• Si on ne peut pas imputer l’entièreté des difficultés liées à la précarité étudiante au  confinement et la fermeture généralisée des facs, la situation de crise sanitaire les a sévèrement renforcées. Pertes de jobs, obligation de rester en Cité-U suite à la limitation des déplacements, isolement, difficultés à se nourrir, stress etc. sont les multiples facteurs d’une dégradation des conditions de vie et d’études des étudiant-e-s. 

    À cela s’ajoutent les perturbations, liées à l’état d’urgence sanitaire, que connaissent les secteurs de l’économie (tourisme, restauration, culture...) qui emploient la majeur partie des étudiant-e-s pendant l’été. Ces rémunérations représentent une part importante et vitale des revenus annuels des étudiant-e-s. Il faut que les instances publiques de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche le reconnaissent et réagissent en conséquence. Des mesures fermes doivent être prises pour éviter une nouvelle hausse de la précarité, quand on sait que la plupart des étudiant-e-s vivent déjà sous le seuil de pauvreté. 

    Une chose est sûre, le ministère n’est pas dénué d’outils pour agir et limiter le phénomène, la question repose surtout sur le choix politique d’en faire usage ou non.

    Les principaux leviers d’aides financières directes ou indirectes à destination des étudiant-e-s sont l'octroi de bourse sur critères sociaux et la mise à disposition de logements étudiants au loyer inférieur au prix du marché. C’est ainsi que des CROUS ont pu décharger leurs résident-e-s du paiement de leurs loyers en avril et en mai.

    Nous en appelons à la responsabilité des ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Economie et des Finances de ne plus laisser ses étudiant-e-s survivre et subir les conséquences d’une négligence d’État. Nous réclamons la généralisation de l'exonération des loyers pour les étudiant-e-s en résidence universitaire à partir du mois d'avril jusqu’à la rentrée de septembre.

    Organisations signataires nationales : Fédération syndicale étudiante (FSE), SUD Education, fédération Solidaires étudiant-e-s, L'Alternative, Association des Etudiants Burkinabè en France (AEBF), Etudiants musulmans de France (EMF), Mouvement national lycéen (MNL), Confédération nationale du logement (CNL), Union des étudiants communistes (UEC), Jeunes du PG, Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF).

    Organisations signataires locales : AGEPS (Sorbonne Université), AREGA (Université de Grenoble), FSU Gironde, CGT 35, Solidaires 35, Un Toit c'est Un Droit Rennes (UTUD Rennes), ATTAC 35, UNL Somme, Fédération des étudiant-e-s en résidence universitaire de Limoges (FERULim), Génération Humaniste (Université de Cergy-Pontoise), Union des étudiant·e·s de Grenoble (UEG), Union des étudiant·e·s de Reims (UER), Union des étudiant·e·s des Yvelines (UEY), Solidaires étudiant-e-s Bordeaux (SESL Bordeaux), Solidaires étudiant-e-s Grenoble (SESL Grenoble), Solidaires étudiant-e-s Rennes (SESL Rennes), Union Pirate de Rennes (UP), SUD Education Lille, Etudiants musulmans de France Lille (EMF Lille), PRCF 35, Jeunes Insoumis·es 35, NPA 35.

     

    Pour signer la pétition en ligne sur change.org

    cliquer:  ICI

     
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  •  

        JRCF - Jeunes pour la Renaissance Communiste

    Diane Gilliard est une militante communiste et féministe engagée. De nationalité suisse romande, elle a 74 ans ou presque. Elle est la fille de communistes suisses qui se sont engagés dans la Résistance française. Elle a milité à Lausanne depuis ses 16 ans, d'abord dans le mouvement pacifiste et contre la guerre du Vietnam des années 1960 puis dans une organisation marxiste-léniniste et dans le mouvement féministe. Après des années de solitude militante, elle rejoint le Pôle de renaissance communiste en France en 2017, à l'occasion des 100 ans de la Révolution d'Octobre.
     
    Regardez maintenant, ou à nouveau, sa conférence de l'été dernier sur le féminisme bourgeois contre la lutte des femmes pour l'égalité : youtube.com/watch?v=vz5jNVjrPsE&t=2483s
     
    Fadi Kassem est secrétaire national adjoint du PRCF, le Pôle de Renaissance Communiste en France, diplômé de Sciences Po Paris et professeur agrégé d’histoire, enseignant dans le secondaire et dans le supérieur. Il reviendra avec nous sur la place qu'à le féminisme (et quel féminisme ?) dans les programmes de l'éducation nationale.
     
    Rejoignez les JRCF et le PRCF !
     
     
    • JRCF :
     
     
     
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Livreurs, caissiers, les précaires en premières lignes.

    Emmanuel Macron et son gouvernement ne cessent de dire tout et son contraire, du « rassurez-vous » à « nous sommes en guerre », de la culpabilisation du peuple français à la justification de la poursuite du travail même non indispensable à la nation, avant de finir par la prime de 1000 euros (un capital décès ?) destinée aux travailleurs qui continueraient à travailler hors de leur domicile pendant l’épidémie[1].

    Les livreurs de Uber et autres plateformes, souvent des jeunes, ne sont pas en arrêt et doivent continuer à livrer en respectant un dépôt de sac à 1 mètre de distance. Pas de gel hydroalcoolique, pas de masque ni de gants. Le statut de faux auto-entrepreneur leur interdit l’accès aux droits sociaux minimaux comme le chômage partiel, les primes et le droit de retrait[2]. La logique est : « roule ou crève ! », soit de la , soit du virus.

    Ils peuvent rouler car les restaurants continuent à fonctionner malgré leur fermeture au public. C’est notamment le cas de McDonald[3]. Pourtant les consignes de sécurité n’y sont pas respectées : cuisine et comptoir trop étroits pour pouvoir respecter la distance de sécurité, usage des transports en commun raréfiés et rythme de travail ne permettant pas forcément le lavage cadencé des ustensiles. Bien sûr, les directions de certains restaurants oublieront de parler du droit au chômage partiel, cherchant plutôt à inciter les jeunes travailleurs précaires à venir travailler.

    Évoquons aussi les courageux travailleurs en caisse des supermarchés, qui agissent souvent sans disposer de protection sanitaire, et dont les contrats sont pour la plupart précaires et mal payés.

    Encore une fois, ce sont les plus précaires qui sont au front au risque de leur , sans que cela n’émeuve ce gouvernement au service de l’Union européenne et du MEDEF, quant à eux bien planqués. Nous appelons au respect le plus strict des mesures d’hygiène et de confinement contre l’épidémie. Les salaires des travailleurs des entreprises non-essentielles doivent être pris en charge par le patronat et par le gouvernement afin qu’ils puissent rester confinés. Le gouvernement doit abolir le statut d’auto-entrepreneur qui limite les droits des chauffeurs de VTC au profit des sociétés (faussement rentables[4]) de plateforme. Les règles de protection pour les caissiers doivent être respectées et une prime de risque octroyée.

    Ambroise


    [1] « Bruno Le Maire propose une prime de 1000 euros pour ceux qui continuent de travailler malgré le coronavirus », Le Parisien, 20/03/2020.

    [2] « Livreurs et coursiers, « obligés de pédaler pour payer les loyers et factures », Révolution permanente, 18/03/2020.

    [3] « Témoignage . Chez McDo, on nous demande de travailler « comme s’il ne s’était rien passé », Révolution permanente, 15/03/2020.

    [4] « Capitalisme de plateforme (2/2) : les différents types de plateformes », , 01/11/2019.

     

    source:  http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • L’épidémie de Coronavirus et le socialisme

    Nous remarquerons le double langage de ce cher Emmanuel Macron. D’une part, il crée la panique, ferme écoles et universités, magasins, cinémas et autres lieux de vie, demande à limiter les déplacements, dit que les salaires seront payés en cas de confinement et proclame justement le confinement. De l’autre côté, il laisse circuler les transports, révèle les informations au compte-goutte, ne ferme pas vraiment les lieux inessentiels et les lieux d’enseignement, tout en permettant aux Français de continuer à aller au travail dans certains cas ! Le gouvernement stigmatise les Français indisciplinés, qui se regroupent alors que sont interdits les rassemblements de plus de 100 personnes, à l’instar des Gilets jaunes samedi dernier, qui furent encore une fois terriblement réprimés. Nous parler de « guerre » contre le virus (guerre contre le virus ou continuation de la guerre contre son propre peuple ?) est une idiotie quand on voit le degré d’amateurisme de son action.

    C’est pourtant ce gouvernement aux ordres de l’Union européenne qui est la cause de la crise, car sous les injonctions de l’UE, il a réduit la part de la santé dans le PIB et a contribué à la destruction de l’hôpital public, provoquant ainsi la pénurie de lits que l’on connaît maintenant. Il est honteux de constater que le gouvernement n’a prévu aucune réserve de masques de protection et que le dépistage du virus n’est plus systématique pour ceux qui auraient croisé la route d’une personne atteinte du coronavirus.

    Le PRCF n’a pas de leçon à recevoir car il a été à l’avant-garde pour mettre en place les mesures protectrices, sans rien attendre de Macron. Nous appelons à la solidarité par en bas entre travailleurs et voisins sans considération d’argent : il faut réapprendre à faire nation avec tout ceux qui défendent l’intérêt général (donc sans nos chers capitalistes et leurs commis). Nous avons appelé à la suspension du travail partout où une telle activité serait dangereuse. Exigeons le milliard pour l’hôpital public et ses personnels, la nationalisation des labos pharmaceutiques sans indemnités et la réquisition d’urgence des moyens industriels nécessaires à la production urgente des ressources médicales.

    Vous le savez, y compris ces derniers mois, on a eu de cesse de criminaliser le socialisme, soit en s’attaquant au fameux mur de Berlin, soit en critiquant la Chine par rapport à la crise à Hong Kong. Le Covid-19 fut, encore une fois, le prétexte d’attaques envers la Chine, dont la prétendue inefficacité à gérer la crise sanitaire était dénoncée de toutes parts. Pourtant, parmi les acteurs les plus engagés dans la solidarité internationale, on retrouve :

    -Le République populaire de Chine, dont on annonçait pourtant la faillite imminente. Celle-ci, après avoir signalé le virus à l’OMS en 2019, a réagi rapidement afin d’endiguer l’épidémie : on pense notamment au confinement de 50 millions de personnes pour une courte durée. Certes, les mesures adoptées sont strictes, mais non sans raison : applaudie par l’OMS, la Chine s’approche avec vigilance de la sortie de crise. Sans oublier qu’elle a mobilisé des milliers de volontaires dans la lutte contre l’épidémie. Maintenant, la Chine exporte son aide médicale en Italie et, aux côtés de Cuba et du Venezuela, peut-être bientôt en France.

    - La socialiste Cuba, qui cherche un remède, est forte de la compétence reconnue de ses médecins dans le monde entier. Cuba contribue aussi à l’aide internationale et n’hésite pas à prendre les mesures nécessaires à l’endiguement de l’épidémie, parmi lesquelles la fabrication de masques distribués gratuitement. Tout cela malgré un blocus criminel visant à l’extinction de Cuba.

    - La République bolivarienne du Venezuela, socialisante dans son essence et qu’on a tenté de renverser, apporte sa pierre à l’édifice de la solidarité internationale. Le pays a déjà placé certains de ses 23 États en isolement total alors même qu’ils subissent un blocus, y compris sur les médicaments.

    On peut dire bien des choses sur le socialisme, mais l’attitude des pays socialistes ou socialisant a été bien plus digne que celle de la "bien-aimée" communauté européenne qui a conspué l’Italie. Même en cette période, nous ne devons pas avoir honte de revendiquer le communisme et sa supériorité sur le système capitaliste. Les militants communistes continueront leur combat pendant et après l’épidémie.

    Ambroise

    source: http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • ALERTE COVID-19 : la jeunesse doit montre l’exemple !

    Alors que le corps médical est de plus en plus unanime pour alerter d’une vague monstre de nouveaux cas de contamination du Covid-19 en France d’ici quelques petits jours, et tandis que le gouvernement Macron-Philippe tente vainement d’étouffer le scandale que représentent les récents propos d’Agnès Buzyn incriminant l’irresponsabilité de nos autorités – Buzyn comprise – et de leur logique face à cette épidémie, la jeunesse française, pour le moment peu atteinte par les formes graves et violentes du virus, peut aujourd’hui démontrer tout son potentiel civique !

    Nous, jeunes de France, devons à tout prix être conscients, et faire prendre conscience, de la dangerosité de cette nouvelle forme de Coronavirus, bien plus mortelle et contagieuse qu’une « simple grippe ».
    Nous devons être conscients des risques que représente l’exposition à ce virus et c’est pourquoi les « gestes-barrières » qui peuvent ralentir sa progression doivent être intégrés et adoptés par chacun et chacune d’entre nous.

    C’est pourquoi, les responsables des JRCF, en accord avec la direction nationale du PRCF, appellent tous les jeunes Français et toutes les jeunes Françaises à RESPECTER SCRUPULEUSEMENT les consignes de confinement et de comportement que nous devons avoir les uns et les unes envers les autres. Il n’est d’autres moyens avérés, à l’heure actuelle, pour combattre la propagation du virus que celui-ci. Ces comportement sont NÉCESSAIRES, non seulement pour vous, mais aussi pour vos proches et pour les plus fragiles de notre société.

    Nous appelons également notre jeunesse à ne pas paniquer dans ce contexte, à ne pas se faire les relais des fantaisies réactionnaires de quelques épidémiologistes auto-proclamés qui essaiment leurs bêtises sur internet et les réseaux sociaux. Plus que jamais, l’obscurantisme, quelle que soit sa forme, doit aussi être combattu vigoureusement afin de ne pas induire nos concitoyens et concitoyennes dans l’erreur et dans une certaine relativisation du danger.

    Aux jeunes collégiens et lycéens, nous les incitons à travailler le plus sérieusement possible leurs cours, dans la mesure de la bonne fonctionnalité des outils officiels reconnus par l’Éducation nationale. Nous les soutenons dans ce moment compliqué et les appuieront pour que les meilleures et justes mesures soient prises concernant les examens de fin d’année.

    Nous souhaitons pour finir appeler tous les jeunes travailleurs, qu’ils soient salariés, au chômage, apprentis ou étudiants, TOUT EN RESPECTANT les « gestes-barrières » et en adoptant un comportement responsable, à donner de leur temps, quand cela est possible, pour aider nos concitoyens et concitoyennes, notamment les plus fragiles et abandonnés.
    Aux jeunes salariés qui continueraient de travailler, nous les incitons à se rapprocher de leurs syndicats, notamment de la CGT, afin de se faire aider à faire appliquer les mesures de sécurité les plus poussées QUAND LE TRAVAIL NE PEUT S’ARRÊTER. Néanmoins, ne soyons pas de la chair à virus pour que continuent de prospérer les profits du patronat sur le dos de salariés mis en danger de contamination !

    Nous tous et toutes, jeunes de France, montrons l’exemple !

    La commission JRCF, le 21/03/2020

    source: http://jrcf.over-blog.org/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Les  dénoncent avec la plus grande fermeté le climat de tensions permanentes qu’entretiennent volontairement Macron et ses ministres, aux premiers desquels Castaner et Blanquer, et qui nous mènent à des situations exécrables et dangereuses comme l’intervention musclée de nombreux CRS jusqu’à l’intérieur des établissements scolaires.
    « Légalité électorale oblige », il n’y a visiblement plus lieu de contester les politiques capitalistes mortifères exigées par le MEDEF et l’UE et appliquées avec enthousiasme par Macron, son gouvernement et ses députés, politiques qui ne visent qu’à détruire « sur toute la ligne » notre pays, ce qu’il reste de démocratie et de république, nos services publics, nos conquêtes sociales, notre unité territoriale, nos départements, nos communes, notre culture, notre langue etc… Destruction en cours, circulez, il n’y a rien à voir !

    Mais la légalité ne fait pas la légitimité ! Car nul ne peut, quand bien même les élections présidentielles gagnées, être légitime pour détruire la France, « celle des travailleurs » comme le chantait Jean Ferrat.

    Aussi nous appelons le personnel des établissement scolaires, des facs et des universités, ainsi que les lycéens, lycéennes, étudiants et étudiantes à ne pas baisser la tête et à amplifier la mobilisation contre un gouvernement de plus en plus fascisant et qui n’alimente, par son comportement, que la fascisation de la société toute entière.

    Communiqué des jeunes communistes des JRCF – 6 février 2020
    source: https://www.initiative-communiste.fr/
    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Quimper. Enzo, le timide devenu leader des lycéens grévistes (OF.fr-6/02/20-7h02)

    Il n’a que 17 ans mais est déjà celui qu’on applaudit le plus lors des manifestations contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère). Lui, c’est Enzo De Gregorio, leader des lycéens grévistes.

    Qui est ce jeune homme, bonnet rouge sur la tête et sac sur le dos ? Qui est-il, celui qui harangue les manifestants au micro lors des rassemblements contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère) ? Lui, c’est Enzo De Gregorio. Dix-sept printemps au compteur, il est lycéen à Pierre-Guéguin, établissement de Concarneau. En juin prochain, il passera son bac pro Maintenance nautique.

    Première chose à savoir sur lui : il a deux facettes. La première, elle se voit lors des manifestations. Au micro, face à des centaines – parfois des milliers – de personnes, il suscite l’attention par son ton contestataire et ses phrases chocs. Pour découvrir la seconde facette, il faut rencontrer Enzo De Gregorio en privé. Là, le lycéen paraît réservé, timide. Il semble forcer sa nature pour se livrer.

    Ce qui l’a mené dans la rue ? Le climat. Au printemps 2019, il a suivi le mouvement Youth for Climate pour éviter le pire et pour faire bouger les choses. Et c’est par la force des choses, en participant à quasiment toutes les manifestations des jeunes pour le climat que le jeune Morlaisien s’est retrouvé à la tête du mouvement lycéen de Concarneau et de Quimper.

    « Personne ne les écoute »

    Et la réforme des retraites dans tout ça ? C’est un peu la même logique que pour le climat. Nous, lycéens, nous nous battons pour notre avenir et pour celui de nos enfants, souffle-t-il presque à voix basse. Dès le 5 décembre 2019, au début de la contestation, Enzo De Gregorio a repris ses habits de leader des lycéens grévistes du coin. Ils sont une dizaine de jeunes à grossir les rangs de chaque manif’quimpéroise. Leurs voix, leurs pensées intéressent vite le monde syndical des adultes. Ils trouvaient que notre discours avait de l’impact. Les syndicats nous ont demandé de rejoindre la prise de parole.

    Parmi la dizaine de lycéens manifestants, le choix est vite fait : ce sera Enzo De Gregorio qui prendra le micro. Et qui surprendra dès sa première prise de parole par son ton révolté. C’est naturel, je ne me force pas. J’ai fait du théâtre plus jeune, ça doit aider. Et son discours qui fait souvent mouche parmi les manifestants adultes ? Je l’écris moi-même. Ce sont mes mots qui sortent. Je ne parle pas que des lycéens, mais de tout le monde. À chaque fois, j’essaye de faire court, contrairement aux syndicats qui font trop long. Personne ne les écoute.

    « Si mes notes baissent, j’arrête les manifs »

    Oui, Enzo De Gregorio sèche les cours. Et il assume : Nos causes sont trop importantes. Ça ne m’amuse pas de me retrouver dans la rue deux fois par semaine, je préférerais être en cours. Le passionné de football et de voile l’admet : il est un élève moyen. Quand je sèche pour manifester, je travaille le soir pour récupérer. J’ai passé un contrat avec mes parents : si mes notes baissent, j’arrête les manifs.

    Tout arrêter. Cela a failli arriver le 16 janvier dernier. Enzo était des manifestants qui ont empêché durant une heure l’accès au centre commercial Géant, route de Bénodet. Je m’étais dit que ce serait ma dernière participation, qu’après ça je me concentrerai sur le bac. En marge du rassemblement, Enzo est placé en garde à vue. Il y restera six heures. On ne nous a rien expliqué. J’ai l’impression d’avoir pris pour tout le monde. Pour participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation, il sera convoqué le 19 février prochain au tribunal.

    Les passages par les cases garde à vue et palais de justice ne semblent pas l’intimider. À l’écouter, ce 16 janvier 2020 n’a fait que raviver la flamme contestataire en lui : On ne lâchera pas tant que le gouvernement ne lâchera pas.

    Et tant pis s’il y a bac blanc dans quelques jours. Je croise certains de mes profs aux rassemblements, glisse-t-il dans un sourire. Et que disent-ils de lui, ces professeurs ? Qu’il y a deux Enzo : celui en classe et celui des manifs. On vous avait prévenu.

    Basile CAILLAUD

    source: https://www.ouest-france.fr/

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • SOUTIEN AU BLOCAGE DU BAC BLANQUER (Blog JRCF-26/01/20)

    Le lundi 20 janvier commençaient les épreuves communes de contrôle continue du nouveau baccalauréat, appelé aussi E3C, et ce pour 400 lycées. Précisément il s’agissait des matières d’histoire et géographie, des langues vivantes et des mathématiques pour la voie technologique. Ce lundi, c’étaient aussi 110 lycées qui étaient perturbés. 40 épreuves ont dû d’ailleurs être reportées. Outre les professeurs, les élèves sont venus manifester contre le « Bac Blanquer ».

    Comme dit plus haut, ce Bac n’est désormais plus constituée d’une seule et unique épreuve de fin d’année, mais d’un contrôle continu. Il y a de cela plusieurs mois, nous avions déjà fait la critique du caractère continu de l’épreuve : il est assez désavantageux dans son principe envers l’élève, qui n’est alors pas jugé sur l’intensité de son travail à la fin de l’année (l’épreuve finale du bac) mais sur des épreuves distribuées au cours de l’année, sur des sujets qu’il a à peine traités et qu’il peut mal maîtriser, pouvant ainsi lourdement subir une erreur de parcours.

     Outre son principe, la mise en place du nouveau baccalauréat semble aussi se présenter comme calamiteuse, car dans nombre de lycées, les professeurs étaient à peine informés des modalités de l’épreuve. Ils étaient alors bien en peine pour réaliser ce qu’on leur demandait…

    D’autre part, l’épreuve ne se déroulant plus simultanément dans tous les lycées, les sujets – qui sont les mêmes pour tous – fuitent largement sur les réseaux sociaux, créant de fait une rupture d’égalité entre les élèves passant en premier et ceux qui les suivent, ces derniers étant avantagés car ils ont davantage le temps de s’entraîner sur les sujets susceptibles de tomber. Encore une fois, il s’agit moins d’une erreur d’organisation que d’une volonté politique : celui de transformer le bac en un diplôme non plus national mais local, permettant ainsi à certains lycées d’être privilégiés par rapport aux autres.

    Les actions des professeurs et des lycéens sont salutaires. Elles signifient qu’ils souhaitent reprendre leur destin en main face à la proposition d’un diplôme détérioré, localisé et profondément injuste. Ces actions nous rappellent la grève de la correction du bac de juillet 2019 et qui avait fait trembler le ministère de l’Éducation nationale. Saluons aussi l’action des professeurs qui ont jeté leurs manuels au sol en signe de protestation, car rappelons-le, ils ne sont pas indemnes de l’influence idéologique capitaliste et pro-européenne, notamment diffusée par les manuels d’histoire qui font régulièrement l’amalgame entre nazisme et communisme, rangés derrière la même notion de « totalitarisme », au mépris du rôle prépondérant de l’URSS dans la libération de l’Europe du joug de l’hitlérisme.

    Nous vivons une période de grève forte et historique contre la contre-réforme des retraites. Les professeurs ont raison de manifester contre le baccalauréat Blanquer qui menace de détruire l’éducation nationale. Et pour cause, ce Bac fait partie du même socle antisocial imposé par Macron et par l’Union européenne, et contre lequel nous devons lutter afin de nous en défaire.

    http://caen.snes.edu/TRIBUNE-Baccalaureat-pourquoi-la-greve-est-necessaire.html
     
     

    http://caen.snes.edu/TRIBUNE-Baccalaureat-pourquoi-la-greve-est-necessaire.html

     

    Ambroise

    source: http://jrcf.over-blog.org/2020/01/soutien-au-blocage-du-bac-blanquer.html 

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Gilliatt de Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, appelle tous les jeunes travailleurs de France à se mettre en grève et à rejoindre les manifestations pour combattre la contre-réforme des retraites.

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire