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    mercredi 1er/02/2017

    1914-1918 : « 20.000 moujiks »

     

    Ciné-débat

    Demain, jeudi, à 20 h 30, la Libre Pensée, association philosophique d'éducation populaire, proposera une projection débat à la MJC de Kerfeunteun. La Libre Pensée, association pacifiste et internationaliste, met tout en oeuvre pour que l'épopée des soldats russes en France, de 1916 à 1920, sorte de l'oubli. À cette fin, elle propose la projection d'un documentaire de Patrick Le Gall : « 20.000 moujiks sans importance », suivie d'un débat animé par Jean-Paul Gady, secrétaire de l'association « La Courtine 1917 ».

    Une Histoire oubliée...

    Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes, l'odyssée de ces 20.000 paysans qui furent prêtés aux Alliés en échange d'armements en faveur de l'Empire russe en guerre, lui aussi, contre l'Allemagne. Après un an de durs combats en Champagne, ils apprennent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et, aussitôt, réclament leur rapatriement. Devant le refus des autorités russes et françaises, ils forment des « soviets », élus de soldats, et chassent leurs officiers. L'état-major, craignant la contagion, les expédie au camp de La Courtine. Là, 12.000 hommes armés, en autogestion, tiendront tête pendant trois mois aux injonctions du commandement... Finalement, l'assaut sera donné et la répression impitoyable. Les survivants ne regagneront la Russie qu'en 1919-1920.

    Pratique

    Demain, ciné-débat, à 20 h 30, à la MJC de Kerfeunteun.

     

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  • mardi 31 janvier 2017

    Un film sur les soldats russes de la Grande Guerre

     

    Jeudi 2/02/2017-20 h 30-MJC/MPT de Kerfeunteun à Quimper: "20.000 moujiks sans importance"26 juin 1917-Arrivée des soldats russes à la gare de La Courtine avec la banderole « En avant pour la paix du Monde entier »

    L'association philosophique et d'éducation populaire, La Libre pensée du Finistère propose la projection du documentaire de Patrick Le Gall, 20 000 moujiks sans importance.

    Depuis de nombreuses années, l'association se mobilise pour la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple de la Grande Guerre ». Elle met également tout en oeuvre afin que l'épopée des soldats russes en France de 1916 à 1920 sorte de l'oubli.

    Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l'odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent « prêtés » aux Alliés en échange d'armements. Après un an de durs combats en Champagne, ils apprennent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et aussitôt réclament leur rapatriement.

    Devant le refus des autorités russes et françaises, ils forment des « soviets » élus de soldats et chassent leurs officiers, au moment même où des mouvements de rébellion se produisent chez les Poilus. L'État-major, craignant la contagion, les expédie dans la Creuse au camp de La Courtine. Là, 12 000 hommes armés, fonctionnant en autogestion, tiendront tête pendant trois mois aux injonctions et menaces du commandement militaire.

    Finalement, l'assaut sera donné et la répression terrible. La projection sera suivie d'un débat animé par Jean-Paul Gady, secrétaire de l'association La Courtine 1917.

    Jeudi 2 février, à 20 h 30 la MJC-MPT de Kerfeunteun 4, rue Teilhard de Chardin à Quimper.

     

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  • Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917"

    « 20.000 moujiks sans importance»

    Un film de Patrick Le Gall (1999-60')

     

     « 20.000 moujiks sans importance» est un film à découvrir et d’actualité dans la période du centenaire de la Première Guerre Mondiale et du centenaire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre 1917. Il relate l’épopée et honore la mémoire des courageux et lucides soldats du corps expéditionnaire russe envoyé sur le front français au printemps 1916.

    Nul n’ignore l’engagement anti-guerre de La Libre Pensée qui a tout mis en œuvre pour sortir de l’oubli les tragiques évènements qui se déroulèrent en 1917 au camp militaire de la Courtine. Le 5 septembre 2012, à son initiative fut inauguré en présence de Monsieur Igor Soloviev, conseiller culturel à l’Ambassade de Russie, un monument dans le cimetière de la petite commune, en hommage aux soldats russes qui furent internés et réprimés pour avoir refusé de poursuivre la guerre.

    Le film de Patrice Le Gall retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l'odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent "prêtés" aux Alliés en échange d'armements.

    Débarquement à Marseille des soldats russes-20 avril 1916

    Après un an de durs combats en Champagne, ils apprirent, en mars 1917, la nouvelle de la Révolution dans leur pays et, aussitôt, réclamèrent leur rapatriement. Devant le refus des autorités russes et françaises, ils formèrent des « soviets » élus de soldats et chassèrent leurs officiers, au moment même où des mouvements de rébellion se produisaient chez les Poilus. L’État major, craignant la contagion, les expédia dans le département de la Creuse, au camp militaire de La Courtine.

     

    Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917" 

    Arrivée de la 1ère brigade en Gare de La Courtine-26 juin 1917

    La 1ère brigade y arriva le 26 juin, la 3ème, le 5 juillet. Là, pendant trois mois 12 000 hommes armés, fonctionnant en auto-gestion, tinrent tête aux injonctions et menaces du commandement militaire.

    Finalement, en septembre 1917, l'assaut fut donné et la répression impitoyable. L’armée française encercla le camp avec 3000 soldats mais refusa de se salir les mains en premier, le commandement militaire utilisa des éléments de la 3ème brigade russe, restés fidèles à leur commandement pour réprimer la mutinerie, aidés en cela par des soldats de la brigade d’artillerie russe stationnée à Orange (Vaucluse). Sous les bombardements les mutins chantent la Marseillaise et jouent la Marche funèbre de Chopin.Le bilan estimé de cette tragique répression se situe entre 100 et 600 tués . Il y eut de nombreuses déportations, y compris en Algérie. Les survivants ne regagnèrent la Russie qu’à la fin de l’année 1919.Parmi ceux-là le soldat Rodion Malinovski futur Maréchal de l'Union Soviétique et Ministre de la Défense de l'URSS (1957/1967) Quelques centaines de ces soldats restèrent en France et y fondèrent une famille.

     

    Ciné-Débat LP29-"20.000 moujiks sans importance"-avec Jean-Paul GADY, secrétaire de l'Association "La Courtine 1917"

     

    Les mutins Russes de la Courtine : À bas la... par rikiai

    La Mutinerie de la Courtine (Jean-Paul Gady)

     

     

     

     

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  • Pétition Pour le respect de la laïcité

    A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

    Pour le respect de la laïcité

     

    C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

    L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.


    Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

    Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

    Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 

    Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

    La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

    Premiers signataires : Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l'UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL), Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix), Edouard Brézin (Président de l'Union Rationaliste, Ancien Président de l'Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d'honneur de l'Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA), Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN), Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l' OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l'Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l'Enseignement Fédération de l'Ariège), Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget (essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d'un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO, libre penseur), Jean-Yves Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix), Maurice Gelbard (chercheur), Jacques Gelly (Président de l'Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l'enseignement), David Gozlan (Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque), Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe "diversité/laïcité" de la Ligue de l'enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d'Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l'Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Président de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l'Université de Montpellier, Président de la Ligue de l'Enseignement de l'Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d'entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l'Université de Toulouse - Jean Jaurès), Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France), Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l'ARAC), Jean Riedinger (Secrétaire  de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées - France), Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité), Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d'histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa (Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l'Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

    Pour soutenir cet Appel des Laïques,
    nous vous appelons à la contresigner massivement :

    Les signataires

    pour signer, faire signer la pétition pour le respect de la laïcité-cliquer ici

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  • La juge a estimé que l’installation de la crèche dans la mairie de la ville, dirigée par le Front national, « a méconnu le principe de neutralité des personnes publiques ».

         
    Une crèche de Noël le 23 décembre 2010 au Royaume-Uni.

    Le tribunal administratif de Lille a annulé, jeudi 1er décembre, la décision d’installer une crèche de Noël dans le hall de la mairie d’Hénin-Beaumont, dirigée par le Front national. La ville avait pris cette décision le 1er décembre 2015.

    L’élu municipal d’opposition communiste, David Noël, avait saisi le tribunal dès le 3 décembre 2015, mais l’affaire n’a été examinée qu’après la décision du Conseil d’Etat sur cette thématique, le 9 novembre.

    La plus haute autorité administrative avait jugé que « dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ».

    Lire aussi :   Les crèches de Noël dans les espaces publics autorisées sous certaines conditions

    Méconnaissance du « principe de neutralité »

    A Hénin-Beaumont, l’installation de la crèche « a méconnu le principe de neutralité des personnes publiques », a estimé jeudi le juge lillois dans sa décision.

    « Il ne ressort pas des pièces du dossier que ladite crèche, composée de sujets sans valeur historique ou artistique particulière, ait revêtu le caractère d’une exposition d’œuvres d’art », est-il aussi expliqué.
    En outre, « il n’est pas établi que cette installation s’enracine dans une tradition locale préexistante ou qu’elle puisse être considérée comme une extension du marché de Noël qui se tient à l’extérieur du bâtiment et sans proximité immédiate avec celui-ci ».

    Lire aussi :   Trois maires FN s’opposent au retrait des crèches de Noël dans les mairies

    La ville va faire appel

    « Le marché de Noël se trouvait en bas des marches du perron de l’hôtel de ville, donc à proximité immédiate de la crèche », a réagi, jeudi, Bruno Bilde, adjoint aux relations publiques au maire d’Hénin-Beaumont. Il a précisé que la ville allait faire appel de la décision.

    Cette année, « à cause du plan Vigipirate, nous avons déplacé le marché de Noël sur une autre place et y avons installé la crèche. Mais l’an prochain, sans Vigipirate nous referons la même configuration qu’en 2015, même si ça ne plaît pas à certains gauchistes », a-t-il prévenu.

    « Il y avait une intention prosélyte manifeste, a assuré de son côté David Noël. Lorsque M. Briois [maire d’Hénin-Beaumont] et M. Ménard [maire de Béziers, proche du FN] installent des crèches, ils ne le font pas pour faire plaisir aux petits enfants, ils le font par provocation, pour montrer qu’ici on est en France, un pays aux racines chrétiennes, et [que l’on] combat le grand remplacement arabo-musulman”. »

    source: lemonde.fr

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  •     Une commémoration pacifiste défendant la mémoire des fusillés pour avoir désobéi lors de la Première Guerre mondiale        a eu lieu au monument de Primelin vendredi.

    Ce 11-Novembre, la Libre Pensée 29, avec la Confédération nationale du travail (CNT), l'Association républicaine des anciens combattants (Arac), le Mouvement de la paix, l'Université européenne de la paix, le Crabes et les anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG) se sont rassemblés devant le monument aux morts de Primelin, pour redire la « guerre à la guerre » et justice pour les 639 fusillés pour l'exemple, condamnés à mort pour désobéissance lors du conflit 1914-1918. La 4ACG a rappelé son combat pour la fraternisation entre les peuples français et algériens soutenant, entre autres, que même si les heures sombres de notre histoire commune appartiennent au passé, la connaissance du fait colonial doit être recherchée pour faire obstacle aux thèses révisionnistes. Elle réclame une reconnaissance des violations des Droits de l'Homme lors du conflit qui a abouti à l'indépendance de l'Algérie.

    source: http://www.letelegramme.fr/finistere/capsizun/11-novembre-defenseurs-de-la-paix-a-l-unisson-14-11-2016-11291508.php

     

     

     

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  • La Fédération nationale de la Libre Pensée, qui est à l’origine de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, entend tout faire pour faire respecter la laïcité de l’Etat. C’est pourquoi, elle est à la source des recours contentieux contre les décisions de collectivités publiques qui imposent la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République. Elle entend aller jusqu’au bout de cette affaire et épuiser toutes les voies de recours possibles.

    Les choses sont pourtant simples


    La République est laïque et elle assure la liberté de conscience de tous les citoyens et citoyennes et de chaque citoyenne et citoyen. C’est pourquoi « l’Etat s’arrête où commence la conscience », selon la belle formule de Francis de Pressensé. La République est neutre en matière métaphysique. Pour respecter la liberté de conscience de nos concitoyens, elle ne doit afficher aucune préférence religieuse.

    Même un esprit étroit, réactionnaire et xénophobe, de quelqu’un concourant à une primaire présidentielle, devrait pouvoir comprendre cela. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui, car derrière « l’affaire des crèches », il y a bien autre chose. Il y a la volonté de quelques croisés en mal de mise à sac et de prise de Jérusalem, « pour bouter le Sarrazin hors de France », d’instituer une nouvelle guerre de religions dans notre pays.

    En effet, comment peut réagir un de nos concitoyens d’origine arabo-musulmane, quand il assiste à une campagne hystérique pour traquer « tout signe de culture musulmane » (voile, burqa, burkini, main de Fatma) dans un domaine où il devrait être librement autorisé, puisqu’il ne dépend pas de la sphère publique que régit le principe de laïcité ;  alors que dans les endroits où la laïcité devrait s‘appliquer,  à savoir  les bâtiments de la République, on autoriserait la présence de crèches chrétiennes, dont même un esprit simplet ne peut nier qu’il s’agit d‘un symbole chrétien ?
    On voudrait inciter à des affrontements communautaristes qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est vrai que pour justifier « l’état d’urgence permanent », rien de vaut une atmosphère de guerre civile entre « communautés religieuses »

    Que va-t-il se passer maintenant juridiquement ?

     


    Devant la cacophonie juridique instituée par des décisions d’instances de justice administrative qui, sur la base de mêmes faits en interprétant les mêmes textes de loi, aboutissent à des décisions contradictoires, on attend du Conseil d ‘Etat qu’il remettre de l’ordre dans le chaos juridique et qu’il fixe une ligne de droit.

    C’est donc avec un certain étonnement que la Libre Pensée a pris connaissance des conclusions du Rapporteur au Conseil d‘Etat qui préconise de casser les deux arrêts de Cour d’appel administrative et de rejuger les affaires. En matière footballistique, c’est remettre la balle au centre et demander que le match soit rejoué. Il n’y a donc objectivement aucune raison de penser que le trouble juridique cessera, puisqu’on recrée les conditions de son existence.

    Par ailleurs, conditionner la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République en demandant qu’elles ne soient pas « religieuses », c’est faire un tour de force qu’aucun magicien ne pourrait faire : une crèche chrétienne est un symbole religieux : Marie, Joseph, Jésus sont des personnages du Nouveau-Testament chrétien. La discussion reste ouverte sur l’âne et le bœuf.

    La solution de sagesse consisterait à rappeler l’esprit et la lettre de la loi de 1905 et d‘indiquer, comme l’a fait le vade-mecum de l’Association des Maires de France : au nom de la laïcité, les crèches chrétiennes n’ont pas leur place dans les bâtiments de la République, maison commune de TOUS les citoyens, quelque que soient leurs opinions religieuses ou non-religieuses.

    Il existe, quand même, suffisamment d‘endroits où l’Église catholique peut mettre ses crèches, à commencer par ses églises, cela pourrait même y amener le public qui semble lui faire défaut. L’adage populaire ne dit-il pas : chacun chez soi ? Ce que Victor Hugo avait traduit par la formule : l’Etat chez lui, l’Église chez elle !

     

     

     

    La Laïcité ne peut être à géométrie variable selon la religion à laquelle elle s’applique

     

    Paris, le 21 octobre 2016
     
    source: fnlp.fr
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  • A propos de la Déclaration des Evêques sur « le sens du politique », ou l’Evangile selon saint-Hollande, saint-Macron, saint-Valls et saint-Berger

    Les médias, comme souvent, sont tombés en pâmoison devant la dernière déclaration de la Conférence des Evêques de France. Il n’en est pas de même pour la Fédération nationale de la Libre Pensée. Dans un langage très «pensée unique», derrière un discours doucereux, les Evêques tentent de faire une nouvelle offre de service à un pouvoir politique et économique en perdition.


    Partant du constat que la situation va au plus mal (il ne faut  être, ni petit, ni grand clerc pour s’en apercevoir), les prélats indiquent : «La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général».  Mais  «cette crise de confiance» ne vient-elle pas d’abord de ce que «droite et gauche» mènent strictement la même politique dans tous les domaines : économie de marchés, liquidation des acquis sociaux, subordination au FMI, à la Banque mondiale et à l’Union européenne, dislocation de la République et destruction de la laïcité ?


    Pour les Evêques, il faut des hommes jeunes en politique (suivez mon regard), retrouver une identité nationale (dont le christianisme ne serait pas le moindre des apports), remettre en cause «le tout juridique des acquis sociaux» : «la défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager», de partager sans doute la misère et le manteau de Saint-Martin, arrêter que les jeunes cotisent pour les retraites des vieux, refonder la société par une nouvelle vision de l’Europe (celle qui est responsable du désastre social actuel), repenser un contrat social qui ne reposerait plus sur le contrat (entendez les Conventions collectives et les droits sociaux), en finir avec la consommation, chercher une Vérité (la leur, bien sûr) au-delà des vérités particulières (les nôtres). C’est au mot près la politique qu’a menée le gouvernement Hollande-Valls avec Macron hier et qu’il continue de mener sans Macron aujourd’hui, mais toujours avec la bénédiction de la CFDT et le soutien ouvert du MEDEF et tacite de la droite.


    Bien entendu, les Evêques ne peuvent accepter que la religion catholique soit reléguée à la seule sphère privée et ils revendiquent qu’elle reprenne la place dirigeante qu’elle avait, sous l’Ancien-Régime, dans  l’Etat et la société. Car sous un discours masqué, c’est aussi la démocratie politique républicaine de délégation issue de la Révolution française qui est remise en cause. D’où l’apologie des «initiatives citoyennes, des désirs de parole (qu’il s’agisse des Veilleurs, des Cercles du silence, du phénomène des Nuits debout, etc..)»

    B. Cazeneuve, ministre de l'Intérieur reçu pour la première fois
    au siège de la Conférece des Evêques de France par le président Ponthier
    en septembre dernier

    Cette tentative publique de «guider» le politique est la quatrième depuis 40 ans. La première, après 1968, fut marquée par la publication du texte «Pour une pratique chrétienne de la politique» qui en appelait à l’infiltration cléricale dans le mouvement ouvrier et démocratique. Ce rapport de 1972 de la Conférence des évêques de France rencontra un certain succès, il est moins sûr que cette dernière déclaration connaisse le même écho. «L’Histoire ne repasse jamais les plats».

     
    Paris, 18 octobre 2016.
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