instrument de Washington pour lancer cette « offensive finale ». Mais il n’est qu’un instrument. D’ailleurs, le 5 février, l’opposition a signé un document bidon sur la « Transition » dans lequel il a été décidé que Guaidó ne pourra pas se présenter s’il y a une présidentielle. Tandis qu’ils l’envoient au « casse pipe », les dirigeants de l’opposition sont déjà entrain de se déchirer pour savoir qui sera candidat.

    Enfin, concernant la légitimité de Maduro, il faut se référer au droit international, à l’ONU. Le porte-parole de l’actuel secrétaire général António Guterres, a déclaré il y a une semaine que pour l’Assemblée générale de l’ONU et le Conseil de sécurité de l’ONU, le président du Venezuela est Nicolas Maduro. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité tenue à la demande des États-Unis, 19 pays sur 35 ont refusé de reconnaître Guaidó et se sont prononcés pour la non-ingérence au Venezuela. Donc, lorsqu’on vous dit que la « communauté internationale » appuie Juan Guaidó, c’est totalement faux. La communauté internationale ne se limite pas à Washington et à l’Union Européenne. Si l’on prend l’Assemblée générale des Nations unies, où 197 pays sont représentés, seulement une trentaine appuient Guaidó.

    I.C. : Comment analysez-vous l’évolution des rapports internationaux, à la lumière de ce qui se passe au Venezuela ?

    M.L. : Je ne vais pas dire qu’on rentre dans une nouvelle guerre froide, mais nous n’en sommes pas si loin. D’un côté, certaines puissances se considèrent comme les maîtres du monde : les États-Unis et l’UE. De l’autre, une majorité de pays souhaitent une politique multilatérale, comme l’Inde, l’Afrique du Sud, la Russie, la Chine, de nombreuses nations africaines, etc. Indépendamment de la nature des régimes – car  on n’est pas obligé d’être amoureux du système politique chinois ou russe ou turc –, il est inacceptable qu’une poignée de nations s’arroge le droit de dominer la planète entière. Et l’on sent bien à l’occasion de la crise vénézuélienne que c’est précisément cela qui est en jeu. Un grand nombre de pays refusent l’hégémonie de Trump et de l’UE, et, là encore, sans forcément approuver la politique de Nicolas Maduro, viennent en défense d’un pays souverain. C’est la règle de base des Nations Unies. On est en train de rentrer dans une phase où le droit international n’existe plus. L’invasion de Bush en Irak en 2003 a fait plusieurs centaines de milliers de morts. La France de Sarkozy a détruit la Libye. Indépendamment de ce qu’on peut penser de Mouammar Kadhafi, il était évident que cette intervention allait détruire la Libye et semer le chaos dans tout le Sahel ; même chose pour l’Irak de Saddam Hussein. Les conséquences de ces interventions sont connues. Or la politique d’agression menée par les États-Unis et l’UE contre le Venezuela prend le risque énorme de déclencher une guerre civile. Celle-ci affecterait évidemment le Venezuela, avec toutes les victimes que cela peut impliquer, mais aussi la Colombie voisine où depuis que les FARC ont déposé les armes, la période post-accords de paix se passe très mal. Soixante-dix anciens guérilleros ont déjà été assassinés par les paramilitaires, plus de 300 syndicalistes, militants et paysans ont été assassinés. Si les États-Unis avaient la folie de déclencher un conflit au Venezuela, c’est toute la région qui s’embraserait. Il ne s’agit pas seulement de défendre Maduro mais d’éviter un risque majeur de confrontation dans une Amérique latine, dont je rappelle que Chávez, Lula, Nestor puis Cristina Kirchner, Evo Morales, Rafael Correa, Fidel puis Raúl Castro, avaient déclaré «  zone de paix ». De plus, il y a de ça un an, la Colombie est devenue membre de l’OTAN. Qu’est-ce que l’OTAN a à faire en Amérique latine ? On est entrain d’introduire des facteurs de guerre dans un continent qui voulait la paix.

    I.C. : Une dernière question, si on regarde en France il y a peu de soutien envers le gouvernement de Maduro y compris parmi la gauche et l’extrême gauche. Une des principales critiques étant la corruption. Qu’en est-il réellement ?

    M.L. : La corruption est un fait réel et touche en particulier ce qu’on appelle la « bolibourgeoisie » (bourgeoisie qui s’est constituée autour du chavisme). Mais un corrompu ne travaille pas seul. Et lorsqu’on examine le phénomène de la corruption, on voit que les chavistes corrompus, parce qu’ils existent et ont détourné beaucoup d’argent, travaillent avec la droite. Un corrompu n’est pas de droite ou de gauche, il est corrompu. Donc, le phénomène existe et, à l’évidence, a été mal combattu. Pour autant, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Non !  Les gouvernements bolivariens en 6 ans viennent de construire et d’attribuer 2.500.000 logements sociaux. On ne peut pas plus prétendre que, quand on est parti en 1996 de 60 % de pauvreté au Venezuela et qu’on est arrivé à 19,8% en 2012, on a mené une politique erronée. En ce moment, si la pauvreté remonte de façon assez catastrophique, c’est à cause du sabotage organisé et de l’agression. Lorsque Chavez arrive au pouvoir, 300.000 personnes touchent une pension de retraite ; elles sont 3.000.000 aujourd’hui! Donc à moins de fantasmer sur une «  révolution pure et parfaite » qui n’a jamais existé nulle part, sauf dans la tête de ceux qui ne l’ont jamais faite, on ne peut pas considérer la révolution bolivarienne comme un échec. Nul ne peut imaginer arriver au pouvoir et, d’un claquement de doigts, tout résoudre en deux temps, trois mouvements. Dans votre camp, vous allez trouver des corrompus, même si vous ne l’aviez pas prévu au départ. Il existe des militaires corrompus, qu’il s’agit de gérer au mieux. Car, vous ne pouvez pas rentrer en confrontation avec l’armée. Si elle bascule, vous êtes foutu et vous vous retrouvez avec un Pinochet – que cherchent désespérément Washington et l’opposition aujourd’hui. Plutôt que se complaire dans une narcissique « pureté révolutionnaire », tout un chacun doit se rendre compte de cette complexité. En attendant, tous les gouvernements dont je viens de parler – Argentine, Brésil, Equateur, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, etc. – ont sorti en une vingtaine d’années plus de 80.000.000 de personnes de la pauvreté, ce n’est pas rien ! Des erreurs, il y en a. Des points sont critiquables. Par exemple, depuis l’arrivée de Chávez, il n’y a toujours pas d’impôt sur la fortune au Venezuela. Mais, si rien n’avait été fait, 30 % de la population électorale ne continueraient pas à appuyer Maduro. Un noyau dur qui résiste, malgré les difficultés. Une capacité de résistance extraordinaire même si elle est mal comprise en Europe, à droite bien sûr, mais aussi à gauche. Par exemple : sous l’impulsion de Chávez, la Milicia (milice) a été créée. Chez nous, dès qu’on parle de milice, on pense aux nazis. Ce n’est pas ça du tout ! Qu’on se souvienne du débat profond mené au sein de la gauche après le renversement de Jacobo Arbenz en 1954 au Guatemala et de Salvador Allende en 1973 au Chili. Pourquoi n’avaient-ils pas armé la population ? Forte de ces leçons, et dans le cadre d’une alliance « civico-militaire », la révolution bolivarienne l’a fait. Ainsi, il existe 1.500.000 miliciens au Venezuela. Certains de nos amis ou ex-amis d’extrême gauche, spécialistes de textes dithyrambiques sur Che Guavara, dénoncent, en compagnie de la  droite : « Ce sont des paramilitaires » ! Non, ce ne sont pas des « paramilitaires » ! Demain, si par malheur devait se déclencher une agression militaire étasunienne, ce sont eux qui se battront pour défendre la souveraineté et la dignité du Venezuela. Ce sont eux qui se battront, pas les donneurs de leçons. Et cela  porte un nom : auto-défense populaire.

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Cuba appelle les communistes du monde entier à défendre la paix ! (IC.fr-21/02/19)

    Ce qui se joue au  n’est pas une question venezuélienne. C’est une question de liberté, une question de souveraineté, une question populaire. C’est le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, celui de ne pas vivre sous la botte coloniale, celui de ne pas vivre sous la menace des guerres, des interventions, des coups d’états de l’ américain et de ses vassaux. Le droit pour les peuples de décider démocratiquement de leur constitution, d’élire leurs gouvernants. Celui de disposer librement de leurs richesses naturelles. C’est ce qu’a fait le peuple vénézuelien. En élisant Hugo Chavez et en se dotant d’une constitution et en la faisant évoluer démocratiquement. Puis en élisant Nicolas Maduro. En nationalisant la compagnie pétrolière PDVSA. C’est cela qui est reproché au Venezuela. C’est pour cela que l’Axe  UE mène une guerre économique contre le Venezuela Bolivarien, qu’il mène désormais un blocus économique total, qu’il déploie à travers ses régimes fascistes de Colombie et du Brésil ses soldats aux frontières vénézuéliennes. Et qu’il nomme un putschiste, un député qui n’a eu que quelques dizaines de milliers de voix, comme son président en lieu et place du président démocratiquement élu avec plus de 6 millions de voix.

    Signez l’appel des 1000 en soutien au Venezuela Bolivarien et à Nicolas Maduro

    Se dresser pour défendre la paix, la démocratie, la souveraineté populaire du Venezuela Bolivarien, ce n’est pas seulement défendre le Venezuela. C’est ce défendre avec le Venezuela. Car ce que les Etats-Unis de  et ses vassaux attaquent c’est bien le Venezuela et la souveraineté, la liberté et les droits démocratiques de tous les peuples. Tous menacés, tous concernés. C’est dans ce contexte que le parti communiste de , prenant ses responsabilités lance un appel international aux communistes du monde entier pour se mobiliser :

    “Le moment est venu pour les partis communistes et ouvriers de tous les continents de montrer l’immense potentiel politique que nous représentons dans la lutte contre la guerre et dans la défense de la paix. “

    ¨Parti Communiste de Cuba

    Message urgent aux forces politiques communistes et aux travailleurs du monde  !

    Parti communiste de Cuba – 20 février 2019

    Comme il est indiqué dans la Déclaration du Gouvernement révolutionnaire de Cuba du 13 février dernier, « l’escalade des pressions et des actions du gouvernement des États-Unis pour définir la scène pour une aventure militaire déguisée en intervention humanitaire » est non seulement une réelle menace contre le peuple vénézuélien, mais aussi contre la paix mondiale.

    Washington ne devrait pas sous-estimer les coûts d’une agression contre le Venezuela. La possibilité d’une régionalisation désastreuse du conflit armé toucherait nos peuples et tous les secteurs sociaux, économiques et politiques.

    Nous sommes confrontés à une menace typique d’agression impérialiste – quel que soit le déguisement utilisé – dont l’objectif principal est l’appropriation par les États-Unis des plus grandes réserves de pétrole certifiées de la planète. Il est évident, une fois encore, du mépris de Washington pour les dizaines de milliers de victimes civiles que pourrait causer une telle conflagration à vue.

    Cela n’attaquerait pas seulement la révolution bolivarienne. Dans la logique des faucons qui contrôlent la politique de l’administration Trump à l’égard de l’, cette action est considérée comme la dernière tentative contre les forces de gauche et progressistes du monde entier. Aujourd’hui c’est le Venezuela; demain ce sera le Nicaragua, la Bolivie ou Cuba. 

    Par conséquent, la défense de la révolution bolivarienne devient la première tranchée de la lutte pour la souveraineté de Notre Amérique, pour l’idéal de la justice sociale, de la paix dans la dignité et de l’unité dans le monde entier.

    Nous réaffirmons à l’heure actuelle la thèse de notre gouvernement lorsqu’il est rappelé que « ce qui est en jeu au Venezuela aujourd’hui, c’est la souveraineté et la dignité de l’Amérique latine et des Caraïbes et des peuples du Sud. La survie des normes du droit international et de la Charte des Nations Unies est également en jeu. Que la légitimité d’un gouvernement vienne de la volonté exprimée souverainement par son peuple ou de la reconnaissance de puissances étrangères est en jeu ».

    Nous appelons à montrer à l’empire Yankee que les peuples du monde ont le sens de la souveraineté. Le moment est venu pour les partis communistes et ouvriers de tous les continents de montrer l’immense potentiel politique que nous représentons dans la lutte contre la guerre et dans la défense de la paix.

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