• Le PRCF mobilisé en 2019 pour la libération de 

    Tous et toutes à Lannemezan le 24 octobre !

     

    Après qu’en cette période de rentrée, une délégation de militants du PRCF s’est rendue à la prison de  pour visiter et soutenir le plus vieux prisonnier politique de France, les communistes appellent une nouvelle fois à participer à la manifestation nationale pour sa libération.

    Dans un nouvel appel, l’Union Juive Française pour la paix nous rappelle pourquoi Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré

    Georges Ibrahim Abdallah va entamer sa 37ème année de prison. En soi, c’est une infamie, un scandale inacceptable.

    Georges est un communiste libanais. Il s’est engagé au côté du peuple palestinien et en défense de son propre pays au moment où l’armée israélienne envahissait le Liban. Les invasions de 1978 et 1982 causeront la mort de dizaines de milliers de personnes, dont les habitant.es des camps palestiniens de Sabra et Chatila.

    Quand les troupes impérialistes, états-uniennes et françaises, débarquent à Beyrouth et tentent d’y installer un régime fantoche, les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises, groupe auquel appartient Georges) ripostent et portent cette riposte à l’étranger.

    Georges a été condamné à la prison à perpétuité pour « complicité d’assassinat » sur les personnes d’un membre de la CIA, attaché militaire à l’ambassade états-unienne à Paris, et d’un agent du Mossad, un acte de résistance.

    Dans quel pays, alors que l’avocat de la défense reconnaît, le soir du procès, être un agent des services secrets français informant quotidiennement sur tout ce que lui dit son client, le procès n’est pas refait ? Ce pays, c’est la France.
    Dans quel pays, alors que celui qui a arrêté Georges (le préfet Yves Bonnet) répète que les preuves ont été fabriquées, le procès n’est pas refait ? Ce pays, c’est la France.

    Georges est un prisonnier politique palestinien délocalisé en France. Pour satisfaire ses alliés (États-Unis et Israël), pour flatter l’électorat d’extrême droite et les tenants d’une politique sécuritaire qui, chaque jour, porte atteinte aux droits fondamentaux, le gouvernement français le maintient en détention perpétuelle.

    Georges est libérable depuis 1999 d’après les lois françaises. Par deux fois, la justice française a prononcé sa libération et le gouvernement s’y est opposé. La dernière fois, c’est le Ministre de l’Intérieur Valls qui a refusé de signer l’expulsion, faisant de Georges un « détenu administratif », alors que le Liban se déclare prêt à l’accueillir. Quand le nouveau ministre de la Justice affirme que toutes les voies du droit ont été suivies, c’est faux : la décision de refuser sa libération est purement politique.

    Malgré cette détention interminable, Georges est resté le révolutionnaire de sa jeunesse. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la nécessité de combattre l’impérialisme et le capitalisme est toujours d’actualité.

    Toutes les associations défendant les Droits de l’Homme (Amnesty International, Human Rights Watch …), affirment que la détention perpétuelle est un crime de torture à abolir.

    Cette année, de nouvelles personnalités et de nouvelles organisations s’engagent pour la libération de Georges.Retrouvons-nous toutes et tous à Lannemezan le 24 octobre, car il est de notre devoir de le faire sortir.

    Libérons Georges.

    Coordination nationale de l’UJFP le 8 octobre 2020

    https://www.ujfp.org/spip.php?article8097

    Retrouvez les bus près de chez vous pour rejoindre la manifestation à Lanmezan

     Nous, campagne unitaire et soutiens pour la libération de Georges Abdallah, appelons à l’intensification de la campagne de mobilisation pour la libération de notre camarade Georges Abdallah. 

    ✮ Préparation des départs en car pour la 10e manifestation devant la prison de Lannemezan, le samedi 24 octobre 2020 :

    ☞ Bordeaux : rdv 8h30, place Ravezies, retour vers 22h. Participation 10€ minimum. Pour s’inscrire liberonsgeorges33@riseup.net

    ☞ Marseille : rdv à 5h45 gare Saint Charles (à confirmer), arrêts à Martigues, Istres , Montpellier, probable retour à Marseille vers minuit. Participation financière : BUS PACA MANIF GEORGES ABDALLAH – CotizUp.com Et pour s’inscrire : Soraya 07 68 50 21 65 et Adil 06 13 20 51 51

    ☞ Paris : départ vendredi 23 octobre à 21h30, retour dimanche 25 octobre au matin. Participation, 50€. Pour s’inscrire, campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

    ☞ Toulouse : rendez-vous à 11H30 au métro Basso Cambo, prix libre, pour s’ inscrire collectifpalestinevaincra@gmail.com

    ✮ Actions à venir pour le mois de mobilisations qui précédera la manifestation :

    ☞ Marseille : soirée Abdallah le 17 octobre à Martigues, organisée par le FUIQP et le Collectif Solidarité Palestine Martigues, avec pour intervenants : René Naba (spécialiste du Moyen-Orient) et Pierre Dharréville (député de la circonscription), à 18h au « Rallumeur d’Étoiles », quai Brescon.

    ☞ Paris : rassemblement hebdomadaire vendredi 18h place de Ménilmontant. Appel pour le vendredi 2 octobre, avec le rappel du calendrier des actions prévues par la Campagne unitaire Ile de France

    ☞ Toulouse : mobilisations prévues par le Collectif  Vaincra

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  • Dans un article d’octobre 2020, le Monde Diplomatique titre : « , chronique d’un fiasco médiatique », mimétisant le titre du roman de Garcia Marquez : « chronique d’une mort annoncée ».

    les commentaires en italiques sont d’, Commission International PRCF

    Dans une introduction objective qui rappelle l’analyse du site Cochabamba de la Jeunesse Communiste de Bolivie, le MD se veut rassurant. En deux tours, prévus par la constitution bolivarienne, le président sortant  devance son adversaire Carlos Mesa de plus de 10 points et est déclaré vainqueur avec 48% de voix contre 36,51% pour Mesa.

    Malgré l’évidence des faits, Mme Jeannine Añez, une sénatrice de second rang, s’autoproclame alors présidente, sans quorum au parlement, tandis que la presse internationale dénonce une tentative de fraude, dont on sait, souligne le chroniqueur, qu’elle n’a jamais eu lieu.

    De quoi rappeler l’objectif des États-Unis de mener la guerre au Venezuela et à la Bolivie, projet clairement dessiné par l’administration Trump !

    Si bien que Sintes, sur France Inter, lui reconnaît les vertus d’un président extrêmement populaire, d’une longévité largement supérieure à celle de ses prédécesseurs tandis que Xavier Mauduit dans « 28 minutes » sur Arte, le 12 Novembre 2019, lance en souvenir qu’en 1871, Mariano Melgarejo, ancien président bolivien indien, fut renversé après avoir endetté et cumulé les défaites lors de conflits territoriaux.

    Que vient faire cette comparaison insidieuse colportée par les médias de masse ? Car cette allusion à l’histoire de la Bolivie est totalement anachronique et cache l’obstination des États-Unis depuis la Enmienda Platt, 25 février 1901, cette volonté de soumettre les peuples d’Amérique Latine à la soif des États-Unis d’empêcher l’émancipation des peuples. Rappelons qu’Evo Morales a beaucoup fait pour son peuple : construction de logements, redistribution des profits, expropriation des terres pour les redonner aux paysans, nationalisation des hydrocarbures.

    La junte Anez, nouveau pouvoir bolivien, poursuit Evo Morales pour « terrorisme et sédition », un chef d’accusation passible de 30 ans de prison qui l’empêche de se présenter.

    C’est alors qu’intervient la démission d’Evo Morales le 10 Novembre. 

    Rappelons qu’Evo a dû se réfugier, sous la pression de l’état major de l’armée et des exactions de l’opposition, au Mexique pour rejoindre l’Argentine.

    Interrogé, le consultant engagé par l’Organisation des États d’Amérique (OEA), le professeur Irfan Nooruellin suggère dans son silence la réponse implicite suivante : la Bolivie vient de subir une rupture de l’ordre constitutionnel appuyée par l’armée, autrement dit un coup d’État.

    Le Président élu en exil depuis le Mexique et lors d’une émission retransmise en direct sur la chaine UNAM Université National du Mexique s’explique :silence dans les médias internationaux !

    Coup d’État militaire contre un gouvernement populaire ? La rédaction de Médiapart, pourtant toujours avide de défendre la “liberté d’expression” et la démocratie, explique le 14 décembre qu’il s’agit d’« une logique beaucoup plus complexe et aléatoire liée à la dynamique cumulative et aléatoire liée à la dynamique cumulative des événements. »

    Cette dialectique en apparence a le mérite de révéler combien les joutes verbales sèment la confusion dans les consciences au risque de dire la vérité sur un Président aimé par son peuple et proclamé dans les urnes comme le libérateur du joug du capitalisme et un ancrage au socialisme et à la révolution bolivarienne.

    Et le Figaro d’ajouter sa pierre de touche à l’édifice journalistique : « ce n’était pas un coup d’État, c’était un vide constitutionnel”, sous la plume de Patrick Bèle.

    Et si, tout simplement, comme le pense le mouvement marxiste, il s’agissait d’une négligence d’Evo Morales de remettre sa confiance aux forces armées au lieu de constituer une armée du peuple au service de la construction bolivarienne et du socialisme ?

    C’est pourquoi la Jeunesse communiste de Bolivie a publié sur son site l’analyse de John Curiel, scientifique chercheur au laboratoire des sciences et des données électorales du MIT, titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l’Université de Caroline du Nord, comme l’a fait le PRCF (lire ici).

    Et la jeunesse communiste de Cochabamba de conclure : La fraude électorale est un problème grave, certes, mais faire confiance à des preuves non vérifiées en tant que preuves de fraude est une menace sérieuse pour toute démocratie.

    Gageons que la victoire le 18 Octobre des forces démocratiques et populaires incarnées par les mouvements  et « somos Evos » saura relever le défi, refermer une triste page de l’histoire de l’impérialisme Etats-unien, et rouvrir la chronique d’une victoire annoncée.

    Par Antoine LUCI, commission Internationale Amérique Latine, PRCF.

    d’après des informations de

    https://jcbcochabamba.wordpress.com/

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  • A la suite du coup d’Etat, la junte militaire installé par les USA et l’Union Européenne, parfaitement consciente de ce qu’ avait bien remporté les élections dans les urnes s’est empressé de lui interdire de revenir dans le pays et de pouvoir se présenter aux élections. Après des mois de manifestations pacifiques réprimées dans le sang, son parti le MAS (Mouvement pour le socialisme) se présente aux prochaines élections présidentielles, emmené par . Crédité de 40,3% des voix, devant Carlos Mesa, le candidat de la droite battu à la dernières présidentielle, il devrait l’emporter dès le premier tour, comme le confirme une récente dépêche Reuters citant un sondage de la Fondation Jubileo.

    Un second sondage achevé le 29 septembre mené par la CELAG confirme que Arce devrait l’emporter, en dépassant 40% des voix avec plus de 10% des voix d’avance

     

    Avec respectivement 50,2% des intentions de vote dans le district de Cochabamba et 53.6% dans celui de la Paz, Luis Arce confirme que le MAS obtient bien le soutien majoritaire du peuple bolivien.

    En panique face à la victoire annoncée, et prévisible au regard des élections de l’automne 2019, du MAS, la junte a tenté d’interdire au Mas de se présenter. Prétextant du commentaire d’un sondage dans les média. Peine perdu, le tribunal suprème electoral a refusé ce subterfuge.

    Il ne reste que la force militaire, la répression fasciste et la fraude pour que l’opposition de droite conserve le pouvoir dont elle s’est emparée par un putsch. C’est pourquoi, plus que jamais la a besoin que résonne un maximum de voix pour défendre sa liberté et sa souveraineté en brisant le silence de plomb des médias occidentaux, eux qui avaient de manière si tonitruante soutenu le putsch d’Anez / Mesa.

    JBC 

    La justice bolivienne refuse d'interdire au MAS-IPSP de participer aux électionsLuis Arce, porté par le soutien populaire et militant du MAS

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Pas un jour sans que la ne soit dans le collimateur de ce que l’Occident prétendument civilisé compte de médias « main stream », de « think tanks » et d’officines de propagande en tous genres. Adopté par une commission de la Chambre des Représentants, un récent rapport du Congrès des États-Unis, par exemple, reprend les accusations habituelles contre la et invite les agences de renseignement à unir leurs efforts pour lutter contre cette nouvelle menace. « Si nous nous inclinons maintenant, nos petits-enfants seront à la merci du Parti communiste chinois, dont les actes constituent le premier défi du monde libre », avait déjà déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo, de son côté, le 24 juillet.

    Nos petits-enfants ? Pauvres gosses ! On les a prévenus, au moins, que des hordes de jaunes assoiffés de sang allaient bientôt débarquer pour les dévorer tout crus ? Après avoir exterminé les Ouïghours et revendu leurs organes au rayon boucherie des supermarchés, ils vont faire pareil avec les Américains, c’est sûr. Terrifiante, abominable, cette Chine communiste ! Nouvel empire du Mal, elle étend son emprise démoniaque sur le monde libre. Elle tisse sa toile, méticuleusement, pour prendre au piège de pauvres Occidentaux qui ne demandaient qu’à vivre en paix et en démocratie.

    Ainsi va le monde fictif forgé par homo occidentalis pour les besoins de sa cause perdue ! Servie matin, midi et soir, par les rotatives de la désinformation médiatique, la narration dominante impute à la puissance montante tous les fantasmes qui gangrènent le cerveau malade de celui qui voit le sol se dérober sous ses pieds. Quelle blessure narcissique, en effet, de sentir qu’on n’est plus le maître du monde, et que les ex-colonisés ne baissent plus les yeux devant les fiers représentants de la race supérieure ! En 1945, les USA représentaient 50% du PIB mondial, et Washington détenait 70% de l’or du monde. Aujourd’hui, en parité de pouvoir d’achat, les États-Unis sont derrière la Chine et ils croulent sous les dettes.

    En un sens, on comprend cette amertume qui taraude les dirigeants de la « nation exceptionnelle » à l’égard de son grand rival asiatique. Au début des années 2000, avec Bill Clinton, les petits génies de Washington avaient misé sur l’intégration économique de la Chine en espérant qu’elle précipiterait sa décomposition politique. Soumise à la loi fixée par des multinationales brandissant la bannière étoilée, la Chine devait accomplir la prophétie du néolibéralisme en levant le dernier obstacle à la domination du capital mondialisé. L’inverse a eu lieu : Pékin a utilisé les multinationales pour accélérer sa mue technologique et a ravi à Washington la place de leader de l’économie mondiale. Lénine, pourtant, avait annoncé la couleur : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle on les pendra ».

    Au cours de son histoire mouvementée, la République populaire de Chine en a vu d’autres, et elle n’a pas l’intention de renoncer à un système original dont le réglage a nécessité beaucoup d’efforts. Les pseudo-experts occidentaux nous le répètent bien assez : les Chinois font semblant d’être d’accord avec nous, mais en fait ils n’ont pas changé, ils ont conservé leurs entreprises publiques, ils contrôlent les fluctuations de leur monnaie, les banques chinoises obéissent au gouvernement, et ce dernier planifie le développement de l’économie comme au temps de Mao. Bref, c’est affreux, mais tout se passe, en dépit des apparences, comme si les Chinois étaient toujours communistes. Pas faux, et d’ailleurs on voit le résultat.

     

    Alors que la Chine a quasiment éradiqué, sur son territoire, le virus responsable d’une pandémie qui a déjà fait un million de morts au plan mondial, les États-Unis, qui en comptent 205 000, ont récemment appris que leur président et son épouse avaient contracté la maladie. Il est vrai qu’au moment où Xi jinping paraissait masqué à la télévision chinoise pour appeler à la mobilisation générale contre le « nouveau démon » et engageait une politique dont le succès éclate à la face enfarinée de ses détracteurs occidentaux, Trump et ses homologues persistaient à nier la gravité du phénomène et comptaient sur l’immunité collective pour faire le ménage.

    Au fond, ce contraste entre irresponsabilité occidentale et responsabilité chinoise fait penser au scénario de la précédente crise économique. Face au chaos financier provoqué par des années de dérégulation néolibérale et de rapacité boursière, Washington affecta de réguler la finance. Prisonnier de l’oligarchie bancaire, le pouvoir se contenta en fait de creuser le déficit public pour renflouer les banques privées, y compris celles qui étaient responsables, par leur cupidité sans bornes, du marasme général. De son côté, Pékin a fait à peu près le contraire : l’État a consenti des investissements massifs dans les infrastructures publiques. Ce faisant, il a amélioré les conditions de vie du peuple chinois tout en soutenant la croissance mondiale, sauvée du plongeon auquel la promettait la rapacité de Wall Street.

    Qu’il s’agisse de la crise financière de 2008 ou de la crise sanitaire de 2020, le bilan comparatif est donc le même : incurie américaine, efficacité chinoise. Mais encore faut-il faire la part, dans cette incurie, du cynisme de classe. Car l’incapacité de Washington à juguler les effets délétères de la cupidité financière n’était pas fortuite, ni involontaire. Pas plus que son affligeante nullité dans la gestion de la crise sanitaire en cours n’est le fruit du hasard. Après tout, l’oligarchie au pouvoir s’est contentée de suivre son instinct de classe : à quoi bon, en effet, voler au secours de ces perdants, de ces « losers » dont on sait le sort que leur réserve la « morale » capitaliste au paradis de la liberté d’entreprise ?

    Dans les deux cas, ce sont les pauvres qui paieront les pots cassés : comme les ménages endettés jusqu’au cou arnaqués par les banques, les victimes pauvres, âgées et souvent afro-américaines d’une pandémie prise à la légère, à leur tour, passeront par pertes et profits d’une politique qui sert d’autres intérêts. Valeurs occidentales contre valeurs chinoises ? Faites la comparaison si vous voulez, mais faites-la vite, au pas de course, pour éviter les mauvaises surprises et les révisions déchirantes. On dira ce qu’on voudra du système chinois, mais il s’avère qu’il s’est préoccupé de la santé publique avec davantage de sérieux que nous, comme il a géré les conséquences de la crise financière avec un sens de l’intérêt général inconnu de nos prétendues démocraties.

    Ce double succès devrait donner à réfléchir à ceux qui n’ont pas encore résolu d’enfouir leur tête dans le sable. Un système qui réagit à la crise économique en privilégiant les équipements publics, et qui gère la crise pandémique en privilégiant la santé publique, mérite beaucoup mieux qu’un déluge de poncifs et de calomnies. Cerise sur le gâteau : dans ses dernières prévisions, l’OCDE affirme que la Chine est le seul pays industrialisé à connaître la croissance en 2020 (+1,8%), tous les autres pays se trouvant dans le rouge, et qu’elle aura un taux de 8% en 2021. Sauver, à la fois, l’économie du pays et l’espérance de vie des plus vulnérables, c’est quand même autre chose que laisser crever les vieux et subir une récession sans précédent. Ainsi, de 2008 à 2020, la grande muraille s’est agrandie de deux tours de guet supplémentaires. Mais la cause est entendue : seul un régime abominable est capable d’une telle performance.

    Bruno GUIGUE

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ce texte n’a pas seulement une valeur historique il a aussi le sens d’une orientation pour aujourd’hui, et à ce titre il concerne d’abord le peuple cubain confronté une fois de plus à un moment historique du paroxysme de sa résistance à l’agression. Mais pour les communistes français qui sont également confrontés à une période charnière à la fois de l’existence de leur parti et d’une crise du capitalisme qui s’amplifie, il devrait être médité comme une expérience que nul ne peut ignorer. Contribution au prochain débat sur le socialisme du 6 novembre sur le thème, quel parti pour le socialisme, c’est-à-dire pour le progrès, pour la cohésion sociale, pour la souveraineté et la liberté. (note et traduction de danielle Bleitrach)

    La constitution du Comité central a fourni une base solide à la conception de Fidel concernant l’unité idéologique et organisationnelle et au rôle de l’avant-garde politique dans la société socialiste; et il a consolidé la structure organique du parti, en ayant des organes de base, des organismes et des organisations à travers tous le pays et dans les forces armées

    Auteur: Elvis R. Rodríguez Rodríguez internet@granma.cu

    3 octobre 2020 01:10:54

    La constitución del Comité Central en 1965 significó, como señaló Fidel, uno de los pasos más trascendentales de la historia de Cuba, el momento en que las fuerzas unificadoras fueron superiores a las fuerzas que dispersaban y dividían.La création du Comité central en 1965 a signifié, comme Fidel l’a souligné, l’une des étapes les plus importantes de l’histoire de Cuba, à partir de laquelle les forces unificatrices étaient supérieures aux forces qu’elles dispersaient et se séparaient. Photo: Juvenal Balan

    Le 3 octobre 1965, le Comité central du Parti communiste de Cuba a été créé, il y a exactement 55 ans.

    Sans aucun doute, un événement historique dans la vie du pays, dont la valeur a transcendé le caractère essentiellement partisan lui-même, en marquant le début d’une étape supérieure dans l’unité des principales forces révolutionnaires qui ont combattu la tyrannie batistienne – le Mouvement du 26 juillet, le Directoire révolutionnaire et le Parti socialiste Populaire – dans la consolidation et le renforcement de la vie intérieure et l’institutionnalisation du Parti et un pas supérieur dans la direction politique de la société.

    L’union a également apporté un capital précieux d’expériences et de cadres aguerris , nécessaires pour l ‘édification socialiste et les tâches complexes de la Révolution dans un contexte historique caractérisé par une confrontation constante avec les plans déstabilisateurs de l’impérialisme américain.

    La lutte pour l’unité des forces révolutionnaires et du peuple a été le pilier de la stratégie politique de Fidel avant et après la victoire. Si, dans les années de la lutte insurrectionnelle, il préférait éviter les discussions théoriques pour concentrer l’énergie sur la mise en œuvre d’une conception de la lutte qui s’est avérée être la plus correcte, convaincu que, dans ce contexte, ce serait la pratique qui pourrait résoudre avec le moins dégâts internes les différences idéologiques et politiques des différents groupes révolutionnaires; après le triomphe, son action dans la poursuite de l’unité a été la boussole qui a conduit, à partir des points communs, d’abord à la discussion des différences, puis à la coordination des activités, puis à la dissolution et à l’intégration et finalement à l’union.

    L’unité a donné force, cohérence et intégrité au processus révolutionnaire face aux tentatives de divisions permanentes des ennemis de classe, qui, mécontents des transformations réalisées à partir des premières années, ont cherché à renverser l’oeuvre accomplie et à réinstaller le capitalisme dans le pays.

    Dans la conception stratégique de Fidel, l’un de ses éléments constitutifs et de la plus grande importance a été l’organisation du peuple grâce à la création d’un système d’organisations de masse, de jeunesse, d’étudiants et culturels qui, dès le début, a été développé sur l’île, dans la même mesure où il a été travaillé hardiment à l’unification de l’avant-garde politique responsable de la direction de la société. Avec cela, la Révolution a acquis une force extraordinaire.

    La création du Comité central a fourni une base solide à la conception de l’unité idéologique et organisationnelle de Fidel et au rôle de l’avant-garde politique dans la société socialiste; et il a consolidé la structure organisationnelle du parti en ayant des organes, des organismes et des organisations de base dans tout le pays et dans les institutions armées.

    Quelques jours avant sa création, à la fin septembre, après plusieurs réunions entre les dirigeants des partis des comités provinciaux, régionaux et sectionnels et les principaux secrétaires du Parti uni de la révolution socialiste de Cuba (Pursc) de tout le pays, il a été procédé à l’intégration au sein du Comité central .

    Le 1er. octobre, ot été constitués le Comité central et le Bureau politique, dirigés par Fidel et Raul, en tant que premier et deuxième secrétaires respectivement.

    Le deuxième jour, le Comité central a ratifié les mesures élaborées par l’ancienne Direction nationale, le Bureau politique, le Secrétariat et les comités de travail, ainsi que par le membre élu au poste de Secrétaire à l’organisation; En outre, il a adopté deux accords importants, qui à leur tour avaient été suggérés par cet organe de direction, pour faire un nouveau et unique journal de nature politique quotidien, qui porterait le nom de Granma, symbole de notre conception révolutionnaire et de notre chemin et une autre chose encore plus important, sur la proposition de Fidel lui-même, de l’appeler Pursc comme le Parti communiste de Cuba.

    Il ne s’agissait pas de changer le nom du Parti par le simple fait de le nommer autrement. C’était quelque chose de plus essentiel.

    Dans les premiers pas de l’union des forces révolutionnaires, des organisations révolutionnaires intégrées ont été créées, avec leurs aspects positifs et négatifs; puis, après leur dissolution, le Pursc a été fondé, qui, bien qu’il signifia des progrès extraordinaires dans la création de l’appareil politique de direction partisan, comme Fidel l’a précisé, devait encore donner l’idée de la nécessité d’être uni, tout en rappelant encore un peu les origines de chacun.

    D’autre part, avait été atteint un tel degré de conscience révolutionnaire que disparaissaient toutes sortes de nuances et toutes sortes d’origine qui distinguaient certains révolutionnaires des autres.

    Le Parti, tant ence qui concerne son nom qu’en ce qui concerne les objectifs, devait s’identifier aux objectifs de la Révolution. Alors, quand Fidel demande aux personnes présentes… quel est, à votre avis, le nom que notre parti devrait avoir ? Par acclamation unanime la réponse a été communiste!

    Le Comité central était composé de précieux camarades, qui représentaient les porteurs d’idées socialistes, le travail extraordinaire dans d’importants secteurs du pays et la défense de la Patrie. Un comité central dans lequel, comme l’a dit Fidel:

    « il n’y a pas d’épisode héroïque dans l’histoire de notre Patrie ces dernières années qui n’est pas représenté là; il n’y a pas un sacrifice, pas un combat, pas un exploit – aussi militaire que civil – héroïque ou créatif qui ne soit représenté; il n’y a pas de secteur social révolutionnaire qui ne soit représenté. Je ne parle pas d’organisations. Quand je parle de secteur, je parle de travailleurs, je parle des jeunes, je parle des paysans, je parle de nos organisations de masse.

    Le peuple cubain a accueilli avec satisfaction le nom du Parti et la composition du Comité central.

    Le Parti communiste de Cuba est l’héritier légitime de la tradition patriotique et culturelle de l’avant-garde politique cubaine.

    De la même manière que Martí fonda le Parti révolutionnaire cubain en avril 1892 pour préparer et mener la guerre sans laquelle Cuba n’aurait pas obtenu l’indépendance totale; et Baliño et Mella fondèrent le premier Parti communiste cubain en 1925 pour combattre le système capitaliste et tous ses maux, Fidel fonda le Parti communiste de Cuba pour mener à bien la Révolution et la construction du socialisme.

    Dans sa conception stratégique, il a conçu la responsabilité historique de l’organisation parti dans la défense et la continuité de la construction socialiste, dans l’importance du lien du Parti avec les masses, dans le besoin d’une direction collective, avec exigence de qualité et de caractère sélectif pour l’entrée dans le Parti, l’exemplarité de ses cadres et militants et, surtout, la capacité d’assimiler de façon critique ses propres erreurs , non pas pour imposer des critères ou pour supplanter l’activité de l’État ou du Gouvernement, mais pour ne pas pas perdre pied face aux problèmes de la société.

    La création du Comité central représentait, comme Fidel l’a souligné, l’une des étapes les plus importantes de l’histoire de Cuba, le moment où les forces unificatrices étaient supérieures aux forces divergentes et cherchanr à se séparé, lorsque le peuple révolutionnaire s’unit étroitement, lorsque l’esprit collectif triomphait de tous les individualismes, atteignant le plus haut degré d’union et d’organisation avec les plus modernes. , les conceptions politiques les plus scientifiques, ainsi que les plus révolutionnaires et les plus humaines.

    De la constitution

    Article 5:.

    Le Parti communiste de Cuba, unique, martien, fideliste, marxiste et léniniste, avant-garde organisée de la nation cubaine, dans un effort soutenu en son caractère démocratique et le lien permanent avec le peuple, est la principale force politique de la société et de l’État.

    Il organise et guide les efforts communs dans la construction du socialisme et l’avancement vers la société communiste. Il s’efforce de préserver et de renforcer l’unité patriotique des Cubains et de développer des valeurs éthiques, morales et civiques.

     

    source: https://histoireetsociete.com/

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  • Dans la situation d’incertitude, voire de chaos dans laquelle s’enfoncent les Etats-Unis, avec y compris la maladie du président, et les incertitudes sur l’issue d’une campagne électorale chaotique peut-être y a-t-il de l’insensibilité à ne parler des Etats-Unis que pour montrer ce dont ils sont capables, si ce n’est que la presse américaine s’acharne sur le président d’une manière qui montre où en est cette société. Si ce n’est surtout que Mike Pompeo, dont les ambitions présidentielles sont évidentes, continue à agir pour tenter de créer en Europe et en Asie une digue anti-chinoise en bloquant partout les contacts commerciaux et culturels avec la Chine, et de même partout sans relâche les Etats-Unis, directement ou indirectement provoquent des révolutions de couleur sous couvert de donner des leçons de démocratie qui se terminent sur des guerres civiles et des drames.

    Une «révolution de couleur» fait référence à un type spécifique d’attaque coordonnée que le gouvernement des États-Unis est connu pour déployer contre des régimes étrangers, notamment en Europe de l’Est jugés «autoritaires» et hostiles aux intérêts américains. Plutôt que d’utiliser une intervention militaire directe pour effectuer un changement de régime comme en Irak, les révolutions de couleur attaquent un régime étranger en contestant sa légitimité électorale, en organisant des manifestations de masse et des actes de désobéissance civile et en tirant parti des contacts médiatiques pour assurer une couverture favorable à leur programme dans la presse occidentale.


    la Fondation Open Society de George Soros décrit ainsi les manifestations d’Euromaidan:

    Fin novembre 2013, les Ukrainiens sont descendus dans la rue pour protester pacifiquement après que le président de l’époque, Viktor Ianoukovitch, ait choisi de ne pas signer un accord qui aurait intégré le pays plus étroitement à l’Union européenne …

    La Fondation internationale de la Renaissance fait partie de l’Open Society. Un groupe de fondations, qui soutient la société civile ukrainienne depuis 1990. Depuis 25 ans, l’International Renaissance Foundation travaille avec des organisations de la société civile défendant les droits de l’homme et la justice, luttant contre la corruption, soutenant les minorités ukrainiennes, y compris les Tatars et les Roms, poursuivant la réforme de la santé et de l’éducation, et aidant à faciliter l’intégration européenne de l’Ukraine.

    La Fondation internationale pour la renaissance a joué un rôle important en soutenant la société civile pendant les manifestations d’Euromaidan. La fondation a veillé à ce qu’une aide juridique soit mise à la disposition des militants civiques, des manifestants et des journalistes tout au long de la crise; elle a fourni des soins médicaux aux victimes de violence; a permis la solidarité et l’organisation de la société civile; elle a soutenu des chaînes comme Hromadske TV dans des reportages indépendants en direct sur les événements sur le Maidan; et des cas documentés de torture, de passages à tabac et d’abus commis par la police et les tribunaux. [Fondation Open Society]

    Cette description de l’Euromaidan Color Revolution par Steven Pifer, chercheur du Brookings Institute, mérite d’être soulignée:
    Le 21 février a marqué le sixième anniversaire de la fin de la révolution de Maidan en Ukraine. Trois mois de manifestations largement pacifiques se sont soldés par un spasme de violence meurtrière. Le président Victor Ianoukovitch a fui Kiev et plus tard l’Ukraine, ce qui a incité la Rada (le parlement ukrainien) à nommer des dirigeants par intérim en attendant des élections anticipées. [Brookings Institute]

    APRES LA BIELORUSSIE, DEMAIN LE KIRGHIZISTAN

    Demain le 4 octobre, il doit y avoir des élections législatives au Kirghizistan, ce sont les 7èmes depuis l’indépendance. Il n’y a qu’une chambre intitulée Le Conseil suprême, ces élections sont importantes parce que la Kirghizie est une république parlementaire. La vie politique est très animée, il y a eu en 2005 la révolution des Tulipes à partir de laquelle a été enclenché un processus constitutionnel parlementaire. Mais une sorte de tradition a été créée celle de nombreuses manifestations encadrant les scrutins mais aussi les nominations de hauts fonctionnaires. Ce qui prouve un incontestables dynamisme de la société civile.

    Mais à partir des événements en Biélorussie et de la pression exercée par les Etats-Unis, mais aussi la Turquie aux frontières russes si l’on considère également que la République Kirghize a une frontière commune avec la Chine, que la question de la base américaine proche y est devenu sensible, les observateurs notent une activité accrue envers l’opposition des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne visant à saper les relations avec la Russie. Le Kirghistan et la Russie ont traditionnellement des coopérations multiples.

    Cette intervention US n’est pas une nouveauté. On pourrait dire que depuis 30 ans les Etats-Unis ont beaucoup investi dans l’Asie Centrale s’ils n’avaient pas manifesté une pingrerie dans des coopérations États-Unis Khirghizie et laissé à Freedom House (organisation basée aux Etats-Unis) ainsi que de nombreuses autres ONG le soin de distribuer des subsides en les assortissant d’une active propagande contre la Russie et la Chine à travers le portail d’information Caravansérail (contrôlé par l’armée américaine).

    Aujourd’hui, il est assez facile de trouver des exemples concrets de l’Occident interférant dans la politique intérieure du Kirghizistan en ligne. Par exemple, gezitter.org a signalé que le National Endowment for Democracy (fondé au Capitole et considéré comme indésirable en Russie) avait fourni un soutien financier aux groupes d’opposition au Kirghizistan. dans un récent article Vladimir Danilov émet les analyse suivantes:
    https://journal-neo.org/2020/10/01/west-hopes-to-play-its-belarusian-card-in-kyrgyzstan/

    “Selon les médias kirghizes, les diplomates américains ont récemment commencé activement à poursuivre des objectifs similaires, c’est-à-dire d’influencer le climat intérieur au Kirghizistan. Ils ont essayé de profiter de l’évolution de la situation politique dans le pays en vue de rouvrir une installation militaire américaine, qui a été fermée plus tôt pour des raisons politiques. Dans ces objectifs, la secrétaire adjointe par intérim des États-Unis pour l’Asie du Sud et centrale, Alice Wells, s’est rendue en Asie centrale en janvier.

    Néanmoins, il est important de souligner que toutes les tentatives faites par les États-Unis au cours des cinq dernières années pour réaffirmer leur influence au Kirghizistan n’ont pas été très fructueuses malgré tous les efforts déployés par les diplomates américains. Même le renforcement actif de la coopération avec le Tadjikistan (contre le Kirghizistan) n’a pas aidé Washington jusqu’à présent. En effet, toute flambée à la frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan (c’est-à-dire l’un des moyens existants d’escalade des tensions sur le paysage politique kirghize et parmi sa population) est un coup porté au gouvernement kirghize, que le public a de plus en plus souvent accusé d’être inefficace.

    Les ONG étrangères, financées par le gouvernement américain et un certain nombre d’autres pays occidentaux, souhaitent relancer de vieux conflits non résolus afin de déstabiliser la situation déjà turbulente au Kirghizistan née des campagnes électorales. La rivalité politique actuelle s’accompagne d’efforts visant à déstabiliser la situation en dehors du Kirghizistan. Par exemple, on pense que les acteurs extérieurs continuent d’inciter à des conflits le long des frontières kirghize–Tadjikistan et Kirghizistan–Kazakhstan. Ces efforts se poursuivent depuis un certain temps, en fait, ces « agents étrangers » ont payé pour établir des réseaux de collecte d’informations dans la région et pour former de jeunes militants sur place.

    Notamment, une enquête menée par l’Institut républicain international en août (une organisation non partisane à but non lucratif qui collabore avec le département d’État américain et l’USAID) a montré que de nombreux répondants auraient déclaré qu’ils voteraient « contre tous » si l’élection avait lieu à ce moment-là. La communication de ces données a pour même but que la promotion du vote « contre tous », c’est-à-dire clairement d’encourager la population kirghize à considérer le gouvernement au pouvoir comme totalement inutile.

    En plus de l’ingérence des États-Unis, ces derniers mois, l’ambassade britannique est devenue de plus en plus active dans le paysage politique kirghize en essayant d’exercer son influence sur ces processus et en s’immisçant ouvertement avec eux. Par exemple, avant les prochaines élections législatives, Charles Garrett, ambassadeur de Sa Majesté auprès de la République kirghize, a tenté d’unir toutes les forces d’opposition contre l’actuel gouvernement kirghize. Plus tôt, alors que la majorité des habitants étaient occupés à combattre la pandémie de coronavirus en suivant les mesures recommandées, le diplomate britannique a choisi de ne pas isoler et plutôt trier sur le volet des manifestants appropriés. D’avril à août de cette année, Charles Garrett a tenu une série de négociations et de réunions secrètes avec le chef du parti Ata Meken, Omurbek Tekebayev; le chef de la fondation « rogrè », Adil Turdukulov, et les partisans des anciens présidents du Kirghizistan Almazbek Atambayev et Roza Otunbayeva. Le diplomate de haut rang a demandé aux personnes susmentionnées de discréditer et de compromettre la réputation des candidats du gouvernement actuel au Parlement au cours des discussions.

    À l’initiative de Charles Garrett, trois millions de dollars ont été alloués aux forces d’opposition au Kirghizistan au nom du Fonds pour les conflits, la stabilité et la sécurité (supervisé par le Conseil de sécurité nationale du Royaume-Uni) et des Fondations de l’Open Society (OSF, une organisation philanthropique).

    L’opposition au Kirghizistan est actuellement fragmentée, certains membres ayant des opinions pro-occidentales. Par conséquent, il est peu probable qu’un de ces partis soit en mesure de remporter 7 % du décompte national pour obtenir des sièges au Parlement. Dans un tel climat, des médias kirghizes ont fait état d’un plan (conçu par l’opposition à la demande de leurs marionnettistes occidentaux) pour contester les résultats des élections en raison de leur falsification. Après le 4 octobre, ces groupes pourraient également faire appel aux nations occidentales imitant ce qui s’est passé en Biélorussie.

     

    source: https://histoireetsociete.com/

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  • Au moment où les médias occidentaux hurlent à l’hallali contre la Russie qui aurait empoisonné l’opposant Alexeï Navalny, ils font silence – comme il se doit dans la propagande médiatique éhontée à laquelle nous sommes soumis – sur la mort suspecte du philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation pro-soviétique, André Vltchek décédé brutalement en Turquie ce 22 septembre. Il revenait en auto des bords de la Mer Noire vers Istanbul. En arrivant, son épouse n’a pas pu le réveiller. La police turque a déclaré sa mort « suspecte ». Son corps a été transporté à l’hôpital pour des analyses médico-légales.

    André Vltchek avait couvert de nombreuses zones de conflits dans le monde et dénoncé les épouvantables atrocités commises par les « démocraties occidentales », au Vietnam, en Afghanistan et ailleurs. Il a toujours été au plus près des opprimés, des miséreux, de tous ceux que l’Occident écrasent sous son talon de fer, qu’ils soient à Bornéo où les grandes entreprises capitalistes détruisent à la fois la Terre et les hommes, à Cuba, au Venezuela, en Syrie, ces pays qui refusent de céder à la force brutale d’un monde occidental imbu de lui-même, et tellement désireux de contrôler le reste de la planète, qu’il mène partout une véritable politique exterminatrice ! André a dénoncé sans relâche « les mensonges de l’Empire »[i], les « révolutions de couleur », les « printemps » qui ici et là, sous prétexte de « droits de l’homme », sont en réalité téléguidés par les États-Unis et leurs acolytes occidentaux, désireux d’étendre partout leur emprise, quittes à fomenter partout de nouvelles guerres – civiles ou pas – tant ils méprisent la valeur de la vie humaine.  Il écrivait à ce sujet en juin 2018 : « La paix, c’est quand les intérêts commerciaux de l’Occident ne sont pas menacés, même si des dizaines de millions d’êtres humains non blancs disparaissent au cours du processus. La paix, c’est lorsque l’Occident peut contrôler le monde politiquement, économiquement, idéologiquement et « culturellement » sans rencontrer d’opposition. »

    Dans le texte qui suit, l’un des derniers, qui date de juin 2020, André Vltchek, qui s’intéressait de près à l’évolution de la politique chinoise, met en garde les jeunes de  qui n’ont peut-être pas conscience de tout ce que la  – comme l’ex Union soviétique de sa jeunesse – a à leur offrir. Il a raison, « la patrie n’est pas à vendre », comme le disaient les Cubains. La justice et la dignité valent beaucoup plus que le profit. Ces idées sont depuis longtemps présentées en Occident comme obsolètes. Il est temps de les remettre au goût du jour. André n’est plus, mais en plagiant Aragon, on pourrait dire : « Il meurt mais l’ demeure ». 

    Gilda Landini-Guibert pour www.initiative-Communiste.fr

    Comment nous avons vendu l’Union soviétique et la Tchécoslovaquie pour des sacs de courses en plastique

    traduit du site https://orinocotribune.com/how-we-sold-soviet-union-and-czechoslovakia-for-plastic-shopping-bags-message-to-honk-kong-readers/20 juin 2020.

     André VLTCHEK

    Ça fait des mois que j’ai envie de partager une histoire avec les jeunes lecteurs de Hong Kong. Aujourd’hui, il semble que ce soit le moment le plus approprié alors que la bataille idéologique entre l’Occident et la Chine fait rage et que, par conséquent, Hong Kong et le monde entier en souffrent.

    Je tiens à dire que rien de tout cela n’est nouveau, que l’Occident a déjà déstabilisé tant de pays et de territoires, a fait subir un lavage de cerveau à des dizaines de millions de jeunes.

    Je le sais, parce que dans le passé, j’étais l’un d’entre eux. Si je ne l’étais pas, il serait impossible de comprendre ce qui se passe actuellement à Hong Kong.

    Je suis né à Leningrad, une belle ville de l’Union soviétique. Aujourd’hui, elle s’appelle Saint-Pétersbourg, et le pays est la Russie. Maman est moitié russe, moitié chinoise, artiste et architecte. Mon enfance a été partagée entre Leningrad et Pilsen, une ville industrielle connue pour sa bière, à l’extrémité occidentale de ce qui était autrefois la Tchécoslovaquie. Mon père était un scientifique nucléaire.

    Les deux villes étaient différentes. Toutes deux représentaient quelque chose d’essentiel dans la planification communiste, un système que les propagandistes occidentaux vous ont appris à haïr.

    Leningrad est l’une des villes les plus étonnantes du monde, avec certains des plus grands musées, des théâtres d’opéra et de ballet, des espaces publics. Autrefois, c’était la capitale de la Russie.

    Plzen est minuscule, avec seulement 180 000 habitants. Mais quand j’étais enfant, elle comptait plusieurs excellentes bibliothèques, des cinémas d’art et d’essai, un opéra, des théâtres d’avant-garde, des galeries d’art, un zoo de recherche, avec des choses qui ne pouvaient pas être, comme je l’ai réalisé plus tard ( lorsqu’il était trop tard), trouvées même dans les villes américaines d’un million d’habitants.

    Les deux villes, une grande et une petite, disposaient d’excellents transports publics, de vastes parcs et de forêts à sa périphérie, ainsi que d’élégants cafés. Pilsen disposait d’innombrables installations de tennis, de stades de football, et même de terrains de badminton, gratuits.

    La vie était belle, elle avait un sens. Elle était riche. Pas riche en termes d’argent, mais riche sur le plan culturel, intellectuel et de la santé. Être jeune était amusant, avec des connaissances gratuites et facilement accessibles, avec la culture à tous les coins de rue, et des sports pour tous. Le rythme était lent : il y avait beaucoup de temps pour réfléchir, apprendre, analyser.

    Mais c’était aussi l’apogée de la guerre froide.

    Nous étions jeunes, rebelles et faciles à manipuler. Nous n’étions jamais satisfaits de ce qu’on nous donnait. Nous prenions tout pour acquis. La nuit, nous étions collés à nos récepteurs radio, écoutant la BBC, Voice of America, Radio Free Europe et d’autres services de diffusion visant à discréditer le  et tous les pays qui luttaient contre l’ occidental.

    Les conglomérats industriels socialistes tchèques construisaient, en solidarité, des usines entières, de l’acier aux sucreries, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Mais nous n’y voyions aucune gloire, car les organes de propagande occidentaux ridiculisaient tout simplement de telles entreprises.

    Nos cinémas montraient des chefs-d’œuvre du cinéma italien, français, soviétique, japonais. Mais on nous a dit d’exiger de la camelote en provenance des États-Unis.

    L’offre musicale était excellente, du direct à l’enregistrement. En fait, presque toute la musique était disponible, bien qu’avec un certain retard, dans les magasins locaux ou même sur scène. Ce qui n’était pas vendu dans nos magasins était de la camelote nihiliste. Mais c’était précisément ce qu’on nous disait de désirer. Et nous l’avons désiré, et nous l’avons copié avec un respect religieux, sur nos magnétophones. Si quelque chose n’était pas disponible, les médias occidentaux criaient que c’était une violation flagrante de la liberté d’expression.

    Ils savaient, et ils savent encore aujourd’hui, comment manipuler les jeunes cerveaux.

    À un moment donné, nous nous sommes transformés en jeunes pessimistes, critiquant tout dans nos pays, sans comparaison, sans même un tout petit peu d’objectivité.

    Cela vous semble familier ?

    On nous disait, et nous le répétions : tout était mauvais en Union soviétique ou en Tchécoslovaquie. Tout à l’Ouest était génial. Oui, c’était comme une religion fondamentaliste ou une folie de masse. Presque personne n’était à l’abri. En fait, nous étions infectés, nous étions malades, transformés en idiots.

    Nous utilisions les installations publiques, socialistes, des bibliothèques aux théâtres, en passant par les cafés subventionnés, pour glorifier l’Occident et salir nos propres nations. C’est ainsi que nous avons été endoctrinés, par les stations de radio et de télévision occidentales, et par des publications introduites clandestinement dans les pays.

    À cette époque, les sacs à provisions en plastique de l’Occident sont devenus les symboles du statut social ! Vous savez, ces sacs que l’on trouve dans certains supermarchés ou grands magasins bon marché. [ndlr lire également ce témoignage ici]

    Quand j’y pense, quelques décennies plus tard, j’ai du mal à y croire : de jeunes garçons et filles éduqués, marchant fièrement dans les rues, exhibant des sacs à provisions en plastique bon marché, pour lesquels ils ont payé une somme d’argent importante. Parce qu’ils venaient de l’Ouest. Parce qu’ils symbolisaient le consumérisme ! Parce qu’on nous disait que le consumérisme est bon.

    On nous disait que nous devions désirer la liberté. Une liberté à l’occidentale.

    On nous disait qu’il fallait « lutter pour la liberté ».

    À bien des égards, nous étions beaucoup plus libres que l’Occident. Je m’en suis rendu compte quand je suis arrivé à New York et que j’ai vu à quel point les enfants de mon âge étaient mal éduqués, à quel point leur connaissance du monde était superficielle. Comme il y avait peu de culture dans les villes nord-américaines de taille moyenne.

    Nous voulions, nous exigions des jeans de marque. Au centre de nos disques, nous désirions des labels de musique occidentale. Il ne s’agissait pas de l’essence ou du message. C’était la forme qui primait sur le fond.

    Notre nourriture était plus savoureuse, produite de manière écologique. Mais nous voulions des emballages occidentaux colorés. Nous exigions des produits chimiques.

    Nous étions constamment en colère, agités, conflictuels. Nous mettions nos familles en colère.

    Nous étions jeunes, mais nous nous sentions vieux.

    J’ai publié mon premier recueil de poésie, puis je suis parti, j’ai claqué la porte derrière moi, je suis allé à New York.

    Et peu après, je me suis rendu compte que j’avais été dupé !

    Voici une version très simplifiée de mon histoire. L’espace est limité.

    Mais je suis heureux de pouvoir la partager avec mes lecteurs de Hong Kong, et bien sûr, avec mes jeunes lecteurs de toute la Chine.

    Deux merveilleux pays qui étaient ma maison ont été trahis, littéralement vendus pour rien, pour des paires de jeans de marque et des sacs de courses en plastique.

    L’Occident a fait la fête ! Des mois après l’effondrement du système socialiste, les deux pays ont littéralement été dépouillés de tout par les entreprises occidentales. Les gens ont perdu leur maison et leur emploi, et l’internationalisme a été découragé. De fières entreprises socialistes ont été privatisées et, dans de nombreux cas, liquidées. Les théâtres et les cinémas d’art et d’essai ont été transformés en marchés de vêtements d’occasion bon marché.

    En Russie, l’espérance de vie est tombée au niveau de celle des pays africains subsahariens.

    La Tchécoslovaquie a été divisée en deux parties.

    Aujourd’hui, des décennies plus tard, la Russie et la Tchécoslovaquie sont à nouveau riches. La Russie possède de nombreux éléments d’un système socialiste à planification centrale.

    Mais mes deux pays me manquent, tels qu’ils étaient autrefois, et tous les sondages montrent qu’ils manquent aussi à la majorité des gens qui y vivent. Je me sens également coupable, jour et nuit, de m’être laissé endoctriner, manipuler et, d’une certaine manière, d’avoir trahi.

    Après avoir vu le monde, je comprends que ce qui est arrivé à l’Union soviétique et à la Tchécoslovaquie est également arrivé à de nombreuses autres régions du monde.

    Et en ce moment, l’Occident vise la Chine, en utilisant Hong Kong.

    Chaque fois que je me rends en Chine, chaque fois que je me rends à Hong Kong, je ne cesse de répéter : s’il vous plaît, ne suivez pas notre terrible exemple. Défendez votre nation ! Ne la vendez pas, métaphoriquement, pour quelques sales sacs à provisions en plastique. Ne faites pas quelque chose que vous regretteriez pour le reste de votre vie !


    [i]  « Sur tous les continents, des médias et des universitaires serviles usent de tout leur pouvoir pour garantir qu’une seule version des faits soit autorisée à pénétrer le cerveau de milliards d’individus ». André VLTCHEK« Les mensonges de l’Empire : Comment lutter contre la propagande occidentale », 16 mai 2015.

    illustration par www.initiative-communiste.fr


     

    source: https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Selon les résultats définitifs, le deuxième scrutin d'autodétermination a vu le NON à l'indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie l'emporter (53,26%), mais le vote en faveur du maintien dans la France est en net recul par rapport au référendum de 2018.

     
    Kanaky-Nouvelle Calédonie : Le Non à l’indépendance est en tête 53.26 %, mais en recul de trois points
     
    Selon le ministère de l'Outre-mer, avec 100 % des bulletins dépouillés, le NON obtient 53.26 % et le Oui 46,74 %, pour une participation de 85,64 %. L'écart entre le Non et le Oui est passé de 18.000 voix en 2018 à moins de 10.000 en 2020.

     
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  • Un parti, celui de Fidel   (Blog de Danièle Bleitrach 5/10/20)

    Il y a 55 ans était créé le Parti communiste de Cuba. Il y a là une illustration du rôle d’un parti révolutionnaire et de la dictature du prolétariat ou la démocratie de souveraineté populaire comme facteur d’indépendance et de progrès social. S’il y avait un autre parti à Cuba, dans la situation actuelle sa seule fonction serait d’être annexionniste, en revanche tout doit être fait pour améliorer la démocratie au sein du parti et dans la relation du parti avec les citoyens.

    Par opposition, les Etats-Unis ne cessent de renforcer le blocus, le crime contre un peuple et financent des gens qui feignent de proposer la démocratie. Notez la référence aux fondations allemandes qui ont servi de matrices à d’autres comme celles de Soros. Il en est noté deux, mais il y en a une troisième dont le rôle est à étudier pour les nouvelles formes de social-démocratie, la fondation Rosa Luxembourg, qui a joué un rôle évident dans la forme de “mouvements” type Syriza et dans le parti de gauche. Ces canaux par lequel est distribué à flot l’argent du capital sont tout le temps entrain de se recomposer avec des discours attrayant sur les charmes de la démocratie bourgeoise alors même que les USA et autres états capitalistes ne cessent d’accroître leur pression sur la vie, et qui débouchent sur la misère et la soumission.

    L’ennemi demeurent les partis communistes – en tant qu’ils sont la garantie d’un pouvoir non dirigé par les financiers, les militaires, les juges et quelques journalistes appointés. Ils les détruisent de l’intérieur comme dans l’eurocommunisme, en brisant leur capacité d’avant-garde autant que leurs liens avec les couches populaires et donc la résistance populaire. En même temps qu’ils financent la social-démocratie qui pour un temps se substitue à eux. A méditer (note et traduction de Danielle Bleitrach).

    Dans un processus non dépourvu de tensions et contradictions, les trois forces révolutionnaires qui ont contribué à la chute de la dictature ont tissé l’unité qui, avec le leadership et la pédagogie politique de Fidel, a abouti à la proclamation du Comité central du Parti communiste de Cuba, le 3 octobre 1965.


     

    Un parti, celui de Fidel   (Blog de Danièle Bleitrach 5/10/20)

    Auteur: Iroel Sánchez internet@granma.cu

    2 octobre 2020 23:10:43

    « De telle sorte que j’ai la plus profonde conviction que l’existence d’un parti est et devrait être, dans une très longue période historique, dont personne ne peut prédire la durée, la forme d’organisation politique de notre société. »

    «De modo que tengo la más profunda convicción de que la existencia de un partido es y debe ser, en muy largo período histórico que nadie puede predecir hasta cuándo, la forma de organización política de nuestra sociedad».

    Fidel Castro

    L’ancien agent de la CIA Philip Agee a déclaré, en mars 1987, dans une interview donné au magazine Zona Zero, citée par Alfredo Grimaldos à la page 150 de son livre de 2006 La CIA en Espagne, publié à Cuba en 2007 :

    « Dans le programme démocratie, élaboré par l’Agence, une attention particulière a été accordée aux fondations des partis politiques allemands, principalement la fondation Friedrich Ebert du Parti social-démocrate, et la fondation Konrad Adenauer Stiftung des démocrates-chrétiens. Ces fondations avaient été créées par les partis allemands dans les années 1950 et servaient à canaliser l’argent de la CIA vers ces organisations, dans le cadre d’opérations de « construction de la démocratie », après la Seconde Guerre mondiale. Puis, dans les années 1960, les fondations allemandes ont commencé à soutenir les partis frères et d’autres organisations à l’étranger et ont créé de nouveaux canaux pour l’argent de la CIA. En 1980, les fondations allemandes avaient des programmes opérationnels dans une soixantaine de pays et dépensaient près de 150 millions de dollars. Elles ont opéré dans un secret presque total… Les opérations du Friedrich Ebert, du SPD, fascinent les Américains, en particulier ses programmes de formation et les subventions qui ont été déversés sur les sociaux-démocrates de Grèce, d’Espagne et du Portugal, peu de temps avant la chute des dictatures dans ces pays et immédiatement après…

    Au Portugal, par exemple, lorsque le régime de Salazar, qui avait duré 50 ans, a été renversé en 1974, la totalité du Parti socialiste n’aurait même pas été suffisant pour jouer une partie de poker et était situé à Paris, sans partisans au Portugal. Mais avec plus de 10 millions de dollars d’Ebert Stiftung, et quelques autres compléments de la CIA, le Parti socialiste portugais a connu une croissance rapide et est rapidement devenu le parti au pouvoir.

    On supposerait qu’après la chute d’une dictature ne devrait pas ressurgir la clique qui permettrait aux mêmes forces dominantes puissantes à l’intérieur et à l’extérieur de la sphère sociale et nationale (Fidel dixit), de s’organiser en partis électoraux, pour poursuivre la même domination par d’autres moyens, comme cela s’est produit non seulement dans les pays d’Europe du Sud mentionnés par Agee, mais dans les « transitions » exemplaires du Chili et d’autres pays d’Amérique latine dans lesquels, après avoir assassiné assez de militants de gauche, les conditions ont été créées pour qu’un projet de véritable démocratie populaire ne redevienne plus jamais gouvernemental, et s’il en devient un et tente quelques réformes du système sans briser ce que Lénine appelait « la machine de l’État bourgeois», il y aura les banquiers, les médias et l’appareil judiciaire pour mettre les choses à leur place, comme cela s’est produit au Brésil, en Équateur et au Paraguay. Et si cela ne suffisait pas, ils sont prêts, comme au Honduras et en Bolivie, avec leur armée et leur police dont les chefs ont été formés dans le Nord, comme le sont également quelques juges et journalistes, les dirigeants d’aujourd’hui lawfare latino-américaine, frappant d’incapacité des politiciens et des partis dont le seul crime est d’avoir une chance de gagner des élections. En Grèce, berceau de la démocratie et de la culture occidentales, le vote populaire n’a servi qu’à faire en sorte que les grandes banques imposent à l’Union européenne une voie opposée à celle choisie aux urnes par les citoyens.

    Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, les résultats des élections sont respectés tant qu’ils ne mettent pas en péril la continuité du capitalisme, sinon le chantage financier, les sanctions économiques et le coup d’État se chargent de remettre les choses en place.

    Le premier tour du cirque dont on parle tant ces jours-ci entre les candidats à la plus haute magistrature américaine entre les deux partis qui contrôlent la politique dans cette société, toujours d’accord sur l’essentiel, que ce soit la préservation du capitalisme ou la nécessité de changer Cuba, n’est qu’une partie du spectacle à travers lequel la négociation des contradictions entre les grands groupes économiques est vendue comme la démocratie, les e-mails des révélations de wikileak dans lequel Michael Froman, cadre supérieur de Citibank, « propose » ceux qui finiraient par occuper tous les postes ministériels de la première administration Obama permettent de savoir comment les choses fonctionnent vraiment. Ce n’est pas le parti de Trump, mais le parti de Biden qui à deux reprises a considéré comme inacceptable un programme comme celui de Sanders pour un capitalisme plus préoccupé du social. En supposant qu’il a été nommé et ait réussi, voyant ce qui s’est passé en Grèce, quelle capacité réelle aurait-il à gouverner?

    La Révolution cubaine n’a pas interdit les partis politiques préexistants pour leur alliance avec le régime batiste ou leur complicité avec les agressions impérialistes, dans les premiers mois de 1959, ils ont perdu toute base populaire et la plupart de leurs dirigeants ont quitté le pays en espérant que les États-Unis les payent en retour. Dans un processus non sans tensions et contradictions, les trois forces révolutionnaires qui ont contribué à la chute de la dictature ont tissé l’unité qui, avec le leadership et la pédagogie politique de Fidel, a abouti à la proclamation du Comité central du Parti communiste de Cuba le 3 octobre 1965.

    Cinquante-cinq ans plus tard, nous continuons à avoir à Cuba un Parti qui n’envoie pas de banquiers, ni des journalistes, des militaires ou des juges formés pour servir des intérêts étrangers. La plupart de ses membres, y compris une grande partie des hommes et des femmes qui le dirigent, sont nés après 1959 et pour y adhérer ont dû être reconnus et approuvés par une assemblée de travailleurs sur leur lieu de travail, d’études ou d’unité militaire, en vertu de l’exigence d’être exemplaire. Certes, au cours de ces années, il y a eu des rangs opportunistes et des simulateurs, mais c’est la loyauté, le sacrifice et la discipline de la grande majorité du militantisme de ce parti qui ont permis à plus de 86% des Cubains d’approuver une Constitution qui lui donne le statut d'”avant-garde organisée de la nation cubaine”. Ce sont eux que nous avons vus ces jours-ci se mettre à la recherche de solutions avec lesquelles Cuba étonne le monde afin que personne ne soit abandonné face aux ouragans et aux pandémies, et ils font partie d’un Parti qui a donné la parole à chaque citoyen dans le débat sur l’avenir du pays, que ce soit sur les Lignes directrices pour la transformation essentielle vers l’efficacité et la durabilité de notre socialisme, ou à propos de la nouvelle Constitution. Quand les démocraties libérales ont-elles fait quelque chose comme ça ?

    Une culture politique profonde, un contact permanent avec la réalité sociale et une forte capacité de mobilisation et de production idéologique, avec une communication sans bureaucratie, sont les revendications d’un scénario de plus en plus diversifié et complexe dans lequel, ce que le président Díaz-Canel a appelé un “essaim annexionniste”, financé par les États-Unis, cherche à articuler un projet politique qui, avec la combinaison du blocus économique et la promotion d’une société civile d’opposition, à travers un système de médias privés, ramènerait le pays au capitalisme. Les fondations dénoncées par Agee sont prêtes à profiter de nos fissures et ont passé leur temps à Cuba lors d’événements financés par des organisations telles que l’Open Society Foudations de George Soros. Là, ils ont offert leur « expérience de transition » dans le style de ceux d’Europe de l’Est, où plus d’un régime qui est revenu à la démocratie libérale et au multipartisme a imposé une interdiction aux partis et symboles communistes.

    Mais une fois de plus, le décisif n’est pas ce que nos ennemis font, mais ce que nous sommes capables de faire. Comme l’a dit le général Raúl Castro, un Parti de plus en plus démocratique, qui dans les nouvelles circonstances continue d’être une garantie du pouvoir politique des travailleurs, forgeant l’unité du peuple autour des postulats de justice sociale, de souveraineté nationale et de solidarité internationaliste dans lesquels Fidel nous a éduqués. Rien d’autre ne sera à la hauteur de ses fondateurs, l’éthique de Marti et l’éthique fidéliste de ses militants et l’héroïsme du peuple avec lequel il a nourri ses rangs.

     

    source: https://histoireetsociete.com/

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