• Aucun obstacle, aucune limite à l’irresponsabilité chronique de cet euro-gouvernement.

    Tandis qu’une épidémie meurtrière continue de ravager notre pays, nous découvrons que la priorité de la macronie, et plus précisément du ministre de l’éducation de moins en moins « nationale » Blanquer, consiste à relancer la polémique des « réunions en non-mixités » qu’organiserait le syndicat étudiant UNEF.

    La manœuvre est suffisamment grossière de la part du gouvernement pour comprendre qu’il n’y a là aucun autre intérêt que celui de mettre le projecteur sur ce qui, légitimement, questionne quant aux pratiques de certains et certaines à l’UNEF plutôt que de mettre en lumière sa propre incompétence servile aux intérêts du MEDEF, du CAC40 et de l’UE capitaliste, anti-démocratique et supra-nationale qui détruit l’université « à la française », la recherche universitaire, la république une et indivisible, la laïcité et l’universalisme populaire.

    Il est clair pour les jeunes militants communistes, républicains et patriotes antifascistes que nous sommes, qu’interdire strictement, physiquement et hors de tout cadre légal à quelqu’un l’accès à un groupe de parole, ou à une réunion, de par ses origines, son sexe, sa couleur de peau ou sa foi, n’est pas dans notre ADN et ne nous semble pas être, notamment quand on en fait la promotion, vecteur de progrès.

    Cependant parce qu’il n’y a pour nous, avant toute chose, que des citoyens et des citoyennes au sein de la République, la libre réunion de personnes se sentant pour telle ou telle raison exclues de ce pacte républicain, national et progressiste que tente de détruire l’euro-mondialisation capitaliste et ses laquais réactionnaires, ne devrait pas poser à priori de problèmes si cette pratique est consentie par tous les participants, par les statuts de l’organisation et qu’elle n’entre pas en contradiction avec la loi.

    Sans nier les dérives idéologiques profondes de l’UNEF qui ont fait de ce syndicat étudiant, autrefois à l’avant-garde des combats progressistes, laïcs et anti-colonialistes à l’université, désormais un syndicat désorganisé, peu au fait des questions qu’il prétend mettre en avant, qui tient difficilement ses adhérents et enchaîne les démentis publics, à notre connaissance, l’UNEF en tant qu’organisation n’a jamais pris de décisions, n’a contrevenu à ses statuts ni à la loi en permettant à des concitoyens et concitoyennes de se réunir entre eux pour telle ou telle raison d’ordre sociologique.

    Les propos du ministre Blanquer sont inacceptables et il est évident, après bientôt 5 ans d’arrestations de syndicalistes, d’éborgnements de gilets jaunes, de mise à genoux de lycéens, de racisme voire de néo-nazisme exacerbé au sein de certaines sections des forces de l’ordre, de découpe à la vente de la France républicaine, de gestion totalement non-démocratique de la crise sanitaire, de signature d’euro-résolutions anti-communistes et révisionnistes, ou encore d’évocation et de glorification de Pétain ou de Maurras, que c’est cet euro-gouvernement capitaliste et non l’UNEF, malgré ses dérives, qui a des pratiques « qui ressemblent au fascisme ».

    Face à ce constat, nous appelons avant tout à faire bloc contre la fascisation galopante de cet euro-gouvernement qui mène notre pays à la ruine en s’appuyant, comme toujours, sur les « éléments les plus chauvins et les plus réactionnaires du capital financer » pour museler la contestation grandissante.
    Et pour pouvoir en finir une bonne fois pour toute, sortons définitivement de l’UE, de l’euro et de l’OTAN pour nous donner les moyens de combattre ce capital financier mondialisé et nous donner une chance de construire le socialisme pour notre pays, gage de progrès, de paix républicaine et de fraternité universelle.

     

    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

     

    source:  https://www.initiative-communiste.fr/

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  • Ce 16 mars 2021 était une journée nationale d’action avec des manifestations dans de nombreuses villes de France à l’appel des organisations et syndicats de jeunesse et d’. À Paris la manifestation a rallié le ministère de l’Enseignement supérieur depuis le ministère du Travail. Tout un symbole, le premier étant actif uniquement à mener une croisade xénophobe dans une fangeuse course à la surenchère avec Le Pen, tandis que le deuxième n’a pour priorité que de réduire les indemnités chômages en pleine crise économique et sanitaire. Montpellier, Bordeaux, Lille, Lyon … les cortèges étaient partout et dynamiques. Pour les organisations étudiantes et lycéennes, le retrait des plans de démolitions de l’enseignement secondaire avec la réforme du lycée et la réforme du bac, parcoursup ou la loi ESR sont en tête des revendications.

    Dans un communiqué, est dénoncée la situation de misère et de précarité systémique qui est faite aux , travailleurs ou étudiants : “nous n’avons toujours aucun filet de sécurité, aucune protection sociale à la hauteur”.

    Les jeunes communistes des dans un appel invitent à poursuivre la mobilisation et à se saisir des propositions franchements communistes pour ouvrir des perspectives d’avenir à la jeunesse.

    Manifestation des #étudiants à l’appel d’organisations syndicales et politiques, pour réclamer un plan d’urgence afin d’aider les jeunes en études supérieures, dans un contexte de « détresse économique et psychologique liée au #COVID19 ».#GénérationSacrifiée #Paris #16mars pic.twitter.com/mcqpKST9SR

    ____________________________

    JOURNÉE DE MOBILISATION POUR LA JEUNESSE FRANÇAISE ! [COMMUNIQUÉ 17/03/2021]

    Ce 16 mars, les jeunes travailleurs et étudiants de France étaient appelés par les forces progressistes et syndicales à se mobiliser contre la situation de précarité et de détresse dans laquelle ils plongent toujours plus, surtout après un an de crise sanitaire, sociale et économique.

    Le constat est terrible.

    20 % des jeunes entre 15 et 24 ans sont au chômage. Presque tous les étudiants et étudiantes vivent sous le seuil de , et la moyenne haute de leurs revenus mensuels s’élève seulement à 837€ pour ceux et celles qui ont un emploi en plus de leurs études ainsi que des aides familiales, et s’effondre à 397€ pour les plus isolés.

    L’euro-destruction capitaliste des services publics, des protections sociales, de l’emploi, de l’industrie, du droit du travail, de l’assurance chômage, ou encore de l’université « à la française », sont autant de cause de la misère, du chômage et de la pauvreté de nos jeunes concitoyens et concitoyennes.

    La crise sanitaire, qu’ont accentuées les politiques mortifères de l’UE ainsi que les directives anti-démocratiques et pro-CAC40 de la macronie et du MEDEF, les a d’autant plus jetés dans l’isolement, dans la tourmente quant à l’avenir et dans la précarité de longue durée que nous en paierons nationalement les conséquences sur le long terme.

    Nous ne devons plus tergiverser. Cette catastrophique gestion capitaliste de la crise sanitaire, sur laquelle se sont goinfrés tant de profiteurs et d’exploiteurs, doit être le dernier clou scellant une bonne fois pour toute l’avenir de ce régime mortifère et exterministe avec lequel il faut en finir au plus vite.
    En finir avec la macronie liberticide, de plus en plus fascisante et détestée.
    En finir avec l’hégémonie du MEDEF, du CAC40 et du grand-patronat sur les décisions politique de notre pays.
    En finir enfin avec l’UE capitaliste, supra-nationale et anti-démocratique et avec son Euro austéritaire de malheur qui broie les peuples et les travailleurs, qu’ils soient salariés, au chômage, étudiants, apprentis ou retraités.

    C’est ce que nous portons par la voix de notre secrétaire national Fadi Kassem, porte-parole de notre campagne rouge-tricolore dans le cadre des présidentielles de 2022, afin d’éviter de nouveaux le faux duel et vrai duo « Macron/LePen », voire une victoire totalement déshonorante et dangereuse pour notre pays que serait celle du FN/RN.

    Jeunes concitoyens et concitoyennes, votre avenir est dans une France républicaine, indépendante des intérêts capitalistes, socialement juste, économiquement et écologiquement développée et dirigée par le peuple et les travailleurs. En somme, une France au service des intérêts de ceux et celles qui la font tourner jour après jour, nuit après nuit. Une France marchant vers le socialisme.

    Contactez-nous, rejoignez-nous et luttons tous ensemble et en même temps !

    Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

    http://jrcf.over-blog.org/2021/03/journee-de-mobilisation-pour-la-jeunesse-francaise.html

     

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  • Mardi 16 février, le rappeur Pablo Hasél a été arrêté après s’être réfugié lundi à l’intérieur de l’université de Lérida. Le 28 janvier dernier le tribunal national en Espagne avait prononcé une condamnation à l’encontre du rappeur espagnol de 9 mois de prison ferme, lui laissant 10 jours pour se rendre volontairement dans un établissement pénitentiaire (1). Que lui reproche-t-on exactement ? Vol à main armé ? Recel d’arme ? Possession de drogue ? Traffic en tout genre ? Blanchiment d’argent ? Rien de tout ça.

    En réalité, Pablo Hasél est un rappeur d’inspiration communiste, engagé dans ses textes, qui n’a de cesse de dénoncer la corruption du pouvoir monarchique en Espagne. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont « apologie du terrorisme » ainsi que « diffamation » et « insultes contre la couronne et les autorités de l’Etat ». En effet ses textes, comme ses prises de position sur les réseaux sociaux, font état d’un certain nombre de mention des mots « monarchie » « Bourbon », « ETA », « GRAPO ». Et alors ? n’est-il pas le propre d’une démocratie de garantir la liberté d’expression de ses citoyens ?  N’est-ce pas une condition requise pour appartenir à la grande démocratie libérale qu’est l’Union Européenne ? Tout à fait, comme le souligne lui-même le rappeur « Vous n’avez pas à être d’accord avec moi pour voir que c’est une atteinte à la liberté d’expression »

    Le deux poids, deux mesures

    Alors que la condamnation du rappeur n’avait quasiment pas été relayée par les journaux d’ordinaire si prompts à défendre la liberté d’expression au Venezuela, en Biélorussie, en Chine, ou à Cuba, cette fois-ci les progressistes du Monde et de l’Obs n’ont pu ignorer l’arrestation. Face aux photos du rappeur entouré de policiers lourdement armés il était difficile de continuer à faire l’autruche pour nos donneurs de leçons démocratiques nationaux. Cependant, si la polémique secoue nos voisins de l’autre côté des Pyrénées, soyons sûrs que cette affaire ne fera pas beaucoup plus de bruit dans nos JT.  Nous assistons bel et bien à un « deux poids, deux mesures ». C’est exactement de cela dont il est question, et particulièrement en Espagne. En effet, nous ne pouvons affirmer que la liberté d’expression n’existe pas chez nos voisins, en revanche nous pouvons affirmer que celle-ci est sélective. C’est bel et bien une justice de classe bourgeoise qui vient sanctionner un discours éminemment populaire, d’autant qu’il faut souligner que les peines encourues n’ont pas été réclamées par le parquet. Le silence assourdissant des démocraties voisines raisonne d’autant plus que l’Europe a déjà demandé à plusieurs reprises que les insultes à la couronne soient supprimées des crimes en Espagne. Que dire également du silence de la justice espagnole face aux propos ouvertement racistes du président de Vox, Santiago Abascal, ou des traitements de faveur accordés aux proches du Roi régulièrement accusés de fraudes et de scandales financiers ?

    Pablo Hasél, un cas isolé ?

    Malheureusement non. Tout d’abord la justice Bourbonne n’est pas à son coup d’essai avec le rappeur qui avait déjà été condamné à du sursis. Un autre rappeur, connu sous le pseudonyme de Valtonyc est depuis 2018 exilé en Belgique sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour apologie du terrorisme et « injures à la couronne ». La similitude avec Pablo Hasél ne s’arrête pas là puisque Valtonyc se définit lui-même comme « rappeur soviétique ». En revanche, Pablo a déclaré qu’il ne fuirait pas l’Espagne, ni qu’il se rendrait de lui-même à la justice. 13 autres rappeurs, appartenant au collectif « La Insurgencia », ont été condamnés en 2020 pour apologie du terrorisme. En effet, les artistes avaient rendu hommage en chanson à la résistance antifasciste armée de GRAPO face au régime fasciste. De là à dire que l’ombre de Franco flotte toujours au-dessus du pays de Cervantes, il n’y a qu’un pas. Souvenons-nous des mots de Gramsci alors enfermé dans les prisons fascistes mussoliniennes : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

    Et en France, qu’en est-il ?

    Il faut, avant même de parler de la France, souligner que c’est une première en Europe qu’un rappeur se retrouve derrière les barreaux pour sa simple activité d’artiste.
    Après le bataclan on se souvient du tollé médiatique qu’avait provoqué le rappeur Médine avec son morceau « Don’t Laïk », mais qui n’avait donné lieu à aucune poursuite. Encore plus récemment c’est le rappeur Nick Conrad qui avait secoué l’opinion avec son morceau « pendez les blancs » qui avait à juste titre écopé de 5 000 euros d’amende. Enfin, il y a quelques mois c’est le provocateur Freeze Corleone qui avait suscité l’indignation de la LICRA et de Gérald Darmanin (accusé de viol) lors de la sortie le 11 septembre de son album La Menace Fantôme.  En l’occurrence, ce dernier s’était offert un bon coup de pub en étant gratifié par la LICRA de l’adjectif complotiste. Notons que l’association contre le racisme et l’antisémitisme avait volontiers relevé les phrases qui auraient fait état de son « obsession pour les juifs » tandis que ses phrases sur l’esclavage et les suprématistes blancs – qui permettent de comprendre son propos général sur le caractère politique de la sélectivité mémorielle - passaient étrangement entre les mailles du filet (2). Mais le deux poids, deux mesures de la LICRA, qui n’en est pas à son coup d’essai, n’est pas le propos.

    En somme les condamnations contre des rappeurs français n’ont jamais dépassé l’amende, Despo Rutti a payé 40 000 euros à 4 CRS pour sa pochette d’album en 2006, Le ministère AMER a payé 38 000 euros pour Sacrifice de poulets lors de la sortie de La Haine, en 1993 NTM écopait de 7 600 euros pour son titre Police, et les autres plaintes sont restées sans effet (3). A noter qu’un acharnement particulier a eu lieu en 2005 durant les « émeutes de banlieue » (4). Bien souvent ces plaintes résultent d’une volonté de faire taire une parole qui dissone du discours des dominants.

    Malheureusement, il est peu probable en l’état qu’un mouvement de solidarité entre rappeurs naisse en France pour Pablo Hasél trop peu médiatisé, bien qu’en Espagne de nombreux rassemblements et manifestations aient lieu et qu’une tribune a été signée par plus de 200 artistes, notamment par le réalisateur Pedro Almodovar et l’acteur Javier Bardem. Pourtant, nous devons nous alarmer de cette incarcération car elle atteste de la fascisation accélérée qui a lieu partout où l’Union Européenne protège les intérêts bourgeois, et de la répression qui a lieu contre la classe prolétaire, qu’elle porte un gilet jaune ou celui d’un syndicaliste de classe, qu’elle vive en banlieue ou en campagne, qu’elle lutte pour ses droits avec un micro ou un mégaphone. Que l’on soit bien clair, ce que fait la vieille noblesse embourgeoisée et couronnée là-bas, la bourgeoisie élue ici le voudra. Rappelons également que c’est un gouvernement de « gauche » au pouvoir en Espagne, quelle chance ! Ici comme là-bas, n’oublions pas qu’il y a, entre gauche du capital et droite du capital, un dénominateur commun incarné par l’Union Européenne qui fait fi du vieux clivage politique.

    Pour l’heure, nous ne pouvons qu’affirmer en signe de solidarité internationale, aux côtés du rappeur, comme de nos camarades du PCPE (5) : Les bourbons sont des voleurs, à bas les rois, à bas la bourgeoisie et liberté pour tous les prisonniers politiques. Fuerza Hasél!

    Baba- JRCF

     

    (1) https://www.eldiario.es/catalunya/pablo-hasel-orden-prision-no-falta-acuerdo-digo-ver-ataque-libertad-expresion_1_7183337.html

    (2) https://yard.media/story/freeze-corleone-667-polemique-lmf-antisemitisme/

    (3) https://www.franceinter.fr/musique/de-brigitte-femme-de-flic-a-fuck-le-17-toutes-ces-fois-ou-le-rap-a-fait-enrager-la-police-et-l-etat

    (4) https://www.humanite.fr/node/3339594

    (5) https://www.pcpe.es/index.php/comite-central/actualidad/item/2147486279-ante-la-peticion-de-ingreso-en-prision-del-rapero-pablo-hasel

     

     

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  • Si on ne peut pas imputer l’entièreté des difficultés liées à la précarité étudiante au  confinement et la fermeture généralisée des facs, la situation de crise sanitaire les a sévèrement renforcées. Pertes de jobs, obligation de rester en Cité-U suite à la limitation des déplacements, isolement, difficultés à se nourrir, stress etc. sont les multiples facteurs d’une dégradation des conditions de vie et d’études des étudiant-e-s. 

    À cela s’ajoutent les perturbations, liées à l’état d’urgence sanitaire, que connaissent les secteurs de l’économie (tourisme, restauration, culture...) qui emploient la majeur partie des étudiant-e-s pendant l’été. Ces rémunérations représentent une part importante et vitale des revenus annuels des étudiant-e-s. Il faut que les instances publiques de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche le reconnaissent et réagissent en conséquence. Des mesures fermes doivent être prises pour éviter une nouvelle hausse de la précarité, quand on sait que la plupart des étudiant-e-s vivent déjà sous le seuil de pauvreté. 

    Une chose est sûre, le ministère n’est pas dénué d’outils pour agir et limiter le phénomène, la question repose surtout sur le choix politique d’en faire usage ou non.

    Les principaux leviers d’aides financières directes ou indirectes à destination des étudiant-e-s sont l'octroi de bourse sur critères sociaux et la mise à disposition de logements étudiants au loyer inférieur au prix du marché. C’est ainsi que des CROUS ont pu décharger leurs résident-e-s du paiement de leurs loyers en avril et en mai.

    Nous en appelons à la responsabilité des ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Economie et des Finances de ne plus laisser ses étudiant-e-s survivre et subir les conséquences d’une négligence d’État. Nous réclamons la généralisation de l'exonération des loyers pour les étudiant-e-s en résidence universitaire à partir du mois d'avril jusqu’à la rentrée de septembre.

    Organisations signataires nationales : Fédération syndicale étudiante (FSE), SUD Education, fédération Solidaires étudiant-e-s, L'Alternative, Association des Etudiants Burkinabè en France (AEBF), Etudiants musulmans de France (EMF), Mouvement national lycéen (MNL), Confédération nationale du logement (CNL), Union des étudiants communistes (UEC), Jeunes du PG, Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF).

    Organisations signataires locales : AGEPS (Sorbonne Université), AREGA (Université de Grenoble), FSU Gironde, CGT 35, Solidaires 35, Un Toit c'est Un Droit Rennes (UTUD Rennes), ATTAC 35, UNL Somme, Fédération des étudiant-e-s en résidence universitaire de Limoges (FERULim), Génération Humaniste (Université de Cergy-Pontoise), Union des étudiant·e·s de Grenoble (UEG), Union des étudiant·e·s de Reims (UER), Union des étudiant·e·s des Yvelines (UEY), Solidaires étudiant-e-s Bordeaux (SESL Bordeaux), Solidaires étudiant-e-s Grenoble (SESL Grenoble), Solidaires étudiant-e-s Rennes (SESL Rennes), Union Pirate de Rennes (UP), SUD Education Lille, Etudiants musulmans de France Lille (EMF Lille), PRCF 35, Jeunes Insoumis·es 35, NPA 35.

     

    Pour signer la pétition en ligne sur change.org

    cliquer:  ICI

     
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  •  

        JRCF - Jeunes pour la Renaissance Communiste

    Diane Gilliard est une militante communiste et féministe engagée. De nationalité suisse romande, elle a 74 ans ou presque. Elle est la fille de communistes suisses qui se sont engagés dans la Résistance française. Elle a milité à Lausanne depuis ses 16 ans, d'abord dans le mouvement pacifiste et contre la guerre du Vietnam des années 1960 puis dans une organisation marxiste-léniniste et dans le mouvement féministe. Après des années de solitude militante, elle rejoint le Pôle de renaissance communiste en France en 2017, à l'occasion des 100 ans de la Révolution d'Octobre.
     
    Regardez maintenant, ou à nouveau, sa conférence de l'été dernier sur le féminisme bourgeois contre la lutte des femmes pour l'égalité : youtube.com/watch?v=vz5jNVjrPsE&t=2483s
     
    Fadi Kassem est secrétaire national adjoint du PRCF, le Pôle de Renaissance Communiste en France, diplômé de Sciences Po Paris et professeur agrégé d’histoire, enseignant dans le secondaire et dans le supérieur. Il reviendra avec nous sur la place qu'à le féminisme (et quel féminisme ?) dans les programmes de l'éducation nationale.
     
    Rejoignez les JRCF et le PRCF !
     
     
    • JRCF :
     
     
     
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  • Livreurs, caissiers, les précaires en premières lignes.

    Emmanuel Macron et son gouvernement ne cessent de dire tout et son contraire, du « rassurez-vous » à « nous sommes en guerre », de la culpabilisation du peuple français à la justification de la poursuite du travail même non indispensable à la nation, avant de finir par la prime de 1000 euros (un capital décès ?) destinée aux travailleurs qui continueraient à travailler hors de leur domicile pendant l’épidémie[1].

    Les livreurs de Uber et autres plateformes, souvent des jeunes, ne sont pas en arrêt et doivent continuer à livrer en respectant un dépôt de sac à 1 mètre de distance. Pas de gel hydroalcoolique, pas de masque ni de gants. Le statut de faux auto-entrepreneur leur interdit l’accès aux droits sociaux minimaux comme le chômage partiel, les primes et le droit de retrait[2]. La logique est : « roule ou crève ! », soit de la , soit du virus.

    Ils peuvent rouler car les restaurants continuent à fonctionner malgré leur fermeture au public. C’est notamment le cas de McDonald[3]. Pourtant les consignes de sécurité n’y sont pas respectées : cuisine et comptoir trop étroits pour pouvoir respecter la distance de sécurité, usage des transports en commun raréfiés et rythme de travail ne permettant pas forcément le lavage cadencé des ustensiles. Bien sûr, les directions de certains restaurants oublieront de parler du droit au chômage partiel, cherchant plutôt à inciter les jeunes travailleurs précaires à venir travailler.

    Évoquons aussi les courageux travailleurs en caisse des supermarchés, qui agissent souvent sans disposer de protection sanitaire, et dont les contrats sont pour la plupart précaires et mal payés.

    Encore une fois, ce sont les plus précaires qui sont au front au risque de leur , sans que cela n’émeuve ce gouvernement au service de l’Union européenne et du MEDEF, quant à eux bien planqués. Nous appelons au respect le plus strict des mesures d’hygiène et de confinement contre l’épidémie. Les salaires des travailleurs des entreprises non-essentielles doivent être pris en charge par le patronat et par le gouvernement afin qu’ils puissent rester confinés. Le gouvernement doit abolir le statut d’auto-entrepreneur qui limite les droits des chauffeurs de VTC au profit des sociétés (faussement rentables[4]) de plateforme. Les règles de protection pour les caissiers doivent être respectées et une prime de risque octroyée.

    Ambroise


    [1] « Bruno Le Maire propose une prime de 1000 euros pour ceux qui continuent de travailler malgré le coronavirus », Le Parisien, 20/03/2020.

    [2] « Livreurs et coursiers, « obligés de pédaler pour payer les loyers et factures », Révolution permanente, 18/03/2020.

    [3] « Témoignage . Chez McDo, on nous demande de travailler « comme s’il ne s’était rien passé », Révolution permanente, 15/03/2020.

    [4] « Capitalisme de plateforme (2/2) : les différents types de plateformes », , 01/11/2019.

     

    source:  http://jrcf.over-blog.org/

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  • L’épidémie de Coronavirus et le socialisme

    Nous remarquerons le double langage de ce cher Emmanuel Macron. D’une part, il crée la panique, ferme écoles et universités, magasins, cinémas et autres lieux de vie, demande à limiter les déplacements, dit que les salaires seront payés en cas de confinement et proclame justement le confinement. De l’autre côté, il laisse circuler les transports, révèle les informations au compte-goutte, ne ferme pas vraiment les lieux inessentiels et les lieux d’enseignement, tout en permettant aux Français de continuer à aller au travail dans certains cas ! Le gouvernement stigmatise les Français indisciplinés, qui se regroupent alors que sont interdits les rassemblements de plus de 100 personnes, à l’instar des Gilets jaunes samedi dernier, qui furent encore une fois terriblement réprimés. Nous parler de « guerre » contre le virus (guerre contre le virus ou continuation de la guerre contre son propre peuple ?) est une idiotie quand on voit le degré d’amateurisme de son action.

    C’est pourtant ce gouvernement aux ordres de l’Union européenne qui est la cause de la crise, car sous les injonctions de l’UE, il a réduit la part de la santé dans le PIB et a contribué à la destruction de l’hôpital public, provoquant ainsi la pénurie de lits que l’on connaît maintenant. Il est honteux de constater que le gouvernement n’a prévu aucune réserve de masques de protection et que le dépistage du virus n’est plus systématique pour ceux qui auraient croisé la route d’une personne atteinte du coronavirus.

    Le PRCF n’a pas de leçon à recevoir car il a été à l’avant-garde pour mettre en place les mesures protectrices, sans rien attendre de Macron. Nous appelons à la solidarité par en bas entre travailleurs et voisins sans considération d’argent : il faut réapprendre à faire nation avec tout ceux qui défendent l’intérêt général (donc sans nos chers capitalistes et leurs commis). Nous avons appelé à la suspension du travail partout où une telle activité serait dangereuse. Exigeons le milliard pour l’hôpital public et ses personnels, la nationalisation des labos pharmaceutiques sans indemnités et la réquisition d’urgence des moyens industriels nécessaires à la production urgente des ressources médicales.

    Vous le savez, y compris ces derniers mois, on a eu de cesse de criminaliser le socialisme, soit en s’attaquant au fameux mur de Berlin, soit en critiquant la Chine par rapport à la crise à Hong Kong. Le Covid-19 fut, encore une fois, le prétexte d’attaques envers la Chine, dont la prétendue inefficacité à gérer la crise sanitaire était dénoncée de toutes parts. Pourtant, parmi les acteurs les plus engagés dans la solidarité internationale, on retrouve :

    -Le République populaire de Chine, dont on annonçait pourtant la faillite imminente. Celle-ci, après avoir signalé le virus à l’OMS en 2019, a réagi rapidement afin d’endiguer l’épidémie : on pense notamment au confinement de 50 millions de personnes pour une courte durée. Certes, les mesures adoptées sont strictes, mais non sans raison : applaudie par l’OMS, la Chine s’approche avec vigilance de la sortie de crise. Sans oublier qu’elle a mobilisé des milliers de volontaires dans la lutte contre l’épidémie. Maintenant, la Chine exporte son aide médicale en Italie et, aux côtés de Cuba et du Venezuela, peut-être bientôt en France.

    - La socialiste Cuba, qui cherche un remède, est forte de la compétence reconnue de ses médecins dans le monde entier. Cuba contribue aussi à l’aide internationale et n’hésite pas à prendre les mesures nécessaires à l’endiguement de l’épidémie, parmi lesquelles la fabrication de masques distribués gratuitement. Tout cela malgré un blocus criminel visant à l’extinction de Cuba.

    - La République bolivarienne du Venezuela, socialisante dans son essence et qu’on a tenté de renverser, apporte sa pierre à l’édifice de la solidarité internationale. Le pays a déjà placé certains de ses 23 États en isolement total alors même qu’ils subissent un blocus, y compris sur les médicaments.

    On peut dire bien des choses sur le socialisme, mais l’attitude des pays socialistes ou socialisant a été bien plus digne que celle de la "bien-aimée" communauté européenne qui a conspué l’Italie. Même en cette période, nous ne devons pas avoir honte de revendiquer le communisme et sa supériorité sur le système capitaliste. Les militants communistes continueront leur combat pendant et après l’épidémie.

    Ambroise

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • ALERTE COVID-19 : la jeunesse doit montre l’exemple !

    Alors que le corps médical est de plus en plus unanime pour alerter d’une vague monstre de nouveaux cas de contamination du Covid-19 en France d’ici quelques petits jours, et tandis que le gouvernement Macron-Philippe tente vainement d’étouffer le scandale que représentent les récents propos d’Agnès Buzyn incriminant l’irresponsabilité de nos autorités – Buzyn comprise – et de leur logique face à cette épidémie, la jeunesse française, pour le moment peu atteinte par les formes graves et violentes du virus, peut aujourd’hui démontrer tout son potentiel civique !

    Nous, jeunes de France, devons à tout prix être conscients, et faire prendre conscience, de la dangerosité de cette nouvelle forme de Coronavirus, bien plus mortelle et contagieuse qu’une « simple grippe ».
    Nous devons être conscients des risques que représente l’exposition à ce virus et c’est pourquoi les « gestes-barrières » qui peuvent ralentir sa progression doivent être intégrés et adoptés par chacun et chacune d’entre nous.

    C’est pourquoi, les responsables des JRCF, en accord avec la direction nationale du PRCF, appellent tous les jeunes Français et toutes les jeunes Françaises à RESPECTER SCRUPULEUSEMENT les consignes de confinement et de comportement que nous devons avoir les uns et les unes envers les autres. Il n’est d’autres moyens avérés, à l’heure actuelle, pour combattre la propagation du virus que celui-ci. Ces comportement sont NÉCESSAIRES, non seulement pour vous, mais aussi pour vos proches et pour les plus fragiles de notre société.

    Nous appelons également notre jeunesse à ne pas paniquer dans ce contexte, à ne pas se faire les relais des fantaisies réactionnaires de quelques épidémiologistes auto-proclamés qui essaiment leurs bêtises sur internet et les réseaux sociaux. Plus que jamais, l’obscurantisme, quelle que soit sa forme, doit aussi être combattu vigoureusement afin de ne pas induire nos concitoyens et concitoyennes dans l’erreur et dans une certaine relativisation du danger.

    Aux jeunes collégiens et lycéens, nous les incitons à travailler le plus sérieusement possible leurs cours, dans la mesure de la bonne fonctionnalité des outils officiels reconnus par l’Éducation nationale. Nous les soutenons dans ce moment compliqué et les appuieront pour que les meilleures et justes mesures soient prises concernant les examens de fin d’année.

    Nous souhaitons pour finir appeler tous les jeunes travailleurs, qu’ils soient salariés, au chômage, apprentis ou étudiants, TOUT EN RESPECTANT les « gestes-barrières » et en adoptant un comportement responsable, à donner de leur temps, quand cela est possible, pour aider nos concitoyens et concitoyennes, notamment les plus fragiles et abandonnés.
    Aux jeunes salariés qui continueraient de travailler, nous les incitons à se rapprocher de leurs syndicats, notamment de la CGT, afin de se faire aider à faire appliquer les mesures de sécurité les plus poussées QUAND LE TRAVAIL NE PEUT S’ARRÊTER. Néanmoins, ne soyons pas de la chair à virus pour que continuent de prospérer les profits du patronat sur le dos de salariés mis en danger de contamination !

    Nous tous et toutes, jeunes de France, montrons l’exemple !

    La commission JRCF, le 21/03/2020

    source: http://jrcf.over-blog.org/

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  • Les  dénoncent avec la plus grande fermeté le climat de tensions permanentes qu’entretiennent volontairement Macron et ses ministres, aux premiers desquels Castaner et Blanquer, et qui nous mènent à des situations exécrables et dangereuses comme l’intervention musclée de nombreux CRS jusqu’à l’intérieur des établissements scolaires.
    « Légalité électorale oblige », il n’y a visiblement plus lieu de contester les politiques capitalistes mortifères exigées par le MEDEF et l’UE et appliquées avec enthousiasme par Macron, son gouvernement et ses députés, politiques qui ne visent qu’à détruire « sur toute la ligne » notre pays, ce qu’il reste de démocratie et de république, nos services publics, nos conquêtes sociales, notre unité territoriale, nos départements, nos communes, notre culture, notre langue etc… Destruction en cours, circulez, il n’y a rien à voir !

    Mais la légalité ne fait pas la légitimité ! Car nul ne peut, quand bien même les élections présidentielles gagnées, être légitime pour détruire la France, « celle des travailleurs » comme le chantait Jean Ferrat.

    Aussi nous appelons le personnel des établissement scolaires, des facs et des universités, ainsi que les lycéens, lycéennes, étudiants et étudiantes à ne pas baisser la tête et à amplifier la mobilisation contre un gouvernement de plus en plus fascisant et qui n’alimente, par son comportement, que la fascisation de la société toute entière.

    Communiqué des jeunes communistes des JRCF – 6 février 2020
    source: https://www.initiative-communiste.fr/
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  • Quimper. Enzo, le timide devenu leader des lycéens grévistes (OF.fr-6/02/20-7h02)

    Il n’a que 17 ans mais est déjà celui qu’on applaudit le plus lors des manifestations contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère). Lui, c’est Enzo De Gregorio, leader des lycéens grévistes.

    Qui est ce jeune homme, bonnet rouge sur la tête et sac sur le dos ? Qui est-il, celui qui harangue les manifestants au micro lors des rassemblements contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère) ? Lui, c’est Enzo De Gregorio. Dix-sept printemps au compteur, il est lycéen à Pierre-Guéguin, établissement de Concarneau. En juin prochain, il passera son bac pro Maintenance nautique.

    Première chose à savoir sur lui : il a deux facettes. La première, elle se voit lors des manifestations. Au micro, face à des centaines – parfois des milliers – de personnes, il suscite l’attention par son ton contestataire et ses phrases chocs. Pour découvrir la seconde facette, il faut rencontrer Enzo De Gregorio en privé. Là, le lycéen paraît réservé, timide. Il semble forcer sa nature pour se livrer.

    Ce qui l’a mené dans la rue ? Le climat. Au printemps 2019, il a suivi le mouvement Youth for Climate pour éviter le pire et pour faire bouger les choses. Et c’est par la force des choses, en participant à quasiment toutes les manifestations des jeunes pour le climat que le jeune Morlaisien s’est retrouvé à la tête du mouvement lycéen de Concarneau et de Quimper.

    « Personne ne les écoute »

    Et la réforme des retraites dans tout ça ? C’est un peu la même logique que pour le climat. Nous, lycéens, nous nous battons pour notre avenir et pour celui de nos enfants, souffle-t-il presque à voix basse. Dès le 5 décembre 2019, au début de la contestation, Enzo De Gregorio a repris ses habits de leader des lycéens grévistes du coin. Ils sont une dizaine de jeunes à grossir les rangs de chaque manif’quimpéroise. Leurs voix, leurs pensées intéressent vite le monde syndical des adultes. Ils trouvaient que notre discours avait de l’impact. Les syndicats nous ont demandé de rejoindre la prise de parole.

    Parmi la dizaine de lycéens manifestants, le choix est vite fait : ce sera Enzo De Gregorio qui prendra le micro. Et qui surprendra dès sa première prise de parole par son ton révolté. C’est naturel, je ne me force pas. J’ai fait du théâtre plus jeune, ça doit aider. Et son discours qui fait souvent mouche parmi les manifestants adultes ? Je l’écris moi-même. Ce sont mes mots qui sortent. Je ne parle pas que des lycéens, mais de tout le monde. À chaque fois, j’essaye de faire court, contrairement aux syndicats qui font trop long. Personne ne les écoute.

    « Si mes notes baissent, j’arrête les manifs »

    Oui, Enzo De Gregorio sèche les cours. Et il assume : Nos causes sont trop importantes. Ça ne m’amuse pas de me retrouver dans la rue deux fois par semaine, je préférerais être en cours. Le passionné de football et de voile l’admet : il est un élève moyen. Quand je sèche pour manifester, je travaille le soir pour récupérer. J’ai passé un contrat avec mes parents : si mes notes baissent, j’arrête les manifs.

    Tout arrêter. Cela a failli arriver le 16 janvier dernier. Enzo était des manifestants qui ont empêché durant une heure l’accès au centre commercial Géant, route de Bénodet. Je m’étais dit que ce serait ma dernière participation, qu’après ça je me concentrerai sur le bac. En marge du rassemblement, Enzo est placé en garde à vue. Il y restera six heures. On ne nous a rien expliqué. J’ai l’impression d’avoir pris pour tout le monde. Pour participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation, il sera convoqué le 19 février prochain au tribunal.

    Les passages par les cases garde à vue et palais de justice ne semblent pas l’intimider. À l’écouter, ce 16 janvier 2020 n’a fait que raviver la flamme contestataire en lui : On ne lâchera pas tant que le gouvernement ne lâchera pas.

    Et tant pis s’il y a bac blanc dans quelques jours. Je croise certains de mes profs aux rassemblements, glisse-t-il dans un sourire. Et que disent-ils de lui, ces professeurs ? Qu’il y a deux Enzo : celui en classe et celui des manifs. On vous avait prévenu.

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/

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