• La réunion néonazie de promotion des bataillons ukrainiens Azov interdite à Nantes suite aux protestations populaires

    L'initiative populaire a triomphé à Nantes. Le préfet de la Loire-Atlantique a entendu les plaintes du public et a interdit la réunion prévue dans la ville samedi 16 janvier et organisée par le groupe néonazi White Rebels Crew à la participation du régiment ukrainien Azov.

    Henri Michel Comet, préfet de la Loire-Atlantique, a qualifié la réunion du 16 janvier de représentant un risque établi "d'apologie d'actes de violence, du racisme ou du nazisme".

    L'arrêté interdisant la réunion et signé mardi, précise que "le respect de la liberté d'expression ne fait pas obstacle à ce que le préfet, dans le cadre de l'état d'urgence, interdise une réunion de nature à provoquer ou à entretenir le désordre", cite les propos du maire la presse française.

    Cette décision a été prise suite aux nombreuses plaintes portées à la mairie par des activistes civils.

    La communauté juive a notamment adressé une lettre à la mairie en demandant d'annuler la réunion, le Centre Simon Wiesenthal a comparé les membres du régiment Azov, ancien bataillon de volontaires néo-nazis devenu régiment au sein de l'armée ukrainienne, à ceux de Daech.

    Des associations antifascistes nantaises ont aussi lancé l'alerte à cause des activités du régiment néo-nazi Azov dans la ville. Les représentants des associations se sont mis à collecter des signatures pour porter plainte à la préfecture de la Loire-Atlantique à cause de la réunion du régiment, prévue pour le 16 janvier.

    Les militants du régiment ukrainien Azov
     
     
     
    "C'est avec une grande surprise et inquiétude que notre association a appris, par le biais de Facebook, qu'une conférence néonazie est en train de se préparer à Nantes", a déclaré à Sputnik une activiste civile.

    L'interlocutrice de Sputnik a raconté qu'un de ses camarades d'association avait essayé de contacter les organisateurs de la conférence par mail affiché sur leur annonce. L'activiste a reçu une réponse d'où il ressort que "la réunion en question se prépare clandestinement, et que les futurs participants sont censés passer un filtre en se présentant au numéro de téléphone qui sera communiqué plus tard".

    Nantes a été choisi pour le lieu de la réunion car, selon l'activiste, ses organisateurs sont localisés dans la région.

    Les militants des associations antifascistes craignaient que la réunion puisse avoir pour but, entre autres, "le recrutement pour des actions en zone de guerre, la propagation en France de l'idéologie néo-nazie, ou la mise en place des antennes permanentes du groupe en France".

    La maire de Nantes Johanna Rolland s'est pour sa part adressée à la préfecture de la Loire-Atlantique en demandant d'interdire la rencontre. Selon elle, le groupe d'extrême-droite organisant l'événement, "l'idéologie qu'il porte et toute réunion de ce type, (…) sont incompatibles avec les valeurs de la République et profondément inacceptables".

    "Je demande au Préfet de la Loire-Atlantique de prendre sans attendre toute mesure permettant d'interdire la tenue de cette réunion sur le territoire nantais", lit-on sur sa page Facebook. 

     

    "Réunion néo-nazie à Nantes : je demande au préfet d'interdire la rencontre.

    Une groupuscule d'extrême-droite projette d'organiser à Nantes une conférence accueillant un ancien combattant du groupe néo-nazi Azov, ce samedi 16 janvier.

    Je condamne fermement ce groupe, l'idéologie qu'il porte et toute réunion de ce type, qui sont incompatibles avec les valeurs de la République et profondément inacceptable.

    Je me suis assurée qu'aucune salle municipale n'accueillera cette rencontre.

    Je demande au Préfet de Loire-Atlantique de prendre sans attendre toute mesure permettant d'interdire la tenue de cette réunion sur le territoire nantais." (page Facebook de Johanna Rolland-le 12/01/2016)"

     Les réunions des militants du régiment Azov sont déjà interdites aux Etats-Unis et au Canada. En 2015, l'ONG Amnesty International a condamné ce régiment ukrainien pour mauvais traitements, extorsions, vols, détentions illégales, ainsi que pour de possibles exécutions.

    La réunion néonazie interdite, les membres des associations antifascistes nantaises n'envisagent pas de rester les bras croisés et préparent une pétition au gouvernement français pour prévenir des réunions de ce genre sur le territoire français.

     

    source: fr.sputniknews.com  

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