• Joggeur mort à Hillion (22). Le corps sera exhumé-par Dimitri ROUCHON-BORIE (LT.fr 22/09/2016)

    Joggeur mort à Hillion (22). Le corps sera exhumé-par Dimitri ROUCHON-BORIE  (LT.fr 22/09/2016)L'embouchure du Gouessant à Hillion, en baie de Saint-Brieuc. 

    Le corps du joggeur retrouvé mort dans une vasière à Hillion sera exhumé pour une autopsie, a annoncé le parquet de Saint-Brieuc.
     
    Jeudi 8 septembre, le corps sans vie d'un joggeur était découvert dans une vasière à Hillion (22). Bertrand Leclerc, procureur de la République de Saint-Brieuc, a annoncé ce jeudi après-midi qu’il avait ordonné l’exhumation du corps du jogger, "en vue de son autopsie et d’analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques".
     
    C’est un témoignage nouveau qui a conduit le parquet à prendre cette décision, "après s’être rapproché de la famille". En l’occurrence, celui d’un pompier, qui avait procédé à la récupération du corps. Il a notamment indiqué que ce dernier n’était pas enlisé jusqu’à la taille, mais "allongé face contre terre sur la vase, le visage dans la boue".
     
    Ce témoignage a été porté tardivement à la connaissance du parquet : en fait, après que celui-ci a engagé des investigations complémentaires dans ce dossier.
     
    La thèse de l’infarctus
     
    La première hypothèse, après la découverte du corps sans vie du coureur, était qu’il avait succombé à un infarctus dû à l’effort pour s’extirper de la vasière - où il s’était engagé "imprudemment pour sauver son chien".
     
    "Ni les témoins et intervenants présents, ni les enquêteurs, n’évoquaient alors la présence d’algues vertes stagnantes ou en décomposition", explique le procureur. L’enquête s’est néanmoins poursuivie, "prenant en compte les hypothèses formulées par les associations environnementales".
     
    À lire sur le sujet Les investigations se multiplient après la mort du joggeur
     
    Et les premiers éléments de cette enquête confirment que "les témoins n’ont pas été alertés, ni visuellement ni olfactivement, par une présence en quantité remarquable d’algues vertes, ni incommodés par des émanations de gaz, notamment les pompiers engagés directement sur la vasière."
     
    Témoignages contradictoires
     
    Alors pourquoi exhumer le corps ? Parce que des témoignages aussi contradictoires sur la situation du joggeur au moment où il a été retrouvé posent un sérieux problème. "On ne peut pas se contenter d’une telle incertitude sur les conditions de sa découverte", explique Bertrand Leclerc. "Tout notre travail consiste à mettre sans cesse en balance une raisonnable suspicion avec des impératifs en terme d’éthique et d’humanité", argumente le procureur. La famille s’est régulièrement opposée à l’autopsie de la victime. "Le parquet peut et doit parfois aller à l’encontre de l’avis des proches. Mais l’autopsie est une épreuve pour eux, c’est vraiment la double peine". Il faut donc des éléments sérieux pour engager une procédure médico-légale. Et l’examen du corps ne résoudra pas tout.
     
    "Si le joggeur était allongé et pas envasé, il a quand même pu succomber à un infarctus", argumente le procureur. Ce sera au légiste d’en apporter éventuellement la preuve. Mais pas si simple. Parce que le corps enterré dégage naturellement de l’hydrogène sulfuré. Le même gaz que celui produit par les algues en décomposition. "Les analyses chimiques seront difficiles à mener", estime le procureur. "Mais l’examen anatomopathologique peut apporter des réponses".
     
    « Intoxication aux pesticides. Nutréa-Triskalia condamnée (LT.fr 22/09/2016)Brest. Le bureau d e Poste du Phare de l'Europe fermera également (LT.fr 22/09/16) »
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :