• Déclaration du Parti communiste de Grèce sur le Sommet de l'OTAN : Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre.(lien-pads.fr- 11/07/2016)

    Le Bureau de Presse du CC du KKE se référant au Sommet de l'OTAN à Varsovie a fait la déclaration suivante intitulée: " Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre."

     

    "Le Sommet de l'OTAN à Varsovie a montré, une fois encore, le criminel rôle de cette organisation impérialiste, qui a décidé: 

    La concentration plus avancée et le transfert de forces militaires prêtes au combat dans des pays qui ont une frontière avec la Russie.

    L'achèvement de l'installation et de la mise en service du dénommé "Bouclier Missile" avec des bases en Roumanie et en Pologne, avec un soutien naval et plus d'infrastructures générales liées à l'emploi des armes nucléaires dans une confrontation destructrice. Ce n'est pas un accident que  la Déclaration du Sommet dans ses conclusions met l'accent sur la préparation de l'OTAN afin d'utiliser les armes nucléaires. 

    La création et le renforcement d'une présence permanente de l'OTAN en Mer noire, dans la Baltique, le nord de l'Atlantique, la Mer Égée et Méditerranéenne, en utilisant dernièrement le prétexte d'un contrôle des flux de réfugiés causés et renforcés par les guerres impérialistes et leurs douloureuses conséquences au détriment des peuples. 

    La poursuite de sa présence  en Afghanistan et Irak, tout aussi bien dans les Balkans, le Caucase, l'Afrique du nord.  Effectivement  une plus grande présence de l'OTAN dans ces régions est liée à la continuation des opérations militaires en Syrie, à la préparation d'une nouvelle intervention en Libye. 

     

    Les décisions de l'OTAN et l'approfondissement de la collaboration avec l'UE impérialiste, décisions qui sont  prises au nom de la "paix" et de la "Sécurité", n' ont évidemment aucune relation avec les intérêts actuels des peuples, mais uniquement pour la "Sécurité" et les profits des monopoles Euro-américains. 

    Le Parti communiste de Grèce dénonce le gouvernement SYRIZA-ANEL, qui volontiers participe activement dans tous les dangereux plans des USA, de l'OTAN et de l'UE  cités ci-dessus, lesquels dans le contexte de leur antagonisme avec la Russie peut causer un réel holocauste pour les peuples d'Europe et plus  général. 

    Ce qui doit être exigé maintenant  c'est la vivification des luttes contre l'engagement de la Grèce dans les plans de guerre de l'OTAN, pour la sortie de notre pays de l'OTAN qui met "le feu aux poudres" et de toute alliance impérialiste, afin de réaliser le slogan "Ni terre ni eau aux assassins des peuples". 

     

    (Sources : Solidnet  & lien-pads.fr/- traduction de l'anglais par la rédaction du Lien) 

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  • Une analyse sur la Turquie à contre-courant – à prendre bien sûr avec prudence et recul. (Note de L'Hermine Rouge)

    Le coup d’État en Turquie a bien réussi, par Djordje Kuzmanovic (lescrises.fr-18/07/2016)Manifestation en faveur du régime Erdogan, ce samedi 16 juillet 2016

    Comme on l’annonce partout, hier la Turquie a vécu un coup d’Etat. Comme on l’annonce; le coup d’Etat a avorté et l’ordre constitutionnel est revenu. La réalité est peut-être toute autre et Erdogan avance dans son projet de modification constitutionnelle en sa faveur.

    Après observation des événements survenus en Turquie hier soir 15 juillet et les avoir recoupés avec des informations glanées ici et là je vous soumets quelques éléments d’analyse à chaud et une conclusion qui en découle :

    • Le coup d’Etat a été très court – factuellement moins de 6 heures.
    • Durant le coup d’Etat, aucun responsable politique du régime d’Erdogan ni aucun chef de la police n’a été arrêté par les putschistes. Seul a été arrêté le commandant en chef de l’armée.
    • Un seul coup (missile lancé d’un avion) a été tiré sur le lieu supposé où se serait trouvé Erdogan.
    • Les chars n’étaient pas appuyé par une infanterie conséquente et de facto ne représentent presque aucune menace en ville.
    • Les militaires ont peu de pertes (2 morts apparemment de leur côté – 47 du côté des forces spéciales). Ils ont globalement très peu combattu et se sont rendus très vite.
    • La « population » est descendue dans la rue spontanément en pleine nuit pour défendre le régime.
    • Depuis trois jours, les ambassades de France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni sont fermées ou au ralenti. Sans que cela ait été justifié.
    • Déjà dans la nuit, la police – fidèle au régime – arrêtait des militaires (près de 3000 pour le moment). 5 généraux d’importance et 29 officiers supérieurs qui comptent ont également été arrêtés.
    • A 15h aujourd’hui, les divers responsables des partis politiques de Turquie passeront les uns à la suite des autres pour dénoncer le coup d’Etat et appuyer Erdogan et la « démocratie ». Toute contestation ou formulation de doute à ce moment sera bien entendu très dangereuse (Erdogan a plusieurs dois été près de lever l’immunité parlementaire des députés, en particulier ceux du HDP).

    Bref, pour un coup d’Etat, en particulier de la très sérieuse armée turque, il ni fait ni à faire. Pour le moins, c’est un coup d’Etat mal préparé et frappé d’amateurisme.

    La base en ce domaine est de décapiter la tête du régime que l’on veut renverser. En général, avant de sortir les chars et les avions (et de se faire repérer), avec les conjurés les plus fidèles, les putschistes tentent d’arrêter un maximum de ministres, de décideurs, de commandants militaire et de police que l’on sait fidèle au régime.

    • Depuis ce matin, les communiqués de soutien pleuvent du monde entier en appui à Erdogan : « la démocratie est sauvée », préservation de l’ordre constitutionnel », « le chaos est évité dans la région », etc.

    Mon analyse à chaud est que tout cela profite à Erdogan :

    1. Il élimine la tête d’une armée traditionnellement kémaliste, qui ne lui est pas acquise et qui a laisser paraître cette année des velléités d’autonomie par rapport au régime en particulier depuis l’affaiblissement d’Erdogan sur la scène internationale.
    2. Il met au pas l’opposition interne dans un contexte de vives tensions intérieurs (sociales, économiques, politiques et même de guerre civile avec les Kurdes).
    3. Il redore son blason au niveau international et s’offre à bon compte une image de défenseur de la démocratie (c’est mieux que celle de dictateur en herbe,  d’associé de Daesh ou d’instigateur d’une guerre civile avec les Kurdes).

    En conclusion, pour ma part il s’agit d’un faux coup d’Etat orchestré par Erdogan, l’AKP et les durs du régime.

    Cela lui permettra de relancer son projet de modification constitutionnelle telle qu’il le rêve depuis longtemps mais ne parvient pas à réaliser en raison des résultats électoraux du HDP lors des deux scrutins législatifs.

    Avoir relancé la guerre civile avec les Kurdes depuis l’attentat de Suruc n’aura pas suffit. Erdogan devrait maintenant pouvoir faire suffisamment pression et trouver le nombre de voix manquantes à son projet tout en continuant sa guerre contre les Kurdes au risque de destabiliser encore un peu plus la région.

    En fait, un putsch a bien eu lieu hier en Turquie… et il a réussi.

    Djordje Kuzmanovic

    Sources : Mediapart, Djordje Kuzmanovic, 16-07-2016  &  les-crises.fr    18-07-2016

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  • Coup d’état en Turquie : communiqué du Parti communiste-Turquie (IC.fr-16/07/2016)

    Dans la nuit du 15 au 16 juillet, une tentative de coup d’état militaire a eu lieu en . Qui s’est rapidement soldé par un echec.

    Le PKK a très vite fait savoir dans un communiqué qu’il refusait de soutenir le coup d’état :

    Nous ne pouvons soutenir aucune des parties qui créent un système où il n’y a pas de place pour le peuple kurde ni pour la démocratie en général »

    Tout comme le .

    Le ministre turc du Travail et de la Sécurité sociale Süleyman Soylu a déclaré que les Etats-Unis étaient impliqués dans l’organisation du coup d’Etat. Plusieurs officiers – dont le commandant de la base – ont été arrêtés à la base militaire d’Incilirk. Cette base militaire est l’une des importantes bases militaires de l’, utilisée notamment par les Etats-Unis pour mener ses bombardements contre l’EI, et ses opérations en Irak et en Syrie. L’espace aérien a été fermé et les vols de l’US Air force interrompus.

    Selon le régime Erdogan, près de 3000 militaires putchistes ont déjà été arretés. Les violents combats auraient causé 265 morts (dont 104 putchistes) et plus de 1440 blessés. La Grcèe a indiqué qu’elle extraderait les putchistes.

    2,745 juges et procureurs auraient été arrêtés dont deux juges de la cour constitutionnelle.

    A partir d’information d’agences

    Coup d’état en Turquie : communiqué du Parti communiste-Turquie (IC.fr-16/07/2016)

    Communiqué du Parti Communiste (Turquie)

    "Il n'y a pas d'alternative en dehors du Peuple"

    Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité. La libération est dans nos propres mains.

    Nous n’avons pas les détails de ce qui s’est passé lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie entre le 15 et le 16 juillet. Toutefois, nous savons très bien que des plans soutenus par des forces étrangères, dont les forces ne proviennent pas de la classe ouvrière, sont incapables de mettre en défaite l’obscurantisme de l’AKP et de résoudre les problèmes de la Turquie.

    Les événements d’aujourd’hui nous rappellent à nouveau cette réalité : soit le peuple de Turquie s’organise pour se débarrasser de l’AKP, soit les politiques réactionnaires de l’AKP vont s’intensifier, la répression s’étendre, les massacres, pillages et vols se poursuivre.

    La seule force susceptible de renverser l’AKP, c’est celle du peuple. Il n’y pas d’autre alternative.

    L’AKP est responsable ce qui a eu lieu cette nuit. Tous les facteurs qui ont conduit à la situation présente sont le produit du régime de l’AKP et des puissances, à l’intérieur du pays et à l’étranger, qui la soutiennent.

    Toutefois, le fait que le principal parti responsable de la situation soit l’AKP ne signifie pas que la tentative de coup d’Etat a été orchestré par Erdogan lui-même pour parachever ses objectifs, notamment préparer le terrain au pouvoir personnel ou éliminer les obstacles à la nouvelle constitution.

    La tension et les rivalités entre différents groupes, au sein même de l’Etat et des forces armées, qui sont apparues depuis un moment, se sont transformées en conflit armé. Même si les tensions entre ces forces sont réelles, il est mensonger de prétendre qu’une des parties dans ce conflit puisse porter les intérêts du peuple. De ce fait, rechercher une solution contre le régime de l’AKP à travers un coup d’Etat militaire est aussi erroné qu’apporter un soutien à l’AKP au nom d’une opposition de principe contre tout coup d’Etat militaire. La dernière des choses qui pourrait être faite au nom de la défense de la liberté et des droits de l’homme en Turquie serait bien de soutenir l’AKP qui n’a cessé de démontrer qu’elle est un ennemi de l’humanité.

    Sans avoir orchestré ce coup d’Etat, Erdogan et l’AKP sauront utiliser les conditions qui en résulteront et les soutiens qu’ils recevront pour accroître leur légitimité. Notre peuple doit se tenir en alerte devant les étapes que l’AKP ne va pas manquer de franchir dans les jours à venir. Elever la lutte contre l’AKP et son obscurantisme est la seule voie pour empêcher que ce coup d’Etat manqué n’aboutisse à consolider son régime et ne serve d’instrument pour transformer la Turquie instable de l’AKP en un pays stable. Le fait que toutes les mosquées de Turquie aient relayé la propagande diffusée continuellement sur les ondes par Erdogan, toute la nuit, indique concrètement l’urgence de la tâche à accomplir.

    Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité.

    La libération est entre nos mains.

    Parti communiste, Turquie

     

    Source: initiative-communiste.fr

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  • Quelque 1,4 million des 2,4 millions d’habitants du Qatar vivent dans des camps, selon le dernier recensement du gouvernement qatari, conduit en avril 2015 et rendu public le 5 juin, où les conditions de vie sont à la limite de l’insalubrité.

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    D’après le document, ces chiffres correspondent toutefois à l’important afflux de travailleurs immigrés, originaires principalement d’Asie du Sud, qui travaillent sur les sites pétroliers du Qatar. A titre de comparaison, la population de l’Etat du Golfe est de seulement 373 000 habitants.

    Des conditions de vie rudimentaires

    Esclavage et conditions inhumaines pour les travailleurs immigrés ont plusieurs fois été les motifs de vives critiques envers le Qatar, qui, dans la perspective d’accueillir la prochaine Coupe du Monde de la FIFA en 2022, a vu fleurir la construction de nouvelles routes et de nouveaux stades et autres infrastructures.

    Selon des sources médiatiques, les « camps de travail » qataris seraient surpeuplés et les conditions de vie seraient désastreuses : non traitement des eaux usagées et chaleur accablante feraient entre autres partie du quotidien des immigrés y vivant quotidiennement.

    « De 20 à 40 hommes doivent partager une même cuisine, qui souvent n’est juste composée que de quelques plaques chauffantes connectées à des bonbonnes de gaz, et rien d’autre. Les sanitaires sont tellement élémentaires et sommaires que certains hommes se lavent au seau »,[une enquête de la BBC].

    Même si les autorités affirment que les conditions vont s’améliorer, il semblerait que le gouvernement du Qatar ne soit pas prompt à permettre l’accès de ces camps aux journalistes. En mai 2015, une équipe de la BBC a été arrêtée alors qu’elle voulait visiter un des nouveaux camps pour travailleurs immigrés.

    Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres organisations humanitaires ont à plusieurs reprises dénoncé le Qatar, qui possède pourtant le plus haut revenu par habitant au monde, notamment grâce à ses réserves de pétrole, pour les conditions de travail soumises à ses travailleurs. Selon Amnesty, les ouvriers se verraient par ailleurs régulièrement confisquer leur passeport par leurs employeurs.

    Source: alger-republicain.com
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  • Les militants du Collectif Brestois pour le Désarmement Nucléaire s'adressent  aux ami-es des fêtes navales

    Les militants du Collectif Brestois pour le Désarmement Nucléaire s'adressent  aux ami-es des fêtes navales

    Les militants du Collectif Brestois pour le Désarmement Nucléaire s'adressent  aux ami-es des fêtes navales

    Les militants du Collectif Brestois pour le Désarmement Nucléaire s'adressent  aux ami-es des fêtes navales

     

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  • CHILPANCINGO, Gro. (apro).-Des Sujets armés ont enlevé ce matin le professeur de l'atelier de cuirs (sellerie ) de l'école Normale Raúl Isidro Burgos d' Ayotzinapa , Gelacio Navarrete Morales, quand il marchait dans le centre de Tixtla. Des heures après, son cadavre a été trouvé dans un sac en plastique abandonné dans un ravin.

    Conformément aux rapports officiels, le corps du maître s'est trouvé à peu près à 14:30 heures sur la route fédérale qui relie les villes de Chilpancingo et de Tixtla, à la hauteur du point connu comme cerro de Machohua.


                                          Le maître Gelacio Navarrete Morales photo : Spéciale

    Vers 9 heures du matin, devant des dizaines de témoins, Navarrete Morales a été privé de sa liberté par un groupe armé qui se déplaçait à bord d'une camionnette blanche,au centre de la place municipale de Tixtla, en plein jour.

    La victime marchait dans la rue quand elle a été interceptée par les sicaires qui l'ont immobilisé, et l'ont de suite traîné et monté avec violence sur le plateau de la camionnette, qui s'est retirée du lieu en exhibant le corps du professeur.

    Consulté à ce sujet, le procureur d'état Xavier Olea Peláez a informé qu'après l'attaque les agresseurs ont remis le cadavre de Navarrete Morales à un autre groupe de sujets encapuchonnés, et jusqu'à midi il était considéré comme disparu.

    Plus tard le cadavre a été localisé sur la voie fédérale, à peu près à sept kilomètres de cette capitale. Les parents du professeur ont identifié les restes.

    Jusqu'à présent on ignore le mobile du crime de Gelacio Navarrete, qui depuis huit ans remplissait le poste de responsable de l'atelier de sellerie à la Normale d'Ayotzinapa, ont indiqué des sources officielles.

     

    Source: proceso.com.mx

    Article paru le 4 juillet 2016 sous le titre "Levantan y ejecutan a maestro de la Normal de Ayotzinapa", traduit en français et publie par carolita le 5 juillet 2016 sur le blog cocomagnanville.over-blog.com

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  • Communiqué de soutien de la du PRCF aux enseignants et à la population du Mexique, contre la Réforme de l’Éducation

    STOP A LA REPRESSION AU MEXIQUE !

    LE PRCF ADRESSE SON SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS MEXICAINS EN LUTTE CONTRE LA REFORME DE L'EDUCATION ET L'OPPRESSION

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)Mobilisation des personnels de l'éducation à Oaxaca (mai 2016)

    Le PRCF exprime son soutien aux travailleurs et aux habitants en lutte contre la Réforme de l’Education que veut imposer le président mexicain Enrique Pinea Nieto.

    Le PRCF dénonce la répression policière sanglante et meurtrière exercée à l’encontre des enseignants dont le lourd bilan se chiffre déjà au 19 juin 2016 à : 11 morts, 22 disparus , des dizaines de blessés ainsi que des arrestations arbitraires .

    Comme le précise le Parti Communiste Mexicain ,il ne s’agit pas uniquement d’une réforme de l’Education, mais bien d’une attaque du Droit du Travail avec des conséquences graves :la fin de l’accès à une éducation gratuite et de qualité pour tous, suppression immédiate de 30% de l’effectif des enseignants , des incidences importantes sur le système de sécurité sociale, les retraites et pensions, les congés payés ,la prise en compte de l’ancienneté,,l’organisation collective du recrutement…

    Face à cette attaque virulente du droit du travail et à la liberté de manifester par la brutalité de la répression et l’arrestation de nombreux représentant syndicaux de Oaxaca , la résistance s’amplifie avec le soutien massif de la population.

    Ce lundi 4 juillet 2016 , les habitants ont retrouvé près des bennes à ordures ,un corps enroulé  dans un sac poubelle, identifié comme étant celui de  Gelacio Morales Naverrete, professeur de l’Ecole Normale Raul Isidoro Burgos d'Ayotzinapa, enlevé et blessé par balle par la Police fédérale le 19 juin 2016 lors des affrontements.

    Le PRCF dénonce le massacre des enseignants  et appelle à la solidarité des travailleurs français en lutte contre la Loi travail avec  les enseignants mexicains et la population.

    • Nous exigeons que cesse immédiatement toute forme de répression ainsi que la libération des détenus qui ne  faisaient qu’exercer leur droit de manifester .
    • Nous exigeons que tous les moyens soient mis en oeuvre pour retrouver sains et saufs ,les 7 enseignants encore portés disparus .
    •   Nous nous associons aux enseignants mexicain et à la population pour le retrait de cette réforme néo-libérale dictée par l’OCDE depuis ses locaux à Paris.
    •   Nous exigeons également la réintégration de tout le personnel de l’Education licencié.

    Manifester est un droit, la répression ne saura faire taire la résistance des opprimés

    Prolétaires de tous les pays , unissons nous !

     

    « L’Hermine Rouge »  invite ses lecteurs à multiplier les messages de protestation en direction du Président du Mexique- Enrique PENA NIETO- à l’adresse-courriel suivante : enrique.penanieto@presidencia.gob.mex avec une copie à l’  ARC29-PRCF

     

     

     

    Communiqué du Parti Communiste du Mexique (PCM)

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

    Avec les travailleurs de l’Education, pour l’unité de la classe ouvrière contre le pouvoir des monopoles

     

    Stop à la répression au Mexique ! Le PRCF adresse son soutien aux travailleurs mexicains en lutte contre la Réforme de l’Éducation et l’oppression (IC.fr-7/07/2016)

     

    Le Parti Communiste du Mexique condamne l’assassinat d’une dizaine de personnes parmi les enseignants et la population de Nochixtlan et d’ Oaxaca-Ville. Ces assassinats résultent du recours à “la force modérée” ordonnée par l’Etat mexicain à ses forces de répression pour étouffer l’insubordination des enseignants et de la population. Nous exprimons notre soutien à tous ceux qui, depuis les barricades et les piquets de grève, ont contribué à freiner l’avancée de la Police fédérale à Oaxaca et dans différents points du Sud-Est du pays. Nous bien savons que cette décision de travailleurs et les secteurs populaires – emblématique dans Nochixtlán, Salina Cruz, et Chiapas – obéit à la solidarité de classe avec les travailleurs de l’éducation qui défendent leurs droits du travail et leurs droits syndicaux. L’exercice de la résistance, qui avec les manifestations acquiert les degrés d’intensité nécessaires pour se confronter aux mécanismes répressifs est un droit légitime et historique des opprimés autant  de fois que c’est nécessaire pour abroger les injustices. En face de la violence de l’oppresseur c’est un droit légitime exercer la violence révolutionnaire.

     

    Le Parti Communiste du Mexique condamne les arrestations du Professeur RUBIN NUNEZ, Secrétaire Général de la Section XXII ( Oaxaca ) du SNTE, du Professeur FRANCISCO VILLALOBOS, Secrétaire à l’ Organisation de la Section XXII, du Professeur JUAN JOSE ORTEGA MADRIGAL , ancien Secrétaire Général de la Section XVIII du SNTE (Michoacan), éminents dirigeants de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE) , l’une des principales organisations syndicales qui rassemble de centaines de milliers de travailleurs de l’éducation dans le pays. A l’occasion de cette même “opération chirurgicale” du Gouvernement de Pena Nieto pour affaiblir la résistance des enseignants, et  dirigée principalement contre la CNTE, a également été arrêté le Professeur EUGENIO RODRIGEZ CORNEJO du CEND-SNTE et du Mouvement Démocratique de l’  Enseignement National. Liberté pour les dirigeants syndicaux, liberté pour les prisonniers politiques !

    Le Parti Communiste du Mexique,  réaffirme que le pouvoir des monopoles actuellement représenté par le Gouvernement de Pinea Nieto doit être renversé et avec lui ce système capitaliste d’exploitation, de misère, de faim et de mort. Le Parti Communiste du Mexique est convaincu qu’une telle tâche ne peut être assumée que par la classe ouvrière, par l’ensemble des travailleurs, chômeurs, immigrés en forgeant une alliance avec les secteurs populaires en faveur d’un pouvoir de la classe ouvrière et d’une économie populaire.

     

    La rébellion des travailleurs de cette branche contre la Réforme de l’Education est une illustration de cette urgente nécessité. La stratégie du gouvernement consiste à insister sur l’aspect strictement éducatif de la Réforme, elle montre sa volonté d’affronter les travailleurs de manière sectorielle pour empêcher leur unité. Mais il s’agit bien d’une Réforme du Travail , sur 1 200 000 travailleurs de l’Education , une suppression de postes immédiate de 30 % est programmée, ainsi que des incidences graves sur le système de sécurité sociale , retraites et pensions , fonds de logement, congés payés, prise en compte de l’ancienneté , la participation au recrutement collectif ainsi que d’autres droits et avantages …

     

    Nous soulignons que telle mesure s’inscrit dans le contexte de la crise de surproduction et de suraccumulation de l’économie qu’elle secoue internationalement le capitalisme, qui cherche à se stabiliser avec la dévalorisation du travail, exprimée dans des réformes de travail, la même au Mexique qu’en France, en Grèce qu’en Espagne, en Italie ou au Portugal, et dans la diminution des budgets publics dans l’éducation, la santé, le logement, la culture, pour les orienter au sauvetage de monopoles en faillite.

     

    Rappelons que la Réforme du Travail a été approuvée dans notre pays par le Pacte pour le Mexique (libéraux, sociaux-démocrates, démocrates-chrétiens) , que le PRI, le PAN, le PRD, le PVEM, et le PANAL ont approuvé dans un bloc cette mesure législative au Congrès de l’Union, et qu’ aujourd’hui MORENA, la nouvelle sociale-démocratie approuve, alors qu’elle n’a émis à l’époque aucune opposition. Autrement dit  la Réforme du Travail a été adoptée et est soutenue en bloc par la classe dominante et ses différentes expressions politiques.

     

    Aujourd’hui ce sont les travailleurs de l’éducation qui sont concernés mais  l’offensive du pouvoir se dirigera très prochainement contre les 1 600 000 travailleurs qui constituent le secteur public de la santé (IMSS,ISSSTE,SSA), contre les travailleurs du pétrole, contre les travailleurs de l’administration publique, contre les électriciens, contre l’ensemble de la classe ouvrière. Le triomphe ou la défaite des travailleurs de l’éducation sera crucial pour tout le mouvement ouvrier et syndical, pour tout le prolétariat mexicain.

     

    C’est une agression contre les travailleurs, il faut bien savoir que c’est une manifestation de l’antagonisme Capital / Travail. La prétendue préoccupation pour l’éducation du Gouvernement n’est pas crédible au vu de l’évaluation du démantèlement du secteur, initié en 1992 avec le fédéralisation de l’éducation, la liquidation des écoles normales, l’érosion du caractère scientifique de l’éducation avec les concessions aux écoles privées confessionnelles, la modification des manuels scolaires gratuits qui donnent une version déformée de l’histoire, de l’expulsion des « humanités » des programmes d’étude, ainsi que leur réorganisation au rythme des intérêts des processus productifs contemporains que le capitalisme requiert. Les travailleurs de l’éducation ont insisté plusieurs fois sur les propositions pédagogiques qui permettraient l’amélioration du système public d’éducation, et plusieurs fois ces propositions ont été rejetées. La leçon est simple et dure : le capitalisme n’est pas réformable :seuls comptent ses intérêts , le profit toujours et toujours plus.  Penser que l’on peut s’opposer à la politique de l’État par le débat et des alternatives pédagogique et éducative est une perte du temps. La défense des droits du travail et des droits syndicaux est liée à  la politisation de la lutte dont la finalité est de renverser le capitalisme et de constituer un pouvoir ouvrier qui place au centre de ses activités la satisfaction des intérêts des travailleurs et des secteurs populaires.

     

    Le Parti Communiste du Mexique  estime qu’actuellement nous devons rassembler nos forces contre le pouvoir des monopoles. Ceci ne doit pas être assimilé à un discours populiste qui prive l’union de cohérence. La concentration des forces dont nous communistes parlons, c’est l’unité des travailleurs, la constitution d’une classe de prolétaires et sur cette base, l’alliance avec les autres secteurs populaires et les peuples autochtones opprimés,  pour en finir  avec le capitalisme. Le Gouvernement de Pinea Nieto doit tomber mais  pas en faveur d’un gouvernement antinéolibéral vanté par les partisans de la gestion keynésienne du capitalisme.

     

    Nous devons par tous les moyens dénoncer la nature criminelle, terroriste, la gestion corrompue de Pena Nieto Enrique, qui est directement responsable de l’augmentation du taux d’exploitation, de la montée de l’extrême pauvreté qui touche 60 millions de personnes, du chômage, des crimes d’Atenco, Tlatlaya, Ayotzinapa et maintenant Nochixtlan.

     

    Nous attirons l’attention sur fait que le néfaste PRI et Pena Pineto, le  pouvoir des monopoles, sont renforcés par l’apport des forces de la sociale-démocratie et de la nouvelle sociale-démocratie.  Contenir le mouvement du corps enseignant et le réprimer sont le fait des gouvernements de la sociale-démocratie PRD ( qui joue un rôle important dans le Forum de Sao Polo) à Mexico, Oaxaca et Michaocan. Sous l’impulsion Mancera, gouverneur de Mexico-Ville la police agit comme si la capitale  était en état de siège, contrôlant les allers et venues ,déployant des milliers de policiers pour bloquer les mobilisations syndicales et populaires , expulsant les travailleurs de la ville qui viennent y manifester . Aucune liberté de circuler, ni de manifester ! Quand Mancera , ordonna le 1er mai 2013, d’interdire une manifestation organisée par le Parti Communiste du Mexique , nous avons mis en garde contre toute restriction aux libertés démocratiques et aux droits publics , toute atteinte aux garanties individuelles et au droit de manifestation des travailleurs.

     

    Mais si les libéraux et les sociaux-démocrates sont ceux qui activent les mécanismes criminels de répression, MORENA, la nouvelle sociale-démocratie, aide le pouvoir des monopoles, en favorisant la démobilisation des enseignants , en cherchant à atténuer l’intensité du conflit évidemment en faveur du rétablissement de l’ordre , par exemple en proposant le report des actions à la fin du cycle scolaire en dépit de l’urgence de la situation , ou encore en essayant de semer l’illusion d’une résolution des problèmes  lors d’une succession présidentielle en 2018 .Concrètement , peuvent-ils nier de pas avoir démobilisé les enseignants à Oaxaca , à un moment critique comme celui-ci ,au prétexte des élections du 1er dimanche du mois de juin !

     

    De telles répression et démobilisation sont la marque du pouvoir des monopoles contre les travailleurs. Nous appelons les travailleurs à maintenir une indépendance totale et de se faire sourds aux chants des sirènes de la nouvelle sociale-démocratie et de ses messies. En appui à la politique de démobilisation, viennent ceux qui, sans analyse sérieuse, qualifient le Gouvernement Pena Nieto de fasciste , comme hier celui de Calderon, pour justifier ainsi une ligne d’alliance interclasses au profit de la sociale-démocratie. Dans le développement contemporain de la lutte des classes  au Mexique , le conflit social est simple :  la bourgeoisie et le prolétariat se font face , le pouvoir des monopoles contre la classe ouvrière  dont l’un des secteurs les plus combatifs est les enseignants . Deux classes s’affrontent dans la dispute pour un avenir de désespérance , d’incertitude ,de surexploitation ou un avenir d’émancipation , de liberté, de bien être , où cessera l’exploitation de l’homme par l’homme.

     

    Lors actions présentes et futures, une des questions à résoudre sera l’unité des travailleurs de l’éducation en une formation syndicale , qui pour le moins n’a pas su montrer son efficacité jusqu’à ce jour , notamment avec un modèle organisationnel ajusté au processus propre à la fédéralisation qui a imposé la privatisation de l’Education . A l’heure actuelle les différentes tactiques régionales se convertissent en une camisole de force, une seule organisation syndicale des travailleurs de l’éducation, une seule direction centrale, une ligne unie de ce secteur de la classe ouvrière avec l’ensemble de celle-ci. Mais nous devons être capables de reconnaître nos propres erreurs, prendre de la hauteur et nous préparer pour les luttes à venir.

     

    Le Parti Communiste du Mexique sera en tête des luttes avec ses cadres et ses militants, comme nous l’avons fait ces jours-ci à Oaxaca ,coude à coude avec les camarades de la CETEG et la MPG, en avant avec le Mouvement des Enseignants de Base à Morelos  comme nous l’avons fait historiquement à la fondation des premiers syndicats d’enseignants au Mexique et en dirigeant les luttes dans les années 50 et 60 .

     

    Nous appelons les travailleurs à lutter pour renverser ce système qui nous exploite, nous réprime, nous enferme, nous assassine.


    En tant que parti de la classe ouvrière nous saurons accomplir notre devoir !

     

    Prolétaires de tous les pays, unissons nous!

     

    Le Bureau Politique du Comité central

     

    Traduction Flora Lebon

     

    Source : Partido Comunista de Mexico (23/06/2016)

     

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  • 18-20 novembre 2016-Conférence mondiale de Mumbai contre la guerre, l'exploitation et le travail précaire

    La grande ville industrielle de l’ouest de l’Inde (anciennement appelée Bombay, capitale de l’État du Maharashtra), accueillera la Conférence mondiale contre la guerre, l’exploitation et le travail précaire.
     
    L’Inde est un pays gigantesque, où l’immense majorité de la population travailleuse vit dans les conditions que rappelle un responsable syndical indien, membre du comité d’organisation de la Conférence mondiale :
    « En Inde, les travailleurs du secteur formel, les travailleurs du secteur informel, tels que ceux qui sont embauchés à la journée, les travailleurs en CDD et les travailleurs précaires peinent à survivre. Dans les campagnes, tous les deux jours,un paysan se suicide à cause d’une mauvaise récolte qui l’empêche de rembourser ses tout petits emprunts aux banques qui les harcèlent ».
    Une situation qui ne cesse de s’aggraver sous le gouvernement du BJP (Bharatiya Janata Party), un parti extrémiste hindou  qui, à l’échelle internationale, a aggravé la soumission du pays aux diktats du FMI et du gouvernement des États-Unis.

    18-20 novembre 2016-Conférence mondiale de Mumbai contre la guerre, l'exploitation et le travail précairemanifestation d'étudiants en Inde

     

    Un entretien de Christian Colimard, animateur du Comité de Cornouaille du Mouvement de la Paix (Finistère) à la Tribune des Travailleurs (edition du 15 juin 2016)

     

    « Le peuple a de multiples ressources qui ne demandent qu’à être prises en considération »

    18-20 novembre 2016-Conférence mondiale de Mumbai contre la guerre, l'exploitation et le travail précaire: entretien avec Christian Colimard (mouvement de la paix)Que penses-tu de la situation politique et du combat des travailleurs pour le retrait de la loi El Khomri ?

    Cette loi serait une nouvelle remise en cause des conquêtes de tout un siècle du monde salarié. Son application, même habillée, dans la forme, de façon moins austère que le projet initial, ouvrirait la voie à d'autres reculs de droits garantis, type congés payés, droit de grève ... Je suis d'une génération qui s'est forgée à l'esprit que le travail, pour être utile à la collectivité, à la société, devait être source d'émancipation et non d'aliénation. Autant' de considérations qui ne peuvent s'épanouir que dans un monde de paix.

    Quel rapport fals-tu entre le combat contre la guerre et le combat contre le projet de loi travail ?

    Oui, l'action pour prioriser la paix a à voir avec un statut du travail libéré de la tutelle de la grande finance et de ses serviteurs. C'est donc globalement que doit à mes yeux se penser le rejet de cette mesure. A partir de là, il s'agit de faire converger les dynamiques de mobilisation. Le peuple a de multiples ressources qui ne demandent qu'à être prises en considération. Bref, nous ne sommes pas un peuple godillot aux ordres. Encore moins vis-à-vis des autorités étatiques, qui ont perdu leur légitimité démocratique réelle.  

    Dimanche 12 juin, tu as participé à un rassemblement pour la paix au pied du phare d'Eckmühl, à Penmarc'h, pourquoi cette initiative du comité du Mouvement de la paix?

    Le gouvernement annonce un nouveau tir du missile M51le 15 juin à partir du site de Penrnarc'h. Nous sonnons l'alerte: le gouvernement décide, avec ce tir, d'enclencher une nouvelle phase de renouvellement de la me- nace guerrière nucléaire.

    Il faut s'y opposer: outre la dangerosité et la nuisance de ce processus pour notre sécurité, son coût est abyssal et il est encore prévu de le faire passer de 3,5 à 5 milliards d'euros, de l'aveu même du ministre de la Défense Jean- Yves Le Drian. C'est une offense en regard des besoins de progrès sociaux. C'est le message qui a été diffusé par notre rassemblement depuis Eckmühl.

    Tu es donc signataire de l'appel à la tenue d'une conférence mondiale à Mumbal en novembre prochain contre la guerre, l'exploitation et la précarité. Tu peux préciser pourquoi?

    J'apprécie cette conférence mondiale comme un moment qui semble vouloir porter une mondialisation de l'humain. Cela va dans le sens conséquent de l'histoire, en considérant qu'il n'y a pas meilleur internationalisme que cet objectif de prioriser la paix comme bien universel.

    Il doit être fait un large écho de tout ce qui concourt à la sensibilisation sur ces défis. Et puis il s'agit de montrer que, indépendamment des cultures spécifiques, c'est le bien commun des peuples qui importe, c'est une cause de vraie modernité qui peut être largement partagée.  

    ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 

    Propos recueillis par Françoise Lecrocq [La Tribune des Travailleurs-n°43-mercredi 15 juin 2016]                                   

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  • Mortelle répression contre les enseignants d’Oaxaca (humanite.fr 21/06/2016)Des policiers ont ouvert le feu sur des enseignants qui bloquaient une route. Bilan : au moins six morts et plus d’une centaine de blessés.

    Ils protestaient contre une réforme du système éducatif fondée sur l’évaluation permanente des professeurs, qui s’est déjà soldée par des milliers de licenciements abusifs. Soutenus par des étudiants et des parents d’élèves, un millier d’enseignants bloquaient depuis une semaine une route d’Asunción Nochixtlán, dans l’État d’Oaxaca, au sud du Mexique. Alors que 800 policiers étaient déployés pour les en déloger, les manifestants ont essuyé des tirs à balles réelles. Bilan : au moins six morts et plus d’une centaine de blessés. La version officielle évoque des « hommes non identifiés » qui auraient ouvert le feu, un responsable de la police fédérale, Enrique Galindo Ceballos, accusant même les enseignants, infiltrés selon lui par des « groupes radicaux », d’avoir « tiré les premiers ». À l’appui de cette thèse, les autorités affirment que cinquante-cinq policiers ont été blessés, dont huit par balles. Mais cette version est fermement démentie par la Coordination nationale des travailleurs d’État (CNTE), qui accuse la police d’avoir fait usage d’armes létales contre des manifestants pacifiques. La plupart des blessés, dans un état « critique », ont été transportés dans l’église d’Asunción Nochixtlán, dans l’attente d’un transfert vers les hôpitaux.

    La semaine dernière, déjà, des universitaires, des intellectuels du Mexique et de quatorze autres pays d’Amérique latine affirmaient dans un appel leur solidarité avec « les justes revendications » de la centrale syndicale CNTE et exhortaient le gouvernement d’Enrique Peña Nieto à mettre fin à la répression. Ce sanglant épisode intervient dans un lourd climat de violence politique et de défiance vis-à-vis de l’appareil militaire et policier. Ainsi, près de deux ans après la disparition des quarante-trois étudiants d’Ayotzinapa à Iguala, dans l’État du Guerrero, leurs familles réclament toujours la vérité.

     

    source: humanite.fr

     

    Vidéo de la répression ce dimanche 19 juin dans l’Etat de Oaxaca et témoignage d’une habitante 


     

    source: https://www.youtube.com/watch?v=FkCIDKu5-5E#action=share

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  • Dissuasion nucléaire. Une torpille signée Paul Quilès, ex-ministre de la Défense (LT-16/06/2016)L'ancien ministre de la Défense entre 1985 et 1986, Paul Quilès, intervenait hier à Brest, à l'invitation de l'Université européenne de la paix. Dans son collimateur, la dissuasion nucléaire et l'absence de débat sur le sujet.

    Vous avez été ministre de la Défense sous Mitterrand. Quelle était votre position, à l'époque, sur la dissuasion nucléaire ?
    Je récitais le catéchisme. Je répétais les formules toutes faites que je dénonce aujourd'hui, dans un monde qui a profondément évolué.

    Qu'est-ce qui vous a fait changer radicalement de position ?
    N'allez pas croire que je disais « amen » à tout. Je posais déjà des questions quand j'étais ministre de la Défense mais je recevais peu de réponse. Un peu comme une religion où l'on ne discute jamais de l'existence de Dieu. Ce n'est pas vraiment moi qui ai changé mais le monde et la justification de cette arme de dissuasion dans des contextes géostratégiques qui ne justifient plus le maintien de la bombe nucléaire et sa doctrine.

    Y a-t-il urgence aujourd'hui à renoncer à l'arme nucléaire ?
     Dans le monde, la tendance actuelle est au réarmement et à la sophistication des armes, après une certaine diminution des stocks nucléaires. Faut-il rappeler que l'on est passé à plusieurs reprises au bord de la catastrophe nucléaire majeure ? Comme en 1983 où un opérateur russe a évité de justesse que la machine de destruction ne s'emballe. On peut dire que l'humanité doit son salut à la chance plutôt qu'à la responsabilité des politiques et des militaires.

    Les députés et les élus locaux vous suivent-ils dans votre démarche ?
    C'est très difficile d'engager la discussion. Hier, sur dix invitations, deux sont venus à ma rencontre. Le poids des lobbies est énorme. (...).

    Certains ministres actuels vous écoutent-ils ?
    Aucun. Il ne faut surtout pas embêter le Président sur ce sujet.

    Vous savez combien la question est également brûlante à Brest...
    Oui, elle l'était aussi à Plogoff au début des années 80 et la centrale nucléaire n'a pas vu le jour.

    Pourquoi défendez-vous un débat raisonné et une évolution progressive ?
    Puisque sinon, le changement ne se fera pas. Il faut commencer par abandonner la composante nucléaire aérienne et réfléchir à une diminution de la force de frappe embarquée à bord des sous-marins. Il faut aussi imaginer la reconversion de ce nucléaire militaire. Dire que l'impact économique serait trop important revient à tuer le débat sur le sujet.

     
     
    Recueillis par Stéphane Jézéquel
     

    source : letelegramme.fr
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